2009 juillet

16 juillet 2009

Economie - Tanà-Guangzhou : Un vol promis à un bel avenir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:57

Le vol qui relie Antananarivo la capitale de Madagascar, et Guangzhou, capitale de la province chinoise de Guangdong, est appelé à un avenir prometteur.
Très prometteur même puisqu’il sera le catalyseur du développement des échanges entre Madagascar et la Chine. Et les orateurs qui se sont succédé lors de lundi dernier à la réception qui a eu lieu au China Marriot Hôtel Guangzhou et qui a marqué l’ouverture officielle de ce vol qui relie sans correspondance Madagascar et la Chine.

Enormément d’efforts

Un vol attendu depuis très longtemps d’ailleurs puisque, comme l’a rappelé l’Ambassadeur de Madagascar en Chine, Victor Sikonina, « c’était en 2004 que les autorités respectives des deux pays ont partagé cette idée de liaison directe ». Et c’était en mai 2007, lors du Madagascar Trade Show que tout s’est précipité car Air Madagascar a pris touts les études et dispositions nécessaires pour le décollage du projet. Un projet qui a pris énormément d’efforts et de temps, comme l’a souligné Fidy Rakotonirina, l’administrateur délégué d’Air Madagascar. « Toute l’équipe d’Air Madagascar a participé aux efforts qui ont abouti à la réalisation de ce projet ambitieux », a rappelé le premier responsable de la compagnie aérienne nationale.

Avantageux

En tout cas, sur le plan des échanges économiques, le vol Antananarivo Guangzhou est avantageux à plusieurs titres. En effet, non seulement Guangzhou est un important centre commercial et industriel, mais c’est aussi, une ville proche de Shenzen, fer de lance du concept de la zone économique spéciale. Par ailleurs, Guangzhou n’est pas loin de Hong Kong, l’un des centres financiers les plus importants du monde. Ou encore de Macao, ville chinoise connue pour les jeux. De même, les deux éditions annuelles de la Foire Internationale de Guangzhou, font de cette ville une destination très importante pour les opérateurs économiques. Sans oublier évidemment les commerçants malgaches qui vont à Guangzhou pour s’approvisionner en différents produits vestimentaires et de modes, en téléphonie, électronique et autres. Et ce, avec des rapports qualité prix qui défient toute concurrence. A l’instar de Madagascar Découverte un Tour Opérateur spécialisé sur la Chine, les opérateurs touristiques présents sur place, ont apprécié ce vol.

D’Etat à Etat

Le vol de l’avenir, en somme. Et Mr Lin Lin, le Directeur des Affaires Etrangères de la Province de Guangdong qui a assisté à cette cérémonie d’inauguration du vol Tanà-Guangzhou n’a pas manqué de remercier Air Madagascar d’avoir entrepris la mise en place de ce vol. A noter que selon l’Ambassadeur Victor Sikonina, les projets de développement entre Madagascar et la Chine se poursuivent dans le cadre de « relations d’Etat à Etat, de nation à nation,  et non pas des relations  d’un ’Etat à un régime ». D’ailleurs, l’actuel régime de transition n’était pas représenté lors de cette cérémonie d’inauguration de vol, dont nous aurons l’occasion de reparler dans nos prochaines éditions.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7883 du 16-07-2009

14 juillet 2009

Cahier Economie - Les impacts négatifs de la crise ressentis au cours du 2e semestre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:32

BANQUE MONDIALE. Les différents partis politiques doivent trouver un accord pour éviter que l’économie nationale ne s’enfonce dans le trou. 

Jusqu’à présent, le dialogue entre les principaux partis politiques visant à établir un accord sur la marche à suivre pour un retour à un gouvernement démocratique a échoué. Entre temps, l’économie nationale continue de se détériorer en raison de cette crise politique actuelle qui perdure et qui est aggravée par la récession économique mondiale. Les impacts négatifs de cette crise se feront ainsi sentir au cours du 2e semestre de l’année 2009. C’est ce qu’on a appris dans un rapport publié par la Banque Mondiale, le 19 juin dernier, et qui s’intitule « Madagascar Economic Update : A Transition…but Challenges are coming soon ».

Les perspectives sont alarmantes

Au niveau du budget, le gouvernement de la Transition a continué à réduire les dépenses publiques en réponse à l’insuffisance des recettes au mois de mai dernier. Pour un volume de dépenses de l’ordre de Ar 116 milliards, soit 2,5 fois moins qu’il y a un an ou en février 2009, les salaires et autres dépenses courantes ont été payés. Par contre, les dépenses d’investissement public et celles jugées non prioritaires ont été presque entièrement coupées pour les deux mois d’affilée. Et les performances au niveau des recettes fiscales ont été encore en dessous des objectifs avec un déficit cumulé dépassant Ar 280 milliards depuis le début de l’année par rapport aux projections de pré-crise (Cf. : Tableau). Le gap de recettes fiscales intérieures a atteint à peu près 40%. Les recettes douanières n’étaient qu’à moitié de l’objectif mensuel suite à la baisse des importations, y compris le pétrole tandis que le taux de la perception des recettes fiscales intérieures n’a atteint que 66%. Mais les perspectives sont alarmantes car l’impact de la baisse des activités sur le paiement des impôts va augmenter au fil du temps. Les Douanes souffrent également de conflits internes dont récemment la grève des agents surtout dans le port de Toamasina qui représente environ les 3/4 des importations.

Secteurs fortement touchés

En fait, les graves mesures d’ajustement budgétaire poursuivies par les autorités reflètent leur décision explicite de privilégier à court terme la stabilité financière par la limitation des emprunts et du financement monétaire. Les principaux indicateurs financiers tels le taux d’inflation et le taux de change sont aussi relativement stables suite à une politique monétaire prudente. Ce qui alimente pourtant la récession et l’impact négatif de la crise sur le secteur privé et les ménages car la stimulation de l’économie est limitée. Les secteurs les plus affectés sont notamment le tourisme, le textile et la construction. Les deux premiers sont vulnérables à la baisse de la demande sur le marché mondial et à l’incertitude de la politique intérieure tandis que le dernier est touché par la quasi-paralysie de l’investissement public qui a réduit les projets d’infrastructure.

Politique à revoir

Par contre, la filière riz est isolée de la récession actuelle et enregistre même une performance contribuant  à atténuer l’impact de la crise politique dans le court terme. Mais si les décisions d’investissement dans la relance de la production ne sont pas prises à temps, les efforts d’intensification peuvent être compromis d’autant plus que les prix aux producteurs ne deviennent plus incitatifs. Ce risque est exacerbé par l’intervention de l’Etat en favorisant les importations. Il est ainsi urgent de revoir la politique et d’envoyer des messages clairs aux producteurs locaux, a-t-on précisé. Par ailleurs, les secteurs vulnérables sont susceptibles de rester en situation de détresse en raison du décalage entre le climat politique et la prise de décision d’investissement. Le manque de capacité d’accroître les recettes fiscales qui sont aggravées par le ralentissement des activités économiques ainsi que l’absence de financement extérieur, continueront à mettre les finances publiques sous contrainte budgétaire, a-t-on conclu. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7881 du 14-07-2009

Economie - Économie et pétrole… il y a manne et manne…

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:22

Quand on parle de pétrole, on n’en a en général qu’une perception mythique : entre le Texas de Dallas « ton univers impitoyaAAblel », entre les émirs aux djellabas immaculées devant leurs puits ruisselants de richesse, entre la démesure perçue des tours de verres d’Abu Dhabi, et les îles artificielles de Dubaï bâties à coups de milliards de pétro dollars, le sentiment qui nous reste est souvent celui d’une manne source de tous les potentiels, source de l’absolue richesse, source des solutions immédiates à notre sous développement.

La réalité est pourtant toute autre. Nonobstant les questions de géopolitiques, de géostratégie et de leurs conflits inhérents, nonobstant les luttes mortelles pour la préservation ou l’acquisition de ces ressources (« papa, c’est où l’Irak ? »), nonobstant aussi les enjeux de la préservation de l’environnement largement entamée par les excès de l’utilisation outrancière de cette ressource, si certains pays nouvellement gros producteurs de pétrole (Norvège, Canada… ) ont pu jouir pleinement de la rente de l’extraction de leur or noir en termes de développement, force est de constater que d’autres – les pays pétroliers africains pour ne pas les nommer – n’ont pas tiré des revenus de leur production pétrolière le niveau de développement que cette ressource aurait dû leur fournir.

Alors même que ces pays Africains prennent désormais une part non négligeable dans les approvisionnements en « or noir » des pays développés (US National Intelligence Council : les US importeront 25% de leur pétrole en 2015 de l’Afrique subsaharienne), face au mythe du pétrole de Dallas-Ton-Univers-ImpitoyaAblE, s’oppose l’image de populations de ces mêmes pays confrontées trop souvent à une misère insupportable quant il ne s’agit pas de drames de la famine. Les récentes émeutes de la faim en témoignent. Et que des pays tels que le Nigeria, le Cameroun ou le Tchad, tous producteurs de pétrole aient connu ces violences sociales en 2008 ne peut que nous interpeller… Afrique-Et-Ta-Misère-InsupportaAAAablE…

Si pour les spécialistes l’Afrique est le nouvel eldorado des prospecteurs d’« or noir », Elizabeth Tinoco de l’OIT à Genève, déclare que l’échec dans le combat contre le sous-emploi chronique et la pauvreté dans ces pays producteurs est une véritable « chance gâchée ».

Au moment ou Madagascar s’inscrit désormais au nombre des pays producteurs émergents, si nous souhaitons éviter de « gâcher » nous aussi cette chance, il est urgent de faire le point sur les errements mais aussi les écueils qu’ont rencontrés ces pays potentiellement riches et foncièrement pauvres. Il s’agit en effet d’essayer de capitaliser l’expérience des Cameroun, Guinée Equatoriale, Gabon et autres Congos.

Cette nouvelle ressource peut permettre à notre pays, vigilant, d’y trouver des moyens inespérés. Le pays peut aussi, au contraire, y trouver source d’aggravation de ses problèmes de développement et de ses problèmes de démocratie. S’avère ainsi nécessaire une tentative d’inventaire des dangers potentiels générés par l’arrivée de cette ressource dans les revenus de l’Ile en répondant à la question :

Pourquoi ces pays qui ont puisé du pétrole des milliards de $ de revenus n’ont-ils pas su tirer de cette manne ce qu’ils auraient pu en escompter et réduire la pauvreté de leurs populations ?

• Des contrats pervertis

L’opacité des contrats pétroliers établis - contrats de concession ou contrats de partage de production [1], qui seraient signés au seuls bénéfices d’une part d’une oligarchie locale qui y trouve une rente, et d’autre part au bénéfice des compagnies pétrolières [2] qui ont besoin de sécuriser à long terme leurs investissements, est avancée comme une première raison.

La volonté de sauvegarde à tout prix de ces deux groupes d’intérêt, lors de fluctuations de cours ou de crises économiques, se ferait alors, faute de transparence, au détriment de l’intérêt du pays lui-même et de son développement. « Écoute mon pote, si les marchés dégringolent, là sur le coup je risque de perdre du pognon… alors tu te débrouilles chez toi avec ce que je pourrai te laisser … ».

• L’apparition des « kleptocrates », la concentration des ressources et des moyens, l’absence de démocratie

Dans le droit fil de la raison précédente, quand les enjeux de pouvoir ne relèvent que d’une volonté de domination et d’accumulation (« quand je serai Président, et que tu seras Ministre on s’en mettra plein les fouilles »), la volonté d’appropriation de cette rente va pousser à la concentration des acteurs au détriment de la mise en place d’une saine concurrence (« faudrait pas qu’on soit trop nombreux sur le gâteau, et en plus il vaut mieux se limiter à quelques grands pâtissiers pour mieux négocier notre rente »).

La déficience des institutions politiques et des structures de l’État, les faiblesses de l’administration, l’inexistence d’une justice et d’un pouvoir judiciaire libres, en particulier, le désordre politique, mais aussi la mise à l’écart de la société civile, empêchent l’émergence des contre-pouvoirs indispensables qui pourraient freiner le « banditisme » de ces kleptocrates essentiellement préoccupés par la consolidation de leur pouvoir. Ces contre-pouvoirs sont pourtant essentiels s’il s’agit de veiller à l’équilibre des transactions, mais aussi de veiller à la répartition juste, durable et équitable de la manne pétrolière.

Mais la perversion est extrême quand ces kleptocrates s’opposent violemment à toute forme de démocratie ou pire, quand ils peuvent être poussés à enfermer leurs populations dans la pauvreté, avec tous les moyens de coercition nécessaires pour s’opposer à l’établissement d’une démocratie qui remettrait en jeu leurs intérêts et leur rente. « Vous n’allez tout de même pas me demander d’œuvrer pour le développement qui ouvrirait la porte à une démocratie qui elle-même me ferait perdre et mon fauteuil et ma rente, enfin ??? »

• La perversion financière et l’endettement

Entre la boulimie des dirigeants, et les investissements somptuaires lancés au lieu de privilégier les investissements dans le développement social, les besoins de financement de ces pays ont souvent usé et abusé du système des préfinancements pétroliers qui offrent des prêts de couverture, émis soit par l’acheteur de brut soit par des institutions financières pour couvrir le décalage entre la dépense budgétaire publique et l’encaissement des recettes adossées à une vente de pétrole brut effectuée sur le marché pétrolier international.

« Les préfinancements pétroliers constituent la moitié de la dette du pays, et sont exceptionnellement difficiles à renégocier dans le cadre d’un accord de rééchelonnement de la dette. Le fossé entre les attentes immenses et les résultats économiques lamentables des pays producteurs de pétrole est politiquement explosif. »

Ces prêts de trésorerie dont l’émission est extrêmement prisée, en raison de la rémanence et de la solvabilité de la ressource, s’ajoutent à un gonflement dramatique de la dette face à l’augmentation des dépenses publiques. Les gouvernements s’endettent ainsi de plus en plus, « allant jusqu’à hypothéquer les revenus pétroliers ».

Il s’agit là d’une profonde aberration : on devrait avoir des sous, et on croule sous les dettes. Un pays comme le Congo, dont les ressources pétrolières sont de 2 milliards de $ par an et dont 70% de la population vit sous les seuils de pauvreté, a du ainsi s’engager dans une initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) qui doit lui permettre de renégocier sa dette (source banque mondiale).

• L’aliénation économique et fiscale

La mise en place d’une économie de rente qui caractérise l’économie des pays pétroliers africains est le dernier danger à éviter. Quand l’idée même de rente s’oppose à la nécessité de diversification industrielle, quand la rente laisse croire que l’on peut délaisser le développement agricole, elle rend le pays extrêmement dépendant du pétrole (et précarise ses équilibre budgétaires dans des contextes de crise des cours), mais elle peut aussi mener à une perte fatale de compétitivité économique. Or, le secteur pétrolier gourmand en capitaux, ne peut fournir tous les emplois.

En dernier ressort, la performance de la fiscalité liée au pétrole, aliène dangereusement les systèmes fiscaux normaux : « on va pas s’embêter à développer d’autres secteurs d’activités, ou même l’emploi pour récupérer d’autres sources d’impôts … on a de toutes façons les sous du pétrole ».

• En conclusion

Et on arrive ainsi à un cas de divorce flagrant entre un peuple et ses gouvernants … je sais … divorcer pour des questions de sous, il y a plus élégant …Mais en l’occurrence, l’arnaque est insupportable.

Là encore, sans un contrat de mariage « en béton » entre le peuple et ses élus, fondé sur la transparence et la gouvernance… rien de possible sur le futur…

L’EITI (Extractive Industries Transparency Initiative), auquel avait souscrit le gouvernement Ravalomanana offrait ce contrat. Ce contrat aurait [peut-être valu au pays>12245] de ne pas souffrir du mot « manne et manne »… On n’a pas voulu y croire-…

Aujourd’hui, le site de l’EITI Madagascar (www.eiti.mg) (*) , structure de communication essentielle du dispositif A DISPARU, relégué dans une sous rubrique obscure du ministère des mines (www.mines.gov.mg/eiti/) . Que faut il en conclure ? Que la transparence n’est surtout plus une préoccupation de la HAT qui prétend renégocier tous les contrats miniers ?

Que les seuls pétroliers engagés à l’origine dans l’EITI Madagascar aient été Exxon Mobil et Madagascar Oil, malgré l’engagement du président Sarkozy aux cotés de l’EITI, doit aussi nous interpeller…

Y verra ce que voudra …

Version originale de ce texte chez Madagoravox

Notes

[1] Deux types de contrats pétroliers sont en général appliqués :
- Contrats de concession : les États concèdent aux compagnies pétrolières des zones d’exploration sur des durées de 25 à 50 ans moyennant d’une part une redevance proportionnelle aux revenus, d’autre part une fiscalité et enfin des charges opérationnelles.
- Contrats de partage de production : les règles de partage de la rente pétrolière sont définies par exemple comme suit : Redevance minière (15%), Cost-Oil (50%), Profit Oil et Excess Oil (partage négociable), PID (1%) et Bonus.

[2] A la lumière des règles de partage définis, force est de constater que les bénéficiaires des différents contrats pétroliers sont les compagnies pétrolières. Dans le cas par exemple des CPP, la part attribuable aux États se situant entre 31 et 35 % dans la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne, alors qu’ils sont de l’ordre de 51% (Etat) contre 49% (compagnie) en Algérie et en Libye.

Extrait Madagascar Tribune  - mardi 14 juillet 2009

13 juillet 2009

ECONOMIE - Toamasina : Le train voyageur risque de s’arrêter

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:04

Le train « Dia soa », reliant Toamasina et Moramanga, risque de ne plus siffler. Selon un haut responsable au sein de la région Atsinanana, l’arrêt des subventions dû à la crise actuelle risque de compromettre l’existence de ce train voyageur qui a repris depuis mars 2008, après des décennies de suspension.
Le nombre de voyageurs qui utilisent la ligne ne suffit pas encore pour rentabiliser son exploitation. « Ce train est d’une importance capitale pour la région Atsinanana et le nombre de voyageurs n’a cessé d’augmenter », a insisté notre interlocuteur.
Le train « Dia soa » a repris officiellement la desserte de 12 communes. Selon les prévisions, il y a 5 600 passagers par mois à raison de trois fois par semaine. Cette ligne a été réouverte grace à des subventions dont, entre autres, celles de la région Atsinanana. La société Madarail avait annoncé une perte de 1,169 milliards d’ariary par an. Des partenaires du secteur privé ont également apporté leurs contributions dans cette subvention. Mais dans le contexte actuel, la pérennisation d’un tel effort est difficile.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4357 du 13-07-2009

10 juillet 2009

Notes du passé - Des eaux capricieuses pour communiquer

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 1:07

Malgré ses nombreux cours d’eau, Madagascar ne possède qu’un réseau de voies navigables irrégulier et de peu d’importance.
« Si l’on excepte la partie maritime des estuaires de la côte Nord-Ouest, quelques sections des Pangalana et du lac Alaotra, on ne peut guère faire circuler sur nos cours d’eau que des pirogues ou des petits chalands de 2 ou 3 T » (chroniqueur anonyme de 1949).
L’irrégularité du régime des eaux ainsi que l’étiage prolongé en saison sèche et les crues violentes et subites en période de pluies ne permettent la navigation que pendant quelques mois de l’année.
Ainsi, lors de la reconstruction du pont de la Betsiboka, quand il faut amener sur les chantiers au départ de Mahajanga quelque 1 500 T de vivres et de matériaux, on n’en peut acheminer que quelques tonnes par le fleuve jusqu’aux environs immédiats de l’ouvrage. En fait, le transport terrestre s’avère plus économique à cause des difficultés de la navigation.
Un autre exemple touche l’exploitation des charbonnages de la Sakoa. En attendant les camions et l’établissement d’une voie ferrée, on utilise le fleuve Onilahy mais au moyen de pirogues transportant au maximum 1 500 kg avec un équipage de deux hommes. Et compte tenu des étiages et des crues, le voyage dure en moyenne un mois et « il fallait une flottille de plus de 200 pirogues et 400 piroguiers pour un trafic qui n’a jamais dépassé 2 200 T annuelles ». En outre, les pirogues repartent toujours à vide. Enfin, la mouille toujours à craindre et les nombreux transbordements à effectuer nuisent à tel point à la qualité du charbon qu’il faut absolument renoncer à ce mode de transport.
Quoiqu’il en soit, la Betsiboka reste le fleuve le plus important de l’Île. Elle se décompose en cinq parties du point de vue navigabilité. Le fleuve descend des Hauts-Plateaux à travers des défilés encombrés de rapides. En saison des pluies, les crues peuvent atteindre 5 à 6 m. Par suite du ravinement et de l’écroulement des berges, il entraîne des quantités énormes de débris, roches et arbres. Cours supérieur non navigable.
Arrivée à Marololo, la Betsiboka devient un fleuve de plaine à largeur parfois démesurée, tandis que la profondeur reste faible, le lit étant encombré d’alluvions, galets et sable, le chenal changeant de place d’un jour à l’autre. « On a vu le confluent de l’Ikopa et de la Betsiboka se déplacer de plusieurs kilomètres en amont et en aval de Marololo ». Navigation dangereuse. A partir de Madirovalo, la marée se fait sentir. Cours navigable aux chaloupes en toutes saisons.
Vers Boeni-Mahabo commence un delta intérieur de l’estuaire. C’est un plateau de hauts fonds et d’îles marécageuses en formation, couvertes de palétuviers et sillonnées d’innombrables canaux et chenaux. Ce delta se termine à la hauteur de la presqu’île d’Amboanio. Près de la mer, l’estuaire est souvent peu sûr pour les bateaux de rivière. « Les apports de sable ont formé de grands bancs qui rendent dangereux les atterrages de Majunga et ne permettent l’accès du port aux gros navires que par trois passes dont les fonds, surtout ceux du chenal, sont sujets à des variations ».
La Compagnie occidentale de Madagascar assure alors le service de la Betsiboka au moyen « d’anciennes canonières à roue de la Marine de 10 KW… » Elles remontent de novembre à avril jusqu’à Maevatanàna, le terminus recule à Ambato et en août à Madirovalo. Pendant quelques années, ce service est remplacé par celui d’hydroglisseurs à moteur de 450 CV. La création de la route Maevatanàna-Mahajanga supprime le transport fluvial des voyageurs et du service postal.
En revanche la Marovoay reste un affluent navigable qui se jette dans le delta de la Betsiboka. Ayant l’aspect d’un canal au profil régulier, elle irrigue et draine la plaine de Marovoay très fertile. C’est dans son port fluvial, à 7 km du confluent avec la Betsiboka, que s’opère le transbordement de la production rizicole de la région amenée par pirogues et chargée sur de petits vapeurs, boutres, goélettes à destination de Mahajanga . En moyenne, le tonnage manipulé à Marovoay est de 35 000 T par an, dont 30 000 principalement de riz à l’exportation.
Plus au Sud, la Tsiribihina est, au point de vue de la navigation, le fleuve le plus important après la Betsiboka. Un service commercial bimensuel a du reste fonctionné entre Tsimanandrafozana et Miandrivazo. Aux basses eaux, le service s’arrête à Bemena. Un courant de vitesse modérée, des chenaux bien indiqués, la rareté des îlots d’herbes et de troncs d’arbres y facilitent la navigation. De même, la brise de mer permet aux boutres et goélettes de remonter le fleuve par leurs propres moyens jusqu’à Androgany à environ 70 km de la mer.
Quant au Mangoky qui, dans son lit supérieur s’appelle Matsiatra, en saison sèche il est peu profond alors qu’en saison des pluies, la rapidité du courant et de nombreux troncs d’arbres en rendent la navigation difficile. La navigation sur l’Onilahy présente les mêmes obstacles que sur le Mangoky.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n°4355 du 10-07-2009

SOCIAL - Métier : Une vie de casseuse de pierre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 1:03

Les femmes de la carrière d’Andranomena mènent une vie sereine, malgré leur labeur. Leur solidarité ressemble au matériau travaillé : dur et immuable.
Dur est le métier de casseuse de pierres. Loin du luxe du centre-ville, ces femmes consacrent toute la journée à leur labeur. «C’est la monotonie, mais nous ne nous en plaignons pas, car nous avons hérité ce travail», explique Lisy Rasoarimanana, une mère auprès de l’une des trois familles installées dans les carrières d’Andranomena. Elle passe ses journées entre le concassage des pierres et les tâches ménagères.
Les casseurs de rocaille mènent une vie paisible en haut de la colline, et leur souci principal consiste à honorer à temps les commandes des clients venus sur place. «Normalement, notre gagne-pain ne dépasse pas les 3000 ariary par jour. Mais mieux vaut avoir cette somme modeste que rien du tout», souligne Lisy.
Entente
Les carrières d’Andranomena rassemblent des familles entières. Si les maris s’occupent de l’extraction des pierres des filons, les épouses se mettent à les réduire en graviers. Un véritable travail à la chaîne destiné à nourrir des familles quotidiennement. Le labeur est suspendu le dimanche, jour de repos.
L’entente parfaite du groupe traduit la sérénité dans laquelle il accomplit le travail quotidien. Au milieu de tout cela, les enfants ne sont pas privés de leurs droits.
«Jusqu’à présent, nous avons assuré leurs études primaires dès qu’ils atteignent l’âge de 4 ans. Au moins, ils bénéficieront d’un plus dans leur vie, pour ne pas finir comme nous», avance la casseuse de pierre.
Lors de virées en ville, les femmes ne se quittent pas afin de préserver leur entente parfaite. Elles font ensemble leurs emplettes, ou assistent aux fêtes en compagnie de leurs enfants.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4355 du 10-07-2009

9 juillet 2009

Economie - Union Européenne : Pas de paiement direct au gouvernement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:19

Les aides communautaires se limitent aux interventions à caractère purement humanitaire.

Le dialogue politique entre Madagascar et l’Union Européenne qui s’est tenu à Bruxelles s’est soldé pour le moment par un échec. Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque la situation qui prévaut actuellement à Madagascar est loin de satisfaire les conditions posées par La Commission selon  les dispositions de l’article 9 de l’accord de Cotonou.

Vers le marasme

En gros, Bruxelles considère que dans le contexte actuel, les droits de l’homme ne sont pas respectés à Madagascar, et que la démocratie n’y est pas de mise. L’opinion  politique est évidemment divisée  quant à l’interprétation d’une telle position. Mais sur le plan économique, les conséquences sont les mêmes: Avec ce ralentissement des aides communautaires, ainsi que des autres bailleurs de fonds d’ailleurs, l’économie malgache se dirige droit vers le marasme. En effet, pour l’Union Européenne par exemple, la suspension des appuis budgétaires prive le pays de financement conséquent pour maintenir l’équilibre budgétaire.

Pas de paiement direct

Faut-il en effet préciser que  pendant la période des consultations, les activités de coopération en cours d’exécution continuent à l’exception de tout appui budgétaire qui serait suspendu. N’ayant pas du tout confiance en la HAT qu’elle considère, d’ailleurs, comme une entité qui a pris le pouvoir par la force, l’Union Européenne refuse tout paiement direct en faveur du gouvernement. Pour les projets en cours qui continuent, ce sont les paiements en faveur des fournisseurs et des prestataires de services ayant passé des contrats avec les travaux liés aux projets financés par la Commission, qui s’opèrent encore. Par ailleurs, les contacts avec les autorités nationales concernant les activités préparatoires des nouveaux projets sont limités à d’éventuelles actions à caractère humanitaire ou bénéficiant directement aux populations, à décider au cas par cas.

Traitement similaire

Pour les activités basées sur les Instruments communautaires consacrés à l’aide extérieure, la Commission propose un traitement similaire à celui des activités basées sur l’accord du Cotonou,  respectant les dispositions de ces Instruments ainsi que du Règlement Financier. En dehors du cadre strictement lié à la coopération au développement, notamment celui de l’accord de partenariat de pêche et son protocole sur le Plan Régional de surveillance dans le Sud-Ouest de l’Océan Indien, la Commission vérifie actuellement que les conditions de mise en œuvre du protocole sont toujours réunies. Sous réserve de vérifications complémentaires liées à la bonne application de l’accord de pêche et du Plan Régional, la Commission pourrait dans ce  cadre prendre toutes dispositions jugées nécessaires en la matière.  Bref, sans une solution concertée et rapide à la crise actuelle, le pays continuera à perdre énormément.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7877 du 09-07-2009

SOCIAL - Biodiversité : Une chauve-souris malgache aux Comores

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:07

Les chercheurs du Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève viennent de découvrir une nouvelle espèce de chauve-souris, bâptisée Miniopterus aelleni, aux Comores, vers la fin du mois de juin. Un nom qu’ils ont attribué en hommage au professeur Villy Aellen, ancien directeur du Muséum et grand spécialiste des chauves-souris. La petite chauve-souris pèse cinq grammes.
Les chercheurs arrivent à conclure qu’il s’agit d’une espèce qui ne correspondait à aucune autre décrite dans le monde et qui serait d’origine malgache. Son identification a nécessité le rassemblement de plusieurs éléments « un peu comme dans les enquêtes criminelles qui font le bonheur des spectateurs ». « Les scientifiques ont utilisé une combinaison de techniques morphologiques et génétiques de pointe pour reconstruire l’histoire de cette énigmatique chauve-souris », indique le communiqué du Muséum.
Cette trouvaille est sortie lors d’un inventaire des chauves-souris, dans l’archipel des Comores, avec la collaboration des scientifiques américains, australiens et malgaches. En moyenne dix nouvelles espèces de mammifères, seulement, sont découvertes chaque année dans le monde depuis l’an 2000. Ce qui montre qu’il reste encore beaucoup à découvrir dans la connaissance de la biodiversité qui nous entoure.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4354 du 09-07-2009

8 juillet 2009

SOCIAL - Funérailles de Michael Jackson : Vibrant adieu au roi de la pop

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:04

Le monde entier a rendu un dernier hommage à Michael Jackson, enterré hier à Los Angeles. Un vibrant adieu digne du roi de la pop music.
Le rideau est tombé mardi sur la vie et la carrière de Michael Jackson, après d’émouvants adieux planétaires célébrés à Los Angeles, suivis en direct par des centaines de millions de fans, qui ont vu défiler devant le cercueil du «roi de la pop» un parterre d’amis et de stars.
La cérémonie de deux heures, au Staples Center, s’est achevée à 12h40 heure locale (19h40 GMT), avec l’apparition de Paris, la fille de Michael Jackson, venue déclarer, en sanglotant : «Depuis que je suis née, papa a été le meilleur père que l’on puisse imaginer, et je veux juste dire que je l’aime tellement».
La surprise était de taille, tant Paris, 11 ans, et ses deux frères, Prince Michael, 12 ans, et Prince Michael II, 7 ans, également présents à la cérémonie, ont toujours été maintenus loin des projecteurs par leur père et leur famille.
A peine la cérémonie était-elle achevée que la dépouille du chanteur a été emportée en convoi vers une destination inconnue.
L’hommage, auquel assistaient 11.000 fans de la star morte le 25 juin à Los Angeles, a été marqué par la participation de plusieurs stars de la chanson, parmi lesquelles Mariah Carey, Queen Latifah, Jennifer Hudson, Lionel Richie, Stevie Wonder, Smokey Robinson ou Usher.
La performance, du haut de ses 12 ans, de Shaheen Jafargholi, vainqueur du concours télévisé "Britain’s Got Talent", rappelait à certains l’enfant prodige qu’avait été Michael Jackson, dès ses débuts avec les Jackson Five.
Des proches de Michael Jackson et des membres de sa famille sont également montés sur scène pour célébrer le chanteur de «Thriller», pendant que défilaient au-dessus d’eux des photos géantes de Michael Jackson à différentes époques de sa vie.
Au premier rang, des membres de la famille Jackson avaient les mains couvertes par les gants blancs parsemés de brillants qui furent l’une des signatures vestimentaires de la star.
Cercueil de 25 000 dollars
Le cercueil était arrivé vers 09h50 heure locale (16h50 GMT) au Staples Center, où les invités avaient pris place face à une scène surmontée d’une immense affiche de l’artiste, le visage souriant émergeant de l’ombre, avec l’inscription «A la mémoire émue de Michael Jackson, 1958-2009».
La cérémonie, retransmise sur internet et par des centaines de chaînes de télévision, a été suivie par des centaines de millions de fans dans le monde.
Le site internet Facebook a déclaré avoir enregistré 6.000 commentaires de fans par minute pendant la diffusion de la cérémonie.
L’hommage public a commencé après un service funèbre privé, au cimetière de Forest Lawn, perché dans les collines de Hollywood.
Le service a duré une petite heure, dans le «Hall de la Liberté» du cimetière, érigé entre les tombes de plusieurs légendes du cinéma, de Bette Davis à Fritz Lang, en passant par Buster Keaton.
La dépouille du «roi de la pop» a ensuite été conduite vers le Staples Center.
Selon plusieurs médias, le cercueil de Michael Jackson, doré à l’or fin, est évalué à 25.000 dollars. Ce modèle, «Le Prométhéen», a été commandé à l’entreprise qui avait déjà fourni le cercueil de James Brown en 2006.
Des fans avaient commencé à se rassembler dès les premières heures de la matinée dans le quartier du Staples Center, arborant de nombreux messages d’hommage, comme «Nous nous souviendrons de Michael Jackson».

Vibrant hommage sur les cinq continents
Du Japon à l’Australie, les fans de Michael Jackson ont pris la tête de l’hommage au «roi de la pop» qui avait lieu mardi sur tous les continents, alors qu’une cérémonie transmise par les télévisions du monde entier devait suivre les funérailles privées à Los Angeles.
A Tokyo, c’est par centaines que ses admirateurs, certains en pleurs, se massaient en fin de journée devant la célèbre Tower Records du quartier «branché» de Shibuya pour regarder vidéos et clips de ses plus célèbres albums, projetés sur des écrans dans les vitrines de magasins.
«Je n’arrive toujours pas à croire qu’il est vraiment mort», confiait Eri Sato, 24 ans.
À des milliers de kilomètres plus au sud, les fans australiens de la star, décédée subitement le 25 juin, s’apprêtaient à braver les températures glaciales de l’hiver austral pour se masser devant des écrans géants à Melbourne (sud-est) ou Sydney, qui devaient retransmettre l’hommage final.
A Hong Kong, les organisateurs d’une cérémonie ont demandé aux fans de Jackson de venir habillés de blanc ou de noir, une rose à la main.
The « King » of pop
Les autorités de Los Angeles ont annoncé lundi que les obsèques de la pop star américaine, réservées à la famille et aux amis proches, seraient célébrées mardi à 08h00 locales (15h00 GMT) au cimetière de Forest Lawn, à Hollywood.
L’hommage public et télévisé d’un parterre de stars, qui devrait être suivi par des centaines de millions de personnes à travers le monde, devait commencer à 10h00 locales (17h00 GMT) dans la salle multisports du Staples Center, dans le centre de Los Angeles.
Selon des médias américains, la dépouille de la star devait être transportée au Staples Center pour un hommage public après la cérémonie privée.
«Cela va être un événement extraordinaire. Le genre de choses dont les gens se souviennent le restant de leur vie», a prédit le porte-parole de la famille de Michael Jackson, Ken Sunshine.
Et pour le président américain Barack Obama, «il n’y a aucun doute, il était l’un des plus grands artistes de notre génération, peut-être de n’importe quelle génération», a-t-il dit, interviewé à Moscou par CNN.
«Comme Elvis (Presley), (Frank) Sinatra, et les Beatles, il faisait partie intégrante de notre culture», a ajouté le président américain.
En Europe, la plupart des grandes chaînes généralistes espagnoles, privées et publiques, avaient prévu de diffuser l’hommage, en direct ou par extraits. Leurs sites internet, ainsi que ceux de journaux comme El Mundo, devaient diffuser l’hommage en direct.
Même chose ou presque en France, en Allemagne ou en Autriche, où les chaînes de télévision, publiques ou privées, devaient retransmettre en direct la cérémonie ou diffuser des programmes spéciaux.
A Berlin, la salle omnisports O Arena, d’une capacité de 17.000 places, était ouverte au public pour qu’il puisse y suivre la retransmission en direct.
En Roumanie, les fans de la pop star étaient invités dans un grand parc de Bucarest et à Costinesti, au bord de la mer Noire, pour y revoir sur des écrans géants les plus beaux clips vidéo de la star pendant que les chaînes d’information en continu diffuseraient l’hommage en direct.

Ils ont dit
Voici les principales déclarations faites à l’occasion de l’hommage rendu hier au chanteur américain Michael Jackson :
«Depuis que je suis née, papa a été le meilleur père qu’on puisse imaginer. Et je veux juste dire que je l’aime énormément»
Paris Jackson, 11 ans, fille du «roi de la pop»
«Michael était un géant et une légende dans l’industrie de la musique. Et nous pleurons avec des millions de fans à travers le monde».
Nelson Mandela, ancien président sud-africain
«Je crois que, comme Elvis (Presley), (Frank) Sinatra, comme les Beatles, il faisait partie intégrante de notre culture»
Barack Obama, président des Etats-Unis, s’exprimant depuis la Russie
«Dieu t’a maintenant appelé pour que tu reviennes à lui et pour que tu poursuives ta magie parmi les anges»
La Toya Jackson, soeur de Michael Jackson
«Michael était quelqu’un que j’aimais beaucoup, un trésor dans mon univers, une partie de ma vie»
Diana Ross, chanteuse
«Votre papa n’avait rien de bizarre»
– Al Sharpton, révérend noir, dans un message adressé aux trois enfants de Michael Jackson, alors que la réputation de la star a souffert à force de chirurgie esthétique, d’excentricités et d’accusations de pédophilie
«Michael était la plus grande star sur Terre»
Queen Latifah, actrice et chanteuse
«Nous sommes si nombreux mais avec le départ soudain de notre trésor, chacun de nous est finalement si seul, intensément seul»
– Texte de la poétesse Maya Angelou lu lors de l’hommage
«Michael Jackson est allé en orbite et n’en est jamais redescendu»
Berry Gordy, fondateur du label Motown
«Je ne crois tout simplement pas que Michael aurait voulu que je partage mon chagrin avec des millions d’autres personnes. Ce que j’éprouve est entre nous. Je ne peux pas garantir que j’aurais été cohérent pour dire quelque chose»
Elizabeth Taylor, actrice, explique sur Twitter pourquoi elle n’a pas assisté à la cérémonie.

@ Afp

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4353 du 08-07-2009
 

Economie - Les prévisions économiques non atteintes pour Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:02

BAD – Union Européenne. Les pays les moins avancés ne sont pas très touchés par la crise financière mondiale car ils sont moins intégrés à l’économie mondiale.

La Banque Africaine de Développement (BAD) en partenariat avec les autres institutions internationales comme la Commission Européenne vient de publier les Perspectives Economiques pour l’Afrique (PEA) de 2009. Cette publication met en évidence la capacité de l’Afrique d’affronter la crise financière mondiale et analyse les perspectives offertes par les TIC. Ainsi, les pays producteurs de pétrole et les pays émergents sont les plus touchés contrairement aux pays les moins avancés comme Madagascar car ils sont moins intégrés à l’économie mondiale. Cependant, les prévisions économiques avec un rythme de taux de croissance de 4,9% ne seront pas atteintes pour la Grande Ile cette année. C’est ce qu’on a appris lors de la présentation de ces PEA édition 2009 hier, dans les locaux de la BAD à Ankorondrano.

Résisté aux effets de la crise

En fait, si le taux de croissance moyen de l’Afrique est réduit de moitié allant de 6 à 3% en raison de cette crise mondiale, celui de Madagascar sera encore en dessous de cette moyenne, a fait savoir Mélanie Xuereb-de Prunelé, Economiste Pays Senior au sein de la BAD. Notons que les pays moins intégrés à l’économie même s’ils sont fortement dépendants des aides extérieures sont moins touchés car leurs flux commerciaux ne sont pas encore plus développés. Par contre, les pays producteurs de pétrole sont sévèrement touchés étant donné que l’or noir a connu une chute de prix au profit des pays importateurs sur le marché international. Et Madagascar aurait résisté aux effets de la crise financière s’il n’y avait pas eu une autre crise politique qui le secoue, a souligné Mélanie Xuereb-de Prunelé. Et lui de rajouter que cette crise interne du pays n’a pas été tenue en compte dans l’élaboration de ce rapport de PEA 2009. Mais à l’instar des autres bailleurs, la BAD espère que cela se résolve afin de limiter les effets sur les conditions de vie de la population qui ne cessent de se détériorer. 

Coopération suspendue

Et aux dernières nouvelles, les activités de coopération en cours avec l’Union Européenne restent suspendues car les explications de la HAT ne l’ont pas convaincu lors du dialogue politique à Bruxelles. Du coup, l’appui de l’Union Européenne sous forme d’aide à caractère humanitaire va directement vers les ONG, a expliqué Serge Mihailov, Economiste se chargeant de la macro-économie et de l’appui budgétaire au sein de cette entité. Pour la BAD, les nouveaux projets sont à revoir tandis que ceux qui sont mis en œuvre tournent au ralenti en raison du ralentissement des activités de l’administration, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7876 du 08-07-2009

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