2010 février

12 février 2010

Société - USAID / SantéNet2 : 1 700 000 dollars d’aides pour la promotion de la santé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:34

« On a noté un accroissement du taux de fréquentation des hôpitaux par les personnes dans les régions les plus enclavées, les femmes enceintes font plus de contrôles de grossesse et le nombre d’enfants vaccinés a augmenté » affirme le Dr Elna Judith Razafimaro de l’ONG Oddit, une des bénéficiaires de la nouvelle signature de convention entre l’Usaid/Santé Net2 et 31 ONGs et associations oeuvrant pour la promotion et la sensibilisation sur la santé mère/enfant, qui s’est tenue hier à l’hôtel Panorama.
Kaominina Mendrika Salama. Un développement durable commence à la base, dans chaque localité. La participation communautaire est donc une étape importante dans l’implication des personnes à œuvrer dans l’amélioration de leur qualité de vie, particulièrement en terme de santé. Les Kaominina Mendrika Salama, qui représentent 1 600 000 dollars, font partie d’un projet qui vise à renforcer les capacités des décideurs communautaires, à évaluer les besoins et à planifier les actions à entreprendre. Lancées en octobre 2009, 8 ONG ont bénéficié d’une première série de subventions destinées à améliorer l’accès aux soins dans 249 communes. Les séries 3 et 4 concernent 181 communes pour une durée de 36 mois. Les KMS orientent davantage leurs activités dans l’amélioration de la santé maternelle et infantile, la nutrition, la santé de la reproduction, le planning familial, la lutte contre le paludisme, contre les infections sexuellement transmissibles, pour l’accès à l’eau et à l’assainissement. Le programme prévoit d’intervenir dans 800 communes d’ici 2013. Les objectifs sont de taille : la réduction de moitié du nombre de personnes atteintes de paludisme, soit de 22 814 en 2008 à 11 407 en 2013, l’augmentation du taux de couverture en matière de planning familial de 15% à 25%, la réduction des cas de diarrhée de 144 849 à 72 425, et de l’IRA de 253 486 à 126 743. Le programme vise aussi à former 8 350 personnes en matière de renforcement de compétence sur la prévention du VIH/Sida. En terme d’assainissement, 200 plans de gestion des ressources en eau seront mis en place pour en faire bénéficier 96 000 personnes, en 2013.
Sensibilisation. Les subventions allouées concernent en grande partie des projets de sensibilisation sur la nécessité d’un meilleur accès à la santé de base, particulièrement à l’endroit des femmes enceintes, des enfants et des personnes à risques vis-à-vis du VIH/Sida telles que les travailleuses de sexe ou les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Une subvention de 50 000 dollars est ainsi répartie entre 13 associations pour cibler 15 000 personnes à risques dans 5 grandes villes de Madagascar, dont Antananarivo, Toamasina, Fianarantsoa, Toliara et Taolagnaro. Une autre tranche de 50 000 dollars est allouée à 9 organisations confessionnelles réunies dans la Plate-forme des leaders religieux et des organisations confessionnelles (Pleroc) pour répandre les messages à l’église, pour une période de 9 mois. La Pleroc prévoit de sensibiliser 300 000 personnes à travers 3 000 églises dans 71 districts.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8061 du 12-02-2010

Société - Médecins de l’Océan Indien : 7 000 patients à traiter à Ambositra

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 13:32

La 38e mission de l’association humanitaire Médecins de l’Océan Indien (MOI) aura lieu du 15 au février prochain. Une mission qui fera certainement le bonheur des malades d’Ambositra, surtout en ce moment où le monde médical malgache vit dans une atmosphère malsaine de grève des médecins.  « L’objectif de cette mission est de traiter entre 6 000 et 7 000 patients, toutes disciplines confondues » a annoncé hier le Président de MOI, le Dr Firoze Koytcha.

Pluridisciplinaire

Une mission pluridisciplinaire composée d’une délégation hospitalière et d’une délégation itinérante. La délégation hospitalière qui travaillera exclusivement au centre hospitalier d’Ambositra regroupera la chirurgie, l’ORL, la gastro-entérologie, la cardiologie, l’ophtalmologie, l’optique et l’échographie. Quant à la délégation itinérante, elle se propose d’intervenir sur les environs d’Ambositra et comportera dans ses rangs, une équipe de 4 médecins généralistes, une pédiatre et un autre groupe de 4 chirurgiens-dentistes.
Outre le volet curatif qui prendra donc en charge les 7 000 patients prévus, la mission comporte également un volet d’enseignement post-universitaire destiné aux équipes soignantes locales et aux internes de Fianarantsoa. Enfin, un volet de médecine préventive se fera sous forme de campagnes d’hygiène bucco-dentaire destinées aux enfants des écoles primaires qui recevront par la suite, gratuitement, des brosses à dent et des pâtes dentifrices.

Majoritaires

La spécificité de cette mission réside dans le fait que pour la première fois depuis les actions de MOI, les missionnaires malgaches sont majoritaires. En effet, sur les 35 missionnaires, 20 sont issus du corps médical malgache et le reste est constitué par des Franco-Réunionnais. Il est à noter que la mission est financée à hauteur de 50 000 euros, dont 50% par le Conseil Général de la Réunion et le reste par des collaborateurs locaux et réunionnais. Après Ambositra, l’équipe chirurgicale se rendra à Sainte-Marie pour une autre mission. A noter également que la mission qui est autorisée par le ministère de la Santé bénéficiera de l’appui des médecins. Enfin, la prochaine mission de Médecin de l’Océan Indien prendra place entre le 28 mai et le 9 juin, à Maevatanàna.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8061 du 12-02-2010

11 février 2010

Economie - Câble Eassy de Telma : Le projet avance à pas de géant

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:36

Le projet Eassy de Telma, l’opérateur fixe, mobile et Internet de Madagascar avance à pas de géant. En effet, plus que quelques semaines et le bout du câble en fibre optique de Telma, le fameux câble Eassy atterrira à Toliary. L’on indique chez l’opérateur que celui-ci est attendu pour la deuxième semaine du mois de mars.
Eassy est un projet dont l’objectif est d’offrir un broadband à l’Afrique de l’Est et l’Océan Indien avec des connexions en Afrique du Sud, au Mozambique, à Madagascar, aux Comores en Tanzanie, au Kenya en Somalie et à Djibouti, favorisant ainsi le desenclavement, allégeant la fracture technologique dans ces pays. Pour ce qui concerne particulièrement Madagascar, Telma a déjà achevé l’installation de son back-bone national, l’artère qui assurera l’acheminement de l’Internet à haut débit jusqu’aux ménages malgaches.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8060 du 11-02-2010 

ECONOMIE - Hôtellerie : Débauchage dans les grands hôtels

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:33

La lutte pour avoir des employés qualifiés s’intensifie entre les infrastructures hôtelières. L’expansion du parc en est une des principales raisons.

L’insuffisance de personnel qualifié dans le secteur hôtelier se fait sentir. L’ouverture de nouvelles infrastructures dans le centre-ville d’Antananarivo et ses environs a conduit au débauchage des meilleurs employés des grands hôtels ayant déjà pignon sur rue. Ces derniers se voient proposer un meilleur salaire et ils démissionnent de leurs postes de travail.
« Certains de nos employés ont reçu des offres alléchantes avec une augmentation allant de 40 000 à 50 000 ariary du salaire que nous leur avons payé », annonce le directeur d’un grand hôtel de la capitale. Le personnel exécutant, à savoir les cuisiniers, les plongeurs, les femmes de chambre, est le plus ciblé.
Solution législative
Cette situation provoque de la rivalité entre les gérants d’hôtels. « Un tel comportement est tout simplement déloyal dans la mesure où nous les avons formés et avons renforcé leurs capacités pendant cinq à six ans. Et voilà que des gens débarquent et nous prennent nos meilleurs employés », s’insurge-t-il.
Pour pallier le manque de formation, la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm) propose, parmi différentes solutions, la création d’une école hôtelière professionnalisante. « La Fhorm va négocier auprès du ministère de tutelle et de l’Office national du tourisme l’installation, dans un délai raisonnable, de cette école qui formera le personnel exécutant », avance Eric Koller, président de la fédération. « L’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie est là, mais ce n’est pas suffisant », précise-t-il.
Parallèlement, les opérateurs du secteur entendent négocier avec le ministère du Tourisme et l’inspection du travail des contrats qui pourront baliser ces débauchages, car aujourd’hui aucune législation ne l’interdit.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4537 du 11-02-2010
 

Economie - Entreprises : Les sociétés malgaches lâchées par leurs partenaires

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

L’heure est grave. La situation politique n’est plus viable pour le secteur économique. Certaines branches d’activités ont perdu leur crédibilité.
Beaucoup d’entreprises malgaches, ouverture économique oblige, travaillaient avec des partenaires étrangers et cela avait l’air de bien marcher aussi bien pour les promoteurs nationaux que les compagnies avec lesquelles ces derniers travaillaient. Mais cette longue crise politique a tout remis en question pour ces sociétés malgaches et les choses se sont davantage compliquées pour elles. En effet, bon nombre de promoteurs étrangers, partenaires de sociétés malgaches, ont lâché prise et préféré prendre du recul pour mieux apprécier la situation prévalant dans la Grande île.
Selon certains opérateurs travaillant dans le domaine du out-sourcing, un secteur où beaucoup de sociétés malgaches excellent, la situation dans cette branche d’activité est actuellement devenue très difficile pour les entreprises malgaches. Ils expliquent que les clients ne se bousculent plus pour demander services aux sociétés malgaches de ce domaine. «On essaie de se maintenir mais cela n’est pas évident», se lamente un promoteur national. Ce dernier d’affirmer que : «Le problème est que les partenaires à l’extérieur font de moins en moins confiance aux entreprises malgaches, qui pourtant ont travaillé avec eux depuis longtemps»

Sous-traiter

L’opérateur économique d’ajouter toujours que d’autres pays commencent à voler la vedette à Madagascar malgré le fait que le pays est reconnu pour le coût très raisonnable de sa main-d’œuvre. L’on note aussi que certaines entreprises malgaches ne sont plus à même de répondre correctement aux commandes de leurs clients et sont contraintes de sous-traiter des services à des sociétés implantées dans un autre pays comme Dubaï. Ce qui veut dire que des ressources sont parties ailleurs et que surtout, des employés ont perdu leur emploi.
La crise a assez duré comme cela, les entreprises locales n’en peuvent plus. Beaucoup d’entre elles ont déjà mis une bonne partie du personnel en chômage technique tandis que des unités de production ont déjà mis les clés sous le paillasson. Pour dire que la situation qui prévaut actuellement dans le pays ne plaide pas en faveur de l’économie nationale. Une simple théorie économique affirme que lorsque les entreprises ne peuvent pas produire, il ne peut y avoir de création de richesse.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8060 du 11-02-2010 

10 février 2010

Economie - Investissements directs étrangers (IDE) en baisse de 17% en 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:59

Au cours des trois premiers trimestres de 2009, les entrées d’IDE dans le pays s’élevaient à USD 954 millions principalement pour soutenir préexistant projets miniers. Cela représente une baisse de 17% par rapport la même période en 2008, au cours de laquelle l’IDE s’est élevé à 1,15 milliards USD. La plupart des investisseurs privés potentiels, ont suspendu leurs nouveaux projets en attendant la stabilité politique. Les donateurs étrangers ont suspendu la plupart des financements extérieurs qui représentent près de 70% des dépenses d’investissement du gouvernement. Ainsi les projets d’investissement public sont au point mort aussi. Une fois la situation politique stabilisée, plusieurs autres grands projets miniers, en particulier celui du charbon et celui du bauxite, devraient être développés.

À long terme, le secteur agro-alimentaire a le potentiel pour attirer les IDE, générateurs d’emplois, en particulier dans l’huile de palme, le maïs et le sucre ; mais les complications d’occupation des terres ont dissuadé les investissements à ce jour. Le tourisme a également le potentiel d’attirer l’investissement étranger, mais l’industrie a également été entravée par la crise politique qui a réduit le nombre de visiteurs de l’île.

Selon une enquête de la Banque mondiale, Madagascar figure parmi les 50 pays les plus difficiles au monde où faire des affaires.

Les principales raisons sont les faiblesses du système judiciaire et du système bancaire (taux d’intérêt élevés et manque de crédit), le coût élevé et la faible qualité de l’énergie électrique, les taux d’imposition élevés, la bureaucratie, la corruption, le manque de transparence dans la prise de décisions, et les coûts élevés de transport terrestre et aérien.

Les Britanniques en tête

Selon les chiffres de la Banque centrale, en 2008, les entrées d’IDE à Madagascar s’élèvaient à USD 1,12 milliards, ou 11,8% du PIB comparé à 10,5% en 2007. Malgré une augmentation de 31% entre 2007 et 2008, les flux effectifs d’IDE en 2008 ont été de 76% moindres que prévu. Les flux d’IDE sont concentrés dans les secteurs suivants : industrie extractive (USD 958,5 millions ou 85,5%), télécoms (USD 86,5 millions ou 7,71%) et le négoce de véhicules (24,8 millions USD ou 2,22%).

Les principaux pays d’origine des entrées d’IDE ont été respectivement : Royaume-Uni (USD 563,3 millions ou 50,3%), le Canada (USD 260,6 millions ou 23,2%), Bahreïn ( USD 71,2 millions ou 6,4%), Japon (USD 62,2 millions) et la Corée du Sud (USD 57,6 millions ou 5,1%).

Les investissements du Bahreïn se sont concentrés dans le secteur des télécommunications avec Life le nouvel investisseur dans le secteur de la téléphonie mobile. Life prévoit de devenir le quatrième opérateur mobile du pays, mais n’est pas encore opérationnel en raison d’un différend quant à sa licence.

Les statistiques de la Banque centrale indiquent que le total des stocks d’IDE s’élevait à USD 3,12 milliards en 2008, contre USD 1,99 milliards d’euros en 2007, soit une augmentation de 56%. Entre 2005 et 2008, le stock d’IDE a décuplé en raison d’investissements dans l’industrie extractive provoqués principalement par l’ilménite, projet d’investissement de QIT Madagascar Mineral (Rio Tinto) et par le nickel et le cobalt du projet d’investissement Ambatovy, une coentreprise rassemblant Sherritt International, SNC-Lavalin, Sumitomo Corporation et Korea Ressources Corporation. Les stock d’IDE dans les industries extractives ont représenté 73% du total, suivie de la construction et des travaux publics (5,6%), les télécommunications (4,4%), et les services financiers (3,9%).

Les flux d’IDE des États-Unis s’élevaient à USD 12,9 millions en 2008, ce qui représente 1,15% du total. Si on ne considère que les IDE hors industrie extractive, les États-Unis représentaient 7,95% du total. Les investissements américains couvrent un large éventail de secteurs, notamment l’exploration pétrolière, l’habillement, les mines et l’artisanat.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 10 février 2010

Cahier Société - Préservation de la biodiversité : La société Lazan’i Betsileo est déjà sur les rails…

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:55

L’année 2010 est celle consacrée à la préservation de la biodiversité. Une occasion où tout un chacun devra se sentir concerné et responsable pour agir en conséquence à travers des actions pour un développement durable.
Société paysanne. La société Lazan’i Betsileo, une société paysanne cultivant du raisin et produisant du vin est déjà sur les rails de la préservation de la biodiversité, a tenu à rassurer Rajomalahy Jean François Régis, directeur général. C’était lors d’un point de presse qu’il a accordé aux journalistes dans le cadre de la fête de la vendange qui s’était déroulée le 30 janvier dernier dans le domaine de Soaindrana-Fianarantsoa, un domaine de cette société. Pour matérialiser ses propos, le directeur général a fait savoir que s société s’initie déjà depuis l’année dernière à la pratique de la culture bio pour les raisins, en partenariat avec des techniciens du Centre de Formation d’Apprentis Viticole de Bourgogne-France (CFA) et du Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA) de Bourgogne. En effet, la société Lazan’i Betsileo bénéficie d’un partenariat avec le Conseil Régional de Bourgogne et la Région de la Haute Matsiatra pour promouvoir la viticulture. Un partenariat qui se poursuit. Les cageots en bois qui servent à loger les bouteilles seront petit à petit remplacer par des cartons a ajouté Rajomalahy Jean François Régis. Ce dernier de préciser également que les bois de chauffage qu’utilise en partie l’usine, sont récupérés à partir des arbres abattus par les exploitants forestiers pour faire des planches. L’usine ne procède en aucun cas à des abattages d’arbres a conclu le directeur général sans mettre de l’eau dans son vin…

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8059 du 10-02-2010

Economie - Carburant : Baisse de la consommation en attendant la hausse des prix

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:52

Carburant. La flambée des prix concerne tous les produits. Le carburant va aussi suivre le train de la hausse. Une forte hausse.

Face à la baisse incessante du pouvoir d’achat, les consommateurs font tout pour limiter les dépenses journalières. Pour ce père de famille, cadre dans une société privée par exemple, il a préféré réduire considérablement ses dépenses en carburant pour mieux faire face à d’autres priorités comme la scolarité de ses enfants. Au lieu de dépenser 10 000 Ar de carburant, par jour pour faire ses courses, il n’en dépense plus que 15 000 ariary tous les deux jours. Ce qui lui fait pas moins de 100 000 ariary d’économie en un mois.

Ralentissement

En tout cas, ce réflexe à la limitation des dépenses est devenu monnaie courante au sein des ménages malgaches qui luttent quotidiennement pour la survie, surtout depuis le début de la crise de 2009. Mais le phénomène n’est pas sans conséquences sur l’ensemble de l’économie. Toute baisse de consommation entraîne en effet un ralentissement des activités économiques. Et ce ralentissement est d’autant plus visible quand il concerne les produits pétroliers qui prennent une part importante en matière d’activités liées aux transports et à l’industrie qui sont eux-mêmes des secteur économiques vitaux. Sur ce point, le ralentissement est important puisque si l’on revoit les analyses du secteur pétrolier publié par l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH), l’on a constaté tout au long de 2009, une baisse de 15% de la consommation tous les mois, par rapport à 2008.

Barre des 3 000 ariary

Outre cette tendance à la baisse de la consommation, le secteur pétrolier est aussi marqué par la montée incessante des prix depuis début 2009. Une hausse des prix qui va encore se poursuivre et se renforcer puisque de source auprès du milieu pétrolier, une importante hausse des prix est encore attendue, à la prochaine livraison. L’essence super 95 notamment connaîtra une montée vertigineuse de son prix, puisque l’on parle déjà de pas moins de 200 ariary par litre. En somme, si cette tendance se confirme, le super 95, actuellement vendu à 2900 ariary dépassera la barre psychologique de 3 000 ariary le litre.  Outre le cours du baril qui dépasse encore sur le marché pétrolier mondial les 70 dollars (et ce malgré une baisse constatée des derniers jours) cette hausse future des prix à la pompe résulterait surtout de la montée surprenante du dollar qui approche actuellement les 2 200 ariary. En un mois, l’ariary a accusé une dévaluation de 12%

Inflation généralisée

En tout cas, cette hausse attendue des prix des carburants provoquera inévitablement une inflation généralisée. Notamment pour les produits de première nécessité. D’ailleurs, la situation est déjà alarmante concernant les prix de la farine et du sucre qui ne cessent actuellement de monter. Et le prochain produit qui risque de suivre le train de la hausse sera probablement le pain. En effet, les boulangers se plaignent actuellement de la réduction importante de leur marge bénéficiaire, en raison de la hausse du prix de la farine qui a plus que doublé ces derniers temps. Et si le prix du gas-oil, un produit qui influe beaucoup dans la production du pain monte, les boulangers seront tôt ou tard, obligés de revoir également le prix du pain, à la hausse. Aux premières heures de la lutte pour le changement, les autorités de fait actuelles avaient promis un lendemain meilleur, notamment, des PPN à bon marché. Un an après la réalité démontre que ce n’était que des promesses en l’air.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8059 du 10-02-2010

9 février 2010

Société - Ipec Bit_Tackle : 218 000 dollars pour retirer les enfants du travail

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:17

Retirer les enfants qui travaillent pour subvenir aux besoins essentiels de la famille, tel est l’objectif global de l’Ipec Bit à travers ses actions. Pour ce, l’éducation et l’enseignement sont les premières armes utilisées pour atteindre les objectifs. Si l’on estime à 1 870 000 le nombre d’enfants qui travaillent, 9 000 ont été retirés et réinsérés dans le système scolaire, sur les 12 000 enfants sensibilisés. Inclus dans le projet Tackle financé par l’Union Européenne à une hauteur totale de 1 million $ USD, qui comprend 11 pays dont Madagascar, deux signatures de convention se sont tenues hier à La Rotonde à Besarety pour l’octroi de 117 000 $ USD pour l’Association pour la Promotion du Boeny (APB) et 101 000 $ USD pour l’ONG Sunlight de Fénérive-Est.
Réintégration en milieu scolaire. Lors de l’atelier de travail qui prendra fin ce jour, les coordonnateurs de projets ont été formés sur les procédures administratives, techniques et financières du BIT. Mais c’était aussi une occasion d’échanger les expériences entre les diverses ONG qui oeuvrent dans l’intérêt commun des enfants, mais aussi de rapporter les faits réels sur la situation du travail des enfants dans ces régions. L’APB, représentée par son coordonnateur de projet Sylvia Raharijaona, rappelle le dur labeur des enfants qui travaillent dans les champs et aident les parents à l’élevage et à la pêche, dans la région de Marovoay. Son association vise à réintégrer 1 000 enfants dans le système scolaire, à l’aide de subventions versées aux parents d’abord, mais surtout par le changement de comportement immédiat qui résulte de sensibilisations menées par les animateurs sociaux. La mise en place d’une lutte pérenne contre la pauvreté pour le développement de la communauté est la finalité du projet.
Pour l’ONG Sunlight, le projet cible 350 enfants. Une aide substantielle sera également versée aux parents pour qu’ils envoient leurs rejetons à l’école, mais la lutte réelle concerne la mentalité et le travail. « La plupart des enfants travaillent dans les champs, ou encore en cassant des cailloux, mais comme la ville n’est pas loin, beaucoup s’adonnent à la prostitution et au petit commerce », explique Jean Christophe Razafimanantsoa, coordonateur de projet de l’ONG Sunlight. La mise en place d’un comité de lutte contre le travail des enfants dans sa région est également en phase de mise en place.
Tackle. Le projet Tackle est un projet international qui représente 11 pays, depuis 2004. Combattre le travail des enfants par le travail et l’éducation, tel est son credo. La signature du projet permettant à Madagascar de bénéficier de ce projet remonte à 2008 et le projet durera jusqu’en 2012. Renforcer les lois pour la protection des enfants, convaincre les gouvernants d’instaurer une vraie politique de protection, mais aussi une réinsertion des enfants en milieu scolaire et toute la sensibilisation y afférente, tels sont les objectifs du projet. A Madagascar, quatre zones d’intervention ont été repérées, dont la région Boeny, Analanjirofo (qui viennent d’acquérir les fonds) mais aussi Vakinankaratra, qui signera en mars, et la région Sud-Est pour le mois de mai. La priorité s’adresse aux campagnes car 80% des enfants concernés sont nés de parents vivant d’agriculture, de pêche et d’élevage. Une aide aux parents par la formation professionnelle dans l’agriculture, parfois même des dons de matériels, d’engrais et de graines de semences sont autant de moyens pour lutter contre le travail des enfants.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8058 du 09-02-2010

8 février 2010

RéGION - Diana : Un projet de suivi du changement climatique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

Les leçons tirées de ce programme initié par WWF à Madagascar seront appliquées dans d’autres régions. Mais on tiendra compte des contextes régionaux spécifiques.

Plus de 50 acteurs ont participé à un atelier de lancement d’un projet régional axé sur l’élaboration d’une stratégie d’adaptation aux changements climatiques, le 29 janvier.
Il s’agit d’un projet pilote pour Madagascar, mis en œuvre par le WWF, en collaboration avec le Comité directeur régional de l’Environnement de Diana. Le projet bénéficie d’un financement de la Fondation MacArthur et s’étale sur une période de trois ans.
Le projet consiste à concevoir et à mettre en œuvre des stratégies d’adaptation dans deux zones prioritaires de conservation, dans une région où les ressources naturelles sont largement utilisées par les communautés locales.
Le renforcement des capacités des acteurs régionaux sur l’adaptation au changement climatique sera la principale composante du projet. Ainsi, il est prévu que des spécialistes nationaux et régionaux se réunissent pour identifier les zones les plus susceptibles d’être affectées par le changement climatique dans le Diana.
Vulnérable
Cette évaluation devrait ensuite permettre d’identifier une série de zones prioritaires où seront appliquées les stratégies d’adaptation, entraînant la vérification de l’efficacité des mesures adoptées.
Le projet veillera aussi à intégrer les aspects relatifs aux changements climatiques dans le Plan régional de développement.
« Le Nord-ouest de Madagascar est particulièrement vulnérable. Le bouleversement du cycle pluviométrique et l’intensité accrue des cyclones affecteront les communautés humaines et la biodiversité unique de la région », a déclaré Alison Clausen, responsable du programme à WWF-Madagascar.
« La région Diana doit se joindre à la bataille contre le changement climatique », a soutenu Juslin Jaonosy, directeur du développement régional.
« Nous sommes très heureux d’avoir lancé ce projet novateur. Nous comptons travailler étroitement et de manière fructueuse avec le Comité directeur régional de l’Environnement, et d’autres acteurs régionaux au cours des trois prochaines années », a conclu Tiana Ramahaleo, coordinateur du Programme Conservation scientifique et espèces du WWF à Madagascar.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4534 du 08-02-2010

« Page précédente   Page suivante »