2010 août

31 août 2010

Société - Kiadin’i Madagasikara : L’heure des adieux

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:34

L’heure était aux adieux, samedi dernier, pour les scouts du Kiadin’i Madagasikara (KIM) et les Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF), après le camp chantier d’Ampanazava Mantasoa où les uns et les autres s’étaient donnés la main pour la construction de deux bungalows. Ce fut donc par une cérémonie d’adieu et de remise de certificats qui a eu lieu au siège du KIM à Amparibe, que ces jeunes scouts ont terminé ce projet de construction. Une réalisation qui a pu être menée jusqu’à son terme en seulement trois semaines, même si ces jeunes scouts ne sont pas des professionnels du bâtiment. Les résultats sont plutôt satisfaisants.

Rappelons que 16 jeunes scouts issus de diverses régions de Madagascar et 7 membres de EEDF ont participé à ce camp chantier à Ampanazava. Leur devise : « Du Nord au Sud, les eclés s’engagent, Madagascar 2010 ». Cinq encadreurs leur ont, par ailleurs, apporté leur aide.
Le KIM ne compte évidemment pas s’arrêter en si bon chemin. A partir de ce jour, 18 commissaires régionaux de ce mouvement scout suivront une formation d’une semaine à Antsohihy. Ils viennent, eux aussi … du Nord au Sud, car plusieurs régions de Madagascar seront représentées.
Extrait Midi Madagasikara - Mardi 31 août 2010

Economie - Ouvrages et fournitures scolaires: ADIFLOR dote des écoles malgaches

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:56
L’Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues (ADIFLOR), travaille depuis plusieurs années avec Madagascar notamment avec le réseau des Alliances françaises.
Et tout récemment encore, en partenariat avec l’ambassade de France à Madagascar, elle a effectué l’envoi de plus de 26 000 ouvrages (manuels scolaires, livres de lecture, albums jeunesse…) depuis son stock national, situé en Champagne-Ardenne en France, vers la capitale de l’Île Rouge.
Dans ce cadre, LatitudeFrance rapporte qu’en octobre 2008, deux bénévoles de cette association, Jacques et Madeleine Guinet se sont rendus à Madagascar et ont visité de nombreux établissements situés dans la campagne malgache. Ils ont fait le constat de réels besoins en manuels scolaires, livres de bibliothèque… et ont recueilli de nombreuses demandes de soutien.
Plus, selon la même source, il est mentionné que chaque année, ADIFLOR aide plus particulièrement un pays en le mettant à l’honneur, après le Niger en 2008 et Haïti en 2009, c’est donc très naturellement que Madagascar a été choisi comme " Pays à l’honneur 2010 ".
Les membres du Rotaract Ilo Ivato d’Antananarivo seront en charge d’affréter les 24 000 ouvrages aux 22 établissements visités en 2008, principalement situés dans les régions d’Antananarivo, Antsirabe, Ihosy et Fianarantsoa. Les référents dispatcheront eux-mêmes les cartons de manuels dans les villages concernés et devront en contrôler la bonne utilisation.
Par ailleurs, plus de 2 000 ouvrages seront distribués à 10 établissements d’enseignement français homologués par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), tels que le collège de France et l’école de l’Alliance française d’Antananarivo, les écoles primaires des Alliances françaises de Morondava, Mananjary… Une " Petite Bibliothèque franco-phone ", sélection d’ouvrages de littérature jeunesse sera également offerte à la cellule pédagogique de l’Alliance française d’Antananarivo.
C’est grâce aux collectes réalisées au sein des établissements scolaires de Champagne-Ardenne et aux dons d’éditeurs qu’ADIFLOR a pu répondre aux demandes de toutes ces écoles malgaches.
Le conteneur arrivera à Antananarivo le 15 septembre prochain. Ces ouvrages et ces fournitures scolaires profiteront à plus de 13 000 élèves dès la rentrée scolaire.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mardi 31 Août 2010  

Société - Père Pédro: Vente aux enchères d’oeuvres d’art pour Akamasoa

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:52
Sculpteur passionné depuis plus de 20 ans, Gérard Clain a décidé de mettre son Art à contribution pour soutenir les actions du Père Pédro. Afin de récolter des fonds permettant de réaliser les projets humanitaires porteurs d’espoirs à Madagascar, une vente aux enchères de 45 oeuvres est prévue dans son atelier, le 11 septembre prochain, à Ilet Furcy (La Réunion).
"Avec la sculpture, j’ai eu une révélation. J’ai quelque chose à donner et c’est pour ça que je sensibilise les jeunes à l’Art en me déplaçant dans les écoles. Je souhaite également apporter mon soutien au Père Pédro car ses actions sont formidables. J’ai donc pris contact avec l’association des Amis du Père Pédro basée à Saint Gilles pour mettre en place un projet de vente aux enchères afin de récolter des fonds" explique Gérard Clain.

Avec le soutien de l’association des Amis du Père Pédro, cet artiste a donc décidé de mettre en vente pas moins de 45 oeuvres d’art. "Au total, 30% des gains seront reversés à l’association pour mener à bien les actions du Père Pédro". Parallèlement à cette vente enchères encadrée par deux huissiers de justice le 11 septembre prochain, une exposition est prévue sur un mois et là encore, un pourcentage des ventes réalisées sera reversé à l’association des Amis du Père Pédro.
"Mon soutien pour les actions du Père Pédro va durer tant que je serai vivant" souligne cet artiste Péi qui souhaite que l’Art puisse servir aux projets humanitaires mis en place à Madagascar.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mardi 31 Août 2010

26 août 2010

Sport - Pétanque - Championnats du monde : Union retrouvée pour l’équipe malgache au Mondial

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:24

Très bonne nouvelle pour l’équipe malgache qui va défendre nos couleurs aux 45èmes championnats du monde  de pétanque à Izmir Fuari, Turquie. A l’issue des négociations rondement menées par  toute l’équipe de la Fédération Malgache notamment le président Gérard Naturel et le vice-président, Beryl Razafindrainiony, la triplette championne d’Afrique en titre sera au grand complet pour ce déplacement.

Bema le stratège

Bema Ratolojanahary qui s’est mis de côté en cédant la place à Nanou Andrianiaina à la suite d’une brouille, a rejoint le groupe au grand bonheur de tout le monde. Car il va sans dire que malgré son caractère, Bema reste le stratège du  groupe  et cela s’est ressenti sur le rendement de l’équipe après son retour de Tunisie.

Après de franches explications avec le leader du groupe  en l’occurrence Dolis Randriamarohaja qui a mis beaucoup d’eau dans son vin, la cohésion de l’équipe est retrouvée et qu’à cette allure, Madagascar fera encore partie d’une des 48 nations les plus redoutées à Izmir.

Contrairement aux précédentes délégations pour le Mondial en effet, le cru 2010 comporte un authentique Chef de délégation en la personne du président de la Fédération, Gérard Naturel, mais aussi un vrai coach puisque Michel Ranarivelo sera aussi du voyage.

Nanou polyvalent

Outre les trois hommes sacrés champions d’Afrique 2009 avec Dolis Randriamarihaja, Bema Ratolojanahary et Tiana Razanadrakoto, Nanou Andrianiaina a été appelé en renfort pour tenir le rôle de quatrième joueur. « Tout dépend des circonstances car si Nanou a été inséré dans le  groupe c’est tout d’abord en raison de ses expériences et surtout de sa polyvalence », explique Dolis Randriamarohaja qui estime que cette dernière recrue est capable de remplacer l’un des trois boulistes en cas de défaillance tout comme il peut être titularisé d’entrée. Ceci expliquant peut-être cela, le duo Nanou-Tiana est parti se préparer dans les tournois français, histoire d’asseoir cette complicité toujours utile en pétanque.

« La composition dépend en fait de la valeur des adversaires » commente à son tour l’entraîneur, Mamih Ranarivelo qui lance un appel à tous les Malgaches d’Europe férus de pétanque, de tout faire pour créer une ambiance bien de chez nous durant ce Mondial 2010. « Il n’y a rien de tel qu’un soutien massif pour mettre les joueurs en confiance », confie celui qui se dit très heureux que deux journalistes puissent faire partie de la délégation.

Extrait Midi Madagasikara - Jeudi 26 septembre 2010

Economie - Tourisme: La reprise est réelle mais encore modeste

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:17

Plus de 80 000 touristes au premier semestre 2010, contre 70 000 sur la même période en 2009. Ces données du ministère du Tourisme et de l’Artisanat dénotent une reprise dans le secteur du tourisme. Quant aux recettes générées par ces touristes sur les périodes étudiées, elles sont estimées à 161 millions de dollars en 2010, contre 105 millions de dollars en 2009. Mais apparemment, cette reprise est encore modeste même si en février, le pays a enregistré 11 000 touristes, contre 15 000 en juin. Notons toutefois que le tourisme est parmi les secteurs qui ont connu une reprise assez rapide après les grands troubles et moments de violence de 2009. La consommation en jet l’atteste puisque ce carburant est essentiellement utilisé dans le transport aérien. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) affirme dans son dernier bulletin qu’en juillet 2010, les livraisons de jet s’élèvent à 5 725 m3, en augmentation de +22% par rapport à juillet 2009. Il précise : « Jusqu’à maintenant, le redressement du jet se poursuit comme prévu. En cumul sur 7 mois, les livraisons de jet s’élèvent à 31 994 m3, en hausse de +46% par rapport à 2009 ». Mais comparées à 2008, les livraisons en juillet dernier sont en régression de - 15%. Et en cumul de janvier à juillet, elles sont en baisse de -10% par rapport à 2008.

Voilà pourquoi la reprise actuelle est encore loin d’égaler les réalisations de 2008. Pour l’heure, les touristes préfèrent toujours les côtes et font essentiellement cap sur Sainte-Marie, Nosy-Be et Mahajanga. Ils continuent à faire d’Antananarivo un lieu de transit. La capitale l’a été toujours mais ces dernières années, l’Office régional du tourisme a fourni des efforts pour ôter cette étiquette de transit à la capitale et ses environs. D’où ces randonnées et autres eductours dans les environs de la capitale. Seulement, la crise est passée par là et les violences qu’elle a amenées dans son sillage ont notamment concerné Tana. Avec les crevettes et la vanille, le tourisme arrive en tête de peloton des secteurs d’exportation de Madagascar. Depuis longtemps, il a été pourtant quelque peu délaissé par les régimes politiques et ne faisaient pas réellement partie des priorités de l’Etat. Des secteurs comme les travaux publics, la santé et l’éducation ont toujours bénéficié d’une importante enveloppe pour l’investissement public, soit dans les 200 milliards d’ariary par an par ministère.
Le tourisme n’a jamais bénéficié d’un tel montant. Il devait se contenter d’un investissement public nettement en dessous de 10 milliards d’ariary par an. Depuis l’actuel régime de transition, le ministère est géré par une professionnelle du secteur. Malgré l’austérité budgétaire observée par le gouvernement, les efforts menés par le ministère et les Offices national et régionaux du tourisme ont porté leurs fruits. D’où la reprise plutôt rapide dans le secteur.
Extrait La Gazette de Grande Île - Jeudi 26 Août 2010

 

Société - Santé bucco-dentaire : Moins de 2% des Malgaches consultent un dentiste régulièrement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:14

La santé des dents n’est apparemment pas une priorité pour 98% des Malgaches, si l’on en juge par le faible pourcentage de ceux qui fréquentent les cabinets dentaires régulièrement. En effet, moins de 2% de la population  malgache le font. Il est, pourtant conseillé de consulter le dentiste au moins une ou deux fois par an, même si l’on ne présente pas forcément des problèmes dentaires apparents ou autres rages de dents. Les réalités sont tout autres car la majorité n’adopte pas cette attitude, et ce, pour diverses raisons. Outre la phobie du dentiste, ou plutôt de ses outils, fortement impressionnants pour certaines personnes qui veulent les éviter autant que possible, le facteur coût représente une des principales causes de cette faible fréquentation des cabinets dentaires. Les soins dentaires sont, en effet, assez onéreux pour les familles à faibles revenus ou à revenus moyens. Par ailleurs, les cabinets dentaires sont inexistants dans de nombreuses zones éloignées, tandis que ceux qui existent ne sont pas toujours suffisamment équipés pour assurer des soins dentaires aux normes. Les patients plus proches des grandes agglomérations urbaines ont ainsi un meilleur accès aux soins dentaires.

Les salariés et leurs familles qui ont la possibilité d’être pris en charge médicalement, disposent d’un accès plus facile à ce type de soins. C’est ainsi que les cabinets des chirurgiens dentistes dans les structures spécialisées dans cette prise en charge médicale des employés d’entreprises privées, sont très fréquentés. Il n’empêche, la majorité des patients consultent lorsque surviennent les douleurs dentaires. « Encore trop peu de gens viennent chez le dentiste, rien que pour vérifier leur état de santé bucco-dentaire, ou lorsque les caries ne sont encore que de la taille d’une tête d’épingle. La plupart s’y présente avec de grandes caries, ou alors lorsque la dent est irrécupérable, après plusieurs mois de douleurs, plus ou moins bien traitées », témoigne un chirurgien dentiste en poste dans un cabinet privé. Et d’ajouter qu’une telle attitude est regrettable, plus particulièrement lorsqu’il s’agit d’enfants, car une bonne prise en charge dès le plus jeune âge garantit une meilleure santé bucco-dentaire dans la vie d’adulte. Cela permet d’éviter d’autres problèmes de santé, amputables à celle des dents. Notre professionnel de préciser, par ailleurs, que la majorité de la population, n’est pas suffisamment informée sur les gestes essentiels pour entretenir une bonne santé bucco-dentaire tels le brossage correct des dents. Ce type d’information est régulièrement proposé lors des campagnes de sensibilisation qu’entreprennent annuellement les professionnels en matière de santé bucco-dentaire.

Extrait Midi Madagasikara - Jeudi 26 août 2010

Société - Lutte contre la pauvreté et les inégalités: Plus d’un million d’euros d’investissement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:08

Le secteur bancaire classique demeure souvent inaccessible pour une grande majorité de la population des pays en développement.

Face à ce constat, l’AFD a développé depuis une vingtaine d’années une stratégie d’appui au secteur de la microfinance. La microfinance couvre un champ plus large de produits et de ressources que le simple accès au crédit et aux services financiers. Les populations non bancarisées ont aussi besoin de produits d’épargne et d’assurance leur ouvrant la possibilité d’organiser leurs dépenses et de faire face aux aléas de la vie. Le secteur a connu de nombreuses évolutions depuis quelques années, notamment avec l’apparition de la micro-assurance (protection contre le risque climatique pour les agriculteurs, ou couverture santé pour les plus démunis).

S’agissant du risque-maladie, le système de santé de la grande île connaît des faiblesses, se traduisant notamment par un accès limité aux soins de base dans un contexte de grande pauvreté, de facturation aux malades du coût des soins et d’enclavement des populations. Outre les appuis directs au secteur de la santé via le programme PACSS (notamment un volet développement de l’offre de soins), l’AFD souhaite également contribuer chaque fois que possible à renforcer la solvabilité de la demande de soins et a pour cela récemment financé deux projets de micro-assurance santé à Madagascar, l’un via le dispositif ONG l’autre via les appuis AFD au secteur de la microfinance.

L’ONG Inter Aide est soutenue par l’agence dans le cadre de son projet de " réduction de la pauvreté des familles défavorisées par le renforcement durable de la société civile et la promotion de l’insertion sociale et économique ". Les quartiers pauvres de trois villes pilotes - dont Antananarivo - ont été choisis comme terrain de mise en oeuvre. Les populations cibles se caractérisent par une grande précarité économique conjuguée à une faible intégration sociale. Face à des difficultés multiples et interdépendantes, la pertinence du projet réside dans sa capacité à répondre simultanément aux besoins sociaux et économiques, par des services innovants et adaptés au contexte. La subvention accordée (comité ONG du 25 mai 2010), d’un montant de 749 000 euros sur 3 ans, sera consacrée, en partie, à l’amélioration de l’accès des populations défavorisées à des services efficients en matière de protection sociale, par l’intermédiaire de la mutuelle AFAFI. Ainsi, par adhésion systématique, les clients contractant un prêt auprès de l’institution de microfinance CEFOR - partenaire local d’AFAFI - s’engagent à adhérer à la mutuelle de santé. A terme, l’ONG prévoit de favoriser l’accès à des services de santé de qualité pour 7000 familles défavorisées.
L’AFD vient également de financer le lancement d’une mutuelle de santé ADEFI qui viendra en complément des activités de microcrédit du réseau ACEP. L’agence d’Antananarivo a donc signé, le 4 août dernier, une convention de subvention d’un montant de 350 000 euros destiné à financer l’assistance technique et des investissements nécessaires au démarrage des activités d’ADEFI. Cette nouvelle mutuelle devrait couvrir 82 000 ayants droit à moyen terme (d’ici 8 ans) dans huit régions de Madagascar.
Ces deux financements devraient contribuer à la lutte contre la pauvreté et les inégalités, en améliorant l’accès aux soins et en limitant la précarité de la population malgache.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mercredi 25 Août 2010

 

25 août 2010

Economie - Micro trottoir : La parole aux « Vazaha » Mpizahan-tany

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:16

Unanimement, Antananarivo est une plaque tournante pour les visiteurs étrangers. Au retour comme à l’aller, la majorité d’entre eux ne restent que deux ou trois nuits dans la capitale. Ils partent ensuite à la découverte de l’île, en taxi-brousse, voiture de location ou avion, guidés ou non. Impressions…

Richard, géologue à l’Université de Colombia, New York. C’est la cinquième fois que ce chercheur vient à Madagascar. Entre périodes de vacances et travail, il a pu remarquer les changements qui affectent le pays depuis son premier  voyage, il y a cinq ans. Il n’est pas resté indifférent au climat de crise ambiant et le ressent au regard des nombreuses fermetures de magasins et du nombre de mendiants dans la rue qui a largement augmenté, en l’espace de deux ans. Il note cependant la multitude de personnes, tous niveaux de vie confondus, qui se promènent,  téléphone portable à l’oreille. Signe d’une marche certaine du pays vers la modernité, les opérateurs étant peut être moins enclins à l’instabilité économique actuelle.
Joanne, stagiaire à la maternité de Befelatanana. Un mois de stage et un mois de vacances, tel est ce qu’avait projeté cette Bordelaise, en 6e année de médecine. Un bilan mitigé de son séjour malgache. A la maternité, tout est payant; des gants aux perfusions. Si une patiente n’a pas les moyens de payer pour l’anesthésie, alors on procède à l’accouchement « à vif ». Une différence de taille qui ne peut laisser insensible. Méfiante, elle avoue être restée sur ses gardes, dès qu’elle sortait en ville. Vol de sac à main, vendeurs ambulants envahissants, elle s’est malheureusement « bloquée » dès le départ, nous parlant de « ces blancs » que l’on dévisage dans les rues. Partie en taxi-brousse pour Morondava, les onze heures de route (avec seulement trois arrêts) ont été folkloriques. Elle garde en mémoire, malgré tout, la bonté et la spontanéité des Malgaches, aux sourires francs.
Andréa, étudiante en droit à Aix-en-Provence. La jeune fille est arrivée en terre malgache avec  la volonté de se fondre le plus possible dans la vie quotidienne de la population. Elle a eu la chance de côtoyer des jeunes Malgaches de son âge et commence, grâce à eux, à bien connaître la capitale. « Dépaysement le plus total », c’est ce qu’elle retient de son séjour ici. Chaque endroit de la ville est unique, chaque coin de rue a son histoire. En partance pour le Grand Sud malgache, elle a  hâte de découvrir la Nature, loin des pots d’échappements et du « brouhaha » urbain.

Eric et Laurianne, jeune couple originaire de Toulon. Croisés devant le bureau de Poste d’Antaninarenina, il ne leur reste que deux jours à Mada. Ils profitent donc de ce temps de battement pour acheter cartes postales et souvenirs, entre le Zoma, la Digue et d’autres échoppes du centre ville. Revenant d’un périple dans le Nord, ils sont tombés amoureux de Diégo-Suarez, une ville marquée par son passé colonial, avec son port et ses baies d’une beauté incroyable. Restés surtout entre « vazaha », ils n’hésiteront pas à revenir, pour un road trip plus « roots ».

Même en hiver, Madagascar continue d’attirer les visiteurs. En pleine politique de valorisation du tourisme, tous les moyens sont mis en œuvre pour sortir le pays de son gouffre politique, économique et social. Cette Terre et ce peuple ont tellement à offrir… Soava Dia !
Extrait Midi Madagasikara - Mercredi 25 août 2010

Economie - Energie : La création de radio solaire, en vue

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:55

Becky Barber, une étudiante en design à l’Université de Plymouth, une des Universités anglaises parmi les plus dynamiques, a mis au point un modèle de radio en bambou alimentée par l’énergie solaire afin de favoriser l’émergence d’une industrie artisanale dans la Grande Ile.

Ce premier prototype de radio solaire n’est que le début de la création d’une entreprise. Grâce à son élégance, sa résistance, sa croissance rapide, le bambou est l’un des matériaux préférés des éco - concepteurs. L’utilisation du bambou permet d’obtenir un prix avantageux, de maintenir la rentabilité des coûts de production pour assurer la pérennité des entreprises qui exploiteront prochainement les bambous dans le cadre de la promotion du développement économique local. Divers organismes dans le pays ont loué ce projet de création de radios solaires en bambou. Grâce à la radio solaire, des villages éloignés dans les campagnes auront accès à l’information. C’est également un outil de sensibilisation et d’éducation sur la sécurité sanitaire. Le projet de création de radio solaire contribue de façon durable à dynamiser l’économie en tenant compte des contextes environnementaux, économiques, des us et coutumes des habitants de la Grande Ile. Spécialisée dans la localisation et la traduction multilingue, LocalEyes a créé le site green&vert. Il présente une revue de presse internationale consacrée au développement durable. Avec une histoire datant de 1862 et plus de 30 000 étudiants, l’Université de Plymouth est classée parmi les Universités les plus modernes.

Extrait La Vérité - 21 août 2010

Culture - Justin valiha: Un album pour Ny Malagasy Orkestra

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:41
L’orchestre de Madagascar se compose de dix musiciens, chacun portant une tradition musicale unique. Du Nord, du Sud, des Hauts-Plateaux ou de la Côte, les styles musicaux, riches d’oralités anciennes, s’épanouissent dans la Grande Ile et sont plus que jamais vivants.

Ici la tradition n’est pas rigide, elle vient enrichir le projet artistique et dessiner les couleurs de l’avenir. Ny Malagasy Orkestra est le creuset vivant au sein duquel ces traditions musicales sont partagées, ré-écrites, re-formulées, ré-inventées, pour porter le message d’une rencontre artistique et humaine, d’une musique qui s’enrichit des héritages du passé et pour faire route vers de nouvelles formes de création.
Ny Malagasy Orkestra écrit la première ligne de sa discographie avec Masoala, un album dans lequel les identités régionales de la Grande Île de l’océan Indien trouvent les moyens de dialoguer pour donner une image unie de leur culture.

+Qu’est-ce qui vous a incité à créer un tel orchestre ?
- : Ça faisait très longtemps que j’y pensais. A un moment, dans ma carrière, j’ai pas mal tourné avec le festival Womad de Peter Gabriel et j’ai rencontré tous les orchestres nationaux de Côte d’Ivoire, du Mali… Je me suis dit qu’on pouvait en avoir un aussi à Madagascar, vu la richesse musicale énorme de mon pays. Tous les styles du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et des hauts plateaux devaient être représentés mais surtout joués avec les instruments traditionnels. Aujourd’hui, je suis fier car c’est la première fois qu’on arrive à réunir ce patrimoine et c’est important de le faire connaître dans le monde entier.
+Comment avez-vous sélectionné les membres de la formation ?
-En 2007, avec mon trio, on a fait une tournée dans les Alliance française à Madagascar. Près de vingt concerts. Donc c’était l’occasion d’organiser les auditions en même temps. Avant d’arriver, on faisait passer l’info qu’on essayait de trouver les meilleurs musiciens locaux qui avaient le profil pour faire partie de l’orchestre. Il fallait que ce soit des gardiens des traditions mais le côté humain était également important : ce n’est pas évident de vivre plusieurs mois en tournée avec des cultures différentes, sans se connaître. Je leur ai dit qu’on devait montrer nos valeurs ancestrales, ce qu’on appelle ici le fihavanana : la solidarité et l’entraide entre tous les Malgaches. Le premier concert de l’orchestre a eu lieu à Fianarantsoa l’année suivante. C’était une petite tournée de rodage de sept ou huit dates, qui s’est terminée au Centre culturel français à Antananarivo.
+Le répertoire qui figure sur l’album est-il constitué de créations ou d’airs traditionnels adaptés ?
-Ce sont plutôt des créations. Mais, comme tous les membres ont des traditions musicales fortes, leurs créations sont basées sur les musiques de leurs régions et on entend dans notre répertoire les mélodies du sud, des hauts plateaux ou du nord. Lorsqu’il y a un côté répétitif, je fais en sorte d’apporter des breaks, comme dans le premier morceau où ça change au moins sept ou huit fois. En fait, plus on tourne ensemble, plus on a des idées communes pour faire les arrangements : chacun trouve sa place et apporte quelque chose. On travaille pour Madagascar : quand les gens nous écoutent, on leur donne envie de voir le pays, ils vont venir avec des devises et, au final, c’est le peuple de Madagascar qui en profite.
+L’orchestre ne fait-il pas concurrence au quintet Malagasy All Stars, dont vous êtes aussi membre ?
-Ça n’a rien à voir. Dans le All Stars, chacun de nous a un style bien précis, et le répertoire n’est pas du tout le même. Celui de l’orchestre est basé sur les instruments traditionnels et les styles musicaux différents.
+L’album s’achève sur un morceau du roi Radama II. Pourquoi l’avoir choisi ?
-La musique classique malgache se trouve toujours sur les hauts plateaux. A une certaine époque, à cause des liens avec les Anglais et les Français, les musiques occidentales était très présentes au palais. Même le roi a composé plusieurs œuvres. Souvent, quand on interprète Izahay sy malala, c’est à la valiha et à la guitare. Je me suis demandé comment ça sonnerait si on faisait entrer les petits violons du sud, le kabosy (petite guitare) qui n’ont jamais joué avec la musique classique. Pourquoi ne pas réorchestrer avec tous ces instruments traditionnels ? J’avais une image en tête : nous, Malgaches, on peut tous dialoguer avec notre musique.
+Votre regard sur la musique malgache a-t-il changé depuis que vous êtes en France ?
-C’est difficile de changer le fond, parce que c’est en moi, c’est l’héritage que j’ai reçu de mes parents, de mon grand-père : la façon de jouer de la valiha, de composer mes chansons… Mais le fait d’avoir rencontré pas mal de musiciens et de mélomanes m’a amené à me demander comment faire pour que ma musique soit acceptée par l’oreille des Occidentaux. Donc j’ai gardé les mélodies et modifié un peu le sens du rythme pour capter l’attention et ramener ensuite l’auditeur ou le spectateur vers Madagascar.
Extrait La Gazette de la Grande Île - Mercredi 25 Août 2010

 

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