2010 avril

28 avril 2010

Tourisme - Revaloriser la destination Mahajanga

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:47

Une soixantaine d’opérateurs touristiques de la ville de Mahajanga ont répondu à l’invitation du directeur régional du tourisme et de l’artisanat de Boeny, Manombomila, et du directeur de l’office régional du tourisme Boeny, Toky Armel Ranjatonantenaina, la semaine dernière à l’Hôtel de Ville de Mahajanga. L’ordre du jour concernait l’assainissement mais surtout la relance du secteur tourisme à Mahajanga lequel doit être aussi renommé que celui de Nosy Be. Aussi, ces deux premiers responsables administratifs du tourisme ont-ils fait part de leurs démarches qui consistent à recenser tous les établissements exerçant réellement dans le secteur tourisme dans un premier temps ; de les inciter à adhérer à l’ORTB (Office régional du tourisme de Boeny) et de s’acquitter par la suite des vignettes touristiques et de leurs droits d’adhésion annuelle.

« Le recensement des sites touristiques ainsi que l’amélioration du système d’information des guides locaux sur ces sites sont également en cours », annonce le directeur de l’Office du tourisme de Mahajanga. Selon toujours Toky Ranjatonantenaina, un bon nombre de chefs d’établissement s’abstiennent volontairement de régler leurs vignettes touristiques. « C’est une attitude que nous avons observée chez certains hôteliers étrangers depuis quelques temps », déclare-t-il.

Il explique alors qu’un hôtel 3 étoiles doit payer à l’ORTB une vignette touristique de Ar 5000 par nuitée par client, et de cette somme, Ar 2500 seront versés à Office national du tourisme à Antananarivo. « Avec ce budget, l’Office national du tourisme entreprendra des démarches de marketing en faveur du domaine touristique de cette région payante », poursuit-il. « Le reste, c’est-à-dire, Ar 2500, entrera dans la caisse de l’ORTB bénéficiaire et lui servira de fonctionnement pour s’activer ensuite dans le projet du tourisme local » précise toujours ce responsable.

Pour promouvoir la destination Mahajanga, l’élaboration de brochures de marketing et de publicité des attraits touristiques ainsi que les établissements d’accueil de la région, est en cours, apprend-on. Par ailleurs, le partenariat avec les centres de formation professionnelle du tourisme et des activités parallèles tels que l’EMTH ou encore l’INFOTOUR redémarre. Une convention est conclue pour le renforcement de formation de 60 guides locaux qui seront disponibles d’ici peu avec l’INFOTOUR.

Le DRTA, Manombomila conclut avec le côté sécurité. Un sujet que ces deux directions ont travaillé avec la Police de la migration et les forces de l’ordre de la Ville au sein du Comité de gestion de la sécurité de la ville. En effet, il a expliqué la nécessité de l’utilisation des fiches de registre de la police. Une séance de formation sur l’utilité de ces fiches et sur l’approche des clients pour l’établissement de ces fiches a été organisée à la Chambre de commerce et d’industrie au bord de la mer sous l’initiative de la Police de la migration ainsi que de l’ORTB et de la DRTA.

Faly R., gérant de l’hôtel-restaurant Les Roches Rouges, très côtoyé aussi bien par les étrangers que par les résidents depuis sa rénovation, s’est déclaré satisfait de cette démarche entreprise par ces directions du tourisme. « Le rassemblement dans une fédération des opérateurs touristiques qu’on vient de créer a répondu en grande partie à notre attente », dit-il. Pour cet opérateur, la promotion du tourisme à Mahajanga n’est pas seulement l’affaire de l’ORTM et de la DRTA. « Il nous appartient d’avancer des plans stratégiques et rentables pour nous et à ces deux directions de les coordonner administrativement pour qu’ils aient des impacts équitables et bénéfiques et aux opérateurs et à l’État Malagasy en général » conclut-il.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 28 avril 2010

SOCIAL - Litterature : Du talent à revendre chez les détenus

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:39

Madagasikara Namako a organisé un concours littéraire dont la finale s’est tenue à la prison d’Antanimora hier. Dix participants ont été primés.

Le rendez-vous tant attendu s’est déroulé hier à la Maison centrale d’Antanimora. Une vingtaine de détenus ont participé à un concours littéraire organisé par l’organisation non gouvernementale Madagasikara Namako. La réouverture de la bibliothèque installée dans le quartier C a fait émerger des talents littéraires, d’où cette idée de concours.
Des poèmes en malgache, en français, du « kabary », de l’humour mais aussi des petites nouvelles ont été au menu. Si certains aspirent à un monde meilleur, d’autres restent réalistes et dépeignent la réalité comme ils la vivent.
Les faibles toujours opprimés
De l’humour mais aussi beaucoup de textes qui prônent des valeurs humaines comme la tolérance, l’entraide et la solidarité. En général, l’ambiance a été assez divertissante et les détenus se sont bien amusés. Les pauses musicales ont été assurées par le populaire Tsiavec, le célèbre animateur et chanteur du quartier.
L’association des poètes et écrivains Havatsa-Upem a formé le jury du concours, tout en offrant des livres. Les membres de l’association sont également intervenus dans la fête. Parmi les plus attendus, on peut citer Patrick Andriamangatiana et Eric Ravalisoa avec leurs nouvelles, tandis que le « kabary » de Lalao François Rabenandrasana a beaucoup amusé l’assistance. Et si le président de Havatsa-Upem Wilson Razafiarivony a dénoncé le système qui opprime les faibles, l’histoire d’Henriette Ramanambelina a fait le bonheur des amateurs de pièces radiophoniques.
La bibliothèque, depuis sa réouverture, accueille près de 200 visiteurs par semaine. Les fonds sont diversifiés allant des recueils de poèmes de Rado au Code pénal en passant par les classiques de la littérature française.
« Les ouvrages malgaches sont les plus demandés », confie Thierry, un des responsables des lieux. Pour l’occasion, la bibliothèque s’est vu offrir un certain nombre d’ouvrages pour étoffer le fond en malgache.

Extrait l`Express de Madagascar - Edition n° 4600 du 28-04-2010

ECONOMIE - Monnaie - Forte appréciation de l’ariary : La monnaie locale se porte mieux

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:35

Selon les données de la Banque centrale, l’euro s’établit à Ar 2 712 contre Ar 2 837 fin mars. Quant au dollar, il s’achète à 2 034 contre Ar 2 123. Cette situation joue un rôle primordial dans la maîtrise de l’inflation.
L’existence d’un flux de devises serait à l’origine de cette appréciation. « Il provient du rapatriement de devises d’exportation, en particulier dans le secteur des mines, et des aides extérieures humanitaires », explique un responsable du ministère des Finances et du budget.
La baisse des demandes de devises sur le marché intérieur de devises (MID) est un autre facteur. « Actuellement, l’offre est supérieure à la demande », explique toujours notre interlocuteur. La reprise du tourisme participe également à l’appréciation de la monnaie, toutefois sa contribution ne pèse que très peu dans le flux. Selon une source de la Banque centrale, cette institution a procédé à un achat de devises auprès des banques primaires. Ces dernières confirment que le rapatriement des devises d’exportation constitue leur principale ressource.

Extrait l`Express de Madagascar - Edition n° 4600 du 28-04-2010
 

24 avril 2010

Notes du passé - Les origines légendaires d’Antananarivo

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 12:02

Il était une fois… quatre cents ans plus tôt ! Quand les navigateurs malayo-polynésiens sont, semble-t-il, jetés « accidentellement » sur les côtes de Madagascar en plusieurs vagues, tous ignorent encore que ces gens aux yeux allongés et bridés, aux pommettes saillantes, aux cheveux noirs et lisses et au teint cuivré feront souche dans la Grande île et engendreront la race des chefs merina qui étendra sa domination sur les Hauts-plateaux.
Sur ces terres aux contrastes saisissants, ils auraient choisi pour premier établissement le petit pays de Manerinerina. Ils se retrouvent plus tard à Ampandrana, puis à Imerimanjaka. Alors dans une marche circulaire de conquêtes tout autour de la colline d’Analamanga, ils fondent successivement des postes fortifiés sur des buttes qui portent les noms d’Alasora, Ilafy, Ambohidrabiby et Ambohimanga, leur avant-dernière station.
Une enceinte de palissades, de pisé ou de blocs superposés souvent doublée de fossés, constitue le Rova, le village féodal. Des portes de bois ou de granit devant lesquelles on roule une énorme pierre circulaire donnent accès à ces refuges gardés par des vigiles. « Car étrangers au pays, envahisseurs décidés mais conquérants peu nombreux, les Merina avaient à lutter contre les premiers possesseurs du sol, les Vazimba ». Et pour se défendre contre leurs représailles que la légende dépeint terrifiantes, les nouveaux venus établissent sur les crêtes des campements faciles à préserver. « Aussi le même mot vohitra désigne-t-il maintenant le mont et le village ».
Culminant à 1 468 m, à Analamanga, la « forêt bleue » ou au « bois joli », on est « près du ciel » (« Imarivolanitra » comme plus tard on désignera l’un de ses quartiers). Sa position est d’autant plus forte qu’un abrupt d’une centaine de mètres rend son versant ouest inaccessible. Et avec le ravin d’Ambatoborondamba (où l’on jette les vieilles nippes), Analamanga justifie le choix par les roitelets merina de cette forteresse naturelle pour citadelle-capitale. De surcroît, ce même roc domine et commande la plaine fertile où coule l’Ikopa ainsi que toutes les terres environnantes qui forment des milliers d’hectares de bonnes terres propres aux cultures et aux rizières.
Est-il étonnant si le mont que l’on aperçoit de cinq lieues à la ronde, exerce une singulière attraction pendant deux siècles sur les Merina? Cela explique aussi les luttes parfois acharnées qui se livrent pour sa possession.
Et en fait, l’histoire d’Antananarivo connue est celle de la conquête d’Analamanga, de l’organisation sur ce rocher d’une citadelle aux sept portes, enfin du débordement sur les collines et les plaines voisines de cette cité devenue insuffisante, puisque sa situation centrale lui donne vocation de capitale de l’Emyrne et, bien au-delà, de métropole de la Grande île.
La tradition attribue la fondation d’Antananarivo à Andrianjaka, seigneur d’Ambohimanga que les historiens font régner de 1610 à 1630. Les « Tantara ny Andriana eto Madagascar », histoire orale des seigneurs de l’Imerina recueillie par le R.P. Callet, rapportent en effet « qu’en ce temps-là, Andrianjaka alla vers le Sud pour prendre Analamanga la-Sainte afin d’y habiter et pour combattre les Vazimba ». Selon la légende, il campe avec ses troupes là où se trouve l’actuel quartier d’Ambohitsiroa et prononce ces paroles mémorables: « Nous ne pouvons pas être deux ». Il annonce ainsi sa volonté d’être le maître sans partage de la conquête entreprise. « Et lorsque les Vazimba virent la fumée des multiples feux (du campement), ils s’enfuirent découragés… Cela fait, le prince pensa coloniser le haut de la cité; alors il établit là 1 000 hommes comme colons. Donc c’est ici Antananarivo (la cité des 1 000), dit Andrianjaka…»
Certains historiens contestent cette étymologie d’Antananarivo. Ils prétendent traduire ce nom
par « 1 000 villes » ou « ville des 1 000 ». Viendrait à l’appui de cette thèse le fait incontestable que le mot « arivo » (1 000) a la valeur d’un augmentatif fréquemment usité dans les noms de lieux, de personnes, et dans les proverbes. Antananarivo signifierait alors tout simplement la « grande ville ». Dans « L’histoire des comptoirs hollandais sur la côte de Malabar » (1726), Fr. Valentin relate qu’il existait au début du XVIIIe siècle, à quelques miles de l’estuaire de la Betsiboka une ville d’Antananarivo, capitale d’un vieux roi sakalava dont la domination s’étendrait sur les trois quarts de Madagascar. Ainsi, le nom d’Antananarivo aurait pu être emprunté par les Merina. « Le mythe des 1 000 guerriers colonisateurs (d’Andrianjaka) n’aurait alors guère plus de valeur ».
Le premier témoignage écrit sur la ville est celui du Français Mayeur, premier Européen à la visiter (1777): « Les Européens qui fréquentent les côtes de Madagascar auront de la peine à croire qu’au centre de l’île, à 30 lieues de la mer, dans un pays jusqu’à présent inconnu qu’entourent des peuplades brutes et sauvages, il y a plus de lumière, plus d’industrie, une police plus active que sur les côtes… Les Hova tissent avec art des étoffes de coton; ils travaillent le fer avec habileté, fondant le minerai qui est abondant dans le centre de l’île, forgent des haches, des bêches, des couteaux…»

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4563 du 13-03-2010

22 avril 2010

Société - Hubert : Près d’une centaine d’écoles endommagées

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

Le secteur de l’éducation est très touché par le passage de la tempête tropicale Hubert. Quelque 108 écoles ont été détruites ou fortement endommagées, d’après les dernières évaluations communiquées par le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes). La grande majorité des infrastructures scolaires ravagées, plus précisément 98 écoles,  ont été recensées à Mananjary, dans le Vatovavy Fitovinany. Pour permettre aux enfants de reprendre au plus vite les cours en ce troisième et dernier trimestre décisif de l’année scolaire,  des écoles provisoires ont été mises en place, avec l’assistance de l’Unicef. La réhabilitation totale de ces établissements scolaires prendra certainement du temps. Ces travaux nécessitent, en effet, d’énormes investissements.

Le dernier bilan humain de Hubert fait état de 85 morts, 34 disparus, 141 blessés, 191 885 sinistrés, plus 57 000 sans-abri et près de 13 000 déplacés. Des élans de solidarité continuent de se manifester pour venir en aide aux victimes de ce météore.

Extrait Midi Madagasikara - Jeudi 22 Avril 2010

Société - Intersaison : Fin de la période cyclonique et début progressif de l’hiver

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:11

Le froid hivernal prend petit à petit ses quartiers ces derniers temps. Cette fraîcheur est fortement ressentie dans la soirée et au petit matin. Toutefois, il fait toujours très chaud dans la journée. «Nous sommes en intersaison, la période transitoire entre la saison de pluies et l’hiver», indiquent les techniciens du service de la météorologie à Ampasampito. «Le début officiel de la période hivernale est annoncé pour le mois prochain, plus précisément vers le 10 mai», soulignent toujours ces météorologues.

La baisse de la température est surtout notable dans le Vakinankaratra, ainsi que sur les Hauts-Plateaux, à Antananarivo et à Fianarantsoa. Les régions côtières ne sont pas tellement concernées. «A Antsirabe, nous avons déjà enregistré une température minimale de 9°, contre une moyenne de 14°. La température maximale reste pourtant élevée. Elle tourne toujours aux alentours de 26°», précisent les techniciens du service de la météorologie.

Systèmes dépressionnaires

Ces météorologues annoncent, par ailleurs, que la période cyclonique a pris fin. «Certes, il se pourrait que des systèmes dépressionnaires se constituent encore, mais ils ne sont pas à craindre. Les conditions atmosphériques actuelles ne sont plus très favorables à leur développement», rassurent-ils.

Avec l’arrivée attendue du froid hivernal, pulls, couvertures, vêtements chauds, bottes,… commencent également à envahir les étals des marchands et les vitrines des divers magasins et boutiques. En tout cas, les uns et les autres doivent, ces derniers temps, sortir couverts dans la soirée et au petit matin, pour se mettre à l’abri du froid hivernal qui pointe à l’horizon.

Extrait Midi Madagasikara - Jeudi 22 Avril 2010

21 avril 2010

Société - Biodiversité : Une rencontre scientifique internationale des botanistes à Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:46

La Grande Ile accueillera une importante rencontre scientifique internationale la semaine prochaine. Il s’agit du 19e congrès de l’Association pour l’Étude de la Taxinomie de la Flore Tropicale (AETFAT). "C’est la première fois que le congrès se tient à Madagascar, dont la biodiversité est célèbre au niveau mondial. Ce congrès, qui entre dans le cadre de la célébration de l’année internationale de la biodiversité, permettra à Madagascar de faire valoir aux yeux du monde entier non seulement l’unicité de sa nature, mais aussi de montrer l’intérêt primordial que les décideurs et les politiques accordent à la connaissance, la valorisation et la protection de l’environnement du pays", souligne le comité d’organisation, présidé par deux secrétaires généraux, notamment le Pr. Vololoniaina Jeannoda du département de Biologie et Ecologie Végétales de la Faculté des Sciences d’Antananarivo et du Dr. Sylvain Razafimandimbison de l’Académie Royale Suédoise des Sciences. En fait, la candidature de Madagascar pour abriter cette rencontre a été retenue contre celle de la Suisse au cours du 18è congrès qui s’est tenu au Cameroun, il y a trois ans. 
Cinquante pays. Près de 400 botaniste, représentant une cinquantaine de pays, se réuniront ainsi à Madagascar à partir de ce 26 avril. Ce rendez-vous scientifique de quatre jours portera sur le thème : "Diversité des plantes africaines, systématique et développement durable". Il traitera divers sujets, dont la taxinomie ou la science de classification des êtres vivants, les bases de données sur les flores africaines, l’écologie, la phytogéographie, la biologie de la reproduction, la conservation et l’utilisation durable des plantes, les aloès du monde… La biogéographie de Madagascar sera également au centre des discussions au cours de cette rencontre scientifique, qui se déroulera au Centre de Conférences International d’Ivato.

Extrait Midi Madagasikara - Mercredi 21 Avril 2010

Economie - Nord est de l’île : Une niche des espèces marines pour toute l’Afrique de l’Est

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:41

Des espèces marines comme le concombre de mer, le requin, la tortue de mer et des poissons sont surexploitées.  

Environ 270 espèces de coraux ont été recensées dans le Nord Est de Madagascar avec une très haute densité de trois coraux endémiques de l’Océan Indien occidental et une modération de leur blanchissement. C’est le premier bilan d’évaluation rapide de l’état de la biodiversité marine lors d’une expédition effectuée par une équipe de 8 scientifiques nationaux et internationaux, 20 jours durant. Ce n’est pas tout ! Les côtes du Nord Est de l’île peuvent être une niche des espèces marines pour toute l’Afrique de l’Est, outre la découverte de nouvelles espèces après des études approfondies, a annoncé Ando Rabearisoa, coordinatrice du programme marin au sein de Conservation Internationale, lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Ivotel à Ambohidahy.

 En très bon état. Ces experts ont étudié 30 à 35 sites de récifs coralliens et d’herbiers entre la baie d’Ambodivahibe et Vohémar. Dans 26 sites, 68 espèces d’échinodermes, des indicateurs de condition de dégradation ou non des sites, ont été inventoriés, sans compter les 302 espèces de poissons y compris l’espèce vulnérable protégée par la CITES qu’est le « Napoleon fish » dont la régénération est assurée. En fait, ces récifs coralliens sont en très bon état avec une couverture de toutes tailles et résistent encore au phénomène de changement climatique, a-t-on évoqué. La présence de nombreuses espèces d’algues au nombre de 91 dont 42% des algues rouges servant également d’indicatifs aux conditions naturelles des récifs, témoigne aussi, de la plus grande diversité d’herbiers fournissant l’habitat et la nourriture pour plusieurs espèces marines. On peut citer entre autres les poissons, les crevettes et les échinodermes comme le concombre de mer, qui ont une grande valeur commerciale.

Espèces surexploitées. A part ces atouts, une influence des courants d’eaux au départ du centre de l’Océan Indien, soit près des Seychelles apporte des larves de toutes espèces marines qui remontent vers le Cap d’Ambre, a évoqué Ando Rabearisoa. Ces larves forment une biomasse de poissons et d’invertébrés et se développent dans ces récifs coralliens qui constituent leur zone de ponte et de reproduction. La destruction de ces récifs par la pression de la surpêche, entre autres, pourrait ainsi compromettre la production des espèces marines pour toute l’Afrique de l’Est, a-t-elle poursuivi. Notons que les concombres de mer, les requins, les tortues de mer et certaines espèces de poissons sont les plus exploités sur les côtes  Nord Est de Madagascar. Un plan de gestion de ces ressources marines est en vue, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara - Mercredi 21 Avril 2010        

20 avril 2010

Société - Accès à l’eau : Encore très précaire dans les campagnes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:56

Loin des grandes villes, dans les villages reculés à quelques centaines de kilomètres de la capitale, là où le bitume laisse place à la terre rouge, les enfants s’amusent à transporter de l’eau sur leur tête, contenue dans un grand seau d’eau. Le scénario n’a rien d’extraordinaire, c’est un quotidien qui anime le cœur des villages. Et si ces derniers doivent aller assez loin pour puiser cette eau, parfois sur le bord d’un fleuve, rarement dans un puits, ce n’est qu’un devoir qu’ils doivent à leur famille.

Difficile accès à l’eau. L’accès à l’eau potable est encore un luxe dans une grande partie de l’île. Il faut dire qu’en milieu rural, 32,3% de la population s’approvisionnent en eau dans les lacs, les marais et les rivières (source Instat 2005). Les femmes et les enfants ont la lourde tâche de puiser assez d’eau pour les besoins du foyer. D’ailleurs, peu de foyers dans les campagnes disposent de point d’eau, que ce soit un puits ou un forage, les services en approvisionnement d’eau de la Jirama ne couvrant que très peu les réels besoins de la population.

Adduction d’eau. L’ONG Madagascar Developpment Fund a orienté une partie de ses activités vers les projets d’adduction d’eau afin de pourvoir d’une source d’eau potable des régions très éloignées des grandes villes. A Maroary, dans le district de Manjakandriana, l’ONG a construit un bassin de captage et un réservoir d’eau, ainsi que 6 bornes-fontaines. Ces travaux permettent donc à la population du district d’obtenir de l’eau potable. Financé par Mr Paul de Fraine et sa famille d’une valeur de 16 525 600 Ar, l’ONG a activement effectué  la mise en place de ces infrastructures, avec la participation massive des villageois. Ces projets d’adduction d’eau ne sont pas isolés. De plus en plus d’ONG se consacrent dans ces travaux visant à améliorer l’accès à l’eau aux populations éloignées, afin de réduire les maladies liées à l’eau. D’ailleurs, l’ONG inaugure encore ce jour un autre projet d’adduction d’eau.

Extrait Midi Madagasikara - Mardi 20 Avril 2010

Economie - Nuage de cendre : Madagascar touchée par les suspensions de vols

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:54

Si l’ouverture prévue ce jour (mardi 20 avril) de l’aéroport Paris CDG  à 8 heures (heure de Paris) est maintenue, la compagnie Air Madagascar pourra maintenir son vol de ce soir (lundi 19 avril au soir). C’est ce que l’on apprend d’une source auprès de la compagnie aérienne nationale hier en fin de journée. La source d’assurer que les passagers seront informés personnellement. Dans la même hypothèse, l’on indique chez la compagnie Air France que son vol Paris-Tana du mercredi 21 avril et Tana-Paris du jeudi 22 avril prochain devrait être programmé.

La fermeture d’aéroports à cause de la propagation de cendres dégagés par le volcan en éruption en Islande n’est pas facile à gérer pour les transporteurs aériens. Les compagnies qui travaillent sur Madagascar mettent tout en œuvre pour aider leurs passagers. L’on apprend alors au niveau d’Air France, dont aucun vol n’a pu être effectué entre Paris et Antananarivo depuis vendredi, que près de 1500 personnes sont impactées par ces annulations de vols et que la compagnie essaie toujours de faciliter la vie à ses passagers. Ainsi, les clients sont informés régulièrement au fur et à mesure que la situation évolue. «On gère la situation en restant à la disposition des passagers. Les bureaux de réservations étaient ouverts durant le week-end; on appelle les passagers individuellement et on essaie de leur trouver des solutions de réacheminement», déclare-t-on du côté de la compagnie. Malgré tous ces efforts, l’on concède au sein de l’entreprise que la crise est difficile à gérer dans la mesure où l’on ne sait pas quand cela prendra fin. Cependant, l’on tient à faire remarquer chez Air France que les passagers sont très compréhensifs. Un responsable du bureau de la compagnie à Madagascar s’adressant aux passagers de sa compagnie de déclarer : «On demande aux passagers qui ne sont pas obligés de partir de reporter leur voyage. Air France reporte le voyage sans frais. S’il y a des gens qui veulent annuler complètement leur déplacement, la compagnie remboursera ces derniers sans frais ni pénalité».

Extrait Midi Madagascar  - Mardi 20 Avril 2010  

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