Mot d'Humeur

7 décembre 2011

Jacaranda, spécialiste de Madagascar : « Les voyageurs doivent être prêts à ne pas revenir intacts »

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 20:29

Parole d’agent de voyages

Josielle Randriamandranto ne manque pas d’audace. En seulement quinze ans, elle a réussi à créer et pérenniser une agence de voyage totalement dédiée à Madagascar, son île d’origine, en dépit des crises politiques. Aujourd’hui, six salariées travaillent dans les bureaux implantés dans le 9e arrondissement parisien.

Josielle Randriamandranto, dirige l'agence Jacaranda spécialiste de Madagascar - Photo DR

Agence indépendante, Jacaranda propose des voyages à la carte pour découvrir les secrets de cette île grande comme 1,5 fois la France. Engagée, Josielle Randriamandranto vient également de monter un projet humanitaire, les Jardins de Lumière, pour éclairer les villages déshérités.

Mais attention, pas question de définir Jacaranda comme un tour opérateur durable ou responsable. Ces termes marketings trop galvaudés et réducteurs ne correspondent pas à l’esprit de cette femme, dont les actions ont été récompensées par le prix de la personnalité de l’année, décerné l’association des journalistes du tourisme.

TourMag.com : Comment débute votre aventure dans le tourisme ?

Josielle Randriamandranto : Je travaillais autrefois dans l’informatique et j’ai décidé de changer de vie en ouvrant ma propre agence de voyage : Jacaranda. Au début c’était difficile car j’étais seule et je ne répondais pas aux critères pour obtenir la licence. Mais finalement j’ai réussi à l’avoir en mai 1996.

J’ai ensuite suivi des formations sur Amadeus et commencé à travailler chez moi. Deux ans après mon frère Joël, qui souhaitait rentrer au pays, a ouvert notre premier réceptif sur place. Lui aussi n’avait aucune formation dans le secteur.

Il a dû apprendre sur le tas et s’en est plutôt bien sorti : il est le directeur de l’office national du tourisme depuis six ans.

TourMag.com : Quelles sont vos activités sur place ?

Josielle Randriamandranto : En plus de notre réceptif à Antananarivo (la capitale) nous avons deux antennes à Diégo-Suarez et à Nosy Be. Nous possédons également un hôtel : les Toiles de l’Isalo.

Il y a dix ans, ce n’était qu’un simple campement. Aujourd’hui l’établissement comprend dix bungalows, un restaurant, une piscine et une salle de massages.

Nous sommes parfois vendus par une douzaine d’autres agences indépendantes en France et en Belgique.

Une clientèle fidèle

TourMag.com : Parlez nous de votre production ?

Josielle Randriamandranto : Il y a 15 ans, lorsque j’expliquais aux gens que je voulais vendre une seule destination, on a crié au fou. Mais aujourd’hui beaucoup s’y sont mis et proposent comme moi des séjours à la carte et sur mesure.

Pour les construire, mes clients peuvent s’inspirer de ma brochure, où l’île a été divisée en quatre couleurs. Je crée également beaucoup de circuits thématiques, sur le chocolat, la route des plantes, autour de la foi. Dans l’agence, je suis aidée à la vente par six salariées qui sont très fidèles.

TourMag.com : Quel est le profil de votre clientèle ?

Josielle Randriamandranto : Notre portefeuille est équilibré avec 50% de voyages ethniques. Nous faisons partir environ 30% de groupes et 60% d’individuels. Nos clients sont très variés, des scolaires en projet humanitaire aux laboratoires pharmaceutiques.

Par contre, notre activité est générée à 60% par la vente de vols secs, contre 40% pour les circuits. J’aimerais inverser cette tendance.

Notre panier moyen varie entre 2500 et 3000 euros pour deux semaines sur place en demi-pension. Nous avons beaucoup de fidèles qui reviennent chaque année. Certains achètent même deux circuits par an.

Des infrastructure balbutiantes

TourMag.com : Madagascar n’est pas une destination facile avec ses crises politiques et ses infrastructures encore en développement. Comment gérez-vous cela ?

Josielle Randriamandranto : Il est vrai que l’île ne répond pas toujours aux exigences des touristes européens. Nous sommes loin des références classiques : certains lieux n’ont pas d’hôtels et il n’y a pas d’autoroute. Les clients doivent comprendre qu’ils s’apprêtent à faire un saut dans un monde totalement différent.

Par exemple, les vols intérieurs sont très chers, mais les transferts par la route sont très longs.

Il faut compter deux jours de route pour rejoindre Nosy Be, sans d’hôtel digne de ce nom sur le chemin. Nous avançons doucement, avec un développement touristique raisonné, sans pour autant devenir une destination de masse.

TourMag.com : Quelles sont vos relations avec la compagnie Air Madagascar ?

Josielle Randriamandranto : Nous avons des relations commerciales, mais je travaille sans préférence avec celles qui m’offrent les meilleures conditions de vente possible. Aujourd’hui, Air Madagascar a le monopole sur les vols intérieurs donc nous n’avons pas le choix.

En revanche pour le long courrier, les clients choisissent souvent eux même la compagnie avec laquelle ils souhaitent voler.

TourMag.com : Qu’attendent les voyageurs de la destination ?

Josielle Randriamandranto : Ils ont des demandes très classiques : voir des animaux et rencontrer la population locale. Ils me parlent souvent des reportages qu’ils ont visionné à la télévision. Mais une fois sur place c’est souvent un véritable choc pour eux.

Ils ne sont pas toujours prêts à vivre ce qu’ils vont voir, à supporter le fossé culturel et la pauvreté. La destination les change et souvent, ils veulent repartir pour s’engager.

TourMag.com : De votre coté, quelle est votre action sur place. Reversez-vous une partie de vos bénéfices ?

Josielle Randriamandranto : Non je ne reverse rien. Si les clients veulent donner, ils le font à part du voyage. Je ne veux pas m’en occuper à leur place.

Ils doivent aller au bout de leur acte de don. Par contre, je me suis engagée autrement, notamment grâce à mon projet des jardins de lumières. L’objectif est d’apporter de la lumière dans les 3500 cases de la région de Ranohira, sous forme de lampes solaires.

Ce projet a suscité un grand engouement et nous avons récolté des dons du monde entier. Le premier village a été inauguré les 14 et 15 octobre derniers et nous allons reconduire cette opération tous les deux ans.

A terme, je souhaite organiser une marche de la lumière pour emmener les voyageurs dans les villages éclairés. Toute l’histoire de notre projet est retranscrite sur le blog.

Laury-Anne CHOLEZ

Source : http://www.tourmag.com

8 novembre 2010

Culture - Poème de la semaine par Max Randriantefy

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 13:31

L’été est là, il est revenu avec ses cohortes de jeunes filles aux longs cheveux me rappelant mon adolescence au Lycée Rabearivelo. Des images de cette période me reviennent mais ces temps sont passés, bien finis et il ne me reste plus que mes rêves. Je dédie donc ce poème à mes amis du lycée et aussi à mon professeur de français Mme Randretsa Beby qui m’a prodigué un enseignement que je n’oublierai jamais et qui a fait de moi l’homme que je suis.

 

Nostalgie

Qu’êtes-vous devenues jolies filles de ma jeunesse ?

Déesses de mes pensées vous étiez les naïades

En balade dans mon cœur où déteint la tristesse

Altesse morose de mon bonheur en noyade.

 

Etes-vous encore ici ornements de ma vie ?

Jolies comme les roses dont les épines acérées

Piquetaient mon âme  d’adolescent transi

Pétri d’amour pour ces anges de gaieté.

 

Je vous salue bien bas, ô gracieuses beautés

Fées généreuses aux abondantes chevelures

Pures descendantes d’Eve les divines natures

Mûres et pendantes comme les fruits du manguier.

 

Je vous ai aimées, oui je vous ai chéries,

Epris de liberté vos cœurs en cavale

D’une banale chevauchée ils m’avaient trahi

Insoumis à mes plaisirs et mes désirs de mâle.

Pour le respect d’un rêve on ne doit se revoir

Au soir de nos vies, nos corps en décrépitude

Prélude d’un adieu à la vie où l’espoir

Est de boire jusqu’à la lie ma solitude.

 

                                   Max Randriantefy

Extrait La Gazette de la Grande Île - Lundi 08 Novembre 2010

27 octobre 2010

Société - Organisation sociale : « Il faut inverser la pyramide »

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:18

« De la Banque Mondiale, vous avez l’habitude d’entendre des discours sur les grands équilibres macro-économiques ou l’inflation. Je vous propose aujourd’hui d’inverser la pyramide, et de nous intéresser à son socle, aux gens qui en constituent la base, c’est-à-dire aux plus pauvres, qui représentent 68% de la population malgache ». Adolfo Brizzi, Country manager de la Banque Mondiale, a commencé ainsi son intervention à la conférence-débat sur le thème « Organisation sociale : une vue du bas… pour aider le haut », qui a eu lieu mardi 26 octobre 2010 à l’Institut supérieur de travail social, à Andoharanofotsy.

Le secteur privé ne s’est jamais intéressé aux pauvres, qui ne représentent pas un marché. Quant au secteur public, s’il prend diverses initiatives dans la lutte contre la pauvreté (services, fonds sociaux, banques agricoles…), il le fait sans réelle efficacité, et le voit comme un octroi de faveurs dont les populations doivent être redevable. C’est le constat qu’a dressé Adolfo Brizzi, qui propose d’inverser cette logique. Selon le Country manager, il faut un nouvel organigramme, qui fasse du peuple un secteur à part entière, arbitre entre le secteur public et le secteur privé. Ce secteur du peuple, ayant pris conscience de sa puissance en tant que plus grande banque de votants, pourrait exiger des pouvoirs publics une meilleure gouvernance et plus de redevabilité. Organisé, rassemblé, fédéré, le secteur du peuple pourrait constituer un immense marché, compétitif, et accéder aux banques.

Pour arriver à ce résultat, Adolfo Brizzi préconise une action en deux temps. D’abord, le « software » : il s’agit de mettre en place non pas des institutions pour les pauvres, comme il en existe déjà des dizaines, mais des institutions des pauvres. Ces institutions doivent se baser sur la solidarité et la cohésion sociale, et donc concerner à la base de tous petits groupes qui se connaissent bien (familles, voisins…). Il s’agit ensuite de fédérer toutes ces associations sur différents niveaux : district, région, province… Une fois que cette organisation sera mise en place et que les nouvelles institutions auront démontré leur fiabilité et leur capacité d’initiative, elles pourront êtres aidées via le « hadware », qui consiste à mettre des biens productifs dans les mains des pauvres et à offrir des opportunités de génération de revenus.

L’exemple indien

La Banque Mondiale a élaboré ce modèle d’organisation « par le bas », qui semble si éloigné de ses schémas habituels, d’après la réussite de l’expérience de l’État indien d’Andhra Pradesh. Dans cet État de 60 millions d’habitants, le gouvernement a décidé en 2000 de mettre l’accent sur les groupements de femmes, encadrés par une agence autonome. 809 800 groupes d’entraide pour l’épargne et le crédit ont été mis en place dans 34 850 villages, et chaque groupement avait des délégués au sein du village, lui-même en ayant à la représentation du sous-district, et ainsi de suite. Huit ans plus tard, ces femmes, à majorité illettrées, étaient devenues une clientèle crédible pour le secteur privé et bancaire : même sans garanties et collatéraux, le taux de repayement est de 95%, car la pression sociale au niveau des groupements de base ne permet pas de fuir ses responsabilités. Résultat, les banques ont prêté 3 milliards de dollars.

Devant ce succès, les habitants d’Andhra Pradesh ne se sont pas arrêtés là, et ont pris en main la gestion des écoles, le placement de leurs jeunes ou encore le système de sécurité sociale ; ce qui a révolutionné l’attitude des pouvoirs publics à leur égard : ils y ont gagné respect et redevabilité. « C’était vraiment une petite révolution », commente Adolfo Brizzi, qui ajoute : « Ni le gouvernement ni nous à la Banque Mondiale n’avions pensé que cela prendrait une telle ampleur ».

Des dangers qui guettent Madagascar

L’organisation qui s’est faite depuis la base en Inde peut se faire également à Madagascar, selon Adolfo Brizzi. Cependant, il convient d’être prudent, car les « requins » guettent. Le Country manager de la Banque Mondial se refuse à toute naïveté : « Beaucoup de gens ont intérêt à laisser les gens dans la pauvreté, car tant que les gens sont pauvres et désorganisés, c’est plus facile de les exploiter ». Il faudra aussi se méfier d’une part du risque de vouloir diriger le processus à partir de l’administration publique, et d’autre part des tentatives de récupération politique. Le manque d’infrastructure, la faible pénétration des services financiers et la faiblesse du processus de décentralisation sont d’autres handicaps qu’il faudra surmonter pour une organisation de la base de la population malgache.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 27 octobre 2010

 

25 février 2010

Liberty TV : les “coulisses du voyage” avec Jacaranda

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:40

 

Heures de passage

Jeudi 25 février 2010 à 15h15

Vendredi 26 février 2010 à 17h15

Samedi 27 février à 19h15

Dimanche 28 février à 21h15

Lundi 1er mars à 11h15

 

 

 

7 janvier 2010

Pour 2010 - Nous souhaitons le Beau, le Rare et l’Exceptionnel

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:56

Traditionnellement, le mois de janvier est le mois de présentation des voeux pour l’année nouvelle !

Josielle RANDRIAMANDRANTO

et toute l’équipe de JACARANDA de MADAGASCAR

vous remercient des voeux innombrables de bonne continuation reçus. Nous sommes touchés de tant de marques d’amitié. 

A tous, à Madagascar,  BONNE ANNEE 2010 !

Touristiquement parlant, la gratuité des visas d’entrée pour les séjours de moins d’un mois est reconduite.

L’article ci-dessous évoque un beau phénomène rare et exceptionnel.

A vous, à nous, à Madagascar,

Nous souhaitons le Beau, le Rare et l’Exceptionnel pour 2010 !

SOCIAL - Phénomène : Une éclipse annulaire le 15 janvier

Madagascar pourra apercevoir, en partie, l’éclipse annulaire du soleil du 15 janvier 2010. Les astronomes invitent les Malgaches à s’y préparer.

Le monde observera ce 15 janvier 2010 une éclipse annulaire du soleil. Cette éclipse d’une magnitude de 0,9190 sera visible en totalité dans l’étroit corridor entre les Maldives et l’Afrique. Elle sera sous forme partielle dans deux continents, dont l’Afrique et l’Asie. Sa bande de centralité traversera 49 pays dont Madagascar.
« Sa bande de centralité d’une largeur exceptionelle de 320 à 365 km traversera la zone de l’océan Indien, dont Madagascar qui doit l’apercevoir à 9 heures du matin », explique Charles Ratsifaritana, gérant de l’observatoire astronomique d’Ankadiefajoro.
Il ajoute que l’obscuration sera de 20 à 59 % à Madagascar selon les villes. « La partie Nord du pays sera la plus obscure durant son passage au pays », laisse entendre ce spécialiste des astres qui veut sensibiliser la population malgache sur ce phénomène spectaculaire dont le pays pourra bénéficier.
Lunettes spéciales
Les astronomes soulignent que cette éclipse annulaire sera la plus longue éclipse annulaire du XXIe siècle.
« Les éclipses annulaires sont passionnantes à observer avec leur rareté et le spectacle qu’elles nous offrent. Toutefois, les gens doivent se munir de lunettes spéciales pour les observer », souligne Charles Ratsifaritana.
Cette année, le passage de cette éclipse au pays est passée sous silence, faute de campagne de mobilisation de la part de l’État. « Nous avons déjà adressé une note auprès de la Haute autorité de la transition sans avoir obtenu réponse. Il nous est difficile de le faire nous-mêmes faute d’appui gouvernemental », ajoute-t-il, en avançant que l’observation de cette éclipse annulaire doit s’effectuer avec des lunettes spéciales.
Toutefois, l’observatoire astronomique d’Ankadiefajoro est ouvert à tous ce 15 janvier pour tous ceux qui veulent la suivre de près.
Des gens se mobilisent déjà à faire sortir leurs lunettes pour observer cette éclipse annulaire de près. « Il faut toujours rester vigilants pour éviter le pire. L’État aurait dû informer les gens de cette éclipse, même si son passage n’est que partiel », avance Juliette Randrianirina, mère de famille passionnée d’éclipse.
La dernière éclipse solaire perceptbile à Madagascar avait eu lieu en juin 2001 avec une mobilisation sans égale de la population, orchestrée par le président Didier Ratsiraka.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4507 du 07-01-2010

 

2 novembre 2009

JACARANDA de MADAGASCAR - notre nouvelle brochure est sortie : Prêt à partir !

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:30

Edito

Continuer ou ne pas continuer ?  La question s’est posée.

Curieusement, miraculeusement dirons-nous presque, l’envie n’a pas disparu : envie d’y croire, envie d’aider, envie de continuer. L’idée de tout laisser en plan est tout simplement impossible : Madagascar, le peuple malgache, Jacaranda, les « Parenthèses de vie ». Ce sont des projets de vie, de notre vie.

 

Brochure ou pas brochure en 2009 ? La question s’est posée.

2002 - 2009 … Ressemblance des dissonances… Equilibre des discordances…

Pendant que le monde plonge inexorablement dans une crise économique sans perspective concrète, Madagascar se retrouve, en prime, avec une grave crise politique qui a précipité son économie dans un gouffre sans fin.

 

Et si suite, quelle suite ?  La question s’est posée.

Tous les projets que nous avons annoncés dans notre brochure précédente ont bien sûr été « gelés » par la force des choses. L’urgence était de se maintenir en vie jusqu’à ce qu’on puisse à nouveau relancer la machine.

Nous consacrerons une partie de cette brochure pour faire le point sur les « Parenthèses de vie » : celles qui étaient prévues, celles qui sont maintenues, celles qui devront être repensées….

Une large partie de la brochure sera dédiée aux itinéraires PRET A PARTIR.

 

« Madagascar un soir » ? La question s’est posée.

Cet évènement faisait suite à la sortie de la crise malgache de 2002. Nous disions alors dans notre brochure ROUGE : «  Madagascar reprend son souffle, le peuple malgache se relève épuisé des longs mois de lutte… Il fallait continuer… La soif de créer est revenue. »

 

Au moment où j’écris ces lignes, Madagascar n’a pas encore repris son souffle, le peuple malgache ne s’est pas encore relevé, le peuple malgache est épuisé par la crise de 2009.

Cependant nous voulons accueillir l’année 2010 dans l’Espérance. Alors nous avons décidé de créer un petit évènement : un concours de photos réalisées par nos voyageurs exclusivement, anciens ou nouveaux.

Les internautes voteront, les gagnants recevront leurs prix dans le cadre de… Mais chut ! Surprise…

Le règlement, les inscriptions, toutes les informations seront présentées sur notre site www.jacaranda.fr

 

« Etre ou ne pas être ? », s’est demandé William Shakespeare.

Notre réponse s’est imposée. Résolument être.

 

« Aza tsy tia olona fa ny olona no harena »

Que les hommes ne vous soient pas indifférents, car c’est la richesse

 

 

 

Josielle RANDRIAMANDRANTO

 

 

18 août 2009

MAHAVELONA (Foulpointe) - MADAGASCAR AUJOURD’HUI par Sennen Andriamirado

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 10:29

Nom : Mahavelona, "là où l’on renaît à la vie", baptisé Foulpointe par les premiers colons français au XVIIIe siècle.

Situation et accès : station balnéaire avec plage proposée à 59 km de Toamasina.

La plage la plus sûre de l’Est

Dès le milieu du XVIIIe siècle, les Français avaient reconnu Mahavelona et y avaient installé leur première base sur la côte est. Le chirurgien du roi de France, Couillaudeau de la Touche, y mourut en 1766 ; on y voit encore son tombeau et une allée du bourg porte son nom. Négriers anglais et français s’y sont succédé. Ils y laissèrent aussi plusieurs enfants métis qui, avec ceux des pirates européens qui écumaient toute la côte est, formèrent un groupe appelé Zanamalata ("descendants des mulâtres"). Parmi ceux-ci, un certain Jean-René, fils d’un nommé Boucher commis de la Compagnie des Indes, devint à 16 ans l’un des plus grands négriers malgaches jouant habilement entre les Anglais et les Français, avant de se proclamer roi de la côte est (région du Betsimisaraka et du Betanimena). Son habileté l’amena même, en 1817, à accepter d’être le vassal du roi, Radama 1er venu d’Antananarivo et qui fit de lui un de ses plus fidèles lieutenants : pour Radama, Jean-René, parti de Mahavelona, conquit tout l’est jusqu’àTaolañaro. Par la suite, il défendit victorieusement Mahavelona contre les Anglais et les Français. Le nom de Jean-René est depuis étroitement lié au fort de Mahavelona.

Ce petit village n’est cependant pas seulement un refuge de l’histoire. Etendu vers la mer, il est devenu une station balnéaire des plus prisées. Derrière des dunes, hautes parfois de 10 m, des plages inviolées s’étendent à perte de vue : le sable est fin comme la poudre, blanc comme la craie. La baignade est malheureusement déconseillée en ces lieux déserts : les rouleaux sont traîtres et les incursions de requins, fréquentes. Mais Mahavelona dispose de deux kilomètres de plage parfaitement protégés par une barrière artificielle de corail, posée à plus de 500 m au large. Elle s’étend directement devant les coquettes villas, couvertes de bougainvilliées et d’orchidées. Plate comme un lac, la mer est sûre. Les baigneurs et les skieurs n’ont rien à craindre des requins ni des barracudas, ni des rouleaux.

Ces atouts ont fait de Mahavelona la "plage des Tananariviens", qui n’hésitent pas à traverser ou à survoler 300 km de forêt pour y goûter les délices du farniente.

Extraits… et larmes…

 

 

11 mai 2009

La nuit des Poètes malgaches - “Alin’ny Poeta”, Antsa Tononkalo

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:25

L’UPEM a été fondée à Madagascar le 6 septembre 1952, à l’initiative de 15 poètes et écrivains. Cette union a été inspirée par l’amour commun de la langue malgache. UPEM-Havatsa section France a vu le jour le 14 novembre 2004 mais la présentation officielle des membres de l’association n’a eu lieu que le Samedi 30 avril 2005.

Le 30 avril 2009 s’est déroulé une jolie rencontre organisée par Havatsa - UPEM au cours de laquelle un hommage fut rendu au grand poète malgache Rado.

S’IL TE RESTE ENCORE… (RAHA MBOLA MISY…)

S’il te reste encore ne serait-ce qu’un sourire - Pour résister à cette ironie du sort - Pourquoi, dis-moi, pourquoi tu te fais souffrir - Gaspillant ainsi les larmes de ton corps ?

S’il te reste encore ne serait-ce qu’une étoile - En qui tu vois lumière, sur qui tu peux compter - Pourquoi, dis-moi, pourquoi ton regard se voile - Durant des nuits d’hiver, pourquoi tant pleurer ?

S’il te reste encore ne serait-ce qu’un air - A fredonner au coeur du plus fort orage - Pourquoi, dis-moi, pourquoi ces sentiments amers - Devant un horizon avide d’éclairage ?

Traduction de "Raha mbola misy" Rado, par Voahangy Ramiejamanana ANDRIAMANANTENA

18 mars 2009

Un étrange sentiment

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:01

« Le prunier de Damas
est en fleurs,
- c’est l’abricotier qui fleurit le premier
le prunier de Damas le dernier - .

Mon amour,
sur le gazon
agenouillons-nous
face à face.
L’air est clair et savoureux
- mais il ne fait pas encore très chaud –
l’écorce de l’amande
verte et couverte de duvet
n’a pas encore durci…
Nous sommes heureux
parce que nous sommes encore en vie.
Nous serions morts depuis belle lurette
si tu te trouvais à Londres
et moi à Tobrouk ou sur un cargo anglais…

Mon amour,
pose tes mains sur tes genoux
- tes poignets sont épais et blancs –
la paume gauche ouverte :
la lumière du soleil est dans ta paume
pareille à un abricot…
Parmi les morts de l’attaque aérienne d’hier
cent avaient moins de cinq ans,
et vingt-quatre tétaient encore…

Mon amour,
j’adore la couleur du grain de grenade
- grain de grenade, grain de lumière –
du melon j’aime le parfum
de la prune l’aigre-doux… »

…….un jour de pluie
loin des fruits loin de toi
- pas un arbre fleuri
il est même possible qu’il neige –
dans la prison de Bursa

en proie à un étrange sentiment
et à une terrible colère,
ces vers, je les écris envers et contre tout
pour me narguer moi-même
et ceux que j’aime.

7 février 1941

Nâzim HIKMET, Il neige dans la nuit et autres poèmes. Anthologie, 1999.

16 février 2009

JACARANDA RETIRE SA PUBLICITE DU SITE Madagate

Enregistré dans : Actus Madagascar, Mot d'Humeur — Josielle @ 12:31

 

LEUR LIGNE EDITORIALE NE CORRESPONDANT PLUS AUX DIMENSIONS SOCIALES PRECONISEES LORS DE SA CREATION, NOUS AVONS OFFICIELLEMENT DEMANDE LE RETRAIT DE NOTRE PUBLICITE DU SITE MADAGATE 

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