2009 septembre

14 septembre 2009

Culturel - Décès de M. Ramilison Besigara

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:34

Ny Marina tsy mba maty !
Jamais l’Homme Intègre ne meurt !

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M. RAMILISON dit « BESIGARA », Fondateur de Tarika Ramilison Fenoarivo, Président de la confédération des artistes mpihira gasy FIMPIMAMAD qui regroupe plusieurs milliers de paysans-artistes, Commandeur de l’Odre National Malagasy, Cofondateur et membre du Bureau de la Ligue de Madagascar pour le développement de l’enseignement, de la culture, et de l’éducation populaire (dont il a contribué à la fondation, en 2007, notamment en procédant aux formalités d’enregistrement de l’association)

M. Ramilison dit « Besigara » (73 ans) était un paysan-artiste, l’un des doyens des arts vivants malgaches, et notamment de la troupe Tarika Ramilison Fenoarivo. Engagé dans l’éducation populaire depuis plus de quatre décennies, il ne cesse de contribuer au développement du pays et de mettre en place des actions éducatives (via des spectacles de Hira gasy) dans les domaines de l’éducation à la santé, de l’éducation à l’environnement, du contrôle des naissances, de la bonne gouvernance, etc. M. Ramilison est un monument de la culture malgache.

Son décès est une perte grave, non seulement pour la Culture, mais surtout pour l’action d’éducation populaire en milieux ruraux et urbains populaires. La mort de M. Ramilison déstabilise complétement le mouvement d’éducation populaire paysan des mpihira gasy (il présidait la confédération Fimpimamad qui regroupe plusieurs milliers de paysans mpihira gasy - et à ce titre était l’un des fondateurs de la Ligue de Madagascar, dont il est membre du Bureau depuis 2007)

Les contacts pour rendre un dernier hommage à M. Ramilison sont :

  • Adresse pour la levée de corps : Tarika Ramilison Fenoarivo, Isotry, Lot IVO 215. Antohomadinika atsimo.

  • A Madagascar. Téléphone : 00.261 .32.53.997. & (33). 06.26.96.70.53.

 

Extrait Madagascar Tribune - lundi 14 septembre 2009

 

Société - Métier… fabricant de briques : Des « tabous » à préserver…

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:08

De mai à octobre, une des principales activités génératrices de revenus des populations des Hauts-Plateaux, est la fabrication de briques. Durant cette période, des centaines d’hectares de rizières sont malmenées. Le fait est que ces rizières contiennent la terre argileuse nécessaire pour faire ces briques. Ces terres argileuses sont prélevées des rizières, pétries, moulées et séchées. Par la suite, ces briques sont rangées pour former des fourneaux, que l’on peut observer sur les routes nationales, comme la RN.7. Des fourneaux qui font la curiosité des touristes et qui constituent parfois des dangers pour la circulation, car ils réduisent la visibilité des automobilistes. Une situation parfois légitimée par un besoin pratique de faire descendre les frais, d’enlèvement et de transport.

Fourneaux

Rajean est notre interlocuteur. Il est fabriquant de briques sur le bord de la RN.7. Rajean exerce sa profession depuis 2001. Un savoir-faire hérité de son défunt père. Avec ses nombreuses années d’expériences et ses acquis, notre homme de rassurer qu’il maîtrise parfaitement la filière : le choix de la nature de la terre argileuse, la vente en passant par le procédé de cuisson, les étapes majeures de la réussite de toutes les opérations.
Rajean nous confie qu’il y a certains tabous à respecter pour faire une bonne cuisson. L’on ne doit pas confier les cuissons à des équipes mixtes. C’est-à-dire composées de femmes et d’hommes. Sourire aux lèvres, Rajean nous répond tout simplement que les hommes risquent d’être distraits auprès des femmes et négliger certaines précautions pour le bon fonctionnement des fourneaux. Il est aussi interdit de faire des grillades sur les feux de bois, comme faire griller du manioc ou autres tubercules pour ne pas être trop distrait. D’autres fabricants de briques, témoins de notre conversation, d’ajouter également qu’il ne faut pas jeter des sauterelles dans les feux. Il faut se prémunir des « seva fotsy » en cette période d’exhumation. Ces « seva fotsy » permettent de sauvegarder la cuisson des briques lors des passages des reliques mortelles, croit-on savoir d’autre part. Des « seva fotsy » posés près des fourneaux. A la question qui a été posée à Rajean s’il croit que les « mpanao briky » sont capables de faire retenir les orages qui détériorent les briques, Rajean n’est pas tellement convaincu. Du fait que la nature est dépendante de divers mécanismes. Des tabous qui varient selon les us et coutumes de chaque localité visitée.

Environnement

Des centaines de mètres cubes de bois qui partent en fumée sous les fourneaux. Rajean s’en préoccupe peu de la préservation de l’environnement, dans la mesure, dit-il, que les bois utilisés sont des eucalyptus qui se régénèrent rapidement. La pollution ? Point de réponse. Pour Rajean le plus important, c’est de pouvoir partir l’année prochaine et cesser ce genre de travail. Les terres argileuses des rizières ne se régénèrent plus.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7933 du 14-09-2009

Economie - Carburant : La baisse de la consommation se poursuit

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:06

L’économie malgache poursuit sa marche vers le marasme. La preuve, les activités économiques poursuivent une tendance à la baisse concrétisée par la diminution de la consommation de carburants aussi bien dans le domaine industriel que pour les particuliers.
« La baisse de la consommation est palpable depuis le début de la crise politique, et elle se poursuit jusqu’à maintenant » déclare un responsable d’une société de distribution pétrolière. Une baisse confirmée d’ailleurs par l’analyse du secteur carburant sortie par l’OMH en fin juin août 2009, où en cumul, le volume de gas-oil a diminué de 10%.
Cette baisse de la consommation de carburants traduit, en tout cas, l’énorme difficulté économique traversée actuellement par le pays. Les entreprises ne fonctionnent, pour la plupart qu’avec la moitié de leur capacité normale. Certaines ont même déjà fermé leurs portes. En ce qui concerne les particuliers, la baisse de la consommation s’explique évidemment par le tarissement du pouvoir d’achat des automobilistes. Actuellement, avec 10 000 Ar, avec la hausse incessante des prix des carburants, on arrive à peine à faire un peu plus de 3 litres d’essence. Heureusement que sur ce point, les distributeurs annoncent une certaine stabilisation des prix des carburants. « Pour le moment, du moins dans les semaines qui viennent, nous n’envisageons pas encore une hausse des prix », rassure un opérateur. Tout en précisant qu’il s’agit d’une stabilité relative et fragile. « Tout dépend de l’évolution des cours des changes car l’ariary peut d’un moment à l’autre se dévaluer », indique cet opérateur. Bref, la situation risque encore de s’aggraver. A moins évidemment que le gouvernement de fait de la transition arrive à concrétiser sa promesse de faire baisser de 40% les prix des carburants par le biais des pseudo investisseurs saoudiens qui avaient déjà visité le pays, mais qui par la suite ne se sont plus manifestés.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7933 du 14-09-2009

Culturel - ANGAREDONA 2009 : Place aux artistes qui véhiculent les musiques vivantes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:06

Le vent d’Angaredona ne tardera plus à souffler dans la capitale. Nous ne sommes plus qu’à une semaine de la sixième édition du festival des Musiques vivantes, Angaredona 2009, qui aura lieu dans la ville des Mille, Antananarivo, du 21 au 27 septembre. Presque plus rien n’est tenu secret sur cet événement qui se présente comme une plateforme des musiques traditionnelles, folkloriques et world music de l’océan Indien. Et ce, même si sa présentation officielle n’a pas encore eu lieu.

Officieusement, trente trois groupes venus des quatre coins de Madagascar participeront à ce grand festival des musiques vivantes. Quatre d’entre eux viennent des îles sœurs de l’océan Indien, à savoir les finalistes du concours Prix musique de l’océan Indien, (-Jimmy de Mayotte et Fabrice Legros de La Réunion-), Maalesh des Comores et K.Salem de La Réunion.

Parmi les artistes nationaux, il est à remarquer la participation de Lôla, Tsiliva, Samoela, Tearano, Name Six, Bakidy Gegette, Telofangady, Tsimihole, Nanaïnako, Tinondia, Rola Gamana et de AVM. Visiblement, ce sont tous des artistes connus dans le monde de la variété, mais aussi de la world music.

Pour Rajery, le fondateur du festival et non moins directeur artistique d’Angaredona 2009, les musiques vivantes se définissent comme suit : musiques traditionnelle et folklorique jouées avec des instruments modernes, musiques qui évoluent avec le temps et dans l’espace tout en gardant leur racine malgache, musiques traditionnelle, folklorique et urbaine. On espère ainsi que le profil de ces artistes réponde aux critères de sélection.Outre la participation de ces vedettes de la variété populaire malgache, et des artistes étrangers, on remarque également la présence de presque tous les représentants des quatre coins de la Grande île. L’Est sera représentée par Sodifafana, Rababalahy et B.Sarouk ; le Nord et l’Ouest par Saramba et Soameva, le Sud Ouest par Miminy, les Hautes terres centrales par Tsikomba et Marovany Trio Band (Antananarivo), Jovin, Mamy Basta, Samigala et Fontsy (Antsirabe) et le Sud par Magnasoa, Arembelo et Tiharea.Cette année, la finale du Prix musique de l’océan Indien, qui aura lieu à l’Alliance française d’Andavamamba le 25 septembre, fera partie intégrante du festival Angaredona. Les trois finalistes, Jimmy de Mayotte, Fabrice Legros de La Réunion, et Mamy Bastà seront donc considérés comme participants au festival.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 14 septembre 2009

4 septembre 2009

Notes du passé - Jeunes modernistes et vieux conservateurs face à face

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

Dans sa politique d’ouverture pour le « (lire notre précédente Note) Radama II est soutenu par un groupe qui comprend notamment ses ministres des Affaires étrangères Rahaniraka puis Rainimaharavo, des conseillers tels que Rainivoninahitriniony (Raharo) et son frère Rainilaiarivony. Ce groupe des modernistes est sincèrement partisan de l’ouverture, «pourvu qu’elle contribuât effectivement au développement et à la civilisation du pays».
Face aux modernistes se tient le groupe des traditionalistes et conservateurs dirigé par Rainijohary, co-Premier ministre sous Ranavalona 1ère. Ce dernier groupe se méfie beaucoup de la nouvelle politique royale. «Il regrettait l’abandon de l’ancienne politique isolant le pays des mauvaises influences de l’extérieur».
Les conservateurs désapprouvent de ce fait la liberté accordée aux divers missionnaires de propager le christianisme.
Ils sont scandalisés par l’octroi aux étrangers de privilèges exorbitants au moyen de chartes et traités. En particulier, le droit qui leur est accordé de posséder des terres, «une mesure inadmissible» à l’encontre de la loi fondamentale du pays interdisant le droit de propriété foncière à tout Vazaha.
À cela s’ajoute la nomination d’étrangers à des postes officiels qui scandalise même les modernistes. D’ailleurs, la désignation de Clément Laborde au secrétariat des Affaires étrangères incommode jusqu’au ministre français Drouhyn de Lhuys qui demande au consul Jean Laborde de le faire annuler.
«Radama II allait trop loin dans l’application de sa politique d’ouverture alors que les circonstances intérieures n’étaient pas très favorables» (Pr. Mukasa Mutibwa Phares d’après une étude de Razoharinoro-Randriamboavonjy). En outre, la suppression des droits de douanes efface du même coup une source de revenus importants pour un nombre appréciable d’officiers, augmentant ainsi l’effectif des mécontents. Et «si on lui était reconnaissant de la libération des prisonniers de guerre de Ranavalona 1ère, la suppression brusque et totale des corvées non seulement mécontenta ceux qui en tiraient profit, mais encore inquiéta ceux qui étaient soucieux de l’ordre public immédiat».
Il faut également compter sur les «petites provocations involontaires» d’étrangers qui méprisent ou méconnaissent les usages du pays. Ainsi le fougueux Ellis, propagateur très zélé de la religion chrétienne, va jusqu’à prêcher à l’intérieur de l’enceinte de la colline sacrée d’Ambohimanga sous prétexte d’une «permission» accordée par le roi. Or l’accès en est formellement interdit à tout ce qui est étranger. D’ailleurs, le consul anglais Pakenham trouve le comportement du missionnaire «maladroit et dangereux».
Enfin, même les modernistes restent divisés. Une partie dirigée par Rainivoninahitriniony reproche au roi d’accorder trop de pouvoir aux jeunes et parfois arrogants Menamaso, car «cela pouvait se terminer par l’éviction de fait des vétérans habitués au pouvoir».
Tout cela réuni porte l’exaspération à son comble et amène à la chute rapide du «libéral» et «progressiste» Radama II.
«La politique d’ouverture reprise par Radama II, laquelle fut menée par sa seule volonté et essentiellement sur l’influence de ses conseillers étrangers, au mépris de l’opinion d’une partie importante de ses conseillers de droit» et de la partie la plus «évoluée de la population, se solda par un échec relatif».
Cependant, l’assassinat du roi, œuvre d’une minorité de la Cour, ne satisfait pas tout le monde. Des rumeurs circulent pendant deux ans qu’il est toujours en vie. «Beaucoup de Malgaches le regrettent à cause des mesures libérales prises par lui. La popularité relative et surtout posthume du roi apeura quelque peu les nouveaux détenteurs du pouvoir et leur suscita des difficultés, comme les soulèvements en pays betsileo et sakalava».
De plus, le décès de Radama II auquel succède son épouse Rabodo sous le nom de Rasoherimanjaka ne met fin à la lutte entre les divers groupes du Conseil de la reine.
Les modernistes sont divisés entre Rainivoninahitriniony alors soutenu par son frère Rainilaiarivony et le chrétien Rainimaharavo devenu ministre des Affaires étrangères. Les deux groupes luttent pour avoir la prépondérance au sein du Conseil et le maximum de popularité dans l’opinion. En face des modernistes, se tiennent toujours les conservateurs menés par Rainijohary devenu vieux.
Les modernistes sont majoritaires. La politique d’ouverture devait l’emporter sur celle d’isolement préférée par les conservateurs. «Mais il ne suffisait pas d’être partisan du progrès, il fallait encore être pro-français ou pro-anglais».
Les étrangers résidant dans la Grande île sont de leur côté très affectés par la mort de Radama II. Effectivement, ce dernier a non seulement favorisé une vie agréable pour eux, mais leur a aussi promis un «avenir brillant». Le très court règne du roi et surtout sa fin violente n’augure rien de bon.
Le gouverneur de Bourbon Darrican regrette du reste un roi sous le règne duquel «l’influence française se serait développée et les intérêts français garantis».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4402 du 04-09-2009

3 septembre 2009

CULTURE - Spectacle : Un concert unique de Garou

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:03
Le chanteur québécois Garou effectue une tournée dans l’océan Indien. Madagascar sera la première destination où il donnera un concert.
Les Malgaches verront un de leurs idoles en chair et en os, et non plus dans les vidéos. Le chanteur québécois Garou donnera un concert unique au Palais des Sports Mahamasina le 7 octobre 2009 à 19 h 30.
«Il n’y a pas encore d’after show prévu jusqu’à maintenant. Nous allons encore en discuter avec lui-même quand il sera arrivé chez nous avec son équipe au grand complet (14 personnes), le 5 octobre », annonce Jaobarison Randrianarivony, responsable de Média Consulting, organisateur de l’événement.
Garou jouera des chansons françaises et anglaises. « Ce chanteur a depuis toujours deux répertoires, un pour les pays anglophones, et un autre pour les francophones. Nous pensons qu’il les mélangera pour Madagascar », souhaite Jaobarison. Mais quoi qu’il en soit, le spectacle durera deux heures.
Les fans de Garou ne sont pas sans savoir que leur idole chante toujours, dans la majorité de ses tubes, avec d’autres artistes, comme Céline Dion, Jennifer Lopez, entre autres, et parfois même avec tout un choral d’enfants.
Ambiance assurée
Pour son show dans la Grande île, l’équipe de l’organisation est encore en quête de ceux qui vont faire des duos avec lui.
L’organisateur et ses partenaires promettent du professionnalisme pour cet événement. Le chanteur ne sera pas gêné car la sonorisation sera professionnelle.
« Nous avons une sonorisation reconnue internationalement comme professionnelle », soulignent-ils. « Nous utilisons aussi celles de certains prestataires que nous jugeons de qualité », ajoute le boss de Média Consulting.
Sur l’ambiance en générale, « ce sera du jamais vu à Madagascar. L’ambiance, la sécurité, tout », remarque Jaobarison. « Nous avons auparavant organisé des grands événements tels que le spectacle de Diams, Sean Paul, etc. Nous avons acquis de l’expérience », se réjouit-il.
Après Madagascar, Garou donnera des concerts à La Réunion et à l’île Maurice.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4401 du 03-09-2009
   

RéGION - Mahajanga : L’artisanat expose pendant une semaine

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:04

La vanniers de la région Haute Matsiatra profitent des vacanciers pour faire la promotion de leurs produits. Ils comptent gagner un marché intéressant sur la côte ouest.
Une foire chasse une autre. Après Foire be Telma, des artisans malgaches ont exposé leurs produits sur les deux avenues principales du bord de la mer du 27 août au 2 septembre.
La deuxième manifestation du genre à Mahajanga est organisée par Jack’s production. Cette fois, une nouvelle formule a été proposée pour les participants, plus précisément une semaine d’exposition, plus une semaine de vacances en contrepartie d’une participation. L’année dernière, les participants ont juste été présents pour une vente-exposition.
Une cinquantaine de stands sont dressés durant cette manifestation au beau milieu de l’avenue. La plupart sont tournés vers la vannerie, le tapis mohair, les bijoux en cornes de zébu et les pierres précieuses. Les soieries et du miel provenant de la région d’Amoron’i Mania ont de même intéressé les visiteurs.
Cet événement a été rentable pour des participants puisqu’il s’est tenu durant la période des vacances. Ce sont surtout les touristes étrangers qui ont acheté les produits.
L’association «Andrin’ny mpandrary ny Matsiatra Ambony» (AMM), venant de Fianarantsoa et réunissant des vanniers, se trouve à sa première participation. La particularité de son stand est la présence des artisans en plein ouvrage.
«Ces deux dames sont d’habiles transformatrices et de tresseuses. Notre spécialité est la fibre végétale. Nous utilisons surtout le forona et le vinda», explique Roland Rabevazaha responsable au sein de l’association.
Bénéfice moindre
« Les produits fabriqués à partir de ces matériaux sont les plus recherchés et vendus. Les clients préfèrent ceux en couleur naturelle. Nous confectionnons surtout des sacs pour fillettes, des paniers, ainsi que des sets de table et classeurs», précise ce membre de l’AMM.
La fibre vinda possède une valeur culturelle pour les Betsileo. Les mères attendent leur bébé sur une natte faite avec cette matière végétale. En cas de décès des ray aman-dreny ou parents, les linceuls seront faits de nattes en vinda. Tandis que lors d’une demande en mariage, la dot de la jeune fille sera offerte dans une boîte fabriquée à partir du vinda.
« Nous demandons aux responsables de se pencher sur notre cas. Les produits de fabrication malgache sont achetés à très bas prix. Or, un article nécessite une semaine de travail, lequel commence par la collecte des matières premières dans les rizières, se plaint une artisane.
« Le bénéfice est moindre, alors que les paysannes sont payées à 2 000 ariary par jour, pour un article vendu à 3 000 ariary», ajoute-t-elle. Il faut compter une semaine pour la collecte jusqu’au séchage des matières premières qui dure quatre jours. Les fibres sont lavées dans du tany fotsy après.
« Nous sommes en train de prospecter le marché de Mahajanga. Je crois que nos produits intéressent beaucoup de clients locaux. Les articles de vannerie fabriqués ici sont faits de satrana, ce qui fait la différence. Le forona et le vinda sont très solides », fait remarquer Roland Rabevazaha.

Extrait l’Express de Madagascar -  Edition n° 4401 du 03-09-2009

2 septembre 2009

Environnement - SOS Masoala : Masoala – L’oeil de la forêt est menacé par des coupes de bois illégales

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:44

Zurich, 28 août 2008 - Le Zoo de Zurich est extrêmement préoccupé par ce qui se passe actuellement dans le parc national de Masoala au Nord-Est de Madagascar. Selon le rapport des principaux partenaires des secteurs financier et environnemental à Madagascar, près de 4’000 personnes se trouveraient actuellement illégalement dans le parc national. Les pillards coupent le précieux bois de rose sans personne pour les en empêcher et braconnent les animaux protégés. Les chefs de bandes ne reculent devant rien et menacent la population locale et les collaborateurs du parc national de leurs armes. Différentes organisations internationales de protection de la nature, des représentants des ambassades de plusieurs pays, ainsi que la Banque mondiale et la banque de développement KfW joignent leurs efforts pour aider le gouvernement de transition de Madagascar à résoudre la crise. Global Witness et l’Environment Investigative Agency étudient actuellement la situation des différents parcs nationaux. L’UNESCO a également été alertée.

Chaque jour, d’autres nouvelles dramatiques arrivent au Zoo de Zurich, indiquant l’ampleur des coupes de bois illégales et de la chasse aux lémuriens dans le parc national de Masoala, ainsi que dans les autres parcs nationaux et forêts protégées de Madagascar.

Après le coup d’Etat en mars dernier, qui a bouleversé la population civile de Madagascar, le gouvernement a perdu le contrôle des richesses naturelles dans les parcs nationaux et les réserves. Les rangers non armés des parcs nationaux sont menacés, intimidés et attaqués, et sont consternés de devoir assister au pillage des zones protégées au vu et au su de tout le monde.

Selon le rapport du Cercle de Concertation des Partenaires Techniques et Financiers du Secteur Environnement, CCPTF, en date du 6 août 2009, on peut supposer que près de 4’000 personnes séjournent actuellement illégalement dans le parc national où elles coupent le précieux bois de rose sans personne pour les en empêcher. Chaque jour, des centaines d’arbres sont abattus, puis transportés illégalement par voie maritime ou terrestre.

Les chefs de bandes ne reculent devant rien et menacent la population locale de leurs armes lorsque celle-ci fait mine d’intervenir pour protéger les forêts. Les braconniers chassent et tuent les lémuriens pour leur consommation personnelle ou pour en vendre la viande à des restaurants. Madagascar et Masoala sont sur le point de perdre leur patrimoine unique de richesses naturelles. Il ne restera bientôt que forêts appauvries, érosion et pauvreté. Les seuls à en profiter sont les « barons » du bois de rose et leurs alliés, qui organisent le pillage actuel des trésors de la forêt humide.

L’appauvrissement des forêts entraîne aussi l’appauvrissement de la population locale, car l’érosion faisant son travail, les fleuves s’envasent et les coraux de la mer sont recouverts par les sédiments. Dans un appel à l’aide publié dans un quotidien malgache, les citoyens du pays ainsi que le Groupement des Opérateurs Touristiques Maroantsetra–Masoala, GOTMM se sont adressés au public, parce qu’ils sont forcés de voir comment le potentiel de développement futur d’un tourisme durable est sacrifié au profit d’une brève ivresse de bois de rose : „Au nom des habitants de Maroantsetra, riverains du Parc national de Masoala et Makira, qui croient aux potentialités infinies, aux atouts immenses que constitue un Patrimoine naturel aussi exceptionnel et qui veulent jouer la carte tourisme nature pour le développement économique de la région. Aidez-nous !"

Le Zoo de Zurich est très préoccupé par l’évolution actuelle qui menace de détruire le tourisme durable promu depuis 2003 et d’anéantir les efforts de protection du parc national de Masoala. Dans cette période difficile, le parc national de Masoala et les autorités malgaches responsables des parcs nationaux ont besoin de tout le soutien international possible. Le Zoo de Zurich est en contact étroit avec son partenaire local Wildlife Conservation Society (WCS), le parc national de Masoala et l’ambassadeur suisse à Madagascar WCS travaille de manière intensive avec les autres organisations internationales de protection de la nature comme WWF et Conservation International. La Banque mondiale, la banque de développement KfW, le programme des Nations Unies pour le Développement (UNDP) et l’US Agency for International Development (USAID) tentent eux aussi d’aider le gouvernement malgache de transition à surmonter la crise actuelle dans les parcs nationaux et les réserves. L’UNESCO est alarmée par la situation dans le parc de Masoala, qui a été déclaré patrimoine mondial naturel de l’UNESCO en 2007.

Actuellement, Global Witness et l’Environment Investigative Agency (EIA), deux organisations internationales, sans but lucratif et politiquement indépendantes, ont été priés par les autorités malgaches responsables des parcs nationaux d’étudier l’état des différents parcs. Leur rapport et leurs propositions de mesures sont attendus dans les prochains jours. Il reste à espérer que les coupables seront bientôt tenus responsables de leur comportement. Le Zoo de Zurich continue à soutenir le parc national de Masoala et la population de la zone voisine. En cette période difficile, il est d’autant plus important de pouvoir poursuivre les projets en cours. Le pillage du parc national entraîne la paupérisation de la population locale. Les richesses naturelles représentent le capital futur de la société malgache !

  • Plus d’informations :
    Dr Alex Rübel, Directeur du Zoo de Zurich
    Dr Martin Bauert, Curateur Projets de protection de la nature et botanique
    Téléphone 044 254 25 00, medien@zoo.ch, www.zoo.ch

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 2 septembre 2009

1 septembre 2009

CHRONIQUE DE VANF - L’honneur de nation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 17:23

« Nous, le peuple japonais, désirons la paix éternelle et sommes profondément empreints des idéaux élevés présidant aux relations humaines ; nous sommes résolus à préserver notre sécurité et notre existence, confiants en la justice et en la foi des peuples du monde épris de paix. Nous désirons occuper une place d’honneur dans une société internationale luttant pour le maintien de la paix et l’élimination de la face de la terre, sans espoir de retour, de la tyrannie et de l’esclavage, de l’oppression et de l’intolérance. Nous reconnaissons à tous les peuples du monde le droit de vivre en paix, à l’abri de la peur et du besoin. Nous croyons qu’aucune nation n’est responsable uniquement envers elle-même, qu’au contraire les lois de la moralité politique sont universelles et que le respect de ces lois incombe à toutes les nations arguant de leur propre souveraineté et justifiant de leurs relations souveraines avec les autres nations ».
C’est le préambule de la Constitution du Japon, en vigueur depuis 63 ans et sa promulgation, le 3 novembre 1946. Dans ce pays, que l’administration américaine qualifie de « phare de la démocratie », viennent de se dérouler des élections législatives qui ont consacré la défaite historique du Parti Conservateur, au pouvoir quasiment sans interruption depuis 1955. Le Premier ministre sortant, Taro Aso, a déjà reconnu la défaite de son parti et a aussitôt offert sa démission.
Ces élections japonaises interviennent dans un contexte de double crise, économique avec un fort taux de chômage, et démographique avec le vieillissement dramatique d’une population qui va chuter de 127 millions actuellement à 94 millions, en 2050. Néanmoins, au moins dans l’imaginaire populaire, le Japon restera le pays du miracle du XXème siècle : survivre aux bombes atomiques de Hiroshima et de Nagasaki pour devenir la deuxième puissance économique mondiale, en moins de cinquante ans. Ces dernières années, Toyota avait même ravi la place de premier constructeur mondial d’automobiles au géant américain General Motors.
« Nous désirons occuper une place d’honneur dans la société internationale », proclament les Japonais. Le Japon forçait l’admiration des premiers nationalistes malgaches, avec les écrits de Rajaonah en 1889 et de Ravelojaona dans les années 1913, 1914 et 1915 (1). Las, cette admiration intellectuelle ne s’est pas concrétisée dans la pratique politique. Une Constitution qui ne change pas au gré des humeurs politiciennes, des mœurs démocratiques qui forcent le respect, des hommes politiques qui assument les inconvénients de leurs responsabilités : trois piliers qui font cruellement défaut aux Malgaches, depuis 1959. Parce qu’il n’est pas obligatoire de changer un texte si la Constitution est moins coupable que les hommes qui la détournent et la dévoient. Parce que la stabilité n’est pas nécessairement anti-démocratique dans un pays dont l’opinion publique est éduquée. Parce que quand le sens de l’honneur n’est pas un vain mot, les hommes politiques défaillants présentent leurs excuses, demandent pardon et posent leur démission.
(1) Rajaonah, Japana sy ny Japanesa, in Ny Mpanolo-Tsaina, vol.III, n°V, jolay 1889 ; vol.IV, n°V, oktobra 1889

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4399 du 01-09-2009

SOCIAL - Naufrage d’un bateau à Faux-Cap : Menace de désastre écologique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 17:19

Alerte rouge à Faux-Cap, où le bateau turc Gulser Anna a échoué depuis quelques jours. Sa cargaison composée de 383m3 de fuel et 7000 litres de lubrifiants se déverse en mer. La pêche est suspendue dans cette partie sud de l’île.
Le danger plane à Faux-Cap. Si une semaine auparavant, l’échec du bâteau turc Gulser Anna transportant 39 000 tonnes de phosphate ne présentait pas un danger, l’alerte est déclenchée, depuis hier. Les déchets du bateau se déversent dans la mer et touchent la plage de Faux-Cap.
«Depuis quelques jours, la plage s’est noircie. Aussi, des petits poissons sans vie gisent sur place», raconte un habitant à Faux-Cap contacté par téléphone.
Le tourisme en danger
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En plus des phosphates, 383m3 de réserve de fuel et plus de 7000 litres de lubrifiants sont actuellement déversés dans la mer, touchant une partie de la plage à Faux-Cap. Pour y faire face, une cellule interministérielle a été créée.
Elle se charge surtout des mesures administratives et judiciaires à l’encontre des membres de l’équipage du bateau. Depuis hier, la riposte gouvernementale, pilotée par la primature a été déclenchée. Un décret ministériel est sorti pour interdire toute activité de pêche sur place. Une mesure qui risque de pénaliser les pêcheurs, majoritaires dans cette partie de l’île. D’où l’indemnisation des concernés. Mais les risques sur les ressources maritimes s’annonçent graves.
«Les phosphates ne sont pas nocifs mais leur abondance peut accélérer la décomposition des algues, favorisant la production de toxine chez les espèces marines», explique Laurent Ampilahy, un environnementaliste au sein du parti Hasin’i Madagasikara.
Mais le danger ne s’arrête pas là. «Le déversement d’hydrocarbures au Cap Sainte-Marie risque d’engendrer une pollution marine grave dans cette partie de l’île. Pour ne citer que la destruction des récifs coralliens. Mais son impact sur le tourisme doit être mesuré aussi», explique Roland Rakotondrasata, coordinateur de l’organe de lutte contre l’évènement de pollution marine par l’’hydrocarbure (OLEP).
Une équipe est partie sur terrain pour constater de visu les dégâts et procéder au nettoyage. «Neuf experts étrangers en refoulement sont attendus pour apporter leur aide matérielle anti-pollution marine».
Il souligne que l’intervention ne doit pas être difficile. «Le premier objectif est de limiter les surfaces attaquées».

Échouage fréquent
Les mers malgaches sont assujetties à des échouages de bateaux. Pour ne citer que ceux de Maintirano, de Tolagnaro et d’autres. Jusqu’ici, l’OLEP a pu intervenir à temps pour éviter que les déchets d’hydrocarbures ne soient déversés dans la mer. Mais cet échouage au Cap Sainte Marie s’avère comme un cas sans précédent, selon les responsables.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4399 du 01-09-2009
 

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