2010 février

27 février 2010

Economie - Transport aérien : Moins de fréquence pendant la basse saison

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:35

Les avions des compagnies aériens affichent un taux de remplissage assez élevé mais en cette basse saison, ces performances peuvent être trompeuses. En effet, presque toutes les compagnies aériennes ont mis moins d’appareils que d’habitude, en cette période où il y a normalement moins de monde.
Les compagnies aériennes ont réduit leur fréquence de vols et c’est pour cela que le peu d’avions mis en service, sont rapidement remplis. Air Madagascar, par exemple, ne met plus que deux avions par semaine. Profitant de la basse saison, l’entreprise fait faire le contrôle, un «Check-C» à l’un de ses Boeing 767-300. Ce dernier sera de nouveau disponible après ce check qui sera, selon nos informations, terminé le 28 février prochain. L’on apprend que la compagnie aérienne nationale reviendra à partir du 1er mars prochain, c’est-à-dire, lundi, à 4 fréquences hebdomadaires dont deux vols directs Tana-Paris-Tana (mardi et samedi), un vol via Nosy et Moroni le jeudi et un vol via Marseille tous les mercredis. Du côté des autres compagnies, les transporteurs mettent également moins de places que lors des périodes fastes. L’on assure du côté de ces opérateurs que la fréquence de vol des compagnies aériennes augmentera au fur et à mesure que l’on s’approchera de la haute saison.    
Malgré cela, les transports aériens restent confiants. En effet, il n’y a pas grand-chose à espérer pendant la basse saison. Les touristes ne sont attendus qu’à partir du mois de mars mais cependant, il faut remarquer qu’il y a des touristes qui n’attendent pas la haute saison pour visiter Madagascar. Il y a surtout des particuliers qui ont souhaité partir et ce sont eux qui, en majorité, remplissent les avions.
Pour l’instant et concernant la future haute saison, l’on apprend des professionnels du tourisme que le taux de réservations pour l’été est assez encourageant mais seulement, les confirmations se font attendre.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8074 du 27-02-2010

Notes du passé - Des bêtes protégées par les tabous

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 12:30

Plusieurs espèces de nos lémuriens sont rattachées à des légendes. C’est le cas de l’Indrisien, le plus grand des lémuriens de Madagascar. Mesurant jusqu’à un mètre de haut, il est noir, teinté de roux avec un museau gris et une tache blanche sur les reins. Comme son nom scientifique (Indris brevicaudatus) l’indique, sa queue est très courte. On ne le rencontre que dans les forêts de l’Est.
De nombreuses légendes sont à l’origine et la cause d’un tabou sérieux qui protège ces mammifères chez les Betsimisaraka. La première relate qu’à une époque fort reculée, des hommes auraient quitté famille et village pour se réfugier dans la forêt afin de se soustraire à l’obligation faite à tout être humain de travailler. Mais Zanahary le Créateur qui se soucie de maintenir les principes de moralité, les aurait punis en les transformant en « bêtes des bois » et ils seraient devenus les indris. Aussi est-il formellement défendu de leur nuire voire de les tuer puisqu’on atteindrait ainsi d’anciens êtres humains.
Une autre légende raconte qu’un jour, vers midi alors que tout est calme, l’attention des habitants d’un village est attirée par les criailleries d’indris du voisinage. Or, comme ces lémuriens sont généralement paisibles sinon silencieux, surtout dans la journée, quelques villageois s’avancent vers les limites du bourg pour connaître la cause de ce tapage insolite. Et là, ils voient une troupe de brigands qui s’apprêtent à attaquer le village. L’alerte aussitôt donnée permet de repousser les agresseurs. Aussi en reconnaissance du service rendu, les Betsimisaraka se sont-ils interdits de toucher aux indris.
Une troisième raison à ce tabou est tirée des croyances betsimisaraka qui croient à la survie de l’âme après la mort. L’esprit du défunt se réincarnerait sous l’enveloppe charnelle de certains animaux, notamment sous la forme de l’indri. Et en tuer un, c’est risquer de tuer une deuxième fois un parent cher.
Un autre « fady » puissant protège également le chiromys ou aye-aye. D’aspect curieux, sa face plate est ornée de deux gros yeux ronds « qui le font ressembler à un businessman, un peu appesanti par le rythme des affaires et aux yeux cerclés de larges lunettes d’écaille » (Louis Michel,1959). Le dernier doigt de leur main est très allongé et se termine en une forme spatulée, un peu comme celle d’une petite cuiller arrondie qui l’aide à extraire, par exemple, le miel d’un rucher. C’est un animal strictement nocturne et les Betsimisaraka le considèrent aussi comme un animal de réincarnation d’un ancêtre décédé. Croyance due peut-être à une terreur compréhensible « pour qui est passé de nuit dans la forêt de l’Est sous ces grandes ramures silencieuses ».
En effet, dans la grande quiétude de la nuit on entend souvent des cris tout pareils à ceux d’un enfant. Parfois cette voix se fait déchirante. « On conçoit que pour des êtres humains aussi simples et aussi primitifs que le sont les Betsimisaraka de la brousse, ils prêtent une origine humaine à ces animaux bizarres et inquiétants ».
Dans d’autres tribus, c’est l’élevage d’un animal qui est frappé d’interdit. Tel le bouc chez les Zafindraminia, clan des Tanala d’Ambohimanga du Sud. Le vieux Rongo, chef du clan, jouit d’un prestige considérable en raison de son grand âge et surtout de sa sagesse. Mais il aime la solitude et l’unique compagnon de sa vie est un bouc « qu’il soigne comme un enfant et qui est gros comme une outre ». Le vieillard s’impose des privations pour permettre à la bête de faire bonne chère, à tel point que la tête de l’homme est maigre à faire peur et qu’on voit tout juste une barbiche en pointe qui flotte au vent, et que son corps n’est qu’un squelette recouvert d’une gaine de peau.
Une nuit, des malfaiteurs viennent piller le village de Rongo bâti au bord du Mananjary, et les habitants abandonnent hâtivement leurs cases afin de se mettre en sûreté sur l’autre rive du fleuve. Suivi de son bouc, le vieillard tente lui aussi de traverser l’eau sur un frêle radeau malgré les ténèbres. Mais à peine vient-il de quitter la rive que le courant bouscule l’embarcation: homme et bouc sont précipités dans les remous.
Aux appels désespérés de Rongo, les gens se hâtent de lui porter secours sur une pirogue. Mais comme la nuit est noire, les rameurs n’aperçoivent qu’un assemblage de bambous en dérive et à proximité, une boule noire garnie de barbiche. Croyant reconnaître son chef, le plus hardi se jette à l’eau, saisit à grand peine le poil mouillé qui surnage croyant qu’il s’agit de la barbe de Rongo, et ramène un corps dont le poids faillit faire chavirer la pirogue. Mais arrivés sur la berge, les piroguiers constatent avec désespoir qu’ils n’ont sauvé… qu’un bouc !
Ils explorent à nouveau le fleuve, mais en vain. Aux premières lueurs de l’aube, ils reviennent tristement vers leurs cases saccagées. Dans la journée, ils se réunissent sur la place publique où le plus ancien prononce cette malédiction: « Que périssent nos enfants et leurs descendants qui se permettront d’élever un bouc, cet ignoble animal qui a causé la mort de notre chef vénéré ».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4545 du 20-02-2010

ECONOMIE - AGOA : Cinq entreprises ferment leurs portes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:29

Madagascar ne bénéficie plus des privilèges découlant de l’AGOA. Conséquemment plusieurs entreprises en font les frais.

Cinq entreprises sur trente-deux et 7 000 emplois directs concernés. Tel est le bilan établi par le Comité des travailleurs pour la défense du maintien de l’Africa Growth Opportunity Act (Agoa), deux mois après la suspension de Madagascar par les États-Unis dans la liste des bénéficiaires. Ces unités exportaient la totalité de leurs productions sur le marché américain.
« Les entreprises qui ont fermé et qui ont renvoyé leurs employés pour licenciement économique sont au nombre de cinq. Leurs exportations étaient essentiellement tournées vers les États-Unis », annonce un membre du comité.
Les fournisseurs aussi
Du côté du ministère de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, le nombre de fermetures n’a pas été précisé. Cependant, les données fournies parlent d’une quinzaine d’entreprises touchées par le licenciement économique et le chômage technique total ou partiel. De même, plus de 15 000 emplois ont été suspendus d’une manière définitive ou temporaire. Ces chiffres concernent aussi bien les fournisseurs de matières premières aux entreprises franches qui exportent vers les États-Unis que les industries exportatrices elles-mêmes.
Dans tous les cas, ces chiffres risquent encore de gonfler dans la mesure où de nouvelles commandes n’arrivent toujours pas « malgré des négociations directes entre les entreprises et leurs clients américains ». Ceux qui occupent encore leurs postes sont en train de terminer les anciennes commandes. « D’ici la fin du mois de mars, le nombre d’emplois suspendus pourra atteindre 10 000 », craint le membre du comité.
Face à la situation, les travailleurs attendent la concrétisation des solutions envisagées. « Beaucoup de solutions alternatives à l’Agoa ont été proposées, nous en attendons une concrétisation rapide avant que la situation n’empire », indique Fanja, une mère de famille au chômage technique depuis des mois.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4551 du 27-02-2010

26 février 2010

Société - Papier recyclé : Un geste écologique pour protéger l’environnement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:32

Le séchage d’une feuille de papier A4 consomme autant d’énergie qu’une ampoule 75 W pendant 1 heure. C’est dire que le traitement du papier utilise beaucoup d’énergie. Certaines entreprises s’orientent davantage vers des solutions alternatives pour contribuer à diminuer la consommation d’énergie. C’est le cas de Papmad qui propose et incite les grandes entreprises, mais aussi le grand public, à utiliser du papier recyclé. Une Charte pour le Développement Durable à Madagascar a été signée hier entre le DG de Papmad, Patrick Rajaonary et le représentant de l’Onudi à Madagascar, Patrick Gilabert. Le DG de Total Madagascar, Thierry Gautier, et celui de Materauto, Frédéric Schaffner, ont également ratifié cette Charte.
Un papier écolo. 42% du bois exploité commercialement dans le monde sont destinés à fabriquer du papier. Mine de rien, la consommation massive de papier est un geste qui contribue à la dégradation de l’environnement. Arrêter d’utiliser du papier est encore très difficile, mais pour réduire la déforestation, l’utilisation de papier recyclé est plus qu’encouragée. « Nous utilisons du papier recyclé pour nos factures et pour nos besoins internes » affirme le DG de Total, qui continue que « les sachets en plastique servant à emballer les produits de nos clients dans les Boutiques seront bientôt remplacés par du papier recyclé ». Car s’il faut 2 tonnes de bois pour fabriquer 1 tonne de papier, 1,2 tonne de vieux papiers suffit pour fabriquer 1 tonne de papier recyclé. De même, s’il faut 300 L d’eau par kilo pour le traitement du papier, on peut faire jusqu’à 90% d’économie pour le papier recyclé.
Plaidoyer. Le représentant de l’Onudi a été sollicité par le DG de Papmad de donner une plus grande envergure à cette démarche peu ordinaire. « Certes, le papier recyclé est un peu différent du papier blanc. Voilà pourquoi il est difficile de convaincra les différentes instances de l’utiliser » avoue le DG de Papmad. « Nous devons disperser l’encre pour ne pas le rejeter dans la nature » continue-t-il. Pour le représentant de l’Onudi, c’est une initiative qui s’inscrit dans une volonté réelle de protéger l’environnement. « Nous servons de porte-parole auprès des Nations Unies pour utiliser le papier recyclé. Mais nous encourageons aussi, autant que possible, d’utiliser le papier électronique » souligne le représentant. D’autant plus que le papier recyclé coûte moins cher !

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8073 du 26-02-2010

Economie - Tourisme, Bit Milan : Une campagne en terrain conquis pour Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:30

Madagascar a mené campagne sur un terrain conquis. En tout cas, l’attitude des professionnels italiens venus rencontrer durant le Salon BIT de Milan, les opérateurs touristiques malgaches au Stand H22 de la Grande île, situé dans la Hall H du centre d’exposition Rho Fiera de Milan, la semaine dernière, et des touristes italiens qui se sont directement rendus au stand pour programmer leurs prochaines vacances, semble indiquer que la destination Madagascar est bien connue sur le marché italien et que la présence malgache à cette Bourse Internationale du Tourisme (BIT) a permis aux représentants malgaches de renforcer les liens avec les professionnels du tourisme italien et de rassurer ces derniers sur la situation dans le pays.

Découvrir la Grande île

«Les Italiens viendront visiter Madagascar cette année, et ils demanderont plus que la plage», nous apprend, Mme Viviane Rajaonarisoa, Gérante de la société Amy Travel, un tour opérateur spécialiste du marché italien. Elle explique que les Italiens ne se limitent plus à ce qui est balnéaire et à la plongée sous marine. Ces derniers cherchent maintenant à découvrir la Grande île sous différents aspects, dont entre autres, l’écotourisme. Les exigences des professionnels italiens lors de ce salon vis-à-vis de leurs partenaires malgaches le confirment. Cette responsable indique que les touristes italiens viennent souvent pour un séjour de 15 jours dont une semaine consacrée aux activités en mer, généralement à Nosy Be, et pour la deuxième semaine, ceux-ci iront découvrir d’autres sites touristiques, tels les parcs nationaux … «Madagascar a beaucoup de produits susceptibles d’intéresser les touristes italiens», ajoute une responsable de la société Zaha Soa.

Pas peur de la crise

Ces Italiens ont fait comprendre du moins ceux qui sont venus directement au stand de Madagascar qu’ils ne se soucient guère du problème politique malgache. «La crise que nous vivons est de loin plus dure que la vôtre», devaient lancer certains d’entre eux. De ce fait, la délégation malgache se dit confiante quant à la saison touristique 2010.
Par ailleurs, l’on apprend que l’Office National du Tourisme de Madagascar, grâce à un appui de l’Afd (Agence Française de Développement) aura pour la saison 2010 une représentation en Italie. La mission de cette représentation, explique le directeur Exécutif de l’Ontm, Vola Raveloson, est de diffuser périodiquement auprès des professionnels italiens du secteur, des informations sur la destination ; faire venir à Madagascar des journalistes italiens et d’organiser des jeux dont les prix seront des voyages vers la Grande île.
Il faut noter aussi que des émissaires du ministère du Tourisme et de l’Artisanat ont fait le déplacement à Milan pour honorer la participation malgache à ce grand rendez-vous des professionnels du marché touristique italien.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8073 du 26-02-2010 

25 février 2010

Liberty TV : les “coulisses du voyage” avec Jacaranda

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:40

 

Heures de passage

Jeudi 25 février 2010 à 15h15

Vendredi 26 février 2010 à 17h15

Samedi 27 février à 19h15

Dimanche 28 février à 21h15

Lundi 1er mars à 11h15

 

 

 

23 février 2010

Société - Akamasoa-SAMVA : Un partenariat win-win

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:58

Après que les 3000 élèves des établissements scolaires du village Akamasoa à Ambohimahitsy aient manifesté leur désapprobation, voire leur colère, et que le Père Pedro soit monté au créneau contre la SAMVA, l’heure est au dialogue. Le Directeur général de la SAMVA et le Père Pedro ont convenu ce lundi d’un accord de partenariat dans lequel chacune des parties y trouve son compte. La SAMVA offrira du travail aux hommes valides du village Akamasoa. Le travail consiste à entretenir la route qui conduit à la décharge et à la transformer progressivement en un site plus viable en attendant sa fermeture. Les habitants d’Akamasoa pour leur part devront veiller à ce que les environs des établissements scolaires soient propres et transformés en jardins. La SAMVA apportera son appui technique et les intrants à cet effet tel les désinfectants.

Les deux parties ont reconnu que la capitale ne peut pas se passer pour l’instant de cette décharge mais que cela ne doit pas nuire à la santé des populations riveraines de la décharge, dont celle du village Akamasoa.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 23 février 2010

19 février 2010

Notes du passé - Nos ancêtres vus par des voyageurs

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 11:17

Les vieilles relations de voyages et d’explorations, si elles ne sont d’aucun intérêt scientifique, présentent un charme particulier par «la pittoresque fantaisie de compositions imprévues » (Raymond Decary). Ainsi, une ancienne gravure de 1601 représentant des villages qui bordent la baie d’Antongil, s’accompagne d’un fort joli texte écrit par Constantin de Renneville.
« Le 27 janvier 1596, on nagea trois canots vers terre, deux du côté du village de Spakenbourg qui était tout à l’ouest, et le troisième vers le village de l’est, marqué par le nom Saint Angelo sur les cartes, qui était entouré d’une forte valesade … Le village était composé d’environ 200 maisons et bien peuplé! Il y avait 20 hommes dans un corps de garde avec des rondaches et de longues javelines, et chacun une petite marque sur l’estomac pour se faire reconnaître…»
Poursuivant sa narration alors qu’il retourne vers le bateau, Constantin de Renneville parle alors de quelques petites maisons qu’il prend d’abord pour des corps de garde. « Mais on trouva que c’était des espèces de caves où il y avait apparence que les principaux du lieu étaient enterrés, car il y avait des puits auprès et de larges cornes pleines d’eau; et le tombeau était tout proche, couvert d’une petite natte. Le corps gisait dans un arbre creusé et mis dans une fosse, couvert d’un autre arbre aussi creusé et qui passait presque tout entier au-dessus de la terre ».
Dans ces récits de voyage, les reproductions de paysages sont cependant peu nombreuses en rapport à celles des personnages, « isolés ou groupés dans des scènes de mœurs et prenant parfois des allures tout à fait imprévues ». Telle cette description faite en 1722 par Copeau de Saussay.
« Les habitants sont de deux sortes, les Noirs et les Blancs: les premiers sont originaires du pays; les autres sont venus autrefois du Mozambique situés dans l’Île de Grase d’où ils sont chassés par le Tiran de Quiloë qui, s’étant rendu maître de leurs biens et de leur pays, les obligea par ses perfections d’en sortir. Ils s’embarquaient dans le dessein de chercher quelques îles inhabitées où leurs familles et eux puissent se retirer et fonder un nouvel établissement; ils échouaient en notre grande Île qui leur parut propre pour ce qu’ils méditaient…».
Puis le narrateur explique que ces migrants s’emparent des meilleures places, se multiplient tant et si bien qu’en peu d’années leur nombre égale celui des « naturels», et constituent « une nation beaucoup plus éclairée ». Ils savent lire et écrire « en hébreu », même si leur habillement n’est pas différent. « Ils vont presque nus à la réserve de leurs parties qu’ils couvrent, les gens du commun avec des feuilles de coco et les plus distingués avec une écharpe de soie ou de coton ».
Quant aux « grands » de la communauté, ils ont sur l’épaule un gaze de soie qui tombe assez bas pour qu’ils puissent s’en envelopper, sans oublier « une espèce de tablier » enrichi de corail ou quelque autre matière plus précieuse, avec au cou une chaîne d’or ou d’argent où ils attachent quelques colifichets d’Europe et leurs « ody ». « Ils n’oublient pas non plus de mettre des manilles autour de leurs bras et c’est leur plus bel ornement ».
Vient ensuite la description de la chevelure de ces « Olompoutchi » qui portent les cheveux fort longs et les femmes surtout les tressent « si délicatement qu’à peine s’aperçoit-on qu’ils le soient; mais aussi cela leur dure quelquefois un an entier ». Pour ce qui est des peignes, ils sont « encore plus naturels » que ceux avec lesquels on peigne le crin des chevaux.
On aborde enfin l’entretien capillaire. « Quand ils sont bien peignés, ils frottent la tête avec de la graisse de bœuf ou de mouton, de sorte qu’elles en paraissent toutes blanches; ensuite le soleil venant à darder ses rayons dessus, la fait fondre et cette graisse leur coule par tout le corps; c’est le seul moyen qu’ils trouvent pour le garantir de la vermine ».
Auparavant, Flacourt a déjà parlé de deux types d’habitants, « les Noirs et les Blancs », les « Lohavohits » ou maîtres du village et les « Olompoutchi » comme les appelle Copeau de Saussay et qui ne sont autres que des Zafindraminia d’origine arabe. Du reste selon Raymond Decary, ce dernier narrateur n’hésite pas à s’inspirer d’une manière immodérée d’une gravure de Flacourt, qu’il se contente de modifier « mais de quelle singulière façon! » D’où sa réplique à une autre gravure de Flacourt: « Le Rohandria prend une allure d’Apollon et l’enfant, en tenant une flèche à la main, ressemble à s’y méprendre au petit dieu de l’Amour ! »

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4544 du 19-02-2010

CULTURE - Exposition : L’histoire du malgache au Rarihasina

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:14
L’exposition multidisciplinaire à l’espace Rarihasina, dans le cadre de Tsinjo Dia, retrace l’histoire de la langue malgache. Il s’agit de mieux connaître son origine.
Entre les gigantesques tableaux de Hermerson et de Rfaral, les installations de Sophie Bazin ou de Mihaingotiana, les panneaux de poèmes de Di ou de Hermerson, l’histoire de la langue malgache essaie de trouver sa place.
Le linguiste Pierre Simon se livre à une périodisation du malgache avant le XVe siècle. Son hypothèse évoque l’origine indonésienne du malgache. Aux environs de 5000 avant Jésus-Christ, il a identifié la proto-austonésienne, et la proto-malayo-polynésienne vers 4000 avant J-C.
Jusqu’au XVe siècle, il distingue le pré-malgache du sud-est de Bornéo, le proto-malgache en mer de Java, le paléomalgache dans l’horizon africain de l’archipel de Comores et du Nord de Madagascar.
Le linguiste norvégien Otto Dahl, quant à lui, met l’accent sur l’origine malayo-polynésienne occidentale du malgache, dont le berceau serait le sud de Bornéo. Ses études soulignent la ressemblance entre le maanjan (de Bornéo) et le malgache.
Andriamiharisoa Eugène, journaliste du Gazety Sahy, a établi le parallèle entre le malgache et la langue indonésienne. Ses recherches confortent les thèses qui confirment l’origine indonésienne du malgache.
Héritages
La communication de Tsimilaza Alphonse, en janvier 2004, évoque les apports des autres langues dans le malgache. La syntaxe et l’étymologie sont empruntées à la langue austronésienne. Certains vocabulaires du temps et de la santé sont hérités de la langue arabe. A l’image des jours de la semaine (alatsinainy, alahamady,…), ainsi que des mots comme « marary » ou encore « sikidy ».
Les apports de certaines langues (indienne, bantou et européennes) s’avèrent importants. La terminaison en voyelle est caractéristique des langues africaines. Les langues européennes ont commencé à influencer le malgache à partir de 1590.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4544 du 19-02-2010
 

18 février 2010

SPORT - Raid – 2e Édition de l’UTOP : Des Français, Mauriciens dans la course

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:00

Pas moins de 120 participants seront au départ de la deuxième édition de l’Ultra Trail des ô Plateaux. Ils viennent de différents pays.

Les férus de la course en montagne et en nature seront gâtés. Pendant trois jours du 2 au 4 avril, ils s’amuseront avec la deuxième édition de l’Ultra Trail des ô Plateaux (UTOP).
Une course d’endurance de 115 km, reliant Tana-Mantasoa-Tana, avec plus de 5 000 m de denivelé, en 40 heures maximum. L’organisatrice de l’événement, l’Association Ultra Trail des ô Plateaux, met au menu trois différentes courses, à savoir, l’Ultra 115 km, le semi 57 km et le Challenge Pro, réservé aux entreprises.
Cette version 2010 de la course s’annonce prometteuse avec la présence des coureurs  français et mauriciens. Le plus attendu sera le raid de montagne non-stop qui verra le Réunionnais Denis Techer, déjà vainqueur du Raid d’Isalo et 11e au Raid de la Réunion 2009, en lice.
Outre les Malgaches déjà habitués à cette course d’endurance, comme Njaka Tsirofo, 263e au Diagonal de fou de La Réunion, certains étrangers, Français, Mauriciens, Américains et Belges résidant à Tanà, seront également au départ.
120 coureurs attendus
Selon le président de l’Association UTOP, Eric Lépine, qui a officiellement lancé l’événement à l’hôtel Colbert, hier, estime la participation de 120 coureurs. « Pendant ces trois jours, une animation au stade du Lycée français de Tananarive avec sono et stand, entre autres, sera prévue », ajoute Eric Lépine qui fera de l’événement une manifestation populaire. Il sera d’ailleurs au départ de la course.
Le départ sera donné au Lycée français de Tananarive, le vendredi, tandis que l’arrivée des coureurs s’étalent dans la journée du samedi et la matinée de dimanche, pour l’Utra et le Challenge Pro, toujours au même endroit.
Selon Eric Lépine, le but de l’Association UTOP, créée en 2008, avec cet événement sportif d’endurance est «de dégager des moyens financiers ou autres avantages pour permettre à des athlètes malgaches de participer aux épreuves d’endurance de la région, notamment à La Réunion et à Maurice». C’est aussi un moyen pour valoriser Tanà, favorable à cette course de montagne et pour attirer les étrangers.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4543 du 18-02-2010

 

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