Les Merina des Hauts Plateaux

Ethnie occupant la région nord dans les Hauts Terres de Madagascar, les Merina ou « Ceux des hauteurs » sont d’origines malaises et indonésiennes.

 

Carte des ethnies malgaches

Origine et situation géographique

Si au départ le peuple s’installa au départ dans les riches vallées de la Sisaony et de l’Ikopa formant la vallée de l’Imerina, il s’étendit rapidement en un grand royaume sous le règne d’Andrianjaka et des différents rois et souveraines qui se sont succédé.

La capitale fut baptisée par la suite « Imerina Ambaniandro » ou pays élevé sous le soleil avant de devenir « Antananarivo » ou la ville des milles. Historiquement, sous le règne d’Andrianjaka, lors de la construction du premier « Rova » (place forte), celui-ci fut gardé par mille hommes d’où la ville des milles. Ethnie dominante en nombre en comparaison de toutes les autres ethnies établis sur la Grande Île, les Merina ont marqué l’histoire du pays par les nombreuses expéditions qu’ils menèrent partout sur le territoire malgache.

De part leur position, les Merina furent les premiers à s’ouvrir aux étrangers pour leur savoir mais aussi pour les aider dans leur soif de conquêtes. Capitale de Madagascar, Antananarivo compte 6 régions : l’Avaradrano, le Vakinisisaony, le Marovatana, le Vonizongo, l’Imamo et le Vakinankaratra.

Us et coutumes

Les Merina pratiquent le culte des ancêtres et la circoncision issue de la culture austronésienne. Pour ce qui est du culte des ancêtres ou « Famadihana », les restes mortuaires sont exhumés périodiquement du caveau familial, s’ensuit une grande liesse générale puis ces-derniers sont recouverts d’un nouveau linceul ou « lamba mena » avant d’être remis à leur place. C’est l’occasion pour la famille de resserrer les liens familiaux, de découvrir également les nouveaux venus et de réaffirmer leur appartenance.

Circoncisions, retournement des morts ou autres évènements d’importance comme la célébration du nouvel an malgache ou « Asaramanitra » font l’objet de liesse plis ou moins populaire où le « Hira gasy » (musique traditionnelle), « kabary » (allocutions), « Dihy » (danses) et « joro » (sacrifices de zébus) sont effectués.

Autre coutume également préservé à ce jour, la cérémonie traditionnelle du mariage. Selon la tradition, le « fanateram-bodiondry » marque la cérémonie des fiançailles avec le « kabary » prévu à cette occasion. Trois enveloppes sont ensuite offertes à la famille de la jeune fille : la première contenant les différents billets et monnaies en circulation, la seconde le « ala volo fotsy » spécialement pour le père et enfin le « tsaka rano ». Une dote est offerte à la future mariée par sa famille (meubles, ustensiles de cuisine…) lors du mariage.

 

Cérémonies et dates à retenir

  • Juin à septembre : période où l’on effectue le retournement des morts (se déroule durant 3 jours)
  • Nouvel an malgache : variant selon le calendrier astrologique.

Vie quotidienne

Chez les Merina, il existe 3 castes sociales à savoir les « Andriana » (nobles), les « Hova » (roturiers) et les « Mainty », considérés comme des esclaves et serviteurs ou « Andevo ». Les Merina sont des agriculteurs mais aussi des éleveurs.