2010 février

8 février 2010

CULTURE - Fête traditionnelle : Un festival du « Taombaovao » à Andohalo

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:16

La célébration du nouvel an malgache fait de plus en plus l’unanimité, du moins au niveau de la date.

Après le Club Rarihasina qui prévoit des manifestations à son local à Analakely, ainsi que l’association Trano Koltoraly qui s’activera à Ambohimanga, l’association Mamelomaso en partenariat avec l’Office régional du tourisme d’Analamanga (ORTANA), et l’Office national du tourisme malgache (ONTM), viennent de proposer le Taombaovaon’ny ambanilanitra (le nouvel an du peuple ), à la Place d’Andohalo, du samedi 13 au mercredi 16 mars.
La cérémonie du lancement du festival, une sorte d’introduction en kabary de la manifestation à la population, aura lieu le jeudi 16 février à la place d’Andohalo. Les journées du Festival, prévoient une grande foire artisanale et gastronomique avec exposition de produits artisanaux, ainsi que restauration de plats typiquement malgaches. Sans oublier les jeux traditionnels, comme le fanorona, le tandrimo, le tso-bato, le tsikonona et les contes, etc.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4534 du 08-02-2010

6 février 2010

Notes du passé - Des législations toujours d’actualité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:07

Certaines lois anciennes restent d’actualité. Il est vrai que les hommes changent peu. Parmi ces législations, les plus connues sont les Codes des 101 et des 305 articles promulgués par Ranavalona II.
Bien avant elle cependant, on peut citer par exemple Ralambo qui institue la fête du Fandroana en souvenir, dit-on, du jour où il mange pour la première fois de la viande de bœuf, et jette les fondements de l’ordre des castes royales, plus tard réformé par Andriamasinavalona.
On peut également évoquer Andrianampoinimerina, le Désiré de l’Imerina, qui établit un code civil parfaitement conforme au droit naturel et aux mœurs du pays, ainsi qu’un code pénal dont le seul défaut, semble-t-il, est une « sévérité excessive ».
En effet, si certains approuvent que le rapt de personnes destinées à la traite et le trafic de la justice sont punis de la peine capitale, ils tolèrent peu que le fait de boire de l’alcool, de fumer du chanvre sinon de chiquer du tabac soit passible de la peine de mort. Heureusement, en cours d’exécution de précieux conseillers tels Hagamainty et Andriantsilavo corrigent plus d’une fois ce que ce code pénal a de trop rigoureux.
Il en est de même en ce qui concerne le vol sous toutes ses formes et Andrianampoinimerina aurait pu donner des leçons d’économie politique à plus d’un à l’heure actuelle. « Si quelqu’un vole jusqu’à une racine de manioc ou s’approprie quoi que ce soit jusqu’à un saonjo, je le punirais. Travaillez donc pour avoir des biens, nul n’a rien sans peine ».
Il s’oppose aussi de toute son autorité et de manière formelle « aux abus des grands, des riches ou des forts ». Déjà dans sa jeunesse, il aimait à dire: « Je ne suis pas, moi, un jeune prince qui s’approprie les bœufs d’autrui, je les achète! » Et plus tard quand il règne, il répète souvent: « Je ne suivrai pas dans mon royaume les fantaisies de mes femmes et de mes enfants». Car en édictant sa législation, Andrianampoinimerina n’a qu’un objectif dans l’intérêt de son peuple, l’égalité économique pour que « les petits jouissent de ce qu’ils ont et les grands aussi, tout en faisant en sorte que les maigres s’engraissent et les petits grandissent ».
Son successeur, son fils Radama I pour sa part, s’occupe surtout de la réorganisation de la justice par la suppression de l’épreuve par le tanguin- usage repris par son épouse- et la nomination des Andriambaventy, mot qui désigne aussi bien les conseillers du roi, les hauts fonctionnaires ou les personnages influents des tribus provinciales que les juges.
Le règne de son épouse Ranavalona 1ère est surtout marqué par la loi spéciale édictée en 1845 aux termes de laquelle traitants et commerçants étrangers établis à Antananarivo, sont mis en demeure de quitter l’île ou d’être assujettis aux corvées de la reine, à tous les travaux et même à l’épreuve du tanguin. Ce que son fils Radama II s’empresse de lever dès qu’il accède au trône. Et si le règne de Rasoherina n’est marqué d’anciens faits saillants en matière de législation, Ranavalona II laisse son empreinte notamment avec les Codes des 101 et des 305 articles.
« Iray venty amby zato » est promulgué par la reine le jour de son intronisation le 3 septembre 1868, et s’inspire largement de la doctrine du christianisme qu’elle vient d’embrasser. Les articles les plus importants de ce code ont trait à la liberté de religion (chrétienne) et à l’esclavage. Il y est, entre autres, stipulé que quiconque fait sortir à l’extérieur des esclaves ou en fait entrer, est condamné aux fers à perpétuité; que les esclaves servant en Imerina ne peuvent être vendus en-dehors de la région…
Les « Dimy venty sy telon-jato » viennent compléter les 101 articles, le 29 mars 1881. Ce second Code touche les crimes punis de mort, les égards dus à la reine, l’homicide, le vol, le mariage, l’esclavage, les ventes et locations, les procès, les écoles, l’alcool…
Partant « d’idées d’humanité, de justice et de progrès », il s’inspire des us et coutumes en ce qui concerne le mariage entre castes différentes (art. 59-62) ou la prise en charge par le fokonolona de la sépulture d’un pauvre décédé (art.112). Certains articles portent aussi « le cachet d’une humanité compréhensive et juste », tel celui qui évoque un voleur de produits maraîchers « non pour les emporter mais pour apaiser sa faim sur place » (art.33).
D’autres ont « un souci aigu du progrès ou de la propreté morale », tels l’article 289 prévoyant un examen plus élevé pour ceux qui se destinent à l’enseignement; ou l’article 146 condamnant à trois mois de prison ceux « qui produisent des écrits pornographiques, les font imprimer dans le but de les répandre, ou qui dessinent des choses obscènes ».
Quelques-uns s’inspirent de la politique, dont l’article 85 qui ne permet « de vendre des terrains ou de les donner en garanties de capitaux placés, qu’entre sujets du gouvernement malgache ». On y lit aussi des articles inattendus, vu le caractère particulier de leur objet, « mais qui n’en traduisent pas moins la civilisation malgache atteinte à cette époque ». Ainsi l’article 26 sur le vol d’objets dans un édifice religieux qui est puni de sept ans de prison. Ou celui sur « l’indiscrétion qui porte à lire les écrits appartenant à un particulier », qui est punie d’une amende de 10 bœufs et de 10 piastres.
Enfin le Code des 305 apporte un notable changement par la création des administrations centrales ou ministères pour remplacer « les secrétaires et aides de camp qui attendaient les affaires à la porte nord du Palais » et par l’institution, à la place des Sakaizambohitra, des Antily. Il s’agit d’un corps d’agents publics dont les attributions sont celles de la police et aussi de la voirie.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4533 du 06-02-2010

3 février 2010

Economie - Promotion touristique : Madagascar représenté aux deux premiers salons de l’année

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:15

L’Office National Malgache du Tourisme, l’organe en charge de la promotion de la destination Madagascar tant sur le plan national qu’international, assure que les actions visant à vendre ladite destination seront poursuivies. Ainsi, la Grande île a été représentée aux deux premiers salons professionnels du tourisme de cette année à savoir : le Vakantiebeurs Utrecht de Pays-bas, qui s’était déroulé dans cette ville hollandaise du 12 au 17 janvier dernier et le salon Fitur de Madrid, s’étant tenu du 20 au 24 du même mois dans cette ville espagnole. A noter que 4 tours opérateurs ont accompagné l’Ontm au salon Vakantiebeurs Utrecht de Pays-bas tandis que six entreprises touristiques ont fait le déplacement à Madrid.
Que ce soit en Hollande ou à Madrid, les objectifs de la présence malgache à ces manifestations étaient les mêmes : rassurer les professionnels sur la situation à Madagascar pour le tourisme et marquer la présence de la destination sur ces marchés européens. Comme l’affirmait un responsable de l’Ontm, Madagascar ne doit pas rater ce genre de rendez-vous au risque d’être rayé de la carte touristique mondiale. Si cela arrivait, il serait très difficile de faire revenir Madagascar dans les catalogues des professionnels mondiaux du voyage. 
 De source auprès de l’Office national du tourisme, l’on indique que les participations malgaches à ces premiers salons de l’année ont été couronnées de succès. Malgré la crise politique, les professionnels hollandais et espagnols ont été très attentifs à l’égard des opérateurs touristiques malgaches. «La destination intéresse les touristes de ces deux pays et les TO sont venus discuter avec les opérateurs du pays», nous a expliqué un participant au salon de Madrid. Celui-ci d’ajouter : «La nature constitue le principal centre d’intérêt des Espagnols et l’on peut espérer quelque chose de positif de ce marché»
Concernant la qualité des visiteurs venus aux stands malgaches dans ces deux salons, l’Ontm indique que plus de 100 contacts professionnels ont pu être établis au salon Vakantiebeurs Utrecht tandis que les participants malgaches en ont eu presque autant à Madrid.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8053 du 03-02-2010 

SOCIAL - Météo - Le cyclone Fami frappe Morondava : Il s’annonce dévastateur

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:36

Touchant la terre ferme hier vers midi, au niveau du district de Belo-sur-mer dans la région du Menabe, le cyclone Fami s’annonce dévastateur. À son entrée, la vitesse du vent qu’il a apporté, a atteint 75 km/h avec des rafales de 105 km/h. Sa vitesse de déplacement est évaluée à 13 km/h. À Morondava, le niveau de la mer est aussitôt monté pour inonder des quartiers.
Se déplaçant en direction du Sud-est et accompagné de fortes pluies, son œil a été localisé à Mahabo hier vers 15 heures. Il progesse à une vitesse de déplacement constante de 13 km/h. La célérité du vent s’est relativement réduite à 65 km/h, avec des rafales atteignant 95 km/h.
D’après les informations recueillies auprès du service de la météorologie à Ampasampito, Fami devrait affecter plusieurs régions, après avoir frappé le Menabe. À savoir l’Itasy, le Bongolava, l’Analamanga, le Vakinankaratra, la Haute-Matsiatra, l’Amoron’i Mania, l’Ihorombe et l’Atsimo-Andrefana.
Selon un spécialiste de la météorologie, Fanelle entrée à Belo-sur-mer, l’année dernière avait fait le même parcours que Fami pour rejoindre l’océan Indien dans la région Atsimo-Atsinanana.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4530 du 03-02-2010

2 février 2010

Cahier Economie - Projet Eassy : Le câble sous-marin de Telma attendu entre le 8 et le 10 mars

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:57

La pose du câble sous-marin de Telma, le fameux projet Eassy débutera dans quelques jours. C’est ce qu’avait déclaré le Directeur Général de l’entreprise Patrick Pisal-Hamida. Celui-ci explique qu’il y aura deux bateaux qui effectueront la pose de ces câbles et que l’un d’eux est déjà à Port-Soudan en ce moment et partira dans quelques jours.
Patrick Pisal-Hamida assure que le bout du câble Eassy, celui qui atterrira à Toliary sera attendu dans cette ville du sud de Madagascar entre le 8 et le 10 mars prochain. Faut-il rappeler que l’opérateur Telma a déjà achevé l’installation de son backbone national sur lequel s’appuiera le câble Eassy, ce dernier fournissant une connexion internationale à haut débit à la Grande île.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8052 du 02-02-2010

Cahier Economie - Site de Makay : Un coffre-fort inexploré de la biodiversité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:43

Le massif de Makay se situe entre Malaimbandy et Beroroha, au sud ouest de Madagascar. C’est un coffre-fort inexploré de la biodiversité, a annoncé Evrard Wendenbaum, initiateur du projet Makay nature au sein de l’association Naturevolution. Ce site est formé d’une centaine de canyons inextricables et verrouillé de tous côtés protégeant des espèces floristiques et faunistiques uniques depuis des millions d’années. Lors d’une première expédition naturaliste internationale menée en janvier dernier dans ce massif, regroupant une vingtaine de personnes dont 12 chercheurs français et malagasy issus de diverses institutions, de nombreuses espèces ont été découvertes.

Découvertes de nouvelles espèces

L’équipe botanique a, entre autres, découvert de nouvelles espèces endémiques au site comme une variété de pervenche connue pour ses vertus curatives sur les 300 espèces récoltées sur place. Au niveau zoologique, la présence d’une autre espèce de lémurien dite « lemurs bambous » a été remarquée par les scientifiques. En outre, un petit poisson nommé Pachypanchax a été miraculeusement pêché dans les rivières considérées comme abiotiques de Makay. L’équipe qui a fait cette expédition naturaliste suppose que c’est également une nouvelle espèce. Quant au volet archéologique, des dizaines de sépultures Sakalava ont été répertoriées, à part la découverte des bijoux et de nombreuses poteries. Par ailleurs, deux grottes ornées montrant des dizaines de dessins de zébus, de personnage et des figures géographiques, tous de qualité artistique, ont été relevées.

Mesures urgentes à prendre

Mais ces quelques richesses découvertes dans le massif de Makay suite à cette première expédition risquent de disparaître, expriment ces scientifiques. Les feux de brousse accentués par la présence importante des Dahalo constituent le fléau principal. Des mesures urgentes doivent ainsi être prises par les autorités pour préserver ce coffre-fort de la biodiversité. Il va falloir entre autres renforcer les deux grottes contenant des peintures rupestres pour éviter leur effondrement. L’association Naturevolution s’appuiera donc sur les résultats de cette expédition et sur les recommandations des scientifiques pour obtenir le plus rapidement possible le statut d’aire protégée du massif de Makay et lancer par la suite un programme de développement.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8052 du 02-02-2010    

Environnement - Journée mondiale des zones humides : Le Projet Ambatovy impliqué à Torotorofotsy, Andasibe

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:34

Le 2 février est la journée mondiale des zones humides. Le thème de cette année est : « Prendre soin des zones humides - une réponse au changement climatique ».

Sachant que la réussite de la conservation et de l’utilisation durable ne peut se faire sans éducation environnementale adéquate, le Projet Ambatovy a soutenu les célébrations des journées mondiales de Ramsar depuis 2006. Ces célébrations, qui ont eu lieu durant 3 années consécutives dans le site même, dans le village de Maromahatsinjo, ont permis de sensibiliser la population sur l’importance du site Ramsar. Des sensibilisations sont aussi menées sur la protection des ressources naturelles avec les équipes du Projet Ambatovy, tant par celles qui travaillent sur le pipeline, que celles sur la Gestion Forestière de la mine. Dans ce cadre, le Projet Ambatovy a appuyé la reconstruction de l’école primaire de Maromahatsinjo, en plein centre du site Ramsar de Torotorofotsy, ainsi que la dotation de bancs et de ciment dans le village de Berano.

Par ailleurs, des puits filtrants, des filtres solaires et bornes fontaines ont été installés, et la reconstruction de certaines routes du site Ramsar ont également été appuyés par le Projet Ambatovy.

« La Convention sur les zones humides d’importance internationale, appelée Convention de Ramsar, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources ». (www.ramsar.org)

Le site Ramsar de Torotorofotsy, situé dans la Commune d’Andasibe, est encadré par le Parc Mantadia à l’Est, et le site minier du Projet Ambatovy à l’Ouest. Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de gestion environnementale, le Projet Ambatovy est partie prenante pour l’appui à la gestion du site Ramsar de Torotorofotsy. Une convention tripartite a été signée entre le Ministère de l’Environnement et des Forêts, l’Association Mitsinjo, gestionnaire du site Ramsar et le Projet Ambatovy le 27 février 2006 pour favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle de cette zone humide suivant les objectifs de la « Convention Ramsar ».

L’objectif du site Ramsar de Torotorofotsy est « d’assurer la viabilité et la durabilité du site, tout en maintenant ses fonctions écologiques, en conservant sa biodiversité et en générant des bénéfices pour la population locale à travers l’utilisation durable de ses ressources naturelles ».

C’est dans ce cadre que des mesures de mitigation ont été prises lors de la construction du pipeline du Projet Ambatovy, étant donné que ce dernier traverse les bassins versants du site Ramsar. Ces mesures consistent notamment en la préservation et le suivi de la qualité des eaux se déversant dans les marais : utilisation de bassins de sédimentations, filtres de géotextile en aval des zones de franchissement, stabilisation et protection des fortes pentes. De même, pour préserver un marais de ponte d’une espèce protégée de grenouille, la Mantella aurantiaca, le tracé original du pipeline à été dévié.

Actuellement, les pentes et les remblais dus aux travaux sur le pipeline sont en cours de revégétalisation.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 2 février 2010

Cahier Economie - Agri-business : 10 000 emplois perdus

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:21

Nombreux sont les investisseurs étrangers opérant dans l’agri-business à plier bagages depuis l’an dernier à cause de l’instabilité politique dans le pays. Pourtant, certains d’entre eux ont déjà beaucoup investi dans leur domaine pour ne citer que la plantation à grande échelle de jatropha. Ce n’est pas tout ! Les 10 000 emplois créés dans le cadre du lancement de ces activités sont maintenant perdus pour ne citer que les activités menées par un opérateur anglo-saxon travaillant dans le sud à travers la culture de jatropha sur une surface de 30 000ha. Durant la campagne, ces paysans ont perçu jusqu’à 10 000 Ariary dans la journée, selon les résultats de leurs travaux, allant de trouaison jusqu’à la mise en terre des plantes, a-t-on évoqué. Pourtant, des petits commerces se sont déjà développés sur place, à part le phénomène de migration de la population venant d’une région à 300km du site d’exploitation. Tout est redevenu comme avant car la communauté villageoise bénéficiaire se retrouve dans sa pauvreté. L’absence du cadre légal sur le secteur du biocarburant fait également la réticence des investisseurs étrangers à revenir, à part la crise politique qui perdure dans le pays. En effet, la sécurité de leurs investissements n’est pas jusqu’ici garantie, d’après leurs dires.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8052 du 02-02-2010 

Environnement - Espèces protégées à Soalala : Une vedette et des équipements offerts en faveur de la tortue Angonoky

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:17

La Vedette rapide Antselaka I a pris la mer de Mahajanga pour la première fois ce vendredi 29 janvier dernier. Ce matériel flottant flambant neuf d’une valeur de 32 Millions d’Ar, doté par le Madagascar National Park, la Conservation international et l’ONG Durell servira à renforcer la lutte contre le trafic d’Angonoky le long des côtes de la baie de Baly, dans le District de Soalala. L’Angonoky est l’appellation de la tortue à éperon que l’on ne trouve nulle part au monde que dans ce site de Soalala.

Deux moteurs hors bord d’une valeur d’Ar 12 Millions chacun ont été offerts avec cette vedette, lesquels serviront à renforcer les activités de surveillance de la Plate Forme de lutte contre le trafic d’Angonoky dans la Région Boeny. « Avec cette vedette équipée, 2 motos sont également offertes ainsi que des bicyclettes qui serviront aux VNA ou Vaomieran’ny Ala à la surveillance dans la forêt. Et d’ici peu la société de téléphonie mobile Zain coopérera avec nous aussi en offrant à chaque VNA un téléphone portable spécial pour une alerte urgente » a expliqué Jaotera, Directeur Interrégional du Madagascar national Park.

« Malgré la crise actuelle, nous avons réalisé nos promesses que nous avons faites à la Plate Forme lors du 3e Festival Angonoky à Soalala les 26 et 27 Septembre 2009 » a-t-il ajouté.

Selon le Directeur du Parc de la Baie de Baly, il ne reste plus que 600 à 800 tortues vivant sur une superficie totale de 57 000 ha.

Le Chef de la Région Boeny, Rasoloniaina Jean Christophe Nöel, le Chef du District de Soalala Gilbert Romain, le Maire de Soalala, Aly Ibrahim, le Directeur Régional des Eaux et Forêts Boeny Razafindravola Virginie et le Directeur Interrégional de Madagascar National Parks, Jaotera ont embarqués à bord d’Antselaka I pour cette première mise à l’eau, en effectuant un tour sur mer à quelques miles au large de la côte majungaise. La vedette a une capacité de charge d’1 tonne 500 avec une vitesse de 20 nœuds à l’heure. Elle peut embarquer 12 personnes, ce qui facilitera la mission des membres de la Plate Forme pendant la patrouille. Un agent technique de la COMARINE d’Antananarivo chez qui la vedette a été achetée assistait à cette mise à l’eau. La vedette bénéficie d’une garantie de 5 ans chez cette dernière.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 2 février 2010

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