2010 septembre

23 septembre 2010

Société - Sommet sur les OMD : L’Afrique, au point mort

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:45

A 5 ans de la date butoir des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), en 2015, le monde est encore loin de les atteindre, bien au contraire, on assiste aujourd’hui à un ralentissement quasi-général des progrès au regard des OMD dans les pays où, justement, il est capital de les voir se concrétiser. Les pays africains qui comptent le plus grand nombre de personnes vivant dans une extrême pauvreté, figurent parmi ceux qui connaissent davantage de difficultés. En effet, l’Afrique est au point mort, ou presque, car après des progrès fort encourageants au début de l’instauration des OMD, le continent se trouve depuis quelques années dans une situation difficile, subissant de plein fouet les impacts de la crise économique mondiale. Le tout récent rapport de l’ONU et de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) publié à l’occasion du sommet sur les OMD qui a débuté cette semaine, le confirme : l’Afrique patauge. De leur côté, les pays riches qui ont « promis » en 2005 de doubler leurs aides en faveur du continent africain jusqu’en 2010, risquent de ne pas le faire. Bien au contraire, elles ont été revues à la baisse.

Deux options. Six des huit OMD sont en rapport direct ou indirect avec la santé. Mais c’est justement dans ce domaine que les pays africains sont en difficulté. La lutte contrele paludisme, la tuberculose, le sida et d’autres maladies, a du mal à maintenir son rythme de progrès, et on assiste même dans certains cas, à un recul inquiétant. Les secteurs de l’agriculture et de la sécurité alimentaire s’essoufflent. Ceux de l’eau et de l’assainissement tardent à passer à la vitesse supérieure.
Tout ceci ne présage rien de bon pour les pays africains où les situations politques ne sont pas toujours favorables à l’instauration d’une gouvernance qui tend vers l’atteinte des OMD. Les enfants et les femmes sont les premiers à en ressentir les impacts, souvent douloureux. Malheureusement, la pauvreté, facteur commun de ces ralentissements, voire, ce recul observé dans divers domaines du développement s’incruste dangereusement. Le sommet sur les OMD qui se tient actuellement à New York est l’occasion de mesurer le chemin parcouru. On s’en doute : les conclusions sont plutôt décevantes, malgré quelques résultats encourageants, car les OMD ont déjà permis l’amélioration des conditions de vie de centaines de millions de personnes. L’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, dans sa déclaration à l’occasion de ce sommet sur les OMD, confirme une tendance générale : « Plusieurs donateurs importants ont déjà réduit leurs engagements ou relâché leurs efforts en faveur du développement ». Deux options se préciseront dans les résolutions de ce sommet : soit un bond en avant, concret et réalisé sans délai en faveur d’une mobilisation de davantage de ressources financières pour l’atteinte des OMD, soit une promesse d’engagement de la part des pays les plus riches, comme cela a déjà été le cas par le passé, mais dont la concrétisation tarde à se traduire en résultats tangibles et « chiffrables » sur le terrain…
Extrait Midi Madagasikara - jeudi 23 septembre 2010

Economie - Secteur touristique: Un bel avenir malgré tout

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

Le palais des Sports et  de la Culture à Mahamasina abritera le  salon des métiers du tourisme et de l’hôtellerie ce jour et demain. Le but est de faire la promotion du secteur et de sensibiliser ainsi les jeunes que le tourisme présente encore un bel avenir devant lui. Certes, la situation politique instable de l’île depuis des années ne fait que paralyser le tourisme. C’est un secteur très vulnérable. Pourtant, il reste la première source de devises pour Madagascar .Rien que pour le premier semestre 2005, les recettes en devises sont estimées à 149,7 millions d’USD soit 303 milliards d’Ariary pour une durée moyenne de séjour de 20 jours pour les touristes. Mais le nombre de touristes semble encore faibles pour Madagascar, face à d’autres îles voisines. A l’instar de l’île Maurice avec  une superficie totale de 2 040 km2, elle accueille un million de touristes par an contre 350 000 touristes pour Madagascar qui a une superficie de 587 000 km2.

La capacité d’accueil et la potentialité ne présentent aucune  défaillance pour la grande île mais les limites se situent plutôt au niveau de la politique pas encore définie pour que le secteur puisse s’avancer, au niveau du manque de structures, d’infrastructures, d’enseignement, de formation, de partenaires et d’expériences. Viendra s’ajouter à cela l’insuffisance des compagnies aériennes. «Beaucoup d’acteurs dans le monde touristique ne maîtrisent pas leur travail jusqu’au bout des doigts. Et nombreux sont ceux qui passent à la formation sur le tas. Les diplômes ne suffisent pas pour atteindre un certain degré d’efficacité mais il faut des expériences. Et vice versa. Mais ce n’est pas pour autant que les acteurs directs du secteur, perdons espoir. Beaucoup reste à faire dans ce monde  » explique Elyane Rahonintsoa, manager de Tranovola. Pour un aperçu global de la situation du tourisme à Madagascar, quelques statistiques révèlent en effet, l’instabilité des flux des mouvements des touristes.

En 2002, lors de la grande crise économique, Madagascar a accueilli 61 674 touristes. Un chiffre qui est passé de 139 230 à 228 784 de 2003 à 2004 pour terminer en 269 980 lors du premier semestre de l’année 2005. Le Ministère malgache de la Culture et du Tourisme à l’époque recense 932 établissements hôteliers pour 10 847 chambres dont la majorité sont de petites structures. Des chiffres très encourageants mais qui font toujours face à des risques dès que des conjonctures politiques se pavanent dans les airs. La crise de 2009 a frappé fort. Lors du premier semestre, le nombre de touristes ne  s’élève qu’à 60 000. « Par rapport à 2008, le nombre des touristes a diminué de 50% en 2010 et de 70% entre 2008 à 2009.

On a un taux d’occupation de 30% pour l’hôtel depuis janvier si il a n’a été que 20% en 2009. A 70%, les touristes d’affaires restent dans la capitale et à cause de la situation du pays, ils ne préfèrent pas venir » a-t-elle martelé.  Par ailleurs, on recense 85 000 touristes pour le premier semestre de cette année. « Le secteur commence à décoller maintenant. C’est dans cette optique que les participants ont décidé de prendre les choses en main. Déjà hier, avec la participation des toutes les parties prenantes et dans le cadre de la journée mondiale du Tourisme et du 400ème anniversaire de la ville d’Antananarivo, une conférence-débat sur le thème : « Les métiers du Tourisme et de l‘Hôtellerie et de la Restauration » s’est tenue dans les locaux de la Chambre de Commerce Antaninarenina. L’idée reste le même, promouvoir le tourisme à Madagascar.

Extrait La Gazette de la Grande Île -  Jeudi 23 Septembre 2010

 

 

 

Economie - Tourisme : L’ONTM relance le marché français

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:22

Dans le cadre de sa mission de promotion, l’Office national du tourisme de Madagascar (Ontm) participe du 21 au 24 septembre 2010 au Salon du tourisme Top Resa à Paris. Ce salon est l’occasion pour l’Ontm de proposer sur le marché français son nouveau manuel de vente (en version papier), version 2010-2011 ainsi que le nouveau DVD. Ces deux documents sont innovants par rapport aux précédents car ils sont focalisés sur les événements culturels et sportifs de chaque région, outre les attractions au niveau de la faune et de la flore. Le Top Resa est l’occasion pour le Syndicat national des agences de voyage de France (Snav) de confirmer la venue d’une quinzaine d’administrateurs dirigés par le président, Georges Colson, pour la tenue de son Conseil d’administration à Madagascar du 12 au 16 décembre 2010. Cette invitation a été lancée au Snav par l’Ontm, le ministère du Tourisme et de l’artisanat et Air Madagascar. La venue du Snav à Madagascar montre l’intérêt du marché français pour Madagascar et va donner un signal fort sur la reprise de la destination.

Extrait Les Nouvelles -  jeudi 23 septembre 2010

22 septembre 2010

Economie - Coopération décentralisée pour l’eau: Madagascar parmi les bénéficiaires

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:20

Le secteur Eau et Assainissement revêt une importance particulière pour l’Agence Française de Développement qui y a consacré 15 % des 4 milliards d’investissements mobilisés en 2008.

Dans ce secteur, l’atteinte des Objectifs du Millénaire passe cependant par une augmentation significative de l’Aide Publique au Développement, les financements disponibles aujourd’hui ne représentant que 5 % des ressources globales nécessaires à l’atteinte des OMD.

Dans ce cadre, et d’après les données de l’Action internationale pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays en développement, Bilan et caractérisation de la coopération décentralisée dans le secteur Eau et Assainissement Programme Solidarité Eau, il apparaît que les 4 principaux pays destinataires des engagements de la coopération décentralisée pour l’eau et l’assainissement sont le Burkina Faso (1 500 000 € annuels), le Mali (1 200 000 €), le Sénégal (1 100 000 €) et Madagascar (1 000 000 €).

Les principales zones géographiques destinataires des engagements de la coopération décentralisée Eau et Assainissement (E&A ) sont : l’Afrique subsaharienne francophone : Burkina Faso, Mali, Sénégal, Niger, Guinée, Cameroun, Bénin, Mauritanie, Togo, Tchad : certains pays du pourtour méditerranéen (Palestine, Liban, Maroc) ; Madagascar ; et les pays du Mékong (Vietnam, Cambodge, Laos)

L’engagement moyen par action peut varier significativement selon les pays. Il est significativement plus important dans les pays du Proche-Orient (Liban, Palestine) que dans les autres zones d’intervention.

Et le même document de préciser que durant la période considérée la Grande Ile a bénéficié d’un concours financier moyen par action d’un peu plus de 15 000 euros . Le nombre des actions étant chiffré à 64.

Bref, sur le Burkina Faso, le Mali, Madagascar, Haïti, le Sénégal, la Mauritanie, le Bénin et la Mongolie, les engagements annuels de la coopération décentralisée E&A représentent plus de 20% de l’Aide Publique au Développement française. Dans ce contexte, les zones d’intervention privilégiée de la coopération décentralisée E&A sont l’Afrique de l’Ouest francophone et Madagascar. Sur ces zones, la coopération décentralisée représente une part significative de l’APD française pour l’eau et l’assainissement.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mercredi 22 Septembre 2010

Economie - Chocolat de Madagascar: Un label peu valorisé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:16

Le cacaoyer malgache est mondialement connu. Il a des vertus que n’en ont pas les pays gros producteurs, comme le Ghana et la Côte d’Ivoire. Ceux-ci emploient des engrais chimiques, dangereux pour la santé et donnent un goût guère apprécié par les consommateurs européens, sur leurs champs de cacao. A Madagascar, les cultivateurs n’utilisent, en effet, que des engrais organiques, laissant ainsi la nature faire son œuvre… L’île produit 4 000 tonnes de cacao par an, mais peut, selon des experts internationaux, multiplier par trois ou quatre sa production, étant donné que la demande internationale ne cesse d’augmenter, venant particulièrement de la Hollande, de la France, de l’Allemagne, la Suisse, de la Belgique…

Dans les zones de culture (Ambilobe, Ambanja, Sambava et Antalaha), des centaines d’hectares sont encore disponibles ; malheureusement, le manque d’investissements financiers et humains, et aussi de matériels freinent considérablement le développement du cacao.

En tout cas, ce n’est pas par hasard si le chocolat de Madagascar est très prisé. Délicieux, sucré, doux, amer, il y en a pour tous les goûts. Dans tous les pays, on lui rend hommage de diverses façons, que ce soit sous forme de pâtisseries, de crème, de mousse, de pralines ou encore dans les recettes (on s’en sert même pour accompagner les haricots rouges). Il existe aussi du chocolat à la gianduja (noisettes du Piemont) à une époque.

Madagascar est ainsi connu comme l’un des plus grands crus de cacao au monde. On lui attribue plusieurs vertus, comme, surtout d’être un anti-stress. D’autres effets bénéfiques sont signalés : anticancer, nootropique (stimulation cérébrale), prévention de la toux ou antidiarrhéique. L’effet aphrodisiaque n’a pas pu être prouvé pour le moment. Des recherches ont certifié que le chocolat ne rend pas obèse, comme beaucoup de personnes le pensent (à petites doses bien entendu) mais il provoque des caries si on n’y porte pas attention et  peut créer une certaine dépendance chez le sujet qui le consomme. On parle de « chocoholic ».

Extrait La Gazette de la Grande Île - Mercredi 22 Septembre 2010

21 septembre 2010

Société - Association Adiflor : 26 000 ouvrages seront distribués pour Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:52

Hier a été une grande journée pour les responsables des écoles homologuées et de quelques écoles privées de Madagascar. En effet, le conteneur transportant les ouvrages offerts par l’association Adiflor a été officiellement ouvert à l’Alliance française d’Antananarivo.

Ce projet est une coopération de l’association Adiflor, une association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues avec les membres du Rotaract Ilo Ivato, l’ambassade de France et bien évidemment, l’Alliance française d’Antananarivo.

La fameuse cargaison contient effectivement 26 000 ouvrages. Ils seront distribués dans 22 écoles privées en province et 10 écoles homologuées du réseau des écoles d’enseignement en français à Madagascar. C’est grâce aux collectes réalisées au sein des établissements scolaires de Champagne-Ardennes et aux dons d’éditeurs que l’association Adiflor a pu répondre aux demandes des écoles malgaches.

Les membres du Rotaract Ilo Ivato se chargeront de l’acheminement des 24 000 livres destinés aux 22 établissements privés choisis pour cette mission. Ils assureront également le suivi de la distribution des cartons de manuels dans les écoles des villages concernés. Cette fois-ci, le projet concerne la région d’Antananarivo, d’Antsirabe et de Fianarantsoa. Le Rotaract Ilo Ivato connaît bien ce travail vu qu’il œuvre souvent dans la distribution de manuels scolaires. D’ailleurs, c’est sa 2e collaboration avec l’association Adiflor.

Quant aux restants des ouvrages, c’est-à-dire les 2000 livres, ils seront distribués aux dix écoles homologuées, entre autres, le collège de France, l’Alliance française ou encore La Clairefontaine… Les trois établissements se trouvant à Morondava, à Manajary et à Ambatondrazaka auront également leur part.

Puisque l’Alliance française d’Antananarivo a contribué de près à la réalisation de ce projet dans le domaine logistique, elle sera également récompensée. Une « Petite bibliothèque francophone » dotée surtout d’une sélection d’ouvrages de littérature jeunesse sera donc offerte à la cellule pédagogique de cet établissement.

Chaque année, l’association Adiflor a pour mission d’aider particulièrement un pays et Madagascar a été choisi cette année comme « Pays d’honneur ».

Extrait Les Nouvelles - mardi 21 septembre 2010

Economie - Menabe: La sécurité alimentaire reste fragile

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:49

La pêche en mer assure normalement une autosuffisance et des possibilités de revenus par la vente des produits de la mer. Malgré la mer, et en partie à cause de ses aléas, la sécurité alimentaire est fragile, faute de diversification alimentaire, d’auto production d’autres aliments que le poisson et fruits de la mer et faute d’accès aux marchés, magasins et autres lieux d’échange. Alors qu’il y a quelques décennies encore, des relations de troc existaient avec les villages agricoles de terre ferme, celles-ci se sont réduites à peu de chose en raison de la monétarisation croissante de l’économie et de l’attraction plus grande des marchés urbains pour les producteurs agricoles.

Paradoxalement donc, selon les analyses de Louvain Coopération au Développement ASBL, il est indiqué, surtout, que les pêcheurs disposent d’un potentiel économique important mais ne l’exploitent qu’au fur et à mesure de leurs besoins immédiats et par des méthodes traditionnelles peu productives. Ce potentiel économique est chaque jour fragilisé par la pêche industrielle pratiquée par des navires usines étrangers.

Les populations du littoral ont été longtemps laissées, selon toujours la même source,  en dehors des circuits d’aide et même, plus largement, en dehors des circuits administratif, économique, associatif et social. C’est pourquoi les infrastructures d’eau potable, scolaires, de santé et autres sont rares et généralement assez distantes. La majorité de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, est analphabète et/ou peu instruite, et dispose d’un accès limité aux services publics, privés et aux moyens de production. La non organisation ou désorganisation des acteurs économiques et des filières liée à une pression croissante sur les ressources met en péril les capacités des populations à vivre comme elles l’ont toujours fait. Le manque de services financiers adaptés et de suivi empêche ces populations de saisir les opportunités de développement. De plus, le manque partiel de concepts et de stratégies spécifiques au littoral et au secteur de la pêche en particulier rend la mise en oeuvre de pistes d’actions coordonnées et concertées difficile.

Extrait La Gazette de la Grande Île -  Mardi 21 Septembre 2010

Divers - Incendie au Parc national de l’Isalo : Le « circuit Malaso » fortement endommagé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:38

Les dégâts sont importants suite à un incendie qui s’est déclaré vendredi 17 septembre dernier, dans le Parc national de l’Isalo mais le sinistre est actuellement sous contrôle ; c’est l‘appréciation de la situation de la part du ministère de l’environnement : 8% de la superficie du Parc national de l’Isalo ont été dévorés par le feu, c’est-à-dire 6 500 ha sur les 81 500 ha du parc.

Tôt dans la matinée de dimanche 19 Septembre 2010, le ministre de l’environnement et des forêts, le Général Herilanto Raveloharison, accompagné du directeur général du Madagascar National Park (MNP) Guy Suzon Ramangason, ont été sur le site pour coordonner la lutte. Sur place, plus de 600 personnes, composés d’une centaine de gendarmes, des éléments du MNP, de guides et d’employés des hôtels et restaurants sont déjà à pied d’œuvre tandis que 6 voitures 4×4 appartenant à la Direction régionale de l’environnement et des forêts (DREF), à la Région d’Ihorombe, du MNP et de la Gendarmerie, font la navette pour transporter les volontaires vers la ligne de feu.

Plusieurs circuits sont touchés par le drame dont le circuit « Malaso » traversant un site géologique dont les Tsingy de l’Isalo dans la savane, la falaise d’Ampasimaiky et le « Loup de l’Isalo » et enfin le point de vue « Top » à 975m d’altitude. Ce circuit tire son nom des voleurs de zébus, qui utilisaient le labyrinthe naturel de l’Isalo.

Rappelons que le parc national Isalo compte plus de 400 espèces floristiques dont beaucoup d’entre elles sont endémiques de Madagascar tel le Catharantus ovalis qui est une plante médicinale que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde que dans l’Ihorombe et sur la plaine du Zomandao. La savane de l’Isalo est colonisée par des palmiers typiques de cette région : le « Satrana » qui résiste au feu. Pour ce qui est de la faune, on compte 14 espèces de lémuriens diurnes, 77 espèces d’oiseaux et nocturnes dont 8 introduites et 7 endémiques de Madagascar. Reptiles, amphibiens, carnivores, insectivores et rongeurs complètent la liste.

Créé en 1962 et géré par Madagascar National Parks depuis 1997, le parc est connu pour son ensemble écologique et est sillonné de rivières.

Pratiquement maîtrisé dans la journée de dimanche, le feu est canalisé vers les canyons et tous les pompiers sont rentrés, à l’exception du personnel technique de la DREF et du MNP. Trois suspects sont aux mains des enquêteurs : le premier pour défrichement sans autorisation suivi d’une mise à feu qu’il n’a pas pu maîtriser et les deux autres pour avoir fait un pare-feu à l’aide de feu (non avec l’aide de bêches) qui a peut-être été attisé par le vent fort de vendredi dernier. 

Pour le Parc, il sera rouvert aux touristes après un sérieux coup de nettoyage puisque de nombreux animaux ont pu miraculeusement échapper aux flammes.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 21 septembre 2010 

 

20 septembre 2010

Société - Environnement : La rivière Nosivolo déclarée site Ramsar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:12

C’est une première à Madagascar. Une rivière, nommée site Ramsar. Nosivolo, une rivière située dans la partie Est de la Grande île, près de Marolambo dans la région Atsinanana, vient en effet d’être inscrite dans la convention internationale sur les zones humides, la convention de Ramsar, par le secrétrariat général de la convention de Ramsar, à Gland (Suisse) et le ministère de l’environnement et des forêts de Madagascar.  C’est ainsi le 7ème site Ramsar dans le pays. D’une superficie de 358.500 ha, il inclut la rivière Nosivolo et l’ensemble de ses bassins versants.

Ce « classement » est le fruit des travaux de conservation menés depuis cinq ans par la population et les autorités locales, le ministère de l’Environnement et des Forêts, Conservation International, Durell et le département de biologie animale de la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo, afin de sauver les 19 espèces de poissons endémiques menacées d’extinction que contient ce site, mais aussi dans le but d’améliorer la vie de la population des alentours qui dépend de cette rivière, explique-t-on du côté de Conservation International. En effet, les activités de recherches menées par le département de biologie animale de la Faculté des Sciences, ont permis de noter que les eaux de Nosivolo abritent ces 19 espèces de poissons endémiques dont 4 lui sont propres, à savoir le « Katria » (Katria ptychochromoides), le Songatana (oxylapia polli), le « blue Nosivolo », une espèce de Bedotia non décrite et une espèce de Rheocles, elle non plus, encore non décrite. A noter « l’adoption » par le district de Marolambo, du Songatana, pour en faire son espèce emblématique. D’où la création en 2006 du festival du même nom, qui se tient tous les ans depuis. Fortement engagée dans la conservation à grande échelle la population de la localité a institué un règlement de pêche et mis en place un organe de contrôle, incluant entre autres, la gendarmerie et le service forestier.

Extrait Midi Madagasikara - lundi 20 septembre 2010

Economie - Concert touristique international: La destination océan Indien y a toute sa place

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:04

Un parfum de vanille a flotté l’autre semaine sur la salle de conférence de l’hôtel Sugar Beach, dans l’ouest de l’île Maurice lors de la rencontre entre les tours-opérateurs indiaocéaniques.

Plus rapporte -www.ilemaurice-tourisme.info, il est fait état que les responsables politiques autant que les opérateurs touristiques ont été unanimes sur le projet « Iles vanille » : c’est la carte à jouer pour « faire de l’océan Indien la nouvelle zone touristique à découvrir à l’échelon mondial », comme l’a dit le ministre mauricien du Tourisme, Nando Bodha.Tant qu’il y aura des îles, la magie du voyage continuera à opérer. Mais je suis convaincu qu’une île ne fera pas rêver toute seule.  C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui réunis pour concrétiser cette grande ambition. La zone océan Indien, avec des produits complémentaires et variés possède tous les atouts pour devenir la nouvelle zone touristique à découvrir à l’échelon mondial » a souligné Nando Bodha. Mais pour toucher au but, il faudra aussi aplanir quelques difficultés. Permettre une libre circulation aux touristes dans les différentes îles en est la principale. Nando Boda a révélé, à l’occasion, que le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam a évoqué la question avec le président français Nicolas Sarkozy lors de son passage en France récemment.  Le président Sarkozy, a-t-il dit, a été sensible aux arguments avancés et on devrait le dossier devrait donc connaître une avancée rapide.

Et selon toujours la même source, il est décrit, surtout, que l’accès aérien fait également partie des macadams à éliminer.  « Cet aspect est essentiel au projet et il faudra que les compagnies aériennes, qui soutiennent le projet, puissent rapidement mettre en place une rotation efficace au niveau des différentes îles tout en s’assurant une profitabilité adéquate ». Nando Bodha a également affirmé qu’il appelait de tous ses vœux la mise en place d’un « vol horaire » entre l’île Maurice et l’île de la Réunion. Rappelant tout le plaisir qu’il a eu à « vendre le volcan de Piton de la Fournaise » aux Chinois lors de son passage en Chine en début du mois, le ministre mauricien du Tourisme, a également affirmé que l’île Maurice s’engageait à mettre en avant la zone océan Indien dans sa stratégie marketing. « Le projet Iles Vanille sera en bonne place dans notre stratégie de communication et de marketing lors du prochain Top Résa. On pourrait même envisager, dès 2012, un véritable stand océan Indien à Top Résa, à l’ITB ou au World Travel Market.

Dans ce contexte, Didier Robert, président de la Région Réunion, s’est également dit convaincu que le projet « Iles Vanille » va amener « un développement touristique gagnant pour l’ensemble des partenaires de l’océan Indien ». Il s’est également dit convaincu que « la destination océan Indien a toute sa place à prendre dans le concert touristique international » et que le concept « îles vanille » va enfin permettre à la région d’aller de l’avant », peut-on encore lire dans www.ilemaurice-tourisme.info

L’événement, en outre, a été saisi par Callixte d’Offay, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI) pour  rappeler que le « tourisme est un domaine prioritaire pour la COI depuis de nombreuses années » et que le projet « Iles Vanille » s’inscrit « dans la concrétisation de cette vision ». Il a également affirmé que la COI mettra en œuvre pour fédérer et faciliter la mise en place de ce projet qui vient « valoriser la complémentarité de nos îles ».

Le directeur de l’office du Tourisme de l’île Maurice, le Dr Karl Mootoosamy, a soutenu pour sa part que l’heure est arrivée pour que les îles de l’océan Indien réussissent « un maillage parfait ». « Faire profiter aux touristes d’une expérience unique et des émotions propres à nos îles vanille n’a jamais été si proche. Tout ne dépend que de nous et je pense que cette fois nous sommes bien partis pour y arriver », relate toujours le même document.

Extrait La Gazette de la Grande Île - Lundi 20 Septembre 2010

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