Actus Madagascar

11 mars 2010

Enseignement - Trafic de bois précieux à Madagascar : Les partenaires internationaux rappellent les enjeux

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:33

Ce mercredi 10 mars 2010, les bailleurs de fonds impliqués dans le financement de la conservation de la biodiversité à Madagascar suivent avec attention la situation de l’environnement dans les régions forestières du pays. Une équipe de partenaires techniques et financiers et de représentations diplomatiques présentes à Madagascar a donc effectué une mission d’information dans la région SAVA du 7 au 9 mars 2010 afin de mieux comprendre l’ampleur actuelle de l’exploitation illicite de bois précieux. Ont participé à cette mission les Ambassadeurs des Etats-Unis, de la Norvège, et de l’Union européenne ; ainsi que le Country manager de la Banque mondiale et le Directeur de l’Agence française de développement. Cette équipe était accompagnée par le Directeur général de Madagascar National Parks (MNP, ex-Angap) et le Directeur de l’Administration Générale du Territoire de la région SAVA.

Ces partenaires attachent un intérêt particulier à la question de la lutte contre les abus en matière d’exploitation forestière pour deux raisons. D’une part, du fait de l’importance des sommes engagées depuis des années par leurs institutions dans les secteurs de la gouvernance forestière et la protection de la biodiversité. D’autre part, parce que l’exploitation et l’exportation illégales de bois précieux non travaillé (bois de rose, palissandre, ébène) cause préjudice aux engagements que Madagascar a pris dans le cadre de plusieurs Conventions internationales : la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ratifiée par Madagascar en 1975 ; la Convention sur la diversité biologique ratifiée en 1995 ; l’inscription en 2007 des Forêts humides de l’Atsinanana (dont font partie les Parcs de Masoala et Marojejy, entre autres) dans la liste du Patrimoine Mondial établie par l’UNESCO ; et les dispositions des accords de dons signés avec la Banque mondiale et le Fonds mondial pour l’environnement (GEF / FEM) dans le cadre de l’appui à la troisième phase du Programme environnemental.

Par ailleurs, l’exploitation illégale du bois précieux représente une perte irréversible pour le capital naturel et collectif de Madagascar, et affecte d’autres activités économiques (dont notamment le tourisme), ainsi que l’image de Madagascar.

Les principaux aspects du trafic ont pu être abordés au cours de cette mission d’information. Outre les réunions de travail avec le Chef de région, puis avec les opérateurs, l’équipe s’est rendue au Port de Vohémar pour discuter avec les responsables de la Task force et les divers services concernés (douanes, direction des eaux et forêts). Un survol par hélicoptère de la zone, accompagné de visites dans trois villages limitrophes du parc de Masoala, a pu permettre de prendre la mesure concrète du problème, mais aussi de discuter avec les villageois de la problématique socio-économique du trafic au niveau des communautés. Les informations recueillies lors des contacts au cours de la mission font état de la présence de plusieurs centaines de bucherons à l’intérieur du parc national, et l’équivalent de plus de mille containers de bois déjà abattu.

Les membres de la communauté internationale signataires de ce communiqué regrettent que les coupes illégales de bois précieux continuent et que la situation soit loin d’être maitrisée, plusieurs mois après la restitution en Novembre 2009 du rapport commandé par les autorités malgaches auprès de Global Witness. En attendant que toutes les parties concernées par ce sujet aient une meilleure compréhension de la situation et des moyens à mettre en place pour y remédier, les partenaires sous-signataires recommandent un arrêt du système d’exceptions répétées, qui favorise une spirale négative. En effet, il semble que les acteurs impliqués dans les trafics escomptent la prochaine mesure d’exception qui leur permettrait de régulariser leurs réserves acquises de manière illicites, ce qui les encourage dans l’attente à constituer des nouveaux stocks. Nos institutions sont par ailleurs disposées à discuter avec les services techniques compétents des solutions possibles à ce complexe problème.

Les principaux bailleurs de fonds partenaires sont les suivants

L’ambassade des Etats-Unis, l’USAID, l’ambassade de Norvège, l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne, la Délégation de l’Union européenne, la Banque mondiale, l’Agence française de développement.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 11 mars 2010

Société - Météo : Le futur « Hubert » à 200 km de Mahanoro

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:30

Le treizième système dépressionnaire de la saison sévit sur Madagascar depuis vendredi dernier. Ce futur « Hubert », a été localisé, hier vers 15 heures, à 200 km, à l’Est de Mahanoro, au stade de perturbation tropicale. Il s’accompagne de fortes pluies et de vents pouvant atteindre les 65 km en rafales. Ce météore longe progressivement la côte Est du pays, du nord au sud, à 7 km/h. « Cette perturbation tropicale s’intensifiera dans les prochaines heures. Toutefois, sa trajectoire n’est pas totalement déterminée. Pour l’instant, nous ne savons pas avec exactitude si elle touchera terre ou non », indiquent les techniciens du service de la météorologie à Ampasampito. Depuis hier, des avis d’avertissement sont lancés à l’endroit des habitants de plusieurs localités longeant la côte Est du pays.  Et le mauvais temps persistera également dans la capitale.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8084 du 11-03-2010 

10 mars 2010

Economie - Entreprenariat : « Ne bloquez pas les investisseurs étrangers » réclament les opérateurs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:32

Ce sont les investisseurs qui contribuent au développement d’un pays comme en Thaïlande. Mais à Madagascar, l’investissement des opérateurs étrangers n’est pas encore sécurisé. Certains ont dû plier bagage faute de confiance, tandis que d’autres qui résistent, sont contraints à partir en raison d’un coup de baguette de leurs concurrents. Mais les opérateurs locaux ne cessent de réclamer: « n’empêchez pas les investisseurs étrangers de venir à Madagascar s’ils ne nuisent pas à l’économie nationale ». « Nous les encourageons à investir dans les bâtiments à plusieurs étages car cela permet de créer des petites et moyennes entreprises et par la suite des emplois ». Edmondine Ramilijaona Andriantsiva, présidente de l’association des opérateurs commerçants et locataires de stands chez Avance Center à Behoririka (FIMPIAC), l’a déclaré en marge d’un culte organisé dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Femme lundi dernier. 

Partenariat gagnant-gagnant

Chaque filière doit ainsi être présentée dans un même bâtiment comme à l’étranger. A titre d’illustration, les produits artisanaux, les accessoires, les matières premières tels le coton et le lin qui font la réputation de Madagascar se trouveront dans un même endroit. Il en est de même pour les produits agricoles et les aliments. Chaque bâtiment qui servira de centre commercial aura de ce fait une spécialité. Un partenariat gagnant-gagnant entre l’investisseur et les opérateurs occupant les compartiments doit être de mise tandis que l’Etat doit garantir la sécurité des biens de ce premier, a précisé la présidente de FIMPIAC. Par ailleurs, une association des femmes a été créée au sein de FIMPIAC visant à interpeller dans tous les domaines pour qu’il y ait un changement de mentalité tel le respect de la discipline et de la propreté. Ses activités portent ainsi sur les sports et loisirs, l’art culinaire, l’étude biblique et le reboisement. Les femmes doivent travailler ensemble au lieu de perdre leur temps à papoter car elles sont les piliers de leur foyer. Tel a été le message véhiculé durant cette journée de la Femme.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8083 du 10-03-2010 

Economie - Bois de rose : La Région totalement écartée du processus

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:30

L’exploitation illicite du bois de rose détruit l’environnement dans les parcs nationaux. Et pourtant elle ne profite qu’à une minorité. Il est maintenant de mettre fin au pillage.

La filière bois de rose brasse des milliers de milliards d’ariary et fait de nombreux nouveaux riches parmi les opérateurs économiques de la région SAVA, mais également parmi les dignitaires et les proches du régime transitoire. Les privilégiés de ce commerce interdit mais provisoirement autorisé s’arrachent actuellement les nouvelles voitures et les somptueuses villas. Malheureusement, la filière ne profite qu’à une minorité. Non seulement, la Région SAVA est totalement écartée du processus, mais les pauvres coupeurs, les petits exploitants et même certains opérateurs locaux ne récoltent que les miettes.

Simples exécutants

Sur le plan de la gestion du bois de rose, tout d’abord, la Région est totalement exclue. « Nous sommes totalement exclu du processus » affirme d’ailleurs Abdillah, le Chef de la Région quand il avait rencontré dimanche dernier la délégation des bailleurs de fonds venus s’enquérir de la situation actuelle de l’exploitation du bois de rose. En fait, les autorités régionales, dans le contexte actuel ne sont que de simples destinataires et exécutants des décisions prises par le gouvernement central. « On nous impose la Task Force dont pour certains éléments, on ne sait plus s’ils sont là pour défendre l’intérêt public ou pour être complices des trafiquants » ajoute un autre responsable régional qui se plaint par ailleurs du fait que la Région n’a aucune part dans les redevances et autres droits collectés dans cette affaire de bois de rose.

75% de pauvres

Et pourtant ce sont des milliards et des milliards de recettes qui y circulent. Pour ne citer que les 72 millions d’ariary à payer par container de bois de rose ayant fait l’objet d’opérations illicites. Tout est versé au niveau central et la région ne reçoit rien. Et pourtant si la région avait droit effectivement à sa part de recettes, elle aurait pu engager des actions pour lutter contre les carences et la pauvreté qui y sévit actuellement.  Faute d’infrastructures par exemple, 60% de la population régionale de la SAVA n’ont pas encore accès à la télévision. La pauvreté y connaît une proportion inquiétante car selon les dernières statistiques, 75% de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté. En ce qui concerne la frange de la population concernée par le bois de rose, elle n’en tire que très peu d’argent. Les coupeurs, transporteurs et petits intervenants de la filière ne reçoivent par exemple qu’environ 10.000 ariary par jour. Et pourtant leur travail est très dure puisqu’ils sont obligés, par équipe de 4 à six personnes d’abattre, écorcer, tronçonner, puis tirer des rondins pesant entre 500 Kg et 1 tonne chacun à travers une brousse dense et des terrains escarpés et rocheux vers un cours d’eau pour être transportés par la suite par radeau.
En somme, ce sont les gros bonnets et les trafiquants de tout genre, et aussi l’administration centrale qui tirent de grands profits de la filière bois de rose. Raison pour laquelle,d’ailleurs, certaines autorités locales persistent à dire qu’il faut carrément arrêter le commerce du bois de rose. Un commerce qui tue l’environnement et qui risque aussi d’entraîner les sanctions de la communauté des bailleurs de fonds. Nous reviendrons encore sur certains aspects de cette filière dont la gestion est extrêmement délicate.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8083 du 10-03-2010

Economie - Niels Marquardt : « J’ai tout fait pour sauver l’AGOA »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:29

S’il n’en tenait qu’à l’Ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar, SEM Niels Marquardt, l’AGOA n’aurait pas été suspendu. « J’ai tout fait pour sauver l’AGOA » affirme l’Ambassadeur des Etats-Unis dont le premier souci est de sauvegarder les intérêts des milliers d’employés des entreprises franches éligibles à cette facilité américaine.
« J’ai rencontré, à plusieurs reprises le Président de la HAT pour lui expliquer l’enjeu » ajoute SEM Niels Marquardt, en faisant remarquer que Washington suivait également de très près le dossier et lui a même donné un temps supplémentaire pour régler le problème. Malheureusement, les protagonistes politiques n’étant pas arrivés à trouver la fameuse sortie de crise consensuelle et exclusive, le gouvernement américain était obligé de prendre la sanction en suspendant Madagascar des avantages de l’AGOA.

Avant juin

A la question de savoir si l’on peut encore sauver l’AGOA cette année, Niels Marquartd de répondre que si une solution politique est trouvée avant le mois de juin, il peut encore faire quelque chose. En effet, le Conseil de l’AGOA se réunira au mois de juin prochain et le dossier Madagascar pourra y être examiné.
Tout dépendra alors de l’issue que connaîtra la crise en ce moment là. En somme, si les protagonistes adoptent la fameuse solution consensuelle, le processus de reprise de l’AGOA peut commencer. Dans le cas contraire il faudra encore le mois de décembre pour que les Etats-Unis puissent de nouveau discuter du cas de Madagascar. Autrement dit, Washington maintiendra jusqu’au bout sa position. A savoir, pas d’AGOA sans consensus. D’ailleurs, SEM Niels Marquardt n’a pas manqué d’insister sur l’application de l’accord de Maputo et de l’acte additionnel d’Addis-Abeba comme la solution la plus efficace à la crise actuelle. « Si on arrive à réaliser une rencontre entre les 4 chefs de mouvance, il pourra toujours en sortir quelque chose » conclut SEM Niels Marquardt.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8083 du 10-03-2010

9 mars 2010

Tourisme - Tourisme à Mahajanga : Le paquebot ISLAND SKY en escale avec 78 touristes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:05

Le paquebot ISLAND SKY, battant pavillon des Bahamas a fait une escale de 10 heures au port de Mahajanga le samedi 6 Mars 2010. 78 touristes, suédois, américains, britanniques, néerlandais ont profité de cette escale pour faire un tour dans les bazars de Mahajanga. Une majeure partie est même partie pour découvrir l’environnement dans l’aire protégée d’Ankarafantsika.

Les autorités locales de Mahajanga représentées par l’Adjoint au Maire de la Commune Urbaine de Mahajanga, Moukthar Andriantomanga, le directeur régional du tourisme et le directeur exécutif de l’Office du Tourisme de Mahajanga, Toky Ranjatonantenaina ont tenu à accueillir les touristes au pied du paquebot qui a jeté l’encre à environ 400 mètres du port de Mahajanga.

« Les touristes ont eu chaud à leur arrivée au port », a relevé l’Adjoint au maire de Mahajanga. « Il n’y a pas d’endroit sous ombre afin qu’ils puissent s’abriter en attendant leurs amis ». En effet, la vedette devait faire une dizaine de navettes car elle ne pouvait contenir que 8 à 10 personnes au maximum. «  L’infrastructure d’accueil manque, surtout que les touristes étaient pour la plupart des gens du 3ème âge », s’est-il plaint.

Ce navire de transport de touristes venait de Mayotte, de Nossi Be et de Nosy Radama. Il est prévu rejoindre la baie de Baly dans le District de Soalala dans la nuit du Samedi même.

L’équipage est composé de 60 personnes dont la plupart sont de nationalité philippine.

Par ailleurs, l’ISLAND SKY est prévu faire une deuxième touchée au port de Mahajanga le 17 Mars prochain à 6 heures en provenance de Mayotte toujours à destination de Soalala pour une visite de la réserve de Baie de Baly.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 9 mars 2010

Cahier Economie - Bois de rose : Un nouveau règlement pour autoriser les trafics

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:02

Le nombre de bois de rose saisis par le Task Force  n’a plus évolué malgré le fait que 180 000 rondins ont été inventoriés en 2009 et que les coupes illicites continuent dans les aires protégées. D’autant plus que les auteurs principaux, plus précisément les « gros bonnets », ne sont jamais arrêtés, étant donné que des hautes personnalités les protègent. Rappelons qu’un arrêté interministériel sur la délivrance des agréments de l’exportation de bois de rose aux opérateurs moyennant le paiement des amendes à raison de 72 millions Ar/container, a été publié pour un délai fixé du 21 septembre au 30 novembre 2009. Au-delà de cette date, tout mouvement et toute transaction de bois de rose sont interdits mais une note de service a été sortie le 31 décembre 2009 pour lever cette interdiction sans donner de deadline.

En contradiction

La raison évoquée par le premier responsable de l’Environnement était le fait que des opérateurs ayant payé les amendes et disposant de 300 containers bloqués, n’ont pas pu expédier à temps leurs bois de rose car la capacité de notre infrastructure portuaire était faible. Celui-ci se contredit lui-même car il a bien assuré à la presse que le délai fixé par l’arrêté interministériel a été bien étudié et largement suffisant pour les opérateurs aussi bien dans le domaine logistique que paperasse. Au-delà de cette date, le stock de bois de rose de l’opérateur, non exporté, est considéré anormal et pouvant être issu de nouvelles coupes illicites, a-t-il poursuivi. Mais apparemment, les actions entreprises par la HAT ne contribuent pas vraiment à l’assainissement de la filière bois de rose comme celle-ci annonce publiquement. En effet, un nouveau règlement signé par un plus haut responsable des Autorités de fait, sortira incessamment en vue d’autoriser encore une fois les trafics de bois de rose qui sont en nette recrudescence, a-t-on appris de source bien informée.

Suppression du Task Force

Notons que le rythme de trafics de ces bois précieux identifiés dans les aires protégées s’est multiplié par 25 en 2009, d’après les statistiques de l’Observatoire National pour l’Environnement et le secteur Forestier.  En effet, 1 137 containers, soit une quantité de près de 25 000m3 ont été déjà sortis du territoire malagasy, en moyenne, à raison de 1 000m3/an. Dans la foulée, le MBG aux Etats-Unis publie dans son site officiel qu’il y a encore 17 000 m3 de bois de rose soit l’équivalent de 800 containers, issus toujours de ces trafics, sont en stock dans la région de SAVA. Par ailleurs, on a appris de source sûre que le Task Force serait supprimé et remplacé par une Cellule de pilotage mais les membres restent de connivence avec les trafiquants qui sont déjà identifiés mais intouchables jusqu’à maintenant.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8082 du 09-03-2010

8 mars 2010

ECONOMIE - Crise politique : Les femmes résistent

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:24

Pendant la crise, les femmes dirigeantes ont pu sauver leurs activités.

«Nous devons agir de manière à surmonter les obstacles ». C’est avec de tels propos que la plupart des femmes ont montré leur détermination à aller de l’avant. Dans les ateliers et entreprises, un ralentissement des activités a été observé mais ces « leaders » n’ont pas baissé les bras pour chercher des solutions alternatives, principaux recours pour la survie.
« Depuis maintenant plus d’une année, le nombre de clients a nettement baissé. En l’espace d’ un mois, il arrive qu’on n’en reçoive aucun. C’est pourquoi, pour assurer la survie et aussi pour garder mon atelier, j’ai cherché une alternative et me suis lancée dans une double activité », affirme Nataché Ré, une femme entrepreneur, exerçant dans le secteur de l’Artisanat.
Activité supplémentaire
La double activité a aussi permis de maintenir les emplois pour certaines.
« Compte tenu de la baisse des commandes, j’ai dû diversifier mes produits. Au lieu de me spécialiser dans la vente de gâteaux comme avant, je me suis convertie en gargotière tout en gardant un petit espace pour la pâtisserie », annonce Hary, une gérante de pâtisserie et de gargote à Besarety.
« Ainsi, je pouvais garder mes employés qui, eux aussi, ont besoin de travailler », continue-t-elle.
Cette résistance de la femme se reflète sur le remboursement de crédit auprès des microfinances. « Pour la gente féminine, le taux de remboursement est plus ou moins maintenu, notamment, pour les agricultrices. Les artisanes ont une certaine difficulté mais elles s’efforcent de respecter leurs engagements », explique Josée Razakamahefa, présidente de l’union des OTIV (Ombona Tahiry ifampisamborana Vola). Cependant, le nombre de demandes de crédits par les femmes a connu une baisse de près de 5%.
Du côté des employés, les femmes constituent la majorité de ceux qui ont perdu leurs emplois. Cette situation a été plus évidente au niveau des zones franches. « Les femmes n’ont pas été essentiellement visées dans le cadre des licenciements ou des chômages techniques. Tout dépend du secteur d’activités et pour le cas des zones franches, 54 à 60% de ceux qui ont perdu leur travail sont des femmes », annonce Jessy, du comité des travailleurs pour la défense du maintien de l’Africa Growth Opportunity Act (AGOA).

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4558 du 08-03-2010

Société - Sécurité alimentaire par l’HIMO/FID : 12,3 millions de dollars de la Banque mondiale pour nettoyer les marais

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

11 000 personnes travaillent depuis le 19 février dernier dans le cadre de la méthode haute intensité de main d’œuvre (HIMO), soit cinq heures de travail par jour pour 2000 Ariary. Cette main d’œuvre nettoie les marécages et marais de la capitale ; il s’agit d’enlever les jacynthes d’eau. Elle est répartie sur les 12ha de zones inondables des fokontany d’Anosizato Est, Anagarangarana et Anosy Mandrangobato ou encore Ambohibarikely. Cette main d’œuvre est essentiellement composée de femmes issues des catégories vulnérables de la population et leurs enfants sont entre temps pris en charge par l’organisme qui les embauche, en l’occurrence le FID, qui leur offre également pendant la durée des travaux prévus pour 30 jours, du savon. Le projet HIMO/FID est évalué à 94 076 400 Ariary.

27 districts bénéficient du projet HIMO/FID de la Banque mondiale élaboré pour la sécurisation alimentaire des populations vulnérables. Ce projet dispose de 12,3 millions de dollars sur les 40 millions de dollars de la Banque mondiale affectés à la sécurité alimentaire, à la réhabilitation suite aux catastrophes naturelles et aux infrastructures sociales. Ce projet s’étale de 2009 à 2011.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 8 mars 2010

4 mars 2010

CULTURE - Solomon Rakotomanana : L’art zafimaniry dans le sang

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:03

Du 1er au 13 septembre, le sculpteur expose à l’AFT. Il met l’art zafimaniry en connexion avec diverses expressions.

Pour Solomon Rakotomanana, l’art zafimaniry c’est toute sa vie. Ayant grandi à Ambositra au sein d’une famille d’artisans-sculpteurs d’art zafimaniry depuis la génération de son grand-père, il se dit riche de tous les contacts et échanges noués avec la légendaire population forestière.
Vers l’âge de 10 ans, il a réalisé presque instinctivement ses premières oeuvres. C’est à 23 ans qu’il s’y est mis sérieusement, à la manière d’un pro. A l’époque, il a déjà réfuté l’idée d’être un simple imitateur du zafimaniry.
« Par les études, les formations, et les différentes fréquentations que j’ai acquises dans la capitale depuis mes jeunes années, je me suis créé une nouvelle vision artistique », confie l’artiste.
Héritier
Actuellement âgé de 55 ans, Solomon Rakotomanana semble fort d’une grande maturité artistique. L’exposition qu’il présente à l’Alliance française à Andavamamba, du 1er au 13 mars, en fait foi. A travers « Manan’art : le savoir-faire zafimaniry », il aligne quelque 150 pièces.
Ces œuvres permettent d’apprécier un sculpteur attaché à une appartenance culturelle et à une histoire, tout en s’efforçant d’être ouvert et branché avec le monde et son actualité.
Certes, les figures présentées à travers les oeuvres ne renient pas leur origine et leur racine. L’art zafimaniry, ce sont les « bois nus », sans vernis et sans coloration, mettant en valeur des motifs typiquement « afro-malgaches », autant les matières de support que des images simples du quotidien, consacrées à des fins décoratives et/ou à usage pratique.
Un malle coulissante en palissandre, une tête stylisée en bois de rose, un caméléon en bois brûlé, une tête de guerrier en bois noir, un buste de femme en ébène, une femme à la poitrine nue en eucalyptus, etc. Tout cela fait effectivement de Solomon Rakotomanana un authentique héritier d’une tradition culturelle quasi « endémique ».
Mais avec lui, l’ensemble des œuvres dévoile toute une gamme de facettes révolutionnées de l’art zafimaniry. Les figures ont emprunté des touches d’expression diversifiées, allant du contemporain au surréalisme, du figuratif à l’abstrait et l’impressionisme, permettant d’apprécier un artiste determiné à ne jurer que sur son propre instinct.
Ayant participé à la décoration du Palais de Manjakamiadana en cours de reconstruction, l’homme demeure sensible à tout ce qui est patrimoine. Il se fait un exemple dans la pratique.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4555 du 04-03-2010

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