2010 août

24 août 2010

Economie - Bioénergie : de l’énergie et du revenu pour les paysans

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:27
Les polémiques autour des méga projets d’agribusiness comme celui du groupe sud-coréen Daewoo logistics et de l’entreprise indienne Varun international ont coupé court aux investissements éventuels qui pourraient se faire dans ce secteur. Le manque de transparence soigneusement entretenu par l’Etat a provoqué lesdites polémiques. Depuis, des projets sur la bioénergie ont essayé de se démarquer mais la crise a mis un coup de frein à leurs activités. Certains ont même opté pour le stand-by, tandis que d’autres ont carrément abandonné la partie pour voir ailleurs. Pourtant, le récent rapport conjoint du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), de l’Imperial college London et de CAMCO international souligne que la production de bioénergie peut augmenter sur le continent et fournir des revenus et de l’énergie aux paysans, sans pour autant supplanter la production alimentaire. Madagascar n’est pas vraiment concerné par un possible empiètement des cultures pour la bioénergie avec la production alimentaire. Il dispose, en effet, de vastes terres arables non exploitées. Mais il peut se heurter comme les autres pays à des problèmes d’ordre écologique comme la pollution de la nappe phréatique causée par une utilisation intensive d’intrants chimiques par les grands projets d’agribusiness et de bioénergie.

Il y a aussi les problèmes éventuels que pourraient rencontrer les paysans. Qu’ils soient intégrés ou non dans ces projets, ils risquent dans les deux cas de figure d’en subir les impacts. Au cas où les promoteurs les intègrent dans leurs exploitations, ils risquent de délaisser les cultures vivrières et l’élevage. De quoi augmenter l’insécurité alimentaire. En revanche, s’ils sont mis à l’écart, ils continueraient à vivoter dans ses activités de subsistance. Le nouveau rapport publié lors de la 5ème semaine africaine des sciences agricoles à Ouagadougou courant juillet, souligne que pour profiter du développement de la bioénergie, les pays africains devraient avoir une politique nationale. Madagascar s’y est essayé depuis quelques années déjà, mais n’a pas encore abouti à cette politique qui devrait être transversale. Car la bioénergie comprend plusieurs secteurs dont l’agriculture, l’industrie, l’environnement, le commerce… L’auteur principal du rapport et chercheur à l’Imperial college London, le Dr Rocio Diaz-Chavez souligne : « Si la bioénergie est abordée avec les politiques et les processus appropriés et en incluant toutes les différentes parties prenantes, elle est non seulement compatible avec la production alimentaire mais elle peut également profiter énormément à l’Afrique. La bioénergie peut apporter des investissements dans le foncier, les infrastructures, et les ressources humaines et pourrait permettre de libérer le potentiel latent de l’Afrique et accroître la production alimentaire ».
Parmi les cultures pour la bioénergie, le rapport mise notamment sur la canne à sucre, le sorgho et le jatropha. Particulièrement pour le bioéthanol issu de la canne à sucre, il peut être mélangé à de l’essence. De quoi réduire la facture pétrolière qui ne cesse pas de gonfler. D’aucuns se souviennent du bras de fer entre l’Etat et les pétroliers concernant le mouvement des prix des produits pétroliers en juillet dernier. Le rapport de la FARA indique même que les importations de carburants constituent un frein important au développement économique des pays africains. Et pour préserver la production alimentaire, des pays comme le Mozambique n’autorise que la canne à sucre et le sorgho pour la fabrication d’éthanol et le jatropha et la noix de coco pour le biodiesel. En Afrique du Sud, le Parlement a décrété que le maïs ne pouvait plus être utilisé comme biocarburant. Au Mali, le gouvernement n’autorise pas l’utilisation des cultures vivrières pour la production de biocarburants.

 
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mardi 24 Août 2010

Société - Kiadin’i Madagasikara : Inauguration des bungalows à Mantasoa

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:21

L’inauguration des deux bungalows construits par les Kiadin’i Madagasikara et des Eclaireuses et Eclaireurs de France, région de la Loire, s’est tenue samedi dernier, à Mantasoa. Ces réalisations résultent d’un atelier qui a débuté le 3 août. Toutes les dépenses ont été prises en charge par les scouts français qui ont pu récolter les fonds grâce à la solidarité entre membres. Ainsi, d’autres entités ont participé aux frais, telle que la région Pays de la Loire, mais aussi la Jeunesse solidaire internationale, en plus des 500 euros par personne que ces scouts ont payé de leurs propres poches. Ces bungalows complèteront les infrastructures d’accueil déjà en place. Le maire de la commune, Jean de Dieu Raherison, souhaite la pérennisation du partenariat avec les Kim. D’ailleurs, la cérémonie de remise de certificat à tous ceux qui ont participé à ce projet se tiendra ce samedi à Amparibe, avant que les EEDF ne retournent en France.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 24 août 2010

Culture - Exposition: Portrait de Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:16
Dans le cadre de l’année Madagascar en Vendée, les cédéthèques de La Châtaigneraie, de La Gaubretière et de Montaigu s’unissent pour faire découvrir Madagascar : ses habitants, sa faune, sa flore… La cédéthèque de Montaigu accueille de nombreuses photographies de Maryvonne Delavault, présidente de l’ONG Solidarité Entraide et Fratenité franco-malgache : des portraits colorés de femmes, d’enfants, de paysans… Dans une ambiance malgache avec de la musique et des films sur l’Île Rouge. Notons que " Portraits de Madagascar "  ne prendra fin que vers la fin du mois de septembre.
Samedi dernier le public a été invité à rencontrer le groupe malgache Benja Gasy, présent au festival de Cugand ; l’ensemble folklorique proposera une démonstration de danses et de musiques traditionnelles de Madagascar. Un temps de discussion informelle est aussi prévu pour rencontrer les artistes. Vendrdi prochain, le Kalon’ny Fahiny proposera des chants d’amour d’autrefois et mémoire en image dans les Hauts plateaux malgaches. Les textes, véritables chefs-d’oeuvre littéraires sont basés sur les Hainteny et les proverbes des anciens qui sera suivi d’un atelier tout public proposera la découverte du valiha pour la danse.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mardi 24 Août 2010
 

Société - Toamasina : Le Bazar Be détruit à 50%

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Le marché de Bazar Be Toamasina a été la proie de feux d’origine douteuse dans la nuit du dimanche 22 août vers 23 heures. À vue d’œil, on peut faire état de dégâts matériels d’environ 50% de destruction des installations, en sus des pertes occasionnées sur les marchandises entreposées dans l’enclos du marché. Les commerçants des pavillons de l’immobilier, des produits artisanaux et des épices ont été les plus frappés car ces articles et produits sont rangés dans l’enclos du marché la nuit pour leur sécurité. D’après les rapides évaluations les pertes s’élèvent à près de 200 millions d’ariary.

Les secours sont arrivés à temps mais semble-t-il, les pompiers de la Commune urbaine de la ville étant ce qu’ils sont en matière d’équipements, il a fallu l’appui de ceux du Port autonome, de ceux du projet Ambatovy et ceux de l’ASECNA pour arrêter la propagation des feux et les éteindre comme il faut. On ne sait pas encore les origines réelles des feux mais des observateurs locaux n’écartent pas une main criminelle.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 24 août 2010

23 août 2010

Société - Lampes solaires : Ventes en flèche

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Outre les bougies et les piles, les lampes solaires et les lampes rechargeables ont été particulièrement recherchées cette semaine en prévision du délestage. La vente de ces produits pouvant se substituer aux éclairages électriques a ainsi explosé depuis hier. Les magasins spécialisés comme les quincailleries ont vu les demandes augmenter. Une vingtaine de lampes à néon rechargeables ont été écoulées par jour, chez un magasin spécialisé à Behoririka. Leur  coût varie de Ar 40 000 à Ar 100 000 environ en fonction de la qualité et de la marque. D’autres types de lampes fonctionnant à piles, moins chères puisque vendues entre Ar 5 000 et Ar 10 000, ont été plus accessibles aux consommateurs à revenus moyens.

Les ventes de bougies ont, elles aussi connu une hausse inhabituelle depuis hier soir, chez les épiciers de quartier. « Nos clients habituels sont les familles qui habitent des logements sans électricité, mais en ce moment, s’y ajoutent le reste de la population qui se prépare au délestage », explique un épicier d’Andravoahangy qui a écoulé jusqu’à 25 paquets de bougies de 10 unités, rien que dans l’après-midi d’hier. Bref, pour lui, les affaires ont été plutôt bonnes !

Extrait Midi Madagasikara - Lundi 23 août 2010

Société - Etats-Unis : 82 millions $USD d’aides humanitaires en 2010

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:12

Malgré la crise politique qui paralyse le pays depuis 2009, et malgré la suspension de toutes relations bilatérales entre Madagascar et les Etats-Unis, le gouvernement américain continue d’affecter des sommes colossales dans l’aide humanitaire et d’urgence à l’endroit des populations les plus concernées. Cette année, le gouvernement américain a octroyé la somme de 82 millions de dollars USD dans des projets d’aides humanitaires d’urgence, principalement dans le secteur de la santé comme la lutte contre le paludisme, mais aussi pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant, et enfin dans l’assistance aux projets  qui soutiennent les programmes d’aides alimentaires. L’administration américaine axe également ses activités dans la protection de l’environnement, et dans le domaine de la sécurité.

Extrait Midi Madagasikara - Lundi 23 août 2010

 

Economie - Marché du paddy à Amparafaravola: Le différentiel de prix est assez sévère

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:10
Un zoom sur la situation du marché de riz dans la région Alaotra Mangoro, un des greniers à riz du pays, par rapport à celle d’Antananarivo ville permet de constater la tendance à la baisse des prix à partir de la fin de la soudure jusqu’au 26 juin. Le prix du riz blanc local à Amparafaravola, rapporte dans une de ses dernières éditions  Horizon, le Mensuel d’information et d’analyse de l’Observatoire du Riz, a perdu 11% dès le début du mois d’avril jusqu’à 26% en moyenne pendant la période mai à fin-juin.

L’importante diminution de prix n’apparaît qu’à partir de début juin pour Ambatondrazaka et Antananarivo avec près de 20% de différence par rapport à fin mars. A Antananarivo, le riz importé a connu une forte baisse de prix de près de 14% en juin; le prix a été fixé à 950 ariary/kilo contre 1 100 ariary fin mars ; une situation qui reste intimement liée à la baisse soutenue des cours mondiaux.
Du côté du paddy, selon toujours le même Mensuel, il est indiqué , surtout, que le différentiel de prix est assez sévère surtout à Amparafaravola. Le prix au kilo a diminué de près de 34% en moyenne au cours de mai -juin. L’année dernière, d’après les données du Mensuel, il a chuté jusqu’à 40% en moyenne entre fin mai et fin juin à Amparafaravola et à Ambatondrazaka. Comparé à l’année dernière, le prix du paddy à la récolte a diminué de 15% à Amparafaravola et inversement à Ambatondrazaka. Le différentiel de prix à Amparafaravola en période de soudure et en pleine récolte atteint plus de 40% pour le paddy et de 30% pour le riz blanc local. Cela devra inciter les producteurs à stocker leur production et vendre suivant les opportunités offertes par le marché. D’ailleurs, on constate déjà que le volume de paddy stocké dans les GCV (Greniers Communautaires Villageois) de l’URCECAM a augmenté considérablement au mois de mai avec près de 20 600 t contre 5 300 t en avril et près de 1 700 t en mars.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Lundi 23 Août 2010

 

Economie - AFD-Madagascar : Des millions d’euros d’aides budgétaires reconverties

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:05

Malgré la crise et après la suspension des aides extérieures par les bailleurs de fonds à Madagascar, certains partenaires n’ont pas lâché le pays et ont continué à convertir certaines enveloppes à d’autres projets. L’Afd (Agence française de développement) a procédé depuis l’année 2009 à la reconversion d’une partie des aides qu’elle était sensée attribuer à l’Etat malgache.

Après la suspension des financements des bailleurs de fonds, l’on explique du côté de l’Afd que le contrat signé entre la France et Madagascar prévoit qu’une suspension de programme avec le FMI (Fonds monétaire international) exclut la poursuite de l’aide budgétaire non affectée et invite dans ce cas les autorités française et malgache à identifier ensemble des «dépenses à caractère prioritaire de lutte contre la pauvreté» sur lesquelles peuvent être réaffectées les ressources du Contrat de désendettement et de développement France-Madagascar (C2D), dont le second du genre, s’élevant à 26,6 millions d’euros (74,5 milliards d’ariary) couvre la période 2008-2012.

Ainsi, pendant l’été 2009, 1,33 millions d’euros (3,7 milliards d’ariary) ont été versés au Programme alimentaire mondial (PAM) dans le cadre du programme de cantines scolaires. Un projet qui a permis de nourrir pendant une année scolaire près de 170 000 enfants dans 880 écoles primaires du Sud de l’île. Au printemps 2010, un million d’euros a été affecté pour le programme national foncier (Pnf), projet initié par la coopération française puis par l’aide américaine (10 millions Usd).

Par ailleurs, l’Afd a également alloué 330 000 euros (924 millions d’ariary) à deux associations malgaches travaillant pour la réinsertion des sans-abris de la capitale. Ce fonds a servi à la construction de 30 logements supplémentaires pour reloger les chiffonniers filleuls de l’association Akamasoa, ainsi qu’à la réhabilitation d’ouvrages d’art et de pistes rurales dans la zone de relogement des familles soutenues par l’association  Aides aux sans-abris (Asa).

L’on note encore du côté de l’Afd que l’échéance d’avril 2010 sera repartie en deux versements. Un premier montant s’élevant à un million d’euros servira à la reconstruction d’infrastructures et la relance agricole dans le Sud-Est suite au passage du Cyclone Hubert et un second décaissement portant sur 330 000 euros constituant une nouvelle affectation en faveur  des cantines scolaires du PAM.

Extrait Midi Madagasikara - Lundi 23 août 2010

20 août 2010

Culture - Festival du film insulaire: Les documentaires malgaches en compétitions

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:03

Le Fifig (Festival international du film insulaire de Groix) a ouvert ses portes, mercredi dernier, à Port-Lay. Pour cette édition anniversaire, le festival groisillon revient sur les temps forts qui ont marqué ses dix années de film insulaire.

Chaque année, c’est le même rituel. Les festivaliers amoureux des îles du monde entier, prennent le large vers l’île de Groix. Dans l’écrin de Port-Lay, ils viennent s’abreuver de cinéma et de rencontres insulaires.

L’ambition du festival, au-delà de la projection de documentaires et de fictions, est aussi l’échange entre les hommes et les cultures. Toute une présentation de spectacles et de débats à entrée libre est organisée en marge de la programmation. Un nouveau chapiteau de 1.500 places abritera rencontres et échanges, ainsi que des concerts en fin de soirée. Une nouvelle salle de projection a également été aménagée dans l’ancienne conserverie. Cette année, plusieurs documentaires malgaches seront projetés à l’instar de « Mahaleo » et « Angano… Angano… nouvelles de Madagascar » de Cesar Paes, « 7 mois de chaos » de Gaël Mocaër, « Mada, debout de terre et d’eau » de Paul Bloas, «2 euros à Madagascar » de Nantenaina Lova, « La pêche à Ambila Lemaitso » de Tovonaina Rasoanaivo, « En direct » de Njaka Andriamahery, « 6h58 » de Laza, « La Tortue » de Sitraka Randriamahaly, « La bulle » de Raminisoa Mamihasina,…

Côté spectacle nous retrouverons les Malgaches de la Cie Zolobe, le collectif circassien des Portes 27, Ronan Tablantec, ainsi que la Cie groisillonne Ile-Teatro. Au cours des nuits de mardi à dimanche, à Port-Lay, le Festival sera festif et musical avec la Zikabilo, Bob Bovano, Bekoto ou Michel Tonnerre, Adjabel, Erol Josué ou les remuants Damily. Vous pourrez retrouver à la conserverie de Port-Lay et au fort du Gripp, les ouvrages de Paul Bloas, des peintures naïves haïtiennes, les oeuvres Pop Art du Hangar’t de Nizon ou les photos de jeunes artistes malgaches et haïtiens.

Extrait La Gazette de la Grance Île - Vendredi 20 Août 2010

19 août 2010

Société - Agriculture « raisonnée » et élevage bio : « Mieux manger, pour mieux vivre »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:02

Depuis 2009, la ferme met en vente les produits d’un élevage bio et d’une agriculture raisonnée. Elle concilie ainsi respect de l’environnement, rigueur des techniques agricoles et sensibilisation à un « mieux manger pour mieux vivre » Visite guidée de la « ferme d’Ivato ». 
Initiative écologique. Dix hectares de cultures et de campagne représentent le domaine de cette toute jeune société, située sur la route de Croc Farm, à proximité du village de Fiakarana. Quatre techniciens agro encadrent une cinquantaine de cultivateurs qui travaillent la terre tous les jours, de 7h à 16h. Le processus de lancement de cette nouvelle forme d’agriculture s’est heurté, au départ, à une terre très peu fertile car « victime » du brûlis, technique traditionnellement répandue aussi bien dans la capitale que sur toute l’île. Une sélection rigoureuse des semences pour de meilleures récoltes, une irrigation au goutte à goutte afin de mieux gérer la distribution de l’eau, sont autant de techniques mises en place pour faire face aux carences du terrain d’origine. Il s’agit essentiellement d’une agriculture dite « raisonnée », qui consiste à utiliser une quantité minimum de pesticides, afin de lutter contre  les pucerons et autres insectes (surtout pendant cette période d’hiver). Aucun produit n’est totalement « bio » pour l’instant bien que des essais soient effectués sur les aliments les plus résistants (laitue, carotte, fenouil).
50 villageois, 50 emplois. Ce projet a également une vocation sociale puisque la totalité des agriculteurs sur le terrain proviennent du village. La ferme a permis aux 50 villageois d’avoir un emploi et de maîtriser des techniques agricoles permettant la récolte de légumes de meilleure qualité.
La « Sobika ». D’une part, la ferme élève lapins, poules pondeuses, poulets fermiers (12 000 Ar/kg) et leurs œufs du jour (400Ar / pièce). D’autre part, elle propose une importante variété de légumes du potager dont la distribution dépend des récoltes et des saisons (carottes, poireaux, radis, concombres, salade, haricots, courgettes…). Tous ces aliments sont disponibles à la livraison, suivant le principe de la « sobika ». Une sobika correspond à un ensemble de légumes et/ou de plantes aromatiques sélectionnées. L’inscription doit se faire sur leur site internet  (http:://wwwlafermedivato.com/) pour recevoir chaque semaine le fameux panier, à raison de 5 000Ar à 10 000Ar selon la formule choisie.
Des particuliers aux grandes surfaces. La société compte soixante-quinze clients dont 80% d’étrangers. Ce type de prestations est unique dans la capitale et il est encore difficile

d’« éduquer » à l’achat de ces produits lorsqu’on peut se fournir en fruits et légumes au marché ou dans les grandes surfaces. Sensibiliser au goût et au « bio » est encore avant tout un effet de mode en France; il n’est pas une mince affaire dans les pays développés en général, et il l’est d’autant plus ici. S’agissant des grandes surfaces, Shoprite et Leader Price sont leurs plus importants clients (15% à 20% de leurs débouchés).

La Ferme d’Ivato n’en est qu’à ses débuts… Mais cela promet tout de même un grand coup de pouce pour « mieux manger pour mieux vivre ».

Extrait Midi Madagasikara - jeudi 19 août 2010

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