2009 septembre

21 septembre 2009

SOCIAL - Antananarivo : La journée de la Paix à point nommé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:46

Pour la première fois, la Journée internationale de la Paix est célébrée à Madagascar. Dans la capitale, elle sera marquée par une mobilisation dans les quartiers.
Des couleurs arc en ciel décoreront les ruelles de la capitale, ce jour. Ces couleurs reflètent celles du drapeau de la Paix, Journée internationale célébrée pour la première fois à Madagascar.
Pour donner le ton, un éventail d’activités sera organisé dans la capitale. Notamment, dans les quartiers les plus surpeuplés de la capitale. 20 travailleurs sociaux, membres du Syndicat des professionnels, diplômés en travail social (SPDTS), vont surtout sensibiliser les jeunes de 12 à 18 ans, sur une éducation pour la paix.
Espoir de paix
« L’objectif est d’inculquer la paix chez les enfants. La culture de la paix, à savoir la paix intérieure et la sérénité», explique Odelia Ramiandrisoa, travailleur social, responsable de l’éducation de la Paix, projet lancé, ce jour, par le SPDTS en partenariat avec Unicef.
Le lancement de ce projet arrive à point nommé. Il est relatif à la situation actuelle que vit Madagascar. D’ailleurs, les personnes intérrogées avouent ne pas vivre dans la paix. « Quand je sors de chez moi, je ne me sens plus en sécurité, depuis le mois de janvier », avance une jeune lycéenne angoissée par cette année scolaire où elle subira les épreuves du baccalauréat.
« Les bombes lacrymogènes deviennent presque un vécu quotidien, semant la terreur », laisse entendre Andry, un garçon de 15 ans habitant dans le centre ville et obligé de rester chez lui lors des émeutes à Analakely.
Jusqu’ici, aucune manifestation populaire n’a été annoncée par le mouvement des légalistes. La Journée internationale de la Paix, comme l’a défini les Nations unies, depuis 1981, a pour objectif de restaurer une journée de paix et sans feux dans le monde. Le système des Nations-unies à Madagascar organisera une journée de commémoration à l’école du Sacré cœur d’Antanimena.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4416 du 21-09-2009

18 septembre 2009

Notes du passé - Une maison bénie pour l’enfant

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:35

«Dès sa naissance jusqu’à sa mort, le Malgache va vivre entouré de magie» (M. Dominjoud, Genève 06/12/58). D’origine indonésienne, la civilisation malgache est enrichie par des apports arabes, «notamment en ce qui concerne le développement de la magie et l’art de la divination».
Il est généralement admis que la religion du Malgache est un mélange de monothéisme et de fétichisme. «Il croit en un Dieu suprême créateur du ciel et de la terre, Zanahary pour les Sakalava, Andriamanitra le Noble parfumé pour les Hova et les Betsileo. Mais il révère aussi des divinités secondaires, esprits de la nature, génies».
C’est cependant le culte des ancêtres et les pratiques de la magie qui forment la trame de sa vie spirituelle. Les ancêtres, protecteurs naturels et «intermédiaires constants avec le Dieu suprême», sont intimement liés à toute la vie des Malgaches: «Demandez par la bouche de vos ancêtres le bien que vous désirez que Dieu vous fasse».
La naissance de l’enfant se déroule dans une maison rectangulaire à deux pans, orientée nord-sud. Orientation qui résulte d’une règle rituelle et de la nécessité de tenir compte du climat et de la direction des vents. En effet, l’alizé qui apporte les pluies, arrive du Sud-Est : la maison doit tourner le dos au mauvais temps. La porte et la fenêtre sont percées sur la face ouest.
Elle est construite selon des rites prescrits et meublés suivant des lois astrologiques. Selon Dominjoud, les 12 mois lunaires de l’année qui correspondent aux constellations du Zodiaque, fixent des destins. Ceux-ci correspondent à des emplacements de la maison et conditionnent la place du mobilier. Par la disposition constante des meubles, la maison constitue une «sorte de cadran solaire qui permet de connaître approximativement l’heure suivant le point frappé par les rayons du soleil».
Par exemple, il est 8 heures lorsque le soleil paraît au-dessus du toit; 11 heures lorsqu’il arrive au seuil; 12 heures quand il est au-dessus du faîte (soleil vertical); 14 heures au moment où ses rayons frappent le mortier à riz (placé dans l’angle sud-ouest);
15 heures quand il éclaire l’endroit où est attaché le veau, etc.
L’angle nord-est (zoro firarazana) est le coin des ancêtres, les points cardinaux bénéfiques étant le Nord et l’Est. «Libre de meubles, il est garni de nattes sur lesquelles s’acroupit le chef de famille lorsqu’il adresse ses prières aux parents défunts; c’est dans cet angle que sont placés les ody, talismans de famille. Le lit du maître se trouve le long du mur de l’est près du coin des ancêtres. Le silo et le mortier à riz sont dans l’angle sud-ouest qui correspond au destin favorable d’Asombola; grâce à lui, le silo sera toujours plein».
L’inauguration d’une nouvelle maison se fait un jour faste, fixé par le devin. Le premier feu doit être apporté par une jeune fille dont le père et la mère sont encore vivants (donc elle n’a pas d’attache avec la mort). On le place dans le foyer après une invocation aux ancêtres.
Lorsqu’il s’agit d’un édifice royal, plus important et plus durable, un sacrifice complète les rites. Un coq rouge est tué et son sang répandu dans un trou creusé à la base du poteau ancestral. La solidité du bâtiment est ainsi mieux assurée.
Si l’enfant naît un jour néfaste, dont le destin pourrait influencer défavorablement celui de ses parents, on lui donne un nom destiné à conjurer le sort, tel «Ramorasata» (celui au doux sort); ou un nom à sens péjoratif comme «Rafiringa» (fumier); ou encore on le confie à un proche. «Autrefois, ces enfants étaient mis à mort par abandon dans la brousse».
Néanmoins, pendant les cinq ou huit premières années, l’enfant est simplement dénommé Koto (garçon), Ketaka ou Kala (fillette). «Car les Malgaches croient que si l’enfant porte son vrai nom, les mauvais esprits pourraient s’emparer de lui ou lui nuire».
Selon Dominjoud, cette même croyance se retrouve en Chine où le garçonnet porte souvent le nom d’un animal (chaton, chiot) ou celui d’une fille. Ce, dans le but d’induire en erreur les esprits malins qui voudraient lui nuire, «mais qui n’ont aucun intérêt pour les animaux et… pour les filles!»
Lorsqu’il recevra son vrai nom, l’enfant «sera tatoué» pour la première fois et la cérémonie sera accompagnée d’un sacrifice aux divinités.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4414 du 18-09-2009

17 septembre 2009

SOCIAL - Environnement : Les feux de brousse gagnent du terrain

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

Pas d’argent pour les projets de lutte contre les feux de brousse et la reforestation. Les feux de brousse reprennent à grande échelle.
Un fléau environnemental pour le pays. Les feux de brousse reprennent sur les nationales, un laisser-aller général se fait sentir dans les communautés de base faute de sensibilisation.
Des centaines d’hectares de forêts ont été calcinées récemment sur la RN2, notamment du côté de Manjakandriana. « La population agit ainsi faute de moyens de subsistance. Comme la crise a favorisé beaucoup de pertes d’emploi, bon nombre de personnes sont retournées vivre à la campagne et se sont reconverties en charbonniers », souligne Bema Rakotomanga, un villageois à Nandihizana Carion. Il affirme que, même le pact communautaire « dina » n’est plus efficace pour arrêter cette pratique.
La suspension de financement alloué dans des programmes environnementaux pèse très lourd. Les projets de lutte contre les feux de brousse en souffrent énormément.
« Les points de feux de brousse ont beaucoup augmenté dans toute l’île. Les zones rouges demeurent les régions Boeny, Menabe et Melaky », explique Aina Christophe Rakotoarisoa, chef de service de lutte contre les feux de brousse et la reforestation au sein du ministère de l’Environnement.
Ce constat émane du suivi satellitaire sur les feux de brousse qui risquent d’être incontrôlables. «La suspension des financements pénalise le suivi sur terrain. Nos agents n’ont pas les moyens d’assurer tout contrôle dans les communes rurales », ajoute-t-il.
Objectif hors d’atteinte
À ce rythme, l’objectif fixé par Madagascar de réduire la superficie calcinée à moins de 680 000 hectares par an est hors d’atteinte. Si aucune intervention n’est menée, un million d’hectares risquent d’être détruits d’ici la fin d’année. Un chiffre entravant les efforts menés sur ce sujet depuis quelques annés.
En attendant la reprise de financement qui demeure incertaine, un plan d’action stratégique a été élaboré mardi. Ce plan servira de nouvelle arme de guerre pour atténuer les feux de brousse.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4413 du 17-09-2009

Economie - Transport aérien : «La demande pour l’été a été en net retrait» selon le Directeur d’Air France Jean François Richard

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:24

L’ensemble des compagnies membres de IATA (plus de 95% des transporteurs aériens internationaux) accuseront cette année 9 milliards Usd de pertes.
«D’une manière générale, le transport aérien vit une année 2009 difficile. Aucune compagnie aérienne au monde n’est épargnée par la crise qui réduit le nombre de passagers.
 Air France est touchée au même titre que les autres compagnies»
, c’est la déclaration du Directeur d’Air France pour Madagascar et les îles Comores, Jean François Richard dressant le bilan de la haute saison «été 2009». Ce responsable de noter qu’à Madagascar, les dix mois de crise que l’on vient de vivre n’ont pas facilité la vie des transporteurs aériens opérant de/vers Madagascar. «La demande est en net retrait par rapport à 2008 à la même époque», devait-il constater.

B777-300

Le Dg d’Air France note cependant que la situation n’a pas été aussi désespérée. «Certes, il y a eu moins de monde mais par contre il y a eu plus de voyageurs que nous ne l’espérions», fait-il remarquer et d’ajouter : «C’est plus le marché import, c’est-à-dire, les passagers en provenance de Paris, qui a fait défaut» Ceci dit, le marché au départ de Madagascar était moins touché.
Quoi qu’il en soit, M. Jean François Richard reconnaît que la saison été 2009 a été décevante. «Il y a eu moins de monde mais notre offre a collé à la demande du marché», le DG de poursuivre. En effet, celui-ci de noter que son entreprise a eu la chance de pouvoir s’adapter à cette demande en réduisant le nombre de ses vols à trois au lieu de cinq par semaine. «La mise en ligne des 3 Boeing 777-300 hebdomadaires a finalement bien correspondu à la demande du marché», a-t-il encore confié. Malgré les incertitudes en effet, la compagnie a maintenu la mise en ligne de ses B777-300 sur Madagascar. «Les retours de nos clients sont  bons, Ce sont des avions  équipés des technologies commerciales les plus récentes, comme par exemple un choix de 85 films sur écrans individuels ou 200 programmes musicaux, c’est également l’avion le plus « propre » de notre flotte», note le Dg d’Air France au passage. Et d’ajouter : «Cette mise en ligne sur Madagascar  projet s’inscrit dans la démarche de développement durable de la compagnie et son engagement depuis 2008  dans la protection et la restauration des forêts Malgaches»

4 fréquences l’hiver

Etant une compagnie qui va toujours de l‘avant, Air France reste, selon son Dg, Jean François Richard, optimiste et mettra en place à partir du fin octobre un programme identique à celui des saisons hivernales passées. Plus précisément, Air France aura à partir du 25-26 octobre prochain quatre fréquences hebdomadaires avec ses Airbus A340-200. «Nous maintenons aussi nos deux avions hebdomadaires 747-400 cargo pour l’hiver», poursuit-il tout en espérant une reprise du trafic  très prochainement. Confiant, le Dg compte faire une bonne saison d’hiver. «Les conditions économiques de cette saison nous guideront pour les conditions de la  desserte pour la  saison été 2010», conclut M Jean François Richard.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7936 du 17-09-2009 

ECONOMIE - Coopération : La France appuie le secteur privé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:22
«Le secteur privé est la solution à la crise. L’humanitaire seul ne suffit pas car c’est le secteur privé qui apporte la vraie croissance».
 Cette déclaration lourde de sens dans le contexte actuel, a été faite par l’ambassadeur de France à Madagascar, Jean Marc Chataîgnier.
C’était hier à l’occasion de la signature d’une aide de 1,5 million d’euros de l’Agence française de développement (AFD) en faveur de trois projets, dans le cadre du Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC2). Il s’agit du Cap Export de la Chambre de commerce et de l’industrie France-Madagascar (CCIFM), de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), ainsi que du Cluster Text’île Mada qui regroupe plusieurs acteurs de la filière textile.
Cet appui français arrive à point nommé, à l’heure où le secteur privé a plus que jamais besoin de ressources pour financer les actions de relance. L’ONTM, par exemple, va pouvoir participer à des évènements de promotion et à divers salons internationaux. Le plus proche est le Top Resa 2009 qui se tiendra à Paris la semaine prochaine.
Cet appui français sera également une bouffée d’oxygène pour les membres de la CCIFM. Il permettra de financer la participation des petites et moyennes entreprises à des actions de promotion de leur produit à l’extérieur. Pour la première phase du PRCC, 148 entreprises ont bénéficié de l’appui du Cap Export.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4413 du 17-09-2009

16 septembre 2009

CULTURE - Hommage à Ramilison Besigara : Les artistes interpellent les autorités

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:10

Depuis son décès dimanche soir, on dirait que les derniers moments terrestres de Ramily semblent plus moroses. En tout cas, les artistes entrevoient une certaine récupération.
La dépouille de Ramilison Besigara est arrivée au gymnase d’Ankorondrano, hier vers midi, à bord d’un minibus rouge, comme dans un cortège funèbre des plus ordinaires. Avec le débarquement d’une petite foule composée des plus proches du défunt, on a pu constater la présence remarquable et remarquée du chanteur Rossy et sa femme Joséphine, ainsi que celle de Liva «Koezy»
Et on commençait réellement à craindre que la veillée de recueillement dédiée au plus grand artiste de hiragasy n’allât pas connaître le grand enthousiasme populaire, comme c’était le cas lors des disparitions respectives de l’humoriste Zafihita, du poète Rado ou de l’acteur Ali, par exemple.
Mais l’enthousiasme s’est manifesté davantage au cours de la soirée lorsque les artistes commencèrent à arriver.
Parmi les premiers venus, on peut citer Ndriana Ramamonjy, Gothlieb, Volatiana, Dah’Mama, Njakatiana, Hery Puissance, Eric de Fou Hehy, Dadavy, Max Exception, etc.
L’événement a connu ses premiers instants d’animation avec des chansons funèbres populaires dans le genre de « Lanitra mangamanga », « Fo torotoro ».
À 20 h 10, le Premier ministre Monja Roindefo arriva à la tête d’une forte délégation de son gouvernement. Parmi les ministres présents, celui de la Culture et du patrimoine Gilbert Raharizatovo, du Sport Virapin Ramamonjisoa, de l’Aménagement Hajo Andrianainarivelo, de la Communication Nathalie Rabe, des Forces armées Noël Rakotonandrasana, le secrétaire d’État à la gendarmerie Claude Ravelomanana.
Désolant
« Ramilison appartient à tout le peuple malgache. C’est ainsi que nous sommes dans l’obligation de venir», a déclaré le premier ministre dans son discours.
Du côté des artistes, cette présence massive des membres gouvernementaux a été considérée comme un simple geste de récupération. «C’est bien de les voir tous réunis ici, mais c’est trop tard. Ramilison est mort maintenant. Ça fait au moins deux mois que nous avons lancé l’appel de detresse, mais on ne nous a même pas écouté », déplore l’humoriste Eric de Fou Hehy.
Celui-ci ne manque pas d’alerter les esprits. «D’autres monuments viellissent actuellement : Dadagaby, Randrianasolo Raymond, Bakomanga, etc. Fallait-on toujours attendre qu’ils décèdent pour qu’on fasse quelque chose à leur égard ? » .
A son tour, le chanteur Njakatiana regrette le talent proprement dit. « Ce qui est désolant, c’est que ces derniers temps, on assiste à la disparition d’une génération de compositeurs traditionnels sans que la relève y est », affirme-t-il, comme pour interpeller le public sur le risque d’effacement que court le hiragasy et la musique traditionnelle en général.
Mais chez certains qui veulent garder le bons sens, le décès de Ramilison Besigara n’a rien d’une fin insurmontable. « En bon chrétien, je crois que Dadamily a fini sa vie d’ici-bas, et il va le continuer avec bonheur au ciel », déclare Max Exception.

Extrait L’Express de Madagascar - Edition n° 4412 du 16-09-2009

RéGION - Analanjirofo : Des familles en difficulté se redressent

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:02

Des femmes ainsi que des ménages à faible revenu de la région Analanjirofo retrouvent leur place dans la société. Ils ont redémarré dans leur vie.
Des milliers de familles de Fénérive Est et de Soanierana Ivongo ont vite réussi à redresser leur niveau de vie après le passage du cyclone Ivan de l’année dernière.
Dans le fokontany de Fandrianomby, commune rurale de Fotsialanana, elles sont une trentaine de femmes classées marginalisées (FFM) à sortir du lot de la pauvreté. Dirigé par Florentine Marcelle, ce groupement embrasse actuellement plusieurs activités après avoir démarré avec la culture du riz et du manioc l’année dernière.
«Cette année, nous avons pu revendre un gros cochon que nous avons élevé grâce à nos cotisations», s’enthousiasme-t-elle. En tout, 25 811 ménages sont concernés par ce genre d’appui social dans cette région grâce au système « vivre et argent contre travail ».
Mais il n’y a pas que les femmes marginalisées, un millier de familles vulnérables ont également bénéficié de la reconstruction de leurs cases. On peut citer le cas de Justine Kakolahy, une septuagénaire.
Huit abris répondant aux normes sont érigés dans différentes localités de Fénérive Est et de Soanierana Ivongo.
Fiable
Ces réalisations relèvent d’une volonté de ces femmes avec l’appui de CARE Madagascar, s’inscrivant dans son programme d’intervention « urgences » post-cyclonique dans cette région.
Deux représentants du département du gouvernement britannique pour le développement international (DFID), l’un des principaux bailleurs de CARE Madagascar se sont rendus sur le terrain.
«Là, on comprend mieux la situation en voyant la réalité en face ainsi que les problèmes rencontrés par les communautés. On peut également savoir comment les organismes utilisent nos fonds », fait remarquer Dominic Parker, conseiller humanitaire pour la région d’Afrique australe.
Le constat de ces différentes réalisations a également amené Dereck Marckwell, gestionnaire de programme humanitaire à conclure que son département « ne coopère qu’avec des ONG fiables ».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4412 du 16-09-2009

Economie - 410 entreprises en chômage technique à Tanà

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:58

CRISE POLITIQUE. Le secteur privé est toujours pris en otage car il ne se sent même pas en sécurité pour investir dans le pays.

Nombreux sont les secteurs d’activité économiques touchés par la crise politique qui sévit depuis le début de cette année. Entre février et août dernier, 410 entreprises ont dû faire le chômage technique à Tanà, d’après une statistique délivrée par la direction provinciale du Travail d’Antananarivo. Parmi lesquelles, 108 entreprises sont issues de la zone franche, 224 autres sont des sociétés de droit commun, 75 entreprises opèrent dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Même des Organismes Non Gouvernementaux (ONG) ne sont pas épargnés par cette crise en raison du gel de fonds des bailleurs à l’extérieur, a-t-on appris.

Plus de 12 600 employés à la porte

A part les entreprises franches travaillant dans le domaine de textile et habillement, les secteurs du commerce, des industries, les pharmacies, les stations-service, les sociétés de construction et bien d’autres entreprises de services ont été tous en difficulté. Du coup, plus de 12 600 personnes sont en chômage technique dont 9 469 d’entre elles travaillaient dans les entreprises franches et 2 192 personnes étaient des employés des sociétés de droit commun et 793 autres étaient dans le secteur hôtellerie et tourisme. La durée de mise en chômage technique peut aller de 1 à 6 mois mais compte tenu de la situation actuelle, bon nombre de ces entreprises victimes n’ont pas pu relancer leurs activités, a expliqué un responsable au sein de cette direction du Travail. Et ces employés ont été tout de suite mis à la porte soit pour des raisons de compression de personnel ou de la fermeture de leur société elle-même, a-t-il rajouté.

Aucun plan de relance

Par contre, les employés qui ont dû travailler à temps partiel suivi d’une réduction de salaires calculés au nombre d’heures de travail ainsi que les autres entreprises n’ayant pas fait de déclaration, n’ont pas été enregistrés dans le cadre de l’élaboration de cette statistique. Jusqu’à maintenant, aucun plan de relance des activités du secteur privé n’a été mis en œuvre malgré les rencontres organisées avec les responsables de la HAT. Celui-ci qui se sent pris en otage, ne cesse pourtant de réclamer que des décisions doivent être prises dans l’immédiat pour éviter que les dégâts économiques ne s’amplifient.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7935 du 16-09-2009

 

15 septembre 2009

Cahier Economie - BOIS PRECIEUX : Exportés vers l’Asie à 8,5 Euros/kg

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:21

BOIS PRECIEUX. De nombreuses espèces sont en voie de disparition alors que leur régénération naturelle est très faible sinon nulle.

Les bois de rose et les bois d’ébène sont purement et simplement pillés dans les régions de SAVA et de Menabe. Les trafics illicites de ces bois précieux ont connu de l’ampleur depuis ces derniers mois. Ceux-ci sont acheminés par tout un réseau de trafiquants au départ de la zone de production, qui plus est, constituée d’une aire protégée jusqu’à Antalaha où se situent la majorité des commanditaires et des exportateurs. Une fois là-bas, le transport se fait par des petits bateaux à destination de Vohémar ou de Toamasina en vue de l’expédition notamment vers les pays de l’Asie. Le prix à l’export de ces bois précieux exploités illégalement s’élève à 8,5 Euros/kg. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée tout récemment par l’équipe mandatée par le WWF dans ces deux régions.

Régénération très faible

La commune rurale d’Anoviara dans le Nord-Est du district d’Andapa est l’un des points rouges de l’exploitation illégale de bois de rose et d’ébène destinés à l’exportation. A part l’utilisation de ces bois précieux par les villageois pour la construction de leurs cases, des bûcherons venus d’autres régions s’adonnent également à leur exploitation illégale. Pire, leurs actions s’accompagnent de manœuvres d’intimidation à l’égard de la population locale, a-t-on appris d’après toujours les enquêtes menées par l’équipe du WWF. Mais compte tenu de cette surexploitation et de l’incapacité des Autorités de fait à contrôler ces ressources forestières, ces bois précieux risquent de disparaître, et ce d’autant plus que, la régénération de leurs espèces est très faible sinon nulle.

En rupture de stocks

En outre, l’équipe scientifique du WWF a recensé 14 espèces de bois de rose et 9 espèces de bois d’ébène dans la forêt de Bemaintso mais celles-ci sont toutes en danger. A preuve, elle n’a pu inventorier que deux arbres de variété de bois de rose « Andramena » sur une superficie de 2,6 hectares de cette forêt. Il a été également constaté que les arbres de plus de 35 centimètres de diamètres ont tous été exploités. Idem dans la région de Menabe car seules quatre espèces de bois de rose et deux espèces de bois d’ébène ont été recensées par les enquêteurs dans la forêt d’Andranopasy si les derniers inventaires ont révélé une dizaine d’espèces pour le premier et huit autres pour le second. De l’avis des scientifiques, cinq espèces de bois de rose (dalbergia, trichocarpa, dalbergia emirensis, dalbergia pupurescens, dalbergia breveana) et une espèce d’ébène (Diospyros perrieri) y sont en rupture de stocks. Pourtant, leur régénération et leur viabilité sont vraiment très faibles. Mais les cultures sur brûlis et les feux de brousse menacent également l’écosystème de ces forêts naturelles à part cette exploitation illégale par coupe sélective de bois précieux. 

Conditions inhumaines

Et parlant du circuit de commercialisation illicite de ces ressources forestières, c’est aussi une exploitation pure et simple de la situation de pauvreté de la population locale, pour ne révéler que les études réalisées dans la SAVA. En effet, si ces bois précieux s’exportent à raison de 8,5 Euros pour 1kg, les bûcherons ne perçoivent que 5 000 Ariary par jour pour transporter les troncs d’arbres de bois de rose ou de bois d’ébène des profondeurs de la forêt jusqu’aux rives de la Mananarabe. Ce travail d’acheminement se fait dans des conditions inhumaines car un tronc d’arbre d’une longueur atteignant jusqu’à 3mètres, peut peser de 100kg à 1,5 tonnes, a-t-on évoqué.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7934 du 15-09-2009  

SOCIAL - Éducation : Des enfants risquent de rater l’école

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:18

Plusieurs familles défavorisées décident de ne pas envoyer ou limiter la scolarisation de leurs enfants. La hausse des frais de scolarité dépasse leur possibilité.
Raharimalala n’aura pas la chance d’obtenir le premier diplôme de sa vie. Admise en classe de 7ème, cette petite fille âgée de 12 ans, habitant à Anatihazo Isotry, va rater l’école, cette année. Sa mère ne pourra plus payer sa scolarisation à l’école primaire publique, faute de moyens.
« Les frais de scolarité ont augmenté de Ar 6000 à Ar 8000 à l’EPP de la Cité des 67ha sud. Une charge insupportable pour ma mère. Je ne sais pas encore comment je vais faire pour passer le temps », commente-t-elle, avec regret.
Une situation critique
La crise a eu un lourd impact sur le quotidien de cette famille qui vit au jour le jour. Elle ne va scolariser qu’un seul enfant à cause de la hausse des frais de scolarité. « Auparavant, j’ai payé Ar 8 500 pour mes cinq enfants. Maintenant, le coût est de Ar 5 000 par enfant. Une situation qui m’échappe, totalement, avec le maigre revenu de Ar 2 000 que je gagne, par jour, en lavant des linges », soupire Nirina Rafaraniaina, lavandière à Anatihazo Isotry. À côté d’elle, Pauline Ratiarison affirme ne pas être en mesure d’envoyer son unique enfant à l’école. « Les frais ont augmenté de Ar 4 000 à Ar 7 000 à l’EPP d’ Anatihazo Isotry. En plus, aucun moyen de négocier avec les responsables qui sont très fermes », se plaint-elle.
Beaucoup de lavandières sont dans la dèche car leurs patrons préfèrent accomplir, eux-mêmes, la lessive pour économiser. Des enfants, issus des familles défavorisées, risquent de rater leur rentrée scolaire. L’instabilité politique actuelle est en train de piétiner leur droit à l’éducation. Une situation qui échappe à certaines écoles primaires publiques.
« Les parents ne paient pas de droit d’inscription mais une cotisation pour payer les enseignants, recrutés par l’association des parents. Cette hausse pourrait être due au recrutement intensif pour combler le manque d’enseignants dans ces écoles », souligne Voahangy Rakotondramboa, chef de la circonscription scolaire d’Antananarivo.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4411 du 15-09-2009

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