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16 août 2011

Sports - Jeux des Iles de l’Océan Indien : Des basketteuses en or !

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:57

Madagascar a une fois de plus montré à toutes les îles qu’il reste le champion incontesté de l’Océan Indien.
Hier encore au Palais des Sports de Roche Caïman, Ange, Prisca, Belinda, Maiwen et Rokia ont battu pour la nième fois des Réunionnaises qui se tenaient à peine debout durant le quatrième quart temps pour avoir tenté  de faire jeu égal avec les protégées du tandem Emilien- Cyril.
Et après une courte victoire de 32 à 31 à la mi-temps, la Réunion subit la loi des Malgaches qui ont montré que Madagascar possède d’autres talents à l’image de Nene et Anita, deux grandes joueuses inattendues mais qui ont su admirablement faire écran devant les Réunionnaises.
C’est certain que le staff réunionnais avait analysé le jeu malgache mais en insérant deux inconnues,le camp malgache a renversé la tendance pour s’imposer finalement sur un score éloquent de 70 à 54.
Cette victoire de nos basketteuses n’efface pas pour autant l’amertume née de la disqualification volontaire de nos basketteurs.
Ayant eu gain de cause au niveau de la FIBA pour la participation de Charles Allen Ramsden; Madagascar n’a pas digéré, mais pas du tout, l’entêtement de la partie seychelloise à trouver tous les moyens possibles et imaginables pour empêcher cet Américain de souche mais bien Malgache de coeur à défendre sa nouvelle patrie.
Et ce qui devait arriver  car d’un commun accord tous les joueurs ont choisi d’être solidaires avec Rakoto Charles comme ils l’appellent. Une bien belle mentalité qui fera, c’est certain, la force de ce groupe qui va participer au championnat d’Afrique qui s’ouvrira à Tana le week-end prochain. Et cette fois -ci avec Charles Allen aux commandes.

Extrait Midi Madagasikara - Samedi 13 Août 2011

 

9 mars 2011

Société - Semaine de la langue française: « Dix mots qui nous relient »

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:11

La Semaine de la langue française est l’extension française de la Journée internationale de la francophonie, célébrée chaque année le 20 mars depuis 1988. Elle s’adresse à toutes les personnes qui parlent français, soit plus de 180 millions de personnes dans le monde, pour leur offrir l’occasion de vivre leur langue comme un patrimoine linguistique commun, en découvrant ses multiples formes et différences. Cette fois ci, elle sera célébrée à Madagascar en même temps que le traditionnel Printemps des poètes tout au long de ce mois. La Semaine de la langue française donne à chacun la possibilité de s’approprier sa langue, ses mots, d’en découvrir et dévoiler la richesse sous les formes les plus diverses possibles. Le principe fédérateur de la semaine de la langue française consiste à proposer dix mots, prétextes à poèmes, contes, nouvelles, pensées, chansons, etc. Ils sont sélectionnés chaque année par un comité composé de personnalités du monde francophone.

De tous les liens que nouent les hommes dans la cité, le lien de la langue est le plus fort, parce que c’est lui qui fonde le sentiment d’appartenance à une communauté. La langue participe ainsi à la cohésion sociale d’un groupe ou d’une collectivité ; c’est elle qui nous permet de « faire société ». Langue « en partage » pour tous ceux qui ont choisi de l’apprendre ou qui l’ont reçu en héritage, le français – parce qu’il est souvent en contact avec d’autres langues – est aussi une langue de partage, une invitation à s’ouvrir à un autrui ou à un ailleurs. Dix mots ont été choisis pour illustrer le lien de solidarité qui, grâce au partage de la langue, relie les membres d’une même communauté Chacun peut user de ces dix mots pour écrire un texte de 3 000 caractères ou dans une déclamation le 19 mars prochain à partir de 14h à l’Institut français de Madagascar.  Mais avant cela, Nirilalaina Ranarison, à la fois poète et enseignante coordonnera une matinée poétique, où des voix se croisent et des souffles s’entrecroisent. Des poètes et écrivains malgaches en collaboration avec des étudiants initiés à l’art oratoire, vont clamer des poèmes, visages du monde francophone. La musique du groupe Sorajavona illustrera la séance qui sera aussi marquée par la lecture de textes en hommage à Edouard Glissant, poète et écrivain antillais et à Andrée Chedid, romancière et poète française, décédés récemment.

Extrait La Gazette de la Grande Île - Mercredi 09 Mars 2011

9 février 2011

Social - Plantes médicinales : Nécessité de normalisation

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:19

Des malgaches utilisent leurs connaissances et leur don pour soigner les malades. Cette connaissance nécessite, toutefois, une normalisation.

«Un véritable tradipraticien ne sort ni d’une quelconque école ni d’une formation. Son savoir-faire est un don transmis de génération en génération », explique Eugène Randrianjatovo, un tradipraticien à Isotry. Une éminente membre du bureau de l’association des tradipraticiens, connue sous le sigle de FIFAFINM, qui veut rester anonyme, confirme cette affirmation. « Ce sont mes grands-parents qui m’ont transmis ce don. À mon tour, je le transmets à mes enfants. Il n’y a aucune formation dans cette matière », soutient-elle. Ainsi l’allusion porte sur « le don » que bénéficient certains tradipraticiens et qui leur permet de guérir une brûlure, une blessure ou une maladie grâce à la salive ou aux feuilles de végétation.

Prudence
Les nombreux vendeurs de plantes et de tiges médicinales ne sont alors que de simples prestataires. « Ces vendeurs ne font qu’exécuter la recette que nous leur avons donnée », continue toujours Eugène Randrianjatovo. Le risque de surdosage est ainsi minime. « Car c’est une recette employée depuis plusieurs années. De plus, les vendeurs tiennent un carnet pour éviter un mauvais dosage. Seulement, il faut éviter les vendeurs ambulants qu’on ne peut pas pister en cas d’une mauvaise réaction au médicament », argumente le tradipraticien.

Mais le ministère de la Santé est prudent face à l’efficacité des médicaments de ces tradipraticiens, malgré une reconnaissance de leur association et de leur travail. « Nous ne reconnaissons pas et ne validons pas encore leurs médicaments », avance Lafy Roger Razafindrakoto, directeur de la gestion des intrants de santé, du laboratoire et de la médecine traditionnelle (DGLMT) au sein du ministère de la Santé.
Toutefois le ministère de la Santé reconnaît et travaille de concert avec l’association des tradipraticiens. « Notre objectif étant de mener un suivi sur leurs activités, car ils sont en contact avec de nombreuses personnes. Et d’améliorer leurs remèdes en leur faisant subir un test dans un laboratoire. Tel est l’enjeu de cette rencontre, ce jour », souligne le direceur du DGLMT.
Mais des interdictions peuvent tomber prochainement sur les produits toxiques réputés faciliter l’avortement. « Ces produits devraient
être retirés du marché public avant d’avoir obtenu une référence comme celle donnée par l’Organisation mondiale de la Santé », conclut Lafy Roger Razafindrakoto.

Extrait l’Express de Madagascar - Mercredi 09 fevrier 2011

12 janvier 2011

SNAV - Le Conseil d’Administration du SNAV s’est rendu à Madagascar

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 14:37

Le conseil d’administration du SNAV, présidé  par Georges COLSON, s’est rendu à MADAGASCAR du 12 au 16 décembre dernier sur invitation du gouvernement malgache et sous la coordination de Patrick Ramonjavelo.

Au programme de ces journées se sont tenues deux réunions avec le Ministre du tourisme et de l’artisanat, Madame RANDRIANJAFISOLO Iréne , une rencontre avec Monsieur l’Ambassadeur de France, et plusieurs réunions avec les responsables touristiques institutionnels et professionnels de Madagascar.


Raoul Nabet, Président de l’APS, Irène Randrianjafisolo, Ministre du Tourisme et de l’artisanat de Madagascar, Georges Colson, Président du SNAV et Joël Randriamandranto, Directeur de l’Office National de Tourisme de Madagascar

Cette mission avait pour objectif de répondre à une attente des autorités malgaches: étudier ensemble les différentes solutions pour permettre un développement de leur activité touristique, notamment en direction du marché français.


Jean-Marc Châtaigner, Ambassadeur de France à Madagascar et Georges Colson

Ces séances de travail ont permis tout d’abord de constater la volonté politique évidente du gouvernement malgache de faire du tourisme une activité économique et sociale prioritaire pour leur pays. Cette volonté est également exprimée par tous les professionnels que le SNAV a rencontrés.

Ensuite, les administrateurs, au travers des visites qu’ils ont effectuées, ont pu recenser les différents patrimoines naturels et culturels qui constituent une véritable richesse pour le développement touristique malgache.

Enfin, les institutionnels et professionnels malgaches ont réfléchi ensemble avec les administrateurs du SNAV aux différents moyens à mettre en place pour que l’ambition affichée soit réalisable à court et moyen terme; des accords bilatéraux et un plan cadre de collaboration suivront.


Les élus du Conseil d’Administration entourés de professionnels du tourisme malgaches.

L’accueil formidable qu’a reçu cette mission des professionnels élus français à Madagascar nous oblige à nous montrer dignes des espoirs et du respect que témoignent des pays partenaires vis à vis du SNAV et de tous les opérateurs français.

Notre syndicat, au delà de sa mission première qui est la défense des intérêts de ses adhérents se doit aussi de favoriser toutes les pistes de développement de notre activité, notamment en aidant des pays amis comme MADAGASCAR à s’équiper afin que les professionnels du tourisme français soient les premiers à bénéficier des retombées  de cette coopération. 

 

Source www.snav.org 12 janvier 2011

18 octobre 2010

Culture - Madajazzcar : Sarah Morrow met le jazz…au vert !

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:54

 

Le rideau est tombé sur l’édition 2010 de Madajazzcar avec, cette fois-ci, une note verte. Car le jazz peut aussi être une musique engagée.

« Cette année de la biodiversité est le moment idéal pour agir ensemble. Agir ensemble, particulièrement pour Madagascar, sanctuaire de la nature et de la biodiversité (…) Vous et moi, nous allons donner l’exemple. Vous et moi, nous allons inciter nos concitoyens à prendre en compte l’avenir de notre planète dans chacune de leurs décisions. » Sur la scène du Madajazzcar, la tromboniste Sarah Morrow a lancé son appel au grand public. Un appel qui tombe à propos, en cette année 2010 consacrée par l’Onu à la biodiversité.

Se sentant touchée par les problèmes environnementaux et étant engagée auprès d’organisations œuvrant en faveur de la nature dans son pays, l’artiste américaine n’a pas hésité à mettre sa musique au service d’une bonne cause. « Sachant que Madagascar est un pays qui regorge beaucoup de richesses naturelles, je pense qu’il est important de partager le message de conservation et de préservation de la biodiversité » a expliqué la tromboniste, en marge des répétitions avec de jeunes slammeurs écologistes dont la déclamation a été accompagnée par son instrument de musique, samedi à Ambohijatovo.

Il est clair qu’il y a une prise de conscience des artistes sur les problèmes environnementaux. A Madagascar, Sarah Morrow n’est certainement pas la première à utiliser son talent pour sensibiliser sur l’environnement puisqu’elle emboîte le pas à des artistes malgaches de renom pour ne citer, par exemple, que Mily Clément ou Jaojoby. Mais c’est sans doute l’une des premières fois à Madagascar où la conservation de la biodiversité s’invite dans un évènement dédié au jazz. Une manière d’atteindre des cibles diversifiées et de faire entendre des voix différentes en faveur d’une cause commune. Des voix différentes : celle d’une artiste et celle de la jeunesse. « Nous sommes tous concernés par la mission de conservation de la biodiversité et la sensibilisation de notre entourage à ce sujet. En l’occurrence, nous empruntons la voix des jeunes des clubs Vintsy pour partager cette vision à travers leur talent », explique Nanie Ratsifandrihamanana, directrice de la conservation au sein de WWF Madagascar, organisation partenaire de cette édition 2010 de Madajazzcar. Ces slammeurs du club Vintsy La Source ont ainsi fait entendre leurs déclamations, au rythme du son de Sarah Morrow et ses musiciens accompagnateurs.

« La biodiversité est source de vie » selon le thème de cette année mondiale de la biodiversité. Un message qui trouve bien sa place dans un évènement culturel, la culture elle aussi étant source de vie.

Extrait Les Nouvelles - lundi 18 octobre 2010

1 juillet 2010

Economie - Destruction de forêts : L’invasion des exploitants miniers illicites évoquée

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 9:58

Les conséquences sont néfastes pour ne citer que l’extinction massive des espèces floristiques et faunistiques, qui plus est, endémiques au pays.

Des expositions sur la biodiversité suivies d’une conférence-débat entre tous les acteurs ont été organisées deux jours durant dans le cadre de la célébration de l’Année Mondiale de la Biodiversité à Fianarantsoa. La destruction de l’habitat naturel a été ainsi au vif du débat. Et deux principales causes ont été évoquées, à savoir, l’invasion des exploitants miniers illégaux et le défrichement dans le corridor forestier à Ankarimbelo, dans le district d’Ikongo. Ces derniers temps, une ruée vers l’or a été, entre autres, constatée. Les communautés de base qui assurent la gestion des aires protégées n’ont pas pu empêcher les exploitants miniers illicites à y entrer en raison de leur nombre.
Responsabilités de l’administration. En effet, ils comptent plus de 1 000 personnes à envahir la forêt protégée, et encore, ils sont munis d’armes blanches comme les pieds-de-biche, témoignent les membres de la communauté de base locale. Des campements y ont été installés sans compter le défrichement même dans les forêts qualifiées sacrées pour la population locale. A part la ruée vers l’or, des miniers ne disposant d’aucun permis légal exploitent également du corindon dans ce corridor forestier, a-t-on appris. Et lors de la conférence-débat, le Dr Fara Lala Razafy, leader écorégional du programme Ala Alitsinana au sein du WWF a souligné que la hantise de la destruction des habitats naturels causant l’extinction massive des espèces floristiques et faunistiques est très présente. Comme solution proposée, les participants ont émis des recommandations comme quoi l’administration doit prendre ses responsabilités face à ce phénomène qui s’avère plus préoccupant. La gestion des sites forestiers confiée aux communautés de base est également à déterminer.
Contribution de la conservation. Mais en marge de cette manifestation organisée par le WWF dans le cadre de la célébration de l’Année Mondiale de la Biodiversité, des experts dans le domaine de l’environnement veulent s’interroger sur cette question fondamentale : « En quoi la conservation peut contribuer au bien être de la population tout en ciblant les bailleurs de fonds et les acteurs œuvrant pour l’élaboration du plan d’action environnemental dans le pays ? ». En effet, les valeurs socio-économiques de la conservation lors de la mise en place des systèmes de transfert de gestion des aires protégées, n’ont pas été jusqu’ici mesurées, même si l’on reconnaît que la vie de tout un chacun en dépend. Sujet à réflexion !
Extrait Midi Madagascar - Jeudi 01 Juillet 2010

5 juin 2010

ECONOMIE - Sanction : Incertitude sur la suite des APE

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:54

Une confirmation des sanctions européennes contre Madagascar remet sur le tapis les questions sur la suite des APE.

Qu’en est-il des relations commerciales avec Madagascar si l’Europe décide en définitif de le sanctionner ? Cette question de la plus haute importance n’a pas encore reçu de réponse à l’heure actuelle. Jusqu’ici, elle n’a jamais été évoquée dans les communiqués et déclarations de l’Union européenne.
Pourtant outre la suspension des aides financières, ce domaine touche aussi de près l’économie de la Grande île. Celle-ci exporte de nombreux produits vers des pays européens pour ne citer que la crevette, la vanille et le litchi.
Les relations commerciales entre Madagascar et l’Union européenne devraient être régies par les nouveaux Accords de partenariat économique (APE). La Grande île a paraphé les APE intérimaires à Maurice en juin 2009, mais elle risque de manquer la suite des négociations sur les accords définitifs.
« L’accord intérimaire doit être promulgué par le Parlement, mais Madagascar n’en dispose pas à l’heure actuelle. De ce fait, il y a également une espèce de flou juridique dans l’application de cet accord intérimaire », analyse un technicien proche des négociations.
Ouverture progressive
Les APE constituent les nouvelles bases de relations commerciales entre l’Europe et les pays ACP. Ils se basent sur le principe d’une ouverture progressive des marchés aux produits européens, qui devra conduire à la disparition totale des taxes douanières. Une longue série de négociations laborieuses qui ont duré plusieurs années, a abouti à un accord provisoire appellé accord intérimaire. Il est encore provisoire car les parties n’ont pas pu se mettre d’accord sur certains points.
Madagascar a participé à ces négociations et a signé les accords intérimaires à travers son ambassadeur à Maurice. Car faute de reconnaissance internationale, les membres du gouvernement de la Transition ne pouvaient pas y participer.
La situation aujourd’hui se complique davantage. Outre l’absence de la promulgation, la participation de la Grande île aux futures négociations est incertaine. Une réunion des pays membres du groupe Afrique australe et orientale auquel appartient Madagascar s’est tenue récemment, mais la Grande île n’y était pas représentée.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4631 du 05-06-2010

14 avril 2010

SOCIAL - Education : L’épanouissement grâce au scoutisme

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 9:30

En complément de l’éducation donnée à la maison et à l’école, celle que les enfants acquièrent dans le mouvement scout est un réel plus pour le développement de leur personnalité.

Les dimanches soir sont sacrés pour Michaëlla, neuf ans. Hebdomadairement, elle a rendez-vous avec ses amies, les petites ailes de la paroisse de son quartier. Et il n’est pas question de rater ce moment de retrouvailles et de jeu.
« Elle accepte de manquer l’école du dimanche, ou même le culte, parce que nous assistons par exemple à une fête de famille. Mais elle refuse absolument d’être absente aux rendez-vous des scouts », raconte Nalijah, la mère de la fillette.
Cela fait trois ans que Michaëlla a intégré le mouvement scout de la paroisse de son quartier. « Je m’y suis fait plusieurs amies, j’ai appris plein de chansons, nous jouons à beaucoup de jeux, mais j’ai surtout appris à faire des choses que je n’ai pas su faire avant », confie-t-elle. Comme allumer le feu de foyer, chose qu’elle n’a jamais eu à faire chez elle.
« La vie chez les scouts apprend l’enfant à se débrouiller, et à trouver des solutions pratiques aux problèmes qu’il rencontre au quotidien », explique Roméo Andriamihaja, guide scout, Soimanga Mitozo de son nom de totem.
Totémisation
Lui, en tout cas, a dit avoir beaucoup appris des années qu’il a passées en tant que louveteau puis éclaireur. « Je suis devenu moins peureux et plus audacieux, parce que j’ai eu à affronter plusieurs défis pour passer d’une étape à l’autre », témoigne-t-il.
Selon les sites spécialisés, le scoutisme vise, avant tout, à développer la personnalité des enfants en en développant leur esprit de communauté, leur habileté manuelle et leurs aptitudes physiques, « tout cela dans un esprit chrétien », ajoute Roméo Andriamihaja.
« L’éducation scoute s’occupe de l’esprit, du corps et de l’âme. Elle prépare l’enfant à sa vie d’adulte et de citoyen de la Nation », poursuit-il.
Mais si Michaëlla aime tellement passer du temps avec ses amies « petites ailes », c’est grâce aux jeux qu’elles partagent hebdomadairement.
L’éducation scoute, surtout celle qui s’adresse aux enfants, repose surtout sur le jeu et la vie en plein air. Comme l’a dit le créateur du mouvement Robert Baden Powell, « le jeu est le premier grand éducateur ».
Un camp est également prévu à chaque période de grandes vacances, et Michaëlla se fait une joie d’y participer. Sa mère Nalijah confie à chaque fois avoir un petit pincement au cœur à l’idée de laisser sa petite fille « livrée à elle-même ».
Le rite de passage est surtout l’un des aspects du scoutisme qui fait peur à la jeune mère de 36 ans.
« J’ai entendu des tas de choses qui sont imposés aux enfants quand ils participent aux camps », appréhende-t-elle.
Mais Soimanga Mitozo se veut rassurant. « Les épreuves que l’on fait passer aux scouts, notamment durant la totémisation, peuvent paraître assez rudes, mais tout est fait pour assurer la sécurité des enfants », explique-t-il.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4588 du 14-04-2010

6 avril 2010

Economie - Résurrection économique

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 9:43

Repère

Avril. Le temps passe très vite puisque l’on vient de débuter le second trimestre de l’année 2010. La deuxième année de cette crise politique dont le dénouement tarde à venir et qui malheureusement, chaque jour que Dieu fait, enfonce le pays dans la misère.

Résurrection économique

Pâques que les Malgaches viennent de passer dans la joie et surtout dans la prière est toujours un événement porteur d’espoir puisqu’elle commémore, après Sa mort, la résurrection du Christ le Sauveur. Durant cette crise, l’on peut aussi dire que l’économie malgache traverse une période morte. La plupart, sinon la totalité des secteurs économiques, connaissent d’immenses difficultés et  beaucoup d’entreprises ont même fermé leurs portes avec ce que cela suppose évidemment de problèmes au niveau des familles victimes de perte d’emplois. Actuellement, la majorité des Malgaches souhaitent surtout la résurrection de l’économie. Tout le monde souhaite que le pays retourne à la normale où l’on assiste à des projets créateurs d’emplois ou encore à une conjoncture économique compétitive pour éviter les effets néfastes de la dévaluation et de l’inflation. Bref, un retour rapide à l’ordre économique normal. Mais pour y parvenir, il reste évidemment à débloquer la crise politique actuelle. Une crise dont la résolution dépend entièrement de la volonté des protagonistes à s’entendre sur la façon d’organiser des élections libres et acceptées par tous. Et surtout par la communauté des bailleurs de fonds dont la plupart se sont engagés, en cas de consensus, à appuyer non seulement les élections libres, mais aussi les futures actions de redressement de l’économie qui n’a que trop souffert de cette longue crise qui sème la mort. Vivement la résurrection économique.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 06 Avril 2010

2 février 2010

Environnement - Journée mondiale des zones humides : Le Projet Ambatovy impliqué à Torotorofotsy, Andasibe

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:34

Le 2 février est la journée mondiale des zones humides. Le thème de cette année est : « Prendre soin des zones humides - une réponse au changement climatique ».

Sachant que la réussite de la conservation et de l’utilisation durable ne peut se faire sans éducation environnementale adéquate, le Projet Ambatovy a soutenu les célébrations des journées mondiales de Ramsar depuis 2006. Ces célébrations, qui ont eu lieu durant 3 années consécutives dans le site même, dans le village de Maromahatsinjo, ont permis de sensibiliser la population sur l’importance du site Ramsar. Des sensibilisations sont aussi menées sur la protection des ressources naturelles avec les équipes du Projet Ambatovy, tant par celles qui travaillent sur le pipeline, que celles sur la Gestion Forestière de la mine. Dans ce cadre, le Projet Ambatovy a appuyé la reconstruction de l’école primaire de Maromahatsinjo, en plein centre du site Ramsar de Torotorofotsy, ainsi que la dotation de bancs et de ciment dans le village de Berano.

Par ailleurs, des puits filtrants, des filtres solaires et bornes fontaines ont été installés, et la reconstruction de certaines routes du site Ramsar ont également été appuyés par le Projet Ambatovy.

« La Convention sur les zones humides d’importance internationale, appelée Convention de Ramsar, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources ». (www.ramsar.org)

Le site Ramsar de Torotorofotsy, situé dans la Commune d’Andasibe, est encadré par le Parc Mantadia à l’Est, et le site minier du Projet Ambatovy à l’Ouest. Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de gestion environnementale, le Projet Ambatovy est partie prenante pour l’appui à la gestion du site Ramsar de Torotorofotsy. Une convention tripartite a été signée entre le Ministère de l’Environnement et des Forêts, l’Association Mitsinjo, gestionnaire du site Ramsar et le Projet Ambatovy le 27 février 2006 pour favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle de cette zone humide suivant les objectifs de la « Convention Ramsar ».

L’objectif du site Ramsar de Torotorofotsy est « d’assurer la viabilité et la durabilité du site, tout en maintenant ses fonctions écologiques, en conservant sa biodiversité et en générant des bénéfices pour la population locale à travers l’utilisation durable de ses ressources naturelles ».

C’est dans ce cadre que des mesures de mitigation ont été prises lors de la construction du pipeline du Projet Ambatovy, étant donné que ce dernier traverse les bassins versants du site Ramsar. Ces mesures consistent notamment en la préservation et le suivi de la qualité des eaux se déversant dans les marais : utilisation de bassins de sédimentations, filtres de géotextile en aval des zones de franchissement, stabilisation et protection des fortes pentes. De même, pour préserver un marais de ponte d’une espèce protégée de grenouille, la Mantella aurantiaca, le tracé original du pipeline à été dévié.

Actuellement, les pentes et les remblais dus aux travaux sur le pipeline sont en cours de revégétalisation.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 2 février 2010

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