2010 juin

30 juin 2010

ECONOMIE - Agriculture : La mécanisation en panne

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:32
Selon les données officielles, sur 36 millions d’hectares de terres cultivables, seulement 6% sont exploitées actuellement. Le problème de la mécanisation demeure une des principales raisons.

L’agriculture fait vivre près de 70 % de la population malgache. Malgré cette place prépondérante qu’il occupe sur le plan économique, ce secteur ne s’épanouit pas pleinement. La mécanisation, une des étapes très importantes, est snobée par les producteurs, faute de moyens.
La mécanisation contribue fortement à l’extension des surfaces agricoles, donc à la hausse de la production. Elle facilite aussi la vulgarisation de nouvelles cultures et diminue le coût de production.
« A Madagascar, il existe des zones cultivables qui ne sont pas exploitées, car leur exploitation nécessite l’usage d’équiquements agricoles comme les tracteurs », précise Bruno Maurille Rakotomahefa, directeur du Génie rural auprès du ministère de l’Agriculture.
« La vulgarisation de la riziculture pluviale a été facilitée par l’usage de tels équipements », continue-t-il.

 
Subventions
Malgré ses avantages que l’on peut en tirer, le faible pouvoir d’achat des producteurs ne leur permet pas de se lancer dans une telle initiative, ne serait-ce que par l’intermédiaire de la location de matériels. Pour les soutenir, l’État a depuis des années investi dans le domaine.
Dans les années 1980, mille tracteurs ont été acquis mais on a perdu la trace de la grande partie. A partir de 2003, une nouvelle politique a été adoptée. Un groupe thématique ayant pour mission principale le développement de la mécanisation agricole a été mis en place.
Un budget moyen de 400 millions d’ariary a été alloué à la direction du Génie rural pour l’achat d’équipements agricoles, allant des outils artisanaux, comme les sarcleuses et les charrues, aux engins modernes tels les tracteurs et les motoculteurs.
Les équipements ont été vendus aux agriculteurs à 60% de leurs prix de revient. Les sommes collectées sont versées au Trésor pour servir de fonds de revolving. Des tracteurs ont été ainsi mis à la disposition d’associations de producteurs dans différentes régions, dans le cadre des opérations «labour» visant principalement l’extension des terres agricoles.
L’implication de quelques opérateurs privés, partenaires ou non de l’Etat, dans la mécanisation reste limitée.
L’accès au service après-vente reste un problème, à cause la concentration des sociétés dans la capitale ou seulement dans de grandes villes. La mise en place des services de proximité s’avère dès lors indispensable.

Peu d’engouement
Dans le cadre d’un partenariat établi entre l’Etat et le groupe économique Axius, 200 tracteurs ont été mis en vente depuis le mois de septembre 2009. Sur la totalité, seulement une vingtaine ont été vendues et/ou mises en location.
L’absence d’investissement dans le secteur durant la crise a été invoquée comme motif.
« Par rapport à nos prévisions de vente, nous n’avons pas atteint notre objectif. La conjoncture qui prévalait dans le pays n’a pas encouragé les producteurs à investir », soutient le responsable de vente des engins auprès du groupe Axius.
Pour le moment, trois régions, à savoir Alaotra-Mangoro, Boeny du côté de Marovoay, Mampikony et Tsiroanomandidy, le Sud-Est à Tolagnaro et Ihosy ont été approvisionnées. D’autres lots seront acheminés prochainement vers les autres régions.

Une politique nébuleuse
Le ministère de l’Agriculture organise ce jour à Antsirabe la Journée nationale du machinisme agricole. Ce serait le démarrage du processus d’élaboration de la stratégie nationale pour le développement agricole.
Cette stratégie va permettre par la suite la définition de la politique nationale régissant le secteur. Le pays, est jusqu’ici dépourvu de cette lettre de politique. Ce qui complique l’arrivée des investissements privés mais aussi la contribution des bailleurs de fonds dans le secteur.
« Des opérateurs privés ont déjà manifesté leur intérêt à investir dans le domaine de la mécanisation, mais nous n’avons pas de documents sûrs, de base de données et statistiques fiables à mettre à leur disposition», explique toujours Bruno Maurille Rakotomahefa.
« De même pour les bailleurs, il n’y a pas de politique claire à leur présenter pour solliciter leur contribution », poursuit-il.
La politique aura donc comme objets principaux, entre autres, l’élaboration des bases de données, la planification régionale et rationnelle. Ce dernier point concerne l’identification des besoins par région.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4651 du 30-06-2010

Economie - Tourisme : Baisse de 50% des chiffres d’affaires en 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:10

La crise actuelle a fait et continue de faire énormément de mal à l’économie. Les statistiques continuent de le prouver. Il en est ainsi des chiffres contenus dans la publication de la Banque Mondiale : Madagascar vers un agenda de relance économique.

Peu élogieux
Plus particulièrement dans une étude sur le thème « améliorer l’environnement des affaires en rassurant les investisseurs privés », cette publication dresse un bilan peu élogieux du tourisme à cause des impacts négatifs de la crise. Ce document indique, entre autre : « Avant la crise politique à Madagascar (et la crise financière internationale), la performance de la filière du tourisme ainsi que les perspectives de croissance se montraient prometteuses. Les arrivées de visiteurs ont augmenté d’environ 11% par an au cours des 10 dernières années et le nombre total des chambres d’hôtel s’est accru d’environ 8% par an entre 2000 et 2008. Début 2009, le nombre total de chambres était de 15 126, dont 30% aux normes internationales. Quelques investisseurs internationaux comme les groupes Accor et Constance avaient commencé à investir » Sans compter les nombreux investissements chinois dont le gigantesque hôtel 5 étoiles d’Ivato qui allait accueillir, les nombreux invités du sommet de la Francophonie prévu en 2009, mais annulé pour cause de crise politique.
Aggravée
Une crise politique qui a tout remis en cause. Du coup, les acquis sont tombés à l’eau. « L’impact de la récession mondiale sur la filière touristique a été aggravé par la crise politique. Les préoccupations relatives à la violence et à l’insécurité ont provoqué des annulations de réservation et une baisse de 31% des arrivées en 2009, selon les chiffres fournis par l’Aviation Civile de Madagascar et Aéroports de Madagascar. On estime que la filière a subi une baisse de 50% de chiffres d’affaires en 2009, ce qui a eu pour conséquences, des licenciements massifs d’employés et la fermeture de certains hôtels. Les opérateurs touristiques locaux doivent faire face à une rentabilité en baisse au lendemain de la crise économique mondiale, vu la pression exercée par les opérateurs touristiques internationaux ». Mais il n’y a pas que la crise qui pose des problèmes au secteur touristique malgache.
 
Destination coûteuse
D’autres obstacles restent à surmonter. Pour ne citer que la cherté de la destination Madagascar en raison du coût élevé du transport aérien : « En dépit d’un nouveau cadre juridique libéralisé (politique d’ouverture de l’espace aérien adoptée en 2005), Madagascar reste une destination coûteuse pour les touristes, en partie à cause de l’accès aérien limité et de la faible concurrence en services du transport aérien. IL n’existe qu’un nombre réduit de compagnies aériennes qui opèrent en provenance et à destination de Madagascar. Le monopole d’Air Madagascar sur les vols intérieurs contribue au niveau élevé des frais de transport. La connexion régionale demeure encore limitée et les occasions de faire développer le tourisme régional ne peuvent être entièrement exploitées avec les arrangements actuels de services de transport aérien ». Outre le tranport aérien, d’autres contraintes sont citées par ce document de la Banque Mondiale : accès difficile au foncier, coûts élevés des investissements, droits et impôts élevés, manque de visibilité sur les marchés mondiaux…
 
Autant d’obstacles à franchir en somme. Mais en attendant, l’incertitude née de la crise politique constitue la préoccupation majeure des opérateurs.
 
Extrait Midi Madagasikara - Mercredi 30 Juin 2010

29 juin 2010

Société - Région Atsinanana : 100 bornes fontaines et 20 blocs sanitaires, dons de HOLCIM

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:09

Avec la collaboration de l’UNICEF, la société de production et de distribution de ciment HOLCIM s’engage dans la construction de points d’eau et de blocs sanitaires au bénéfice des communautés. Un protocole d’accord a été signé ce 28 juin 2010 entre la société HOLCIM et l’UNICEF en vue de la construction de points d’eau et de blocs sanitaires dans la région Atsinanana. Dans ce cadre, Holcim s’est engagé à octroyer 95 tonnes de ciment pour la construction de 100 bornes fontaines et de 20 blocs sanitaires au bénéfice des communautés de cette région. Holcim s’est par ailleurs engagé à concevoir, financer et diffuser des supports de communication liés aux messages de sensibilisation clés de la population sur l’hygiène dans la région couverte par l’accord.

« Le Développement durable est une partie intégrante de la stratégie d’HOLCIM Madagascar. Nous avons depuis 2005 une politique de Responsabilité Sociale. Nous nous engageons à appuyer le développement des communautés voisines de nos sites de production à travers la promotion de l’éducation, de l’hygiène et de la santé. HOLCIM a adhéré au Pacte Mondial des Nations Unies en 2008. En nous associant à l’UNICEF, nous confirmons notre adhésion aux principes universels des Droits de l’Homme », a déclaré Pascal Naud, Directeur Général de HOLCIM.

Le ciment offert par HOLCIM sera directement remis aux ONG locales partenaires de l’UNICEF, chargées de construire ces nouvelles infrastructures. L’UNICEF s’engage ainsi à identifier ces ONG et s’assurera du suivi et de la supervision des ouvrages réalisés. L’UNICEF mettra en liaison la société HOLCIM et les partenaires de terrain pour que ces derniers participent aux réunions de sensibilisation de la communauté aux pratiques clés en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène et à la gestion durable des infrastructures. Les éventuels besoins complémentaires en ciment seront pris en charge par HOLCIM pour garantir l’achèvement des travaux inscrits dans le projet.

« À l’exemple de ce partenariat avec la société HOLCIM, le secteur privé représente pour l’UNICEF un partenaire essentiel face aux défis sociaux auxquels les communautés font face, en matière de santé, d’accès à l’eau et l’assainissement, d’éducation et de protection. Adresser ces défis sociaux relève de la responsabilité collective de tous les acteurs, car le bien-être social de la population se trouve à la base même du développement économique de tous les pays », a poursuivi Bruno Maes, représentant de l’UNICEF à Madagascar.

L’UNICEF continue d’explorer avec le secteur privé les pistes de partenariat possibles dans des projets et programmes permettant d’avoir un impact accru et une différence réelle en faveur des enfants malgaches. L’UNICEF Madagascar met en œuvre depuis septembre 2009 une stratégie destinée à promouvoir la responsabilité sociale des entreprises (RSE), encourager le changement de comportement et de pratiques dans les affaires et co-développer des partenariats stratégiques avec les entreprises pour la promotion des droits des enfants et l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à Madagascar.

À Madagascar, seules quatre personnes sur dix (41 pour cent), avec une forte disparité entre milieu urbain (71%) et zone rurale (29%) ont accès à l’eau potable, et seulement une personne sur dix (11%) a accès à des installations d’assainissement adéquates (sources : JMP 2010). Il faut savoir en effet que 88 pour cent des décès dus à la diarrhée sont imputables à un manque d’accès à des installations d’assainissement, aggravé par le manque d’eau nécessaire à l’hygiène et la consommation d’eau non salubre. La diarrhée demeure l’une des maladies les plus meurtrières de Madagascar.

Sur une toile de fonds de malnutrition, la diarrhée est à l’origine de 17% des décès des enfants de moins de 5 ans, le paludisme à 20% et les infections respiratoires aigues à 21% (sources : OMS 2007).

Extrait Madagascar Tribune - mardi 29 juin 2010

Economie - Secteur pêche : 44 réserves marines opérationnelles

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:03

Le PACP a identifié près de 21 000 pêcheurs traditionnels dans la région du Sud-Ouest de Madagascar.

Les retombées économiques positives ne sont pas négligeables pour la mise en place du Projet d’Appui aux Communautés des Pêcheurs (PACP) financé par la Banque Africaine de Développement  à Toliara. A titre d’illustration, « 44 sur les 50 réserves marines prévues sont maintenant installées et opérationnelles dans notre zone d’intervention entre Soalara et Morombe dans la région Sud-Ouest », a déclaré le Dr Ratsirisija Armand Colin, le directeur du projet, lors d’une conférence de presse hier. Le PACP a créé les 26 réserves marines et les 18 autres ont été mises en place en partenariat avec l’ISHM, l’ONG Blue Venture et le WCS dans les communes de Befandefa, Manombo Sud, Belalanda et Saint-Augustin.
Hausse de 15% de la production. En fait, ces réserves marines ont été installées de commun accord avec les pêcheurs traditionnels et suite aux études des scientifiques en raison de la surexploitation, notamment le poulpe qui a été presque menacé. Pourtant, ce produit fait la réputation de la région Sud Ouest car 2/3 de la quantité exportée par Madagascar en proviennent, selon les statistiques. Les réserves marines sont ainsi fermées pendant 1 à 3 mois pour permettre aux espèces halieutiques de se reproduire et de grossir tout en respectant le calendrier d’ouverture de pêche. Comme résultat, les pêcheurs traditionnels ont pu capturer des poulpes pesant entre 5 à 9kg l’unité  contre moins de 400g auparavant, a évoqué le directeur du PACP. Les trois premiers jours de pêche, la production par pirogue a atteint entre 1 à 1,5 tonne de poulpes et même pendant 3 mois, les poulpes pesant plus de 1kg sont abondantes alors que c’était un objectif fixé pour 2012, a-t-il poursuivi. Ce qui améliorera sûrement les revenus des pêcheurs traditionnels. Une hausse de 15% de la production de poulpes de la région est aussi observée depuis ces dernières années avec une quantité exportée uniquement par COPEFRITO entre 400 à 500t/an.
Formalisation des pêcheurs. Entre temps, le PACP a posé des Dispositifs de Concentration des Poissons de type artisanal au niveau des 4 plate-formes de pêcheurs gérant les 44 réserves marines comme mesure d’accompagnement durant leur fermeture. Les résultats sont également palpables car chaque pirogue a obtenu une production de poissons entre 20 à 40kg/jour contre 5 à 10kg auparavant, selon toujours le Dr Ratsirisija Colin. Le projet a formé plus de 540 pêcheurs en matière de technique de pêche et plus de 240 femmes en technique de conservation et de transformation en vue d’augmenter la valeur marchande des produits de pêche. Ce n’est pas tout ! Plus de 378 millions d’Ariary sont prévus pour 150 groupements de pêcheurs sélectionnés dans les zones d’intervention du projet sous forme de crédit test, sans oublier l’immatriculation de 1780 pirogues et la formalisation de 7500 pêcheurs via la distribution des cartes pêcheurs. Bref, c’est tout le secteur pêche qui est redynamisé !
Extrait Midi Madagasikara - Mardi 29 Juin 2010

RéGION - Anosy : Des espèces marines découvertes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:57

L’expédition « Atimo vatae », dirigée par le professeur Philippe Bouchet du Musée national d’histoire naturelle de Paris, a terminé son travail la semaine dernière.
Pendant plus d’un mois, ses membres ont fini par répertorier toutes les espèces marines des régions Anosy et Androy.
Depuis le littoral de Tolagnaro jusqu’à Androka du côté du cap Sainte-Marie, ils ont pu trouver des nouvelles espèces. Mais ce qui est le plus étonnant c’est l’existence de plus de 60% d’espèces qui ne sont pas encore répertoriées et qui n’ont même pas de nom scientifique et qui vont être analysées.
Expérimentations
Les chercheurs publieront très prochainement les résultats. Ils n’ont rencontré aucun problème durant l’expédition, même s’il y a eu le cyclone Joël, mis à part le sauvetage de pêcheurs au large de cap Sainte-Marie avec leur navire océanographique Antea.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4650 du 29-06-2010

RéGION - Notre histoire

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 9:51

Anosy

Géographiquement localisée dans l’extrême Sud de Madagascar, la région Androy s’étend sur une superficie de 19 540 km2. Elle compte quatre districts : Ambovombe-Androy, Bekily, Beloha-Androy et Tsihombe, 51 communes et 881 fokontany.
La population totale est estimée en 2005 à 600 000 habitants, majoritairement jeunes et ruraux. Le taux d’accroissement démographique s’éleve à 2,7 %, c’est-à-dire que la population doublera dans 25 ans s’il n’y a aucune mesure de planification familiale adéquate.
La région est peuplée en grande partie d’Antandroy, mais avec la présence non négligeable d’autres groupes ethniques comme les Antanosy, les Mahafaly, les Merina et les Betsileo.

Antsirabe
Le général Gallieni a visité Antsirabe pour la première fois durant le printemps de l’année 1897. Il n’a pas remarqué grand-chose sur la ville lors de ce passage. Mais l’article paru dans le journal officiel du 5 octobre 1897 a prouvé qu’Antsirabe existait déjà.
Les 2 et 3 décembre 1900, le général est revenu dans la Ville d’Eaux et il a constaté le développement rapide de la cité, dont la salubrité remarquable de tous les coins des rues et la réputation des eaux thermales et de l’eaux visy. Durant sa troisième visite, les 24 et 25 juin 1903, Gallieni est venu avec les membres de sa famille pour inaugurer le premier hôpital d’Antsirabe.
Toliara

Les Mahafaly (qui rendent heureux ou qui rendent tabous) sont un peuple du Sud-ouest de Madagascar. Longtemps redoutés, les guerriers Mahafaly vivent sur le grand plateau calcaire du même nom, qui borde la côte Sud-ouest, entre les fleuves Menarandra et Onilahy.
Cette région aride est réputée pour sa grande sécheresse et pour sa végétation rare, faite d’épineux. Les Mahafaly vivent en petits groupes clairsemés.
C’est un peuple de pasteurs, vivant dans de conditions extrêmes, se nourrissant de maïs, de mil, de lentilles, de manioc et de tubercules sauvages et ayant un amour immodéré pour les bœufs.
Tout comme la plupart des ethnies de Madagascar, ils ont le culte des morts et leur art funéraire, très particulier, est caractérisé par l’érection d’aloalo, sortes de poteaux de bois sculptés représentant des scènes de la vie quotidienne et des animaux, sur les tombeaux de leurs défunts.
Les Mahafaly sont très manuels et leur artisanat est de plus en plus connu et recherché. Ils se distinguent dans la sculpture du bois, l’orfèvrerie et les tatouages.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4650 du 29-06-2010

 

28 juin 2010

Economie - Promotion touristique : 5 journalistes français découvrent Fort-Dauphin

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:37

Cinq journalistes français, responsables de la rubrique «tourisme» dans des journaux comme «La Voix du Nord» (Nice) ; «L’Est Républicain» (Nancy) ; «La Provence» (Marseille) ; un chroniqueur de «Nice Matin» et «Corse Matin» et un autre journaliste venant de Brest, découvrent Fort-Dauphin. La visite de ces journalistes à Madagascar entre dans le cadre de l’éductour organisé par l’Office National Malgache du Tourisme (Ontm), visant à promouvoir la destination Madagascar  sur le marché touristique de l’Hexagone.

Arrivés à Madagascar la semaine dernière, ces cinq journalistes, sélectionnés, il faut le noter, par Interface Tourisme, ont déjà pu visiter plusieurs sites touristiques de Taolagnaro dont les magnifiques plages de Lokaro et d’Evatra, la réserve de Nahampoina. Pour la journée du samedi, ces derniers ont pu voir le Vinanibe et visiter la ville de Fort-Dauphin avant d’être reçus par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat Irène Andréas lors d’un cocktail. Le responsable de l’Ontm qui accompagne ces visiteurs français fait savoir que ces journalistes avaient comme programme la visite de Berenty pour la journée d’hier. Et l’on a pu savoir de la même source que ce groupe était dit surpris par le potentiel touristique de la région. «On a toujours compris que Fort-Dauphin était une ville minière», aurait avoué l’un des journalistes au responsable de l’Ontm.

Extrait Midi Madagasikara - Lundi 28 Juin 2010

25 juin 2010

Notes du passé - Illuminer les côtes de la Grande île

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 9:59

Les épaves qui marquent tout le long des côtes de Madagascar les points dangereux pour la navigation, les cheminées et les mâts rouillés qui sont visibles à l’entrée de Vohémar et au sud de l’île Sainte-Marie ainsi qu’aux environs de Tolagnaro, le cimetière d’épaves de l’île Juan de Nova rappellent, s’il en est besoin, le navigateur à la prudence et les autorités à leur devoir.
Avant l’établissement français, les côtes malgaches ne sont éclairées qu’aux abords des ports d’Antsiranana, de Sainte-Marie et de Helville. En 1897 puis en 1926, deux programmes successifs dotent l’île d’un réseau de phares, plus tard amélioré et complété. Ce réseau comprend notamment 12 phares puissants, 13 phares de puissance moyenne et une trentaine de feux de ports.
Sans entrer dans des précisions sur le rôle de ces phares de différentes puissances, disons que la signalisation de l’accès des ports de Mahajanga est excellente, tandis que la plupart sont signalés à l’attention du navigateur soit par un phare soit par un ou plusieurs amers, montagnes, édifices remarquables ou mieux encore de deux lignes matérialisées par des repères naturels ou artificiels.
En 1948, à la suite d’une mission d’inspection envoyée par le ministre français des Travaux publics, un nouveau programme est adopté renforçant et complétant le dispositif en place. Ce programme prévoit la création d’une douzaine de puissants nouveaux phares aux approches de Nosy Be; le long de la côte Ouest pour en marquer les dangers; au cap Sainte-Marie, point de l’extrême Sud que reconnaissent en premier les navires allant de l’Afrique du Sud vers l’océan Indien; et le long de la côte Est qu’ils jalonnent, en particulier au cap Masoala très dangereux la nuit.
Il est aussi question de créer une douzaine de feux supplémentaires dans les ports; de renforcer une quinzaine d’autres; d’éclairer de balises et bouées lumineuses et de mieux les différencier en rythmant certains feux fixes à Toamasina, Antsiranana et Mahajanga; de construire de nouvelles balises, mettre en place de nouvelles bouées et surtout installer des radiophares.
La réalisation du projet devra s’amorcer dès 1949 et les travaux du phare au cap Sainte-Marie commencer en 1950, suivis de ceux du cap Masoala.
Ce n’est pas tout. Pour permettre l’implantation et l’entretien des bouées ainsi que la construction et le ravitaillement des phares en mer, un baliseur est refondu et mis à la disposition de Madagascar en 1951. De même, des engins de servitude moins importants sont utilisés comme baliseurs auxiliaires et ravitailleurs au prix de quelques adaptations.
Pour entreposer le matériel destiné au fonctionnement et à l’entretien des phares, il faut créer des parcs de balisage à Toamasina et Antsiranana, tandis que pour faire face aux complications et aux dépenses qu’entraîne le rechargement en France des bouteilles de gaz, on prévoit d’acheter et de monter une usine à Mahajanga ou Antsiranana afin d’en fabriquer à partir du gasoil par un procédé catalytique.
À la présentation de ce progarmme ambitieux, se pose le problème de financement. Ce, même s’il est admis que les frais entraînés par l’éclairage et le balisage des côtes sont largement compensés par les économies de temps et d’argent réalisées par les navires et par la diminuation du nombre de naufrages et des immenses pertes humaines et matérielles qu’ils entraînent.
Ainsi, la France prend en charge la totalité des dépenses de construction et d’amélioration à caractère « impérial » et la plus grande partie des frais de fonctionnement et d’entretien des phares qui ne présentent pas un unique intérêt local. Quant au Fides, il fournit la plus grande partie des crédits d’investissement nécessaires aux autres travaux et commandes de matériel.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4648 du 25-06-2010

9 juin 2010

Culture - Ny Malagasy Orkestra : 30 concerts en mai et en juin en Suisse et en France

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:25

La belle aventure de cette formation, bâtie par Justin Vali, Tao Ravao et Thierry Bongarts Lebbe, il y a deux ans, continue.  Elle est en train d’acquérir une certaine notoriété  après cette tournée 2010 à l’extérieur.

Le calendrier établi à l’origine par les concepteurs du projet est en train de se réaliser comme prévu. Ny Malagasy Orkestra, cet orchestre symphonique de musique traditionnelle, va bientôt boucler la série de concerts entrant dans le cadre de sa tournée 2010. L’ensemble qui regroupe des virtuoses venant de toutes les régions de la Grande Ile, a séduit tous les publics devant lesquels il s’est produit depuis le début du mois de mai. Justin Vali, Tao Ravao et Thierry Bongardts Lebbe sont en train de gagner leur pari, celui d’exploiter cet immense héritage musical hérité des anciens.

Les 10 musiciens de Ny Malagasy Orkestra forment un ensemble cohérent et très professionnel. Les différentes résidences organisées pendant ces deux ans ont porté leurs fruits. La première tournée organisée en 2009 fut un grand succès. Dans la foulée était sorti le CD de l’orchestre. Cette deuxième tournée commencée le lundi 3 mai à Archères en France, s’est déroulée merveilleusement bien. Il y eut un crochet en Suisse, notamment à Zurich, à Bulach et à Genève. L’orchestre a depuis fait 23 concerts. Plusieurs autres dates sont encore prévues. Et c’est à l’UNESCO qu’il terminera en beauté par un récital entrant dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de Madagascar.

Extrait Midi Madagasikara - Mercredi 09 Juin 2010

Société - Planning familial : La fécondité, l’instruction et la pauvreté totalement reliés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:24

Les récentes statistiques effectuées sur la santé et la reproduction à  Madagascar révèlent des réalités qui relient la pauvreté au besoin réel de planification familiale. Le niveau d’instruction et les paramètres culturels et géographiques mettent en lumière ces explications.

Fécondité et instruction. Un sondage représentatif effectué par l’Instat et ses partenaires entre janvier et août 2009 sur 17 857 ménages, dont 17 375  femmes et 8 586 hommes, à travers les 22 régions, expliquent clairement la relation entre le taux de fécondité et le développement d’une famille. Selon les statistiques, une  femme malgachedonne naissance à 4,8 enfants. Ce taux varie cependant d’une zone à une autre, car les  femmes des zones urbaines donnent naissance en moyenne à 2,9  enfants   tandis que celles des zones rurales ont 5,2  enfants. Selon toujours ces statistiques, les femmes n’ayant reçu aucune instruction donnent naissance à beaucoup plus d’enfants, avec 6,4 enfants  contre 3,1 pour celles qui ont dépassé les classes secondaires. Enfin, les  femmes pauvres ont en moyenne 6,8  enfants   tandis que les plus riches n’enfantent que 2,7 bébés. Ces figures montrent clairement la relation entre la fécondité, l’instruction et le niveau social. Car plus la femme est instruite, moins elle enfante durant sa vie et son pouvoir d’achat ne s’en porte que mieux.

Fécondité et pauvreté. Néanmoins, les paramètres culturels sont à prendre en compte. A Madagascar, particulièrement dans les zones rurales, « les  enfants   représentent la richesse ». Cet état d’esprit explique le besoin d’une famille rurale à avoir beaucoup d’enfants pour aider les parents plus tard. D’ailleurs, les filles des campagnes enfantent bien plus tôt que celles des grandes villes. Bien que 94% des femmes enquêtées connaissent la contraception, très peu d’entre elles, une  femme sur deux n’en utilise par peur des effets secondaires ou simplement par choix. Là encore, le niveau d’instruction compte pour beaucoup dans la connaissance et l’application des méthodes contraceptives. En réalité, les femmes malgaches veulent avoir des  enfants , peu importe leur niveau de revenu. La pauvreté s’explique pourtant très clairement par ces statistiques qui donnent de l’importance à l’instruction des filles pour que celles-ci retardent l’âge du premier enfant, et qu’elles suivent un planning familial pour espacer et limiter le nombre d’enfants. Les sensibilisations sur le planning familial sont importantes, notamment dans les zones rurales. Si les parents sont conscients que le nombre élevé d’enfants dans la famille expose ces derniers à la pauvreté et à un faible niveau d’instruction, obligeant ces derniers à travailler dans de dures conditions de travail pour survivre et aider  le ménage à subvenir aux besoins les plus essentiels, ils comprendront plus facilement qu’il est important de suivre une méthode de contraception pour offrir une meilleure qualité de vie à leurs enfants. Mais là, c’est une autre lutte !

Extrait Midi Madagascar - Mercredi 09 Juin 2010

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