2009 décembre

15 décembre 2009

Société - Changement climatique : Les Malgaches se sentent concernés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:53

Le sommet de Copenhague est l’actualité du moment. Les différentes questions et problématiques autour du réchauffement de la planète n’ont jamais été aussi discutées, et mises sous les feux des projecteurs. Ici comme partout dans le monde, on se sent de plus en plus concerné par le sujet. Entre les réductions des émissions de gaz à effet de serre, les taxes carbones et la limitation de la hausse de la température moyenne de la planète à 2°C, le « monsieur tout le monde » ne sait plus vers qui se tourner. Ce qui est sûr, c’est que chacun, à sa manière, ressent les conséquences du changement climatique.
Un sondage réalisé par l’agence Capsule entre le 18 et 20 novembre dernier sur un panel de 444 personnes âgées de plus de 15 ans, a démontré que 94% des enquêtés se sentent certainement, sinon très certainement, concernées par le sujet, et déclarent ressentir les effets du réchauffement climatique. Les 6% restants ne se sentent pas « probablement » impliqués. Ces chiffres sont certes des indicateurs. Mais à force de « subir » les effets lents du changement climatique, la population commence à s’intéresser au sujet.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8012 du 15-12-2009 

14 décembre 2009

SOCIAL - Jumeaux de Mananjary : De l’espoir pour les enfants maudits

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 16:21

Le tabou sur l’interdiction d’élever des jumeaux dans le district de Mananjary tend à être moins strict. Des parents commencent à garder leurs bébés.

Émouvant. La salle de spectacle du Centre culturel Albert Camus à Analakely a été le théâtre d’une grande révélation, samedi. Trois parents issus de Mananjary et ayant des jumeaux, brisent le silence.
Dans cette partie de l’île, élever des jumeaux reste encore prohibé, selon la vieille coutume du XVIème siècle. Qu’il est touchant d’entendre le courage de Désiré, dont la femme a enfanté de jumeaux, seulement après six années de mariage. « Ce sont mes premiers efants, comment aurais-je pu abandonner l’un d’entre eux, c’est impossible », se souvient-il de ses épreuves, dix ans passés.
Témoignages vivants
Et de poursuivre que son couple a vécu des hauts et des bas face au rejet de la société Antambahoaka de Mananjary. « Mais aucun malheur ne s’est abattu sur notre famille, quand nous avons décidé de garder nos jumeaux. Ils grandissent normalement comme les autres enfants », rajoute-t-il. D’autres parents continuent à élever en cachette leurs bébés jumeaux pour leur épargner le rejet.
À leur tour, les enfants, lors de leurs intervention, ont exprimé leur reconnaissance envers leurs parents biologiques pour les avoir préservés de la malédiction. « Nous remercions papa et maman de nous avoir élevés comme tous les enfants. Nous avons pu aller à l’école, jouer et grandir normalement », témoignent Alain Jacques et Mike Angelicot Fara, âgés de 29 ans actuellement. Ces frères deviennent, à leur tour, des protecteurs des enfants nés jumeaux dans la tribu Antambahoaka, au sein du centre Fanatenane.
C’est dans ce sens que se dessine la lueur d’espoir pour les jumeaux de Mananjary. Depuis l’année dernière, où Alain et Mike ont commencé à sensibiliser les villageois, 14 jumeaux sont gardés au centre. « Dès que nous apprenons qu’une naissance gémellaire se prépare à l’hôpital, nous accourons vers les parents pour les convaincre de garder les bébés. Nous les persuadons par notre témoignage vivant », confie Alain. Puisque le tabou relatif à un mythe ancien prend au fur et à mesure un aspect économico-social, Alain et Mike, au nom de l’association Fanatenane, rajoutent d’autres justifications. « Nous offrons, en outre, du soutien financier et matériel aux parents, comme le lait de substitut ou autres », poursuit-il.
L’avancée de la lutte, malgré un freinage occasionné par la non-reconnaissance des autorités ancestrales et certaines hiérarchies étatiques, va dans le sens positif.
« Cette lutte nécessite la participation de toute la société. Avec la loi spécifique relative à la protection de l’enfant mise en place par le ministère de la Justice, dictant l’obligation de dénoncer tous les signes de maltraitance ou d’abandon d’enfants, nous avons de l’espoir », appuie le responsable de l’UNICEF, au cours de la rencontre.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4488 du 14-12-2009

ECONOMIE - Tourisme : Un salon typiquement malgache

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:19

La 2è édition du salon du tourisme Enjoy Madagascar s’est tenue, durant le week-end, au Parc Futura Andranomena.

Tout ce qui représente la Grande-Ile réuni en un endroit. Toutes les richesses que recèle le pays ont été représentées au Salon Enjoy au Parc Futura Andranomena. L’artisanat, l’art culinaire, la musique et les chants traditionnels, outre les produits agricoles et touristiques, ont été à l’honneur. Avec son stand dressé à l’entrée du grand bâtiment, l’Office national du tourisme malgache montre toujours sa volonté de démontrer que, malgré la crise qui a frappé le secteur, la structure est toujours prête à aller de l’avant, et à sensibiliser principalement les Malgaches à découvrir leurs pays.
Une action qui vise d’ailleurs à s’allier au thème de l’édition qui est la promotion du tourisme local. À quelques pas, l’odeur des chocolats de la Varangue incite les nouveaux venus à avancer plus loin jusqu’au bout du bâtiment. Une petite dégustation est autorisée. Voilà un avant-goût de ce qui attend les visiteurs durant la visite.
Promotion de fin d’année
Au long du parcours, les 15 offices régionaux ont fait de leur mieux pour persuader les visiteurs de venir dans les régions dont ils font la promotion. Rien que pour la décoration des stands, chaque détail était bien étudié pour refléter le savoir-faire, la culture et les ressources de chaque région. Les produits artisanaux ont été exposés ici et là. Des artisans ont été même présents pour les petites démonstrations.
À côté, des musiciens habillés de tenues traditionnelles, jouaient des airs typiques de la région, et avec des outils typiquement malgaches. Bref, toutes les potentialités ont été mises en exergue. L’arrivée prochaine des fêtes de Noël et de fin d’année est le premier rendez-vous proposé aux touristes. « Notre objectif principal, comme le thème l’indique, est d’inciter les Malgaches à visiter le pays et notamment, donc, notre région » explique le responsable d’un office régional.
« Nous faisons des promotions dans le cadre des fêtes » continue-t-il.
En dehors des offices du tourisme, les autres acteurs intervenant dans le secteur, comme la compagnie aérienne Air Madagascar, la fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar, les tours opérateurs, et les complexes hôteliers, n’ont pas été en reste pour se faire connaître.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4488 du 14-12-2009

12 décembre 2009

Notes du passé - Le gouverneur général d’Algérie défend Ranavalona III

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:04

À son arrivée à Madagascar, la première décision du général Gallieni après avoir exécuté quelques «chefs des rebelles», est de déchoir la dernière reine Ranavalona III. Ce, en abolissant la royauté par arrêté (!) le 28 février 1897. Il l’exile d’abord à La Réunion où se trouvent déjà de nombreux chefs des résistants Menalamba qui ont rendu les armes.
En 1899, la reine est transférée à Alger en compagnie de sa tante Ramasindrazana. Celle-ci a toujours fait preuve d’une francophobie sans égale.
Dès 1901, un vœu est exprimé en France pour le retour de Ranavalona III dans son pays. Un conseil spécial étudie à Paris la possibilité pour la reine de se déplacer dans n’importe quel pays qu’elle souhaite, voire de revenir dans la Grande île. La proposition est envoyée au gouverneur général Gallieni, le seul apte à décider de cette opportunité.
À son tour, celui-ci demande l’avis du Dr Lacaze, chef de la province de Fianarantsoa et du chef des renseignements militaires français. Tous deux n’y sont pas favorables. La reine ne reviendra jamais dans son pays de son vivant.
Selon Jeanne Rasoanasy (« Menalamba sy Tanindrazana »), il est faux de dire que la reine était heureuse dans son exil et nul ne peut oublier que la lutte menée pendant sept ans dans toute l’île a été nationaliste. Des années plus tard, beaucoup de Malgaches déplorent encore la défaite des Menalamba.
Parmi eux, la princesse Ramisandrazana. Malgré son âge, elle n’a jamais refusé d’apporter son appui aux nationalistes. C’est pour cette raison qu’elle est jugée avec Rainandriamampandry et Ratsimamanga, et serait même exécutée avec eux sans l’intervention des missionnaires anglicans et du consul général de Grande-Bretagne auprès du général Gallieni. Elle est exilée à Sainte-Marie avant de rejoindre sa nièce en Algérie.
Les Français, surtout ceux de Madagascar, redoutent donc le retour de Ranavalona III à Madagascar car elle sera, évidemment, accompagnée de sa tante. La francophobie de celle-ci n’est pas atténuée par le temps et la distance. Même lors de ses nombreuses visites en France, elle ne cache pas ses sentiments. Le gouvernement général craint que son arrivée n’attise le nationalisme malgache.
Ranavalona III ne vit pas à proprement parler une vie de reine à Alger, notamment à partir de 1911. Cette année-là, elle doit quitter sa première résidence dont le bail touche à son terme. Les autorités françaises l’installent dans une autre plus belle et plus spacieuse qui, de ce fait, coûte plus cher car les charges, dont le loyer, augmentent.
Les 50 000 francs annuels que lui envoient les autorités françaises de Madagascar ne suffisent plus. En tout cas, ils ne lui permettent plus d’entreprendre son voyage annuel en France. C’est ainsi qu’elle demande une augmentation de ses indemnités.
En recevant sa requête, le gouverneur général Albert Picquié ne cache pas son irritation. Il soutient au niveau de sa hiérarchie en France, que Ranavalona III a vécu avec beaucoup moins durant son règne. Il laisse même entendre que ce n’est que justice si la reine ne peut pas « passer tous ses caprices ». D’après lui, en 1896 elle s’est «révoltée» contre la France après avoir levé le drapeau blanc, quelques mois plus tôt.
Albert Picquié termine son argumentation en soulignant que tous les souverains exilés par la France, tels Saïd Ali des Comores et la reine de Moheli, exigeraient le même traitement si la France donne satisfaction à Ranavalona.
Cependant, le gouverneur général d’Algérie ne partage pas le point de vue de son homologue de la Grande île. D’ailleurs, il est à même de constater la situation sur place. Il soutient qu’elle entretient avec la haute société, en particulier avec les résidents anglais, de bonnes relations et met en exergue la hausse flagrante du coût de la vie.
Il réfute point par point les arguments d’Albert Picquié. Ainsi, il précise que la somme accordée à Ranavalona n’est pas supérieure à celle dont disposent le prince Nam Ghi d’Annam ou du prince du Maroc Molay Haïdi «accusé d’avoir trahi la France».
Le gouverneur général d’Algérie conclut en spécifiant que cette affaire risque de mettre en cause l’honneur et la dignité de la France, car « elle n’a pas le droit de faire souffrir » cette pauvre femme déchue qui, malgré tout, est très respectée. « Son niveau de vie ne doit pas baisser car elle ne le mérite pas et une telle situation indigne ternira la renommée de la France».
Il décide alors d’établir les détails des dépenses de Ranavalona III et les envoie à Paris où les autorités sont convaincues du bien-fondé de ses arguments. Elles obligent Albert Picquié à satisfaire la requête de la reine.
Le dossier est discuté au niveau du Conseil de direction de Madagascar le 12 avril 1913 et une augmentation, d’indemnité est accordée à Ranavalona III.
La reine tournera le dos en 1917 à Alger, à l’âge de 71 ans. Sa dépouille mortelle sera transférée au Mausolée du Rova d’Antananarivo en octobre 1938.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4487 du 12-12-2009

11 décembre 2009

ECONOMIE - Crise : Chute de 56% des arrivées touristiques

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:53

La saison 2009 a été catastrophique pour le secteur du tourisme. Le nombre des arrivées a chuté de plus de moitié par rapport à 2008.
Tout est à refaire pour le tourisme. La crise 2009 a plombé un secteur qui a été sur la courbe de la croissance ces cinq dernières années. Selon notre information, le nombre des arrivées de janvier jusqu’à novembre a totalisé 148 387. Ce qui fait une baisse de 56% par rapport à la saison 2008. Les recettes en devises ont également chuté de moitié, passant de 204 millions de DTS à 105 millons de DTS jusqu’à la fin du mois dernier.
« Il ne reste plus que les chiffres du mois de novembre, mais logiquement, ils ne devront plus influer sur la tendance générale. L’amélioration de la saison 2010 dépendra uniquement de la situation politique », déclare un opérateur touristique, spécialisé dans la location de voitures.
Ces chiffres confirment la situation qu’a déjà enduré le secteur hôtelier durant toute l’année. Les établissements de la capitale, entre autres, ont subi la plus grande perte. La plupart, y compris les plus grandes enseignes, ont dû recourir au chômage technique pour pouvoir gérer la situation. En fait, les agences de voyages étrangères ont découragé les séjours dans la capitale à cause des évènements politiques. La plupart des touristes arrivés à Ivato prenaient directement l’avion pour la province.
Performances régionales
En revanche, les performances des sites en province ont sauvé le bilan de 2009 qui aurait pu être plus catastrophique. Citons le cas de Nosy Be où l’affluence a été plus ou moins soutenue grâce aux promotions faites par les grands hôtels locaux.
En cette fin d’année 2009, la saison 2010 s’annonce encore avec beaucoup d’incertitude. Le peu d’engouement des participants aux Assises nationales du tourisme, qui ont débuté hier au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, en est une illustration parfaite. Pourtant, le ministère du Tourisme et de l’artisanat a frappé fort en invitant le directeur de l’Institut français du tourisme Jean-Jacques Marchaud à participer à cet évènement consacré au tourisme durable.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4486 du 11-12-2009

Economie - Infrastructures : Plus de 80% des dépenses viennent des ressources externes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:51

Alors que les politiciens s’entredéchirent au point de mettre le pays dans une situation extrêmement dangereuse, les débats se poursuivent sur les questions relatives au développement.

Hier, dans le cadre de ses activités régulières, la représentation résidente de la Banque Mondiale a organisé une séance sur la politique sectorielle des transports à Madagascar. Ayant vu la présence des partenaires du développement comme la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne, l’Agence Française de Développement et la JICA (organisme de la coopération japonaise), la séance a permis, entre autres, de dégager l’importance  de l’aide extérieure en matière de développement des infrastructures de transports.

Frein au développement

Récemment, la Banque Mondiale a sorti un rapport sur l’état des infrastructures en Afrique. Rapport dont le diagnostic fait transparaître qu’il est plus que jamais temps en Afrique de développer les infrastructures si le continent veut réussir son développement.  Et pour ne citer que le cas de Madagascar, l’insuffisance des infrastructures freine le développement car elle entraîne un certain nombre de difficultés. Pour ne citer entre autres que l’enclavement de certaines régions, l’accès difficile aux écoles et aux centres de santé de base, la pénalisation du secteur agricole en raison des problèmes d’acheminement des intrants et de sortie des productions. Par ailleurs, l’insuffisance des infrastructures de transports freine le développement du tourisme et provoquent la hausse des prix des biens de consommation. Ce qui évidemment, érode le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des produits malgaches sur les marchés internationaux.

MAP

Raison pour laquelle d’ailleurs, le MAP dans son engagement 2, intitulé « infrastructures reliées » a prévu un certain nombre de réformes sur lesquelles les conférenciers d’hier sont revenus. Il s’agit, entre autres, de la participation du secteur privé comme Madarail, le Terminal à conteneurs à Tamatave ou encore du port d’Ehoala réalisé avec QMM. On a également parlé, au cours de ce débat du recentrage des ministères sur leurs fonctions régaliennes et la création d’agences opérationnelles telles l’ARM, l’APMF. En tout cas, comme partout en Afrique, des efforts avaient été engagés ces derniers temps à Madagascar, avec l’aide des bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale pour renverser la tendance et doter le pays d’infrastructures de transports suffisantes pour son développement.

Crise politique

Sur le plan des finances publiques par exemple, l’on a assisté depuis 2002, à une montée en flèche des dépenses publiques dédiées aux infrastructures. En effet, les dépenses d’infrastructures sont passées de 100 milliards Ar en 2003, pour atteindre un chiffre record de 450 milliards Ar en 2006 avant de retomber à 375 milliards Ar en 2008. En 2009, ce chiffre sera évidemment encore revu à la baisse puisque la crise politique a bloqué tous les projets en cours et les financements à venir. Car, tel qu’il en a été question hier lors de ce débat, l’on assiste encore, dans le domaine des infrastructures, à une forte dépendance vis-à-vis des ressources externes. En effet, 80% des dépenses d’investissements pour les infrastructures routières viennent des ressources externes. En somme, contrairement à ce que soutiennent certains politiciens, Madagascar ne peut vraiment pas s’en sortir sans les bailleurs de fonds dont les actions dépendent de la décision de la communauté internationale.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8009 du 11-12-2009

10 décembre 2009

CULTURE - Évènement : Une soirée du tourisme très colorée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:13

Dans son désir de relancer le secteur, l’Office national du tourisme organise une soirée inédite. Défilé de mode, musique et gastronomie y seront proposés.

Après une année catastrophique causée par la crise, le tourisme malgache veut renouer avec la bonne humeur et retrouver sa dynamique.
C’est la motivation principale de la très festive et culturelle « Soirée du Tourisme » proposée par l’Office national du tourisme de Madagascar. Elle se tiendra au Centre de conférences internationales d’Ivato, ce samedi 12 décembre à partir de 19 h 30.
Le stylisme, la musique, la gastronomie et la danse seront tous programmés dans cet événement aux couleurs du terroir.
Une des attractions principales de la soirée sera le défilé de mode des modèles traditionnels et modernes signés par la maison Arenah et la styliste Kokoloko, spécialiste des tenues tropicales et de soirée. Les accessoires sont conçus par Jane Rahel, la « vraie sorcière » des bijoux fantaisie fabriqués avec diverses matériaux locaux.
Côté musique, les sonorités du terroir divertiront les invités, ce grâce à Bakomanga, la « star » du vakodrazana, et incontournable ambassadrice de la musique traditionnelle malgache à l’étranger. « Notre musique est avant tout faite pour être appréciée à Madagascar par les concitoyens. Seulement après, elle cherche à intéresser les étrangers et à donner une belle image du pays », soutient Bakomanga.
Nouvelle dynamique
Autrement, une revue de cabaret permettra d’apprécier des chorégraphies à la « french cancan », exécutées par les danseuses de D’Jampela.
Les gourmands et les gourmets auront droit à un buffet gastronomique à thème, aux saveurs autant locales qu’étrangères.
« La cuisine apparaissant comme un volet très important du tourisme, ce buffet sera à volonté et très varié », note Murielle Ratsimbazafy, responsable au sein de Déclic, la maison conceptrice de la soirée.
Plusieurs labels opérant dans le tourisme contribuent à l’organisation de la soirée. « Le tourisme est le plus touché par la crise. Nous voulons relancer l’enthousiasme, créer une nouvelle dynamique, et construire de nouvelles bases de rencontre entre les opérateurs », confie Murielle Ratsimbazafy.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4485 du 10-12-2009

Société - Météo : Cleo s’affaiblit et devient une forte tempête

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:11

La forte précipitation observée hier dans l’après-midi a surpris plus d’un. Ce mauvais temps est caractéristique de la saison tropicale. Mais force est de constater qu’un cyclone a bien rôdé au large de la ville d’Antalaha. Le cyclone tropical Cleo a été localisé hier à 15h à 2 400 km des côtes malgaches et se déplace vers l’Ouest-Sud-Ouest à la vitesse de 18 km/h, avec des vents moyens compris entre 166 et 212 km/h. Mais sa puissance a nettement été réduite pour devenir une forte tempête tropicale. Les mesures d’urgence ne sont donc pas encore enclenchées, mais les services de la météorologie appellent à la vigilance de chacun.
Son déplacement poursuit un tracé vers le Sud-Ouest, approchant les plages malgaches. Il pourrait toucher terre d’ici dimanche et causer de gros nuages et de fortes perturbations.
Malgré tout, les parapluies ne sont pas prêts de rentrer au placard. Le mauvais temps, le ciel nuageux et les pluies ne cesseront de tomber pour les deux prochains jours. « C’est à cause d’un thalweg frontal qui se situe dans le Sud. Il pousse les nuages vers les hautes terres, entraînant les fortes pluies. Le temps sera totalement pluvieux samedi prochain » annoncent d’ores et déjà les services de la météorologie. De quoi mettre en garde avant de sortir !

Extrait Midi MAdagasikara - Parution N°8008 du 10-12-2009

9 décembre 2009

SOCIAL - Toamasina : Des « trousses d’espoir » aux écoliers

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 10:59

Une opération innovante. 220 trousses d’écolier et de toilette ont été remises hier à des enfants soutenus par l’association Terre des enfants, basée à Toamasina. Il s’agit des protégés des orphelinats Olombaovao, la Maison et l’école Antoine ainsi que les centres d’alphabétisation Morafeno et Takamoa.
La dotation entre dans le cadre de l’opération intitulée « Trousses d’espoir », initiée par les Directions de vente et de distribution (DVD) d’Orange France. Tous les collaborateurs de DVD issus de différentes villes de France, à savoir Siège Bagneux, Île de France, Marseille, Villeurbanne et d’autres ont mis du leur pour la réussite de l’opération.
Selon la direction de la communication d’Orange Madagascar, cet élan de solidarité s’inscrit dans le cadre des actions de mécénat de la société et témoigne de son engagement à demeurer proche des enfants. « On s’implique pour rendre meilleur le quotidien de ces enfants». Ainsi, l’année dernière, la même action a été engagée en faveur des enfants démunis de diverses associations telles que Graines de Bitume et Enda océan Indien.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4484 du 09-12-2009

RéGION - Alaotra-Mangoro : Elaboration d’un tableau de bord

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:51

La sauvegarde de l’environnement constitue une des préoccupations de la région. Pendant deux ans, des données ont été collectées.
La région d’Alaotra-Mangoro est à présent dotée d’un outil d’aide de grande importance. Il sera à la base de toute décision relative au développement régional. La cérémonie de remise officielle du tableau de bord environnemental (TBE) de la région s’est déroulée le 3 décembre au bureau annexe de la région à Amparihikely Ambatondrazaka.
L’objectif principal du TBE régional est de permettre aux autorités locales de gérer leurs politiques dans un contexte de développement durable, en tenant compte de l’état de l’environnement, des pressions anthropiques s’exerçant sur les ressources naturelles, ainsi que des actions environnementales entreprises dans leurs régions respectives.
Le processus d’élaboration de ce tableau de bord a débuté en 2007 par la mise en place de deux comités, l’un de pilotage, l’autre chargé du côté technique intersectoriel.
Par la suite, divers ateliers ont eu lieu avec ces comités afin d’identifier une centaine d’indicateurs ainsi que les données à collecter.
Sauvegarde
Avant son édition finale, les données des indicateurs recueillies ont été validées par le comité de pilotage et intégrées dans le document TBE régional. Ces données proviennent d’enquêtes menées au sein des communes rurales et auprès des intervenants régionaux.
Les valeurs de chaque indicateur sont données sous forme de tableaux montrant ses tendances, de cartes, de graphiques et d’illustrations.
Dorothée Rabemananjara, responsable auprès de l’Office national de l’environnement (ONE), n’a pas manqué de rappeler que « ces documents ont été élaborés conjointement par la région Alaotra-Mangoro et l’ONE ». Elle a remis ce fameux TBER au directeur régional du développement rural (DRDR), Marius Randriamainty.
Alaotra-Mangoro a un besoin de ces documents reflétant objectivement les réalités. De fait, la région possède une forte potentialité agricole.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4484 du 09-12-2009

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