PARENTHESES de vie

11 janvier 2012

Société - Hope for Madagascar : Une autre école primaire à Tsaratanana

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L’association Hope for Madagascar est à nouveau à pied d’œuvre pour la construction d’une école à Madagascar. Un chantier de construction d’une valeur de 50 millions d’ariary est actuellement en cours dans la localité de Tsaratanana. Le chantier a commencé le 6 décembre de l’année dernière et est censé se terminer à la fin de ce mois.

Le chantier a été supervisé par l’un des membres de l’association, Georges Fils Andriamanjato Raelisaona. Un chantier qui a aussi vu une grande participation de la population bénéficiaire. Comme à l’habitude de l’association Hope for Madagascar, la population bénéficiaire de la donation participe dans la fourniture de la main d’œuvre et des matériaux de construction comme le sable et les bois.

Le choix de l’implantation de l’école à Tsaratanana a été justifié par les efforts accomplis par les fokonolona dans la construction d’une petite cabane pour servir d’école. Sans parler de la cotisation effectuée par le fokonolona pendant quelques années pour le paiement des salaires des instructeurs. Tsaratanana se trouve sur la croisée du chemin qui mène à Sahasinaka. Avant, les enfants de cette localité devaient effectuer une heure de marche à pied pour rejoindre leur école, dans le fokontany d’Ambahitrazo.

Ce qui a attiré l’attention de l’association Hope for Madagascar. Dans ses activités, cette association a prévu de construire à Madagascar une école primaire tous les deux ans. C’est ainsi que Tsaratanana a été choisi pour l’implantation de la prochaine école construite par Hope for Madagascar.

La présidente de l’association Hope for Madagascar, Fanjarivo Sylvie Rakotonirina est venue à Madagascar pour prospecter la construction de cette école primaire de Tsaratanana. Elle a aussi profité de son passage dans la grande Île pour préparer le programme Life Experience Exchange Program (LEEP), cinquième édition. Comme les quatre éditions précédentes, le cinquième LEEP, qui sera organisé à Antsiranana en mois d’octobre, est consacré à un partage d’expérience au quotidien entre des écoliers en provenance de divers endroits de Madagascar. Un partage d’expérience dans l’objectif de protéger la nature. Fanjarivo Sylvie Rakotonirina a quitté la grande île ce dimanche 8 janvier 2012, pour retourner aux États-Unis.

Durant son séjour à Madagascar, la présidente de Hope for Madagascar a rencontré le chef Cisco de Manakara pour demander à ce représentant du ministère de fournir des tables et bancs pour l’école, sans oublier les instructeurs payés par l’Etat.

Soulignons que cette association finance ses interventions à partir des donations de citoyens malgaches ordinaires, mais aussi des citoyens américain. L’association effectue une opération culinaire pour récolter des fonds. Elle a invité des résidents américains aux États-Unis pour goûter aux saveurs de la cuisine malgache, en contrepartie d’une somme versée pour des œuvres effectuées à Madagascar.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 11 janvier 2012

4 mai 2011

Dossiers - Bénévolat : Des volontaires pour le progrès et la paix

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Madagascar regorge de volontaires étrangers, au nombre de 200 à 250. Ils sont généralement Français, Américains ou Japonais. Mais ils peuvent aussi être de nationalité différente. Les rencontres des Volontariats internationaux d’échange et de solidarité (VIES) des 14 et 15 avril ont été pour une trentaine de ces « bénévoles » une occasion de comparer leurs expériences et vécus respectifs dans leurs lieux d’affectation.

Que ce soit pour une première expérience à la sortie d’études secondaires, ou pour se sentir « utiles » une fois à la retraite, les volontaires sont de tous âges et de toutes origines. Qu’ils agissent pour le compte de France volontaires (Association française des volontaires du progrès – AFVP), des Peace Corps, de la Japanese international cooperation (JICA) ou les volontaires des Nations unies, leur objectif est le même : apporter leurs connaissances, mais aussi mieux connaître la culture malgache afin d’aider des populations en attente d’un avenir meilleur. « Avec conviction mais sans prétention », soulignent-ils unanimement. Tous viennent dans le but d’apporter leur aide avec une approche très locale des différentes situations. En ville ou en province, ils interviennent sur des projets qui touchent des groupes d’individus relativement élevés, et les domaines sont très divers : éducation, santé, social, agriculture, culture, infrastructures, arts, et bien d’autres encore. L’intérêt de l’autre et sa culture, l’envie d’aider et de partager sont des valeurs qui définissent plus le « volontaire-type ». La perspective de gain pécuniaire n’est pas la motivation des volontaires. Leur budget est plus serré.

Durée variable
A France Volontaires, les contrats proposés sont en général de deux ans, renouvelables un an. « Après s’être bien intégrés pendant les deux premières années, l’année supplémentaire proposée permet réellement aux volontaires de profiter des liens créés et de continuer un travail pertinent », précise Béatrice Christiny, représentante nationale de Madagascar AFVP. Néanmoins, la durée des contrats diffère selon les organismes. Certaines missions peuvent durer quatre ans voire cinq. Pour une minorité, cela peut même représenter presque une carrière sur le même projet, dans le même pays. L’intégration peut s’avérer parfois complexe. Le défaut de connaissance de la langue est souvent perçu par les volontaires comme un facteur d’exclusion. Pour pallier ce problème, Peace Corps et la JICA ont mis en place un système très efficace d’apprentissage de la langue malgache avant d’envoyer les bénévoles sur le terrain.

L’espace volontariats
L’un des objectifs des journées des volontaires était de faire connaître à tous cet espace qui a pour but de mettre en réseau tous les volontaires de l’Île. Béatrice Christiny, représentante nationale de Madagascar AFVP, Tanina Baudrand, animatirce de l’espace volontariats, et Christian Jolu, représentant régional AFVP pour l’Afrique Australe et l’océan Indien, présentaient l’espace et sa fonction qui devrait prendre place au sein de l’Institut français de Madagascar en octobre. Il s’est installé provisoirement à la Kaze Ambatoroka, lieu d’hébergement de volontaires.

Deux jours de réflexion
Les deux jours de rencontre se sont organisés sous forme de séquences de travail. Le jeudi 14 avril, France Volontaires présentait le nouvel espace volontariats en répondant aux différentes questions de l’auditoire. L’après midi, les volontaires étaient invités à réfléchir sur différentes situations à risques concernant la santé et la sécurité, sous l’écoute attentive de Frédéric Puig, intervenant de l’ambassade de France travaillant sur ces questions. Le jour suivant, Bako Rasoarifetra, maître de conférences à l’université d’Antananarivo, Jean-Hervé Fraslin, délégué d’association internationale du Crédit agricole rural, et deux membres des éclaireuses unionistes sont intervenus sur la question culturelle qui englobe l’inter culturalisme et le multiculturalisme. Le problème de la langue a ainsi dominé le débat. La réunion s’est conclue sur une note plus artistique avec la venue de Tilahy, secrétaire général de Madagaslam et Virginie Lavenant, coordinatrice de l’association Aléa des possibles. Les volontaires étaient chargés de mettre en scène et en vers le bilan de ces deux journées dans une ambiance détendue.

Au service de jeunes délinquants
Hélène et David Muller de l’association Grandir Dignement, formant un jeune couple, éducateurs de formation tous les deux, travaillent dans les centres pénitentiaires pour mineurs. "Nous essayons d’apporter à ces jeunes quelques moments de joie, la plupart ayant connu de grandes souffrances, et aussi une sorte de rééducation. Nous proposons alors diverses activités, ateliers artistiques, ateliers professionnels de maçonnerie, création d’un potager, sports etc. En incorporant à ce programme le respect des Droits de l’Enfant".

Extrait l’Express de Madagascar - Mercredi 04 mai 2011

7 mars 2011

Economie - Jacaranda de Madagascar : 3 500 cases à éclairer avec des lampes solaires

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L’entreprise tour opérateur Jacaranda de Madagascar se lance dans un projet d’envergure dans la commune de Ranohira. Josielle Randriamandranto, Directeur général de la société, l’a fait savoir lors d’un entretien avec quelques membres de la presse. «Ce projet consiste à doter chaque case de la ville de Ranohira d’une lampe solaire», a-t-elle affirmé. Ainsi, quelque 3 500 cases dans cette commune ne disposant pas encore d’éclairage en seront les bénéficiaires. L’idée, explique encore cette responsable, est de faire participer les touristes au développement de la localité qu’ils visitent.

En effet, les touristes en seront les grands contributeurs à en croire les explications de Josielle Randriamandranto. «C’est une manière d’inciter ces visiteurs à revenir ou, à défaut, de suivre de près la situation de ces familles, à qui ils ont donné de la lumière», a-t-elle encore ajouté. Les membres de la diaspora à l’extérieur y participeront également. Joël Randriamandranto, également de Jacaranda de Madagascar, d’indiquer que cette dotation de lampes solaires entre dans le cadre d’un grand projet appelé «Jardin de lumière», que Jacaranda de Madagascar mettra en œuvre dans cette ville.

Le «Jardin de lumière», qui sera inauguré les 14 et 15 octobre prochains, est un site qui fera office de lieu d’échanges entre la population de cette partie de l’île et les touristes. Ce sera une véritable vitrine de la culture Bara parce que les populations de tous les villages de Ranohira animeront à tour de rôle le site. Pour immortaliser le site, des pierres montées en forme d’arbre baptisé «Arbre de la lumière» y seront érigées. A noter que la commune de Ranohira a mis à la disposition des initiateurs du projet un terrain de 5 hectares pour leur permettre de mener à bien leurs actions.

Par ailleurs, une manifestation culturelle sera organisée à Ranohira, notamment sur le site du «Jardin de lumière», pour marquer l’évènement. Kanto Production sera associée à la fête et Lova Ramisamanana, le responsable de cette entreprise, a fait savoir que des artistes de renom venant de l’extérieur, d’Europe ou d’Afrique viendront réchauffer les scènes durant ces deux jours. Il y aura bien sûr des artistes locaux. «Je vous promets que l’on va faire une grande fête», Lova Ramisamanana de conclure.

Extrait Midi Madagasikara (Didier Rambelo) - Lundi 07 Mars 2011

5 mars 2011

Société - Medicap : 2 tonnes de riz et 27 zébus pour 5 000 détenus

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27 zébus, 11 prisons, 5 000 détenus rassasiés, 2 tonnes de riz, 6 000 euros de budget, 120 généreux donateurs … tels sont les chiffres qui marquent la cinquième édition de l’opération de l’opération zébus 2010-2011 de Médicalisation et aide aux prisonniers (Medicap) Madagascar.

L’action a été réalisée à l’occasion de Noël et du nouvel an. Grâce au fonds collecté par Medicap Madagascar auprès de ses donateurs tant malgaches qu’étrangers, ces zébus ont été achetés et préparés par les organismes bénévoles intervenant dans les prisons : congrégations religieuses, membres des comités de soutien aux personnes détenues, acteurs de la société civile malgache.

L’opération a été simultanément menée dans les prisons de Mananjary, Manakara, Farafangana, Tolagnaro, Toamasina, Moramanga, Vatomandry, Ambatondrazaka, Ambatolampy et Ihosy.

Vers la fin des années 90, plusieurs associations humanitaires françaises, soucieuses du sort des enfants et des femmes détenues dans les prisons de la Grande île ont mandaté Gérard Fayette pour effectuer une revue générale des maisons centrales de Madagascar. Le constat, pour l’intégralité de la population visitée, a révélé des conditions d’hébergement, d’alimentation et de santé inquiétantes.

Cette situation constituait et continue de constituer une véritable atteinte à la dignité humaine et au respect des droits élémentaires. Devant cette grande indigence, ces associations ont confié à Gérard Fayette, sous le nom de Medicap, la mission d’apporter dans les prisons, l’aide nécessaire à l’amélioration des conditions de détention, qu’il s’agisse d’hébergement, de santé, d’hygiène ou de réinsertion sociale. Il s’agit d’une mission strictement humanitaire, laïque et apolitique.

Depuis 2008, ces missions sont mises en œuvre par l’association Medicap Madagascar dont Gérard Fayette est le président. La raison de la création de cette association est d’assurer la pérennité des actions entreprises depuis 10 ans dans un cadre juridique approprié avec l’aide morale, financière et logistique aux associations partenaires en France.

Les principaux partenaires de Medicap sont « Enfants d’ici et d’ailleurs », « Enfants du tiers monde », « La voix de l’enfant », « Sos enfant », « La maison de sagesse », « Jeremi Rhone-Alpes », « Handicap International » et l’Union européenne.

Extrait Les Nouvelles - samedi 5 mars 2011

2 mars 2011

Culture - Festival Karitaky : Des artistes internationaux en tête d’affiche

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Depuis quatre ans, le festival « karitaky » fait vibrer la ville de Ranohira. Cette année, plus précisément du 14 au 16 octobre, l’événement prendra une allure  internationale car un organisateur de spectacle à ne plus présenter, « Kanto production », dirigé par Lova Ramisamanana et l’agence de voyage « Jacaranda », présidée par Josielle Randriamandranto, seront en quelque sorte les chefs d’orchestre.

« Nous n’allons pas encore donner des noms mais des artistes de renommée mondiale seront spécialement invités à cette occasion.  Il y aura des artistes francophones, des anglophones, des Africains et des Malgaches. Cela fait déjà trois ans que nous avons préparé cette affiche et l’heure est maintenant venue de la concrétiser », a expliqué Lova Ramisamanana. L’objectif est de valoriser davantage cette danse traditionnelle des éleveurs de zébu.

Au sens propre, le festival « Karitaky » sera sous les feux des projecteurs. En fait, un projet inouï de l’agence « Jacaranda » verra le jour durant la festivité. Il s’agit en fait de créer un espace culturel appelé « Jardin de lumière » dans la ville de Ranohira, qui symbolisera un lieu de vie et de rencontre entre les touristes et les villageois de la région. Ainsi, un grand arbre lumineux sera planté sur un terrain gracieusement mis à la disposition par la commune. « Et dès que le soleil se couche, cet arbre illuminera Ranohira. Le Jardin de lumière sert de vitrine à la culture bara. Une nouvelle facette culturelle qui se conjugue parfaitement avec la promotion du tourisme dans cette région. Pour dire que ce lieu magique sera la scène d’animations diverses tout au long de l’année », a souligné Josielle Randriamandranto.

Dorénavant, il n’y aura plus d’ombre à la lumière à Ranohira. Si le festival « Karitaky » brillera de mille feux, Ransohira s’illuminera également. A ce sujet, l’agence « Jacaranda » compte aussi apporter de l’éclairage à cette localité en offrant des lampes solaires chargeables aux 350 cases de la commune. « A vrai dire, le fait de visiter la région, notamment le parc national de l’Isalo ne suffit plus aux touristes, ces derniers veulent aussi contribuer au développement de la région, c’est pourquoi l’octroi de ces lampes », a conclu Josielle Randriamandranto. Ranohira sera une autre ville de lumière.

Extrait Les Nouvelles - mercredi 2 mars 2011 (Andry Rabeson)

1 mars 2011

Tourisme - 2011 : année de lumière pour Ranohira

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L’année 2011 sera une année faste pour la commune de Ranohira à 650 km d’Antananarivo sur la RN7. Une année de fête avec 03 grands événements culturels, touristiques et sociaux.

Tout commencera en juillet avec la 4è édition du Festival Karitaky qui mettra en exergue la culture bara à travers les danses et musiques traditionnelles. Le sport aussi sera mis en valeur durant le festival avec l’Isalo Raid pour explorer le parc national de l’Isalo dont les formes ruiniformes des canyons font la renommée de la région Ihorombe. En septembre, la ville de Ranohira recevra aussi la célébration de la Journée Mondiale du Tourisme, plus précisément le 27 septembre. Et enfin en octobre,  la première édition de la Fête de la Lumière qui mettra sur scène des artistes locaux, les grosses pointures nationales et étrangères, sans oublier le Karitaky. L’équipe de Kanto et Kintana Production de Lova Ramisamanana s’y penche déjà par ailleurs actuellement.

Ce sera aussi l’occasion pour Jacaranda Madagascar, un Tour Opérateur spécialisé sur la Grande Ile dont le bureau se trouve au 9è arrondissement à Paris, de doter 1000 kits de lampes solaires à 1000 toits des villages environnants de la ville de Ranohira. Un projet datant déjà d’il y a 3 années de cela et qui est très cher à la société de voyages. 
"Les clients se demandent toujours de ce qu’ils peuvent faire là où ils passent leurs vacances. Pour débuter, ce sera 1000 mais notre objectif est d’équiper de kits solaires 3500 toits. ", a déclaré Josielle Randriamandranto de Jacaranda Madagascar Paris tout en rassurant que d’autres communes autres que Ranohira recevront aussi les mêmes kits dans les prochaines années.

En même temps, un grand espace de 5 ha sera aussi aménagé en "jardin de lumière". Un lieu où les touristes peuvent côtoyer les villageois à travers un "village bara" qui montrera aussi la vie quotidienne des bara. Le tout agrémenté par un arbre de lumière.

Bref, l’année 2011 mettra Ranohira en pleine effervescence et la transformera en ville de lumière. Les opérateurs hôteliers de la place aussi se disent déjà prêts à recevoir du monde. A Ranohira où l’on compte actuellement plus de 400 chambres et plus de  1000 couverts.

Extrait Moov.mg - 01-03-2011  (Solofo Andrianjakarivelo)

Economie - Fête de la lumière : Un développement intégré pour l’Isalo

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Le tourisme se développe dans l’Isalo. Pour en faire profiter les habitants, le groupe Jacaranda, à la fois tour opérateur émetteur et réceptif, dirigé par Joël Randriamandranto prépare des projets intégrés présentés lors d’une conférence de presse à l’hôtel Les toiles de l’Isalo à Ranohira samedi dernier. Le premier porte sur la dotation en lampes solaires des 3 500 cases recensées par la commune de Ranohira. Ces lampes à 25 euros le kit seront fournies par les fruits des manifestations organisées par Jacaranda en France. Josielle Randriamandranto de Jacaranda Paris explique qu’elle sensibilise les associations, les Malgaches installés en France et les entreprises en France et en Belgique qui s’occupent de Madagascar. Ainsi, une manifestation appelée Rendez-vous de la lumière a lieu tous les mois pour présenter le projet et collecter des fonds. D’après Joël Randriamandranto, les touristes demandent souvent ce qu’ils peuvent faire là où ils passent leurs vacances. Depuis quelques années, des clients du groupe offrent des lampes solaires à quelques familles. L’idée est née d’en équiper toute la commune et après Ranohira, le projet ciblera d’autres villages.

Préparé depuis 3 ans, ce projet sera concrétisé en octobre. Il apportera de la lumière dans les cases tout en améliorant la santé des habitants. Ces derniers n’auront plus à utiliser une lampe à pétrole, nocive pour la santé. Le 2ème projet porte sur le jardin de lumière. Ce sera « un lieu de vie » où les touristes peuvent rencontrer les villageois. Cet endroit dont le terrain a été offert par la commune, comptera à terme un village bara. Ainsi, les touristes n’auront pas à se rendre dans l’arrière-pays pour observer et vivre la culture locale. Le jardin de lumière à gérer par des associations devrait aussi comporter des activités génératrices de revenus. Le maire, Philippeson Mionjo précise que ces associations seront sélectionnées via un appel à manifestation d’intérêt. Le jardin verra également la mise en place d’un arbre où l’on peut identifier les participants au projet. Pour inaugurer la concrétisation de ces deux projets, le groupe organisera à Ranohira la fête de la lumière du 14 au 16 octobre 2011.

En collaboration avec Kanto et kintana production dirigée par Lova Ramisamanana, cette fête aura comme tête d’affiche des artistes de renommée internationale ainsi que des artistes locaux. L’association Karitaky présidée par Ernest Jiny organisatrice du festival annuel du même nom participera aussi à la fête. Président de l’Office régional du tourisme de l’Isalo Ihorombe, Delina Ter Veen rassure que la capacité d’hébergement suivra sans problème même si les organisateurs de la fête mobiliseront jusqu’aux Tananariviens. Le carnaval de la lumière démarrera d’ailleurs à Tana. Certes, les hôtels de Ranohira ont une capacité d’un peu plus de 400 chambres mais les opérateurs ont déjà acquis l’expérience d’avoir hébergé des millions de visiteurs lors de l’éclipse solaire en 2011.

Extrait La Gazette de la Grande Île - Mardi 01 Mars 2011 (Fanjanarivo)    

 

25 janvier 2011

Société - Boeny : Une plantation de mimosa reconnue comme exemplaire

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Francine Landau, une opératrice économique malgache résidant en France mais de passage fréquent dans la commune de Belobaka, son village natal, à Mahajanga a eu la brillante idée de planter 37 000 pieds de mimosa sur un terrain de 50 ha qui se trouve à Berivotra sur la RN4, à 50 km de la ville de Mahajanga. « Un geste exemplaire envers le pays que tous les citoyens devraient suivre, ce n’est ni une grande institution, ni une grande association qui a eu cette initiative, c’est une personne de bonne volonté avec des ambitions nationalistes » se félicite le chef de la Région Boeny, Rasoloniaina Jean Christophe Noël présent au 2 ème jour de plantation des acacia masium.

Francine Landau a obtenu gratuitement le terrain auprès du Service du domaine et de la topographie de Mahajanga en l’an 2000. Elle a fini de régler les procédures administratives en 2006. Un individu bien connu de la région affirme pourtant en être le propriétaire et a engagé des plaintes. « Je suis en possession de tous les papiers nécessaires me déclarant propriétaire de ce terrain » explique la dame. « Des perturbateurs sont venus il y a 2 jours lorsqu’on a commencé à planter, c’est de la violation des droits » s’insurge-t-elle.

Mais tout ceci ne semble pas faire paniquer Francine Landau. 10 000 pieds sont déjà plantés sur 10 ha avec des plantes d’ornementation le long du point kilométrique 50 de la RN4.

De par le bouche à oreille, les Fokonolona des villages environnants tels que Ambalakida, Betsako et Ambovondramanesy se ruent chaque jour pour participer aux travaux de plantation. Une personne est payée à 3000 ariary par jour. Elle a le choix entre former 20 trous de 30cm x 30cm, planter 100 pieds de mimosa ou recouvrir 60 trous. Ils sont plus d’une centaine à se partager les tâches.

« Ce reboisement intensif pense déjà aux générations futures », dit Francine Landau. « Que vont-ils apercevoir d’ici 15 à 20 ans si nous continuons les feux de brousse ? » lance-t-elle. Un technicien forestier est sur place pour superviser les travaux du Fokololona jusqu’à la fin du reboisement. Il procède en même temps au regarnissage des plants défaillants et apprend au Fokonolona la confection des pare-feux.

Un plante de mimosa coûte 60 ariary auprès du SNGF (Service National des Graines Forestières), qui a d’ailleurs conseillé à l’initiateur de ce grand projet de planter l’acacia masium, le nom scientifique du mimosa pour sa vocation agro-forestière. En effet, selon le technicien forestier, l’arbre de mimosa possède la quantité de calories adéquates pour la production de charbon de bois. Ses fleurs sont également très favorables pour élever des abeilles. Et déjà le propriétaire des lieux donne rendez-vous aux apiculteurs d’ici quelques années pour venir installer leurs ruches parmi les futurs arbres de mimosa. Les arbres, une fois grands, pourront également servir pour la fabrication de meubles.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 25 janvier 2011

18 janvier 2011

Région - Opération Smile : Neuf enfants retrouvent le sourire

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Smile train en Afrique ou Mission sourire faisant partie de l’équipe britannique Kids était au Centre hospitalier universitaire d’Androva Mahajanga du 10 au 14 janvier.
Le recrutement des patients porteurs de fentes labio-palatines, ou becs de lièvre, a permis de recenser 22 demandes.

Les cas ont été priorisés en se basant sur les pathologies et risques opératoires (âge, poids, état de santé, etc.) et résultats fonctionnels escomptés (capacité de rééduquer le langage par exemple). Mais finalement 9 enfants, à partir de 3 ans, ont pu être opérés gratuitement sur les 15 inscrits.
Les locaux de l’hôpital étaient mis à la disposition des chirurgiens et médecins de la mission. Le personnel hospitalier du bloc opératoire dirigé par le Professeur Lisy Ralisata Ravolamanana a travaillé avec l’équipe Smile Train mission, composée de deux chirurgiens dont un de nationalité malgache, deux anesthésistes ainsi qu’un interne de bloc.

 Tous les instruments et fournitures chirurgicales et anesthésiques pour les salles d’opération ont été apportés par la Mission Sourire.
Elle prévoit de réaliser des interventions chirurgicales gratuites aussi à l’hôpital loterana à Antanimalandy, à partir de 17 janvier. La ville de Mahajanga est la première à bénéficier cette mission qui touche l’Afrique de l’Est.

Extrait l’Express de Madagascar - Mardi 18 janvier 2011

 

10 décembre 2010

Société - Dr Maurice Collin : Améliorer le quotidien des gens, ne pas s’habituer à leur misère

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Après 30 ans de pédiatrie à Grenoble, le Dr Maurice Collin a décidé, en accord avec son épouse et ses 4 enfants, de se consacrer bénévolement aux plus démunis dans le monde.
Pour que l’aide aux pays pauvres ne soit pas «l’argent des pauvres des pays riches qui va vers les riches des pays pauvres », il est nécessaire d’aller sur place, nous confie –t-il, pour éviter les pièges, et engager des actions avec des personnes de confiance. Il fait trois séjours par an, de un mois et demi à Madagascar, en RD du Congo et au Niger. Pour engager une action, il a deux critères: L’action doit être porteuse d’espoir et améliorer réellement la vie des gens du pays; et elle doit répondre à un besoin et surtout à une demande de la population. Il a fait sien cette phrase d’un chef de village dans le Bas-Congo: « Ce que tu fais pour moi, sans moi, c’est contre moi». Interview

Midi : Vous avez réalisé environ 45 projets à Madagascar, dans les quatre coins de la grande Ile et parfois dans des endroits éloignés et complètement isolés. Avez-vous une raison particulière pour les avoir faits ?
Dr Collin : Effectivement, je constate que l’aide humanitaire s’arrête dans la capitale. Mais comme Paris n’est pas la France, Tananarive n’est pas Madagascar. Aussi je parcours (en taxi-brousse) le pays qui est bien grand. Je rencontre des personnes exceptionnelles qui se dévouent pour les plus pauvres et qui sont peu médiatiques. J’ai d’autant plus de plaisir à les aider. Je pense notamment au Père Vincent Carme qui a créé le centre d’ handicapés de Tanjomoha à Vohipeno, au Père Emeric, et à beaucoup d’autres. Je n’engage des actions à Madagascar depuis 1998 que pour les personnes les plus faibles et les plus démunies: Les enfants, les personnes âgées, les handicapés, les malades mentaux, les aveugles et les prisonniers.
Midi : Est-ce que vos actions ont réellement amélioré la vie des gens et ont fait naître «l’étincelle d’espoir » que vous souhaitez ?
Dr Collin
: Je pense réellement que nos projets qui répondaient à un besoin et à une demande ont apporté de l’espoir. Ça se voyait d’ailleurs dans leurs yeux.
Midi : Quel est le projet qui vous a vraiment marqué à Madagascar et pourquoi ?
Dr Collin : Pour moi, en tant que médecin, ce sont les projets qui apportent l’eau potable et l’assainissement à une communauté. Près de 80% des maladies dans les populations du Sud sont dues à la consommation d’eaux polluées. L’eau potable c’est la vie. Plus que la médecine, plus que les médicaments, c’est l’hygiène, l’apport en eau potable et l’assainissement qui ont fait faire des progrès notables à la santé.
Midi : Comment faites-vous  pour financer  les projets ? Les bailleurs vous posent-ils des conditions ?
Dr Collin : Les 45 projets réalisés à Madagascar représentant une somme de 1 400 000 Dollars, ont été financés par les Rotary de France avec l’aide de nos amis rotariens de «la grande Ile», notamment d’Ivato et de Tsimbaroa;  et aussi avec mon association «Santé et Développement».  Site: www.santedev.fr
Effectivement, tous les projets ne sont pas éligibles. Par exemple, nous ne pouvons pas faire de constructions ou de rénovation.

Midi : Que souhaitez-vous à Madagascar aujourd’hui  pour que la souffrance des gens   diminue ?
Dr Collin: L’économie est otage de la politique. «Quand les gros maigrissent, les maigres meurent». La pauvreté est grande, mais le pays est beau et j’aime la gentillesse des Malgaches.
J’aime la devise de François Varillon: «Une main sur la souffrance des hommes; une main sur la beauté du monde ; et les deux pieds dans le devoir du moment présent». Je pense qu’il faut améliorer le quotidien des gens. il faut s’intéresser à eux. Ne pas s’habituer à leur misère. Dans «habituer», il y a «tuer». Le contraire de l’amour ce n’est pas la haine, c’est l’indifférence.
Il faut faire partout des écoles professionnelles, comme l’atelier de mécanique auto que nous avons contribué de réaliser à l’école Don Bosco à Ivato. Ces jeunes  pourront être utiles à leur pays. Tous ne peuvent pas aller à l’université ! Il faut aussi valoriser l’arbre. Il ne faut plus brûler de forêt.  Chateaubriand disait « les forêts ont précédé les civilisations; les déserts suivent leur destruction». «La terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants» disait Saint-Exupéry. Essayons de leur laisser une terre qui leur assure la permanence d’une vie authentiquement humaine.
Extrait Midi Madagasikara - vendredi 10 décembre 2010

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