2009 octobre

31 octobre 2009

Notes du passé - Les Mikea, un peuple semi-nomade

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:15

De nombreux auteurs qui se sont penchés sur les origines du peuple et de la civilisation malgaches, notamment sur les Mikea. Jean Poirier signale que ce terme désigne parfois un genre de vie, celui de la collecte en forêt: ainsi il désignera tous les forestiers vivant de la cueillette. Mais s’il s’agit au contraire de qualifier un groupe particulier, l’extension du mot sera très restreinte.

Certaines populations sont parfois dénommées Mikea dans le sud de l’Onilahy et du plateau Mahafaly. «Ce sont des forestiers qui vivent dans des villages et qui ont une économie de prédation». Jean Poirier explique que, selon la langue mahafaly, ils vivent comme collecteurs, directement aux dépens des ressources naturelles du milieu forestier. D’après R. Battistini, ils ne posent aucun problème particulier et ils font partie du grand ensemble mahafaly.

Dans la forêt épineuse qui s’étend entre Toliara et Morombe, il existe en 1962 selon Jean Poirier, trois «réalités humaines différentes confondues», distinguées du grand ensemble mahafaly.

Il y a d’abord les populations qui vont de Manombo aux lacs Ihotry et Manonty et qui se présentent elles-mêmes comme Masikoro-Mikea, en référence au milieu forestier. Elles marquent cependant une certaine réticence à se dire Mikea, «cette expression étant péjorée car désignant un genre de vie jugé inférieur». Elles ne se distinguent pas des autres Masikoro, résidant près du lac Ihotry, au bord des pistes ou à la lisière de la forêt. Elles vivent en clans dans divers villages (Tsingory, Sohazo, Keliliaka, etc.). Des voyageurs les ont confondus avec les Mikea de la forêt.
Les habitants de certains villages éloignés, installés en pleine forêt (Namonty…) sont considérés comme les vrais Mikea par les Masikoro. Ce sont des forestiers dont l’économie est largement tributaire de la cueillette. «Ils sont très réservés, méfiants, assez frustes». Ils ne quittent leur village que pour des séjours en forêt plus ou moins prolongés. Ils vont commercer avec les villages Masikoro, souvent sans y entrer, et les échanges se font la nuit.

Ils apportent du miel, des cocons de vers à soie sauvages, des produits animaux ou végétaux de la forêt. Ils rapportent des vivres (maïs et manioc), du tabac, de l’argent, des étoffes («siky»), des coupe-coupe. Ils ont un outillage minimum approprié à leurs besoins (sagaie à talon ou «lefo», cuiller à fouir ou «kipao», sortes de gamelles de bois creusées dans un bloc ou «angolo», vanneries diverses).

Parfois, ils portent un bonnet de cuir de zébu, pratiquent une agriculture de clairières sur brûlis (maïs, pois du Cap, jamais de riz). Ils ont quelques points d’eau faits de citernes naturelles.

Au début du XIXe siècle, E. Birkeli distingue les Mikea Kombi qui occupent la forêt mais ont des troupeaux de zébus; et les Mikea Betanimena le long du littoral. Ils ne pratiquent pas la circoncision.

Les Mikea «sauvages» de la forêt sont restés isolés. Jean Poirier les présente comme des gens de la forêt qui mène une vie semi-nomade, avec une économie fondée uniquement sur la cueillette. Si la légende leur attribue une taille étroite ou des cheveux longs et lisses, il s’agit en fait de populations qui ont fui la domination du roi des Masikoro il y a environ deux siècles. Ils utilisent les possibilités stratégiques que leur offre la forêt épineuse «qui constitue un refuge pratiquement inviolable».

Ils constituent des groupes très étroits qui se partagent des zones de l’intérieur de la forêt, la dimension variant de quelques individus à une quinzaine. Ce sont des lignages menant une vie semi-nomade, n’ont pas de village avec de cases construites, mais de simples campements avec des abris formés de plaques d’écorce tendues sur des piquets constituant un auvent en V renversé. Ils vivent sans eau, recourant aux racines ou tubercules aquifères (baboho, sosa, ovy, etc.)

Toujours d’après Jean Poirier, leurs techniques sont très rudimentaires: ils ne possèdent pas d’armes à l’exception du bâton-massue- «le milieu suffit à assurer leur protection»- et presque aucun outil hormis le bâton à fouir. Le feu est obtenu par rotation d’une baguette de bois dur sur une planchette de bois tendre, dans une cavité où ils mettent de la mousse sèche.

Ils ne viennent jamais dans les villages, mais acceptent le contact avec les Masikoro qui séjournent en forêt pour des expéditions de chasse ou pour la récolte du miel. «Souvent cependant, ce contact se manifeste seulement par un commerce à la muette, dont les Masikoro prennent l’initiative: dépôt au pied d’un arbre de l’objet à échanger (tissu, manioc, viande, coupe-coupe mais jamais de riz peu apprécié)». Les Mikea le remplacent par du miel sauvage, des hérissons, des cocons de soie sauvage, des fruits, racines ou tubercules…

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4451 du 31-10-2009

30 octobre 2009

Environnement - Faux Cap : Le « Gulser Ana » a fait des ravages dans la chaîne alimentaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:50

Les déchets toxiques provenant du naufrage du « Gulser Ana », au large de Faux Cap, à l’extrême sud de Madagascar, ont eu des impacts graves sur la santé de la population locale, ainsi que sur les milieux marin et côtier de la région, selon une étude financée par le WWF.Le « Gulser Ana », battant pavillon turc, a fait naufrage au large du village de Faux Cap, le 26 août dernier. Ce vraquier transportait 39.000 tonnes de phosphate brut, 568 tonnes de carburant, 66 tonnes de fuel et 8000 litres de lubrifiant. Peu après le naufrage, ces produits se sont déversés dans l’Océan Indien. Le naufrage s’est produit dans un couloir migratoire des baleines lors de leur période de reproduction.

 Le rapport a été élaboré par une équipe pluridisciplinaire, composée de huit scientifiques, qui a effectué des études à Faux Cap, sur financement du WWF.

Dans une année normale, une à trois baleines s’échouent dans la région, une zone que ces cétacés fréquentent pendant la saison migratoire, Or, au cours du seul mois de septembre 2009, neuf baleines s’étaient échouées dans la région de Faux Cap. Par ailleurs, les plages ont été envahies par la marée noire. Les habitants souffrent de problèmes respiratoires, et de maladies cutanées et diarrhéiques.

« Le WWF est très préoccupé par les impacts négatifs possibles de cet accident sur la biodiversité marine et côtière, les menaces sur les écosystèmes et la perte de moyens de subsistance pour la population locale dont la plupart vivent de la pêche, a déclaré Olivier Harifidy Ralison, Coordinateur du programme Marin du WWF à Madagascar et dans l’Océan Indien Occidental, et c’est pour toutes ces raisons que le WWF a décidé de financer ces études », a-t-il dit.

De grosses plaques d’hydrocarbures ont couvert les plages sur 30 km à l’est de Faux Cap, mais aussi dans les zones situées à l’ouest de l’épave. Les personnes qui ont été embauchées pour le nettoyage des zones polluées n’ont pas été équipées de façon appropriée, en termes de vêtements de protection, et d’outils adéquats. Par ailleurs, les plaques de pétrole ramassées, et mises dans des sacs en plastique, jonchent sur les plages au risque de provoquer d’autres dégâts écologiques, souligne le rapport.

Plus de 20 000 personnes, sur les 40 000 que compte la région, ont été affectées par les conséquences du naufrage. L’étude a notamment mis en exergue les effets de l’interdiction de la pêche, pour une période de trois mois, sur la subsistance des familles. La pêche constitue en effet la seule source de revenu pour 25 à 40 pour cent d’entre elles.

Les impacts sur les espèces marines sont également tragiques

« Comme les êtres humains, les baleines souffrent de problèmes respiratoires en raison de l’odeur et du fuel lui-même. La baleine revient en surface de temps en temps pour respirer et, lors de cette remontée, si elle rencontre des couches de fuel ou de lubrifiant, elle pourrait en mourir », a déclaré pour sa part Yvette Razafindrakoto, spécialiste des mammifères marins de l’ONG WCS.

Bien que le phosphate brut ne soit pas un poison, une quantité énorme de ce produit déversée d’une seule traite dans l’océan provoque inéluctablement des effets en chaînes. L’équipe d’experts a notamment relevé des signes d’eutrophisation dans les environs immédiats de l’épave du « Gulser Ana ». L’eutrophisation étant la modification et la dégradation d’un milieu aquatique. Ceci est lié en général à un apport exagéré de substances nutritives, qui augmentent la production d’algues.

« Dans le cas de Faux Cap, le phosphate agit comme un engrais mais à très forte intensité. Cet état de chose a provoqué une prolifération d’algues. Le phénomène débute donc par une prolifération anormale de certaine algues et se termine par l’asphyxie et la destruction de l’ensemble de l’écosystème », a indiqué Olivier Ralison du WWF.

Par ailleurs, certaines espèces, comme le crabe des sables, sont devenues rares dans la région. Quant aux différents gastéropodes qui ont été étudiés, il a été constaté qu’ils contenaient une quantité élevée de métaux lourds, ce qui explique un fort taux de mortalité.

Des premières conclusions de ces études, il ressort que la chaîne alimentaire dans la région de Faux Cap est gravement affectée. Ceci signifie, selon l’étude, que les effets de cette catastrophe écologique sur la population et sur l’écosystème marin et côtier de la région de Faux Cap ne pourront être définitivement établis qu’après quelques années.

Il faut relever enfin que le vraquier « Gulser Ana » se trouvait parmi les 66 navires-poubelles inscrits dans la liste noire des bateaux jugés dangereux au sein de l’Union Européenne, depuis 2002. Ces bâtiments sont interdits d’approche des côtes européennes.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 30 octobre 2009

29 octobre 2009

Société - Secteur santé : L’UNICEF sérieusement préoccupé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:00

« Nous sommes sérieusement préoccupés par l’état actuel du secteur de la santé et la capacité du pays à traiter et à prévenir les maladies, particulièrement pour les enfants les plus vulnérables », déclare le représentant de l’UNICEF à Madagascar, Bruno Maes. Aussi l’occasion de la semaine de la santé de la mère et de l’enfant (SSME) prend-elle toute son importance en matière de santé maternelle et surtout infantile, sachant que 80.000 enfants malgaches meurent encore chaque année, avant l’âge de 5 ans, pour des causes liées à des maladies, pourtant tout à fait évitables comme la diarrhée, les infections respiratoires aiguës et le paludisme. De même, un grand nombre d’enfants vivent au quotidien le manque d’accès aux soins de santé de base. Quant aux parents, moins de la moitié, soit 48% seulement obtiennent des soins de santé lorsque les enfants sont malades. De ce fait, on observe un retard de croissance chez les enfants, particulièrement, dans les grandes villes dont la capitale, où la moitié des enfants de moins de 5 ans sont concernés.
Dans le cadre de la SSME, la vaccination des enfants, le dépistage de la malnutrition et le renforcement du système immunitaire grâce à la supplémentation en vitamine A sont d’une importance encore plus grande cette année.
Campagne. Durant la SSME, l’UNICEF et l’OMS sont entièrement engagés dans la campagne qui ciblera les enfants les plus vulnérables dans les zones les plus pauvres du pays. Les familles seront sensibilisées par des agents communautaires qui effectuent des visites à domicile dans les localités les plus enclavées. Les enfants bénéficieront des interventions à haut impact, dont la vaccination, le déparasitage et l’administration de vitamine A. De même, 30% des enfants seront également dépistés de la malnutrition. En cas de besoin, ceux qui présentent des signes de malnutrition sérieux, seront transférés dans des centres communautaires de nutrition. « Ces interventions ont prouvé leur impact en matière de réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, particulièrement celle due à la diarrhée, la pneumonie et la rougeole », souligne alors l’UNICEF.
Finances. Les préoccupations de cet organisme international intervenant dans le secteur de l’enfance, reposent, par ailleurs sur les menaces qui pèsent sur les progrès déjà réalisés en vue de l’atteinte des OMD sur la réduction de 2/3 de la mortalité infantile. En effet, la crise survenue dans le pays est en train de réduire à néant toutes les avancées déjà effectuées par Madagascar en matière de santé infantile. Le pays a en effet, déjà réussi à réduire significativement la mortalité des enfants de moins de 5 ans, (de 159/1000 naissances vivantes en 1997 à 112/1000 en 2007).
Depuis le début de la crise en janvier, le pays, fortement dépendant de l’aide étrangère a vu la baisse dramatique de son assistance au développement : 86% de l’aide étrangère destinée au pays vient en appui aux services publics. Pour le secteur santé en particulier, la réduction du budget est estimée à 20% à 30% du budget initialement prévu pour l’année. Ces déficits financiers, ajoutés aux incertitudes politiques menacent la continuité et la qualité des services, la non disponibilité des médicaments affecte le moral du personnel de santé, déplore encore l’UNICEF. Et d’appeler à ce que les services sociaux de base soient sauvegardés. « Toutes les parties prenantes aux niveaux national et international doivent déployer tous les efforts possibles pour atténuer l’impact de la crise sur les populations les plus vulnérables, dont des enfants », poursuit Bruno Maes.
Sécheresse. Mais ce n’est pas tout. Outre les contrecoups de la crise politique, en raison de la sécheresse qui sévit dans le sud du pays, dont la première conséquence est l’échec des deux périodes de récolte, il est à prévoir que la période de soudure se prolongera. Ce qui aura immanquablement pour effet d’accroître la malnutrition. On y enregistre un taux global de malnutrition aiguë de 11% à 14%. Quelque 8600 enfants ont été pris en charge pour malnutrition aiguë sévère. Dans cette partie de l’île, où 45 communes sont touchées par la sécheresse, les enfants déjà malnutris, risquent encore de pâtir sérieusement de la détérioration du secteur de la santé.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7972 du 29-10-2009

SOCIAL - Opération Smile : Un bébé bec de lièvre sur 800

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:41

Une bouffée d’oxygène pour les enfants malgaches. à partir de cette année, les patients sélectionnés par l’opération Smile peuvent être soignés à l’étranger. « Nous avons enfin reçu l’autorisation du ministère de la Santé pour évacuer des malades présentant des cas complexes de becs de lièvre en Afrique du sud », explique Vinay Ramjit, président de la commission de l’opération Smile à Madagascar.
En cinq années d’existence, cette opération a pu sauver plus de 700 patients. « Pour Madagascar, le bec de lièvre touche une naissance sur 800 contre une naissance sur 500 dans le monde », ajoute-t-il.
La cinquième édition de l’opération Smile s’ouvre ce jour avec un nouvel espoir pour les 169 patients séléctionnés sur les 234 dépistés. La majorité d’entre eux sont des enfants. Le Lions club Analamanga prévoit une cinquantaine d’opérations par jour durant les quatre jours. Un effectif rendu possible grâce à l’arrivée de chirurgiens d’Afrique du Sud, de l’opération Smile, de passage à Madagascar. La mission est composée de 60 médecins, infirmiers, techniciens bénévoles venant du monde entier.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4449 du 29-10-2009

28 octobre 2009

ECONOMIE - Investissements : Les gros projets perdus de vue

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:50

L’instabilité politique se répercute de manière négative sur la venue des investisseurs étrangers. L’EDBM dresse un bilan décourageant.
Retour à la case départ. Tous les efforts entrepris dans le cadre de la promotion des investissements étrangers sont tombés à l’eau depuis que la crise nationale a éclaté. L’Economic Developement Board of Madagascar parle de « zéro gros investissements étrangers » pour cette année 2009 qui touche à sa fin.
L’instabilité et l’insécurité ont été les premiers facteurs de blocage des opérateurs étrangers. La plupart d’entre eux en sont restés aux demandes d’informations, au mieux aux intentions.
« Aucun gros investissement étranger n’a été enregistré auprès de l’EDBM. Des investisseurs viennent demander des renseignements, mais n’ont pas dépassé le stade des intentions », indique une source proche de l’EDBM. « La plus importante a été la promesse faite par les hommes d’affaires saoudiens », poursuit-il.
Dans l’attentisme
La situation actuelle représente le même schéma qu’en 2006 quand tous les grands opérateurs restaient dans l’attentisme. Tous les projets soumis à l’EDBM, dont les mises en concession des réserves touristiques foncières, sont en stand-by. Pas moins de 12 missions économiques ont été prévues au titre de cette année, mais l’ensemble a été reporté.
Une amélioration de la situation est attendue pour l’année prochaine dans la promotion des investissements. Le rétablissement de la stabilité en est la condition sine qua non.
« Indépendamment de la politique, les potentialités du pays restent les mêmes dans divers secteurs ; tourisme, mines et agribusiness. Mais il faut que les investissements soient sécurisés. Les opérateurs étrangers et nationaux doivent être remis en confiance », soutient Josoa, responsable d’une entreprise locale. « Et la stabilité et la sécurité sont les principaux facteurs de développement des investissements locaux et étrangers », conclut-il.
Une mission de prospection d’opérateurs français est attendue pour 2010.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4448 du 28-10-2009

Cahier Société - Projet « habitat pour l’humanité » : Démarrage des travaux bientôt à Fandriana

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:48

La commune rurale de Fandriana a été sélectionnée pour pouvoir bénéficier de l’appui du projet « HPH ». Le démarrage des travaux ou la pose des premières pierres, sera pour très bientôt. L’objectif majeur de ce projet « HPH » est d’aider la population à s’approprier et vivre dan un logement décent.
Rassurer. Rajaonarisina Georges, le maire, de rassurer que nonobstant tous les problèmes qui ont été rencontrés, lors de la phase préliminaire de la mise en œuvre, tous ces problèmes ont été solutionnés. Le maire de citer entre autres, les différends qui ont eu lieu entre la commune d’une part, et le corps enseignant du lycée de Fandriana d’autre part, concernant le choix de la commune portant sur un terrain à proximité du lycée pour la construction des logements. La commune avec la collaboration du service des domaines et de la propriété foncière de Fandriana, a décidé de transférer son choix sur un autre terrain un peu plus loin du lycée. Pour éviter ainsi les polémiques et sauvegarder l’intérêt supérieur de la commune pour le bien-être de la population.
5 ans sans intérêt. Projet « Habitat pour l’Humanité », en ce qui concerne toujours la commune rurale de Fandriana, après plus d’une semaine de sensibilisation, sur les opportunité offertes, 75 familles se sont manifestées pour cette première phase 2009-2010, a révélé le premier responsable de l’exécutif communal Rajaonarisina Georges. Ces familles sont issues de toutes les couches sociales a tenu à faire remarquer le maire. Des familles qui disposent de sources de revenus. Ces familles ont donc sollicité l’appui de ce projet « HPH » soit pour les aider à construite de nouveaux logements, soit pour les aider à parachever les constructions de logements ou tout simplement porter des aménagements. Des services que le projet entend soutenir dans leurs actions. Pour ce faire, les bénéficiaires s’engagent à supporter à hauteur de 25% les devis des travaux. Les 75% restants sont à la charge du projet. Par la suite, chaque famille s’engage à payer le crédit durant 5 ans et sans intérêt.
Pour les personnes qui ne possèdent pas de terrain et qui veulent aussi profiter de l’appui de ce projet « HPH », le maire jouant le rôle d’interface, a rassuré la population que tous les paramètres ont été passés au peigne fin pour que la population au maximum puisse avoir accès à un logement décent. Pour ce genre de situation, la commune se charge d’octroyer des terrains domaniaux, pour pouvoir bénéficier pleinement de ce projet, pour des nouveaux logements. De nouveaux logements qui contribueront à créer des nouvelles villes et éviter ainsi que la population ne s’entasse dans des quartiers déjà surpeuplés. Des initiatives que la commune n’entend pas mener toute seule. Mais avec la collaboration de tous les services techniques déconcentrés et plus singulièrement, le service des domaines et de la propriété foncière. La commune veut faire les choses légalement, a souligné Rajaonarisina Georges. Un jeune maire qui veut que les choses se fassent dans les règles de l’art en anticipant d’ores et déjà pour que les initiatives soient en cohésion avec  l’élaboration du nouveau plan d’urbanisme de Fandriana dont le projet a été transmis au ministère de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire.
Différencie. Aussi, le maire de Fandriana de reconnaître de l’excellence des relations de partenariat qui existe entre la commune, d’une part, et l’ONG caritative pour la mise en œuvre de ce projet, d’autre part. De la rigueur et du sérieux dont ont su faire preuve les responsables de cette ONG, surtout dans la ponctualité des actions à entreprendre. Ce qui différencie des autres partenaires. L’objectif de la commune, a conclu Rajaonarisina Georges  est de donner à tous les 43 fokontany de la commune les chances d’accéder à ce projet « Habitat pour l’Humanité ».

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7971 du 28-10-2009

SOCIAL - Éducation : Le taux d’absentéisme en hausse

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Une baisse d’inscription s’observe dans les écoles. Le PNUD parle de 17% de taux d’absentéisme dans les écoles publiques.
La situation est controversée dans les écoles publiques. Vu la surpopulation dans les salles de classe, on peut penser à une hausse du taux d’inscription. En fait, ce phénomène est dû au fait que des parents ont transféré leurs enfants dans les écoles publiques, faute de moyens pour payer les frais de scolarité dans les écoles privées.
Cette ruée dans les écoles publiques est un exemple concret de la difficulté financière des parents. Le rapport du PNUD, repris par le Club Développement Ethique (CDE) vendredi, au cours d’une conférence-débat sur l’impact socio-économique de la crise, a même avancé que le taux d’absentéisme a augmenté de 17 % dans les écoles contre un taux inférieur à 8 % auparavant.
Ce taux d’absentéisme élevé est aussi favorisé par les mauvaises conditions dans lesquelles se trouvent les établissements scolaires eux-mêmes. Pour ne citer que le manque d’enseignants et d’infrastructures.
Faute d’activités
« De plus en plus de ménages sont soumis à une difficulté financière grave. Ce qui les oblige à sacrifier la scolarisation de leurs enfants », souligne Bodo Andrianarisoa, du CDE. Comme détail, le rapport cite le manque de revenus journaliers ou mensuels, pénalisant des familles devenues de plus en plus vulnérables. Ainsi, ces dernières sont exposées à une difficulté alimentaire et un risque de mortalité infantile.
Aussi bien dans la capitale que dans les provinces, de plus en plus d’enfants en âge d’être scolarisés n’ont pas fait leur rentrée scolaire cette année. D’autres, plus âgés et qui ont déjà acquis quelques connaissances, ont dû abandonner l’école. « La crise socio-politique affecte nos familles. Nous sommes soumis à des difficultés que nous n’avons jamais connues auparavant : manque d’argent, manque de nourriture et autres », souligne Pauline Ratiarison, lavandière à Anatihazo Isotry.
Pluieurs ménages connaissent les mêmes difficultés, par manque d’activités génératrices de revenu. C’est la suite logique de la fermeture des entreprises qui ont déclaré le chômage technique.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4448 du 28-10-2009

27 octobre 2009

CULTURE - Patrimoine : Sauvegarde de la mémoire audiovisuelle

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:47

La Journée mondiale du patrimoine audiovisuel est célébrée ce mardi 27 octobre. Elle vise essentiellement à une sensibilisation sur la problématique de la préservation du patrimoine audiovisuel du fait de sa vulnérabilité.
Parallèlement, une semaine dédiée à la valorisation du patrimoine audiovisuel malgache est organisée au Centre culturel Albert Camus du 26 au 31 octobre par l’Association Fl@h ou « Fanajariana lova amin’ny haino aman-jery » et en collaboration avec le service de coopération et l’action culturelle à l’ambassade de France.
Au programme, une exposition du musée du cinéma malgache de Cinémédia, géré par l’association Fl@h et une projection de films d’archives inédits.
A noter que cette association oeuvre pour la valorisation et la sauvegarde du patrimoine audiovisuel malgache en archivant et en gérant les fonds analogiques anciens. Elle a aussi pour mission de sauvegarder et numériser ces fonds tout en les valorisant.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4447 du 27-10-2009

ECONOMIE - Union européenne : Le dixième FED révisé à la baisse

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:44

L’aide européenne pour Madagascar sera révisée à la baisse. Les responsables de ce dossier n’ont pas pu se réunir à temps en raison de la situation politique.
Moins d’aide financière pour Madagascar. C’est la conséquence de la situation politique par rapport à sa relation avec les bailleurs de fonds dont l’Union européenne. Selon notre information, Bruxelles, siège de l’Union européenne, prévoit de réviser à la baisse le montant du dixième Fonds européen de développement (10ème FED). Parmi les raisons de cette pénalisation figure l’inexistance d’une revue annuelle des projets financés par ce don non remboursable et qui devait avoir lieu au mois de juillet.
Cette revue devait établir la performance du pays en matière, entre autres, de taux d’engagement c’est-à- dire de taux de décaissement. La détérioration de la bonne gouvernance ainsi que le non respect de l’ordre constitutionnel font également accumuler des mauvais points au pays.
« Selon les premières estimations, le Fed 10 devrait être réduit de moitié au moins, mais il appartient au siège de la commission européenne d’en décider », déclare une source proche du dossier.
Le Fed est le principal outil d’aide au développement de l’Union européenne dans les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Pour Madagascar, arrivé au dixième programme qui devait démarrer au mois de janvier de cette année, le montant initial de l’enveloppe allouée était de 577 millions d’euros, destinée à financer des projets d’infrastructures comme les routes ainsi que des projets d’appui à la bonne gouvernance et à la société civile. Depuis l’arrivée du régime de transition au pouvoir, l’Europe avait décidé d’adopter une attitude de prudence et a décidé de suspendre tous les décaissements des premiers projets qui devraient bénéficier du 10ème Fed. La réhabilitation de la Route nationale 13, reliant Ihosy et Tolagnaro par exemple, fait partie des projets victimes de cette mesure.
Pénalisation
Cette révision à la baisse n’est pas une sanction, mais une sorte de pénalisation par rapport à la baisse de performance du pays. Il faut dire que le montant du 10 éme Fed a surtout été établi par rapport aux réalisations de Madagascar dans le précédent programme (9ème Fed). Parmi les critères de performance figurent la bonne gouvernance, le droit de l’Homme ainsi que le niveau de décaissement. Cette révision à la baisse attend pour l’instant une officialisation mais Madagascar attend également une autre échéance importante qui est l’expiration de la période du dialogue politique le 4 novembre. Une éventuelle sanction à l’encontre de Madagascar pourrait être décidée à l’issue de cette échéance.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4447 du 27-10-2009
 

Société - Antoetra-Zafimaniry : L’association « Babakoto-France » participe à la journée du lavage des mains au savon

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:42

Comme chaque année dans la commune rurale d’Antoetra en pays Zafimaniry, district d’Ambositra, l’association « Babakoto-France » s’était associée pleinement à la célébration de la Journée Internationale du Lavage des Mains avec du Savon.
Pour la circonstance, l’association représentée par Jean Pierre Errot et son épouse Jacqueline ont tenu à remettre un don de matériels composés de : 270 kg de savon, 100 seaux, 100 cuvettes et 3 900 brosses à dents pour tous les EPP de la commune.

5 Fokontany

Jean Pierre Errot, fondateur de cette association, un « vahiny-zanatany » n’a pas caché ses préoccupations quant aux difficultés des habitants à avoir accès à l’eau potable. Sur 17 fokontany que compte la commune d’Antoetra, seuls 5 ont accès à l’eau potable à travers des bornes fontaines. Pour faire face à cette situation, Jean Pierre Errot a tenu à rassurer que des actions dans ce sens auront lieu d’ici peu. Il est à noter que la commune rurale d’Antoetra est la porte d’entrée du pays « zafimaniry » et que de nombreux touristes y viennent chaque année. Leur nombre se chiffre chaque année à plusieurs milliers a révélé le Maire Maurice. Un secteur qui contribue à améliorer les recettes de cette collectivité et à générer des activités de revenus pour les habitants.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7969 du 27-10-2009

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