Actus Madagascar

1 février 2012

Région - Antsiranana : Des quartiers dans l’eau

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:21

Les intempéries qui ont frappé durant quatre jours la ville d’Antsiranana y ont entrainé des dégâts considérables. Plusieurs quartiers ont été inondés par les eaux.

Les eaux ont monté, l’électricité et l’eau coupées. Ce sont les dégâts causés par les pluies intenses qui se sont abattues, jour et nuit, sur la ville d’Antsiranana et ses environs durant le week­end dernier. Des dégâts qui se sont ajoutés aux difficultés presque quotidiennes à cause de l’instabilité de l’approvisionnement en eau et en électricité dans cette ville. 
Plusieurs quartiers, à l’instar de Tanambao 5, Morafeno, Ambalavola, Cité ouvrière, ont été par conséquent inaccessibles car ils ont subi une forte inondation. Les canaux servant à évacuer les eaux dans cette ville étant pour la plupart bouchés par du sables. Le stade municipal et certaines salles de classes ont été aussi inondés. 
Dysfonctionnement 
Comme il fallait s’y attendre, cette situation a généré des dysfonctionnements dans les occupations habituelles des gens. Des marchands dans ces quartiers n’ont pas, par exemple, pu étaler leurs marchandises, alors que ceux qui ont pu le faire en ont profité pour augmenter le prix des denrées alimentaires. De leur côté, nombreux sont les chrétiens qui n’ont pas pu participer aux cultes du dimanche. Quant aux taxi-man, ils étaient plutôt contents car ils ont pu augmenter leur recette.
En ce moment, la situation tend progressivement à s’améliorer pour les habitants de ces quartiers. Pour­tant ils pensent déjà aux éventuelles prochaines pluies. Ainsi, ils invitent les autorités compétentes à curer les canaux d’évacuation afin de leur épargner de telles catastrophes dans l’avenir.

Extrait l’Express de Madagascar - Mercredi 01 février 2012

31 janvier 2012

Région - Toliara : Succès des inusables Kapa Pira

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:59

Solides et bon marché, les sandales fabriquées avec de vieux pneus connaissent encore un grand succès. Incursion dans le monde de ces chaussures d’un autre genre.

Les vieux pneus de voitures ne meurent pas dans la Cité du soleil. Depuis plusieurs dizaines d’années, les artisans tuléarois les transforment en sandales inusables dénommées communément par la population « Kapa Pira ». 
Toliara est célèbre pour la minutie et le talent de ses artisans. Un tour dans l’un des marchés artisanaux de cette ville, à Tanambao, donne un aperçu de la richesse de ce secteur, dont la créativité n’est plus à démontrer. 
Professionnels de la récupération, ils conçoivent des chaussures originales en alliant à la fois la conservation de leur culture et l’exigence en matière de respect de l’environnement. De ce fait, leurs produits n’ont rien à envier aux sandales fabriquées ailleurs. 
Le Kapa Pira est depuis la nuit des temps très apprécié par les tireurs de pousse-pousse, les paysans et les agriculteurs, à cause de sa rigidité et sa structure qui s’adaptent à ces types d’activités. Ni soleil et pluie, ni épines et arêtes ne les effrayent. Dans leur texture, les matériaux utilisés et les matières premières ne sont pas trop compliqués. 
« Pour un meilleur confort anatomique, le caoutchouc, ou Pira, est utilisé pour les semelles, et les chambres à air servent à fabriquer les brides à cause de leur élasticité. Pour l’assemblage, on ne fait pas usage de colle mais uniquement des clous, parfois des rivets pour certaines modèles », explique Manjovelo, un vétéran dans la fabrication de Kapa Pira.
Made in Toliara
Des piles de pneus usés, des cordes de chambre à air pré-taillées suspendues de part et d’autre dans un kiosque en planches, des vingtaines de sandales en caoutchouc étalées à même le sol ainsi que des paires rangées dans des étagères de fortune. C’est le décor qu’on aperçoit devant l’atelier de Manjovelo. Celui-ci figure parmi les artisans au marché de Tanambao au centre-ville de Toliara, depuis des années. 
Ceux-là se réjouissent d’une clientèle fidélisée qu’ils estiment très satisfaite de leur travail. Ce qui leur inspire une belle fierté. 
« Jamais je n’abandonnerai cette activité grâce à laquelle j’arrive à satisfaire mes besoins, ceux de ma famille, particulièrement de mes petits frères et sœurs », souligne Efoetse Gabin, un autre fabriquant de Kapa Pira toujours au marché de Tanambao. 
Selon plusieurs habitants qui la chaussent, une paire de sandales « made in Toliara » peut durer jusqu’à cinq ans sans s’user. « Nous vendons à tout le monde aux jeunes, aux campagnards et même aux riches », explique Efoetse.
Il affirme écouler en moyenne une dizaine de paires par jour, vendues entre 2 500 ariary et 3 500 ariary, selon les modèles. 
Sa plus grande clientèle se compte parmi les tireurs de pousse-pousse. Ceux-ci les chaussent pour bien fouler le goudron et les utilisent aussi parfois comme frein. « Nous sommes dans une zone à canicule le long de l’année. Lorsque vous portez ces sandales, vous êtes sôrs de vous-même pour freiner et stopper au bon moment. Ce qui rassure également nos clients », témoigne Vontsora, qui exerce le métier de tireur de pousse-pousse depuis plus d’une décennie.

Extrait l’Express de Madagasikara - Mardi 31 janvier 2012

Culture - Patrimoine : Les grottes d’Isandra à l’Unesco

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:55

Si la chance et les dieux du patrimoine sourient à Madagascar, les grottes d’Isandra pourraient bien être classées patrimoine mondial de l’humanité. La course est lancée.

Les grottes de l’Isandra se trouvent désormais dans le collimateur du ministère de la Culture et du patrimoine. Les premiers pas pour introduire ce site, situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Fianarantsoa, au rang de patrimoine mondial de l’humanité sont plus qu’entamés. En d’autres termes, les responsables malgaches se trouvent maintenant au starting block pour démarrer toute action. Mais le travail sera de longue haleine. 
« C’était à la date limite, mais le dossier complet a déjà été déposé à l’Unesco le 24 janvier. Mais cela prendra du temps pour toutes les démarches vers la validation », déclare la ministre de la Culture et du patrimoine avec optimisme. Il est probable que des délégations de l’Unesco fassent des visites sur site pour évaluation. 
Premier pas 
Si l’Unesco accepte la proposition malgache, les grottes de l’Isandra seront le quatrième site du pays à bénéficier de ce privilège. Il sera ainsi sur le même pied d’égalité que les Tsingy du Bemaraha, le Rova d’Ambohi­manga et l’Ala Atsinanana. Les grottes de l’Isandra ont déjà figuré dans un film international au titre « Earth ». C’est dire l’optimisme qu’affiche la partie malgache. 
« On peut prendre l’exemple du fisehoana sur ce cas. D’abord, on présente les parents avant de passer par les étapes suivantes », tempère Émeline Raharimanana, directeur du Patrimoine au ministère de la Culture et du patrimoine. Dans la majorité des cas, la consécration vient, des mois, voire des années après le dépôt de la candidature. En fait, l’Isandra est le nom d’une rivière qui sillonne les environs du site.

Extrait l’Express de Madagascar - Mardi 31 janvier 2012

Economie - Tourisme : L’ONTM organisera son propre salon

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« Les défis sont importants pour cette année ». Eric Koller, le nouveau président du Conseil d’Administration de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM), l’a annoncé à l’occasion de la présentation du nouveau bureau et des nouveaux administrateurs de cette entité à tous ses partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux représentants des corps diplomatiques dernièrement à la salle de l’Horloge de la Gare de Soarano. « 2012 devrait être la nouvelle année de référence pour un secteur qui n’a cessé de connaître une croissance à deux chiffres avant la crise de 2009 et dès 2010 », a-t-il fait remarquer. A preuve, l’ONTM compte organiser son propre Salon du Tourisme, qui aura lieu du 31 mai au 03 juin 2012 prochain avec les 3e Assises Internationales du Tourisme Durable. Cet événement verra la présence et l’intervention de Frédéric Fierret, directeur exécutif de l’Organisation Mondiale du Tourisme ainsi que celle de nombreux experts en la matière. A part la présentation du bureau d’un mandat de 2 ans par le directeur exécutif de l’ONTM, Eric Koller, le nouveau PCA a aussi présenté les réalisations majeures de l’office et les grandes lignes de son programme. On peut citer, entre autres, le développement du tourisme durable, le renforcement de capacité des Offices Régionaux du Tourisme, l’amélioration des ressources financières de l’ONTM et la formation du personnel en activité dans le tourisme.  Lors de cette cérémonie, Eric Koller n’a pas non plus oublié de remercier tous ceux qui ont soutenu l’office depuis 2006, en particulier, l’Agence Française de Développement pour son appui durant les périodes difficiles. Notons que le ministre du Tourisme, Jean Max Rakotomamonjy, et l’Ambassadeur de France à Madagascar, SEM. Jean Marc Chataîgner, ainsi q’une pléiade de personnalités du milieu économique et diplomatique y ont assisté.

Extrait Midi Madagasikara - Lundi 30 janvier 2012

25 janvier 2012

Social - Cyclone : Funso accoste le Sud

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Après s’être éloigné des côtes Ouest malgaches, ce week-end, Funso, une perturbation tropicale dans le canal de Mozambique, a changé de direction hier, en accostant les côtes Sud et Sud-Ouest malgaches. 
« Le système se déplace vers le Sud- Sud Ouest et son centre se trouvait à 475 Km au Nord Ouest de Morombe à 15 heures » a fait savoir le bulletin spécial du service météorologique d’Ampan­drianomby, hier. Funso se rapproche ainsi des côtes malgaches. Six heures auparavant, elle était encore « à 500 Km à l’Ouest de Moron­dava » ajoute le bulletin. 
Le passage de Funso dans le chef-lieu de la région de Menabe, Moron­dava, a été aperçu hier, même si elle n’avait pas encore fait de grands dégâts. « Deux quartiers de la zone basse de la ville de Morondava enregistrent une montée des eaux de mer ce matin (hier) à savoir Avara­drova et Morondava centre. Celle-ci pourrait être causée par la marée haute et les vents forts. Nous n’avons pas encore reçu d’ informations concernant les sinistrés », a indiqué Idy Boana, secrétaire général de la région Menabe, hier. 
Le vent et les rafales engendrés par cette perturbation tropicale demeurent ainsi constants le long de son trajet. « Les vents moyens atteignent 195 Km/ heure et les rafales 275Km/heure près du centre. Des pluies abondantes pourraient être attendues dans les ex-provinces de Toliara et de Fiana­rantsoa », interpelle le communiqué à Ampan­drianomby. Dans la capitale, la rivière Ikopa a connu une montée des eaux, mais ne menace pas encore l’agglomération d’Anta­nanarivo.

Extrait l’Express de Madagascar - Mercredi 25 janvier 2012

24 janvier 2012

Economie - Tourisme durable : Une opportunité à saisir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:33

L’ONTM prévoit d’atteindre, cette année, le même nombre de visiteurs qu’en 2008. La promotion du tourisme durable serait un facteur pour y parvenir.

Mettre la destination Madagascar dans la cartographie mondiale du tourisme durable, c’est l’un des défis que se sont lancé les nouveaux membres du Conseil d’administration (CA) de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) dans le cadre de ses actions pour la promotion du secteur tourisme. Selon Eric Koller, président du CA, il s’agit d’une opportunité qui doit être exploitée et que, si Madagascar s’y lance maintenant, il n’est pas trop tard. 
Une amélioration de l’image de la destination sur différents points est cependant requise, sans mobiliser d’importants investissements. « Par rapport aux autres pays avancés et industrialisés, la mise en place d’un tourisme durable et responsable n’est pas trop tard pour Madagascar. Nous avons des potentiels à mettre en jeu mais il faut donner une meilleure image à la destination, par exemple, faire en sorte que les feux de brousse s’arrêtent. Cela ne nécessite pas de gros investissements », a indiqué ce responsable, jeudi, au Café de la gare Soarano, lors de la cérémonie de présentation des membres du CA. « Il faut déterminer la position de Madagascar sur la carte mondiale dans le secteur tourisme durable et responsable. Ce type de tourisme est appliqué dans plusieurs pays qui sont très visités », a-t-il enchaîné. 
Assises
Par rapport à cet objectif, l’Office a entamé et projeté la mise en œuvre de différentes actions dont la création d’une commission spéciale « tourisme durable », présidée par Annick Beanta­nana. Elle aura pour mission la réflexion sur l’harmonisation du développement du tourisme durable et les renforcements de capacité des acteurs du secteur. La prochaine étape sera l’élaboration d’un plan d’actions et de démarche marketing relatif au tourisme responsable qui prendra en considération l’environnement, la culture, la population et autres facteurs. 
Du 31 mai au 3 juin, dans le cadre du Salon du tourisme international Enjoy 2012, qui se tiendra parallèlement à la Foire internationale de Madagascar, seront orga­nisées les assises sur le tourisme durable. Elles verront la présence du direc­teur exécutif de l’Organisation mondiale du Tourisme durable.

Extrait l’Express de Madagascar - Lundi 23 janvier 2012 

Société - Météo : Funso se rapproche des côtes malgaches

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:28

Le temps pluvieux dans la capitale, malgré les quelques rayons de soleil qui ont illuminé la journée d’hier, confirme le fait que le cyclone Funso s’approche dangereusement des côtes malgaches. Hier à 15 heures, il se trouvait à 500 km au sud-ouest de Maintirano. Il s’intensifie et continue sa trajectoire vers le sud-est. Si aucune perte ni dégât n’est encore à déplorer dans le pays, la prudence est de mise, car son passage au Mozambique a fait des victimes. Selon la presse locale, le cyclone Funso a fait état de 12 décès et des milliers de sans-abri, en touchant de plein fouet le pays, le week-end dernier. Autant dire qu’il faut être sur le qui-vive à tout moment !

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 24 janvier 2012

Société - LFT : La plantation d’un baobab Gregorii pour compléter l’allée des baobabs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:26

La plantation de la 8e espèce de baobab existant sur terre s’est tenue hier au lycée français, pour marquer le quarantenaire du LFT. Une opportunité qui fait de cet endroit le seul au monde qui concentre toutes les espèces de ce grand arbre en un seul site.

Il s’appelle Adansonia gregorii, et c’est une des 8 espèces du grand arbre baobab, que l’on trouve essentiellement en Australie. Hier, il a été le héros de la journée à l’occasion du début de la célébration des 40 ans du lycée français de Tananarive. Délicatement recouvert dans un petit sac en plastique, il était impatient de se retrouver en terre, pour grandir auprès de ses 7   camarades, les autres espèces de baobabs dans le monde dont 6 sont endémiques à Madagascar. Et puis, après un grand buffet de l’amitié qui a vu la présence notamment de l’ambassadeur de France, SEM. Jean Marc Chataîgner, ainsi que du proviseur du LFT, du personnel administratif et de quelques enseignants auprès de l’établissement, sans oublier les représentants de la Cirad, partenaire dans ce projet et, bien sûr, de quelques élèves participant au projet, il a été planté près du terrain de football, des mains de l’ambassadeur de France en personne.

Marques écologiques. Le projet est né d’une initiative des élèves qui ont planté des germes de baobabs, à titre expérimental, dans le cadre d’un thème sur l’éducation vers un développement durable. Le LFT a donc fait appel à Pascal Danthu, directeur de l’antenne Cirad à Antananarivo, qui a alors présenté ces « géants à pieds fragiles » aux élèves. La plantation du baobab s’en est suivie. Sous une pluie battante le 1er avril 2009, les élèves se sont mis à planter la graine. Au total, les 6 espèces endémiques à Madagascar ont été plantées sur une allée, autour du terrain de football. Il s’agit de l’Adansonia grandidieri, situé entre Morondava et Morombe, l’Adansonia rubrostipa que l’on trouve sur la côte Ouest de l’île, l’Adansonia Madagascariensis dans la région Nord-Ouest de Madagascar et à Mayotte, l’Adansonia perrieri dans le Nord, à Diégo-Suarez, l’Adansonia Za sur toute la côte Ouest de Madagascar, l’Adansonia suarezensis principalement près de la mer à Diégo-Suarez. A cela s’ajoute l’Adansonia digitata, le baobab d’Afrique qui se trouve dans 31 pays dans les régions les plus sèches, et que l’on retrouve également à Madagascar, et le fameux Adansonia Gregorii, que l’on peut désormais voir au lycée français. Car grâce à cette grande opération, le lycée français de Tana est le seul endroit au monde où l’on peut retrouver les 8 espèces de baobab au monde. Ouverte au grand public, cette nouvelle « allée des baobabs » attirera certainement grand monde. De quoi rendre les élèves et tout le lycée fiers de cette empreinte citoyenne dans leurs espaces de vie respectifs.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 24 janvier 2012

21 janvier 2012

Notes du passé - Tout un rituel autour d’un enterrement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:46

Quand une personne meurt, la tradition veut qu’un rituel soit organisé avant l’enterrement.
Dans les temps anciens, la légende raconte que selon la coutume, la famille mange le corps du défunt- « parce que l’on ne souhaite pas qu’il pourrisse sous terre »- dans la nuit qui suit son décès. Un jour, dit-on, le fils d’une grande famille décède, mais ses parents se refusent à donner son corps en pâture à leur clan et offrent en échange des bœufs C’est depuis cette époque très lointaine, dit-on, qu’on tue des zébus- dont le nombre est proportionnel à la richesse de la famille éplorée- durant les veillées funèbres et ce, jusqu’à l’enterrement.
Il est aussi coutumier de mettre une pièce d’argent dans la bouche d’un mort, parfois sous le corps avant qu’on ne le recouvre de linceuls, et seule une famille des plus miséreuses ne peut le faire. Ceci, poursuit-on, s’explique par le fait qu’à Madagascar, en Imerina en particulier, les morts sont enterrés dans un tombeau familial et que cette pièce devra permettre de le reconnaître quand vient le temps du famadihana (retournement des morts), de l’exhumation ou de la translation alors que la chair est déjà tombée en poussière.
Les familles aisées, elles, n’hésitent pas à mettre une petite fortune dans un petit sachet qu’elles placent près du corps avant que celui-ci soit recouvert de linceuls. Quant aux souverains, c’est dans une pirogue en argent que leur « masina » est déposé.
Les richesses dont on accompagne le mort « n’appartiennent pas au souverain régnant », précise Andrianampoinimerina. Autre­ment dit, il n’en prend pas un « hetra » car « elles sont déjà avec les morts, qu’elles sont les dus des rois décédés ». Et quiconque se permet plus tard de les utiliser pour payer le tribut du roi, est passible de la peine capitale.
Il arrive, en effet, que pour des raisons graves telles une maladie, une famille est obligée de récupérer les biens qui accompagnent ses défunts dans la tombe. Cela ne peut pourtant se faire n’importe comment ni n’importe quand: il faut attendre l’ouverture du tombeau, par exemple à l’occasion d’un famadihana, et implorer les morts pour qu’ils acceptent de donner leurs biens.
Le choix de la soie sauvage (lambamena) en guise de linceul est logique, dit-on. Non seulement c’est un tissu qui supporte le mieux un ensevelissement et de ce fait, protège de façon durable le corps, mais en outre c’est un tissu de qualité. Ne pas en recouvrir son défunt signifie aux yeux de tous, une très grande pauvreté. Pour les souverains régnants, les Zanakandriana et les Zaza­maro­lahy on leur réserve le « jaky mena », soie de la meilleure qualité et rouge de la couleur royale. 
Dans tous les cas, on explique également le choix de la soie sauvage par la croyance que l’esprit du défunt ne meurt pas avec son corps et mérite une « tenue d’apparat ». D’où d’ailleurs les expressions « nody mandry » (le défunt est rentré pour dormir) ou « niamboho ny andriana » (le roi a tourné le dos).
Les guerriers qui meurent, se font accompagner d’un fusil, d’une sagaie, bref d’une arme qui distingue le combattant, surtout du temps où de nombreuses peuplades divisées en divers clans, existent et se font sans arrêt la guerre. Plus tard, cela n’est plus possible car tous les soldats n’y ont pas droit. Tout au moins depuis Ranavalona II car à partir de cette époque, seuls les officiers supérieurs peuvent détenir des armes à feu. Et encore, précise-t-on, enterrer avec leurs fusils est autorisé car comme ils n’ont pas le droit de garder de la poudre chez eux, leurs fusils deviennent inutilisables. 
En revanche, la loi en vigueur ne frappe pas de la même interdiction les armes blanches et même les porteurs et les esclaves y ont droit.
Auparavant, sous Ranava­lona 1ère, les funérailles d’un grand officier sont marquées par des salves de fusils et des coups de canon jusqu’à ce que le corps soit enfoui.
Outre tous ces symboles, d’autres croyances évoquent certains signes annonciateurs d’un décès et ils varient d’une personne à l’autre. Toutefois, pour les souverains, on parle souvent de l’apparition des feux follets, accompagnés de musique sans musiciens pour Ranavalona 1ère, de la maladie nerveuse « ramanenjana » pour son fils Radama II.

Extrait l’Express de Madagascar - Samedi 21 janvier 2012

20 janvier 2012

Politique - Promotion du tourisme : L’Office national mise sur le tourisme durable

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:10

« Madagascar a une belle carte à jouer dans le tourisme durable, d’autant que ce type de tourisme est en vogue. Le pays a encore un environnement, des cultures, des us et coutumes à préserver. Le tourisme durable, c’est l’ensemble de tout cela ». Le nouveau président de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), Eric Koller a expliqué ainsi l’un des principaux défis de cette association reconnue d’utilité publique. C’était hier au café de la gare de Soarano lors de la présentation des nouveaux membres du conseil d’administration et du nouveau site web de l’office. Au lieu de la déforestation et du brûlis donc, le pays peut présenter une nouvelle image devant attirer les touristes. Notons que le célèbre directeur exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) sera présent aux 3èmes assises du tourisme durable qui se tiendront lors du salon international du tourisme « Enjoy » du 31 mai au 3 juin 2012 à Andranomena. Le tourisme durable exige de se conformer à certains principes. Le président de l’office avance que cela n’exige pas nécessairement un lourd investissement. L’essentiel est de commencer et d’y aller progressivement pour remplacer, par exemple, l’énergie fossile par des énergies renouvelables, etc.

Le tourisme durable permet de développer des petites et moyennes infrastructures intégrées dans l’environnement. Malgré tout, le président n’est pas contre les chaînes hôtelières si elles sont implantées là où il faut. Ces chaînes offrent plus de crédibilité à la destination. Concernant le marché du tourisme, 65% des arrivées sont constitués de Français et de Réunionnais. Mais une chute de 30% a été enregistrée depuis la crise. Aux yeux du président de l’office, il faut renforcer la promotion sur ces deux sites émetteurs de touristes. L’objectif est de faire revenir ceux qui ne sont pas encore rassurés par rapport à la situation à Madagascar. Mais l’office reconnaît que dépendre d’un seul marché est dangereux et qu’il faut en prospecter d’autres. Notons que l’office a pour mission de faire la promotion de la destination Madagascar, assurer le dialogue entre les secteurs privé et public, etc. Son objectif est de revenir au niveau de 2008 en ce qui concerne la croissance du tourisme. Entre 2010 et 2011, le secteur a connu une progression de 15 à 20% mais il est encore loin de la performance de 2008. L’office se lance le défi de faire de 2012 une nouvelle année de référence en termes de performance.

Car selon le président, plusieurs secteurs dépendent du tourisme. Il cite les 25 000 emplois directs du secteur, les artisans, les pêcheurs, de nombreuses communautés villageoises, etc. Comme quoi, le tourisme devrait être une priorité des priorités. Pour l’heure, la promotion de ce secteur dépend largement des soutiens des bailleurs de fonds étrangers dont l’Agence française de développement (AFD), la Banque mondiale, l’opérateur en téléphonie Telma…

Extrait La Gazette de la Grande île - Vendredi 20 Janvier 2012

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