2009 novembre

18 novembre 2009

Tourisme - Carrefour des métiers de bouche de Niort : Madagascar très accueillie !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:22

La 10è édition du Carrefour des métiers de bouche mettant en exergue Madagascar s’est ouvert samedi au Centre d’Exposition de la commune de Niort.
La Grande Ile est très accueillie en étant invité d’honneur.
« Madagascar épice et parfume le Carrefour » titre dans son édition de dimanche le journal Le Courrier de l’Ouest. Une affiche séduisante qui fait honneur aux participants et opérateurs venus de Madagascar pour honorer cette grande invitation du Comité d’organisation du Carrefour présidé par Claude Guignard. A travers sa cuisine, malgache, si raffinée et très épicée et parfumée présentée par les deux grands chefs Lalaina Ravelomanana et Jackson, mais aussi son artisanat que l’EFAM et ses produits touristiques présentés par l’ONTM (Office National du Tourisme de Madagascar), Madagascar brille de mille feux au Carrefour. Rien que lors de la première journée de samedi, les va-et-vient du public au stand malgache de 500m² n’ont cessé. Les brochures sur le pays s’arrachent, la dégustation du punch à l’orange offert gracieusement la FHORM et l’achat sans arrêt des épices et produits artisanaux ne font que justifier cette affluence.
« C’est l’occasion de faire connaître beaucoup plus notre île au public français, malgré le fait que les français représentent près de 70% de notre clientèle », a tenu à remarquer Joël Randriamandranto, PCA de l’ONTM.
« Nous sommes venus redorer l’image de Madagascar et dire aux touristes qu’ils peuvent venir chez nous sans crainte », a précisé Eric Koller, Président de la FHORM (Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar).
« Notre présence à ce carrefour démontre l’importance que nous portons au secteur tourisme et l’appui ainsi que l’assurance que nous donnons aux opérateurs privés », a affirmé Irène Andréas, ministre malgache du tourisme et de l’artisanat, très satisfaite de l’affluence du public au stand Madagascar dès la première journée de samedi.
Samedi, les deux chefs Lalaina et Jackson, ont déjà fait deux démonstrations du savoir-faire culinaire malagasy : une brochette de saint-jacques qui a mis l’eau à la bouche au public très curieux de goûter à ce fameuse recette basée sur la cuisine française mais façonnée à la touche malagasy et un punch à l’orange parfumée aux épices de Madagascar.
« Durant les cinq jours du carrefour, nous allons faire deux démonstrations culinaires par jour », ont tenu à préciser en chœur les deux grands chefs malgaches, très contents et satisfaits de l’accueil qui leur est réservé par un public très curieux, avide de goûter à d’autres plats.

Une trentaine de délégation représente Madagascar à ce grand carrefour de Niort, qui est à sa dixième édition en près de vingt années d’existence. Outre la FHORM, on remarque la présence de l’ONTM et de l’ORTANA, le CTHT ainsi que de l’EFAM et de trois artistes entre autres le peintre Nonoh Ramaro, le valihiste Beneh et Rapasy qui expose aussi les instruments traditionnels malgaches peu connus de tous.

Extrait Moov.mg (Solofo Andrianjakarivelo) du 16-11-2009  

ECONOMIE - Sécheresse : La saison rizicole compromise

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:18

La saison culturale, notamment, la production rizicole dans la capitale et sa périphérie risque d’être compromise. Les paysans sont désemparés.
La terre gémit. Des craquelures et gerçures font actuellement place à une terre bien grasse dans les rizières d’Ankadievo-Antanambo, près du By-pass. Aucune goutte d’eau ne parvient dans cette rizière, depuis le mois d’octobre, de sorte que les jeunes plants et ceux repiqués commencent à perdre du tonus.
Une partie des jeunes pousses se dessèchent même jusqu’à la racine à cause des insectes typiques de la sécheresse, le « borer de tige ». À l’origine de cette catastrophe, dame pluie accuse du retard. « Dans le cas où la pluie s’abstient de tomber, encore pour quelques jours, nous risquons de perdre la totalité de la production de cette année. À la même période, l’étendue de la riziculture se baigne déjà dans l’eau et devient verdoyant », se plaint Georgette Razafimiandrisoa, une propriétaire de parcelles de rizière dans cette localité.
Les mêmes plaintes se font entendre de partout en ce moment. C’est le cas à Laniera, Sabotsy Namehana et ailleurs.
Et le problème s’avère généralisé dans la mesure où à Alaotra, le grenier à riz du pays, la situation est critique. « C’est tout le calendrier cultural qui commence à être perturbé en ce moment. L’insuffisance de l’eau nous contraint à reporter une à une les étapes, comme la plantation des jeunes pousses, le repiquage et ainsi de suite. Ce qui va engendrer de gros impacts sur la production de cette année », craint fort Germain Lesabotsy, un producteur contacté par téléphone, hier. Selon lui, la quantité d’eau existante fait actuellement l’objet d’un litige entre les membre de la fédération regroupant les utilisateurs d’eau.
À l’horizon, les précipitations attendues depuis les premières, ayant survenu au mois d’octobre, se font prier. Selon les prévisions de la météo d’Ampandrianomby, au mois de novembre et décembre, les précipitations seront insuffisantes dans plusieurs régions.
Situation inquiétante
De leur côté, les responsables de l’Autorité pour la protection de la plaine d’Antananarivo contre les inondations ne cache pas non plus leur inquiétude. « A ce rythme, je crains que l’irrigation risque d’être difficile au cas où la pluie ne tombe pas d’ici quelques jours », indique Phillipe Rateloson, directeur général de cette entité, en essayant d’arranger la situation depuis le réseau central. À l’heure actuelle, la rivière Sisaony se trouve à un niveau très bas, causant de la peine aux paysans riverains, comme à Ampitatafika et Fenoarivo.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4466 du 18-11-2009

Société - Nutrition : Mauvaise alimentation des Malgaches pour cause de pauvreté

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:16

Les régions Sud et Sud-Est sont les plus régulièrement confrontées au problème de malnutrition à Madagascar. Notamment à cause des aléas climatiques, essentiellement la sécheresse quasi-permanente, les inondations et les cyclones à répétition. Ce qui compromet à chaque fois l’issue des saisons agricoles. Ces derniers mois encore, 400.000 personnes dont une proportion non négligeable d’enfants en bas-âge, vivant dans l’insécurité alimentaire dans le sud, ont fait l’objet d’un appel à mobilisation de fonds auquel plusieurs pays, dont notamment les Etats-Unis ont répondu, permettant de mettre en œuvre des actions d’assistance auprès des populations les plus touchées.

La malnutrition est donc bel et bien une réalité à Madagascar, mais sa forme sévère ne touche pas la grande majorité des 20 millions de Malgaches. En revanche, cette majorité ne mange pas forcément à sa faim. En effet, dans les grandes agglomérations urbaines et notamment dans la capitale, la nourriture fait souvent défaut chez un grand nombre de ménages et les trois repas par jour ne sont pas toujours une réalité. Pour cause de pauvreté, les familles à faibles revenus sont régulièrement confrontées à ce problème de manque de nourriture. Ces cas se vérifient dans certaines écoles primaires publiques où les enseignants sont plus d’une fois en présence de cas de somnolence des enfants, des manques de concentration et parfois des évanouissements d’enfants à l’école, parce qu’ils « n’ont rien mangé le matin ». Amélie, institutrice dans une EPP de la périphérie en fait régulièrement l’expérience : « certains élèves sont fatigués et n’arrivent pas à suivre les cours. Ils disent qu’ils n’ont pas mangé avant d’aller à l’école. De tels cas qui tendent à se multiplier ces derniers mois contraignent les enseignantes à devenir des assistantes sociales malgré elles », raconte-t-elle.

Cette réalité ne se traduit pas toujours par des dommages physiques dus à une insuffisance alimentaire chronique. En revanche, les problèmes de retard de croissance, de faible poids à la naissance des enfants et parfois de malnutrition, sont des indices régulièrement observés auprès des personnels de santé dans les quartiers les plus défavorisés.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7989  du 18-11-2009

13 novembre 2009

Cahier Culture - Eric Manana : Un probable retour à l’Olympia l’année prochaine et un concert à Mada !

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 12:03

Hors du commun ! Le concert qu’a offert Erick Manana à l’Olympia l’était. Vêtu d’un ensemble blanc, le chapeau vissé sur la tête et guitare à la main, le chanteur entre donc en salle sous les applaudissements des 2000 spectateurs qui attendaient patiemment son entrée. Le rideau s’ouvre sur 14 musiciens, tous vêtus de noir. Les tubes s’enchaînent et le chanteur éblouit lors de chacune de ses prestations. L’ambiance était au délire ! De plus, ce samedi-là, le bà-gasy prenait un air plus moderne. Erick n’était, en effet, pas seul sur scène. Il y  avait derrière lui, tout un régiment de… musiciens qui l’accompagnaient dans chacune de ses prestations. Bassistes, violoncellistes, violonistes, pianistes, saxophonistes… ce qui donnait une tout autre dimension à son spectacle. Mais pour ceux qui n’ont pu être présents, à ce concert, Erick annonce une ou plutôt deux autres bonnes nouvelles.
Probable retour à l’Olympia. Pari gagné pour Erick Manana et compagnie! Ils étaient à la hauteur du concert, voire même plus. Raison pour laquelle un producteur français, présent lors de ce concert au boulevard des Capucines, penserait à refaire le même spectacle avec le chanteur et sa bande dans la même salle l’année prochaine. Tous ceux qui n’ont pu être aux premiers rangs samedi dernier pourront alors se rattraper l’année prochaine. Pour ses fans dans la Grande Ile, le chanteur prévoit également de tenir un grand concert au pays. Erick Manana d’indiquer : « Je voudrais d’abord remercier le public d’être venus si nombreux à l’ Olympia! Je ferai tout pour y revenir l’année prochaine pour ceux qui n’ont pas pu assister. D’ici-là, je ferai également un petit tour à Mada, avec la même équipe de musiciens car j’ai hâte de retrouver mes fans du pays! Alors, rendez-vous l’année prochaine dans la même salle! Tsy hafa fa havanareo e! ».

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7985 du 13-11-2009

Economie - HOTEL DES THERMES : Fermeture à compter de 8 décembre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:00

Les effets de la crise sont encore loin d’être terminés. Plus de 500 entreprises ont été déjà touchées en réduisant l’effectif de leur personnel, voire même en fermant leurs portes. Et voilà maintenant que le fleuron de l’hôtellerie de la région du Vakinankaratra, l’hôtel des Thermes, se voit contraint de mettre au chômage technique l’ensemble de son personnel comptant au nombre d’une soixantaine d’employés. Le directeur général du groupe Sofitrans S.A, Rabariharivelo Josette, qui est le gérant statutaire de cette infrastructure d’Etat, l’a déclaré hier lors d’une conférence de presse. L’hôtel des Thermes sera ainsi fermé à compter du 8 décembre prochain et ce, jusqu’à ce que la situation se rétablisse. D’autant plus, les mois de décembre et janvier constituent toujours une saison morte pour le tourisme régional.

Obstacles à l’arrivée des touristes

En fait, cet opérateur touristique reste pessimiste car la saison du tourisme en 2010 est également aléatoire dans la mesure où Madagascar figure encore dans la liste rouge des pays à risque. A titre d’illustration, Quai d’Orsay n’a, pour l’heure, pas levé qu’il est déconseillé de venir à Madagascar car c’est une destination à risque, compte tenu des événements politiques sur place, a-t-on évoqué. Même si les tarifs ont été réduits jusqu’à 50% au début du second semestre 2009, l’hôtel des Thermes accueille de moins en moins de clients tandis que les réservations reçues sont annulées. A part la psychose sur la grippe A, la recrudescence de l’insécurité y compris les alertes à la bombe, sont, entre autres, des obstacles empêchant l’arrivée des touristes, sans compter les impacts de la crise financière. Néanmoins, le groupe Sofitrans ne ménage pas ses efforts pour promouvoir la destination Madagascar avec les autres opérateurs en participant aux différents salons internationaux et en contactant des partenaires dans d’autres pays tels en Espagne et à Londres. 

Charges fixes à payer

Notons que le groupe n’a pas cessé de soutenir financièrement l’hôtel des Thermes depuis ces dix mois d’incertitude si celui-ci avait une autonomie de gestion réalisant même un bénéfice de plus de Ar 100 millions en 2008. Ce profit a été alloué au paiement des charges fixes comme la facture de la Jirama s’élevant à 9 millions Ar/mois, le salaire des employés à 12 millions Ar/mois et le loyer à 1,2million Ar/mois, qui sont tous impératifs. « En effet, même si l’hôtel des Thermes est en situation de perte durant cette crise, le ministère de tutelle ne nous accorde aucun rééchelonnement de paiement du loyer mensuel », a évoqué Alain Raveloson, le directeur général. D’où la décision de fermer la société et de mettre au chômage technique les employés. Une mesure qui peut être renouvelée de 3 mois suivant la loi si le secteur du tourisme reste dans une grande impasse.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7985 du 13-11-2009 

12 novembre 2009

RéGION - Redevances minières : QMM verse la 1ère tranche des taxes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:34

L’exploitation de l’ilménite commence à rapporter de l’argent à l’Etat. A la suite de l’exportation du minerai, QMM a payé une partie des redevances.
Qit Madagascar Minerals (QMM) s’est acquitté, pour le compte du Trésor de Tolagnaro, d’Ar 335 818 766,90, au titre de redevances minières dans l’exploitation de l’ilménite. Il ne s’agit que de la première tranche.
Selon la société, le paiement a trainé à cause de l’attente de l’arrêté interministériel, sorti seulement en septembre, qui détermine la répartition des 2% de la valeur de vente à l’Etat. Le décret d’application de 2006 a évoqué le partage en 0,6% pour la redevance proprement dite, et 1,4% pour la ristourne minière.
Le code minier précise la répartition du pourcentage de 0,6% au niveau des services techniques publics des mines.
Quotes-parts
Un arrêté régional stipule le partage de la ristourne au niveau de la région et des communes concernées par l’exploitation. Selon les responsables, elle est divisée en trois parties : 30% pour la région Anosy, 60 % pour les communes concernées (Ampasy Nahampoana, Mandromondromotra, et Tolagnaro), et 10% pour la province autonome de Toliara.
La redevance minière au profit de l’Etat s’élève à 100 745 630,12 ariary, tandis que la ristourne en faveur des collectivités décentralisées est de 235 073 136,78 ariary. Du fait de la suppression de la province autonome, sa part se trouve en suspens et mise dans un compte bloqué en attendant de nouvelles dispositions.
Par ailleurs, la région Anosy a publié un arrêté définissant les quotes-parts des communes concernées par l’extraction. Il a été convenu avec les autorités de tutelle que leur affectation effective doit attendre le résultat du contrôle de légalité de cet arrêté régional par l’Etat.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4461 du 12-11-2009

Société - Ecole d’Ambalona réhabilitée : Promesse tenue pour Hope For Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

C’est le 5 novembre dernier que la clé de l’école primaire publique du fokontany Ambalona, région Vatovavy Fitovinany a été remise aux autorités locales. Cette école avait été ravagée par un cyclone au début de cette année 2009. L’organisation Hope for Madagascar avait promis de financer la réhabilitation de cette école. Les travaux ont commencé le 10 octobre dernier et ont duré vingt jours. 20 000 000 Ariary ont été nécessaires selon l’annonce faite par ladite organisation qui a financé la réhabilitation. Sur cette somme, la population bénéficiaire a participé à hauteur de 2 000 000 Ariary à travers la fourniture de sable, de bois et de pierre.

Le nouveau bâtiment mesure 15 mètres de longueur et 7,5 mètres de largeur, avec deux salles de classes. Le coordonnateur national de Hope For Madagascar, Randriamanjatonony Gabrie a participé aux travaux au côté du Chef ZAP de la Commune Sandrohy, Randrianasolo Armand et du maire de ladite Commune. L’inauguration officielle de ce nouveau bâtiment scolaire ne sera effectuée qu’au mois d’octobre 2010, lors de l’arrivée dans la grande Île du président de l’organisation Hope For Madagascar, Fanjarivo Rakotonirina.

Hope For Madagascar

L’organisation Hope for Madagascar est une organisation à but non lucratif, qui a son siège à Boulder, Colorado, aux Etats Unis. Elle a pour objectif de collecter des fonds pour aider la population Malgache dans son développement communautaire. Le fondateur de l’organisation, Georges A. Raelisaona, est arrivé à Madagascar le samedi 3 octobre 2009. La réhabilitation d’une école rentre dans l’un des trois axes d’intervention de l’organisation, à savoir : l’échange d’expérience entre les élèves des deux pays que sont Madagascar et les Etats-Unis, l’adduction d’eau et la construction d’école.

L’échange d’expérience entre élèves rentre dans le cadre du L.E.E.P ou « Live Experience Exchange Program ». Il peut s’agir d’un échange d’expériences entre malgaches, pourvu qu’ils n’habitent pas la même région. Il peut aussi s’agir d’un échange entre un étudiant malgache et un étudiant américain. Ses échanges sont faits pour avoir des conséquences sur la conservation de l’environnement selon la promesse de l’organisation. A cet effet, Hope for Madagascar organise des visites de parc national.

Adduction d’eau

L’organisation Hope For Madagascar a aussi un volet adduction d’eau dans son programme. Il y a une collaboration entre Hope For Madagascar et Engineers Without Borders sur ce secteur d’intervention. Une collaboration qui entre dans sa deuxième phase. Deux ingénieurs ont été déjà envoyés à Madagascar l’année dernière pour évaluer la faisabilité du projet. C’est le fokontany Ambalona qui a été choisi pour ce projet. Deux autres ingénieurs vont venir à Madagascar au début du mois de décembre 2009, pour contrôler la réalisation des travaux, en collaboration avec Bush Proof Madagascar. Ces deux ingénieurs, Tom Rutkowski et Ryan Tolene, devraient arriver le 30 novembre.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 12 novembre 2009

Economie - Projet Environnement d’Air France : Une première année encourageante

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:28

11 novembre 2008-11 novembre 2009, cela fait exactement un an (hier) que la compagnie aérienne Air France s’est engagée, avec l’Ong GoodPlanet et le Wwf, dans un programme de lutte contre la déforestation à Madagascar. Projet Historique de lutte contre la déforestation, tel est le nom de ce projet auquel le transporteur aérien consacrera 5 millions d’euros.
Après une année de mise en œuvre, l’heure était au rapport pour les partenaires impliqués dans le projet.
L’on a compris à travers les différentes présentations effectuées hier au Lycée Français d’Ambatobe que la première année du projet était très encourageante. «L’on a remarqué une forte implication des communautés concernés par le projet», devait affirmer Pierre Caussade, Directeur Environnement et Développement Durable d’Air France. Et d’ajouter : «Il a été constaté que les besoins sont énormes en matière de restauration forestière» Il a également assuré que les efforts entrepris dans le cadre de ce projet sont palpables. Tsihombe ; Morombe ; Ford Dauphin ; Fandriana ; Andapa ; Bealanana, sont les sites d’intervention de ce projet d’Air France, qui porte sur une superficie de 500 000 hectares. Romuald Vaudry, responsable de GoodPlanet  de noter, quant à lui, que beaucoup de gens vivent à Madagascar de la forêt, et lutter contre la déforestation équivaut à sauver la vie des milliers de gens mais aussi réduire les émissions de carbone. Il faut noter que le Projet de Lutte contre le changement climatique consiste à stocker 70 millions de tonnes de CO2.
Rappelons que ce programme a pour objectifs la création de 350 000 ha d’aires protégées ; le transfert de gestion de 14 000 Ha de forêt. Air France, dans son projet Environnement vise également à restaurer 20 000 Ha de paysages dégradés pour faire des reboisements à vocation énergétique sur une superficie de 3 000 Ha.
Dans le concret, les initiateurs du projet se sont déjà attelés, entre autres, à la promotion des pratiques alternatives : la culture sous couverture végétale ; l’arboriculture fruitière ; les cultures maraîchères. Il faut noter aussi qu’il est question de développer des activités génératrices de revenus.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7984 du 12-11-2009

10 novembre 2009

Cahier Economie - Chine – Afrique : Huit nouvelles mesures pour renforcer la coopération

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

La coopération sino-africaine sera renforcée dans les trois années à venir. Le premier ministre chinois Wen Jiabao a annoncé, lors de la conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine, qui s’est tenue le 8 novembre dernier à Charm-el-Cheick (Egypte) les 8 mesures de renforcement de ladite coopération.

Partenariat

La première mesure concerne le dossier brûlant du changement climatique, et propose la création d’un partenariat sino-africain pour organiser des consultations officielles non périodiques et renforcer la coopération en matière de surveillance météorologique. Et comme la Chine est une nation qui allie les actes à la parole, elle financera la réalisation de 100 projets d’énergie propre (énergie solaire, biogaz, microcentrale hydroélectrique) en Afrique.
Dans le domaine de la coopération scientifique, la deuxième mesure chinoise propose la mise en place d’un programme de partenariat scientifique sino-africain pour réaliser 100 projets- pilotes en matière de recherche scientifique. Par ailleurs, la Chine offrira 100 bourses post-universitaires à des étudiants africains  et les aidera dans leur installation en Afrique après leurs études.

Prêts

La troisième mesure envisagée par la Chine consistera en l’octroi de 10 milliards de dollars sous forme de prêts à taux préférentiel aux pays africains pour les 3 prochaines années. Par ailleurs, le gouvernement chinois soutiendra les institutions financières chinoises en vue de la création de systèmes de prêts spéciaux d’un montant d’un milliard de dollars, en faveur des petites et moyennes entreprises africaines. Toujours dans le domaine des aides publiques au développement, la Chine procédera à l’annulation des dettes gouvernementales, liées aux prêts sans intérêt arrivant à échéance en fin 2009, des pays pauvres très endettés et des pays les moins avancés africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine.
Dans la quatrième mesure, la Chine ouvrira d’avantage le marché chinois aux produits africains en accordant un tarif douanier zéro en faveur de 95% des produits en provenance des PMA africains en relation diplomatique avec la Chine. Ainsi, pour commencer, dés 2010, 60% des produits africains bénéficieront de ce traitement de faveur.

Coopération agricole

La cinquième mesure chinoise est destinée à intensifier la coopération agricole avec l’Afrique. Ainsi, 20 centres pilotes de techniques agricoles seront installés en Afrique et le gouvernement chinois enverra 50 missions techniques agricoles en Afrique pour former 2000 techniciens agricoles. L’objectif étant de veiller à la sécurité alimentaire dans les pays africains. La sixième mesure qui concerne le domaine sanitaire porte sur l’octroi de 500 millions de Yuan RMB (73 millions de USD), pour la fourniture d’équipements médicaux et de médicaments contre le paludisme, en faveur de 30 hôpitaux et de 30 centres de prévention et e traitement du paludisme réalisés par l’aide chinoise en Afrique, et de former 3000 personnes en soins médicaux africains.

Amitié

La septième et avant-dernière mesure renforcera la coopération en matière de ressources humaines et d’éducation. La Chine aidera ainsi les pays africains à construire 50 écoles d’amitié sino-africaine, à former 1500 dirigeants d’écoles et enseignants africains. En 2012, le nombre d’étudiants africains bénéficiant de bourses d’études du gouvernement chinois atteindra les 5500. Par ailleurs, la Chine va former 20.000 talents, toutes catégories confondues pour les pays africains.
Enfin, dans la huitième mesure relative aux échanges humains, la Chine propose la mise en œuvre du programme d’échanges et de recherche conjointe sino-africain, afin de promouvoir les rencontres et la coopération entre les chercheurs et les experts chinois et africains dans le domaine du développement. Bref, la Chine est plus que jamais partie pour renforcer les relations avec l’Afrique.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7982 du 10-11-2009

RéGION - Maroantsetra : Les lémuriens exposés à tous les risques

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:20

« On vit avec les moyens du bord. À défaut de pouvoir se procurer de la viande ordinaire, on se rabat sur ce qui est disponible », avance un travailleur journalier opérant dans le trafic de bois de rose.
« Je n’ai aucun remord parce que c’est le seul moyen de survie », ajoute-t-il insoucieusement.
Si sur la RN5 reliant la ville de Maroantsetra et Toamasina, les traces de l’extermination des primates sont invisibles, la situation est tout à fait différente dans l’arrière-pays. Sur les pistes qui mènent vers la réserve de Makira, le moindre sac ou tout autre colis porté à dos d’homme peut être suspecté. Il suffit de maîtriser le dialecte local et avoir un accoutrement adapté à la sous-région pour que les « braconniers » vous proposent la marchandise.
Lors de notre passage à Voloina, fin septembre, un sexagénaire édenté aux cheveux presque gris n’a pas hésité de nous interpeller alors qu’on ne soupçonnait rien sur son comportement. Dans son paquetage, deux lémuriens de races différentes, ligotés au fond d’un sac sont prêts à être livrés. « J’ai un fidèle client à Maroantsetra, mais cette fois, je préfère le céder dans le coin. Je n’ai pas assez de temps pour me rendre en ville », dit-il, sans se soucier de ce qui peut lui arriver.
« La protection des lémuriens ne semble pas être la priorité des autorités. Jusqu’ici, c’est surtout le bois de rose qui accapare le plus d’attention », s’insurge un membre d’une association environnementale. « Quand on parle des primates, et les dangers auxquels ils sont exposés, très peu de gens en sont sensibles », dit-il. « C’est normal parce que le kilo de lémurien est dérisoire comparé au prix du bois de rose », ironise-t-il.
Pour certains, l’extermination des lémuriens est une pratique tacitement autorisée. L’annonce de la location d’un couple d’aye-aye par l’ancien ministre de l’Environnement et le chef de la région Analanjirofo en juillet 2009 semble le confirmer. « Nous projetons d’envoyer deux aye-aye à l’étranger pour une durée de un an, et ce à titre de location. Ils nous seront restitués passé ce délai. Cela va apporter beaucoup d’argent pour notre région », déclare Saina Michel lors de son allocution devant le public au stade de Maroa, le 25 juillet dernier. Ce qui a provoqué la colère et le doute des environnementalistes. Jusqu’ici, personne n’est au courant de la suite de ce projet.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4459 du 10-11-2009

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