2009 septembre

28 septembre 2009

Société - Préservation de l’Environnement : 30.000 m3 de bois extraits annuellement de l’Amoron’i Mania

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 20:18

La direction régionale des Forêts et de l’Environnement d’Amoron’i Mania enregistre annuellement 30.000 mètres cube de bois environs qui sont extraits des exploitations individuelles. Ces dernières sont réparties dans différentes communes et districts. C’est ce qui ressort de l’entretien que nous a accordé Rarivomanana Philibert, directeur régional des Forêts et de l’Environnement d’Amoron’i Mania.

600 millions

L’exploitation forestière constitue pour la région d’Amoron’i Mania en général et les communes productives en particulier, une des principales sources de revenus avec les ristournes. A raison de 20.000 ar par mètre cube de bois, le montant de la ristourne devrait s’élever annuellement à 600 millions d’ariary soit 3 milliards fmg.

Environnement

Dans les communes du district de Fandriana en particulier, l’exploitation forestière est très développée. Malheureusement, l’on constate que les responsables des communes accordent très peu d’importance à la préservation de l’environnement. Aucune commune n’a une réelle volonté de préserver l’environnement. En ce sens qu’aucun crédit ne figure dans les budgets de ces communes. Si des crédits existent, ces fonds ne sont pas affectés à la préservation de l’environnement et sont utilisés à d’autres fins. Une carence que les responsables de tutelle sont appelés à combler pour ne pas devoir espérer indéfiniment des subventions. Des actions faisables qui rentrent en compte dans la préservation de l’environnement, de la lutte contre les feux de brousse par exemple; rien que pour  l’année 2008, a fait remarquer le directeur régional des Forêts et de l’Environnement, 548 ha de forêts ont été endommagés par les feux de brousse. La réalité est donc bien supérieure à ce nombre. 2009, une année qui commence déjà mal avec quotidiennement de jour comme de nuit des feux de brousse dans la région. Nous en reparlerons.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7944 du 28-09-2009

25 septembre 2009

Notes du passé - Naissance du Groupe des Douze africains

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:21

En mars 1961, naît le Groupe de Brazzaville ou le Groupe des Douze. Le noyau de ce rassemblement est le Conseil de l’Entente regroupant les quatre jeunes Républiques de la Côte d’Ivoire, de la Haute-Volta (actuel Burkina), du Dahomey (actuel Benin) et du Niger. Après que l’Entente s’est retirée de la Communauté franco-africaine, les États africains d’expression française, «pauvres et relativement faibles», éprouvent la nécessité de s’unir.
Aux quatre pays de l’Entente viennent s’associer le Sénégal, la Mauritanie, la République centrafricaine, le Tchad, le Congo, le Gabon et Madagascar. Et si une défection se produit avec le départ du Mali attiré par la Guinée et le Ghana, en revanche le Cameroun- qui n’a jamais appartenu à la Communauté- se rallie. Ainsi douze États constituent le Groupe de Brazzaville.
Les raisons de ce regroupement sont multiples et impératives, comme l’explique l’observateur politique René Vermont. «Dans l’Afrique nouvelle, isolée, les petits États seraient des proies offertes aux appétits de leaders ambitieux et souvent soucieux de canaliser les mécontentements intérieurs vers des aventures. Des revendications ont été formulées par le Ghana en des termes blessant la susceptibilité d’autres Africains (Togolais et Ivoiriens). La Guinée, elle, veut affirmer le succès de son expérience indépendante».
En outre, «aux rivalités politiques s’ajoutent les considérations économiques. Les pays africains, tous solidaires dans leur volonté d’émancipation vis-à-vis de l’Europe, sont davantage des concurrents que des partenaires complémentaires en Afrique, et des rivaux sur les marchés mondiaux».
De plus comme ils sont divisés, les pays d’expression française seraient sans espoir de s’industrialiser, faute d’un marché intérieur suffisamment important. «Devant la Fédération du Nigéria avec ses 35 millions de producteurs-consommateurs, devant même le Ghana avec ses 6,6 millions d’habitants, la Mauritanie, la Haute-Volta, le Niger, le Dahomey ne font pas le poids».
Le Groupe de Brazzaville s’affirme ainsi comme une organisation régionale de coopération dans les domaines politique, économique, technique et culturel. C’est une union ouverte à tous les États africains, bien qu’au premier anniversaire de l’indépendance à Dakar, le président Senghor apporte une précision capitale : «L’Union des Douze reste ouverte à tous les États au sud du Sahara».
L’Union n’est pas une «confédération», mais une association d’États «unis dans le but de réaliser de nouveaux progrès dans la voie de leur coopération interafricaine fondée sur le voisinage, la culture, la communauté d’intérêts».
Un autre principe en découle: la souveraineté nationale des États membres et non membres est à respecter et aucune clause de caractère supranational n’est envisagée.
L’Union africaine et malgache est née à Yaoundé en mars 1961. Au cours de la Conférence organisée à Antananarivo en septembre de la même année, les douze chefs d’État et de gouvernement adoptent le traité qui instaure l’Organisation africaine et malgache de coopération économique, dont le secrétariat général se trouve à Yaoundé, ainsi que des comités techniques orientés vers la recherche scientifique, les questions monétaires, le commerce extérieur, le développement économique et social. En même temps, une société Air Afrique est constituée ayant son siège à Abidjan.
Trois résolutions sont aussi prises au cours de la Conférence. L’une convoque une réunion d’experts en télécommunications à Fort-Lamy; la seconde réclame l’harmonisation des politiques fiscales et des garanties accordées aux investissemets privés; la troisième est relative aux négociations avec les autorités de la Communauté économique européenne.
Les Douze jettent également les bases d’une «association politique». Si à l’époque, les contours de cette organisation restent flous, les tâches entre les États sont cependant réparties. La Côte d’Ivoire est chargée de préparer une décision sur la représentation diplomatique des États; le Cameroun, sur la nationalité et la citoyenneté; le Sénégal, sur l’entraide judiciaire et un conseil économique; le Niger, sur la coordination des télécommunications.
Une réunion d’experts à Antananarivo devra mettre au point l’accord des Douze en matière de défense. Le siège de l’Organisation de défense est à Ouagadougou, en Haute-Volta, Etat qui a refusé le maintien de bases françaises sur son territoire et la signature d’accords militaires avec Paris.
Le Groupe de Brazzaville prend désormais position sur des points importants et d’une façon «non équivoque», en particulier sur la Communauté franco-africaine et sur les problèmes internationaux posés à l’Afrique.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4420 du 25-09-2009

24 septembre 2009

Sports - Jeux de la Francophonie 2009 : Madagascar out !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:16

Pour la première fois, Madagascar sera le grand absent des Jeux de la Francophonie qui s’ouvrent ce week-end au Liban. Il n’y aucun Malgache parmi les 3000 participants issus de 44 Etats qui seront présents à cette sixième édition.
Une très grande fête qui verra toute la jeunesse francophone autour de sept disciplines sportives et autant pour le culturel.
Sur le plan sportif en effet, Liban 2009 verra la rentrée du beach-volley qui côtoiera l’athlétisme, le basket-ball féminin, la boxe, le judo, le tennis de table et l’inévitable football. Le volet culturel comprend la danse, la chanson, la sculpture, la peinture, la photographie ainsi que la littérature et les contes.
Bref, il y aura de bons moments à passer ensemble. Ce qui enfoncera davantage le clou dans le camp malgache qui subit de plein fouet les méfaits de la crise politique. Sanctionné un moment par L’Organisation Internationale de la Francophonie, Madagascar n’a pu participer aux éliminatoires de Liban 2009. Même le tennis de table qui fut qualifié d’office à la suite de la défection de plusieurs pays, ne pourra pas participer à ces Jeux.
Il ne reste donc pour la partie malgache qu’à suivre l’événement à la télévision puisque les Jeux de la Francophonie 2009 seront diffusés sur les cinq continents. Et à évoquer dans la foulée nos meilleurs souvenirs, notamment l’édition 1997 à domicile et l’euphorie qui gagnait tout le pays. Dur, dur…

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7942 du 2-09-2009

Société - Programme SALOHI : Un demi-million de personnes et plus de 98.000 ménages à sortir du gouffre de l’insécurité alimentaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

C’est un demi-million de personnes d’une centaine de milliers de ménages vulnérables qui sont directement concernés. Il s’agit des futurs bénéficiaires du programme SALOHI ou Strengthening and Accessing Livelihood Opportunities for Househld Impact (amélioration de la qualité de la vie des ménages et renforcement de l’accès aux opportunités), une nouvelle assistance humanitaire dont bénéficieront des populations vulnérables dans les parties Est et Sud de Madagascar pendant les cinq années que durera le projet, de 2009 à 2014. Le programme est financé par les Etats-Unis à travers le bureau « vivres pour la Paix » de l’USAID à hauteur de 85 millions de dollars US sur 5 ans, soit 17 millions de dollars par an.
Domaines d’intervention. Il s’agira avant tout d’apporter appuis et assistance aux communautés pour que celles-ci parviennent à augmenter leurs productions alimentaires et les revenus qu’elles génèrent. Mais tout ne s’arrête pas là car le programme interviendra également dans des domaines, somme toute, interdépendants comme améliorer la santé nutritionnelle, faire face aux aléas climatiques dont essentiellement les cyclones, les sécheresses et les inondations que connaissent régulièrement les régions ciblées par le projet SALOHI, et ce, à travers le développement des systèmes d’alerte précoce et l’exécution des plans de prévention des catastrophes. 
Ainsi, au chapitre de l’aide alimentaire proprement dite, celle-ci, à travers le programme « vivres contre formation » proposera un appui nutritionnel et de transmission de compétences à la vie aux familles très vulnérables des régions urbaines pendant la période de soudure. De même, des rations alimentaires seront distribuées aux familles comportant des femmes enceintes ou allaitantes, des enfants en bas âge (6 à 23 mois).
« Ce nouveau programme ira au-delà d’une intervention d’urgence, pour donner aux communautés et aux enfants la chance de vivre une vie meilleure », déclare alors l’ambassadeur des Etats-Unis, Niels Marquardt, lors de la cérémonie de lancement officiel du programme SALOHI, hier dans les locaux de CRS ( Catholic Relief Services). Ceci se concrétisera à travers des projets d’infrastructures communautaires, de santé maternelle et infantile, d’activités de formation de revenus, de gestion rationnelle des ressources naturelles, etc.
Consortium. Plusieurs ONG chevronnées, réunies dans un consortium, sont mobilisées pour la mise en œuvre du programme. CRS en est le chef de file et avec elle s’alignent ADRA (Adventist Development and Relief Agency), CARE (Cooperative for Assistance and Relief Everywhere) et la division Développement International de Land O’Lakes. Ces ONG seront ainsi présentes sur le terrain, à savoir les 120 communes rurales et les trois grandes agglomérations urbaines ciblées par le projet SALOHI dans les parties Est et Sud de Madagascar.
A u terme des 5 ans de mise en œuvre du programme (le 30 juin 2014), l’on s’attendra à une augmentation de la production alimentaire de 79 000 petits exploitants et de 3 000 éleveurs, une amélioration de la sécurité alimentaire de 492 000 personnes, une réduction de la malnutrition (8%) et de la morbidité des enfants de moins de 5 ans. S’y ajouteront quelque 82 000 agriculteurs formés, 1 463 km de pistes construites, près de 500 communautés bénéficiant de système d’alerte précoce pour faire face aux catastrophes, 2 500 familles des zones urbaines, en état d’insécurité alimentaire avancé, formées en matière de compétences à la vie, pour ne citer que cela. Bref, un vaste défi entrant dans le cadre d’une aide apolitique fournie par les Etats-Unis au profit de Madagascar, l’un des deux seuls pays à l’avoir reçue au titre de Food for Peace en 2009.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7942 du 24-09-2009 

23 septembre 2009

Environnement - Lemur’s Park Imerintsiatosika : Le Sifaka de Coquerel s’y multiplie

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:19

Malgré une vie que l’on peut qualifier de vie en captivité et surtout dans un nouvel environnement, dans le Lemur’s Park, le Sifaka de Coquerel (Propithecus coquereli), qui est une espèce protégée, a enfanté d’un bébé sifaka ce mercredi 29 juillet 2009 et tous deux sont en très bonne santé. Le bébé sifaka a subi avec succès l’épreuve de l’hiver des Hautes terres centrales. Il commence l’apprentissage de la vie en montant sur le dos de sa maman pour le plus grand plaisir des visiteurs du parc et des amoureux de la nature. Le programme environnemental développé chez Lemur’s Park commence à fonctionner à merveille. Les animaux du parc, se sentant protégés arrivent à procréer et de ce fait à agrandir leur groupe. C’est la cinquième naissance de l’année dans ce genre d’espèce protégée de lémuriens en voie de disparition. Le but du parc en plus d’être une vitrine de la biodiversité malgache est d’assurer le futur de ces espèces rares. Bref, l’acclimatation et l’adaptation sont réussies au Lemur’s Park. Une virée dominicale en famille ou à deux ne ferait sans doute pas de mal à quiconque.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 23 septembre 2009

Cahier Société - Médecine naturelle : La lithothérapie et ses vertus…

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:16

Tout comme les plantes, les pierres sont également utilisées dans la médecine naturelle, pour la prévention et le traitement de certaines maladies. C’est la lithothérapie, une science encore méconnue que nous avons demandé à Randrianasolonjanahary Henri, enseignant chercheur de nous faire découvrir. Randrianasolonjanahary Henri qui n’est autre que l’initiateur de la méthode « Naturallia » employée dans la médecine naturelle et qui a été créé en 1997. La méthode contribue aussi à préserver l’environnement, comme a souligné son initiateur.

Cas

En définition simple, la lithothérapie est une méthode de prévention et de traitement de certaines maladies par des pierres, a fait savoir Randrianasolonjanahary Henri. Ce dernier de citer divers cas, comme la labradorite. Cette pierre minérale que l’on trouve dans toute l’île, comme dans le district d’Ambatofinandrahana, dans l’Amoron’i Mania. La labradorite possède des vertus qui servent à la fois d’éponge et de bouclier. Autrement dit, la labradorite permet à la personne qui la possède, de se préserver des maladies des personnes malades, si elle est en contact avec elles. C’est la partie « éponge ». Pour la partie « bouclier », si une personne dispose d’une labradorite à l’entrée de sa demeure. Les voleurs seront dissuadés de pénétrer dans la maison, selon toujours cet enseignant chercheur. Autre cas, celui de la tourmaline : une pierre très riche en énergie. Des tests effectués par Rasolonjanahary Henri sur la consommation de l’élixir de tourmaline noire par exemple sur une vingtaine de couples désireux d’avoir des enfants, ont montré que chez plus de 75% de ces couples, les tests se sont avérés positifs et ces couples ont pu avoir des enfants, a affirmé Randrianasolonjanahary Henri. C’est donc une pierre de procréation. Un bloc de tourmaline posé près d’un ordinateur ou d’un poste téléviseur, a la propriété d’absorber les ondes magnétiques qui se dégagent de ces appareils. Un conseil utile pour les enfants férus des jeux vidéos qui aiment rester des heures et des heures accrochés devant leurs appareils, pour la préservation des yeux, recommande notre homme.

« Naturallia »

Randrianasolonjanahary Henri, enseignant-chercheur a mis sur pied la méthode « Naturallia », pour promouvoir la médecine naturelle. « Naturallia » c’est le nom de l’enseignement que porte son cabinet principalement à Ambositra. Cet enseignant-chercheur nous explique que la méthode « Naturallia » est un traitement de la douleur par des analgésiques, sans dépendance ni toxicité. La méthode « a aussi recours à la réflexothérapie, la fangothérapie, l’aromathérapie, la phytothérapie et le respect des règles diététiques. Les principes actifs utilisés par le cabinet « Naturallia » dans les préventions et les traitements de certaines maladies, viennent principalement des huiles essentielles extraites des diverses plantes aromatiques, comme le « ravintsara », le « rambiazina », etc.
En 1981, fait remarquer Randrianasolonjanahary Henri, lors de l’épidémie de choléra qui a frappé le pays, « Naturallia », a été la première à recommander l’utilisation de l’argile ou la fangothérapie pour lutter contre cette maladie. Du fait que l’argile a des propriétés absorbantes nécessaires à l’équilibre de l’organisme.
L’utilisation de l’argile est plus recommandée que les médicaments classiques note l’interlocuteur. Ce dernier de préciser que les produits « Naturallia » mis en vente sur les marchés sont soumis à des autorisations de mise en vente par le ministère de la Santé. Il en est de même pour les analyses des travaux de recherches qui ont été effectuées des laboratoires de renom comme l’IMRA (Institut Malgache de Recherches Appliquées), le CNRE. L’équipe de « Naturallia » est pluridisciplinaire et collabore aussi avec le laboratoire de recherches de l’Université de Montpellier-France, toujours selon les affirmations de cet enseignant-chercheur. Ce dernier de conclure qu’il se penche actuellement sur les travaux de recherches sur la médecine malgache. Des travaux qui seront présentés à l’Académie Malgache. Pour que la médecine malgache au même titre que la médecine chinoise soit reconnue de par le monde.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7941 du 23-09-2009

22 septembre 2009

CULTURE - Astronomie : La féerie des étoiles vue à Ankadiefajoro

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:34

La première visite guidée au site a trouvé sa clientèle parmi les passionnés d’astronomie. Les étoiles se sont révélées à travers un petit téléscope.
Pélérinage extraordinaire à Ankadiefajoro. Vers 18 h, quand le soleil est descendu très bas à l’ouest de la montagne d’Ankadiefajoro - à 14 km au sud-ouest de la capitale,`bifurcation d’Andoharanofotsy - la froideur du vent qui souffle sur cette hauteur de 1 300 m d’altitude faisait son malheur. Mais cela n’a pas découragé la trentaine de lycéens français d’Ambatobe, venus pour la visite guidée proposée chaque vendredi, dans le cadre de la célébration de l’Année mondiale de l’astronomie.
Tout a commencé par des instructions très élémentaires. «Quand nous observons les astres, nous n’avons pas accès ni au présent, ni au futur. Toutes les images que nous voyons appartiennent au passé», souligne le professeur Charles Ratsifaritana, le guide-astronome.
«Le soleil que nous sommes en train de voir se coucher n’est pas le soleil en ce moment exact. C’est le soleil d’il y a huit minutes. Peut-être qu’il est déjà couché en ce moment», poursuit-il.
«Voilà une étoile !», s’écrie-t-on avec fougue au milieu des élèves. Tout le monde braque les yeux vers le ciel pour assister à l’éclosion de la première étoile de la soirée. La voilà, seule et brillante au milieu des espaces et à une hauteur immensurable !
Pour les âmes qui ont trop attendu le moment, la découverte est plus que fascinante. Mais il faut redescendre à tout instant, ne serait-ce que pour se faire face à la réalité. «Non, ce n’est pas une étoile. C’est la planète Jupiter !», rétorque le professeur.
Comment a-t-il pu identifier d’un seul coup d’oeil que c’était Jupiter? «Primo, parce que j’ai l’habitude de la voir, et secundo il faut savoir qu’à la différence d’une étoile, une planète ne scintille pas», explique-t-il.
Le professeur sort ensuite de son sac un outil au volume un peu plus grand qu’une bouteille de whisky. Tout le monde savait déjà qu’il s’agit d’un téléscope. Tandis que trois de ses assistants se mettent à l’installer, le professeur continue ses explications. A l’aide d’une lampe-laser dont le rayon très fin de couleur verdâtre porte très loin dans le ciel, le spécialiste en astronomie indique quelques étoiles : «Voilà la constellation du Scorpion. Plus tard, on verra Sagittaire, tandis que la Croix du Sud n’apparaît que vers minuit». Et tout le monde l’écoute attentivement.
Voir clair
Quelques élèves commencent à regarder à travers le téléscope. «Mais c’est tout petit. On ne voit que des petits points dans le noir!», se plaignent certains d’entre eux, apparemment insatisfaits après y avoir jeter un coup d’oeil. «Quand on regarde dans un téléscope, l’important c’est de voir clair», répond l’astronome.
Parmi les lycéens, le petit Martin semble le plus intéressé. D’ailleurs, la plupart des questions adréssées au professeur viennent de lui. Plus d’une fois, il s’est mis à genou et observe minitieusement à l’intérieur du téléscope.
Il partage toujours ses acquis aux autres lycéens. «Vous voyez, cette grande étoile, c’est Antarès. Il y a tout un volume d’amas autour de lui», explique-t-il. Jean-Yves Moulat, le professeur de physique ne manque pas de soulever : «Martin est un férus de la matière physique. Il a une connaissance développée en astronomie», précise-t-il.
Un télescope pour une trentaine de visiteurs, c’est loin d’être un régal pour les curiosités. «Nous aurions dû installer içi un téléscope plus performant, mais il nous faut d’abord mettre en place tous les dispositifs. J’ai déjà perdu mon téléscope ici», se justifie l’astronome Ratsifaritana.
Pour Jean-Yves Moulat, c’est déjà beaucoup. Son argument est simple. «Ce rendez-vous pour la lecture du ciel est déjà très important pour les élèves. Le ciel, c’est toute une poésie. L’essentiel n’est pas le téléscope mais plutôt le sentiment ressenti après l’observation», mentionne-t-il.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4417 du 22-09-2009

ECONOMIE - Richard José Rajoelison : « Des projets sont en péril »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

Le conseiller d’administrateur de la Banque africaine de développement effectue un bref séjour à Tana. Il a pour mission d’évaluer les portefeuilles de la BAD.
• L’urgence motive-t-elle votre visite ?
- Je ne peux pas dire non. La situation s’aggrave de plus en plus. Je suis donc venu pour constater de visu dans quel état se trouvent les projets financés par la BAD, et surtout voir avec les autorités malgaches des solutions pour surmonter les problèmes dus à la crise.
• Où en est-on justement avec les projets de la BAD ?
- Les projets en cours continuent. En revanche, il n’y a pas de nouveaux projets étant donné qu’à l’image des autres bailleurs de fonds, la BAD se conforme à la décision de la grande famille de la communauté internationale concernant la continuité de son engagement à Madagascar. Il faut savoir qu’outre les projets, la BAD participe à hauteur de 60 mililons de dollars à l’aide budgétaire dont la moitié a été déjà débloquée. Personnellement, je me bats pour qu’on débloque le reste, mais il faudra attendre un pouvoir accepté par le monde.
• Est-ce à dire que tous les projets avancent bien ?
- Je dois reconnaître qu’il y a des problèmes et c’est pour cela que je suis venu. Des entrepreneurs ne sont pas réglés dans certains projets, pour ne citer que la réfection de la RN 34-35 reliant Antsirabe à Morondava. C’est grave étant donné que c’est vital pour l’entreprise et partant, pour ses employés. Il y a d’autres cas et je peux dire que tous les secteurs sont touchés par la crise.
• Un pouvoir de quelle mouvance attendez-vous ?
- La BAD n’a aucune préférence politique. Cela n’entre pas dans ses critères de coopération. Nous collaborons avec un pays mais non avec un homme ou un pouvoir. Quelle que soit l’option prise, la BAD n’aura aucune objection dans la suite de son avenir à Madagascar. À ce propos je tiens à souligner qu’à aucun moment, la BAD n’a envisagé de fermer son bureau à Madagascar.
• Quels sont les projets en instance avant la crise ?
- Le barrage de Sahanivotry est cité en exemple dans tous les projets du même genre en Afrique. Il permet d’éviter les délestages pour le réseau Tana. Un projet semblable n’attend que sa concrétisation à Ambatolampy et la BAD est prête à en construire des centaines dans tout le pays.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4417 du 22-09-2009

ECONOMIE - Commerce : Avis d’alerte pour le prix du riz

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:23

La hausse du prix du riz n’est pour l’instant qu’une spéculation. Mais les indicateurs montrent des signes alarmants pour les mois à venir.
«Qu’est-ce qui permet de garantir que la dépréciation de l’ariary pourra être maîtrisée ?» La question adressée par un opérateur au ministre des Finances et du budget Hery Rajaonarimampianina illustre bien l’état d’esprit dans lequel se trouve la majorité des Malgaches.
L’avenir de l’économie du pays est plus que jamais si incertain voire si inquiétant que tous les agents économiques préfèrent jouer la prudence. Un comportement qui, au final, ne fait qu’accélérer la détérioration de la situation. À commencer par celui des consommateurs qui s’empressent de constituer des stocks de riz de peur de revivre la grave pénurie de 2004. Cette augmentation subite de la demande crée une tension artificielle sur le marché et, associée au climat d’inquiétude instauré par les médias, favorise les spéculations. Conséquence immédiate: la hausse subite du prix du kilo du riz observée depuis la semaine dernière.
«Il n’y a aucune crainte de pénurie ni de hausse vertigineuse du prix du riz à l’heure actuelle. Il y a simplement eu un retard dans l’arrivée de la dernière récolte sur le marché. En effet, les producteurs ont préféré garder leur production à cause du niveau trop bas du coût du paddy en début de campagne», explique Dominique Rafenomanana Razaka, lors d’une rencontre avec la presse la semaine dernière.
Climat d’insécurité
À la fin du mois d’août, les prix moyens se situaient au dessous du niveau de 2008 à la même période. Autrement dit, la situation actuelle n’est pas encore catastrophique, mais la rapidité de l’évolution des prix doit alerter les dirigeants. Madagascar a besoin de 150 000 tonnes de riz importé, qualifié généralement de «stock tampon», pour équilibrer l’offre et la demande interne.
La Plateforme de concertation et de pilotage de la filière riz est toujours opérationnelle à l’heure actuelle. Elle regroupe tous les acteurs de la filière en amont et en aval de la chaîne. Le ministère du Commerce affirme que 10 000 tonnes de riz arriveront d’ici le mois d’octobre, mais cela ne rassure pas l’opinion. Le scandale qui a entouré la vente du riz de Tiko au port de Toamasina a instauré un climat d’insécurité autour de l’importation de la denrée. On se pose également des questions sur la confiance que les banques peuvent accorder au secteur.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4417 du 22-09-2009

A LA UNE (22/09/09) - Rationnement des devises : Vers le renforcement du marché noir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:20

La pénurie en devises se fait déjà sentir dans certains bureaux de change

Pas plus de 7000 euros pour un voyageur. La mesure n’arrange pas tout le monde, surtout les missionnaires et ceux qui voyagent pour affaires. Et pourtant, le rationnement des devises est actuellement devenu la règle chez certaines banques et bureaux de changes. Un rationnement dû à la pénurie en devises chez les cambistes. Une mesure qui risque, par ailleurs, de renforcer le marché noir.

Dégringolade

Faute de devises suffisantes dans les banques et les bureaux de changes, les voyageurs se tourneront forcément vers les cambistes à la sauvette dans les rues de la capitale. Du coup, les cours risquent encore de connaître une montée vertigineuse. En tout cas, ce rationnement risque encore davantage de faire du mal à l’ariary qui continue sa dégringolade aussi bien au niveau des changes manuels que sur le Mid (Marché interbancaire des Devises). Au change manuel, la barre des 1/3 000 pour la parité euro/ariary a été déjà franchie la semaine passée, sur le marché des devises, la monnaie nationale se montre impuissante et n’arrive pas à redresser la tête. Du coup, les cours restent en dessous de la barre des 1/2800.

En effet, à la clôture du Mid hier, l’euro se négociait à Ar 2 836,40. Certes, une petite amélioration a pu être observée entre la séance de vendredi dernier (1 euro = 2858,06) et celle de lundi mais le niveau de l’ariary reste toujours très bas.

Il faut noter que, par rapport au dollar, l’ariary semble plus ou moins stable. En effet, les cours varient dans une fourchette assez serrée depuis la semaine passée. Mais quoi qu’il en soit, le comportement de la monnaie malgache ces dernières semaines ne rassure guère le milieu économique.

Filaharam-bary

Un milieu économique qui craint en tout cas le pire et qui voit en cette mesure de rationnement des devises un retour progressif vers les durs moments de la période socialiste où tout était rationné. Les observateurs pensent notamment au riz dont le système de distribution est complètement déréglé à l’heure. Et la chute de l’ariary, ainsi que la pénurie en devises qui commencent à se faire sentir risquent encore d’aggraver la situation. Car cela provoquera non seulement la hausse des prix, mais aura des impacts négatifs sur la capacité des opérateurs d’importer du riz. Si des mesures ne sont pas prises, la transition risque de faire reculer les consommateurs vers le « Filaharam-bary » (Faire la queue pour avoir sa ration de riz). Un retour en arrière.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7940 du 22-09-2009 

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