Le Blog de l’agence de voyages Jacaranda de Madagascar

19 janvier 2012

Culture - Ravintsara : Une nouvelle cartographie nationale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:45

Endémique à Madagascar, le Ravintsara a de multiples vertus dont ont ignore encore la plupart. Parmi les plus connues, soulignons qu’elle combat la douleur, détruit les microbes pathogènes, soulage les contractions musculaires, dégage les voies respiratoires. En outre, elle stimule l’énergie et la vigueur ainsi que les mécanismes de défense contre les infections. Même l’eau résiduelle de la distillation qu’on désigne par eau florale trouve encore des utilisations voisines de l’huile essentielle quoique très atténuées.

Cette année, la plateforme nationale de la filière Ravintsara dirigé par le docteur Alice Razafinakanga prévoit de créer une cartographie nationale de la filière Ravintsara dans la Grande île dans le but de fournir un tableau de bord pour tous les intéressés, en identifiant les vrais acteurs de la filière et les principales zones de productions. Ceci dans le souci  de briser à l’isolement des acteurs à travers la mise en réseau et la préservation des intérêts communs.

Extrait La Gazette de la Grande Île - Jeudi 19 Janvier 2012

Economie - Changement climatique : Madagascar figure parmi les trois pays vulnérable

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:41

Madagascar figure parmi les trois pays les plus vulnérables au changement climatique, après l’Inde et le Bangladesh. La saison des pluies, de novembre à avril, coïncide en grande partie avec la période de soudure chez les ménages qui vivent dans les zones à risque de cyclones et d’inondation, alors que déjà 35% de la population souffre d’une situation de faim chronique et environ 50% vulnérables à l’insécurité alimentaire.

Les caractéristiques topographiques du pays (pente raide, accidentée) favorisent la force des torrents, ainsi en provoquent les érosions des collines et les inondations des plaines. D’où, un risque de destruction des villages qui y sont affectés. De nombreuses communes et des districts sont isolés des routes principales, et parfois complètement coupées du reste du pays pendant les périodes cycloniques.

Plus, selon les données du Plan national de contingence  – Cyclones et inondations 2011-12, il est décrit qu’après chaque crise ou catastrophe, la situation socio-économique des ménages et de la communauté n’a pas été toujours rétablie à son niveau pré-crise pour différentes raisons (perte de terres agricoles à cause de l’ensablement, diminution de rendement de leurs plantations, infrastructures sociales de base non réhabilités/reconstruites dans les normes, etc). En effet, les impacts cumulés des catastrophes pendant plusieurs années ont beaucoup contribué à l’augmentation de la vulnérabilité de ces communautés.

En outre, les mêmes informations indiquent que la crise politique a eu des impacts sur les secteurs socio-économiques tels que la perte d’emploi et la rupture de certains services sociaux de base (chaîne de froid, vaccination, approvisionnement en médicaments essentiels, fermeture de centres de santé, augmentation du taux d’incidence de la pauvreté) qui est passé de 68,7% avant la crise à 76,5%18 actuellement fixé à 234 $US par personne par an.. Cette pauvreté affecte les zones rurales, qui sont les plus exposées aux cyclones, que les zones urbaines ; où ce taux est respectivement de 82,2% et de 54,2%.

Dans ce contexte, le document du Plan national de contingence ne manque pas de souligner une croissance démographique et une urbanisation rapides, entraînant une forte dégradation de l’environnement et des ressources forestières. A Madagascar, l’érosion des sols qui découle de cette déforestation est de l’ordre de 200 à 400 t/ha/an contre 11 t/ha/an la moyenne mondiale.

o 50% des enfants moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique19 (24% modérée et 26% sévère). Le tout avec en toile de fond, un fort taux d’analphabétisme de 47% pour l’âge de 15 ans et plus 20 ; et un accès insuffisant aux centres de santé et à l’eau potable : 38% de la population rurale et 56% de la population urbaine seulement ont accès à l’eau potable ; 44% de la population rurale et 66% de la population urbaine ont accès à l’assainissement de base et seuls 40% consultent un service sanitaire en cas de difficulté.

Et au sujet de la vulnérabilité physique, la même source mentionne des infrastructures précaires : faute de moyens matériels et financiers, les pauvres vivent dans des endroits exposés à des aléas, sans respect ni du plan d’urbanisme ni des normes minimum de construction, et construisent des habitations qui n’offrent aucune sécurité en cas de catastrophe.

Concernant les réseaux de transport, il est fait état qu’ils  sont faibles et ont été construits sans tenir compte des risques liés aux aléas naturels. La plupart des infrastructures importantes telles que les voies ferrées, les ports et le réseau routier, les réseaux hydro-agricoles sont fragilisés par le manque d’entretien et/ou de réhabilitation périodiques ou post-catastrophes.

Enfin, et non des moindres, le Plan rappelle qu’en milieu citadin, la prédominance de mentalité d’individualisme ainsi, recrudescence des fraudes et de corruption ; la valeur de solidarité se perd davantage. En milieu rural, l’ancrage aux us et coutumes et les philosophies ancestrales, qui sont les principaux facteurs entravant le développement ; par exemple, beaucoup de paysans pensent que les catastrophes sont des destins de Dieu.

Extrait La Gazette de la Grande Île - Jeudi 19 Janvier 2012

18 janvier 2012

Economie - Promotion du tourisme : Bientôt, la 3ème série du film d’animation « Madagascar »

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Il est probablement difficile d’évaluer les éventuels impacts des deux premières séries du film d’animation « Madagascar » produit par la firme américaine Dreamworks. Il n’en demeure pas moins que la promotion du tourisme sur la Grande Ile peut profiter de ce film de renommée mondiale dès la 1ère série. Les producteurs en sont maintenant à la préparation de la 3ème baptisée provisoirement « Madagascar 3 ». Le casting est déjà connu et pour la version américaine, Dreamworks reprend les mêmes acteurs dont Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer et Jada Pinkett Smith ainsi que des nouveaux venus comme Bryan Cranston et Martin Short. Le film d’animation, ou plus communément les dessins animés « Madagascar 3 » sont prévus sortir le 8 juin 2012. Contrairement aux pays voisins comme l’Afrique du sud, Maurice et La Réunion, Madagascar n’a pas de vastes ressources pour la promotion de son tourisme. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) chargé de la promotion, ne peut compter que sur la vignette touristique et le soutien de partenaires techniques et financiers, essentiellement étrangers.

Pour le film d’animation, le pays ne débourse aucun ariary mais devrait en tirer le maximum. Avec ce film, il peut aussi réparer un tant soit peu l’image de Madagascar fortement ternie par les exploitations sauvages et les trafics illicites de bois de rose. Apparemment, le monde anglo-saxon s’est indigné le plus de cette situation. Il n’y a qu’à observer les réactions de nombreux scientifiques anglo-saxons dont américains, britanniques… Rappelons que le tourisme de Madagascar s’appuie beaucoup sur deux marchés, soit la France et La Réunion. Des professionnels du secteur avancent qu’il faut réduire cette dépendance. L’objectif est d’éviter la chute brusque des arrivées de touristes lorsque ces deux marchés sont en crise. La diversification des pays émetteurs est donc indiquée. C’est pour cette raison que le pays doit étendre les actions de promotion sur d’autres pays. De plus, les clients anglo-saxons sont réputés être plus souples et plus compréhensifs lorsqu’ils sont préalablement mis au courant de ce qui les attend sur place.

Pour l’heure, Madagascar a encore des problèmes dans plusieurs secteurs liés au tourisme. On peut citer les infrastructures de transport, les liaisons aériennes, la qualité de services dans certains établissements touristiques, etc. Dans ce cas, si le pays appuie un peu plus sur la promotion dans quelques pays anglo-saxons, il devrait attirer plus de touristes issus de ces pays.

Extrait La Gazette de la Grande Île - Mercredi 18 Janvier 2012

Culture - Théâtre : Raharimanana dans Des Ruines

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La pièce Des ruines sera présentée à la Maison de la poésie à Paris à partir de ce jour. Cette institution de littérature, créée en 1983 à l’ini­tiative du maire de Paris, est une conception de Pierre Seghers et Pierre Emmanuel, le poète, passeur de toute la poésie de l’après-guerre, éditeur de la mythique collection des « Poètes d’Aujour­d’hui ». 
Des ruines a été tiré des textes de Jean Luc Raharima­nana, écrivain basé en France, et auteur de plusieurs parutions et de pièces théâtrales. Il a aussi déjà reçu plusieurs prix de littérature internationaux. Cette nouvelle pièce, fruit de plusieurs collaborations, est un monologue engagé. La mise en scène est de Thierry Bedard. Tandis que la création sonore sera les fruits du travail de Jean Pascal Lamand. Les jeux de lumière seront assurés par Jean Louis Acchorn avec comme comédien Phil Darwin Nianga. 
Les propos sur cette pièce de Thierry Bedard en disent long. « Un spectacle chargé de rage et de révolte contre ce monde de douleur. Avec force. Et rires insupportables et larmes
Un spectacle porté par le comédien Phil Darwin Nianga habité par la langue inouïe de l’auteur malgache Raharima­nana ».

Extrait l’Express de Madagascar - Mercredi 18 janvier 2012

Région - Toliara : Boom des cyclopousses

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:48

Un bouleversement dans le transport urbain à Toliara. Une forte augmentation du nombre de cyclopousse a été observée.

Au nombre seulement de 50 à 75 il y a quelques mois, on compte actuellement plus de 600 cyclopousses circulant à travers les artères de la ville de Toliara. En effet, en quête d’emploi, bon nombre d’hommes voire des mineurs utilisent des cyclopousses pour pouvoir survivre. De ce fait, ce moyen de transport s’est multiplié de jour en jour et commence à supplanter les taxis-ville et les pousse-pousses traditionnelles. Un cyclopousse est loué à 4 000 Ariary par jour. La location déduite, le conducteur gagne en moyenne 6000 à 7000 Ar par jour. Certains sont des tireurs-propriétaires, mais la majorité loue leur outil de travail. Enchantée la population s’est vite adaptée à ce type de véhicule à trois roues. 
Malgré cette forte poussée en nombre de cyclopousses, cette activité demeure encore illicite et en concurrence déloyale avec les poussepousses, compte tenu de l’inexistence d’un texte légal autorisant son usage. Or, elle commence à avoir de l’importance auprès de la population. 
Syndrome
« Contraire­ment aux taxis et aux poussepousses traditionnels, ces cyclopousses ne sont pas encore recensés à la mairie donc, à ma connaissance, ils ne paient pas encore la taxe requise pour exercer cette activité », a fait savoir Mohamed, le percepteur principal des taxes et vignettes de la Commune urbaine de Toliara. Interrogé sur cette situation, le président du conseil municipal Jean-Baptiste Boloko nous a confié que « réuni en session extraordinaire du 11 au 13 janvier 2012, le conseil municipal vient de se pencher sur le cas des cyclopousses». Et lui d’ajouter que « pour éviter le syndrome de Tamatave et éviter la prolifération sauvage de cette activité qui va certainement obstruer la circulation dans l’avenir, le nombre de cyclopousses mis en circulation sera limité à 1500 au maximum. 

Extrait l’Express de Madagascar - Mercredi 12 janvier 2012

Economie - Ranomafana : Agents du parc en difficulté, des arbres précieux déracinés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:44

Les 40 responsables du parc national de Ranomafana ont des difficultés pour couvrir les 41 601 hectares du parc. Certaines zones du site, ont subi des dégradations, à cause de l’existence de pionniers.

La lutte contre les boucherons illicites devient un problème majeur à Ranomafana, district Ifanadina, région Vatovavy Fitovinany. La forêt du parc national, qui procure des ressources de près de 400 millions d’Ariary par an, est victime d’un processus de déforestation. En effet, des carrières pour l’extraction d’or existaient sur les lieux, pendant les périodes coloniales. Des trafiquants ont alors déraciné des arbres pour extraire ces ressources minières. Selon Josiane Rakotonirina, responsable de la Conservationet Recherche, au sein de l’administration du parc, les animaux endémiques sont aussi touchés.« Certains arbres déracinés n’existent qu’à Madagascar. En outre, les lémuriens et les oiseaux sont aussi perturbés par ce déboisement. Le plus grave est que les impacts des extractions illicites sont irréversibles car les trafiquants déposent les sables et les caillasses, provenant des trous qu’ils creusent, sur les surfaces fertiles. Le paysage se dégrade et la rivière de Namorona est pollué », a-t-elle informé.

Organisés. D’après Marie Léon Razanakoto, maire de la Commune rurale de Ranomafana, les forbans sont protégés par des hommes armés. « Des familles campent dans la forêt, pendant à peu près une semaine, dans le but d’extraire de l’or. Ce sont des centaines et même plus d’un millier de personnes. Elles sont protégées par une cinquantaine d’hommes armés. Par ailleurs, selon des bruits qui courent, le gramme d’or serait vendu à 100 000 Ariary, grâce à sa bonne qualité », a-t-il noté. Néanmoins, une opération spéciale a été effectuée en novembre dernier. Des éléments des forces de l’ordre ont été mobilisés par les administrateurs du parc. Mais ce genre d’opération coûte 4 millions d’Ariary. Par ailleurs, la plupart des interceptés sont des femmes et des enfants qui ont du mal à s’enfuir.

Sévère. D’après le Code des aires protégées (COAP), l’exploitation illicite dans ce parc, classé patrimoine mondial, est passible d’une peine de travaux forcés de 5 ans ou plus. Les autorités locales sollicitent, d’ailleurs que les sanctions prévues soient sévèrement appliquées, pour donner l’exemple.

Pittoresque. L’année dernière, ce parc a accueilli 24 857 visiteurs, dont moins d’un cinquième, seulement, sont malagasy. Plusieurs entités oeuvrent pour la promotion du site. Il faut noter que si la superficie des zones dégradées par l’extraction d’or a atteint 50 hectares, c’est à cause de l’insuffisance de l’effectif des agents du parc. Selon ces derniers, ce nombre est limité, faute de budget. En effet, l’accroissement du nombre de visiteurs pourrait arranger la situation. La semaine dernière, une campagne de promotion organisée par l’ambassade des Etats-Unis en partenariat avec le Centre de presse malagasy a été réalisée avec quelques journalistes et Miando Ratsimiahotrarivo, miss Madagascar 2011 de la RTA. L’objectif principal de cette campagne est d’accroître le nombre de visiteurs malagasy. « Les étrangers font plus de 10 000 km pour visiter ce parc. Pourquoi pas nous, malgaches, qui sommes tout près ? Ranomafana est très intéressant pour passer des vacances, car des attractions de découverte et d’évasion y sont présentes », a affirmé Miando, la miss.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 17 Janvier 2012

17 janvier 2012

Culture - Tradition : Nouvel an malgache en mars

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:21

Le 22 mars à 17 h 30, ce sera la nouvelle lune dans la constellation du Bélier, en conséquence passage dans le nouvel an Malgache. Dans le jargon des astronomes, ce moment est défini comme le « reny vintana Alahamady ny Alahamady », selon Henri Randrianjatovo, président du Trano Koltoraly Malagasy. 
L’année dernière, les festivités sont parties d’Andohalo pour rallier Ambohimanga, avec des concerts, animations diverses et vedettes comme Ifanihy, Samoela, Fou Hehy et bien d’autres. Pour l’instant, seul le « Fafim-pihavanana » qui se tiendra le 23 mars semble être mis en avant dans le futur programme de la commémoration de la nouvelle année Malgache. 
Mais la nature sert également de signe pour justifier ce jour de l’an. « Cette date équivaut à la montée des récoltes du riz vaky-ambiaty », ajoute le président du Trano Koltoraly. Les discussions ne vont pas tarder avec les parties prenantes de cet événement, comme la commune urbaine d’Antana­narivo, les communes d’Ambohidrabiby, d’Ankadi­kely et d’autres encore selon toujours Henri Randrianjatovo. Le message principal reste toujours le même, les valeurs de fraternité : « Fihavanana sy fifamelana ».

Extrait l’Express de Madagascar - Mardi 17 janvier 2012

Culture - Motel Anosy : Mahaleo démarre son 40e anniversaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:19

Comme le vin, le groupe Mahaleo se bonifie avec le temps. Après quarante années de carrière, la légende roule toujours.

Les incollables de Mahaleo sauront que le groupe fête ses quarante ans d’existence, cette année. Mahaleo, quarante années après, est devenu un jardin majestueux. Où les fleurs de la rage de vivre de plusieurs générations ont trouvé refuge. Où les allées érigées par l’histoire ont été passées et repassées à travers des airs, des hymnes à la « liberté » de s’émanciper en chanson. L’humilité de Dadah rappelle les pots cassés et les erreurs. La hargne de Bekoto, l’envie de continuer avant tout, malgré tout. La sagesse de Charles, les moments qui ont soudé le groupe. La fidélité discrète, à toute épreuve, de Nonoh et de Fafah, le ciment de ces décennies d’odyssée. L’humanité de Dama, fait de lui le donjon du château et le gardien des valeurs. Et enfin, Raoul, irremplaçable parce qu’il n’y avait qu’un seul Mahaleo comme il n’y a eu qu’un seul Raoul. De la plus belle manière, un concert au Motel Anosy, hier soir, a débuté la célébration. Un clin d’oeil à leur histoire. « Nous avons fait notre premier concert à Antananarivo ici », se souvient Charles, du temps où le lieu se nommait Motel Agip. Quarante ans ne peuvent pas s’écrire de manière exhaustive, mais ils peuvent se résumer en chanson. 
1972, une date qui a marqué, sans pour autant y apposer un statut spécial. « C’est cette période qui a façonné le groupe, nous avons seulement été emportés par le vent qui soufflait à cette époque », résume Bekoto. Ce concert de vendredi a été aussi une manière de dire au monde que le groupe est une histoire d’amitié, de voyage dans la musique de l’enfance d’abord, dans les idéaux après. 
Diamant brut
Quarante ans d’histoire après, le diamant brut est devenu tout simplement de bons hommes. « Nous avons tout fait pour que nos chansons se traduisent par nos actions », renchérit Charles. Pour ne citer que Bekoto qui s’investit corps et âmes pour les paysans. Dama, pour l’amélioration de la riziculture, d’autres sont devenus docteurs, ou acteur social. Ce premier concert annonce plusieurs évènements qui vont se trouver dans le sillage des habituels spectacles. 
Il y aura, par exemple, la sortie d’un livre Mahaleo, 
40 ans d’histoire. Ou encore, un concours de chanson, pas des interprétations mais des créations, intitulé « Tamboho », de février à mars. Et aussi, des journées portes ouvertes qui se tiendront du 3 au 7 avril.

Extrait l’Express de Madagascar - Mardi 17 janvier 2012 

Région - Catastrophe : Toliara sous la menace d’une inondation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:14

La tempête tropicale Chanda n’a pas fait trop de dégâts dans la ville de Toliara. Toutefois, la saison cyclonique ne fait que commencer et à chaque fois la ville est sous la menace d’un déluge.  
Au lendemain de chaque averse ou cyclone, la capitale de la région du Sud-ouest n’échappe pas au désordre urbanistique ambiant, se transformant ainsi en quelques heures, en un véritable champ de boue et un répugnant étang, où eaux de pluie et eaux usées se mélangent, plantant ainsi le parfait décor d’une ville livrée à elle-même. 
Il suffit de deux heures de précipitations pour se rendre compte que tout ce qui a été fait depuis quelques années se trouve non-conforme aux normes modernes de l’amélioration urbaine. Sous dimensionnée et obsolète, au point que les gens jugent qu’ils habitent dans le lit d’une rivière, tellement que même le centre-ville est affecté, sans parler des bas-quartiers comme Mahavatse I et II, Tsimenatse, Besakoa, Ambohitsabo.
En plus, la ville de Toliara a une particularité, car il n’y a pas assez de caniveaux pour évacuer les eaux. 
Éboulement
« Toutes les voies d’écoulement d’eau sont bouchées et il faut absolument les déboucher et créer d’autres passages sinon on ne sera jamais à l’abri d’une inondation à la moindre précipitation », a fait remarquer un ingénieur en bâtiments et travaux publics à la retraite. 
Les deux digues de protection sensées protéger Toliara, à savoir la digue d’Amkiembe au sud de la ville pour contrer l’infiltration de la mer, et au nord la grande digue du Fiherenana qui protège la ville entière du débordement de ce fleuve, se rompent à chaque crue et exposent Toliara à une grave inondation. 
Depuis quelques jours la menace d’inondation est en train de se concrétiser. À cause des fortes précipitations de ces derniers temps, la digue de Fiherenana a connu une rupture sinon un éboulement au niveau de Behompy et Antaikoaky au nord-ouest de Toliara entre le village de Miary et le pont de Belalanda. 
La fragilité actuelle de ces ouvrages s’explique par le fait que les pierres et le grillage qui sert de gabions sont régulièrement volés.

Extrait l’Express de Madagascar - Mardi 17 janvier 2012

14 janvier 2012

Economie - Terres rares : Un potentiel d’au moins 600 milliards de dollars

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:23

Ou 1 200 000 milliards Ar, alors que l’équilibre général de la loi de finances 2012 est d’un peu plus de 5 000 milliards Ar. Est-ce donc un rêve ! Non, si l’on se réfère aux calculs du scientifique malagasy Brice Randrianasolo qui a présenté dernièrement les richesses minières de Madagascar à la Société géologique de France située à Paris. Rien qu’à Ankazoambo dans le district d’Ambatofinandrahana, la réserve minimale de terres rares est estimée à 1 200 000 tonnes. A l’heure actuelle, le kilo de ce minerai peut aller jusqu’à 900 dollars. Le scientifique parle de dons de Dieu pour Madagascar tout en soulignant qu’il faut prendre les chiffres avec quelque prudence car on ne doit pas oublier les différentes charges. Grâce aux réseaux sociaux sur Internet, il diffuse une bonne partie de ses études sur terrain et ses recherches pour révéler les richesses minières du pays dont les indices de diamant et ces terres rares. Celles-ci sont indispensables à la fabrication de produits de haute technologie comme les voitures électriques, les écrans plats, les fameuses éoliennes avec lesquelles le pouvoir de transition va remédier aux problèmes de production d’électricité de la Jirama. En réalité, la terre rare est un minerai stratégique et quelques compagnies étrangères veulent l’exploiter. Le scientifique se demande pourquoi il faut toujours attendre les étrangers pour s’occuper de nos richesses.

Dans le secteur pétrolier amont par exemple, l’on ne compte qu’une compagnie d’exploration malagasy dirigée par une femme ingénieur qui a fait ses études aux Etats-Unis. L’année dernière lors d’un colloque sur le secteur, elle a incité les jeunes à poursuivre des études pour répondre tout au moins à la demande de compétences qualifiées des compagnies. Certes, l’épargne nationale est trop faible pour financer des lourds investissements, mais tout est aussi affaire de négociation avec les compagnies étrangères et/ou les bailleurs de fonds. A Madagascar, l’épargne nationale représente un peu plus de 12% du PIB ces dernières années, alors que la moyenne dans les pays subsahariens à faible revenu comme la Grande Ile dépasse les 16%. C’est seulement cette année que le taux de l’épargne devrait augmenter à Madagascar pour frôler les 17% si l’on se réfère aux données du FMI. Quoi qu’il en soit, la faiblesse de l’épargne censée financer l’investissement ne devrait pas être un handicap si le pays dispose de tout un arsenal pour des négociations efficaces avec ceux qui ont le capital nécessaire. Il faut seulement relever qu’il devrait se hâter à s’éloigner du camp des Etats fragiles marqués par la faiblesse des institutions, l’insécurité, la dégradation des services sociaux… Madagascar est en effet en passe de basculer parmi ces Etats si rien ne s’améliore. Et si par manque de prudence, il tombe dans ce piège, il lui sera difficile de récolter le maximum de recettes de ses richesses minières et pétrolières. La redistribution équitable de ces recettes ne pourra qu’être un rêve dans ce cas-là et le pays risquera ainsi de tomber dans la malédiction des ressources minières et pétrolières.

Extrait l’Express de Madagascar - Samedi 14 janvier 2012

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