2009 août

20 août 2009

Société - Aide humanitaire en faveur du Sud malgache : 2,8 millions d’euros de la Commission européenne

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:40

La Commission européenne alloue 2,8 millions d’euros d’aide humanitaire pour les populations vulnérables au Sud de Madagascar. C’est la teneur d’un communiqué en date du 19 août 2009, parvenu à la rédaction du journal. Il s’agit de répondre aux besoins humanitaires des populations vulnérables du Sud malgache qui souffrent périodiquement des conséquences de la sécheresse. 44 communes au moins bénéficieront de cette enveloppe dont les actions qui en dépendront s’étalent sur 12 mois.

Les zones concernées sont notamment dans les régions d’Androy et d’Anosy qui ont souffert de trop faibles précipitations. Si cette zone souffre d’une sécheresse chronique, cette situation tend à augmenter anormalement ces dernières années, accentuant la vulnérabilité des populations concernées, principalement agricoles. Lors des cinq dernières années, trois récoltes ont été insuffisantes et les perspectives pour 2009 sont mauvaises.

Mme Maria Dolores Becerril, Chargée d’Affaires de la Commission européenne à Madagascar a déclaré : « La sécheresse observée cette année dans le sud du pays a été sévère, plongeant de nombreux habitants dans des difficultés alimentaires. La Commission européenne poursuit son action de solidarité à l’égard des populations vulnérables et particulièrement des enfants. Cette nouvelle décision de financement permettra de leur fournir de la nourriture, l’accès aux services de santé, à l’eau et à l’assainissement. Les fonds européens serviront aussi, plus globalement, à renforcer la sécurité alimentaire dans 44 communes ».

Contexte

Depuis 2006, la Commission européenne a adopté 7 décisions de financement d’aide humanitaire au Madagascar, pour un montant total supérieur à 11,5 millions d’euros, comprenant la présente allocation. Tous les fonds sont acheminés par le Service d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) sous la responsabilité du Commissaire européen Karel De Gucht. Les projets financés par la Commission sont mis en œuvre par des organisations non-gouvernementales, les agences spécialisées des Nations Unies et par le mouvement de la Croix-Rouge. ECHO a un bureau dans la capitale zimbabwéenne, Harare. Celui-ci suit de près le développement de la situation humanitaire de la région et joue un rôle actif dans la coordination des opérations d’aide humanitaire.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 20 août 2009

19 août 2009

ECONOMIE - Développement : Foulpointe reste ouverte aux touristes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:43

Le sinistre qui a frappé la ville de Foulpointe ne devra pas être un obstacle à l’arrivée des visiteurs. Cette déclaration émane de Ludovic Razafindramazana, directeur exécutif de l’Office régional du tourisme de Toamasina.
Le staff de l’Office vient d’effectuer une descente sur les lieux afin de se rendre compte de la situation. « Ce qui est arrivé ne devra pas décourager les touristes à Foulpointe. Toutes les activités touristiques sont maintenues étant donné que le site balnéaire dont la plage, est resté intact », explique le directeur exécutif. « Les complexes hôteliers sont toujours là pour les recevoir », poursuit ce responsable. Un hôtel et 10 gargotes ont été les victimes de l’incendie en ce qui concerne les infrastructures d’accueil.
L’arrivée des touristes est même considérée comme un soutien à la population. Des campagnes de promotion seront aussi lancées afin de rebooster le secteur. L’office mise tout d’abord sur la tenue de la THB Tour, prévue à la fin du mois. Par ailleurs, des annonces seront publiées sur des sites web pour montrer la réalité.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4388 du 19-08-2009

ECONOMIE - Foncier : Les terres inaccessibles aux étrangers

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:34

Les nouveaux investisseurs à Madagascar devront encore patienter . Selon une mesure infirmant la nouvelle loi, ils ne peuvent accéder aux terres malgaches.
Nouvelle mesure dans le foncier. La loi foncière mise en application en décembre 2008 ne prévoit aucune interdiction quant à l’acquisition de terrains par les étrangers. Cependant lors de sa récente descente dans la région d’Itasy, Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire, a annoncé la suspension de la cession de terres aux étrangers. L’ordonnance relative à cette disposition est attendue incessamment.
Néanmoins, la loi en vigueur à Madagascar n’autorise pas les services fonciers à réfuter les demandes d’acquisition de propriété foncière. Ces dernières seront donc classées jusqu’à nouvel ordre. « Les services fonciers ne peuvent pas repousser les demandes, donc nous allons recevoir les nouvelles et les classer jusqu’à ce que la suspension soit levée », explique Rija Ranaivoarison, coordonateur du Programme national foncier (PNF).
Pour ce qui est des octrois en cours, les procédures seront suspendues. « Au cas où des investisseurs étrangers ont déposé leurs demandes et que les procédures ont débuté, elles seront suspendues mais pas annulées », affirme encore le coordonateur du PNF.
Pas de demande
En effet, l’acquisition suit plusieurs étapes. Une autorisation foncière est délivrée par l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Cependant, elle ne constitue pas un titre de propriété sur le terrain.
L’acquisition de la propriété foncière n’est possible que si les demandeurs ont réellement l’intention d’investir. La mise en œuvre du programme d’investissement doit débuter dans un délai maximum de six mois à compter de la date de l’émission du titre de propriété immobilière au nom de l’investisseur. La loi prévoit des cas de déchéance du droit foncier pour les demandeurs veulant devenir propriétaires sans investir.
Par ailleurs, des projets ont été totalement annulés. C’est le cas de celui de la société coréenne Daewoo qui a projeté d’acquérir une surface de 1 600 000 hectares, et celui d’une société indienne dénommée Varun international.
Au niveau de l’EDBM, aucune demande officielle relative à l’acquisition foncière n’est enregistrée. Par contre, des intentions ont été émises selon une source.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4388 du 19-08-2009

18 août 2009

MAHAVELONA (Foulpointe) - MADAGASCAR AUJOURD’HUI par Sennen Andriamirado

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 10:29

Nom : Mahavelona, "là où l’on renaît à la vie", baptisé Foulpointe par les premiers colons français au XVIIIe siècle.

Situation et accès : station balnéaire avec plage proposée à 59 km de Toamasina.

La plage la plus sûre de l’Est

Dès le milieu du XVIIIe siècle, les Français avaient reconnu Mahavelona et y avaient installé leur première base sur la côte est. Le chirurgien du roi de France, Couillaudeau de la Touche, y mourut en 1766 ; on y voit encore son tombeau et une allée du bourg porte son nom. Négriers anglais et français s’y sont succédé. Ils y laissèrent aussi plusieurs enfants métis qui, avec ceux des pirates européens qui écumaient toute la côte est, formèrent un groupe appelé Zanamalata ("descendants des mulâtres"). Parmi ceux-ci, un certain Jean-René, fils d’un nommé Boucher commis de la Compagnie des Indes, devint à 16 ans l’un des plus grands négriers malgaches jouant habilement entre les Anglais et les Français, avant de se proclamer roi de la côte est (région du Betsimisaraka et du Betanimena). Son habileté l’amena même, en 1817, à accepter d’être le vassal du roi, Radama 1er venu d’Antananarivo et qui fit de lui un de ses plus fidèles lieutenants : pour Radama, Jean-René, parti de Mahavelona, conquit tout l’est jusqu’àTaolañaro. Par la suite, il défendit victorieusement Mahavelona contre les Anglais et les Français. Le nom de Jean-René est depuis étroitement lié au fort de Mahavelona.

Ce petit village n’est cependant pas seulement un refuge de l’histoire. Etendu vers la mer, il est devenu une station balnéaire des plus prisées. Derrière des dunes, hautes parfois de 10 m, des plages inviolées s’étendent à perte de vue : le sable est fin comme la poudre, blanc comme la craie. La baignade est malheureusement déconseillée en ces lieux déserts : les rouleaux sont traîtres et les incursions de requins, fréquentes. Mais Mahavelona dispose de deux kilomètres de plage parfaitement protégés par une barrière artificielle de corail, posée à plus de 500 m au large. Elle s’étend directement devant les coquettes villas, couvertes de bougainvilliées et d’orchidées. Plate comme un lac, la mer est sûre. Les baigneurs et les skieurs n’ont rien à craindre des requins ni des barracudas, ni des rouleaux.

Ces atouts ont fait de Mahavelona la "plage des Tananariviens", qui n’hésitent pas à traverser ou à survoler 300 km de forêt pour y goûter les délices du farniente.

Extraits… et larmes…

 

 

A LA UNE (18/08/09) - La ville de Foulpointe ravagée par le feu à 70%, un mort

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:48

Grave incendie. La ville n’avait pas connu un aussi grand désastre depuis plusieurs dizaines d’années. Lieu privilégié des vacanciers, Foulpointe est devenu depuis quelques années la destination numéro un de la Grande Ile en cette période de l’année. Heureusement, les sites d’accueil des touristes étrangers ont été épargnés par le sinistre. 
Le village touristique de Foulpointe a vécu un désastre catastrophique, le plus grave  depuis sa création. 555 maisons sont réduites en cendre. Les premières estimations sont évaluées à 70% des trois parcelles longeant la RN5 touchées par l’incendie qui s’est produit hier vers 11 heures. 2800 personnes sont ainsi sans-abri après les quatre heures de lutte contre le feu avec les moyens du bord. La commune rurale de Mahavelona Foulpointe n’est pas équipée de véhicule de sapeurs pompiers. Il a fallu faire venir de Toamasina à 55 kilomètres les matériels roulants de la commune urbaine de la capitale de la région et du grand port de l’Est. C’est dans cette lutte contre le feu qu’une personne est morte carbonisée, deux autres sont brûlées au premier degré. Il a fallu les faire évacuer vers le CHU de Toamasina. En outre, six autres blessés légers sont soignés sur place même. Une jeune femme de 21 ans, choquée par l’ampleur des dégâts, est hospitalisée au CSB2 de Foulpointe.
Les faits. Le feu s’est propagé d’un bungalow. A l’origine, une familiale préparait le déjeuner dans la cour à l’intérieur même d’une voiture. Et l’irréparable s’est produit. Selon les informations recueillies sur place, une déflagration s’est produite. Un incendie s’est déclaré. La voiture a été calcinée et le feu s’est propagé aux bungalows environnants. Les Quads, ces sortes de moto à quatre roues qui sont à louer installés juste à côté ont été à leur tour la proie des flammes et devenus vite irrécupérables. D’autres voitures ont subi le même sort. La majorité des maisons faites de matériaux locaux brûlaient engendrant d’épais nuages de fumée suffoquante. Il était alors impossible de récupérer les effets et biens de la population. Les habitants sont en majeure partie des commerçants et des restaurateurs. Cet incendie a touché en premier lieu la vie de la population locale car elle est coupée de tous les points d’approvisionnement en produit de première nécessité. Heureusement, le tourisme est épargné, les hôtels-restaurants sont du côté de la plage.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7910 du 18-08-2009

Divers - Antsiranana : 400 Paramédicaux en congrès national

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:42

Ils sont 400 infirmiers, infirmières, sages femmes et autres kinésithérapeutes et techniciens de laboratoires, issus de toutes les parties de l’île à se réunir en congrès national à Antsiranana depuis ce lundi 17 août 2009. Ce sont les paramédicaux comme on les appelle aujourd’hui ou les auxiliaires de Santé. Incontournables dans le système de santé, ils sont les mains agissantes du médecin ; et dans les milieux ruraux, ils sont trop souvent les seuls secours pour les malades. Le congrès a été ouvert en présence du ministre de la Santé, Dr Henri Ranaivoarison. Dans son discours, celui-ci a insisté sur le rôle des paramédicaux qui sont encore insuffisants dans le pays, si on devait se référer aux normes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Extrait Madagascar Tribune - mardi 18 août 2009

17 août 2009

POLITIQUE - Crise alimentaire : Olivier de Schutter : «Il ne faut pas hypothéquer l’avenir»

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:55

Le rapporteur spécial des Nations-unies pour le droit à l’alimentation répond à quelques questions de journalistes de différents pays. Un véritable tour d’horizon sur la crise alimentaire et l’accaparement de terres cultivables dans les pays pauvres.

Monsieur De Schutter, en 2007-2008 l’Afrique a subi de plein fouet les conséquences d’une hausse spectaculaire du prix des denrées alimentaires sur le marché mondial. Pensez-vous que le continent est à l’abri d’une autre crise de la faim ? (Afronline.org)
On ne peut pas aborder la question de la faim à partir simplement de l’évolution des prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux. Ceci aboutirait à passer sous silence les questions liées au rôle des acteurs de la chaîne de production et de distribution alimentaire. Lorsque les prix montent, il n’est pas certain que les petits producteurs en bénéficient. De même, la baisse des prix sur les marchés internationaux ne signifie pas que les prix payés par les consommateurs seront plus bas.

La bonne gouvernance est devenue au fil du temps une expression très à la mode, mais souvent vidée de son sens. Pensez-vous que l’actuel leadership de notre continent est à la hauteur des défis imposés par l’insécurité alimentaire ? (Sud Quotidien)
Dans mes rencontres avec les dirigeants africains, je sens un net changement d’attitude. Un nouveau consensus est en train de naître, en faveur du soutien à l’agriculture et d’un réinvestissement dans les biens publics dans les zones rurales même si, trop souvent, le débat entre différentes manières d’opérer cette «révolution verte» fait défaut. L’on a pris conscience du danger d’une trop forte dépendance des importations afin de garantir la sécurité alimentaire : les cultures vivrières redeviennent à la mode. Et enfin, la menace que constitue le changement climatique est prise au sérieux.

Dans un pays comme le Mali, le grand problème de la culture agricole est l’absence de débouchés, mais également la difficulté d’accès aux intrants. Avez-vous des recommandations sur cet aspect? (Les Echos)
Je ne conteste pas l’importance des intrants pour la viabilité de l’agriculture : je relève d’ailleurs que les prix des engrais et pesticides ont grimpé plus vite encore que les prix des denrées alimentaires entre juin 2007 et juin 2008, en lien avec le pic qu’a connu le prix du pétrole, ce qui a rendu intenable la situation des paysans dans beaucoup de pays africains.

En 2000, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), parmi lesquels la réduction de la pauvreté de 50% entre 1990 et 2015. Est-ce que l’ONU pense que les OMD sont toujours réalisables? (Addis Fortune)
Dans beaucoup de régions, les objectifs ne seront pas atteints. Concernant le problème de la faim dans le monde, les résultats seront bien pires que prévus. Cela ne veut pas dire que les ODM étaient une erreur ou que l’espoir de pouvoir les appliquer était une folie. Je crois qu’il est honnête de reconnaitre que les ODM ont été extrêmement utiles pour mobiliser les forces qui ont œuvré en faveur des droits de l’homme.

Quelles garanties et solutions de rechange, dans le cadre de la coopération internationale, peut-on donner aux pays pauvres pour qu’ils ne vendent pas leurs terres ? (L’Express de Madagascar)
Il est dans l’intérêt même des pays en développement de ne pas hypothéquer l’avenir en faisant des concessions trop amples, pour une longue durée, ou même de manièr irrévocable, en cédant leurs terres. En raison du changement climatique et de l’épuisement de nos réserves pétrolières, les prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux vont être à l’avenir de plus en plus volatiles, et plus élevés, en moyenne, que par le passé.

Interview réalisée par Mame Aly Konte (Sud Quotidien, Sénégal), Joshua Massarenti (Afronline.org, Italie), Alexis Kalambry (Les Echos, Mali), Sylvain Ranjalahy (L’Express de Madagascar, Madagascar) et Hagos Woldeyohannes (Addis Fortune, Ethiopie).

Extrait  l’Express de Madagascar - Edition n° 4386 du 17-08-2009

14 août 2009

Voyage dans la plus belle île du monde par Eric et Laurence VAGNIER

Enregistré dans : Témoignages — Josielle @ 10:02

Bonjour

Comme nous en avons convenu, je vous adresse un court récit de notre voyage à Madagascar du 15 au 30 juillet.
Tout s’est passé pour le mieux, et nous garderons longtemps le meilleur souvenir de tous les moments passés là-bas.
Nous espérons bien refaire le voyage, mais cette fois pour découvrir d’autres régions du pays.
Bien cordialement

Eric et Laurence Vagnier

***   Madagascar, du 16 au 30 juillet 2009   ***

 

Jacaranda – circuit vert

 

 

 

16 juillet :

10 h : Atterrissage à Tana. La Grande Ile est à nous ! Lova, qui sera notre guide pendant 5 jours, nous attend à l’aéroport. Il nous conduit en minibus – car nous sommes une famille de 6 personnes – jusqu’en plein centre de Tana, à l’hôtel Sakamanga (« Le Chat Bleu » ). Nous sommes accueillis avec de lumineux sourires dans ce lieu étonnant, musée inattendu tout en corridors et détours. L’hôtel Sakamanga est plein de trouvailles qui témoignent de l’histoire et de la diversité de l’île rouge : période de la royauté et période coloniale sont illustrées par des objets insolites, rappelant la terre, la culture, la musique. Et au bout d’un vrai labyrinthe végétal, la douceur ombragée d’une petite cour est la bienvenue après notre nuit (presque) sans sommeil.

 

Trois jours durant, Tana et ses environs s’offrent à nos promenades. Ruelles étroites vers la ville haute, circulation folle, marchés débordant de fruits magnifiques, foule affairée et toujours souriante (Tana et ses banlieues, ce ne sont pas moins de 2 millions d’habitants, et le verbe survivre y prend tout son sens), enfants à l’affût d’un bonbon ou d’un stylo. Depuis les hauteurs de la ville, à coté du palais de la Reine illuminé par le soleil couchant se déroulent à l’infini la terre rouge et les rizières.  Ne pas rentrer trop tard à l’hôtel Sakamanga, il fait nuit noire à 18 h. Au cours d’un long entretien avec une congrégation de religieuses, nous remettons vêtements et fournitures scolaires préparés pour les familles démunies auprès desquelles elles se dévouent.

 

19 juillet :

Départ en minibus de la capitale, direction la côte est. Les étapes prévues vont nous faire découvrir l’incroyable végétation de cette partie du pays, la richesse de sa faune, la variété de ses reliefs, mais aussi les dégâts de la déforestation continue. Les premiers lémuriens qui croisent notre route, doux et gentils comme d’amicales peluches, se régalent des nèfles que nous leur offrons. Mais que la nuit est fraîche à Andasibe, haut dans la montagne, et comme nous savourons la chaude soupe de légumes de l’hôtel Feon’ny Aka niché dans la verdure, entre bananiers, arbres du voyageur et fougères géantes !

 

La journée du lendemain est décidément sous le signe des lémuriens. Les lémuriens sont partout, depuis les fameux hindri hindri tapis au plus profond d‘une impénétrable forêt, jusqu’à cette espiègle bande qui nous accueille dès le débarcadère à l’hôtel Palmarium, où nous arrivons après une remontée du canal des Pangalanes. Hélas ! Le lendemain, au petit déjeuner, la joyeuse bande devient gang menaçant, et il nous faut lutter de pied ferme contre eux pour ne pas nous faire dérober nos bananes et nos ananas ! Mais, étendus dans un hamac, nous oublions vite les méfaits des lémuriens devant la vision splendide et paisible du lac. Lors de la visite de la réserve Palmarium, les magnificences de la forêt et ses ressources sont un éblouissement. L’après-midi, trajet en bateau vers le village de pêcheurs, de l’autre coté du lac. On y exploite un arbre odorant, le niaouli. C’est de là que partent les flacons de cette huile magique que l’on retrouvera dans les rayonnages de nos magasins bio. Les enfants se laissent rouler dans les vagues de l’Océan indien…

 

22 juillet :

Départ pour Tamatave, la deuxième ville du pays, atteinte après plus de deux heures de remontée calme et sereine du canal des Pangalanes. Le canal, voie de transport essentielle de cette région du pays, fourmille de pirogues de toutes tailles chargées de bois et des feuilles de ravelana qui feront les toits des maisons.

Il pleut souvent à Tamatave, spécialement aujourd’hui dans cette petite Bretagne, où l’on retrouve une ambiance de station balnéaire un jour d’hiver. Mais la pluie n’empêche ni les enfants de tester la piscine de l’hôtel Sharon, ni les parents de faire le marché. Nous en revenons dûment approvisionnés en vanille, cet or noir que l’on trouve ici à profusion, et qui réjouira les odorats de nos familles et amis. Tamatave est le royaume des pousse-pousse : il est vrai que ce mode de transport ici plébiscité nous heurte …

 

23 juillet :

Lever aux aurores. Plus de deux heures de voyage tourmenté en minibus sur des routes cahoteuses nous conduisent à l’embarcadère d’où part le bateau pour l’île Ste-Marie. La mer est mauvaise, les vagues gigantesques, les passagers bien secoués – mais quelle surprise d’apercevoir de loin une baleine – la première baleine que je vois de ma vie ! – arracher de l’eau son corps gigantesque en un saut étonnement gracieux !

Nous voici installés sur la côte ouest de l’île Ste-Marie. Ici on se croirait dans un roman de Le Clézio. L’hôtel Libertalia est tout en bois, grand ouvert sur la mer, et notre bungalow se dresse à deux pas des vagues. Coquillages géants, grandes fresques au mur, hamacs, canapés profond, beaux jeux de solitaire, et même un perroquet qui fredonne La Marseillaise à la demande. Une jetée conduit à un îlot en forme de baleine. Au menu du soir, crabe coco, langouste au curry, brochettes de zébu, bananes flambées. On trouve de la vanille jusque sur la salade de tomates !

 

La journée suivante, elle, est sous le signe des baleines. La chance nous sourit pendant toute cette excursion où de sympathiques cétacés encerclent le bateau pour nous offrir un festival de sauts spectaculaires ; nous croisons même une maman baleine avec son tout petit bébé baleineau de quelques tonnes. Pour toute la famille c’est une fabuleuse découverte, et grâce aux explications de la jeune éco-volontaire, nous voici devenus des érudits en matière de mammifères marins.

 

25 juillet :

De l’île Ste-Marie nous passons en pirogue sur l’île aux Nattes. Cette île, c’est un paradis terrestre, un décor de carte postale, un pur enchantement. Le long de plages où les palmiers sont presque allongés sous les assauts du vent, on se croirait seuls, Robinsons du bout au monde. Entre les baignades (attention aux oursins !) et les randonnées en bord de mer, nous n’avons envie de rien d‘autre qu’admirer ce paysage de rêve comme peut-être nous n’en verrons plus jamais de notre vie. Et même une après-midi de pluie au Baboo Village apporte cette sensation étrange et pénétrante du temps qui n’appartient qu’à nous.

 

28 juillet :

Retour sur Ste-Marie pour prendre l’avion direction Antananarivo. Cette fois nous n’allons pas à l’hôtel Sakamanga, mais dans un hôtel tout en hauteur, le Relais de La Haute Ville. La journée suivante est consacrée aux derniers achats et cadeaux avant le grand départ : épices, rhum, jolies boîte de rafia pour y mettre la vanille, un djembé, quelques-unes de ces petites voitures découpées dans des canettes de bière ou de coca. Nous avons entendu parler d’une association qui prend en charge les enfants des rues, nous lui laissons vêtements et médicaments.

 

30 juillet :

Les cœurs se serrent en quittant l’île rouge. Nous partons les yeux pleins de visions, celles des enfants qui sourient malgré leur dénuement, celles de cette magie de couleurs et de parfums, de l’incroyable variété des paysages. Nous n’oublierons ni les baleines à protéger ni nos amis du gang des lémuriens. Nous partons avec la promesse de revenir.

 

Merci à toute l’équipe de Jacaranda, à Lova, aux équipes de tous les hôtels où nous avons séjourné, pour ce beau voyage conforme à nos attentes.

 

 

Notes du passé - Un bel ouvrage d’art sur la Sofia

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:46

20 novembre 1974. Le pont de la Sofia, le plus long de Madagascar avec ses 810 mètres, est inauguré officiellement. Il reliera la ville de Port-Bergé à celle d’Antsohihy sur la route nationale du Nord (Antananarivo-Antsiranana). C’est le résultat de la coopération germano-franco-malgache.
Sa mise en service qui permettra à la RN6 d’être accessible à longueur d’années, devra effacer les déboires des paysans, touristes et autres vacanciers en saison des pluies. «Durant cette longue période en effet, la traversée du fleuve Sofia par le bac comportait mille et une difficultés que les itinérants tout bien intentionnés qu’ils soient, avaient du mal à surmonter» (Elisoa Ranaivoarivao).
La cérémonie d’inauguration est présidée par le général Gilles Andriamahazo, ministre de l’Aménagement du territoire, entouré de Daniel Rajakoba (Fonction publique et Travail), Jaona Mampila (chef de la province de Mahajanga), Victor Ratongasoa (conseiller populaire du développement élu à Antsohihy), ainsi que de Alfred Vestring, ambassadeur d’Allemagne fédérale, et Desmazières de l’ambassade de France.
Le général Gilles Andriamahazo souligne à l’occasion l’importance de la mission de la coopération internationale. Elle permet à des pays développés comme l’Allemagne et la France, de venir en aide à un pays en voie de développement et «la nation malgache peut être fière aujourd’hui d’avoir un si bel ouvrage d’art».
Situé à environ 15 kilomètres de Port-Bergé, le pont de la Sofia permet désormais d’établir une liaison permanente entre des régions à forte productivité agricole. À savoir Antsohihy, Mandritsara, Befandriana-Nord, Bealanana et Analalava. Confiée à la suite d’un appel d’offres international à la Société des grands travaux de l’Est, le chantier dure trente mois et coûte un milliard de francs malgaches.
Pour réaliser les travaux, il a fallu 650 tonnes de pieux-tubes métalliques de fondation, 9 000 m3 de béton (3 500 tonnes de ciment) et 1 100 tonnes d’acier pour béton armé et béton précontraint.
Cependant du fait du délai impératif de trente mois de sa construction, plusieurs difficultés sont rencontrées nées de cette contrainte. À cela s’ajoutent l’isolement du chantier et les dures conditions de travail imposées par la nature, avec la conjugaison de la chaleur, des pluies, des crues, etc.
Des problèmes techniques surgissent également. En particulier en ce qui concerne l’enfoncement des tubes-pieux à une profondeur de 40 mètres, leur vidage et leur ancrage auprès de la marne dure, ainsi que la construction d’îlots, digues, ponts provisoires et enceintes en palplanches métalliques pour le travail dans le lit du fleuve.
À l’époque de son inauguration, le pont de la Sofia est considéré parmi les plus importants du continent africain. Le fleuve a un lit mineur de 250 mètres en saison sèche et un lit majeur de 800 mètres en saison des pluies. Le gigantesque ouvrage permettra de le franchir en toute saison.
C’est un bel exemplme de coopération internationale à plus d’un titre, écrit la journaliste. «Non seulement il est le fruit d’une collaboration franche entre des États amis (France, Allemagne fédérale, Madagascar) mais encore si sa réalisation a pu être menée à bonne fin, c’est grâce à des hommes de diverses nationalités dont le savoir-faire et la compétence n’ont d’égal que la volonté de réussir et qui, face aux mêmes difficultés, aux mêmes épreuves, n’ont été animées que d’un seul et même désir : servir…»

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4385 du 14-08-2009

RéGION - Mahajanga : Soins gratuits pour les enfants

Enregistré dans : PARENTHESES de vie, Actus Madagascar — Josielle @ 9:44

Les étudiants en Médecine dentaire de Mahajanga favorisent les enfants. Des soins et extractions gratuits leurs sont accordés pendant une semaine.

Priorité aux enfants. Les étudiants de la 4 et 5ème année de l’Institut Odonto Stomato Tropicale de Mahajanga (Iostm) accordent des soins et extractions dentaires gratuits aux enfants de moins de 12 ans pour marquer la semaine de la pédodontie. La porte de la clinique dentaire de Mahajanga-be leur est ouverte du 10 au 14 août. Une pratique qui devient une tradition pour le département pédodontie.
« Les soins de caries sont les plus fréquentes. Les anomalies les plus fréquentes chez les enfants sont la mauvaise position des dents due au retard de la tombée de la dent de lait », explique le Dr Justin Jacques Ravelomanantsoa, responsable du département de la pédodontie et de prévention, également responsable de la pédagogie du centre du soins.
Rappel
Lundi, la salle des soins de la clinique était animée par des cris et des pleurs des enfants bénéficiant des prestations gratuites, surtout ceux qui doivent procéder à l’extraction dentaire, la matinée du lundi. Les plus chanceux ont uniquement soigné leur carie.
À entendre l’explication des médecins, la consommation d’aliments trop sucrés est à l’origine des caries chez les enfants. Par contre, le manque de fluor touche aussi bien les petits que les adultes. « Pour pallier à cette carence, l’alimentation doit être alors riche en fruits de mer. Il ne faut surtout pas oublier de se brosser les dents après chaque repas et après les goûters », rappelle un médecin.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4385 du 14-08-2009

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