2009 octobre

20 octobre 2009

ECONOMIE - Construction : Chiffres en baisse pour les entreprises

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:53

Le secteur construction a été frappé de plein fouet par la crise nationale. Les sociétés prévoient une baisse de leurs chiffres d’affaires.
Fausses estimations. Compte tenu de la crise internationale, les sociétés immobilières s’attendaient à une baisse de leurs chiffres d’affaires, de l’ordre de 15 à 20%. Cependant, l’instabilité politique a creusé davantage cette perte qui s’affiche en moyenne, entre 20 à 30%. Les grands bâtiments ainsi que les villas personnelles en sont concernés. La crainte de l’insécurité constitue le premier facteur de réticence des clients.
« Les investissements dans l’achat de terrain restent assez stables par rapport à l’année dernière. Mais en ce qui concerne les constructions, les propriétaires prennent du recul à cause de l’insécurité », explique un responsable de Packimmo, du groupe Sipromad. « Les investissements dans les grands bâtiments ainsi que les constructions de cités sont en suspens », ajoute ce dernier.
Vivement 2010
Les travaux entamés dans le cadre du Sommet de la Francophonie en 2010 et qui sont en cours de
finition constituent, entre autres, les seuls grands chantiers mis en œuvre.
Face à la situation, certaines sociétés lancent des promotions, d’autres se sont délocalisées dans d’autres provinces comme la société « Trano mora vidy » ou constructions pas chères. La société Packimmo prévoit une promotion dans certaines localités, entre autres, Alasora et Ankadikely.
« Nous avons ouvert une agence à Toamasina. Ici, il y a une forte demande. Celle de Tana n’a pas été opérationnelle, pendant un certain moment », indique Eugène Randriamiandrisoa, directeur général.
En tous cas, tous s’attendent à de meilleurs résultats l’année prochaine. « Nous espérons que la crise politique va se résoudre, et que la sécurité et la stabilité soient rétablies pour que les acheteurs retrouvent le courage d’investir dans la construction ».
Actuellement, la dispora malgache représente une part importante de la clientèle de l’immobilier. Selon les sociétés, elles représentent 20 à 40% de l’ensemble. Le prix d’achat des maisons qu’ils commandent varient entre 100 millions à 400 millions d’ariary.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4441 du 20-10-2009

Développement - Aide au développement : Rapport Eurobaromètre favorable

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:50

Neuf Européens sur dix restent très favorables à l’aide au développement malgré la récession.

A la veille de la quatrième édition des Journées européennes du développement, un rapport Eurobaromètre spécial (n°318) consacré à « l’aide au développement en période de crise économique » montre que la crise qui frappe les pays européens n’a pas entamé le soutien de l’opinion publique à l’aide au développement, qui reste élevé.Près de 90 % des Européens continuent de penser que le développement est une question importante et 72 % sont favorables au respect des engagements souscrits à l’égard des pays en développement, voire à leur renforcement. Pour M. Karel De Gucht, commissaire européen chargé de la coopération au développement et de l’aide humanitaire, « ce sondage montre clairement que les citoyens attendent de leurs gouvernements et de la Commission européenne qu’ils mettent la main au porte-monnaie pour financer l’aide au développement. Même dans le contexte de la crise économique, j’en appelle à nouveau aux États membres de l’UE pour qu’ils respectent leur engagement d’augmenter l’aide au développement pour la porter à 69 milliards d’euros d’ici à 2010, ce qui correspond à l’objectif à mi‑parcours fixé dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement ».Une large majorité des citoyens européens (61 %) considère que l’Europe peut contribuer positivement au débat sur le développement à l’échelle mondiale. « Les Européens comprennent de mieux en mieux l’enjeu du développement. Ils réclament une meilleure couverture des questions relatives au développement par leurs médias nationaux », indique Mme Margot Wallström, vice-présidente de la Commission européenne et commissaire responsable de la stratégie de communication.Il est intéressant de noter que la crise économique n’est pas considérée comme particulièrement menaçante pour les pays en développement. Un Européen sur deux voit la pauvreté comme le principal défi à relever par ces pays, devant la crise économique et la crise alimentaire (35 %). Les Européens semblent comprendre qu’au-delà de la récession économique, la pauvreté est le problème structurel majeur.Autres résultats intéressants :
- Deux Européens sur trois (64 %) justifient l’octroi de l’aide par des raisons d’intérêt propre, à savoir le commerce, le terrorisme, les migrations et les relations politiques avec les pays tiers.
- Il n’y a pas de désintérêt pour la question, 42 % des Européens réclamant une couverture médiatique accrue des problèmes liés au développement.
- 74 % des Européens n’ont jamais entendu parler des objectifs du millénaire pour le développement, mais ce taux est inférieur à celui de 2007 80 %).

Contexte

Le rapport expose les résultats à l’échelle de l’UE, mais aussi par pays. Ceux-ci montrent que la coopération au développement contribue à resserrer les liens entre les États membres au sein de l’Union européenne. L’efficacité de l’aide requiert une cohérence accrue et un consensus plus large entre les États membres. Les sondages européens montrent que depuis 2004, les différences entre les pays s’estompent, notamment entre les pays qui ont rejoint l’UE depuis 2004 et les autres États membres.

Des données sont fournies sur le niveau d’éducation, l’âge et le statut socio‑économique des personnes interrogées.Le rapport Eurobaromètre spécial n° 318 sur « l’aide au développement en période de crise économique » a été réalisé en mai-juin 2009. Il visait à apprécier si, dans les pays européens, la récession économique avait entamé le soutien de l’opinion publique à la coopération au développement. Bien que ce sondage, le dernier en date, ait eu pour objectif premier d’évaluer l’incidence de la crise sur la manière dont les Européens perçoivent l’importance de l’aide au développement, il s’inscrit dans le cadre d’une série visant à étudier le degré de sensibilisation des Européens aux questions liées au développement depuis 2004. Des comparaisons avec les résultats d’enquêtes antérieures sont effectuées lorsque cela est possible.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 20 octobre 2009

19 octobre 2009

Culture - Madajazzcar : Un grand cru pour cette 20e édition

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:08

Rideau sur ce festival de jazz. On n’a pas vu passer ces quinze jours.

Les concerts ont tous été de grande qualité.Il ne fait pas encore partie du circuit des grands festivals internationaux de jazz, mais Madajazzcar ne devrait pas longtemps trader à l’intégrer. Cette 20e édition a tenu toutes ses promesses, la participation internationale étant d’une grande qualité. L’organisation de ce festival a été dans son ensemble d’une très bonne tenue. Les amateurs de jazz ont été très satisfaits et sont venus nombreux aux concerts. Les ateliers dirigés par de grands professionnels ont connu beaucoup de succès.
Madajazzcar 2009 a permis de voir de grandes stars internationales du jazz qui ont comblé les mélomanes. Que ce soit avec  le pianiste Jeff Gardner qui était déjà venu à Madagascar au début des années 90, le trompettiste Boney Fields, le saxophoniste français  Pierre Levy, la guitariste allemande Leni Stern, le bassiste malgache Sylvain Marc, le batteur malgache Tony Rabeson, les swingueurs sud-africains du Soweto street quartet ou les musiciens cubains du Habana Sax, le plaisir des aficionados fut le même. Les jazzmen locaux qui furent programmés cette année furent au diapason de leurs pairs étrangers. Silo, Haja et ses potes de Solo Miral, Solo, les musiciens de Social Fusion, ceux de Big Pulse ou de M’bota, furent éblouissants. Madajazzcar 2009 s’est terminé en beauté par le jazz podium de Betongolo qui a rassemblé beaucoup d’amateurs de bonne musique. Ces derniers n’ont pas boudé leur plaisir. Ils n’oublieront pas de sitôt la prestation de Leni Stern et des musiciens malgaches qui l’ont accompagnée ou de Habana Sax qui les a enthousisamés. Rendez-vous est donné à tous pour le Madajazzcar 2010.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7963 du 19-10-2009 

Economie - Les femmes rurales sont les promoteurs de l’innovation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:04

JMA A AMBOHIMAHASOA. Plus de Ar 1,9 million ont été collectés dans le cadre de l’opération Téléfood.

Près de 53% des paysans à Madagascar sont composés de femmes. Non seulement, celles-ci sont des bons payeurs en matière de remboursement de crédit à l’échéance mais elles font partie  des promoteurs de l’innovation dans le domaine du secteur agricole. C’est ce qu’on a appris lors de la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMR) et de celle de la Femme Rurale (JMFR) qui s’est tenue la semaine dernière à Ambohimahasoa, dans la région de Haute Matsiatra, et ce, en présence du Représentant de la FAO. A part les diverses manifestations, un atelier national de formation qui a vu la participation d’une centaine de femmes rurales représentant les 22 régions,  a été organisé dans le cadre de cet événement en vue d’échanges d’expériences entre elles. 

Beaucoup de talent

« La femme rurale au cœur de l’innovation » était d’ailleurs le thème choisi. Et parmi les innovations réalisées et présentées, on peut citer entre autres la transformation du manioc pour obtenir une variété de ships ou « krakie » ainsi que la fabrication de savon et de bougie à base de la plante jatropha. Les arts culinaires faits à base de Morenga ou « Anananambo » et le cresson, ne sont pas en reste, sans compter les différentes techniques et variétés de cultures modernes et plus performantes  tel le manioc qui peut obtenir un rendement de 30kg par pied. Une conférence-débat s’est ensuite tenue après cet atelier national de formation aux femmes rurales à l’issue de laquelle, le problème de financement a été évoqué. En fait, les femmes rurales s’y mettent pour développer leurs activités mais elles n’osent pas prendre des risques malgré le fait qu’elles ont beaucoup de talent en matière de création et d’innovation, a-t-on appris.

Intensification des appuis

Par ailleurs, la célébration de la JMA est toujours associée à l’opération Téléfood qui vise à collecter des fonds en vue de financer des projets durables de dimension modeste. Ces projets aident les paysans vulnérables, en particulier les femmes rurales, à créer des activités génératrices de revenu ou à produire davantage en vue d’améliorer la nourriture de leurs familles. Le thème choisi porte d’ailleurs sur « Atteindre la sécurité alimentaire en temps de crise ». Et rien qu’à Ambohimahasoa, une somme de plus de Ar 1,9 million a été collectée contre plus de Ar 36 millions depuis 1997 à 2008, a-t-on appris. Le ministre de l’Agriculture, Jaonina Mamitiana, a réitéré que les appuis aux paysans, en particulier les femmes rurales, seront intensifiés lors de cette cérémonie.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7963 du 19-10-2009  

Environnement - À défaut des arbres, les gains illicites fleurissent

Enregistré dans : Non classé — Josielle @ 11:00

Après les actions qui ont permis la saisie à Toamasina des 91 conteneurs de bois de rose ayant quitté en douce Vohémar début octobre, la task force regroupant agents du Ministère de l’Environnement et des Forêts, forces de l’ordre et douanier continue ses investigations.

L’on aura certainement bien du mal à réconcilier les conteneurs identifiés et les autorisations « exceptionnelles » d’exportation qui ont été délivrées ou annulées par les autorités successives : on connait au minimum l’autorisation délivrée en janvier par le gouvernement Ravalomanana pour l’exportation de 1500 tonnes de troncs qui auraient été « abattus par les cyclones », et celle donnée en septembre par le gouvernement de la HAT pour autoriser le départ de 325 conteneurs pour « apaiser la situation socio-éco-politique qui prévaut dans la région », tout en soumettant les opérateurs à une pénalité de 72 millions d’Ariary par container. Précisons qu’un container peut contenir de 20 à 30 tonnes de bois, et qu’un rondin peut peser jusqu’à 400 kg.

Au grand dam des défenseurs de l’environnement, les opérateurs ont jonglé à coups de pots de vin entre ces différentes autorisations, quand ils n’ont pas purement et simplement décidé de s’en passer. Iharana (Vohémar) a longtemps passé pour un port d’où l’on pouvait faire quitter en douce la marchandise, mais il est probable que des départs se font également directement à partir de plages facilitant l’accostage nocturne et à marée haute de bateaux. Le nom de la plage d’Ambatomitraka Manolotsoa dans la région d’Antalaha a ainsi été récemment évoqué.

Près de 600 rondins ont été saisis par la task force au cours des dernières semaines, dissimulés dans les rizières et les lacs ou enterrés dans le sable d’une plage du fokontany de Fotsimaro, près de Mananaro Nord.

Le ministère de l’environnement affirme que les opérations en cours ont pour but de liquider ou saisir tous les stocks dissimulés afin de pouvoir à l’avenir appliquer plus facilement les textes en vigueur. Les défenseurs de l’environnement plaident pour leur part depuis longtemps que la meilleure manière de faire face à ce problème de coupes et exportations illicites est d’interdire purement et simplement tout ramassage de bois précieux, y compris les arbres morts gisants. Étonnamment, dès qu’il y a un cyclone, les arbres déclarés touchés sont toujours les bois les plus durs, ceux qui devraient logiquement tomber en dernier.De « nouveaux riches » de la région de la Sava sont les symptômes les plus visibles de ces vieux trafics. Certaines sources laissent entendre que c’est près de 11.000 tonnes qui ont été exportées depuis le début de l’année, et que le prix final d’un conteneur à Hong Kong dépasse les 200 000 dollars.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 19 octobre 2009

SOCIAL - Pauvreté : Les enfants rêvent d’un monde meilleur

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:56

Cette année, le thème de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté a été orienté vers la participation de la famille et les enfants. Le Kianja Maitso d’Alasora a accueilli, samedi, des centaines d’enfants exprimant leurs opinions sur le monde sans pauvreté.
Des enfants sélectionnés pour le programme d’alphabétisation du programme des Nations unies, pour le développement, ont élevé leur voix pour une vision meilleure, répondant aux attentes des objectifs du millénaire pour le développement.
« Je veux devenir pilote et m’efforce d’atteindre cet objectif », confesse Njara, 14 ans qui n’a connu l’école qu’à un âge avancé, mais a pu obtenir son premier diplôme primaire, grâce au programme d’alphabétisation ASAMA.
Soatiana, ancien porteur de briques à Alasora souhaite aussi continuer l’école pour un meilleur métier plus tard. « La pauvreté ne doit pas être l’héritage de la future génération», confesse-t-elle.
Pour les Nations-Unies, s’investir pour l’enfance et la réalisation de leurs droits est un moyen efficace pour éradiquer la pauvreté. Une convention de financement entre le PNUD et la BFV-SG pour le projet alphabétisation, marque d’une pierre blanche la célébration de samedi.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4440 du 19-10-2009

 

17 octobre 2009

Notes du passé - Vie malgache, vie européenne

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:38

Le 24 mai 1824, le Rév. Jeffreys donne quelques renseignements sur la vie en Imerina à cette époque, dans une lettre à M. Hankey, trésorier de la London Missionary Society. Le missionnaire anglais qui est installé à Ambatomanga, répond au souci manifesté par les directeurs de la LMS de connaître avec le plus de précision les sommes nécessaires à allouer annuellement aux missionnaires qui vivent en Imerina. Le Rév. Jeffreys «a évidemment considéré plus le mode de vie d’une famille européenne, en l’occurrence la sienne, que celui d’une famille malgache» (Jean Valette, archiviste paléologue).
C’est pourquoi, en ce qui concerne le mode de vie malgache, Jeffreys n’en donne qu’une seule indication en se référant à James Hastie, agent britannique et fin connaisseur des réalités malgaches. D’après ce dernier, 10 piastres espagnoles suffisent amplement pour assurer le train de vie d’une famille distinguée («one of the most respectable of the Malagasy family»). Soit 120 piastres par an, «somme que d’ailleurs Jeffreys considérait comme plus élevée que ce qu’il avait constaté dans la réalité».
Cette indication ne donne cependant pas de précision sur la famille en question, restreinte ou grande, mais Jeffreys parle sans doute d’une famille comparable à la sienne de 3 à 4 personnes. Jean Valette préfère aussi convertir en francs Thermidor les 120 piastres espagnoles, soit 600 francs, pour avoir une notion de la valeur réelle des dépenses familiales malgaches. «Ce qui équivaut au plus à 120 piastres ou 600 francs par an». D’autre part, il faut ajouter à ces dépenses un certain nombre de produits et objets introuvables sur place.
Ainsi, pour Jeffrey il est nécessaire de disposer par an de 200 livres sterling (1 000 piastres espagnoles ou 5 000 francs Thermidor). Ce qui implique une différence entre le Malgache et l’Européen de 4 000 francs, «et un ordre de grandeur de 1 à 8». Le missionnaire anglais essaie d’expliquer cette différence considérable.
Selon lui, la première raison est d’ordre psychologique. Les Malgaches vendent aux Européens les produits plus cher qu’ils ne les vendraient à leurs compatriotes. «Nous sommes obligés à tout le moins d’acheter toutes choses dans les plus mauvaises conditions. Beaucoup de Malgaches ne vendront pas à un Blanc comme ils l’auraient fait à un indigène, ayant l’idée que tout Blanc doit être par ce fait même une personne riche».
De ce fait, Jeffreys estime que les dépenses d’une famille européenne en ce qui concerne les produits du pays s’élèvent à 50 livres sterling, soit 250 piastres ou 1 250 francs. «Sur les produits même du pays, l’augmentation entre les prix payés par un Malgache et par un Européen vont de 1 à 2».
À cela doit s’ajouter un certain nombre de produits, dont l’usage ne semble pas figurer dans le mode de vie malgache et dont les missionnaires, aussi ascètes soient-ils, éprouvent le besoin: thé, café, sucre, sel… et «beaucoup d’autres choses». «Parmi celles-ci, très curieusement, Jeffreys mentionne le pain qu’il faut faire venir de Maurice! Relevons aussi les vins et les alcools. En cas de maladie!»
Jeffreys donne enfin des précisions sur les prix de deux objets. Un costume d’homme: 500 piastres ou 250 francs. «L’imprécision de nos connaissances sur les tissus alors utilisés enlève beaucoup aux conclusions que l’on peut en tirer».
Une tasse et sa soucoupe en faïence anglaise (earthen ware): 1 piastre ou 5 francs. «Relevons que Jeffreys note que la faïence des Indes coûte plus cher que celle provenant d’Angleterre».
Et Jean Valette de conclure: «Les quelques données fournies par la lettre de Jeffreys se révèlent somme toutes assez limitées».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4439 du 17-10-2009

16 octobre 2009

ECONOMIE - AGOA : Verdict sur Madagascar en décembre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:31

Les États-Unis sortiront en décembre la liste des pays bénéficiaires de l’Agoa pour 2010. Le cas de Madagascar sera soulevé.
L’attente se prolonge pour Madagascar. Le sort de la Grande île au sein de l’Africa Growth Opportunity Act (Agoa) ne sera connu que vers la fin de l’année. Le président américain Barak Obama ne signera la liste définitive des pays qui continueront à bénéficier de ce privilège qu’au mois de décembre. L’éligibilité ou non de Madagascar sera donc connue en même temps que celle des autres bénéficiaires africains.
Pour l’instant, les employés des entreprises franches du secteur textile sont loin d’être rassurés par l’évolution politique locale. « Nous sommes obligés d’attendre cette officialisation. Mais face aux enjeux, nous allons nous mobiliser pour maximiser nos chances et solliciter l’appui du monde entier pour plaider en faveur de Madagascar à travers le site web www.regulations.gov, déclare une source proche du Groupement des entreprises franches et partenaires.
Avantages douaniers
L’Agoa est une facilitation fiscale accordée par le gouvernement américain à certains pays africains dont Madagascar, qui exportent aux États-Unis. Pour la Grande île, cette opportunité a favorisé l’implantation d’entreprises franches du secteur textile.
Celui-ci représente près de 100 000 emplois. Mais depuis le changement dit anti-constitutionnel du régime, Madagascar a été menacé d’exclusion de la liste des bénéficiaires. Une sanction qui entraînerait la fermeture de ces entreprises et donc le chômage pour tous leurs employés.
Ainsi, tout est maintenant lié à l’évolution politique du pays et au retour rapide à l’ordre constitutionnel, une des conditions d’éligibilité à l’Agoa. Pour Noelson William, ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, la menace est levée avec la mise en oeuvre de la Charte de Maputo. «Les autorités américaines ont attendu des décisions politiques. Maintenant que celle-ci est mise en oeuvre, la question de la suspension de l’Agoa ne devra plus tenir. Les employés des entreprises franches ne devront plus paniquer », rassure-t-il, en marge d’une visite des ateliers du groupe Sipromad à Alarobia hier.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4438 du 16-10-2009

RéGION - Soalala : Le trafic de tortues s’accentue

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:26

Alerte au parc national de la baie de Baly, dans le district de Soalala. Les tortues à éperons, ou angonoky, sont en voie de disparition. Non seulement à cause des feux de brousse mais surtout en raison de trafics au niveau national et même international.
Une tortue est écoulée à 10 000 euros la pièce à l’étranger, si elle est achetée à 30 000 ariary sur place. Ce qui favorise le trafic de cette espèce endémique rare à Madagascar.
Lors de la 3è édition du festival culturel Angonoky, les 26 et 27 Septembre à Soalala, le chef de la région Boeny, Jean Christophe Noël Rasoloniaina, a rappelé que l’existence de l’angonoky fait la fierté du région Boeny et de tout Madagascar.
«Les trafiquants sont déjà plus ou moins identifiés, parmi lesquels des noms d’élus locaux sont mentionnés. Des sanctions sévères et des opérations d’envergure, telles que la mise en place d’un task force analogue à celui qui lutte contre le trafic de bois précieux dans la SAVA, seront bientôt mises en œuvre», a averti le chef de région.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4438 du 16-10-2009

15 octobre 2009

CULTURE - Portrait : Sylvin Marc brille au Madajazzcar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:17

Ce soir, le bassiste partagera l’affiche avec la guitariste allemande Leni Stern. La redécouverte d’un pur produit du terroir.
Du grand calibre. La liste est trop longue si on devait citer tous les grands noms du showbiz international avec qui Sylvin Marc a travaillé durant ses 40 ans de parcours musical. Contentons-nous d’un tout petit minimum : Michel Jonasz, Catherine Lara, Henri Salvador, Claude Nougaro, Véronique Sanson, Keith Brown, Julien Clerc, Didier Lockwood.
Depuis 1993 jusqu’aujourd’hui, Sylvin Marc est le bassiste attitré du grand Chris Rea, celui qui a réussi à faire de l’ombre au groupe Dire Straits dans les années 90, et qui le qualifie de «diamant brute».
Pour ce musicien d’origine saint-marienne ayant connu la belle aventure à l’échelle littéralement planétaire depuis les années 60, être à l’affiche de Madajazzcar 2009 apparaît comme un bonheur sans limites.
«J’ai quitté la Grande île dans les années 60. A cette époque, il y avait les Surfs, Jérôme Randria, Railovy, Pumpkins, etc. Actuellement, la musique malgache a beaucoup évolué. Ça me ravit de voir des jeunes qui jouent bien», lance-t-il avec sourire.
Génie
Chez la génération malgache des années 2000, qui connaît vraiment Sylvin Marc ? Pas beaucoup certes, sauf que dans le rang des connaisseurs et des vrais passionnés de la musique, ce bassiste à la carrière internationale remplie est une idole, un «miroir» du succès.
Par curiosité et/ou pour se ressourcer, amateurs et musiciens confirmés sont venus en masse à l’atelier de guitare basse que le musicien a dirigé hier matin au Cercle germano-malagasy.
Quelques vieux amis ont figuré parmi l’assistance. «Nous nous sommes rencontrés dans les années 60 et avons fondé ensemble le groupe Pumpkins (ndlr: pionnier du rock malgache)», raconte Jean-Claude Andriamihaingo, plus connu actuellement comme chercheur en histoire et cinéaste.
Depuis 1967, Sylvin Marc a intégré la musique professionnelle de l’océan Indien aux côtés des célébrités de la diaspora musicale malgache telles Rolland Rahelison, Tony et Jeanot Rabeson, Serge Rahoerson. «C’est un génie mais il sait rester humble. Je suis honoré qu’il ait accepté de m’accompagner dans mon premier disque», témoigne Jean-Claude Vinson, chanteur-guitariste et ami de longue date du bassiste.
Ce soir, Sylvin Marc partagera l’affiche au CCESCA avec la guitariste allemande Leni Stern. Il sera accompagné par Armelle Cocherie au piano, Nicolas Vatomanga au`saxophone, Datita Rabeson à la guitare et Nini Rabarioel à la batterie. «Ce qui me comble davantage, c’est de me sentir de nouveau investi de l’énergie du pays», déclare le bassiste.

Ewxtrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4437 du 15-10-2009

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