2010 août
24 août 2010
Société - Kiadin’i Madagasikara : Inauguration des bungalows à Mantasoa
L’inauguration des deux bungalows construits par les Kiadin’i Madagasikara et des Eclaireuses et Eclaireurs de France, région de la Loire, s’est tenue samedi dernier, à Mantasoa. Ces réalisations résultent d’un atelier qui a débuté le 3 août. Toutes les dépenses ont été prises en charge par les scouts français qui ont pu récolter les fonds grâce à la solidarité entre membres. Ainsi, d’autres entités ont participé aux frais, telle que la région Pays de la Loire, mais aussi la Jeunesse solidaire internationale, en plus des 500 euros par personne que ces scouts ont payé de leurs propres poches. Ces bungalows complèteront les infrastructures d’accueil déjà en place. Le maire de la commune, Jean de Dieu Raherison, souhaite la pérennisation du partenariat avec les Kim. D’ailleurs, la cérémonie de remise de certificat à tous ceux qui ont participé à ce projet se tiendra ce samedi à Amparibe, avant que les EEDF ne retournent en France.
Extrait Midi Madagasikara - Mardi 24 août 2010
Culture - Exposition: Portrait de Madagascar
Société - Toamasina : Le Bazar Be détruit à 50%
Le marché de Bazar Be Toamasina a été la proie de feux d’origine douteuse dans la nuit du dimanche 22 août vers 23 heures. À vue d’œil, on peut faire état de dégâts matériels d’environ 50% de destruction des installations, en sus des pertes occasionnées sur les marchandises entreposées dans l’enclos du marché. Les commerçants des pavillons de l’immobilier, des produits artisanaux et des épices ont été les plus frappés car ces articles et produits sont rangés dans l’enclos du marché la nuit pour leur sécurité. D’après les rapides évaluations les pertes s’élèvent à près de 200 millions d’ariary.
Les secours sont arrivés à temps mais semble-t-il, les pompiers de la Commune urbaine de la ville étant ce qu’ils sont en matière d’équipements, il a fallu l’appui de ceux du Port autonome, de ceux du projet Ambatovy et ceux de l’ASECNA pour arrêter la propagation des feux et les éteindre comme il faut. On ne sait pas encore les origines réelles des feux mais des observateurs locaux n’écartent pas une main criminelle.
Extrait Madagascar Tribune - mardi 24 août 2010
23 août 2010
Société - Lampes solaires : Ventes en flèche
Outre les bougies et les piles, les lampes solaires et les lampes rechargeables ont été particulièrement recherchées cette semaine en prévision du délestage. La vente de ces produits pouvant se substituer aux éclairages électriques a ainsi explosé depuis hier. Les magasins spécialisés comme les quincailleries ont vu les demandes augmenter. Une vingtaine de lampes à néon rechargeables ont été écoulées par jour, chez un magasin spécialisé à Behoririka. Leur coût varie de Ar 40 000 à Ar 100 000 environ en fonction de la qualité et de la marque. D’autres types de lampes fonctionnant à piles, moins chères puisque vendues entre Ar 5 000 et Ar 10 000, ont été plus accessibles aux consommateurs à revenus moyens.
Les ventes de bougies ont, elles aussi connu une hausse inhabituelle depuis hier soir, chez les épiciers de quartier. « Nos clients habituels sont les familles qui habitent des logements sans électricité, mais en ce moment, s’y ajoutent le reste de la population qui se prépare au délestage », explique un épicier d’Andravoahangy qui a écoulé jusqu’à 25 paquets de bougies de 10 unités, rien que dans l’après-midi d’hier. Bref, pour lui, les affaires ont été plutôt bonnes !
Extrait Midi Madagasikara - Lundi 23 août 2010
Société - Etats-Unis : 82 millions $USD d’aides humanitaires en 2010
Malgré la crise politique qui paralyse le pays depuis 2009, et malgré la suspension de toutes relations bilatérales entre Madagascar et les Etats-Unis, le gouvernement américain continue d’affecter des sommes colossales dans l’aide humanitaire et d’urgence à l’endroit des populations les plus concernées. Cette année, le gouvernement américain a octroyé la somme de 82 millions de dollars USD dans des projets d’aides humanitaires d’urgence, principalement dans le secteur de la santé comme la lutte contre le paludisme, mais aussi pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant, et enfin dans l’assistance aux projets qui soutiennent les programmes d’aides alimentaires. L’administration américaine axe également ses activités dans la protection de l’environnement, et dans le domaine de la sécurité.
Extrait Midi Madagasikara - Lundi 23 août 2010
Economie - Marché du paddy à Amparafaravola: Le différentiel de prix est assez sévère
Economie - AFD-Madagascar : Des millions d’euros d’aides budgétaires reconverties
Malgré la crise et après la suspension des aides extérieures par les bailleurs de fonds à Madagascar, certains partenaires n’ont pas lâché le pays et ont continué à convertir certaines enveloppes à d’autres projets. L’Afd (Agence française de développement) a procédé depuis l’année 2009 à la reconversion d’une partie des aides qu’elle était sensée attribuer à l’Etat malgache.
Après la suspension des financements des bailleurs de fonds, l’on explique du côté de l’Afd que le contrat signé entre la France et Madagascar prévoit qu’une suspension de programme avec le FMI (Fonds monétaire international) exclut la poursuite de l’aide budgétaire non affectée et invite dans ce cas les autorités française et malgache à identifier ensemble des «dépenses à caractère prioritaire de lutte contre la pauvreté» sur lesquelles peuvent être réaffectées les ressources du Contrat de désendettement et de développement France-Madagascar (C2D), dont le second du genre, s’élevant à 26,6 millions d’euros (74,5 milliards d’ariary) couvre la période 2008-2012.
Ainsi, pendant l’été 2009, 1,33 millions d’euros (3,7 milliards d’ariary) ont été versés au Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre du programme de cantines scolaires. Un projet qui a permis de nourrir pendant une année scolaire près de 170 000 enfants dans 880 écoles primaires du Sud de l’île. Au printemps 2010, un million d’euros a été affecté pour le programme national foncier (Pnf), projet initié par la coopération française puis par l’aide américaine (10 millions Usd).
Par ailleurs, l’Afd a également alloué 330 000 euros (924 millions d’ariary) à deux associations malgaches travaillant pour la réinsertion des sans-abris de la capitale. Ce fonds a servi à la construction de 30 logements supplémentaires pour reloger les chiffonniers filleuls de l’association Akamasoa, ainsi qu’à la réhabilitation d’ouvrages d’art et de pistes rurales dans la zone de relogement des familles soutenues par l’association Aides aux sans-abris (Asa).
L’on note encore du côté de l’Afd que l’échéance d’avril 2010 sera repartie en deux versements. Un premier montant s’élevant à un million d’euros servira à la reconstruction d’infrastructures et la relance agricole dans le Sud-Est suite au passage du Cyclone Hubert et un second décaissement portant sur 330 000 euros constituant une nouvelle affectation en faveur des cantines scolaires du PAM.
Extrait Midi Madagasikara - Lundi 23 août 2010
20 août 2010
Culture - Festival du film insulaire: Les documentaires malgaches en compétitions
Le Fifig (Festival international du film insulaire de Groix) a ouvert ses portes, mercredi dernier, à Port-Lay. Pour cette édition anniversaire, le festival groisillon revient sur les temps forts qui ont marqué ses dix années de film insulaire.
Chaque année, c’est le même rituel. Les festivaliers amoureux des îles du monde entier, prennent le large vers l’île de Groix. Dans l’écrin de Port-Lay, ils viennent s’abreuver de cinéma et de rencontres insulaires.
L’ambition du festival, au-delà de la projection de documentaires et de fictions, est aussi l’échange entre les hommes et les cultures. Toute une présentation de spectacles et de débats à entrée libre est organisée en marge de la programmation. Un nouveau chapiteau de 1.500 places abritera rencontres et échanges, ainsi que des concerts en fin de soirée. Une nouvelle salle de projection a également été aménagée dans l’ancienne conserverie. Cette année, plusieurs documentaires malgaches seront projetés à l’instar de « Mahaleo » et « Angano… Angano… nouvelles de Madagascar » de Cesar Paes, « 7 mois de chaos » de Gaël Mocaër, « Mada, debout de terre et d’eau » de Paul Bloas, «2 euros à Madagascar » de Nantenaina Lova, « La pêche à Ambila Lemaitso » de Tovonaina Rasoanaivo, « En direct » de Njaka Andriamahery, « 6h58 » de Laza, « La Tortue » de Sitraka Randriamahaly, « La bulle » de Raminisoa Mamihasina,…
Côté spectacle nous retrouverons les Malgaches de la Cie Zolobe, le collectif circassien des Portes 27, Ronan Tablantec, ainsi que la Cie groisillonne Ile-Teatro. Au cours des nuits de mardi à dimanche, à Port-Lay, le Festival sera festif et musical avec la Zikabilo, Bob Bovano, Bekoto ou Michel Tonnerre, Adjabel, Erol Josué ou les remuants Damily. Vous pourrez retrouver à la conserverie de Port-Lay et au fort du Gripp, les ouvrages de Paul Bloas, des peintures naïves haïtiennes, les oeuvres Pop Art du Hangar’t de Nizon ou les photos de jeunes artistes malgaches et haïtiens.
Extrait La Gazette de la Grance Île - Vendredi 20 Août 2010
19 août 2010
Société - Agriculture « raisonnée » et élevage bio : « Mieux manger, pour mieux vivre »
Depuis 2009, la ferme met en vente les produits d’un élevage bio et d’une agriculture raisonnée. Elle concilie ainsi respect de l’environnement, rigueur des techniques agricoles et sensibilisation à un « mieux manger pour mieux vivre » Visite guidée de la « ferme d’Ivato ».
Initiative écologique. Dix hectares de cultures et de campagne représentent le domaine de cette toute jeune société, située sur la route de Croc Farm, à proximité du village de Fiakarana. Quatre techniciens agro encadrent une cinquantaine de cultivateurs qui travaillent la terre tous les jours, de 7h à 16h. Le processus de lancement de cette nouvelle forme d’agriculture s’est heurté, au départ, à une terre très peu fertile car « victime » du brûlis, technique traditionnellement répandue aussi bien dans la capitale que sur toute l’île. Une sélection rigoureuse des semences pour de meilleures récoltes, une irrigation au goutte à goutte afin de mieux gérer la distribution de l’eau, sont autant de techniques mises en place pour faire face aux carences du terrain d’origine. Il s’agit essentiellement d’une agriculture dite « raisonnée », qui consiste à utiliser une quantité minimum de pesticides, afin de lutter contre les pucerons et autres insectes (surtout pendant cette période d’hiver). Aucun produit n’est totalement « bio » pour l’instant bien que des essais soient effectués sur les aliments les plus résistants (laitue, carotte, fenouil).
50 villageois, 50 emplois. Ce projet a également une vocation sociale puisque la totalité des agriculteurs sur le terrain proviennent du village. La ferme a permis aux 50 villageois d’avoir un emploi et de maîtriser des techniques agricoles permettant la récolte de légumes de meilleure qualité.
La « Sobika ». D’une part, la ferme élève lapins, poules pondeuses, poulets fermiers (12 000 Ar/kg) et leurs œufs du jour (400Ar / pièce). D’autre part, elle propose une importante variété de légumes du potager dont la distribution dépend des récoltes et des saisons (carottes, poireaux, radis, concombres, salade, haricots, courgettes…). Tous ces aliments sont disponibles à la livraison, suivant le principe de la « sobika ». Une sobika correspond à un ensemble de légumes et/ou de plantes aromatiques sélectionnées. L’inscription doit se faire sur leur site internet (http:://wwwlafermedivato.com/) pour recevoir chaque semaine le fameux panier, à raison de 5 000Ar à 10 000Ar selon la formule choisie.
Des particuliers aux grandes surfaces. La société compte soixante-quinze clients dont 80% d’étrangers. Ce type de prestations est unique dans la capitale et il est encore difficile
d’« éduquer » à l’achat de ces produits lorsqu’on peut se fournir en fruits et légumes au marché ou dans les grandes surfaces. Sensibiliser au goût et au « bio » est encore avant tout un effet de mode en France; il n’est pas une mince affaire dans les pays développés en général, et il l’est d’autant plus ici. S’agissant des grandes surfaces, Shoprite et Leader Price sont leurs plus importants clients (15% à 20% de leurs débouchés).
La Ferme d’Ivato n’en est qu’à ses débuts… Mais cela promet tout de même un grand coup de pouce pour « mieux manger pour mieux vivre ».
Extrait Midi Madagasikara - jeudi 19 août 2010
