Actus Madagascar

10 avril 2012

Société - Pétrole lampant : Difficile d’en trouver sur le marché

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:30

Le pétrole lampant devient rare sur le marché. Ne représentant que 15% de la consommation en carburant à Madagascar, certaines stations de services n’en vendent plus parce que son prix ne permet pas des bénéfices affirme le gérant d’une station. Pour beaucoup de ménages habitant en zone rurale, le pétrole lampant est la seule source de lumière. Les ménages transforment les boites de conserve en lampe à pétrole afin d’éclairer leur habitation. Parfois, il faut faire la queue pendant des heures pour en trouver. En plus les épiceries en vendent à prix élevé (à 2000 Ariary le litre). Les fabricants d’encaustiques se trouvent aussi en difficulté. Pour ceux qui l’emploi pour la cuisson des repas  ils auront intérêt à utiliser d’autres sources d’énergie.

Extrait la Gazette de la Grande Île - MArdi 10 avril 2012

Economie - Vanille biologique : Le kilo se vend à 60 000 Ariary

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:25

Les contrôles en matière de respect des normes sur les produits biologiques sont stricts au niveau des champs des producteurs.

Près de 900 paysans membres de la coopérative COPPVM (Coopérative des Producteurs et des Préparateurs de Vanille de Mananara-Nord) se lancent dans la plantation de vanille biologique depuis 2008. Ils ont déjà obtenu la certification de l’ECOCERT grâce à l’appui du PSDR. « Le kilo de la vanille sèche bio et certifiée se vend à 60 000 Ariary auprès des producteurs contre 40 000 Ariary en 2010. En outre, ce prix est de 40% supérieur à ceux des produits conventionnels », a expliqué le président de cette coopérative. Celle-ci travaille en ce moment en partenariat avec trois sociétés dont Premium Spices pour le débouché de ses produits.

Marché équitable. Notons que sa capacité de production s’élève en moyenne à 20 tonnes de vanille sèche biologique par an. La demande des clients est à départager entre les membres de la coopérative. Chacun a ainsi son quota. Pour l’heure, ces producteurs et préparateurs de vanille biologique de Mananara-Nord se limitent à écouler leur vanille bio et certifiée sur le marché local en collaborant avec la Commission Locale des Affaires Economiques pour la recherche de débouché. « Et nous visons maintenant le marché du commerce équitable étant donné que les produits biologiques sont très recherchés sur le plan international », a fait savoir le président de la COPPVM. Cette coopérative se met actuellement à l’obtention du certificat ICEA, puisqu’elle vient de recevoir un appel à manifestation d’intérêt relative à l’exportation de vanille bio vers le marché italien. Force est de reconnaître que le prix de vente de vanille bio sur le marché du commerce équitable peut aller jusqu’à dix fois plus de celui des produits conventionnels. Mais une meilleure organisation logistique s’impose si ces producteurs veulent exporter leur vanille bio, à part la certification de l’Ecocert.

Contrôle strict. En parlant du respect des normes sur les produits biologiques, les contrôles sont stricts. La coopérative dispose d’un contrôleur interne au niveau de chaque association membre pour vérifier chaque activité des paysans. Dans la même foulée, des techniciens de l’Ecocert effectuent au moins une descente par an au niveau des champs des producteurs pour vérifier que les produits sont réellement biologiques. Par ailleurs, les membres de la coopérative bénéficient systématiquement des formations sur la culture biologique et les nouvelles techniques biologiques. A titre d’illustration, ils sont formés sur la fabrication des produits biologiques à utiliser en alternative aux produits chimiques comme les engrais compost et les pesticides naturels tel le « Voandelaka ». Ils ont également reçu des formations sur l’agriculture biologique dispensée par l’organisation Rezzio Terzo Mondo. Bref, les membres de la coopérative COPPVM témoignent d’une nette amélioration de leur niveau de vie depuis leur activité dans la vanille biologique.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 10 avril 2012

7 avril 2012

Culture - Musique métissée : Jaojoby et Rajery à Angoulême

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:37

Musiques Métisses est le premier rendez-vous incontournable et singulier des musiques du monde en France. Le festival invite chaque année des artistes d’ici et d’ailleurs avec leur imaginaire, leur culture, leur créativité.
La programmation encourage et met en valeur les musiciens en recherche de nouvelles formes. Si nous retournons parfois sur les territoires de nos premières prospections musicales, c’est pour en retenir l’actualité et présenter leur évolution. Mais, et avant tout, le festival privilégie le dialogue entre les musiques, comment elles échangent, partagent, fusionnent, se métissent, se «créolisent», en affirmant leur singularité dans le concert de la mondialisation.
Pour sa 37ème édition, le festival fait une large place aux musiques issues de l’exil, des migrations, du nomadisme, des diasporas. Il accueille des artistes de renommée internationale, des rencontres artistiques, des créations inédites et un lot conséquent de découvertes. La proposition artistique de cette nouvelle édition ouvre de nouveaux horizons vers l’Afrique et les Caraïbes avec des détours vers l’Europe et les USA. Chaque musicien ou groupe programmé défend une singularité musicale, une vision sonore moderne, originale, créative et ouverte. Jaojoby et Rajery, deux monuments de la musique malgache s’envoleront bientôt pour Angoulême. A partir la participations aux différentes conférences débats, chacun d’entre eux donnera deux concerts. Mais avant cela, Jaojoby et Rajery auront droit à un mois intense de tournée hors les murs dans le département de la Charente, la région Poitou-Charentes et le Grand Angoulême.

Extrait la Gazette de la Grande Île - Samedi 07 avril 2012

Economie - Ylang-Ylang : Un chiffre d’affaires de Ar 2,6 millions par mois

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:24

Le kilo de l’huile essentielle à base de cette plante se vend jusqu’à 120 000 Ariary pour la première qualité.

Nosy-Be est réputé pour la production d’Ylang-Ylang.  La plantation s’étale sur une superficie de 869ha. De nombreuses personnes se lancent dans la production, la collecte, la vente et la transformation des fleurs d’Ylang-Ylang pour la fabrication de l’huile essentielle. En effet, « c’est une filière porteuse générant un chiffre d’affaires avoisinant les Ar 2,6 millions par mois », a témoigné Tsontso Célestin, le président de l’association « Andriana Ylang ». Ce groupement des paysans a obtenu un coup de pouce du PSDR en 2005 pour pouvoir développer cette activité.

Hausse de 20%. En fait, il se limitait à la collecte et à la vente des fleurs au début. Et après avoir été dotés d’un alambic d’une valeur de Ar 12 millions et d’un bâtiment, ces producteurs d’Ylang-Ylang peuvent maintenant produire de l’huile essentielle à base de cette plante. Le kilo de l’huile essentielle se vend respectivement à 120 000 Ariary pour la première qualité, 80 000 Ariary pour la deuxième qualité et 60 000 Ariary pour la troisième qualité. Le prix de ce produit a connu une hausse de l’ordre de 20% comparé à l’année précédente étant donné que le marché est encore loin d’être saturé. Notons qu’il faut collecter 10kg de fleurs d’Ylang-Ylang pour pouvoir produire 200 grammes d’huile essentielle. Pour l’association « Andriana Ylang », elle a pu collecter 3,5 tonnes de fleurs d’Ylang-Ylang par mois. Ce qui lui a permis de produire 70kg d’huile essentielle.

Niveau de vie. Ce groupement de producteurs prévoit de collecter jusqu’à 10 tonnes de fleurs par mois car il se met activement à entretenir ses plantations.« Entre temps, nous achetons la production d’Ylan-Ylang des autres paysans qui ne sont pas membres de notre association afin d’augmenter la quantité d’huile essentielle », a expliqué Tsontso Célestin. Par ailleurs, les membres de ce groupement ont témoigné une nette amélioration de leur niveau de vie grâce à cet appui du PSDR. A titre d’illustration, « les revenus tirés de la vente de l’huile essentielle d’Ylang-Ylang m’ont permis de financer les études de mes enfants dont l’un poursuit actuellement ses études à l’université de Toamasina et un autre prépare déjà son entrée universitaire cette année », nous a confié le président de l’association « Andriana Ylang ». 

Recherche de débouché. Cependant, il faut préciser que ces paysans écoulent pour le moment leur production sur le marché local. Ils souhaitent exporter leurs huiles essentielles à base d’Ylang-Ylang dans de nombreux pays, en se passant des intermédiaires. Pour commencer, les membres de l’association « Andriana Ylang » comptent mettre en place une boutique dans la Capitale au lieu de se contenter des clients qui viennent visiter l’île aux Parfums. En outre, le PSDR les appuie en matière de recherche de débouché aussi bien local qu’à l’étranger en les faisant participer aux différentes foires agricoles telles la FIERMADA et la Foire Tsiry.

Extrait Midi Madagasikara - Samedi 07 avril 2012

3 avril 2012

Région - Ihorombe : Développement rime avec production de biocarburant

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:32

Le vaste plateau d’Ihorombe s’achemine vers un changement. La steppe à perte de vue est sur le point de devenir une exploitation agricole moderne.

Le plateau d’Ihorombe se trouve aujourd’hui à la croisée de son développement. Ainsi, l’image de dizaines de milliers de zébus en pâturage sur une grande superficie, et celle de femmes préparant le repas, cherchant de l’eau dans la vallée, ou labourant un lopin de terre pour cultiver des brèdes, du taro et du manioc afin de subvenir aux besoins de leurs familles semblent évoluées.

Dans la commune de Satrokala, du district d’Ihosy, dans la région Ihorombe, les champs de jatropha destiné à la production de biocarburant, et ceux du moringa pour l’extraction d’huile essentielle, ainsi que les zones de pâturage et de culture commencent à être bien délimités. De même, les horaires de travail sont petit à petit définis.

« Nous commençons notre travail à 8 h du matin. La pause est d’une heure, entre midi et 13 h. Nous reprenons ensuite l’arrosage et le désherbage. Bref, nous prenons soin des jeunes plants de la pépinière », raconte Célestine Mananjara, une mère de famille de Satrokala devenue une ouvrière agricole payée 4 500 ariary par jour, depuis 2010.

Mais elle ne consacre pas ses 365 jours à travailler en tant que telle.

« Durant la saison de culture, je travaille en demi-journée, le matin ou l’après midi, car il faut que je cultive du riz. Le travail à plein temps a lieu pendant la période de soudure », enchaîne-t-elle.

Complémentaires

L’une des grandes innovations dans le quotidien de la communauté Bara, apportées par le projet de production agricole, de biomasse et de biocarburant de Tozzi Green, consiste en l’ouverture de crèches.
« Les femmes se plaignent de ne pas avoir personne pour s’occuper de leurs enfants. Aussi, avons-nous décidé de construire des crèches pour leurs progénitures », explique Rotsy Rambinintsoa, responsable des relations publiques et juridiques de Tozzi Green.
Benjamina Remiakatse ne peut que se féliciter du progrès, même s’il appréhende une réduction de surface consacrée au cheptel bovin.
« C’est vrai que le projet nous a apporté du développement, entre autres un collège d’enseignement général, des crèches dont je n’ai jamais entendu parler auparavant, de l’électricité, de la sécurité, un médecin et un vétérinaire », admet-il.
« Mais comme de nombreux ménages possèdent encore des dizaines, voire un millier de têtes de zébus dans la commune, je me fais un peu de souci », confie-t-il encore.

Didier Van Bignoot, gérant du complexe agricole, se veut être rassurant face à cette crainte.
« Nous avons besoin de ces éleveurs pour faire fonctionner notre projet de production d’énergie renouvelable sur le site. Ainsi, nous avons lancé la culture de plantes fourragères pour enrichir la nourriture des zébus. Ensuite, nous allons acheter la bouse auprès des éleveurs. Il n’y aura pas de conflit entre l’agriculture et l’élevage, ce sont deux éléments complémentaires », argumente t-il.

L’insécurité en baisse ———————————————–
Le cambriolage de maisons a connu une baisse significative depuis deux ans.

« Au moins une maison par jour a été victime de cambriolage auparavant. Mais depuis deux ans, cette fréquence a diminué. Les gens qui ont besoin d’argent peuvent s’inscrire sur la fiche de Tozzi Green et gagner 5 000 ariary en une journée en travaillant dans les champs du projet. Ils peuvent également chercher de l’or. Toutefois, le vol de bœufs existe encore même s’il se fait rare après l’installation d’éléments de la gendarmerie, il y a deux ans », note Marcellin Fiakarana, habitant de Satrokala.

Le lieutenant-colonel Jeannot Reribake, commandant du groupement de la gendarmerie d’Ihorombe, atteste également cette baisse d’insécurité.

« Le partenariat public-privé a engendré une baisse du nombre de vol de bœufs dans cette commune. La nouvelle société qui vient de s’implanter est également prête à appuyer l’installation d’une poste avancée de la gendarmerie pour veiller sur la sécurité dans différentes communes périphériques en collaboration avec l’association Kalony des jeunes villageois », explique le commandant du groupement de gendarmerie.

« Même si nous sommes dans le contexte de crise, Ihorombe connaît la paix. L’attaque d’un taxi-brousse, vers minuit le 15 mars, a assombri la situation. Mais les bandits ont été déjà arrêtés », ajoute-t-il.

80 000 tonnes de biodiesel par an ———————————–
Le projet de production de biocarburant, agricole et biomasse utilisera 100 000 hectares de terre sur le plateau d’Ihorombe. 40 hectares de pépinière vont être aménagées. Il y sera produit 40 millions de jeunes plants, le plus grand dans l’océan Indien.
Dans les prochaines dix années, 80 000 tonnes de biodiesel seront produites dans les quatre communes concernées par le projet dans la région d’Ihorombe. Celui-ci a obtenu le feu vert du ministère chargé de l’Aménagement du Territoire, en 2010 avec un bail emphytéotique de 25 ans. Le prix de location de terrain reste encore à déterminer.
« L’utilisation des 100 000 hectares dépend encore de différents processus », conclut Rotsy Rambinintsoa, responsable des relations publiques et juridiques de Tozzi Green.

La ruée vers l’or —————————————————-
Depuis l’année dernière, une ruée vers Satrokala est constatée. Ainsi, une dizaine de taxis-brousse desservent cette commune située à 25 km de la RN7 et à 60Km au sud d’Ihosy, contre un seul auparavant. La cause en est la découverte d’un filon d’or à 35 km de Satrokala. L’exploitation aurifère concurrence quelque peu le projet de développement durable, en terme de mains-d’oeuvre disponibles.
De l’énergie électrique à partir de la bouse ————————-
Afin d’acquérir l’autonomie en énergie électrique pour le fonctionnement des industries et pour l’éclairage publique dans la commune de Satrokala, Tozzi Green a besoin de 10 000 tonnes de bousefumier par an. 100 tonnes de fourrage destinées aux zébus seront ainsi cultivées pour atteindre cette quantité.
Un service vétérinaire et de déparasitage, accompagné d’un service d’assistance alimentaire, va être également mis en place. Actuellement, ce projet concerne sept groupements d’éleveurs dans les communes de Satrokala et d’Andiolava.

Extrait l’Express de Madagascar - mardi 3 avril 2012

Sport - Pétanque : Communauté Bhora

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:26

C’est l’effervescence totale à Antsiranana à la veille de la Coupe de l’océan Indien de la Communauté Bhora, prévue les 6, 7 et 8 avril au boulodrome Scama. Cette quatrième édition est organisée par Burhani club de Diego à l’occasion du 101e anniversaire de Sa Sainteté Dr Syedna Mohammede Burhanuddin.
Cette version 2012 de la compétition promet avec l’arrivée des quatre équipes françaises et huit formations réunionnaises, deux équipes de Mayotte. Un plateau relevé donc pour les équipes malgaches qui viendront en masse à Antsiranana.
Outre les quinze équipes d’Antsiranana, douze provenant de Toamasina, dix d’Antananarivo, trois de Bourhani Sporting club de Sambava, cinq de Toliara, quatre de Tolagnaro, deux de Morondava, sept de Mahajanga, soit 75 triplettes au total, seront au rendez-vous.
D’envergure internationale, la compétition constitue le plus grand événement sportif au sein de la Communauté Bohra. C’est la raison pour laquelle le président du Burhani club d’Antsiranana, Adnane Fazleabasse compte faire de la compétition la manifestation sportive la plus populaire. Selon lui, le règlement de la Fédération internationale des Jeux de provinciaux sera appliqué.

Extrait l’Express de MAdagascar - mardi 3 avril 2012

Economie - Biodiversité : Le site Anjà restauré

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:19

Voué à disparaître en 1993, le site écotourisme d’Anjà retrouve ses richesses après des années grâce une association villageoise.

Six mille par an et plus de 80 millions d’ariary de recettes. C’est le nombre des visiteurs qui fréquentent le site écotouristique d’Anjà, implanté le long de la route nationale 7 au sud de la ville d’Ambalavao. Cette performance a été atteinte suite à des actions de conservation de la biodiversité et des ressources naturelles du site caractérisée par un grand éboulis rocheux abritant des grottes refuges dans les périodes d’insécurité d’antan. Les parties fertiles ont été colonisées par une belle petite forêt d’une dizaine d’hectares habitée par quelques centaines de lémuriens dont le Lemur catta.
Les initiatives menées par l’association villageoise érigée en communauté de base (COBA) sont basées sur la cessation des cultures sur brûlis forestier, qui ont presque entraîné la disparition du site en 1993. « Pour que les pratiques destructrices cessent, la communauté a axé ses actions sur l’amélioration de l’agriculture. Nous avons aussi développé des activités comme la pisciculture visant à améliorer les conditions de vie de la population. Par la suite, nous avons mis en avant la bonne gestion et la gouvernance des ressources naturelles» indique le président de la communauté, Anja Miray, Alexandre Razafimanantsoa. Une partie des recettes touristiques, soit les 15%, sont alors alloués à l’achat d’intrants agricoles pour les membres.
Chaque année, en effet, un plan de travail est établi. Il mentionne la répartition des différentes dépenses dont 40% sont destinés à améliorer le site, 14% pour les investissements de projets sociaux et communautaires et les parts restants pour le paiement des ristournes et redevances. Des acteurs prêtent main forte à l’association dans la mise en œuvre de ses activités écotouristiques et de préservation, outre la créativité des membres. Par rapport à ses réalisations, le Programme des Nations Unis pour le Développement vient de décerner le Prix Équateur Initiatives 2012 à l’Association Anja Miray outre 24 autres communautés dans le monde. C’est une distinction dédiée aux meilleurs exemples de solutions locales de développement pour les hommes et les femmes, la Nature et les communautés résilientes.
Extrait l’Express de Madagascar - Mardi 3 avril 2012

Economie - Agriculture : 100 000 ha de terrain pour Tozzi Green, en négociation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:17

Les activités du projet BBI (Biomasse - Biocarburant Ihorombe) initié à Satrokala Andiolava s’étendent déjà sur près de 7.000ha. Compte tenu de la situation politique actuelle, ce projet reste encore en phase d’essai. Néanmoins, de grands changements sont déjà observés sur les lieux.

Tozzi Green, filiale de la branche énergétique du groupe italien Tozzi, compte exploiter une surface totale de 100 000 hectares sur la zone d’Ihorombe. Cette exploitation concerne le domaine de l’agriculture, de la biomasse et du biocarburant. En effet, 7 000 hectares sont déjà touchés par le projet BBI à l’heure actuelle. A la différence des autres grands investisseurs étrangers, ce groupe italien démarre ses démarches en négociant avec la population locale.« Nous demandons aux habitants de définir les terrains qu’ils utilisent pour leurs cultures et leur élevage. C’est par la suite que nous identifions les surfaces inutilisées et entamons les démarches pour la location. Jusqu’ici, nos pépinières sont sur des terrains que nous louons aux particuliers », a expliqué Didier Van Bignoot, gérant du grand projet.

Par tranche. D’après les responsables du projet, Tozzi Green compte négocier la location des terrains par tranche. « Dans ce projet, il n’y aura pas d’attribution de terrain, nous réalisons des engagements ambitieux et fermes. Un comité de pilotage commun avec les Services décentralisés est constitué pour valider les réalisations. Près de 7 000 hectares sont cultivés aujourd’hui. Dans 10 ans, nous voulons porter cette surface à 100 000 hectares. Sur les terrains domaniaux, nous ne pouvons faire, jusqu’ici, que des essais. Néanmoins, lorsque l’environnement politique le permettra, nous envisageons de contracter un bail de 25 ans sur ces terrains », ont-ils affirmé. Pour faciliter cette démarche, Tozzi Green envisage de contribuer à l’installation d’un BIF dans la zone, pour améliorer le domaine de la propriété foncière et aider les paysans à sécuriser leurs terres. Notons que pour l’énergie verte, Tozzi Green cultive le jatropha, le cactus, le vétiver et des plantes fourragères. Mais de nombreuses autres plantes sont aussi sur le site à Satrokala, telles que les légumineuses, les plants de reboisement et de fertilisation du sol, les plantes pour le complément alimentaire, la fabrication d’engrais biologique, etc. Bref, des produits entièrement biologiques. Selon les responsables du projet, ces produits pourront être exportés, à terme.

Effets d’entraînement. Encore en phase d’essai, le projet BBI a déjà quelques impacts économiques, sociaux et environnementaux. Pour la main-d’œuvre locale, 500 millions d’Ariary ont été alloués par le projet BBI. Rotsy Rambinintsoa, directeur de la Communication et de la Relation Publique au sein de Tozzi Green, a noté que les dépenses journalières du projet s’élèvent actuellement à près de 10 000 Euros. Avec les effets que ce projet engendre, au niveau microéconomique de la région, des individus venant de plusieurs centaines de kilomètres, y viennent pour travailler. En effet, le projet utilise 2 000 ouvriers par jour, payés à 5 000 Ariary chacun. Au niveau social, un CEG construit par Tozzi a été inauguré la semaine dernière. Une crèche sera aussi ouverte cette semaine. Outre ces infrastructures, Tozzi œuvre aussi pour la sécurisation alimentaire des populations locales et du cheptel bovin, l’électrification rurale, l’adduction d’eau, l’accès au microcrédit, la réhabilitation d’écoles, et bien d’autres encore. A vue d’œil, un nouveau monde est en train de se créer à Satrokala. De son côté, le lt-colonel Reribake Jeannot a noté que la sécurité s’est beaucoup améliorée depuis l’existence du projet à Satrokala. D’après ses explications, les emplois créés en seraient la raison. Bref, l’évolution de ce projet BBI sera déterminante pour la population du sud.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 3 avril 2012

30 mars 2012

Social - Biodiversité : Les villageois restaurent Anjà

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:33

Voué à disparaître en 1993 suite au développement des cultures sur brûlis, une association villageoise ravive le site écotourisme Anjà.

Six mille par an et plus de 80 millions d’ariary de recettes. C’est le nombre des visiteurs qui fréquentent le site écotouristique d’Anjà, implanté le long de la route nationale 7 au sud de la ville d’Ambalavao. Cette performance a été atteinte suite à des actions de conservation de la biodiversité et des ressources naturelles du site caractérisée par un grand éboulis rocheux abritant des grottes refuges dans les périodes d’insécurité d’antan. Les parties fertiles ont été colonisées par une belle petite forêt d’une dizaine d’hectares habitée par quelques centaines de lémuriens dont le Lemur catta. 
Amélioration du site
Les initiatives menées par l’association villageoise érigée en communauté de base (COBA) sont basées sur la cessation des cultures sur brûlis forestier, qui ont presque entraîné la disparition du site en 1993. « Pour que les pratiques destructrices cessent, la communauté a axé ses actions sur l’amélioration de l’agriculture. Nous avons aussi développé des activités comme la pisciculture visant à améliorer les conditions de vie de la population. Par la suite, nous avons mis en avant la bonne gestion et la gouvernance des ressources naturelles», indique le président de la communauté, Anja Miray, Alexandre Razafimanantsoa. Une partie des recettes touristiques, soit les 15%, sont alors alloués à l’achat d’intrants agricoles pour les membres.
Chaque année, en effet, un plan de travail est établi. Il mentionne la répartition des différentes dépenses dont 40% sont destinés à améliorer le site, 14% pour les investissements de projets sociaux et communautaires et les parts restants pour le paiement des ristournes et redevances. Des acteurs prêtent main forte à l’association dans la mise en œuvre de ses activités écotouristiques et de préservation, outre la créativité des mem­bres. Par rapport à ses réalisations, le Programme des Nations Unis pour le Développement vient de décerner le Prix Équateur Initiatives 2012 à l’Association Anja, Miray outre 24 autres communautés dans le monde. C’est une distinction dédiée aux meilleurs exemples de solutions locales de développement pour les hommes et les femmes, la Nature et les communautés résilientes. Un représentant de l’association AMI participera ainsi à la Conférence des Nations Unis sur le Développement Durable (Rio+20) du 20 au 22 juin 2012.
A cette occasion, Anjà Miray s’engage à être l’Ambas­­sadeur des communautés locales malagasy étant donné qu’elle fait partie des initiateurs du réseau national des VOI (Vondron’olona ifotony ou Communauté de base).

Extrait l’Express de Madagascar - Vendredi 30 mars 2012

Social - Environnement : Des sources d’eau menacées de tarissement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

La crise de l’eau va s’amplifier. Elle ne sera pas seulement due au change­­ment climatique mais à l’inaction de l’homme pour la protéger.

L’eau est en train de devenir l’or bleu. Toutes les sources d’eau de Madagascar font face aujourd’hui à des menaces. Conser­va­tion International de Madagascar (CIMAD), dans le local du Centre de Presse Malagasy à Antsakaviro, a fait le grand déballage, mercredi, sur les dangers guettant nos sources d’eau.
Du Nord au Sud, les zones d’approvisionnement en eau, bassin versant, fleuve, rivière et lac, subissent une dégradation. « Dans la région de Diana, les feux de nettoiement pour la culture sur brûlis ou le pâturage réduisent les sources d’eau. Dans les centres de Mandroseza et de Vontovorona, les sources sont polluées par les lavandières, le prélèvement de sable, les dépôts d’ordures ménagères et les constructions environnantes. Le phénomène d’érosion importante le long des rivières ainsi que les ordures ménagères menacent l’eau dans la région Androy », a expliqué Luciano Andriamaro, responsable des Sciences, Eau et Santé au sein de la CIMAD. Mais la situation est inquiétante dans la montagne d’Ambre qui fournit 7 014 240 mètres cube d’eau par an. « Sur les 217 sources d’eau existante, il ne reste plus que 27 », remarque la spécialiste.
Reboisement intensif
Aimé Joseph Rakoto­nirina, président du syndicat des corps forestiers à Madagascar, pointe du doigt l’inaction de l’État face à ce danger qui guette l’humanité. « Le ministère de l’Environnement et l’État jouent sur les textes relatifs aux bois de rose et les bois précieux alors que les feux de brousse et le défrichement deviennent inquiétants actuellement. Ils entraînent le changement climatique qui menace la population. Et le milliard offert au task force pour lutter contre le trafic de bois de rose devrait être également destiné à protéger nos sources. Car il nous faut un reboisement de grande envergure mais non pas de ces reboisements contemplatifs pour les protéger », accuse-t-il. À l’entendre, les lois incriminant les feux de brousse et le défrichement proche et à l’intérieur de nos parcs deviennent ainsi des théories. « Et ce sont les organismes non étatiques qui se mobi­lisent pour protéger nos sources de vie », lamente Aimé Joseph Rakotonirina.

Extrait l’Express de Madagascar - Vendredi 30 mars 2012

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