2009 décembre

21 décembre 2009

ECONOMIE - Transport aérien : Corsairfly augmente ses vols en 2010

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:35

La compagnie aérienne Corsairfly croit à une amélioration de la saison touristique en 2010. Deux vols supplémentaires sont prévus.

Un vent d’optimisme souffle dans le secteur aérien. Pour la première fois après les périodes difficiles de l’année 2009, des signes de la reprise des départs touristiques vers la Grande île se confirment. Les réservations auprès des agences de voyage, apellées booking, enregistrent une amélioration.
La compagnie Corsairfly prévoit même un renforcement de ses vols qui desservent Madagascar, dès le début de l’année. Deux nouveaux vols seront ouverts, au départ d’Antananarivo les samedi et dimanche. Ce qui portera à quatre le nombre des vols hebdomadaires qui rallient le pays à la Métropole, dont un au départ de Nosy be et trois au départ d’Ivato. Ce qui signifie une hausse de 38 % des offres disponibles pour cette destination.
« Aucun vol vers Paris n’a jamais été programmé les samedi et dimanche alors que ce sont géneralement les meilleurs jours pour voyager », explique Nicolas Lehoucq, responsable des marchés internationaux chez Corsairfly. Il est venu à Madagascar pour voir la réalité sur le terrain et rencontrer les agences de voyages locales.
Offensives commerciales
Madagascar fait partie des destinations qui intéressent de près Corsairfly. Cette compagnie a par exemple, eu l’audace d’ouvrir la première liaison Paris-Nosy be en 2003. Durant l’année 2009, elle a enregistré une perte de 6 millions d’euros à cause de la crise politique. Le nombre des vols est passé de cinq, à un vol par semaine durant les moments forts de la crise. Malgré tout, Corsairfly continue de croire aux potentiels de Madagascar et se lance même dans les offensives commerciales pour relancer la destination. C’était le cas, par exemple, au salon Top resa tenu à Paris.
« Corsairfly est une compagnie avant tout touristique. Voilà pourquoi nous avons mis le paquet au Top Resa pour relancer Madagascar, sans oublier les éductours », précise Nicolas Lehoucq.
Corsairfly est la troisième compagnie à avoir opéré des vols réguliers entre Paris et Madagascar, offrant les prix les plus bas du marché. Le confort dans ses avions, a toujours été critiqué mais des changements ont été apportés pour remédier à cela. Le nombre des passagers par exemple, a été réduit. Il est passé de 350 à 320 pour l’ Airbus A-340.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4494 du 21-12-2009

SOCIAL - Environnement : Des projets innovants primés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:30

Des études captivantes. Dix projets innovants, dans le domaine de l’environnement ont été primés vendredi, par la Fondation Tany Meva, dans le cadre de son programme annuel « Tosika meva ».
Hery Andrianjaka, l’un des dix gagnants a été primé pour la conception d’une éolienne et d’un chargeur à pédale, pour l’utilisation de l’énergie renouvelable.
« Cette énergie réduit la consommation de carburant et ses dérivés. Elle permet naturellement, de lutter contre l’émission de carbone », spécifie-t-il. Faisant partie des problèmes critiques de l’environnement, l’aggravation de la formation des lavaka, sur les côtes, constitue une menace pressante. À ce sujet, Behivoke Faustinato a trouvé un palliatif, en proposant un système de stabilisation biologique des dunes littorales. Son projet permet le traitement des dunes en amont et en aval par la végétalisation. « On utilise des espèces rampantes et des plantes autochtones. pour ralentir l’avancée des dunes», explique-t-il. Chacun des dix lauréats s’est vu attribuer un chèque de Ar 3 millions ariary.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4494 du 21-12-2009

Société - Météo : Probablement un temps orageux pour Noël

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:58

La pluie a fait des siennes ces derniers jours, c’est la saison. Hier encore, une bonne averse a arrosé la capitale et les environs. Une averse intense avec quelques grêlons par endroit, mais de courte durée, en début d’après-midi.
Pour cette semaine, il faut prévoir quelques après-midi pluvieux qui pourraient s’étendre jusqu’en début de soirée, voire tard dans la nuit. On se préoccupe évidemment du temps qu’il fera les 24 décembre au soir et le 25 décembre, jour de Noël. Les prévisions nous affichent un temps assez nuageux pour la semaine, avec quelques orages, en particulier en fin d’après-midi et en début de soirée. Jeudi, veille de Noël, on s’attendra à quelques averses, mais rien de bien grave. Ceux qui projettent d’assister à la messe de minuit devront donc s’y préparer. Vendredi, les prévisions font état d’orages assez dispersés. Les probabilités de précipitations sont alors plus élevées que la veille.
Même tendance. Côté température, le mercure gardera certainement la même tendance que la semaine dernière,  avec des températures maximales assez élevées, autour de 28°C cette semaine, si les minimales tourneront autour de 16°C à 17°C. On a connu un temps particulièrement chaud à la fin de la semaine dernière, avec un bon 30°C. Il va falloir s’attendre au même topo cette semaine. Bref, un temps chaud, mais assez humide.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8017 du 21-12-2009

19 décembre 2009

Notes du passé - Les frustrations de Jean René

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:33

En mai 1822, sous la présidence du prince Ratefinanahary, les chefs et principaux notables de la basse région de Toamasina se réunissent à Vohiboaza dans les environs de Brickaville, qui est alors un centre politique important en pays betsimisaraka. Ce grand Kabary (assemblée) est convoqué par Radama 1er.
Le prince y promulgue les règlements stricts du roi. Notamment en ce qui concerne les incessants pillages et vols dont les étrangers sont en général les cibles des chefs locaux, et les luttes sanglantes intestines qui les opposent. Radama 1er menace des peines les plus sévères ceux qui ne respecteront pas ses ordres sur le sujet.
Jean René, prince des Betsimisaraka et allié du souverain, y est aussi invité, mais s’abstient d’y aller, déléguant une lourde ambassade.
Quelques jours plus tard, il explique à James Hastie, conseiller et ami anglais du roi, les raisons de son absence. Il a appris que les assassins de son frère Fisa et d’autres personnes qui lui sont hostiles, sont admis à participer à la grande assemblée. De ce fait, il ne peut risquer sa propre vie auprès d’individus aussi mal intentionnés. Fisa a été assassiné le 14 décembre 1820.
En revenant de la réunion le 18 mai, un de ses ambassadeurs lui apprend que Radama 1er a donné plusieurs directives.
« Que tous les griefs passés de quelque nature qu’ils soient, qui avaient engendré de l’animosité entre les chefs ou autres personnes habitant dans le plat pays, soient à jamais oubliés. Que chacun doive désormais retrouver les portions de territoire qui lui revient par droit de naissance. Que toutes les propriétés acquises doivent rester entre les mains de leurs possesseurs actuels. Que toute nouvelle cause de désaccord, tout motif supposé de plainte, tout empiètement de la propriété d’autrui doivent être, par les parties directement concernées, soumises au roi pour décision. Que toute personne qui violerait les lois ainsi promulguées et qui serait surprise à voler, ou à piller, ou à vouloir venger par elle-même un tort réel ou supposé tel, serait considérée comme coupable de trahison et punie en conséquence ».
Jean René se sent mortifié, d’autant qu’avant la publication de ces ordres, certains participants ont fait de « violents faux rapports » sur son compte et le prince Ratefy a accepté de les prendre en considération. Par malheur pour Jean René, ses propres délégués n’ont pu donner de preuves suffisantes de la « fausseté des accusations » lancées contre lui.
Finalement, Ratefy a décidé que Jean René doit payer une amende au roi. De même, les « prétendus plaignants qui ont essayé de se venger sur les sujets de Jean René les empiètements de territoire que celui-ci a commis », ont à payer la même somme.
Néanmoins, après le grand Kabary, Ratefy envoie à Jean René un message où il explique que les preuves apportées par ses ennemis pour étayer leurs plaintes, l’obligent à infliger cette amende. Il précise toutefois « que le but principal qu’il recherchait en agissant ainsi était de convaincre l’assemblée que même l’allié le plus intime, mieux le frère aîné, ne devrait pas échapper aux peines qu’entraîne une violation des lois ».
Jean René se soumet donc «de bon cœur » à la décision de Ratefy, bien qu’il émette quelques réserves. « Je crains que la clémence de Radama, en ne punissant pas de façon plus exemplaire les assassins de mon frère, n’entraîne les pires conséquences ».
Il promet cependant de « s’adonner aux arts de la paix qu’à ceux de la guerre », tout en espérant que les ordres de Radama assureront à ses sujets et à lui-même la tranquillité. « Ce sera ma fierté de servir d’exemple à mes sujets en ce qui concerne l’industrie» .
Il est à signaler que Jean René entretient également de bons rapports avec le gouverneur de Maurice, Sir Robert Farqhuar qui lui alloue 50 à 100 piastres de pension mensuelle et lui offre périodiquement de nombreux présents.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4493 du 19-12-2009

18 décembre 2009

SOCIAL - Environnement : La désertification s’amplifie

Enregistré dans : Histoire — Josielle @ 12:03

La Grande île affronte actuellement l’intensification de la désertification. Les deux tiers de la surface seraient concernés par la dégradation des terres.
Un scénario d’horreur en plus. Le phénomène de désertification qui touche surtout les zones arides et semi-arides du Sud, de par leur nature, connaît une amplification en ce moment. Le constat est sorti lors de l’atelier de renforcement de capacité de la société civile, sur la lutte contre la désertification à Madagascar, organisée par l’organisme Drynet, hier, au Colbert. Selon Herivololona Ralalarimanana, point focal de la désertification, « les deux tiers du pays sont actuellement concernés par le phénomène ».
Une situation qui inquiète, de plus en plus, non seulement les scientifiques mais surtout la population locale. Dernièrement, les habitants d’Androka, au sud de Toliara, ont manifesté leur crainte sur l’émancipation des dunes.
Changement climatique
« Les paysans sont désemparés en voyant la diminution de la surface cultivable. Cela est dû à la dégradation des terres, rencontrée entre le littoral, de Morombe à Faux-Cap », indique Thierry Rabarijaona, coordinateur national de Drynet. En ce moment, la désertification gagne progressivement la Haute-terre comme à Ihorombe.
La même tendance se confirme à Bezaha, à Sakaraha, avec la prolifération des « lavaka », occasionnée par les exploitations illicites de pierres précieuses. La désertification s’étend également à la partie Ouest à cause des feux de brousse. Toutes ces activités humaines dévastatrices accentuent de plus en plus la dégradation de la terre, ces derniers temps.
En tenant compte des données météorologiques, le changement climatique joue également un rôle important dans l’aggravation du phénomène. « Les variations climatiques, enregistrées entre 1950 et 1980, montrent des perturbations sur les quantités annuelles des précipitations et de la température. Une projection en 2050 prévoit une hausse de 1,6 à 2,6° C de la température, surtout dans le Sud en tenant compte du scénario », soutient Nirivololona Raoiliarijao, chef de service de la Recherche appliquée à la direction générale de la météorologie.
Cette amplification de la désertification risque de s’amplifier en l’absence de mesures adéquates, malgré l’existence d’un plan national de lutte contre le fléau, inspiré de la convention de Rio.
« Faute de financement, ce plan reste inappliqué. La solution consiste à mettre en synergie toutes les conventions relatives à la diversité biologique, le changement climatique et la désertification », poursuit Thierry Rabarijaona. Ces trois conventions se partagent la lutte contre la désertification dans certaines rubriques.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4492 du 18-12-2009

Société - Handicap International : « Education Inclusive », scolarisation des enfants handicapés

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 12:01

Un atelier de restitution du projet « Education Inclusive » s’est tenu hier au Motel Anosy, où le rapport de projet indique un résultat satisfaisant sur les actions menées quant à la réinsertion scolaire des enfants vivant avec un handicap. Deux approches ont été menées. Une éducation inclusive pour les enfants à mobilité réduite et une scolarisation intégrée particulière où les élèves sont pris en charge dans des classes spécifiques. Le projet, financé par l’Union Européenne et Handicap International à hauteur de 1 million d’euro, touche à sa fin cette année. Mais au vu de la portée dudit projet, le financement a été rallongé de 3 années pour 550 000 euros.
La région d’Itasy a été la première à bénéficier de cette éducation inclusive. Sur les deux années scolaires 2008/2009 et 2009/2010, 12 écoles ont permis d’inscrire 149 élèves à travers 12 écoles. Ces enfants ayant un handicap physique suivent une scolarisation normale dans les classes ordinaires. Mais le système de classe intégrée est en place depuis 10 ans. Jusqu’ici, 58 classes dans 15 régions font bénéficier 500 enfants suivis par des formateurs qui ont reçu une formation spécialisée. « Les formateurs peuvent prendre en charge 10 élèves par classe, qui sont pour la plupart dans des EPP » explique Edith Ramamonjisoa, chef du projet. « Mais nous prenons aussi des mesures d’accompagnement par la sensibilisation des parents et de la société, la formation du personnel enseignant, le suivi et l’assistance de ces classes particulières et l’aide d’un docteur pour les suivis médicaux » continue-t-elle.
Le projet prenant fin en cette période de fête, une nouvelle signature permet d’étendre le programme pour les 3 prochaines années, toujours financé par l’Union Européenne et Handicap International à hauteur de 550 000 euros. Le projet d’éducation inclusive sera étendu vers la région Analanjirofo à travers 18 écoles. Quant aux classes intégrées, le projet continuera le suivi des structures déjà mises en place.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°8015 du 18-12-2009

17 décembre 2009

Coopération - USA – Madagascar : L’ambassadeur Niels Marquardt sur le terrain

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:51

Le 15 décembre, l’ambassadeur des Etats-Unis, Niels Marquardt, a visité les activités de PMI (Initiative du Président Américain contre le Paludisme) à Anjozorobe dans la région Analamanga. Le paludisme est une des causes principales de la mortalité infantile à Madagascar. La contribution du gouvernement américain cette année à la lutte contre cette maladie à Madagascar s’élève à 16,7 millions USD, auxquels s’ajoutent 29,9 autres millions USD en vue d’aider les communautés à améliorer leur état de santé et de nutrition.

Le PMI appuie les interventions de prévention et de traitement qui ont fait leurs preuves, à savoir une distribution de moustiquaires à imprégnation durable (MID), une aspersion intradomiciliaire d’insecticides (AID), un traitement rapide du paludisme avec de l’ACT et un traitement préventif pour les femmes enceintes. Ces interventions font partie du Plan de stratégie national contre le paludisme. Les campagnes d’aspersions et de distribution de moustiques financées par PMI en 2009 contribuent à protéger environ 4 millions de personnes. Le 16 Décembre, l’Ambassadeur Niels Marquardt participera à la distribution de moustiquaires MID à Ampasibe-Onibe, dans la région Atsinanana.

PMI soutient une aspersion intradomiciliaire protégeant l’environnement dans six districts sanitaires des hautes terres centrales malgaches, couvrant plus de 215 000 structures et protégeant plus de 1,4 millions d’habitants. La campagne d’aspersion qui a commencé le 16 novembre dernier, est la troisième du genre que PMI appuie depuis 2007. Cette année, PMI a appuyé une aspersion dans les six districts sanitaires d’Anjozorobe, d’Ankazobe, de Betafo, d’Ambatofinandrahana, d’Ambositra et d’Ambohimahasoa. Pendant sa visite, l’Ambassadeur Marquardt a observé les activités d’aspersion dans les communes de Tsarasaotra et d’Anjozorobe.

PMI soutient également une distribution gratuite de moustiquaires MID. Pendant cette campagne nationale qui se déroulera du 14 au 19 décembre, PMI contribuera à l’objectif de réaliser une couverture nationale, soit 2 MID par ménage d’ici la fin 2010. Environ 500 000 moustiquaires fournies par PMI feront l’objet d’une distribution et protégeront quelques 242 000 ménages ou 1,2 million de personnes. Des campagnes de distribution de moustiquaires ont également eu lieu dans le sud de Madagascar (régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana). Au total, pendant la période du 16 au 21 novembre, PMI aura distribué un million de MID à plus de 750 000 ménages.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 17 décembre 2009

16 décembre 2009

ECONOMIE - Conjoncture : Le tourisme, parent pauvre de l’économie nationale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:07

L’industrie du tourisme figure parmi les trois secteurs d’activités pourvoyeurs de devises à Madagascar. Cependant, elle se trouve au dernier rang lorsqu’il s’agit de moyens financiers.

Bien que conscient de l’importance de sa place dans l’économie nationale, l’État malgache a toujours réservé un budget minimal pour le tourisme. Chaque année, seulement 10 % du budget national est affecté aux actions de promotion du secteur. Cela s’avère insuffisant par rapport aux actions qui devraient être réalisées.
Par exemple, l’Office national du tourisme (ONTM) ne peut mener à bien son programme que grâce notamment aux aides de ses partenaires financiers, tandis que les offices régionaux se contentent des maigres revenus des vignettes touristiques, souvent très dérisoires dans beaucoup de régions.
«La ressource due aux vignettes touristiques est très aléatoire, et ne couvre même pas notre budget de fonctionnement», déclare un technicien du secteur.
Par ailleurs, le secteur du tourisme reste victime d’une fiscalité très lourde, pénalisant les nouveaux investissements. Les impôts appliqués freinent par exemple la construction de nouveaux hôtels, limitant ainsi l’évolution de la capacité d’accueil du pays. Le tourisme doit chercher en lui-même ce dont il a besoin pour s’épanouir. Conséquence : la destination Madagascar devient l’une des plus chères au monde, même par rapport à d’autres pays de l’océan Indien comme Maurice, laquelle offre des avantages comparatifs plus intéressants pour les touristes.
Uniformisation des formations
La qualité de service constitue également un problème à Madagascar, car trouver du personnel compétent s’avère un des plus grands problèmes du tourisme. C’est le cas notamment des grands complexes hôteliers du pays qui doivent respecter des standards de service très élevés.
Malgré l’existence de différents centres de formation, les besoins demeurent insatisfaits. «Pour pallier le manque, nous recrutons des personnes non qualifiées, des novices même, en particulier pour les gens de maison», avance un responsable auprès d’un grand hôtel de la capitale.
«Le secteur hôtelier possède de nombreux potentiels quand il s’agit de l’administration hôtelière, mais pas dans ce département» poursuit-il.
Dans le cadre d’un partenariat avec le projet Pôle intégré de croissance (PIC), l’Office national du tourisme malgache et le ministère du Tourisme et de l’artisanat ont mis sur pied un projet d’uniformisation des formations pour les filières hôtellerie et restauration. Ainsi un référentiel a été élaboré. Des mesures d’accompagnement sont prévues dans ce sens.
Pour le moment, tous les instituts possèdent leurs programmes de formation propres.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4490 du 16-12-2009

Cahier Société - Œuvres sociales et humanitaires : 15 ans de don de soi pour deux dames de cœur

Enregistré dans : PARENTHESES de vie — Josielle @ 11:02

Plus de 15 ans de présence continuelle à Ambositra en tant que touristes. Elles se sont préoccupées de porter leur soutien aux classes sociales les plus défavorisées.
Claude et Francine sont deux dames françaises à la retraite. Claude 74 ans, une ancienne infirmière psychiatrique et Francine 69 ans tenaient un hôtel-restaurant dancing en France. Ces deux retraitées en sont actuellement à leur quinzième voyage à Madagascar. Le but principal de ces voyages est d’entreprendre des œuvres de bienfaisance et de constater de visu, chaque fois leur évolution. Ces dames de cœur d’affirmer que ce qui les intéresse, c’est d’aller à la rencontre de ces personnes en difficulté dans les rues, d’être avec elles et de les aider, selon la devise d’un sage qui est : « ma religion est l’Amour et ma famille c’est l’Univers ».
Rêve. « J’aime Madagascar et sa population. Voir Madagascar est un rêve pour moi », ne cesse de laisser entendre Francine. Aussi, cette dernière de rêver un jour de pouvoir se baigner dans le Canal de Mozambique, alors qu’elle n’avait que 17 ans, se rappelle-t-elle. 40 ans après, le rêve tant attendu est devenu une réalité pour Francine. Puisqu’en 1994, Francine accompagnée de Claude, quitta la France pour un premier voyage à Madagascar.
Mésaventure. Pour Claude et Francine, leur première mésaventure se passa à Toamasina sur la côte-est de l’Ile. Au lieu d’atterrir à Antananarivo, principale destination, elles ont alors cru vivre sur une autre planète durant leur séjour de 21 jours, voyant la misère des gens. Arrivées à Ambositra, elles ont fait la rencontre d’une petite mendiante qui les a fortement imprégnées. Elles décident de s’occuper d’elle. Depuis ces deux touristes n’ont plus voulu quitter Ambositra.
Œuvres du cœur. De nature discrète, ces femmes d’énumérer très brièvement leurs activités durant ces années. Des activités qu’elles aiment aussi surnommer les œuvres du cœur. Des centres d’accueil, des maisons ont été construits à divers endroits pour les femmes et les enfants en difficulté avec des prises en charge. Pour optimiser leurs œuvres du cœur, ces descendantes d’Eve décidèrent de créer leur propre association. De là,  des dizaines de puits ont été creusés dans les villages pour donner aux habitants l’accès à l’eau potable. Des semences ont été distribuées aux populations « Zafimaniry ». Des aides ont été consenties aux communautés religieuses, comme tout récemment la remise d’un lot de 100 « fatapera vazaha » ou réchauds à bois économiseurs d’énergie pour la sauvegarde de l’environnement.
Pour ces dames de cœur le périple s’arrête au quinzième voyage. Elles ne seront plus en mesure physiquement de faire le voyage et revenir à Madagascar. Le cœur meurtri, ces dames essaient tant bien que mal de positiver les choses en sachant pertinemment qu’avec la crise actuelle que traverse Madagascar, beaucoup a été fait et autant reste à reprendre ou à faire. Claude et Francine ont fait ce qu’elles devaient faire.

Extrait Midi Madagasikara - Paution N°8013 du16-12-2009

15 décembre 2009

CULTURE - Café littéraire : Le livre pour enfant débattu

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:00

Un « Café littéraire » à la gare de Soarano a permis de discuter en profondeur tout l’environnement du livre pour enfant à Madagascar. Des efforts restent à faire.

Par définition, le café littéraire est un lieu où les amateurs peuvent parler et échanger les vues sur la littérature, autour d’un café ou de toute autre boisson. Si dans des pays dits « de culture », ce genre de rencontre axé sur tout l’environnement de la culture littéraire se trouve courant depuis des siècles, l’initiative prend à peine du germe dans la Grande île, grâce à une étroite collaboration entre l’opération Bokiko et l’Express de Madagascar.
Une bonne première ambiance « Café littéraire » a eu lieu jeudi 10 décembre soir au Café de la Gare à Soarano. Et réellement, tout a commencé par le commencement.
Profitant de la parution récente de cinq livres pour enfant, le premier thème proposé a interpellé : « Quel livre pour enfant? », avec l’animation d’Isabelle Motchane-Brun, directrice déléguée de l’Express de Madagascar.
La question a permis aux différents intervenants - écrivains, poètes, éducateurs ou simples amateurs présents - de soulever différents aspects de l’environnement éducatif et du livre pour enfant à Madagascar.
Imagination
« Les enfants sont très intéressés par les livres qui leur sont dédiés. Malheureusement, beaucoup n’y ont même pas accès chez eux, mais leur engouement se manifeste d’une manière très explicite dès qu’on leur en offre », témoigne une éducatrice au sein du Centre Inter-Aid.
Mais à quoi peut-il ressembler un livre idéal pour un enfant de Madagascar ? « Il devrait contenir de beaux textes, de beaux mots, de belles images et de belles idées », soutient Cyprienne Toazara, auteure de « La lettre de Tany », ou « Ny antson’i Tany », l’un des cinq livres à l’honneur.
De son côté, Lalao-Elina Razanadriaka, auteure de « Itita sy ny boky », insiste sur un aspect technique important : « Pour qu’un livre intéresse les enfants, il faut une étroite collaboration entre l’auteur et l’illustrateur, car les dessins aident les enfants à s’initier à la lecture ».
Le général Désiré Philippe Ramakavelo, enseignant universitaire se montre plus sensible par rapport à une identité : « Il faut raviver nos contes et légendes, car ils transmettent la notion des valeurs fondamentales de nos ancêtres. Ils éveillent aussi l’imagination et l’esprit créatif chez les enfants ».
En tout cas, l’initiative du Café littéraire a été saluée. « Elle a permis de porter à nouveau une réflexion sur l’environnement littéraire à Madagascar », fait remarquer Cyprienne Toazara.
« Dans ce pays, il existe réellement des talentueux écrivains, mais par manque de promotion, on se contente toujours de se référer aux noms déjà connus », soulève-t-elle.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4489 du 15-12-2009

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