L’intersaison pointe son nez. Les pluies de ces derniers jours viennent annoncer cette période charnière entre l’hiver et la saison pluvieuse. Selon la météo d’Ampandrianomby, des averses peuvent même être rencontrées dans certaines régions de l’Île.
« Ces pluies sont typiques de l’intersaison et elles vont nous amener progressivement vers la véritable saison des pluies qui va débuter au mois de novembre », souligne Roger Randriamanantena, technicien à la météo. Et de rajouter que dans les prochains jours, la population de la Grande Île pourra voir alterner dans une journée le froid, la chaleur et la pluie. C’était le cas hier et au début de cette semaine où les Tananariviens ont pu constater des pluies fines en fin de journée.
Cette atmosphère résulte de la formation de masses nuageuses intenses. « Ces nuages vont même produire des averses et des tonnerres localement dans certaines parties », poursuit Roger Randriamanantena.
A côté, la température enregistre une tendance à la hausse avec une valeur minimale de 13°C contre 24°C pour celle maximale.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4398 du 31-08-2009
Parmi les richesses culturelles de la Grande île figure en bonne place son folklore aux mille et une beautés, aux mille et une variétés comme son peuple. De nombreux chercheurs se sont essayés à en découvrir les idées et les significations. Tel l’ethnologue Gueunier qui s’est consacré au «rija» betsileo.
L’auteur explique le «rija» comme une sorte de chanson populaire qui fait partie du trésor folklorique betsileo. Trésor car certains historiens soutiennent que ce Foko aurait plusieurs sortes de chansons traditionnelles, mais la plupart ne sont plus ni entendues ni interprétées pour de multiples raisons. Entre autres, la «vogue de plus en plus grande des chansons conçues sur des modèles européens et livrées aux auditeurs par voie radiophonique».
Au début des années 1970 quand l’auteur écrit son idée sur le sujet, il admet que le «rija» est moins connu que le «zafindraony» qui a l’avantage de véhiculer le message de la foi chrétienne en des créations musicales originales. Comme tout élément du folklore en général, dans le «rija» la musique et le thème doivent être conformes à la manière traditionnelle.
«Les vocables qui sont venus de fraîches dates enrichir la terminologie de la discipline, ont prouvé leur utilité en servant uniquement de symboles qui n’ont souvent aucun rapport avec le thème de la chanson. Vocables qui, il va sans dire, sont incompris des personnes âgées».
D’après M. Gueunier, tous les «rija» sont des chansons d’amants ou d’amantes. La partition débute par des propos alambiqués et allusifs et débouche sur une réflexion profonde. «Au cas où l’artiste y arrive, celle-ci n’est perçue que par les intelligences fines uniquement car elle revêt une forme voilée, sybilline à la manière de devinettes». Le «rija» rejoint ainsi par certain côté les «kabary», «ohabolana» et «hainteny».
Bien qu’il ne suive pas une métrique classique, il est cependant établi que le «rija» obéit à un certain nombre de règles et à une technique qui président à la création.
Il est fondamentalement important que certains termes considérés comme l’échine du vers, donnent lieu à une sorte de dialogue. Ces mots prédominent par leur signification et le «rôle spécial qu’y jouent les accents toniques dans l’ensemble du vers». Et avant toute chose, ils doivent être dits et entendus en même temps que d’autres mots qui leur ressemblent "morphologiquement et phonétiquement".
Exemple : «Ny lalagna an’Ihosy e rô manolakolaka- Ny apela te-ho roso e rô mamolapolaka» (La route qui mène à Ihosy fait des détours- La femme qui est prête à partir se montre difficile).
Comme le plus important est le second vers, il donne naissance à la prochaine strophe. C’est ainsi que l’on répète les mots déjà prononcés tant qu’on veut, qu’on recourt à une figure pour comparer deux idées qui s’énoncent et se traduisent différemment parfois et qu’on use de jeux de mots. Quitte à user de mots français malgachisés («Ny satro-boanetra rô an-dranomangazay»- le chapeau de feutre se vend en magasin) ou à des noms de localités («Ambalavao-Atsimo rô latsaka ambany»- Ambalavao-Sud est au bas-fond).
«Ce qui engendre une sorte de divagation et d’errance, une poursuite de l’âme sœur dans tout le pays». Bien que pour des étrangers, «les noms de villages cités ne manquent pas, par association d’idées, d’éveiller des pensées plus ou moins bizarres».
Le «rija» étant essentiellement bâti sur un thème d’amour, il a la faveur des jeunes. Les spécialistes s’accompagnent en général dans la pratique sur des instruments traditionnels, «jejo» en calebasse ou «kabaosy» fait de bois blanc. Ils aiment les fêtes même s’ils ne réalisent que de modestes recettes auprès de leurs spectateurs. Ils n’en font d’ailleurs pas leur métier, étant en réalité des cultivateurs et éleveurs comme tous les villageois.
Autrefois, raconte-t-on, les hommes d’Église ont été très sévères à leur égard. Et s’ils ne faisaient pas amende honorable, ils se sont vus impitoyablement rejetés par leur paroisse. «Leur art était jugé incompatible avec la morale et la conduite recommandées par le christianisme. Le cas échéant, on allait même jusqu’à saccager les instruments de musique des faiseurs de rija».
Pas étonnant car souvent, les représentations sont allées de pair avec les plaisirs charnels, défaut humain et non de la musique elle-même.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4397 du 29-08-2009
Le Dr Xavier, coordinateur résident du système des Nations Unies à Madagascar quittera bientôt le pays après un court mandat de deux ans. Lors d’une rencontre hier avec le réseau OMD, il a affirmé qu’il faut aussi maintenant se pencher sur la sortie de crise économique.
Ayant eu le privilège de signer l’UNDAF qui est le cadre de référence de la coopération entre le système des Nations Unies et Madagascar, Xavier Leus fait partie de ces personnalités qui ont cru au développement de Madagascar. « L’une des plus importantes choses qui ont marqué ma mission à Madagascar a été la signature de l’UNDAF » a affirmé hier le Dr Xavier Leus qui se réjouit par ailleurs des efforts entrepris pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement.
Faits marquants. Evidemment, la crise politique de 2009 fait également partie des faits marquants du mandat de Xavier Leus au sein de la représentation résidente du système des Nations Unies. Tout comme les observateurs de la vie politique malgache, il souhaite une bonne issue des négociations de Maputo II. Mais le plus important selon lui, c’est la sortie de la crise économique. « Madagascar se trouve actuellement dans une situation très difficile » reconnaît celui qui a joué un rôle prépondérant dans les négociations entreprises à Madagascar entre les protagonistes politiques. Et de continuer qu’il est impératif que l’on entreprenne rapidement des actions pour cette sortie de crise économique.
Impacts négatifs. Une crise économique aggravée par différents paramètres comme les désastres naturels, la sécheresse, la crise des produits alimentaires et la crise économique globale dans le monde. Xavier Leus a par ailleurs fait état des impacts négatifs de la crise politique actuelle sur la vulnérabilité urbaine. Une vulnérabilité urbaine déjà existante mai qui augmente avec la crise politique, concède le représentant des Nations Unies qui a également souligné « les corrélations au niveau des actions des différents partenaires financiers et techniques de Madagascar » Il y a une distribution des tâches bien coordonnée entre les différents intervenants selon toujours le Dr Xavier Leus qui a également laissé entendre la disposition des partenaires à aider Madagascar.
Solidaires. Il reste à savoir si les politiciens malgaches veulent réellement de ces appuis des bailleurs de fonds,en acceptant de régler au plus vite la crise actuelle afin que le pays puisse revenir à l’ordre constitutionnel. A défaut d’accords politiques en effet, le pays ne pourra toujours pas prétendre aux aides financières et techniques des bailleurs de fonds. Car tout comme ils font preuve de bonne coordination dans les appuis au développement, les bailleurs de fonds savent aussi être solidaires quand il s’agit de sanctionner un pays sorti de l’ordre constitutionnel, en s’abstenant de lui ouvrir le robinet des financements.
A noter, pour en revenir au Dr Leus qu’il rejoindra dès lundi prochain Genève pour occuper sa nouvelle fonction auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé. Son successeur à Madagascar n’est pas encore désigné.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7919 du 27-08-2009
Les lémuriens courent un grand danger. Depuis le début de la crise, la recrudescence de la chasse illicite de ces primates devient alarmante.
L’impact environnemental de la crise socio-politique frappe également la biodiversité. Le phénomène d’abattage illicite des lémuriens constitue actuellement l’une des pires formes de la crise. La forte intensité de la chasse est enregistrée dans plusieurs parcs et réserves nationaux comme à Masoala, Marojejy, Maroantsetra, Ankarafantsika, Isalo, Bemaraha et autres.
Cette injustice vient d’être dénoncée à l’échelle mondiale par l’organisme protégeant la nature Conservation International (CI) à Washington. « La biodiversité propre à Madagascar est altérée à un degré scandaleux par des gangs criminels qui profitent de la désagrégation de l’ordre public après le récent coup d’État. (…) Le dernier scandale a trait au commerce des lémuriens qui sont vendus comme viande de brousse aux propriétaires de restaurants, à l’origine du massacre des animaux », relate en partie le communiqué de CI, datant du 20 août.
La catastrophe peut se vérifier par un état des lieux effectué par les spécialistes au sujet de la disparition des lémuriens. « La récente descente sur le terrain au corridor Mantadia-Zahamena dans le but d’aller à la recherche de nouvelles espèces s’est montrée inquiétante. Après avoir fait plusieurs kilomètres, nous n’avons pas encore aperçu de lémuriens », révèle Tovonanahary Rasolofoharivelo primatologue et responsable de suivi et évaluation auprès de Conservation International (CI).
La disparition des lémuriens classés les plus menacés au niveau mondial comme Varecia rubra, rencontrée à Masoala ou le Propithecus candidus visible à Marojejy, risque d’être accélérée à grande échelle si aucune mesure n’est prise. Avec le gel des fonds alloués conjointement à la conservation et au développement de Madagascar par la Banque mondiale et les Etats Unis, la répression effectuée par les agents de terrain sur les braconniers est paralysée de la sorte.
En réponse, un haut responsable auprès des Eaux et fôrets dans la région Sava soutient qu’il n’est pas encore au courant de cet état de chose. « Nous attendons les nouvelles venant de nos collaborateurs, tout comme celles de Madagascar national parks (MNP) », soutient-il. Son attente risque d’être prorogée si l’on tient compte du sort d’un agent de MNP qui vient d’avoir les deux jambes cassées,ayant été agressé par des exploitants illicites de bois , selon la radio locale de Maroantsetra, mercredi.
Fléaux
En parallèle, l’hémorragie de coupe de forêts pour extraire le bois de rose fait également rage dans cette partie nord-est de l’Ile. Actuellement, la situation empire dans la mesure où les agents de contrôle des aires protégées comme à Masoala restent impuissants face à la situation. De sources concordantes, « les gendarmes sont en ce moment absents du territoire ». Il s’ensuit que la population vivant au dépens de la sauvegarde de la nature est terrorisée. « Les exploitants illicites de bois sont armés et nous menacent de mort si on continue de les gêner. Leur nombre s’accroit de jour en jour », confie la source en soulignant que ces gens sortent de la forêt avec du bois de rose.
Ces deux fléaux combinés affectent naturellement l’avenir de la biodiversité de Madagascar. « Personne n’arrive jusqu’ici à planter des arbres. Ce sont les lémuriens qui assurent la survie de nos forêts du fait qu’ils plantent des arbres en se déplaçant d’un endroit à un autre. De même, cet habitat naturel des lémuriens qu’est la forêt joue de surcroît un grand rôle sur le changement climatique. Nos forêts contribuent à la lutte de la réduction des émissions de gaz carbonique », conclut Tovonanahary Rasolofoharivelo. Un appel à la communauté internationale de CI vient d’être lancé pour venir en aide à la protection de la faune et la flore malgache.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4396 du 28-08-2009
Les contraintes financières de l’État ne permettent pas pour l’instant de maintenir indéfiniment le visa gratuit pour les touristes. Le ministre du Tourisme Irène Andreas a annoncé en marge d’une cérémonie de remise de dons pour les sinitrés de Foulpointe la semaine dernière, que la formule du frais de visa variable pourra reprendre à partir de 2010. « L’Etat n’a pas d’argent. La gratuité totale ne pourra plus continuer. Mais pour les vrais touristes dont le séjour avoisine les trois semaines, le montant sera calculé », précise le ministre.
Le visa multiple a été appliqué depuis 2008 et reconduit dans la loi de finances 2009. Mais au mois d’avril, le gouvernement de transition a décidé de supprimer le frais de visa pour les séjours de moins d’un mois. Avec le visa multiple, le montant du droit varie selon la durée du séjour à Madagascar.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4396 du 28-08-2009
Cette mère lavandière assume tant bien que mal ses tâches pour subvenir aux besoins de sa petite famille.
On la croise partout dans la capitale. Tous les jours, elle doit parcourir des kilomètres pour trouver de linge sale à laver. Mais sa manière de faire est plutôt particulière.
Sandra Rahantanirina, 34 ans se différencie des autres lavandières de la capitale grâce à sa débrouillardise. En plus de ses linges, elle est munie d’une calèche et de jerrycans pour assumer ses tâches. «La calèche me sert de lavoir mobile car il est rare que je trouve de place auprès des lavoirs publics de quartiers. Pour les jerrycans, elles me servent de point d’eau. Faute de moyens, il faut penser à autre chose », souligne-t-elle.
Gagner Ar 3 000 par jour
Madagascar manque encore de points d’eau. Chaque année, l’objectif est de construire 12 500 nouveaux points d’eau qui pourront desservir plus de deux millions de Malgaches. Sandra Rahantanirina figure parmi ceux qui attendent encore son tour d’être servie.
Habitant à Ankasina, cette lavandière doit se démener quotidiennement pour collecter Ar 3000, le minimum pour assurer trois repas par jour pour sa petite famille. Elle a quatre enfants. «Ma vie est dure. Mais je ne m’en plains pas. Je réussis à nourrir mes proches grâce à ma calèche et mes jerrycan. Ces simples matériels me font gagner beaucoup de temps pour faire la lessive », conclut Sandra Rahantanirina, déjà à son dixième linge en quart d’heure d’interview. Très agiles, ses mains passent et repassent chaque partie de chaque linge. Un don qu’elle a hérité de sa mère lavandière qui n’est plus active actuellement.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4395 du 27-08-2009
Les 1763 sinistrés de l’incendie de Foulpointe sont toujours en grande difficulté, la destruction quasi-totale pour la plupart, des biens des victimes ont évidemment des répercussions sur les conditions de vie de ces personnes, notamment au niveau de l’alimentation. Des aides d’urgences ont déjà été apportées depuis la survenue de ce triste sinistre, dont la construction de sites provisoires pour héberger les 359 ménages sinistrés. Pour sa part, CARE Madagascar apporte son assistance afin de permettre un retour à l’autosuffisance alimentaire des victimes et en particulier, la restauration des aspects essentiels de leur mode de subsistance. Les vivres fournis par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), ainsi que les bâches fournies par l’USAID permettront à CARE d’aider les populations sinistrées à assurer une partie de leurs besoins alimentaires et contribuer à la mise en place d’infrastructures provisoires en attendant la réhabilitation de leurs habitations réduites en cendres.
De même, des travaux « vivres contre travail » seront entrepris pour dégager les canaux d’évacuation encombrés par les débris. Près de 14 tonnes de vivres, riz, légumes secs, seront distribuées dans le cadre des interventions, lesquelles devraient durer environ un mois. Une équipe d’urgence est actuellement sur place afin d’identifier avec le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) les principaux bénéficiaires.
EXtrait Midi Madagasikara - Parution N°7918 du 27-08-2009
La rentrée des classes sonnera déjà dans une dizaine de jours pour ceux qui étaient partis en vacances en juin. De leur côté, les parents, notamment, ceux dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires privés, s’activent déjà à réunir les fournitures scolaires qui, force est de le constater, sont toujours synonymes de grandes charges pour les parents d’élèves à chaque veille de rentrée. Mais cette année, les impacts de la crise ont rendu les préparatifs de la rentrée plus lourds à supporter que d’habitude pour les budgets des ménages. Un minimum de Ar 50.000 par enfant scolarisé est nécessaire. Et si le prix des fournitures de base n’a pas connu de hausses vertigineuses, il n’en demeure pas moins que les portefeuilles des parents d’élèves sont plus durement mis à l’épreuve que les années précédentes, les ressources s’étant amenuisées pour la plupart des ménages.
Les élèves des établissements publics, eux, ne retrouveront ainsi les chemins de l’école qu’à la mi-octobre. Mais pour un certain nombre d’entre eux, la rentrée se trouve déjà compromise, leurs parents étant dans l’impossibilité de réunir les sommes nécessaires pour les inscriptions, les fournitures et les divers frais. Bien que les frais d’inscriptions dans le public soient déjà moins élevés par rapport à ceux du privé, nombre de parents des élèves des EPP et CEG ont toujours énormément de difficultés pour les payer. Aussi, des élèves risquent de ne pas retourner à l’école cette année, faute de moyens. Les enfants des employés des entreprises franches, récemment mis au chômage technique, voire licenciés, sont particulièrement touchés. En effet, nombre d’anciens employés de la zone franche, qui ont perdu leur emploi durant la crise se retrouvent quasiment à la rue et pour eux, les priorités demeurent désormais la nourriture et le logement. Les dépenses liées à l’éducation des enfants se retrouvent ainsi reléguées au second plan. Une priorité établie bien malgré eux, car ces ménages n’ont plus d’autres choix.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7918 du 27-08-2009
Les impacts de la crise politique actuelle se font de plus en plus sentir dans de nombreux domaines d’activité. Des analyses participatives de ces impacts de la crise, s’avèrent indispensables. Dans la mesure où ce processus permet d’inventorier les problèmes rencontrés au niveau de chaque région et de chaque acteur pour trouver des solutions appropriées en vue de concevoir et d’adopter des nouvelles lignes d’orientation stratégiques d’approche concertée.
C’est dans ce sens qu’une réunion de travail du comité régional diorano-wash s’est tenue le 6 août à Ambositra, pour une analyse participative des impacts de la crise politico-sociale sur le secteur eau, assainissement et hygiène. Plus d’une vingtaine d’ONG et d’associations membres du comité régional diorano-wash d’Amoron’i Mania, ont pris part à cette rencontre dirigée par des représentants du comité restreint national diorano-wash d’Antananarivo.
Bénévolement
D’une manière générale ces ONG et associations ont fait savoir qu’elles contribuent dans le secteur eau, assainissement et hygiène par des actions transversales bénévoles et sans aucun soutien financier. Cette crise ne leur a pas permis pour diverses raisons de mener à terme leurs plans de travail. Contrairement au comité régional de la Croix Rouge Malagasy d’Amoron’i Mania dont la représentante s’est réjouie d’avoir pu réaliser de nombreuses activités en matière de sensibilisation et de vulgarisation sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Cette association était en effet continuellement présente durant les rassemblements de la foule pour des meetings et faire passer des messages. L’on a appris également au cours de cette réunion que des statistiques font état que le taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain est resté quasi-stationnaire au profit du milieu rural qui accuse une hausse. Des faits qui paraissent peu probables si l’on se réfère à certaines réalités en brousse. De nombreux dispositifs d’installations d’eau ne fonctionnent plus dans certaines communes rurales à cause de l’insuffisance d’entretien, de détournement de sources au profit des travaux agricoles, de destructions, de la dégradation de l’environnement, etc.
Au terme de cette séance de travail, des résolutions ont été prises, comme le renouvellement des membres du bureau du comité régional d’Amoron’i Mania, une meilleure coordination et un meilleur suivi des activités de chaque acteur. Par la suite ces résolutions seront présentées au comité national restreint diorano-wash qui a déjà examiné au préalable les projets des PTA (Programmes de Travail Annuel) de ces comités régionaux diorano-wash, et qui est maintenant à même d’envisager la mise en œuvre des actions proposées en tenant compte des critères de priorité et des conditions dans lesquelles le travail pourra se faire plus efficacement.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7917 du 26-08-2009
Les scouts de la région Tana Ouest se sont donné rendez-vous à Andranovelona pour se préparer à une sensibilisation sur l’hygiène. Tout est prêt pour le grand jour.
Le terrain de campement d’Andranovelona, dans la commune rurale de Mahitsy, située sur la RN4 a été riche en thèmes sur l’hygiène et l’assainissement pendant une semaine. Près de 450 scouts, membres de la région Tana Ouest s’y sont préparés durant la grande sortie. Ils ont pour mission de redorer le blason du secteur à Madagascar. Ils seront fin prêts après le recyclage.
« Notre objectif est de former nos membres sur les trois messages clés du Diorano Wash : l’éducation à l’hygiène, le lavage des mains avec du savon et l’usage de latrines répondant aux normes. Une fois formés, ils peuvent sensibiliser la population sur l’hygiène à travers les moyens d’approche des scouts», explique Rija Mamitiana Rasolomamonjy, commissaire régional de Tana Ouest.
Durant les quatre jours de formation, les scouts Tily se sont familiarisés avec des cris, des applaudissements et des chants favorisant les thèmes de l’hygiène et l’assainissement.
Simple et facile
«Nous avons bénéficié d’assez de bagages pour pouvoir nous lancer dans la sensibilisation de la commune rurale de Mahitsy au mois d’octobre, une commune rurale où l’hygiène est loin d’être une pratique au quotidien », annonce Michael, 16 ans membre de la branche verte du scoutisme.
Comme les scouts utilisent leurs armes d’approche pour éduquer le peuple, Wateraid les a choisis pour être des partenaires dans la promotion de l’hygiène. «Nous utilisons des moyens simples et faciles pour que les messages passent», conclut-il.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4394 du 26-08-2009