2009 juillet

24 juillet 2009

Notes du passé - Les préparatifs d’un voyage en Antsihanaka

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 19:57

James Hastie n’est pas très chaud devant le projet de Radama 1er d’envoyer une expédition armée dans le Menabe. Mais pour le roi, il s’agit surtout d’endurcir ses troupes (Bulletin de Madagascar. Sept-oct 1972).
Jeudi 13 juin 1822. Radama me répondit que son plus profond désir était de créer un commerce honorable; que l’expédition projetée l’était tout autant dans ce but pour réduire à l’obéissance les chefs rebelles de l’Ouest qui le provoquaient et le poussaient à se battre; que ses troupes qui venaient à peine d’être disciplinées, n’étaient pas assez habituées à la guerre pour qu’il puisse avoir confiance dans leur solidité. Aussi souhaitait-il qu’elles restent en campagne pendant une saison en espérant que pendant qu’elles poursuivraient ses ennemis et créeraient des garnisons, elles deviendraient ainsi aptes à de plus dures actions.
Radama ajouta que cette campagne ne l’amènera pas à retarder la création d’établissements et qu’autant de personnes que je considèrerais nécessaire pour commencer, seraient immédiatement placées sous les ordres d’un de ses principaux officiers si j’acceptais d’accompagner ce détachement. Il me fit part de sa détermination de faire une bonne route menant à tous les endroits choisis pour y créer un établissement commercial. Je fis remarquer au roi que les établissements ainsi créés devraient être entièrement sous ses propres ordres et être gouvernés par ses officiers, mais que je n’avais néanmoins aucune objection pour accompagner le détachement, et pour donner tous les conseils dont j’étais capable à l’officier qui serait chargé de son commandement. J’ai recommandé vigoureusement que les colons volontaires soient encouragés, que l’on ne créât aucun monopole, que toute personne qui se lancera dans cette entreprise reçoive en quittant l’Imerina des semences, des plants et des instruments aratoires, enfin qu’une petite garde militaire accompagnât le détachement pour assurer la sécurité.
Nous passâmes alors au choix du lieu où devrait être formé le premier établissement. Nous décidâmes que ce serait Foulpointe en raison de la qualité de son mouillage et parce qu’on pouvait établir des communications aisées à travers la région de l’Antsihanaka. Sur ce, le roi me quitta pour aller donner les ordres concernant le détachement destiné à aller sur la côte.
Lundi 17 juin. Ai visité les écoles dirigées par les Rev. Jones et Griffiths et leurs épouses.
Mardi 18 juin. Le roi m’informe qu’il a pris les dispositions nécessaires pour créer l’établissement commercial à Foulpointe et que 2 000 travailleurs et 100 soldats avaient reçu ordre de se rendre à cet endroit sous le commandement du prince Rafaralahy auquel des crédits en argent, troupeaux et toiles avaient été remis pour assurer la subsistance du détachement et pour acheter ce dont l’établissement pourrait avoir besoin.
Mercredi 19 juin. Ce jour étant la veille de la fête annuelle (Fandroana) de nombreux feux sont allumés dans chaque village de la région, si bien qu’une illumination générale s’étend sur tout le pays. Aussitôt après le coucher du soleil, la capitale est dans une grande joie. Des cérémonies se déroulent auxquelles, par invitation du roi, assistent les Européens résidant à Tananarive.
Jeudi 20 juin. Radama est revenu d’Ambohimanga à 3 heures, le village où son père est enterré et où les mêmes cérémonies sont renouvelées. Au cours de la conversation, le roi a montré son ardent désir de voir l’entreprise commerciale qu’il vient de projeter connaître le succès. S’il en était ainsi, il serait en état d’appliquer toutes les instructions dont le gouverneur Farquhar a bien voulu le favoriser (…). En parlant des progrès réalisés par les enfants confiés aux missionnaires, il me manifesta sa grande satisfaction.
Vendredi 21 juin. Dès le lever du soleil, le roi a quitté la capitale, escorté par son premier régiment pour se rendre au rendez-vous général des troupes sur le point d’entrer en campagne.
Samedi 22 juin. Ai acheté une case pour chacun des trois artisans missionnaires. Brooks le quatrième (il souffre d’une violente douleur au côté droit) est dans un état tel que je n’ai aucun espoir de guérison. J’ai eu la satisfaction en demandant aide aux personnes que le roi a investies de son autorité pendant son absence, de les trouver si disposées à accéder à ma requête que le terrain destiné à recevoir les cases a été aplani, les cases transportées sur une distance de plus d’un mile et reconstruites en un temps extrêment court, si bien que les artisans peuvent désormais commencer leurs travaux.
Le Rev. Jeffreys m’ayant exprimé le désir de commencer à enseigner à quelques élèves, j’ai obtenu la permission que des enfants soient envoyés à son école selon le nombre qu’il jugerait approprié de prendre en charge (Jeffreys ouvre son école le 25 juin avec 12 élèves, selon W. Ellis).
Dimanche 23 juin. Ai passé la journée en préparatifs pour accompagner le détachement en partance pour Foulpointe. J’ai dépensé 3 piastres pendant mon séjour à la capitale et j’ai distribué à quelques personnes qui m’ont fait des présents, 6 pièces de mouchoir et 2 pièces de toile blanche.
J’ai donné à la mère du roi (Rambolamasoandro) 20 yards de soierie et à ses 4 sœurs (on connaît surtout Rabodosahondra, sa sœur aînée et épouse du prince Ratefinanahary, et Ravaozokiny, femme de Rafaralahy), à Ratafika (un des deux jeunes frères de Radama envoyés étudier à Maurice), et aux ministres Ralala (ancien conseiller d’Andrianampoinimerina et chef des juges sous Radama) et Andriamamba (conseiller d’Andrianampoinimerina puis de Radama).
J’ai loué les services de 27 marmites (serviteurs) pour faire le voyage à travers l’Antsihanaka jusqu’à la côte pour 8 piastres.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4367 du 24-07-2009

23 juillet 2009

CULTURE - Panaf 2009 : Hommage à Myriam Makeba

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 20:53

Le Festival culturel panafricain s’est terminé par une cérémonie émouvante. La soirée a été consacrée à celle qui aurait dû être sa marraine, Myriam Makeba.

Le rideau est tombé sur la 2è édition du Festival culturel panafricain (Panaf) qui s’est tenu en Algérie du 5 au 20 juillet.
La cérémonie de clôture de ce festival continental s’est déroulée lundi à la salle Atlas de Bab El-Oued, qui a accueilli en 1969 la cérémonie d’ouverture de la première édition.
Ce fut une soirée dédiée à Myriam Makeba, baptisée «Mama Africa», l’étoile africaine décédée dans la nuit du 9 au 10 novembre 2008 et qui devait être la marraine du Panaf.
Si la cérémonie de l’ouverture a été marquée par la présence des grandes stars africaines comme Césaria Evora, l’Algérienne Ouarlada El Djazairra, et autre Yousso N’dour, celle de la clôture s’est plutôt orientée vers une création de la génération 2009.
Ainsi, le chorégraphe algérois Soafiane Abou Lagrâa et le compositeur Farid Aouameur, initiateur de ce splendide spectacle haut en couleurs, ont mis les atouts de leur côté en utilisant des techniques audiovisuelles modernes pour obtenir une œuvre inédite.
Engagée politique
Outre quelques chansons de Mama Africa, telles que «Malaika», «Patapata», etc., interprétées par de jeunes talents, le spectacle a été amplement riche en créations tout en mélangeant les danses contemporaines africaines, le tectonique ainsi que des rythmes africains issus d’une collaboration entre des artistes qui utilisent des instruments de musique traditionnelle.
Le chorégraphe Soafiane Abou Lagrâa a également exploité divers documents d’archive de Myriam Makeba. Entre autres, une interview dans laquelle elle a répondu «Je ne chante pas la politique, je ne chante que la vérité», sur une question qui la place comme une engagée politique. Soafien Aboul Lagrâa a été sélectionné comme meilleur danseur international de l’année 2009 au «Movimientos dance Festival».
De nombreux participants, journalistes et artistes, espèrent que la prochaine édition n’aura pas lieu dans 40 ans.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4366 du 23-07-2009

22 juillet 2009

Culture - Pierrot Men : Des portraits et des hommes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 19:23

L’art est le témoin de l’histoire. Mieux, l’artiste est le messager de l’histoire. Inscrites dans un livre, interprétées en chorégraphie, mélodiques dans une chanson, rendues indélébiles dans une œuvre et immortalisées par l’objectif du photographe, ces bribes de mémoires traversent le temps grâce au talent des artistes. Jean Luc Raharimanana, auteur, Rachid Ouramdane et Pierrot Men ont monté une exposition qui se déroule au festival d’Avignon jusqu’au 29 juillet, à la Chapelle du Miracle. « Création et mémoire » est un devoir de mémoire et un vrai rappel de l’histoire, celle de 1947, que traduisent les mots, les photographies et la scénographie. Des portraits d’hommes et de femmes qui gardent le dernier souvenir de l’atroce et sanglante insurrection de 1947 à Madagascar retrouvent vie aux cymaises de cette exposition. Des images d’archive remettent en mémoire cette tragédie de l’histoire. Pierrot Men a d’ailleurs fait le déplacement pour enregistrer le témoignage de ces personnes, derniers gardiens de cette portion de l’histoire, presque oubliées par le temps qui accélère l’histoire, aujourd’hui éreintées par le temps. Dans leurs regards transparaissent le poids de cette accablante révolte qui a laissé un goût amer de civilisation.
Chaque photographie de Pierrot Men est illustrée d’un texte de Jean Luc Raharimanana. Texte sombre et ironique parfois, mais réel et passionné. Les photos se superposent, créent un lien affectif entre le présent et le passé, comme celui de Raprosy, photo prise à Manakara II. Le noir et blanc que le photographe affecte profondément, engage d’ailleurs une certaine impression tragique. Pierrot Men relate ainsi de manière subliminale la triste partie de cette révolte qui marque un tournant dans l’histoire de Madagascar. Comme il le dit, « autant de piqûres de rappel pour les générations futures ».

Extrait Midi Madagasikara - Parution No 7888 du 22-07-2009

ECONOMIE - Transport aérien : Des navettes rapprochent Ivato de la ville

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 19:18

L’aéroport d’Ivato vient de mettre en place des navettes qui passent par les grands hôtels du centre-ville. Le service est peu connu par les usagers potentiels.

Aller à l’aéroport d’Ivato devient facile et moins cher. Il suffit de rejoindre les grands hôtels de la capitale et attendre que les navettes qui relient le centre ville à l’aéroport passent toutes les 45 minutes entre 5 heures du matin et 20 heures. C’est le nouveau service mis en place par l’Aéroport de Madagascar (Adema) et ce, depuis le 1er juillet. Ces navettes passent régulièrement par deux circuits différents, dont l’un est assuré par des mini-bus de 10 places et qui passent par la route digue, à raison de 12 000 ariary par passager.
Le deuxième assuré par des mini-cars de 20 places passant par Ambohimanarina à partir d’Andranomena pour 6 000 ariary par passager.
« Les navettes travaillent en circuit fermé dans un intervalle de 45 minutes. Elles sont destinées aussi bien à ceux qui vont prendre l’avion qu’à ceux qui arrivent d’un voyage pour rentrer en ville », explique Jackob Razafindrasata, un des conducteurs des navettes.
Arrêt de deux minutes
Ce nouveau service reste pour l’instant peu utilisé par les usagers. les voitures partent presque vides de leur terminus situé dans l’enceinte de l’aéroport. Le manque d’information et de communication sur les conditions d’utilisation ne rassure pas les clients. Certains voyageurs, par exemple, pensent que les navettes sont reservées uniquement aux touristes et coûtent très cher. Le respect des horaires reste également une source d’inquiétude.
« On ne peut pas prendre de risques avec les horaires d’avion », soutient un passager qui allait prendre un vol interieur. « Le respect des horaires constitue notre principal objectif que nous allons prouver en cette phase de lancement », explique Jackob Razafindrasata.
Des étagères spéciales pour le rangement des bagages sont amenagées dans les véhicules qui se distinguent par leur couleur blanche avec l’inscription « Navette Aéroport de Madagascar » à l’avant. Un arrêt de deux minutes est effectué dans chacun des douze points de débarquement et de ramassage. Pour les groupes de plus de dix personnes, des livraisons et des ramassages peuvent être effectués en dehors des circuits.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4365 du 22-07-2009

Economie - Toamasina : Les travaux dans le port inquiètent les pêcheurs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 19:13

Le débat est ouvert sur les impacts des travaux d’extension du port de Toamasina. Les pêcheurs qui opèrent dans le périmètre concerné tirent la sonnette d’alarme. Les perturbations causées par les travaux auront des impacts sur leurs activités. Les poissons pourront s’éloigner vers le large alors que leurs équipements actuels ne leur permettent pas la pêche en haute mer. Par ailleurs, les va-et-vient des bateaux chargés des travaux rendront dangereux le trafic autour du port.
« Les autorités doivent s’intéresser davantage à notre situation car c’est l’activité que nous permet de nourrir nos familles qui est en danger », a soulevé un des représentants des pêcheurs. C’était lors de la réunion des parties prenantes sur les travaux d’extension du port de Toamasina, au début de ce mois.
Officiellement, la pêche est interdite dans la zone portuaire mais les pêcheurs qui continuent à y opérer sont tolérés pour des considérations économiques. Les techniciens japonais et malgaches en charge des études de faisabilité du projet, ont à plusieurs reprises souligné l’importance du rôle de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) à ce sujet. Engager les discussions avec les pêcheurs, par exemple.
« Nous sommes conscients du problème des pêcheurs, mais nous invitons toute la population de Toamasina à prendre part aux prochains débats sur le projet, pour exposer leurs idées », déclare Christian Avellin, directeur géneral de la SPAT.
Outre la construction de deux nouveaux quais par le projet Ambatovy, ce nouveau projet d’extension financé par les Japonais est le plus important jamais initié au port de Toamasina. Il comprend entre autres, le dragage du bassin de mouillage avec la construction de deux quais pour conteneurs et cargo vraquiers, le remblayage
de 20 hectares de mer et l’aménagement de nouvelles zones de stockage. La mise en place d’un réseau routier suspendu à l’intérieur du port est également envisagée pour éviter l’imbrication entre les routes et les voies ferrées.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4365 du 22-07-2009

20 juillet 2009

ECONOMIE - Pêche : Chute de la production de crevettes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:44

La production crevettière malgache se porte mal. La faiblesse du marché extérieur et le tarissement des ressources nationales en sont les causes.
De 9000 tonnes chaque année de 2002 à 2004, la production a baissé de 3000 à 4000 tonnes durant la période 2007-2008. La diminution de l’effort de pêche en est une des principales causes. Cette mesure a été prise compte tenu du comportement du marché extérieur et de la menace de disparition des espèces. De ce fait, une règlementation réduisant les efforts de pêche à raison de moins 20% en moyenne pour chaque année a été adoptée. La campagne de pêche est réduite en conséquence de 8 à 5 mois pour les bateaux d’une capacité de 150 tonnes.
Perte de compétitivité
Sur le marché extérieur, la crevette malgache a perdu sa compétitivité face aux produits des pays concurrents. Malgré leur qualité médiocre, ces crevettes percent le marché grâce à leur prix moindre. L’adoption de la disposition a permis aux sociétés d’exportation de réduire les charges d’exploitation. « Les crevettes des pays concurrents sont vendus à un prix moins élevé c’est pourquoi les consommateurs européens sont intéressés d’autant plus que leur pouvoir d’achat a été affecté par la crise financière internationale » explique un responsable d’une société productrice.
« La réduction de l’effort de pêche nous est alors nécessaire de par cette perte de compétitivité mais elle permet aussi une réduction des charges d’exploitation » poursuit-il.
Par ailleurs, la diminution de l’effort de pêche contribue au développement des ressources, car le raccourci de la période de campagne donne plus de temps aux crevettes de se multiplier et de grandir.
Outre cette mesure, les acteurs de filière espèrent une disposition sur les carburants et les aliments des crevettes. Selon Nicolas HertKorn de l’Agence française de développement, spécialiste en la filière, le carburant représente un tiers des charges, vient au second plan la farine de poisson destinée à la nourriture. « Une forme de subvention ou une détaxation sur le carburant, et le remplacement de la farine de poisson par de la farine agricole devra aider les opérateurs à regagner de la compétitivité » annonce ce spécialiste.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4363 du 20-07-2009
 

Economie - Les opérateurs tentent de sauver le tourisme, malgré la crise

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:36

Nosy-Be – Milan : Deux vols directs

Eloignée des mouvements politiques, la destination Nosy Be intéresse toujours les touristes européens. Plus particulièrement les Italiens qui viennent en masse grâce aux deux vols directs hebdomadaires qui relient dorénavant l’Ile aux Parfums à Milan.
Chaque vol en provenance d’Italie transporte en moyenne 130 passagers dont 85 sont des clients d’Andilana Beach et le reste (45) des pensionnaires d’autres hôtels de Nosy Be. Un vol de ligne qui profite, en somme au secteur touristique de Nosy Be en général. Même topo pour le deuxième vol assuré par la compagnie italienne Neos et qui a atterri hier   avec son premier contingent de 150 passagers dont 135 pour Andilana Beach et 15 pour les autres établissements hôteliers de Nosy Be.

Second souffle

En tout cas, ce deuxième vol est aussi un second souffle pour le secteur touristique malgache qui se remet petit à petit des effets néfastes de la crise politique. Mais il est aussi le résultat des efforts menés par les professionnels du tourisme pour sauver la filière. A l’instar d’Andilana Beach qui, dans le cadre de la politique de relance de la destination offre une réduction de 50% à tous les clients, étrangers ou nationaux de l’hôtel. Une offre très alléchante en somme puisque pour seulement 75 euros, le touriste peut s’offrir le « all include » qui comprend tout : l’hébergement, le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner, les activités sportives et autres divertissements…

Clientèle locale

Une formule qui réussit apparemment, avec cette venue en masse des Italiens. Mais Andilana Beach vise également la clientèle locale et lancera d’ici peu une campagne.  Une campagne qui a aussi toutes les chances de réussir dans la mesure où le tarif est à la portée d’une gamme de touristes locaux qui pourront ainsi bénéficier des merveilles d’un séjour à Andilana Beach, l’un des meilleurs établissements touristiques dans l’Océan Indien.
Cette promotion permet par ailleurs à Andilana Beach de « garder le marché ».  « Dans le contexte de crise financière et économique qui sévit actuellement dans le monde, nous ne prétendons pas gagner beaucoup, mais l’essentiel est que nous puissions nous maintenir » explique André Aiolfi, Directeur Général du groupe Andilana en faisant référence à l’Ile Maurice où le taux d’occupation serait actuellement de moins de 40%. André Aiolfi qui se félicite par ailleurs de l’initiative prise par le ministère du tourisme de supprimer les droits de visa qui étaient de 60 euros. « C’est un signal fort de la volonté du gouvernement de relancer le tourisme » selon lui.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7886 du 20-07-2009

17 juillet 2009

Notes du passé - Hova Borizano et Merina désignent le même peuple

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:03

Le mot « hova » a trois significations suivant les régions. Ainsi en Imerina « Hova » désigne une classe sociale à part, à côté de celle régnante des nobles (Andriana), de celle des « Mainty » et de la catégorie des esclaves (Andevo).
« Hova» peut donc signifier roturier. En hiérarchisant les deux classes Andriana et Hova, Andrianampoinimerina déclare : « Le Hova ne doit jamais régner. S’il y a mariage entre un Hova et une Andriana, celle-ci transmet tous ses droits à ses enfants… »
En outre, à un billet qui lui est adressé avec l’en-tête « À Sa Majesté la Reine des Hova », Ranavalona 1ère répond un jour par une fin de non-recevoir : « Je ne suis pas seulement la Reine des Hova mais de tous les Merina ». Cependant, pour tous les peuples littoraux et les étrangers, « Hova » évoque une tribu, les habitants de l’Imerina.
Chez les Betsileo, notamment ceux du Sud de la Matsiatra, « hova » en revanche se traduit par souverain donc par « andriana ». Lorsque le Vakinankaratra est annexé, le royaume de Manandriana situé au Nord de la Matsiatra a le premier reconnu l’autorité d’Andrianampoinimerina dans le Sud. À l’instar ou à l’instigation de ce roi, il unifie les multiples petits royaumes du Sud de la Matsiatra et parvient à les regrouper en trois grandes principautés : Isandra, Lalangina et Arindrano. Ce souverain est connu dans ce territoire sous l’appellation de « Hova ». Par la suite, le terme est progressivement utilisé pour désigner les rois betsileo.
Selon l’académicien Clovis Ralaivola, l’attribution de cette appellation répond à un mobile politique merina en vue de déchoir les souverains betsileo au rang des « Hova », simples sujets en Imerina. « La portée politique d’une telle action psychologique n’échappa pas aux souverains merina. N’ont-ils pas débaptisé certaines villes ou places conquises pour donner d’autres noms significatifs, tels que Tsiroanomandidy (il n’y en pas deux qui commandent) à l’Ouest d’Antananarivo, Tsianolondroa (qui n’appartient pas à deux) un quartier de Fianarantsoa ? »
L’auteur cite également une hypothèse attribuant au mot « hova », une origine océanienne (haou ou houa, chef) dont seuls les Betsileo conserveraient le sens. Il la réfute toutefois par le fait « qu’aucun nom des souverains connus de cette tribu, n’en fut composé alors que le mot andriana a servi d’éléments de formation onomastique à des souverains de diverses tribus de l’île ».
En revanche, le nom propre Haova y est commun et se donne au garçon né un jour d’Alahamady (la première lune de l’année malgache). C’est le meilleur signe zodiacal chez les Malgaches, c’est pourquoi il est appelé le « zodiaque des Andriana ». Et Haova est ainsi considéré comme le « guerrier invincible ».
« Cette explication amène à croire que le vocable hova n’a été connu chez les Betsileo qu’à une époque récente ». Du reste, « il est inconcevable que les Betsileo aient délibérément aligné les esclaves affranchis à leurs souverains en les appelant Hovavao (nouveaux Hova) alors que les roturiers sont connus chez eux sous le nom de Olompotsy (hommes blancs) ».
D’autant qu’il est peu probable que les Betsileo acceptent cette nouvelle expression quelque peu outrageante, alors que la pratique discriminatoire en faveur des Andriana demeure vivace. Citant un exemple, Clovis Ralaivola évoque les funérailles aux cours desquelles on abat des bœufs. Les Andriana sont les premiers servis avec les meilleurs morceaux provenant de la croupe, partie traditionnellement réservée à leur rang.
Par tache d’huile, le mot « hova » a été adopté par certains peuples du Sud. Cela se voit dans certaines expressions qu’ils utilisent, telles que « ampelakova » (femme du souverain), « fandakova » (suite du souverain), « zanakova » (chef vassal)…
Clovis Ralaivola rattache le terme « hova » à d’autres mots traduisant l’idée de liberté, d’indépendance mais aussi de second plan (ova, ovaka, lova, tovo…). « Dans son acception de classe, celle des Hova était effectivement plus libre et plus indépendante que celle des Andriana, quoiqu’elle constituât les sujets du royaume ». Les Andriana sont protocolairement peu libres (mariage, métier, déplacement, relations…) étant soumis « à des restrictions spéciales ».
C’est cette liberté qui permet aux Hova de sortir de l’Imerina comme commerçants ambulants, voyageurs ou émigrants chez les autres ethnies. Ces migrateurs temporaires ou définitifs se font connaître comme étant des Hova parlant de leur classe.
Les premiers navigateurs ou visiteurs qui abordent le littoral apprennent que le Centre de l’île est habité par une tribu appelé « hova ». « C’est ainsi que les cartes de Madagascar dressées au XVIIe siècle portaient les termes Ankova et Tankova pour ses habitants ».
Plus tard, ils sont appelés « borizano ». L’origine de ce mot vient de la division des habitants de l’Imerina sous Radama 1er : les militaires (miaramila) et les civils (borizano). À partir de cette époque, les civils migrateurs se font connaître par cette nouvelle appellation. D’où le nom d’un quartier de Toamasina, Tanamborizano.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4361 du 17-07-2009

Economie - Riz de la transition : Plus de mal que de bien

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:57

« La vente du riz à 500 ariary le kilo a entraîné des chamboulements au niveau des paysans ». C’est ce qu’a affirmé le premier responsable de la plate-forme riz, Andry Rakotomavo. Une affirmation faite ce jeudi 16 juillet 2009, au siège de la Banque Mondiale Anosy, à l’occasion d’une table ronde organisée par cette institution, portant sur la politique du riz à Madagascar. Ainsi, si l’arrivée du riz à 500 arriary le kilo est censée amortir le coût de la crise que Madagascar a traversé, cela a créé des désordres aussi bien au niveau des producteurs de riz qu’au niveau des collecteurs.

« Certains collecteurs n’ont pas hésité à arnaquer les paysans producteurs de riz » dixit Andry Rakotovao. Les collecteurs ont expliqué aux paysans que le riz doit être vendu à 500 ariary le kilo dans la capitale. Ainsi, ils sont arrivés à réduire le prix du paddy jusqu’à 150 ariary le kilo selon l’affirmation de la plate-forme riz. Il s’agit purement de l’arnaque, vu que sur le marché dans la capitale, le prix est resté au dessus de 850 ariary. Or le riz à 500 ariary de la Haute Autorité de Transition (HAT) n’était disponible qu’en des points de distribution limités, avec un quota pour les acheteurs, sans parler des contraintes auxquelles les intéressés devaient se soumettre, telles les longues files devant ces points de vente.

Situation actuelle

Actuellement, certains riziculteurs de la région du Lac Alaotra sont prêts à boycotter le payement de leur crédit, faute de moyens pour le faire. L’importation de riz à 500 ariary a aussi créé un malaise chez les opérateurs importateurs. Elle a compromis les investissements de ces opérateurs car le riz à 500 ariary a suffisamment perturbé en influant le cours du marché de la capitale.

La plate-forme riz a déjà envoyé une lettre de notification à Andry Rajoelina, président de la HAT, selon l’affirmation de Andry Rakotovao. Cette lettre suggère l’enlèvement de tout riz à bas pris du circuit commercial. « Il faut mettre le riz à 500 ariary le kilo sur le circuit caritatif, en s’adressant au CRS ou au BNGRC. »

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 17 juillet 2009

16 juillet 2009

Environnement - Les émissions de carbone évitées : un marché porteur pour l’Afrique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:02

(MFI) Développer, au Sud, des projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et vendre au Nord les crédits carbone ainsi dégagés : tel est le principe de base du mécanisme de développement propre que l’Afrique devrait chercher à exploiter.

Réunis en Italie dans le cadre du sommet du G8, les dirigeants des pays les plus riches – et de loin les plus grands pollueurs – se sont engagés à réduire de 80 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Une volonté qui passe aussi par la collaboration des pays émergents… grâce au Mécanisme de développement propre (MDP), un outil mis en place en 2005, après l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto.

Le principe du MDP est simple : chaque fois qu’un projet industriel visant à réduire les gaz à effets de serre est lancé dans un pays en développement, ce projet bénéficie de crédit carbone qu’il peut vendre à une société basée dans l’hémisphère Nord. Les industriels du Sud trouvent ainsi les moyens de financer leurs projets, ceux du Nord sont très demandeurs car ils ont parfois du mal à se conformer, par les seuls aménagements techniques, à la contrainte carbone qui pèse sur eux.

Souvent perçu comme un artifice dédouanant les industriels occidentaux de leurs obligations, cet outil a été très critiqué. Certains projets retenus n’étaient d’ailleurs pas suffisamment orientés vers la réduction des gaz à effets de serre selon les organisations non gouvernementales. Du coup, la commission exécutive qui donne l’agrément MDP a renforcé ses procédures de contrôle. L’obtenir est un processus lent et sinueux. Mais ça marche. Le cap des 300 millions de tonnes de CO2 évités a été franchi au tout début du mois de juillet. Cela correspond à ce qu’émettent en une année les centrales électriques du Royaume-Uni et de l’Espagne réunis.

Une usine à Bingerville pour traiter les détritus d’Akouedo : 71 000 tonnes de gaz évitées

Une société ivoirienne, la Sitrade, spécialisée dans la collecte des déchets, vient d’obtenir ce précieux label qui donne accès au marché du carbone. Une partie des détritus qui s’accumulent à la décharge d’Akouedo en produisant des nuages de méthane extrêmement polluants pourront être traités sans produire de gaz nocifs dans une usine qui sera construite à Bingerville ; 71 000 tonnes de gaz à effet de serre seront évitées, la multinationale de l’agro-alimentaire Cargill va les racheter. Cet agrément est un première dans la zone Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et un tout petit pas pour le continent africain, quasiment inexistant sur ce marché. La Chine, l’Inde, la Corée et le Brésil concentrent 90 % des crédits accordés à ce jour. Le continent a une carte à jouer dans cette activité, c’est la conviction de Fabrice Le Saché [1] qui a aidé la Sitrade à monter son dossier.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 15 juillet 2009, par MFI

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