2010 février

18 février 2010

Economie - Madagascar pointé du doigt par les autres pays

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:48

VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME. Madagascar est le 108e pays examiné par le Conseil des Droits de l’Homme au sein de l’ONU.

Une vingtaine de pays ont posé des questions relatives au respect des Droits de l’Homme à Madagascar lors de la 7e Session de l’Examen Périodique Universel (EPU) qui s’est tenue au Palais des Nations Unies à Genève du 8 au 15 Février dernier. Ces questions portent notamment sur les arrestations illégales et les détentions arbitraires des politiciens et des journalistes, les restrictions de la liberté d’expression et la liberté de presse, le recrutement des enfants à des fins d’exploitation sexuelle, la violence contre les femmes et la disparition des personnes. En fait, la Grande île a été pointée du doigt car de nombreux cas de violation des Droits de l’homme ont été constatés en raison de la crise politique qui perdure dans le pays.

Situation préoccupante

La situation devient même préoccupante ont évoqué certains pays comme les Etats-Unis, le royaume Uni, les Pays-Bas, le Canada, la Norvège, la Suisse, l’Italie, l’Australie et la France à cause du refus de dialogue entre les partis politiques protagonistes. Les USA ont parlé d’une augmentation des violences perpétrées par des forces de l’ordre lors des arrestations tandis que le Canada a dénoncé une grave dégradation de l’appareil judiciaire avec une hausse importante des détentions illicites. Par contre, la France a parlé des arrestations sans mandat d’arrêt et que des enquêtes doivent être menées pour sanctionner les responsables de ces actes surtout ceux qui font de la torture. Nombreux pays intervenants réclament également l’arrêt immédiat de toutes formes de perquisitions à part la libération des prisonniers politiques. En fait, la plupart des pays ayant intervenu lors de l’EPU Madagascar ont recommandé le retour du pays aux accords de Maputo et d’Addis-Abeba, afin de garantir le respect des droits humains.

Réponses esquivées

Le ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa qui a conduit la délégation malagasy pour cet examen devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, a esquivé diverses questions posées par les autres pays. Elle a annoncé que les réponses seront communiquées ultérieurement dont certaines seront faits plus tard par écrit car il s’agit d’une affaire politique sur laquelle elle ne peut pas statuer. « Elle est pourtant censée répondre à toutes les questions posées en demandant des conseils à ses collègues », a précisé Roland Chauville, le président de l’EPU. Par ailleurs, les mesures prises par l’Etat pour combattre le travail des enfants, les violences à l’égard des femmes et l’exploitation des jeunes filles pour le tourisme sexuel ainsi que la disparition forcée des gens, restent également floues, selon Omar Andriambahoaka, responsable de l’ONG Hope. Seuls les cadres réglementaires interdisant tous ces actes ont été évoqués. 

Enquêtes indépendantes

Mais la délégation malgache a promis qu’elle prend note et acte de toutes ces recommandations émises par les autres pays intervenants, dont entre autres l’ouverture des enquêtes sur l’affaire du 7 février par une commission indépendante. Les violences pratiquées par des éléments des forces de l’ordre à l’encontre des gens arrêtés qui préoccupent l’opinion internationale, feront également l’objet d’une enquête dès que le tribunal recevra des plaintes, a-t-elle rajouté. Par ailleurs, elle a évoqué qu’une procédure pénale est en cours sur l’exploitation illégale des ressources forestière dénoncée par la Norvège. Notons que l’adoption de ce rapport présenté par la délégation malgache s’est tenue hier soir. Les recommandations des pays intervenants ainsi que les responsables au sein du Conseil des Droits de l’Homme seront soumises au mois de juin prochain en vue d’une approbation ou non par l’Etat examiné.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8066 du 18-02-2010  

RéGION - Climat : Mahajanga fond sous la canicule

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:46

Les habitants de la ville de Mahajanga sont en nage de jour comme de nuit, depuis la semaine dernière. Le réchauffement climatique commence à se faire sentir.

Comme annoncé, la température a augmenté de 1,5° C à Mahajanga, cette année. La pluie se fait rare. La dernière fois qu’elle est tombée en abondance c’était il y a plus de trois semaines.
Une jeune mère de famille d’une trentaine d’années, habitant à Tsararano ambany, s’était évanouie suite à un problème respiratoire, lundi 15 février. « Elle a expliqué qu’elle n’arrivait plus à respirer et était tombée dans les pommes. Les membres de sa famille ont alors tenté de la ranimer », a déclaré sa voisine.
Fraîcheur
D’aucuns ont constaté que lundi, le soleil a durement tapé. Une chaleur torride a régné et aucun vent n’a soufflé. La température à l’ombre devait atteindre jusqu’à 35° C vers midi, c’est-à-dire près de 40° C ou plus encore sous le soleil. Du jamais vu !
Les bornes fontaines des écoles ont été prises d’assaut ce jour-là. Comme c’était le cas au lycée Philibert Tsiranana, où les élèves ont fait la queue pour se rafraîchir sous le robinet dans la cour. Heureusement, la pluie a fini par tomber cette nuit-là, apportant un peu de fraîcheur le lendemain.
Les gens se changent plus de trois fois dans la journée et prennent plusieurs fois la douche dans la journée. Les vêtements sont trempés en moins d’une heure. De la sueur dégouline en permanence sur le visage. Tout le monde ne se sépare pas d’une petite serviette pour s’essuyer.
«Au lit, je dois préparer quatre feuilles de carton en guise d’éventail, car je perds toujours l’autre quand je me retourne. Il fait très chaud sous la moustiquaire. On laisse la porte ouverte jusqu’au matin, mais sans résultat. Avec notre maison en tôle, la chaleur est insupportable », se plaint une mère de famille habitant à Mahavoky avaratra.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4543 du 18-02-2010

17 février 2010

Economie - Hausse des prix du carburant

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Les prix ont excessivement augmenté dans les stations service. La hause atteint les 200 ariary pour le gaz oil, et les 210 ariary pour l’essence. L’essence ordinaire comme on l’appelle dans le langage courant a dépassé franchement la barre des 3000 Ariary (précisément 3120 Ariary) tandis que le litre de super est aujourd’hui à 3140 Ariary. C’est pratiquement invivable assure un chaufeur de taxi, désagréablement surpris. Il déclare avec un pompiste que c’est la plus importante hausse jamais connue. Auparavant, la hausse n’était que de l’ordre de 50 Ar, voire 100 Ar. Personne dans le grand public ne comprend cette hausse aussi consistante.

Cette hausse de l’ordre de 8% semble cependant s’expliquer par la hausse du dollar américain contre l’Euro et l’Ariary et le cours du baril de pétrole actuellement situé autour de 74 à 75 dollars.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 17 février 2010

Cahier Société - Météo : Gelane dans les parages !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:37

Le douzième système dépressionnaire de la saison cyclonique est dans les parages. Gelane, au stade de tempête tropicale modérée, a été localisé, hier vers 15 heures, à 1 100 km à l’Est de Vohémar. Ce météore fait cap sud à 7 km/h. «Gelane n’a encore aucune influence sur le temps qu’il fait dans le pays aujourd’hui et demain. Mais à partir de vendredi, les masses nuageuses qui l’accompagnent provoqueront des pluies abondantes et des vents violents sur tout le littoral est », avisent les techniciens du service de la météorologie à Ampasampito. D’après toujours ces météorologues, Gelane gagnera en intensité dans les prochains jours et atteindra le stade de cyclone tropical. «Toutefois, si ce météore garde sa trajectoire actuelle, il ne s’approchera pas de la Grande Ile », rassurent les prévisionnistes. Mais la vigilance est toujours de mise !

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8065 du 17-02-2010

Economie - Zone franche : Les pertes d’emplois se multiplient

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:36

Les pertes d’emplois dans les entreprises franches se multiplient. En effet, les unités de productions ferment l’une après l’autre renvoyant ainsi des milliers de jeunes mains-d’œuvre dans la rue. Depuis l’avènement de cette crise au début de l’année 2009, l’on compte par plusieurs dizaines de milliers le nombre de personnes ayant été concernées par un chômage technique ou un licenciement.
Cette crise a été fatale pour les entreprises franches, en général, et celles travaillant dans le cadre de l’Agoa (Loi américaine pour la croissance en Afrique), en particulier. Dans leur ensemble, les entreprises ont connu une perte conséquente de commandes de la part de leurs clients mais pour les unités opérant sur le marché américain, la sanction a été immédiate. C’est des usines entières qui ont du fermer. Ces fermetures entraînent des tensions sociales au niveau du personnel.
La situation de ces entreprises est loin de s’arranger. En effet, depuis le début de cette année, les fermetures d’unités de production se poursuivent et le pire est que même les sociétés n’ayant pas eu de contrat avec un partenaire sur le marché américain se trouvent également en difficulté. Faut-il noter que ces entreprises mobilisent d’importants investissements lorsque celles-ci reçoivent des commandes. Les opérateurs devront encore importer les matières premières leur servant à satisfaire les commandes de leurs clients. Or, leur situation actuelle ne leur permet pas de mobiliser une trésorerie importante à tel point que, même si il y a des commandes, il n’est pas évident pour les promoteurs de les honorer.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8065 du 17-02-2010

Cahier Société - Religion : Début du carême pour les catholiques

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:34

Les catholiques, les pratiquants et les particulièrement fervents, entament aujourd’hui, Mercredi des Cendres, leur première journée de jeûne. Pendant 40 jours, jusqu’à Pâques, le jour de la Résurrection du Christ, ils vont s’abstenir de manger gras. « Le carême n’est pas forcément une privation de nourriture. Il s’agit avant tout d’une période de dévotion, de piété. C’est une occasion de faire pénitence, un moment de conversion. Pendant le carême, nous sommes ainsi invités à faire des efforts pour nous passer des choses qui tiennent une certaine place dans nos vies, par exemple, l’alcool ou les autres loisirs », explique un prélat. «Il y a trois moyens pour vivre ce carême : la prière, le jeûne et le partage », souligne-t-il.
En fait, pour la plupart des catholiques, le carême se traduit généralement par la privation de viande le mercredi des Cendres et ensuite, tous les vendredis. «Avec la crise actuelle, on peut dire que le carême est notre lot quotidien. Il y a aujourd’hui de moins en moins de familles qui peuvent encore s’offrir le luxe de manger de la viande autant qu’elles le veulent », déclare Elisabeth, une mère de famille. «Pour moi, le carême ne se traduit pas par le jeûne, car faute de moyens, il nous arrive souvent, dans la famille, de sauter des repas ou de manger très maigre. Carême, c’est plutôt une période pendant laquelle je m’efforce de prier et de raviver ma foi », confie-t-elle.
 Pour Elisabeth, comme pour les autres catholiques, les 40 jours de carême, qui ne tiennent pas compte des dimanches, prendront fin à Pâques, plus précisément, le 4 avril prochain.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8065 du 17-02-2010 

16 février 2010

RéGION - Notre histoire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:11

Anosy

Le pic saint-louis culmine à 529 mètres. Cette chaine montagneuse donne une vue panoramique sur toute la ville de Tolagnaro. On peut contempler la baie de Sainte-Luce dans toute sa splendeur, d’est en ouest. On arrive aussi à admirer les îles Lokaro, la pointe Evatra, l’ anse Dauphine, le pointe et les plages de Libanona, la fausse baie des Galions, le cap Ranavalona, le lac Andriambe.

Antsirabe

Successeur du pasteur Borgen qui a résidé à Antsirabe durant trois ans et qui s’est installé à Soamalaza, le pasteur norvégien T. G Rosaas est arrivé à Antsirabe  depuis 1872 jusqu’à la fin de son carrière. Il a été le seul étranger (vazaha) européen ayant habité cette ville durant 20 ans. Quelques mois après son arrivée, Rosaas a pu construire les premières maisons en brique dans la ville d’Eaux. Les vestiges de ces ouvrages sont encore perçus sur le site de l’actuel centre norvégien à Antsirabe.

Toliara

Il était une fois, au bord du grand fleuve Firehenana, un village qui vivait de la culture. Le manioc, le riz, le coton, le maïs, les légumes poussaient à profusion, et permettaient d’assurer la subsistance du village. Mais le fleuve prenait un malin plaisir à déborder de son lit, inonder et détruire les cultures.
Pour se débarrasser du fléau, les villageois décidèrent de lui offrir un sacrifice. Ils choisirent une jeune vierge, et l’enterrèrent vivante sur les berges du fleuve. Pour que celui-ci accepte l’offrande et ne détruise plus les cultures du village, ils lui offrirent également du manioc, du coton, du maïs, des légumes, mais oublièrent le riz. Le fleuve  fit dès lors un détour. Le village prit le nom de Miary (détour), et l’on ne cultiva plus de riz, pour ne pas provoquer la colère du fleuve.
Par la suite, un énorme banian poussa sur les lieux du sacrifice. On dit qu’il est la réincarnation de la jeune fille qui donna sa vie pour protéger son village. Entouré d’un haut mur d’enceinte, l’arbre est fady (sacré). Les villageois lui font régulièrement des offrandes, il est interdit de le toucher ou de le dégrader, et l’on ne peut s’en approcher qu’avec l’autorisation des habitants de Miary. Il présente un entrelacement de branches et de racines si vaste qu’il est considéré comme le plus grand représentant de l’espèce à Madagascar.
Cet arbre tentaculaire pressenti comme le plus grand au monde, selon les botanistes, couvre à lui seul un hectare.

Fianarantsoa

Andringitra est classé Parc national en 1999. Il est l’un des berceaux des ressources naturelles de la région Haute Matsiatra. Il se situe à une altitude variant entre 650 à 2658m. Sa surface est de 31160ha. Au sommet culmine le Pic d’Imarivolanitra qui fait partie du plus haut sommet accessible de la Grande Île (2658m).. Outre la faune et la flore endémiques, on y rencontre des splendides et uniques habitats altimontagnes qui méritent d’être visités.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4541 du 16-02-2010

Culture - «Bois de rose » : Quand Jean-Claude Vinson crie son indignation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:05

«Bois de rose ! Bois de rose ! En Europe, en Amérique et en Asie, quand tu coupes des arbres, on te met en prison. Ici, on distribue les autorisations et on coupe sans compter » Jean-Claude Vinson ne met absolument pas de gants quand il dénonce ce scandale qui dure depuis un an et qui se poursuit en toute impunité. Sa chanson « Bois de rose ! » est un cri de révolte contre ces abus qui s’effectuent sans aucune retenue. Le « single » comprend deux versions, une en malgache et une en français et il a déjà été diffusé sur la chaîne nationale et sur une station privée.

Pour Jean-Claude Vinson,  le problème dépasse le cadre économique car il constitue une hypothèque contre l’avenir. Très impliqué dans la protection de l’environnement, il avait organisé à la fin des années 80 une tournée du rocker français Little Bob Story à Madagascar. Il s’agissait alors d’une grande première dans le monde du showbiz car bien avant les campagnes menées par les stars mondiales comme Sting, cette série de concerts essayait de sensibiliser les citoyens aux problèmes de dégradation de notre environnement. Elle avait d’ailleurs été citée en exemple par le W.W.F. et par l’ONU. « Nous ne sommes pas seuls à habiter sur cette terre. Il y a des humains, mais aussi des animaux qui vivent ensemble et qui sont tous dépositaires de ce patrimoine. »  lance-t-il au détour d’un couplet. «On parle de l’eau aux Saoudiens alors que nos frères de l’Androy manquent cruellement de ce bien précieux » continue-t-il. Les mots utilisés font tous mouche et nous touchent au plus profond de notre être. Et ils enfoncent le clou, en disant : « On ne plus parler de la terre de nos ancêtres, mais d’une terre qu’on emprunte à nos enfants».  Les paroles de ce « bois de rose » sont déclamées sur un fond de musique swinguante où la guitare de Jean-Claude fait merveille. Ce « single » avait été précédé à la fin du premier semestre 2009 d’un autre qui s’intitulait « voky dia natory ».

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8064 du 16-02-2010

Economie - Ontm : Le CA a voté pour la continuité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:00

Le Conseil d’Administration de l’Office National Malgache du Tourisme (Ontm), ayant tenu sa réunion hier à l’Inth (Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme) a voté pour la continuité. Les membres de ce conseil d’administration de l’Ontm ont en effet reconduit hier Joël Randriamandranto, candidat à sa propre succession, au poste de président pour un nouveau mandat de deux ans. Il sera épaulé par un nouveau vice-président, en la personne de Eric Koller, non moins président de la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar (Fhorm)
Le Président du conseil d’administration de l’Office National du Tourisme, Joël Randriamandranto, assure que les actions de promotion de la destination Madagascar seront    poursuivies. Ainsi, il fait savoir qu’un accent sera mis pour cette année 2010 sur la promotion du tourisme national. Ainsi, ce responsable d’expliquer que l’Ontm a adopté cette nouvelle stratégie visant à relancer le tourisme malgache via la promotion du tourisme national dans  le plan de relance du secteur  touristique malgache et l’organisme en charge de la promotion du tourisme à Madagascar entend bien poursuivre sur sa lancée.
A partir de cette année, indique encore Joël Randriamandranto, l’Ontm appuiera les festivals ou les évènements à caractères culturels et sportifs organisés dans les régions de l’île et susceptibles d’apporter un plus au tourisme. 

Marché chinois

L’on indique également au niveau de l’Ontm que Madagascar s’attaquera cette année au marché touristique chinois. Ce pays constitue un réservoir de touristes très important, explique-t-on du côté de l’Office du Tourisme. Les Chinois s’intéressent à la nature et Madagascar peut bien prendre une bonne place sur ce marché asiatique. Joël Randriamandranto d’avancer que Madagascar participera cette année à au moins un salon professionnel du tourisme en Chine.
Par ailleurs, le président de l’Ontm de noter que malgré ce projet d’offensive sur le marché chinois, Madagascar ne renoncera pas aux autres marchés touristiques tels les marchés européen, japonais, américain…

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8062 du 13-02-2010

12 février 2010

Notes du passé - Naviguer sur des eaux capricieuses

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 13:36

Malgré ses nombreux cours d’eau, Madagascar ne possède qu’un réseau de voies navigables irrégulier et de peu d’importance. « Si l’on excepte la partie maritime des estuaires de la côte Nord-ouest ainsi que quelques sections des Pangalana et du lac Alaotra, on ne peut guère faire circuler sur nos cours d’eau que des pirogues ou de petits chalands de 2 ou 3 tonnes» (chroniqueur anonyme de 1949).
L’irrégularité du régime des eaux ainsi que l’étiage prolongé en saison sèche et les crues violentes et subites en période des pluies ne permettent la navigation que pendant quelques mois de l’année. Ainsi, lors de la reconstruction du pont de la Betsiboka, quand il faut amener sur les chantiers au départ de Mahajanga quelque 1 500 tonnes de vivres et de matériaux, on n’en peut acheminer que quelques tonnes par le fleuve jusqu’aux environs immédiats de l’ouvrage. Et ce, malgré des essais répétés. Et en fait, le transport terrestre s’avère plus économique à cause des difficultés de la navigation.
Un autre exemple touche l’exploitation des charbonnages de la Sakoa. En attendant les camions et l’établissement d’une voie ferrée, on essaie d’amener le charbon à la mer en utilisant le fleuve Onilahy, mais on ne peut utiliser que des pirogues transportant au maximum 1 500 kg avec un équipage de deux hommes. Et compte tenu des étiages et des crues, le voyage dure en moyenne un mois et « il fallait une flottille de plus de 200 pirogues annuelles ». En outre, les pirogues repartent toujours à vide. Enfin, la mouille toujours à craindre et les nombreux transbordements à effectuer nuisent à tel point à la qualité du charbon qu’il faut absolument renoncer à ce mode de transport.
Quoiqu’il en soit, la Betsiboka reste le fleuve le plus important de l’île. Elle se décompose en cinq parties du point de vue navigabilité.
Le fleuve descend des Hauts-plateaux à travers des défilés encombrés de rapides. En saison des pluies, les crues peuvent atteindre 5 à 6 m et par suite du ravinement et de l’écroulement des berges, il entraîne des quantités de débris, roches et arbres. Cours supérieur non navigable !
Arrivée à Marololo, la Betsiboka devient un fleuve de plaine à largeur parfois démesurée, tandis que la profondeur reste faible, le lit encombré d’alluvions, galets et sable, le chenal changeant de place d’un jour à l’autre. « On a vu le confluent de l’Ikopa et de la Betsiboka se déplacer de plusieurs kilomètres en amont et en aval de Marololo ». Navigation dangereuse !
À partir de Madirovalo, la marée se fait sentir. Cours navigable aux chaloupes en toutes saisons !
Vers Boeni-Mahabo, commence un delta intérieur de l’estuaire. Il s’agit alors d’un plateau de hauts-fonds et d’îles marécageuses en formation, couvertes de palétuviers et sillonnées d’innombrables canaux et chenaux. Ce delta se termine à la hauteur de la presqu’île d’Amboanio.
Enfin près de la mer, l’estuaire est souvent peu sûr pour les bateaux de rivière. « Les apports de sable ont formé de grands bancs qui rendent dangereux les atterrages de Majunga et ne permettent l’accès du port aux gros navires que par trois passes dont les fonds, surtout ceux du chenal, sont sujets à des variations ».
La Compagnie occidentale de Madagascar assure alors le service de la Betsiboka au moyen « d’anciennes canonnières à roues de la marine, de 100 KW ». Elles remontent de novembre à avril jusqu’à Maevatanàna; en avril, le terminus recule à Ambato-Boeni et en août à Madirovalo. Pendant quelques années, ce service est remplacé par celui d’hydroglisseurs à moteur de 450 CV.
La création de la route Maevatanàna-Mahajanga supprimera le transport fluvial des voyageurs et du service postal.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4538 du 12-02-2010

« Page précédente   Page suivante »