Notes du Passé et Histoire de Madagascar

Il y a 150 ans jour pour jour, une reine est née. Fille de la princesse Raketaka et d’Andriantsimianatra, la princesse Razafindrahety est née le 22 novembre 1861 à Amparibe. La dernière souveraine de Madagascar est couronnée reine le jour de son anniversaire, le 22 novembre 1883, à Mahamasina, sous le nom de Ranavalona III. […]

A partir du mois de mai 1897,  le résident général Joseph Gallieni commence un long périple qui le mène autour de la Grande île. Parti de Toamasina  le 19 mai en début de matinée à bord du « Lapérouse », il entreprend sa tournée d’inspection des côtes en se dirigeant vers le Nord. Il arrive à Sainte-Marie le même jour en milieu d’après-midi. Sans perdre une minute, il se rend à la Résidence où le médecin des Colonies chargé des fonctions d’administrateur lui présente les fonctionnaires de la Dépendance. Le général Gallieni visite ensuite les divers services ainsi que l’école des garçons et celle des filles. Il reçoit aussi les membres de la Chambre consultative qui lui présentent leurs desiderata. Ils lui signalent l’intérêt que présente le développement des cultures tropicales dans la Colonie et pour remédier à la baisse considérable du prix du girofle sur les marchés de France, ils émettent le vœu tendant à l’augmentation de la détaxe accordée sur ce produit. Le Général leur promet de transmettre et d’appuyer leur demande auprès du ministre responsable.En outre, pour satisfaire une requête des colons en vue de faciliter les débarquements, le Général décide qu’un agent technique viendra à Sainte-Marie afin d’étudier le dragage du « barachois » qui donne accès au petit port d’Ambodifototra.Le « Lapérouse » quitte l’île le 20 mai au matin pour mouiller dans l’après-midi dans la rade de Maroantsetra, mais il ne descend à terre que le lendemain. En l’absence du résident en tournée, il y est reçu par le commis de résidence qui lui présente les colons réunionnais et mauriciens, pour la plupart représentants des maisons de commerce de Toamasina. Ils affirment la reprise des transactions commerciales avec l’intérieur depuis la pacification de la région. Ce que le Général  constate par lui-même. Cependant les colons se plaignent du défaut de main-d’œuvre. Aussi prend-il aussitôt des mesures adéquates. Dans ce point de négoce, le commerce porte principalement sur l’exportation du caoutchouc, du raphia  et sur l’importation de cotonnades étrangères. Comme exploitation agricole, il n’existe alors à Maroantsetra qu’une vanillerie, mais tous les colons s’accordent à reconnaître la fertilité de la région.Sur la convocation de ses chefs, la population locale se réunit pour souhaiter la bienvenue au résident général et lui assure « de son dévouement à la France » et manifeste « sa satisfaction d’être délivrée du gouvernement de la reine ». Les quelques Merina restés dans la région, se limitent à faire du commerce.Le général Gallieni quitte la ville le 22 mai pour Vohémar où il débarque le jour même. Comme précédemment, il fait la connaissance des fonctionnaires et des colons de la localité. Ces derniers, Réunionnais et Mauriciens également, déplorent comme ceux de Maroantsetra l’inexistence de la main-d’œuvre autochtone. Ils demandent aussi qu’une ligne de navigation desserve Vohémar. En réponse, le résident général ordonne de hâter la réglementation du travail et assure qu’il se préoccupe de l’organisation d’un service régulier de navigation sur la côte Est. À noter que les Sakalava de Vohémar comme les Betsimi­saraka de Maroantsetra expriment « leurs sentiments d’attachement à la France et leur satisfaction du nouveau régime établi ».Le général Gallieni embarque le 24 mai au matin pour Diego-Suarez. Au programme: rencontre avec l’administrateur-maire et les fonctionnaires; visite des services civils; inspection des travaux d’adduction d’eau dans la ville d’Antsiranana. C’est ainsi qu’il constate que la captation des eaux de l’Alandriana et d’une source voisine est achevée jusqu’à un kilomètre de la ville. La fin des travaux est prévu fin juillet 1897.Le lendemain, il inspecte les services militaires et les casernes d’Antsiranana le matin, et l’après-midi, avec les responsables locaux il se rend à Antongobato, situé à 9 km du cul-de-sac Gallois à l’intérieur des terres. Son séjour se passe également à visiter d’autres usines ainsi que les exploitations de la Société des salines au fond de la baie. Extrait l’Express de Madagascar – Samedi 05 novembre 2011

A Madagascar, après avoir employé les mots « protection » en 1885, « protectorat et toutes ses conséquences » en 1895, le gouvernement français ne dit plus rien en 1896. « Par le subterfuge du protectorat, on voulait une colonie qui ne disait point son nom; en ne disant rien, on pensait encore raffiner sur […]

Dans les années 30 du siècle dernier, le nombre des Antankarana est évalué à 25 000 environ, dont 12 000 dans le seul district d’Ambilobe sur 33 000 habitants. « L’Antankarana de race pure est grand, le teint plus ou moins foncé, quelques-uns ont même les traits très fins et la peau claire, conséquence sans […]

Le traité anglo-merina du 23 octobre 1817 constitue, selon de nombreux auteurs, une véritable entrée de Madagascar sur la scène internationale. Ses conséquences seront capitales pour l’évolution de la Grande île. Ce traité est signé du côté anglais par Francis Stanfell et M. Pye qui représentent le gouverneur de Maurice, Sir Robert Farquhar; et au […]

Pour se déplacer à Madagascar bien avant que les troupes françaises ne débarquent, les voyageurs n’ont pas vraiment l’embarras du choix entre le portage en filanjana, en cheval ou en mulet. Le métier de porteur de filanjana n’est pas à la portée de tous. Ces « borizano » (bourjanes) comme on les appelle communément, sont […]

C’est dans sa deuxième lettre à un Jésuite qu’il ne nomme pas, que le P. Romain Marie-Joseph Déniau essaie d’expliquer les causes qui ont fait échouer leur première expédition dans le Sud-ouest de Madagascar. Il conclut que sept raisons sont probables, qu’il développe point par point. Comme cinquième cause- les quatre premières sont évoquées dans […]

Quand Andrianampoinimerina réorganise le pays de l’Imerina pacifié, fidèle à sa stratégie politique, il place ses épouses, filles de roitelets qu’il a vaincus, sur les collines entourant Ambohimanga et Antananarivo. Elles en sont les héritières légitimes (lova tsy mifindra intsony). Et ce, afin de bloquer toute velléité de révolte populaire dans ces territoires, mais aussi […]

Avec l’arrivée du général Joseph Simon Gallieni à Madagascar, les trois souverains du Nord-ouest s’isolent dans leurs résidences respectives: Tsialana II à Ambatoarana, Tsiaraso I à Ankify et Binao à Ampasimena. Compris dans le Cercle annexe de la Grande terre, leurs royaumes sont devenus les proies et les propriétés des nouveaux venus qui, non contents […]