2009 août

13 août 2009

Culture - A la découverte du « Sava Tsakafara Masina » des Besaraka

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:16

TRADITIONS.  Les Malgaches sont très attachés à leurs us et coutumes. Dans le nord de l’île, on pratique encore des rites hérités des ancêtres.

Les « Besaraka » sont une ethnie qui vit dans la partie nord-est de la grande île. On les trouve surtout à Sambava et Antalaha. Leur originalité réside dans le fait qu’ils sont des cousins des Betsimisaraka. En fait, cette parenté provient d’un brassage ethnique qui s’est réalisé dans l’ancien temps des mariages entre groupes différents. C’est la raison pour laquelle le dialecte Besaraka est le même que celui des Betsimisaraka. Les Besaraka pratiquent une cérémonie religieuse appelée « Tsakafara ». Selon le mpijoro ou prêtre traditionnel de la localité d’Antanambao Daoud, district de Sambava, que nous avons consulté, le « tsakafara masina ou cérémonie de vœu exaucé dans  la localité des Besaraka a lieu généralement vers le mois de juillet à Août. Bien avant d’autres cérémonies comme celles de l’inhumation ou famadihana de la région centrale et/ou « asa haragna » dans la SAVA, Analanjirofo  et Antsinanana.  Voici les points importants d’une cérémonie de vœu, à la façon des besaraka mais selon la tradition ancestrale sakalava. Notez qu’un prêtre traditionnel est nommé par la population locale en tenant compte de son savoir  en matière de tradition, us et et coutumes ancestrales locales. A notre interlocuteur de relater les explications sur le déroulement d’une telle cérémonie (de la préparation jusqu’à la finalité) 

Origine de la cérémonie.  A Antanambao,  Daoud, un père de famille, a émis un vœu sur l’avenir de ses enfants. Il l’a adressé à Dieu, mais aussi à  ses propres ancêtres (parents et grands parents).  Il dit : «Si mes enfants, ou même l’un d’entre eux  obtiennent  des emplois au sein de l’administration, j’offrirai en sacrifice un zébu en remerciement. J’enduirai de la graisse de l’animal le cercueil de chacun de mes aïeux».

Préparation de la cérémonie.  Une fois le vœu exaucé, le père de famille se prépare à honorer ses engagements. Après avoir acheté un zébu appelé « aomby mazava loha ou un zébu avec une tache blanche sur  le crâne », il consulte un mpimasy ou un  voyant qui lui indique le jour favorable à l’accomplissement  d’une cérémonie de ce genre. Ensuite, on choisit le lieu où cette dernière va se dérouler. Il s’agit d’un endroit près de la maison familiale. On érige un hangar ou  « alonjy ». Le prêtre procède alors à un « joro » .  Le lendemain matin, le zébu à abattre est amené tout près du cimetière où se trouve une large place aménagée à cet effet. C’est ici qu’est érigé un tronc de bois de taille moyenne où est enfoncée la tête du zébu abattu avec sa corne en guise de témoignage de la cérémonie. C’est avec le bout extrême du fisonkina qu’est mis le crâne de zébu portant les deux cornes. Le culte de  la cérémonie de vœu se passe dans l’espace large  situé près du cimetière et près du fisonkina.

La grande cérémonie.  Le sacrifice du zébu peut alors commencer. Le sang du zébu est recueilli dans un récipient. Plusieurs phases se succèdent. On peut pratiquer le joro manta ou le joro masaka.  Le joro masaka est la plus  grande cérémonie.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7906 du 13-08-2009

Société - Fournitures scolaires : Hausse de 30% pour les cahiers

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:14

Les fournitures scolaires inondent déjà les marchés de la capitale en cette période de vacances. Toutefois, les premiers achats sont encore très timides. Et ce, en raison de la flambée des prix de certains articles, notamment les cahiers et les stylos. Un stylo de marque Schneider s’achète maintenant à 400 ariary, contre 300 ariary l’année dernière. Soit un accroissement de 30%. Un cahier de 100 pages se vend actuellement entre 600 et 700 ariary, contre 450 ariary auparavant. Soit une hausse de plus de 30%. Un cahier de 200 pages est aujourd’hui proposé entre 1 200 et 1 300 ariary, contre 1 000 ariary, il y a quelque temps. Soit une augmentation de l’ordre de 20%. Les cahiers de 50 pages, quant à eux, ne sont presque pas disponibles sur le marché, du moins sur les étalages des marchands de fortune à Analakely. « Cette révision de prix est la conséquence de la crise qui secoue le pays. En raison de la situation, les importations sont suspendues. Jusqu’à présent, il n’y a pas de nouveaux arrivages. Ainsi, suivant l’incontournable logique de la loi de l’offre et de la demande, les grossistes qui n’ont plus suffisamment de stock, ont augmenté leur prix. Et nous, nous sommes également obligés de répercuter la hausse sur nos tarifs », explique Berthine, devant son commerce installé à côté de l’esplanade d’Analakely.

Face à cette hausse des prix, les parents ayant l’habitude de réunir petit à petit les fournitures scolaires de leurs enfants au fil des mois jusqu’à la rentrée, ont décidé de retarder leurs premiers achats. « Je n’achète pas pour l’instant. Je préfère attendre un peu. Peut-être que les prix vont baisser puisque la situation semble se rétablir. Enfin, je l’espère bien », confie Tiana, une mère de famille.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7906 du 13-08-2009 

Economie - Ventes de matériels informatiques : Chute de 50% des chiffres d’affaires

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:13

La faiblesse du pouvoir d’achat des consommateurs se fait sentir dans les activités  des opérateurs économiques.

Les revendeurs de matériels et accessoires informatiques doivent travailler dur en ce moment pour remonter la pente. Mis à mal après les actes de vandalisme et pillage dont ils ont été victimes, ces opérateurs subissent les impacts de la crise politique. Selon certains d’entre eux, leurs magasins enregistrent une baisse de 50% de leur chiffre d’affaires.

Selon les explications de ces promoteurs, cette situation est surtout due au fait que les consommateurs ne viennent plus acheter comme c’était le cas avant la crise. Les achats de ces derniers sont constitués ces derniers temps d’accessoires ou consommables. Bref, ce sont des articles dont ils ne peuvent pas se passer. Les cartouches d’encre ; les cartes mémoire et autres accessoires sont les plus prisés dans les magasins fournissant à ces types de produits. Une situation qui arrange les affaires des prestataires de services qui s’occupent de recharge de cartouches d’encre pour imprimante.

Remises de 50%

Les clients particuliers ont disparu du circuit, selon toujours un revendeur de matériels informatiques du Centre Commercial Suprême Center de Behoririka. «La majorité des clients qui viennent s’approvisionner dans nos magasins sont des entreprises ou des organismes mettant en œuvre des projets à Madagascar», nous confie un opérateur en ajoutant que le reste ne fait que du lèche-vitrine. Ceci explique la chute des chiffres d’affaires de ces entreprises. Si avant, ont vendait régulièrement des ordinateurs ou des imprimantes à des particuliers, ces derniers n’ont plus les moyens de s’en acheter. Et ce, malgré que certains magasins pratiquent déjà des remises allant jusqu’à 40 voire 50% sur leurs prix. La situation est difficile, lance encore notre interlocuteur. «Chacun baisse ses prix pour attirer la clientèle, mais ces efforts ne sont pas toujours forcément récompensés», conclut-il.

Augmentation en nombre

Sans les clients particuliers, assurant principalement les recettes journalières des magasins de matériels informatiques, sans les grands marchés générés par les différents appels d’offres, les opérateurs de cette filière se demandent jusqu’à quand pourront-ils tenir. Un fait est aussi que la concurrence est montée d’un cran parce que le nombre de magasins spécialisés dans les ventes de ces types de produits a augmenté après la crise que le pays vient de traverser. «A chaque fois que l’on traverse un crise de ce genre, l’on constate une augmentation du nombre d’opérateurs se lançant dans la filière», fait remarquer toujours notre interlocuteur, qui  indique que : «Les personnes, munies d’un certain niveau de revenu mais qui ont perdu leur poste quelque part, viennent grossir le marché» Pour dire que la crise a réellement fait des victimes dans le monde des affaires.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7906 du 13-08-2009

 

ECONOMIE - Événement : Redynamisation du secteur artisanat

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:10

Les touristes étrangers représentent une grande partie de la clientèle des artisans malgaches. Compte tenu de la crise qui s’est répercutée sur l’arrivée de ces visiteurs, le secteur artisanat a été pénalisé.
Devant cette situation, les intervenants n’ont cependant pas baissé les bras. À leur initiative, la société Aina création, en collaboration avec l’association Faniry Landy « Soie » organise à partir de ce jour une manifestation commerciale basée sur le thème « Redynamisation de l’artisanat et de la mode ».
Elle aura lieu à la Chambre de commerce et d’industrie pendant trois jours. Au programme sera prévue une vente-exposition de produits artisanaux fabriqués avec différentes matières, entre autres la soie, les fibres et les cornes.
Un défilé de mode se tiendra pendant les deux premières journées.Des ateliers d’exposés seront effectués par
diverses entités telles que le Centre de gestion agréé, le Centre national de l’artisanat malgache (Cenam), ainsi que le Programme de soutien aux pôles de croissance de micro-entreprises rurales et aux économies régionales (Prosperer).

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4384 du 13-08-2009

12 août 2009

SOCIAL - Pharmacie : Hausse de 50% sur le prix de certains médicaments

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:29

La crise mondiale vient de frapper les médicaments de spécialité. Les prix sont révisés à la hausse.
Une galère de plus pour les ménages. Les prix des spécialités médicamenteuses connaissent une hausse en ce moment. Cette augmentation concerne surtout les antibiotiques comme Augmentin, Roken, Hiconcil, Totapen et d’autres, ainsi que les fortifiants. En l’espace de quelques semaines, le coût de l’antibiotique Totapen a carrément doublé. « Auparavant, le flacon coûtait 3300 ariary avant de grimper à 7150 ariary », fait remarquer une gérante de pharmacie de Tsaralalàna. Certains pharmaciens ont également signalé une augmentation du coût des médicaments pour les hypertendus, à l’instar du Fludex-LP ou Vastarel.
Selon Jean Rojo Rabemanantsoa, président de l’ordre des pharmaciens, cette hausse des prix s’explique par différents facteurs. « A cause de la crise mondiale, certains laboratoires pharmaceutiques ont tenu à augmenter les prix de leurs produits. Il s’agit notamment des spécialités antibiotiques à base d’amoxicilline tels que Hiconcil et consorts. La marge enregistrée est de l’ordre de 50 à 75% pour ces antibiotiques », soutient-il. Ce responsable précise que la dépréciation de l’ariary ajoutée à la hausse du coût des transports maritimes viennent en outre expliquer ces augmentations de prix. Chez des pharmaciens de la capitale, la gamme des fortifiants comme Hydrosol, Alvytil est majorée de 20% depuis le mois dernier.
Même principe actif
Du côté des médecins, la recommandation des médicaments de spécialité comme les antibiotiques relève d’une question de choix. « Pour certains médecins, prescrire des médicaments génériques pour le traitement ou ceux dits de spécialité dépend de leur choix. Il existe par exemple des médicaments génériques dont le principe actif est bel et bien en équilibre et d’autres qui ne le sont pas, de sorte qu’ils ne guérissent pas les malades », met en garde le docteur Kalory Rakotovao Ravahatra, présidente de l’ordre des médecins. Elle précise que les deux types de médicaments contiennent le même principe actif.
Les retombées de cette hausse se font de surcroît sentir sur le budget des ménages. « Mon bébé de treize mois vient de souffrir d’une infection grave au niveau du système respiratoire.
Son médecin traitant lui a préconisé un antibiotique de spécialité qui vaut très cher », se plaint Onjatiana Ramaromanana, une mère de famille.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4383 du 12-08-2009

11 août 2009

Economie - Filière bois : Les trafics de bois précieux s’intensifient

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:38

Nos ressources naturelles sont exploitées à outrance sans que l’économie en profite. Il est plus qu’urgent que l’Etat prenne les mesures qui s’imposent.

La filière bois constitue l’un des principaux secteurs d’activités dans lesquelles les opérateurs semblent n’obéir à aucune loi. En effet, de source auprès de ce secteur justement, l’on apprend que les trafics de ressources naturelles s’intensifient et les auteurs agissent en toute impunité.

Selon les informations recueillies d’une source auprès de la région de la Sava (Sambava ; Antalaha ; Vohémar et Andapa), les coupes et les collectes de bois précieux, notamment le bois de rose, se poursuivent malgré «les mesures» prises au niveau de l’administration. Depuis un certain temps, le nombre d’opérateurs qui se lancent dans le trafic de bois précieux a été multiplié par quatre, nous indique un professionnel de la filière dans le Nord. Les coupes des ressources ne suivent pas les normes en vigueur et les ressources naturelles se trouvent gaspillées.

Epuisement des ressources

Cette situation, plus qu’alarmante, semble-t-il, n’attire pas l’attention des autorités compétentes, alors que celles-ci devraient se manifester pour stopper cette hémorragie de ressources forestières, qui plus est, sont très rares. «Le bois de rose est le plus prisé dans le nord», note notre source. En effet, selon les explications de certains opérateurs du Nord de Madagascar, les rondins de bois de rose et aussi d’autres essences de bois, sont transportés comme s’il s’agissait de bois ordinaire, qui ne sont nullement concernés par des lois strictes quant à leur exploitation.

A ce rythme, alertent les opérateurs en filière bois de la Sava, les ressources naturelles, notamment le bois de rose, dans cette partie de l’île, s’épuiseront d’ici peu. Alors face à cette situation, les opérateurs économiques, notamment ceux travaillant dans la filière, mais aussi et surtout les populations des localités où se pratiquent ces trafics en tous genres, tirent la sonnette d’alarme. Ces derniers tiennent à noter que ces façons de faire ne profitent pas à l’économie nationale puisque les recettes de ces ventes illicites échappent complètement aux contrôles de l’Etat. Ce qui entraînent de pertes énormes dans les caisses de celui-ci.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N0 7904 du 11-08-2009 

CHRONIQUE DE VANF - Vérité et introspection

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:36

«Une charte des valeurs prônant la non-violence, la tolérance, le pardon, la réconciliation et le respect mutuel» : c’est ce à quoi les quatre signataires de l’Accord politique de Maputo se sont engagés.
L’objectif commun est la sortie de crise. Tout le monde a compris qu’il fallait un retour à l’ordre constitutionnel passant par la tenue d’élections libres et transparentes. Que l’ensemble des acteurs se soit entendu sur une «transition neutre, inclusive, pacifique et consensuelle» ne devait donc jamais signifier victoire des uns ou défaite des autres.
Pendant les pourparlers, j’étais favorable à un embargo pour épargner la susceptibilité des plus irréductiblement unilatéraux. Maintenant, et jusqu’aux élections, je souhaite que ce qu’on appelle la «stratégie politique» ne tiraille pas trop un compromis qu’on sait fragile. Certes, après des mois à entretenir auprès de ses partisans un manichéisme extrémiste, il doit être difficile de faire accepter le message du bon sens consensuel, mais cela ne doit pas signifier la fuite en avant dans une surenchère démagogique qui ne rend service ni à la démocratie ni aux interlocuteurs ainsi infantilisés.
La résolution durable de cette crise oblige à un changement de mentalité. La seule solution pérenne est dans notre posture intellectuelle. Et comme il ne faut pas s’attendre à ce que les hommes politiques confessent leurs erreurs successives, c’est à la population d’assurer ce cap qualitatif.
Le Mozambique était un pays en guerre civile, sur une ligne de front naguère propice aux escarmouches entre les deux blocs ennemis de la «guerre froide». Les troubles épisodiques de 1972, 1991, 2002 et 2009, sont certes traumatisants, mais ne représentent aucunement le climax asymptotique d’une vraie guerre. C’est pourtant de ce drame que le pays de Joaquim Chissano a réussi à se relever. Madagascar, et c’est une énigme malheureuse après «la plus belle énigme du monde» du peuplement de l’île, aura emprunté le chemin inverse : aucune guerre, aucun tsunami, aucune pandémie, et cependant, dans les principaux indicateurs, la Grande île est distancée par les performances du Vietnam ou du Cambodge.
On évoque l’instauration d’un processus de «vérité et réconciliation», mais je crois qu’il faut d’abord réconcilier le Malgache avec lui-même. Notre susceptibilité d’insulaires devient schizophrénie quand on oppose à notre marasme la réussite spectaculaire d’une île comme Maurice. Nous ne devons cependant nous en prendre qu’à nous-mêmes dans la pose méditative de vérité et introspection : qu’avons-nous fait des cinquante dernières années et que ferons-nous des cinquante années qui viennent ?

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4382 du 11-08-2009
 

10 août 2009

Economie - Un programme de développement au profit des communautés locales

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:59

TAOLAGNARO. De nouvelles activités génératrices de revenus sont développées dans les zones d’intervention de QMM.

Les populations rurales à Taolagnaro sont fortement dépendantes des ressources naturelles surtout celles de la forêt pour survivre. Raison pour laquelle, la compagnie minière Rio Tinto/QMM a mis en œuvre un programme de développement intégré et durable à leur profit dans le but de réduire cette dépendance sur l’environnement. La culture maraîchère figure parmi les activités alternatives et exceptionnellement innovantes pour les agriculteurs localisés dans les villages autour des zones d’exploitation de la compagnie, tels à Mandena, Petriky et Sainte Luce. L’apiculture moderne est également une autre activité proposée dans le cadre de ce programme.

1 500 agriculteurs bénéficiaires

Notons que les agriculteurs locaux cultivaient principalement du riz, du manioc, du maïs, des fruits et du café. La culture maraîchère a été introduite en 2007. Jusqu’ici, 1 500 agriculteurs répartis dans 348 groupements et associations localisés dans de nombreux sites comme Ampasy Nahampoina, Betaligny, Mandromondromotra et Mandialambo bénéficient de ce programme. Il s’agit notamment de la formation en technique améliorée, de la fourniture des équipements et intrants agricoles ainsi que de l’appui à la recherche de débouchés. Des résultats sont concluants car ces bénéficiaires ont obtenu, entre autres, un rendement de l’ordre de 2 tonnes/ha de production maraîchère tels les tomates, les concombres, les haricots verts, l’oignon, le chou-fleur, les carottes et les aubergines. Les marchés de Tanambao, de Mahatalaky et de Manambaro dans les communes rurales riveraines ainsi que la société SODEXHO et les employés de Rio Tinto/QMM constituent leurs principaux débouchés.

Pas de problème de débouchés

Quant à l’apiculture moderne, 300 paysans habitant à Ambandrika, Ambovo, Ampifinala et Mandena, dans la zone d’intervention de la compagnie minière tirent avantage de la mise en œuvre de ce programme de développement depuis 2006. A part la formation sur les nouvelles techniques d’apiculture, ils disposent de 144 ruches modernes qui sont en activité. Chaque ruche produit 9 litres de miel /mois pendant la saison sèche. Cette production est soit écoulée sur le marché de Tanambao, soit achetée par les employés de la compagnie et une clientèle spécifique. Bref, ce ne sont pas les débouchés qui posent problème mais plutôt l’offre.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7904 du 10-08-2009 

Société - Amoron’i Mania : Quand l’écotourisme devient œuvre humanitaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:56

Les villages de la commune rurale d’Antoetra, en pays « Zafimaniry », dans le district d’Ambositra, accueillent chaque année de nombreux touristes étrangers pour faire l’écotourisme et surtout admirer le savoir-faire sur le travail du bois du peuple « Zafimaniry », classé patrimoine mondial par l’UNESCO. Parmi ces touristes étrangers, il existe des bienfaiteurs comme Angely et Joly, cet homme et cette femme à l’esprit humanitaire qui ont décidé d’aider les habitants à sortir de leur pauvreté.

Fonds

Angely et Joly après leur visite dans les villages d’Antoetra et dès leur retour en France, se sont mobilisés pour récolter des fonds destinés à aider les habitants de leurs villages d’accueil, les amis « Zafimaniry » à se nourrir. Pour ce faire, aussitôt les fonds collectés, ces deux personnes ont fait appel à l’association humanitaire « Babakoto-France » déjà présente dans la commune d’Antoetra depuis plusieurs années à travers des actions humanitaires. Un appel à l’association humanitaire « Babakoto-France » de Angely et Joly pour un soutien opérationnel dans le but de définir, de mettre en œuvre et de contrôler cette aide.

Aide agricole

L’association humanitaire « Babakoto-France » ayant répondu positivement à l’appel, a donc travaillé de concert avec ces bienfaiteurs pour trouver ensemble, une aide efficace axée essentiellement sur les familles les plus démunies, en pérennisant les actions et sans tomber dans la solution facile de l’assistant. Après bien des échanges et réflexions, les initiateurs avec le concours du maire d’Antoetra, Maurice a décidé de fournir une aide agricole à ces familles les plus démunies des villages d’Antoetra. Les familles les plus pauvres ont donc été sélectionnées. Les sélections ont été faites à la base selon un processus participatif, pour les hameaux par les chefs de fokonolona, pour les villages par les chefs de fokontany et tout cela sous le contrôle et le suivi du maire de la commune. Pour que ces démarches puissent répondre réellement à des actions sélectives sans complaisance, selon des critères bien déterminants.
Chaque famille a donc reçu 20 kg de semences de pommes de terre pour quelques ares de culture, une angady (bâche) et des engrais organiques nécessaires. Une formation dans la culture de la pomme de terre a été aussi dispensée par des techniciens locaux de l’agriculture à ces familles pour mener à bien toutes les étapes culturales. Une formation spécifique acquise que les paysans mettront à profit dans la capitalisation des acquis pour faire développer les cultures de contre-saison et pour diversifier leurs revenus.
Le choix de la culture de la pomme de terre s’est imposé, car sa récolte arrivera à une période difficile dite « de soudure ». Cette récolte permettra aux familles de se nourrir à une période où les réserves de riz dans l’année, dans les greniers, s’épuisent. De plus, en vendant les surplus des récoltes de pommes de terre, ces familles pourront se faire un peu d’argent et équilibrer leur alimentation et atténuer les effets néfastes de la crise alimentaire dont la période se situe de septembre à mars, chaque année dans la région. Soit 6 mois environ sur 2 ; Un bel exemple d’aide individuelle, initiée par des touristes bienfaiteurs, à suivre.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7904 du 10-08-2009

8 août 2009

Notes du passé - La revanche d’Andrianampoinimerina sur Ambohibeloma

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:11

Après Manohilahy, Andrianampoinimerina s’en prend à l’autre village fortifié à l’ouest de la Mananara, Ambohibeloma (lire notre précédente Note). Selon le lieutenant Lefèvre («Légendes populaires sur l’histoire des Mandiavato et sur Andrianampoinimerina», 1898) le conflit entre le roi merina et Ambohibeloma devient inévitable après que Ratrimozafy, valeureux personnage d’Avaratr’Ambohitsitakatra, a tué Valavato, guerrier d’Imerina.
Dès son avènement, Andrianampoinimerina se préoccupe d’ailleurs de reprendre la région située au nord et à l’est de la Sahasarotra et d’Andrainarivo. Cela se comprend car il est lui-même originaire de Kaloy (à 8 km de la Sahasarotra) où vécut son père et c’est sans doute dans cette zone d’Ambohibeloma qu’ont été enlevés un de ses parents, Rakotovahiny, et des Tsimahafotsy d’Ambohimanga.
Ambohibeloma se trouve à 5 km d’Anjozorobe et à 15 km à l’est de Manohilahy. Un triple fossé réuni en un seul sur le côté abrupt occidental, ceint le site accessible uniquement par les portes de l’est. Celles-ci percent les remparts intermédiaires. «Les défenseurs circulent ainsi sans interruption sur la banquette de terre et le linteau du passage» (C. Mantaux et P. Vérin, archéologues).
Le village n’est pas très élevé, mais se présente comme une presqu’île au milieu des marais et les fossés sont particulièrement larges et profonds (10 m) par endroits. Il est peuplé de Bezanozano (de la région de Moramanga) avec des seigneurs merina.
Lorsqu’Andrianampoinimerina se présente devant le village, il se réclame des liens de parenté: «Venez donc, ô vous habitants d’Ambohibeloma, approchez-vous de moi : c’est ici que sont mes compagnons, mes parents, ici que sont mes pères et mes mères, venez donc à moi» («Tantara ny Andriana eto Madagascar»).
Cette offre de paix familiale est rejetée par «un grand manieur d’amulettes», le Sihanaka Tohana et ses gens «selon les formules de dérision courantes».
Andrianampoinimerina décide alors d’entreprendre le siège et se fortifie. Il divise son armée en quatre troupes, lui-même se retranchant au sud-est sur le point le plus élevé appelé plus tard Nanjakana, avec les Voromahery. Il place les Avaradrano à l’est (Ambohitrimerina), les Marovatana et les Mandiavato à l’ouest (au village de Mandiavato) et les Tsimahafotsy au nord sur une colline qui portera leur nom plus tard.
Les mêmes «Tantara…» indiquent que ces troupes- au total 800 hommes- encerclent Ambohibeloma, «encerclement concrétisé par une série de pierres levées marquant la prise de possession d’Andrianampoinimerina». Ce dernier comme à son habitude, cherche une nouvelle fois à convaincre «ses parents» de l’inutilité de leurs efforts.
Puis il fait couper l’eau, mais les habitants sortent la nuit pour s’en procurer à l’extérieur. Le siège se poursuit longtemps, trois ans d’après l’agent britannique Coppalle de Toamasina.
Andrianampoinimerina imagine alors un curieux stratagème pour forcer la décision: l’emploi de «papango hazo» (des cerfs-volants dont un bout était enflammé, traduisent Chapuis et Ratsimba; des flèches à feu, rectifie plus justement le chroniqueur Rakotondrasoa). En tout cas, ils enflamment les cases, mais «l’effet est rendu plus terrifiant par l’incendie des herbes sèches accumulées dans les fossés par les assiégeants». Razakandraina, le seigneur des lieux, sera blessé lors de l’assaut.
Evitant le massacre, des fuyards s’échappent en direction du pays bezanozano jusqu’à Mandialaza. «Des enfants moins rapides furent rattrapés par les guerriers descendus de Mandiavato et de Tsimahafotsy. Leur sépulture au lieu dit Ampasamarotanora est encore marquée par de petites pierres levées. Ainsi les habitants allogènes furent soit chassés, soit exécutés».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4380 du 08-08-2009

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