2009 juillet

31 juillet 2009

Notes du passé - Une merveille d’architecture à Soanierana

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

Les missionnaires anglais, notamment de la London Missionary Society, ne sont pas les seuls à s’investir dans la formation professionnelle du peuple merina. Certains Français le font également bien que, contrairement à leurs collègues anglais, ils soient venus de leur propre gré, à leurs risques et périls car sans aucune aide venant d’une organisation confessionnelle ou de leur gouvernement.
Le premier d’entre eux, arrivé en Imerina bien avant les missionnaires artisans anglais, est Carvaille. Ce métis réunionnais introduit dans la capitale l’art de
la ferblanterie. Dans ses «Mémoires», Cameron le décrit comme un excellent ouvrier auquel il confie de nombreux jeunes gens. Mais il ajoute que si «Carvaille enseigne à ses élèves la partie matérielle de la besogne, il aurait gardé pour lui ses modèles». Cependant, James Hastie affirme qu’un certain nombre d’ouvriers sont initiés à la ferblanterie par ses leçons et ses modèles.
Un deuxième Français mérite d’être cité. Il s’agit de Mario qui est le premier Européen à enseigner l’art de manier l’aiguille. Ses élèves sont des hommes qui réussissent bien : les premiers habits cousus et les premières redingotes exposés à Antananarivo sont leurs œuvres. Ils sont aussi initiés à la… broderie!
Mais le plus connu des Français est Louis Gros (ou Legros), entrepreneur en construction. Arrivé à titre privé en 1819, il forme aussitôt des charpentiers, menuisiers, ébénistes. En 1822, Coppalle, agent anglais à Toamasina, visite ses ateliers à Andohalo et se dit surpris des connaissances déjà acquises par ses ouvriers qui, d’ailleurs, ont de bonnes dispositions manuelles.
Mais ce qui fait la célébrité de Louis Gros après la Tranovola du Rova d’Antananarivo, est la construction du palais de Soanierana qu’il réalise avec la collaboration du dessinateur Casimir. Il
est destiné à Radama 1er. «Cette bâtisse, la plus importante que l’on ait vue jusqu’alors à Antananarivo, fut considérée comme une merveille d’architecture et son influence fut considérable» (Jean Valette, archiviste-paléologue).
Comme l’emploi de la pierre dans la construction d’habitation n’est autorisé dans la capitale qu’en 1867, le palais est fait en bois, «frappant vivement l’imagination des contemporains par son ampleur inusitée et ses dispositions». Il est érigé sur une esplanade au milieu de fleurs et de pelouses, dont l’aménagement est de Gros ou de Casimir, à moins qu’il ne s’agisse du naturaliste autrichien Bojer.
La construction du palais débute en 1824 et deux ans plus tard, Cameron qui le visite, assure que les travaux sont bien avancés.
L’édifice comporte un corps central flanqué de deux ailes. Cameron le décrit ainsi : «Dans la partie centrale au rez-de-chaussée, il y avait une salle de réception de près de 20 m de longueur et de 4 m de hauteur. Le premier étage était soutenu par des piliers et se composait de plusieurs pièces à la fois très sombres et très malcommodes, à cause des ailes qui se trouvaient de chaque côté».
Cameron émet du reste l’idée que la grande salle du rez-de-chaussée est très basse et qu’il aurait été préférable de supprimer le premier étage. Si au moment de la construction cet avis n’est pas suivi, par la suite les chambres du haut et le plancher sont enlevés, laissant une véranda intérieure qui rencontre beaucoup de succès. Elle sera reproduite dans beaucoup de constructions «au point de devenir un des caractères spécifiques de l’architecture malgache».
L’édifice «frappa vivement l’imagination des contemporains parce qu’il constituait un précédent hardi dans un pays où l’architecture ne s’était pas encore élevée au-dessus d’un modèle à peu près uniforme et de proportions limitées». Il est en outre conçu de façon extrêmement solide puisqu’il est encore bien conservé en 1862, quoique inhabité. Mais une fois achevé, il n’est l’objet d’aucun entretien et l’action malheureuse du soleil et de la pluie entraîne des dégradations. Le bâtiment, devenu irréparable, est détruit vers 1900
Louis Gros n’en retire que peu de profits. «Il n’avait exigé aucune garantie. Il comptait sur la générosité de Radama 1er pour lui faire obtenir la rémunération méritée quand le travail serait achevée. Il ne faisait pas comme la Mission de Londres qui avait la sagesse de demander et de percevoir 40 centimes par livre de fer fourni, que le palais fût fini ou qu’il ne le fût pas».
À la mort de Radama en 1828, sa veuve Ranavalona 1ère refuse de payer la note qu’il présente et il ne touche qu’une somme insignifiante.
Longtemps après la mort de Radama, on raconte que ce roi a décidé de n’en accorder l’accès qu’à ceux qui savent lire et écrire !

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4373 du 31-07-2009

Economie - 264 sociétés touchées par le chômage technique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:27

VIE DES ENTREPRISES. Une dizaine de sociétés ont déjà fermé leurs portes en raison de la crise durant le premier trimestre de l’année.

La liste est encore longue. En effet, la crise financière mondiale aggravée par la crise politique actuelle a affecté de plein fouet la vie des entreprises locales. Rien qu’entre la période de janvier à mai 2009, la direction provinciale du Travail a déjà enregistré 264 sociétés qui ont été touchées par le chômage technique dans la région d’Analamanga. Par contre, une dizaine d’autres ont dû fermer carrément leurs portes entraînant un licenciement collectif de leurs employés au nombre de 1 329 personnes durant le premier trimestre de l’année.

Plus de 10 000 employés au chômage

Les impacts négatifs de la crise qui s’intensifieront encore au fil du temps, d’après les observateurs aussi bien nationaux qu’internationaux, se font sentir au niveau de différents secteurs d’activité. On peut citer notamment la zone franche, le tourisme, les hôtels, les restaurants et les agences de voyages ainsi que le commerce et le secteur Import-Export. Ce qui a provoqué une dégradation brusque du niveau de vie de la population urbaine car 13 835 employés ont été mis en chômage technique entre janvier et mai dernier, leurs patrons n’arrivant plus à les payer. Sur lesquels, 10 919 personnes ont travaillé dans les entreprises franches, 2 041 personnes ont été employées des sociétés de Droit Commun tandis que le reste opérait dans l’hôtellerie. Et pour les sociétés fermées, 1 146 employés viennent de la zone franche. Cependant, il est très difficile de trouver en ce moment du boulot car les demandeurs sont nombreux à postuler un seul poste vacant, témoigne Holy, une chômeuse technique. Il faut aussi reconnaître que cette dizaine de milliers de chômeurs ont chacun une famille à nourrir. 

Déclarations des entreprises victimes

Les raisons évoquées sur la crise au sein des entreprises sont multiples. Il s’agit, entre autres, de la baisse de la commande internationale suite à la crise financière, de la réticence des touristes à venir à Madagascar à cause de l’insécurité et de l’incapacité des entreprises à couvrir elles-mêmes leurs charges d’exploitation. L’appui de l’administration à la relance de leurs activités s’impose afin que ces employés victimes puissent reprendre leur travail sinon le pire serait à venir. Notons que toutes ces statistiques ont été obtenues suite à la déclaration des entreprises en difficulté de janvier à mai. A part la mise à jour de ces chiffres, il y a également celles qui sont victimes mais n’ont pas déclaré leur cas, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7896 du 31-07-2009

 

30 juillet 2009

Economie - Collecte de la vignette touristique : Pas de pénalité pour les hôteliers

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:24

Il n’y aura ni de sanction ni de pénalité pour les établissements hôteliers qui n’ont pas pu s’acquitter de leur vignette touristique durant la crise. «… Etant donné la situation qui prévaut actuellement, aucune pénalité de retard de paiement ne sera exigée jusqu’à nouvel ordre», devait-on, entre autres, lire dans un communiqué du ministère du Tourisme et de l’Artisanat rappelant aux opérateurs touristiques qu’ils doivent payer cette taxe parafiscale.
Les responsables du ministère du Tourisme rappellent dans le même communiqué que les vignettes touristiques sont destinées à faire la promotion de la destination Madagascar. D’où, l’intérêt pour les établissements hôteliers de payer leur part de vignette. Or, la crise que traverse le pays a eu comme impact l’abandon par les touristes et les professionnels du voyage de la destination, qui, il faut le noter, était en bonne voie pour devenir une grande destination mondiale.

Les arrivées en hausse

Sans touriste, les établissements hôteliers n’ont rien à payer à titre de vignette touristique. Selon les statistiques officielles obtenues au niveau des aéroports de Madagascar, le nombre de visiteurs enregistrés au niveau des aéroports s’élève au second trimestre de l’année à 44 884. Ce qui représente une amélioration de 14% par rapport aux trois premiers mois de 2009. Du côté de l’Ontm (Office National Malgache du Tourisme), l’on confie que la majorité des opérateurs hôteliers de la capitale ont déjà pu régulariser leur situation mais pour les professionnels installés dans les régions, les transactions prennent beaucoup plus de temps.     
Revenant sur le chapitre de la promotion de la destination, il faut noter que l’Ontm vient de bénéficier d’un précieux appui de trois départements ministériels pour la participation de Madagascar aux salons touristiques. Ainsi, le ministère de tutelle, le ministère des Finances et du Budget, ainsi que le ministère des Affaires Etrangères viennent de signer avec l’Ontm un protocole relatif à la participation de la Grande île au salon Top Resa 2009 qui se tiendra au mois de septembre prochain à Paris.

Extrait Midi Madagascar - Parution N°7895 du 30-07-2009

Société - Boeny : Katsepy en fête pour très bientôt

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:10

Le Festival SOBAHYA 7ème édition se tiendra du 07 au 09 Août 2009 à Katsepy, District de Mitsinjo, Région Boeny. Le Comité de pilotage, composé de la Région Boeny, le District de Mitsinjo et de la Direction Régionale de la Communication et de la Culture, a souligné que ce festival est une forme de contribution de la Culture au Service du développement. C’est un festival qui démontrera non seulement la culture des Sakalava Antalaotsy (Sakalava originaire de cette partie ouest de l’île), mais il permettra aussi de réunir plusieurs ethnies de Madagascar, en un seul endroit.

Le tissu et le vêtement Sobahya seront à l’honneur. En effet, ce tissu provenant historiquement de l’Inde, demeure très populaire pour les Antalaotsy. Selon les dires, le sobahya évoque des traditions, des coutumes et des idéologies Sakalava. On l’utilise pour les grandes occasions telles que mariage ou grands événements familiaux. Les organisateurs prévoient d’ériger des stands où l’on ne verra que des « Sobahya ».

D’autres activités sont également prévues au programme : exposition culturelle, compétition folklorique, ouadraha (danse musulmane), course pirogue, football, moraingy, circuits en vedette. « Plusieurs invités sont attendus à ce festival et les infrastructures d’accueil sont fin prêtes », souligne le Conseiller Technique de la Région Boeny, Richard Gaëtan, un des membres du comité d’organisation. « Il ne s’agit pas tout simplement de faire la fête, il s’agit de réunir les Malgaches dans leur diversité culturelle. Ce sera alors une grande opportunité d’échanges pour discuter du développement préconisé pour cette partie de la Région du Boeny », ajoute-t-il.

Le bac Baobab a réduit les frais de transport reliant Mahajanga à Katsepy. « Les frais sont réduits à Ar 1600 au lieu d’Ar 2000 pendant ces 3 jours pour le transport de personnes et non les marchandises ou véhicules », explique Jean Chrysostome Razafindrakotonirina, Directeur Administratif du bac Baobab.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 30 juillet 2009

29 juillet 2009

SOCIAL - Route digue : Le remblai perturbe l’irrigation des rizières

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:35

Le remblai sur la route digue afflige beaucoup de riziculteurs en ce moment. La conséquence en est que la saison culturale risque d’être chamboulée.
Déséquilibre de l’irrigation de la rizière du Betsimitatatra, dans le fokontany d’Andohatapenaka. Une grande partie de la plaine se trouve submergée d’eau tandis qu’une autre souffre du manque crucial de ce même élément. Sur le côté nord du Centre de développement d’Andohatapenaka, il est difficile d’apercevoir les limites des parcelles. En campagne, les mottes de terre retournées attendent leur part d’irrigation. À entendre la plainte des paysans, cette situation les change de leurs habitudes. « Nous sommes complètement désemparés en voyant ce déséquilibre de l’irrigation. À la même période, chaque rizière jouit convenablement de sa part d’irrigation de sorte qu’on peut travailler normalement la terre », fait remarquer Sylvie Andriamanantsoa, représentant les paysans de ce fokontany.
À côté, les riziculteurs craignent fortement la perte de leur récolte de cette saison si le problème perdure. « Toute la pépinière qui doit être repiquée ici est menacée de pourriture, s’il faut encore attendre des jours. Mais en ce moment, le repiquage est impossible tant que l’eau n ‘est pas bien répartie », rouspète Rakotondrafara, un riziculteur qui vit au milieu des rizières depuis une trentaine d’années. Le repiquage devrait normalement avoir lieu au début du mois d’août à septembre.
Calendrier d’irrigation
En reconstituant leurs observations des années précédentes, ces agriculteurs donnent tort au remblai qui couvre une surface importante près de leur rizière. De surcroît, le canal d’irrigation répartissant l’eau à l’étendue de la plaine a été asphyxiée par le remblai alors que la vanne d’Avaradosoka continue de verser de l’eau.
De son côté, le directeur général de l’Autorité pour la protection contre l’inondation de la plaine d’Antananarivo, Phillipe Rateloson soutient que le problème a trait au calendrier d’irrigation.
« L’eau ne se déverse pas d’un seul coup mais petit à petit afin qu’elle puisse se répartir convenablement, selon la demande des paysans. Les parties se trouvant en amont de la vanne seront les premiers bénéficiaires », indique-t-il. Mais ce détail technique ne soulage pas les paysans. « Nous n’avons jamais connu un tel déséquilibre de la répartition de l’eau auparavant. Ce à quoi nous assistons actuellement se révèle inquiétant », explique Elysée Rainitelo, un paysan dont la rizière est vide jusqu’ici.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4371 du 29-07-2009

Economie - Vanille : Il faut sauver avant tout les paysans selon Michel Manceau

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:32

La question sur la fixation d’un prix minima à l’exportation de la vanille continue de diviser les professionnels et les experts. Il y a ceux qui sont pour, mais les détracteurs de la mesure ne manquent pas non plus d’arguments. Entre les deux, ce sont les paysans qui en font les frais.
« Le plus important est maintenant de sauver les paysans ».
Michel Manceau qui est un expert international de la filière vanille estime que si des mesures draconiennes ne sont pas prises, les paysans producteurs de vanille risquent tout simplement d’abandonner la filière. « Les acheteurs internationaux et les grands utilisateurs de vanille ont une crainte : celle de voir les paysans abandonner tout simplement la culture de vanille », nous a expliqué Michel Manceau, lors d’une interview. Pour lui, les prix actuellement pratiqués sont très bas et ne permettent même pas aux paysans de couvrir leurs frais.

Bonne mesure

Actuellement dans la SAVA, la vanille est en effet bradée à raison de 10 000 Ar. le kilo du vrac. Michel Manceau de déclarer que les grands utilisateurs de vanille militent pour la préservation des intérêts des paysans producteurs. Une manière, en somme pour ce dernier de reconnaître que la fixation d’un prix minimum de 27 dollars à l’exportation est une bonne mesure. « Actuellement le prix pratiqué sur le marché international est de 24% et fixer un prix minimum de 27 dollars n’est pas un drame » estime Michel Manceau qui révèle par ailleurs que pour le moment, il y a encore sur le marché un stock de 2 000 tonnes de vanille. Une manière de dire que les productions de la campagne 2009 ne seront vendues que vers la fin de l’année.

Un seul concurrent

En somme, d’ici là, les professionnels de la filière, surtout les paysans auront le temps de bien s’organiser. Michel Manceau croit en effet que si la préparation se fait dans les règles de l’art, la vanille malgache peut encore se vendre très bien sur le marché international. Et ce, en raison du fait que les principaux concurrents de Madagascar ne font pas encore le poids. L’Ouganda par exemple ne produit que 200 tonnes de vanille qu’elle propose sur le marché international à 24 USD. La production indonésienne n’est pas bonne car la vanille de ce pays n’a qu’un taux de vanilline de 0,6% contre les 1,9% d’usage. La Papouasie ne produit pratiquement plus rien. Le vrai concurrent de Madagascar en termes de qualité, ce sont les Comores, mais ce pays voisin ne produit qu’entre 60 et 70 tonnes de vanille proposées sur le marché au prix de 35 à 40 USD.

Application stricte

Bref, selon Michel Manceau, il y a encore une marge de protection pour la vanille malgache. Raison pour laquelle, d’ailleurs, il n’hésite pas à déclarer que le gouvernement doit veiller à l’application stricte de cette mesure consistant à imposer un prix minimum de 27 USD à l’exportation. A noter que selon ce décret, le prix minima de la vanille verte est de 4 000 Ar., la vanille vrac est à 35 000 Ar et le prix minima FOB à l’export, à 24 USD. Mais le comportement actuel du marché est encore très loin de ces impositions. Par ailleurs, nombreux sont les opérateurs qui craignent que cette mesure soit uniquement à l’avantage de ceux qui ont déjà des stocks de leur vanille sur le marché international. Des questions se posent par ailleurs quant aux procédures à appliquer pour le rapatriement des devises obtenues grâce à la vente de ces produits dont les prix sont fixés par l’Etat.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7894 du 29-07-2009

A LA UNE (29/07/09) - La terre a tremblé, grande panique dans l’Alaotra

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:31

Séisme. Pour une seconde fois en deux semaines, l’Alaotra a été secoué par un tremblement de terre dans la nuit de lundi. C’est la panique générale au sein de la population locale.

Vers minuit à Imerimandroso Alaotra, les habitants ont été réveillés par un tremblement de terre. C’est l’affolement général parmi la population. Et ce n’est pas tout, vers 2 heures 30 du matin, hier, tout Amparafaravola a été surpris dans son sommeil par une secousse. La terre a bougé. Pourtant ces deux villes sont éloignées l’une de l’autre, la première sur l’Ampita Atsinana, et la seconde sur l’Ampita Andrefana, séparées par ce grand lac de l’Alaotra aux milles légendes. Selon les informations, le séisme a atteint une magnitude de 4,8 sur l’échelle de Richter.
Durant 2 minutes. Pris de panique, les animaux domestiques ont réagi les premiers, aboiement des chiens surtout et meuglement des bœufs. Hommes et femmes ont vite fait de sortir de leur maison de peur d’être victimes d’un quelconque effondrement de leur habitation ou d’être blessés par le déplacement des meubles, surtout à Imerimandroso où la secousse a été d’une rare violence, selon les informations recueillies sur place. A Amparafaravola, comme en témoigne cette employée du centre hospitalier surprise dans son lit, tous les meubles ont tremblé engendrant des bruits insupportables. Et on sait que c’est partout pareil dans tous les ménages.
Heureusement, ce tremblement de terre n’a fait aucune victime. Mais la peur a été enregistrée sur les visages des uns et des autres tirés de leur sommeil par ce caprice de la nature . Les dégâts matériels ne sont pas encore connus pour le moment. La population est en train de faire le bilan.
Cette région  de l’Alaotra est située dans une zone sismique. Ce mois de juillet, selon un habitant d’Amparafaravola, c’est la seconde fois en deux semaines qu’un tel phénomène a été enregistré. On ne sait pas si le tremblement de terre d’hier n’est que la simple réplique de celui d’il y a quinze jours.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7894 du 29-07-2009

28 juillet 2009

Société - Départ en vacances : Pas encore la grande vague

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:49

L’achèvement de l’année scolaire pour les classes primaires n’a pas encore marqué le début des grandes vagues de départ pour les destinations vacances les plus prisées. En effet, les premiers indices qui indiquent les grands départs sont, notamment, les fréquences de remplissage des taxi-brousse reliant la capitale à ses principales destinations. Pour Mahajanga, en particulier, les transporteurs sont encore loin d’atteindre le pic de la saison avec une quinzaine de voitures par jour. Car depuis le début de la semaine, les coopératives de transport peinent à remplir quatre voitures par jour. Deux ou trois au maximum certains jours, pour la plupart des coopératives. Même réalité pour l’axe Est vers Toamasina, mais avec un nombre à peine plus élevé de véhicules remplis par jour. Les voyageurs qui viennent à Toamasina pour affaires, sont alors les plus nombreux.
Côté prix, les transporteurs n’ont pas encore joué la carte de la hausse, même après avoir sous-entendu, il y a quelque temps, lors de la dernière hausse du prix des carburants, qu’une révision du tarif allait être inévitable lors de la période des grandes vacances. Ils n’en sont pas encore là pour l’instant car les tarifs pratiqués sont encore les mêmes et il n’est pas rare que les voyageurs marchandent lors de la réservation ou de l’achat du ticket.
Taux de remplissage. Evidemment, les professionnels de l’hébergement attendent avec impatience l’arrivée des vacanciers. Avec un premier semestre catastrophique, ils comptent sur les grandes vacances pour redresser ce qui peut encore l’être. Mais ce ne sont pas tous les vacanciers qui descendent à l’hôtel. Pour les familles à budget limité, d’autres formules d’hébergement font l’affaire. Loger chez des membres de la famille qui, eux, sont des habitants de la ville destination. D’autres particuliers proposent également leurs services en mettant sous location leurs biens situés dans les villes les plus prisées, notamment Toamasina, Mahajanga et autour de Foulpointe. Il s’agit notamment de villas ou de locaux privés que leurs propriétaires louent durant les vacances à des prix nettement inférieurs aux prix des chambres d’hôtel. Tous les ans, le phénomène se répète, faisant jaser les vrais professionnels de l’hébergement pour le manque à gagner qu’ils enregistrent. Mais le pouvoir d’achat de la plupart des familles de la classe moyenne fait que les chambres d’hôtel ne sont pas toujours à leur portée. Aussi, ces formules de location par des particuliers sont-elles les meilleures solutions pour eux.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N°7893 du 28-07-2009

RéGION - Natation : Une Malgache championne de France

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:48

Les Malgaches se distinguent en natation à l’étranger. Mylène Léonard, âgée de 15 ans, vient de battre le record du 50 m brasse dans la catégorie minimes, lors du championnat de France à Amiens, du 15 au 17 juillet.
Elle a terminé la course à la première place avec un temps de 33’’75 (1 251 points) au 50 m brasse, battant ainsi le record de France, le 16 juillet. C’est une véritable prouesse pour cette jeune malgache, fille de Lily Andriatasy et de Jeannot Léonard, ayant habité Tsaramandroso Mahajanga il y a plus de 20 ans. Ils sont membres de l’Association des natifs de Mahajanga en France (Anamaf).
Evoluant au sein du club des Dauphins à Créteil, Mylène a également été sacrée championne de France au 100 m brasse en signant un chrono de 1’13‘’74 (1 226 points) le 17 juillet à Amiens. Elle a terminé à la 3è place lors de la course de 200 m brasse avec 2’41’’42.
Mylène rejoint ainsi le rang de Lucky Razakarivony et d’Erik Rajohnson, portant haut le flambeau malgache de la natation.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4370 du 28-07-2009

27 juillet 2009

Société - Masoala, Manja et Zety : Les lémuriens rapatriés de France, en bonne santé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:47

« Masoala et ses deux filles, Manja et Zety se portent très bien. Ces trois lémuriens malgaches rapatriés récemment de France ont passé avec succès leur mise en quarantaine au parc », a annoncé Faralahy Augustin, directeur du PBZT (Parc Zoologique et Botanique de Tsimbazaza).
Ces trois « maki » femelles sont arrivées au pays le 24 juin dernier, en provenance du Jardin Zoologique du Muséum de  Besançon (France). En fait, elles étaient toutes nées là-bas à l’issue d’une reproduction en captivité. Masoala, qui a aujourd’hui 10 ans, a vu le jour le 19 mars 1999 dans la réserve d’animaux de Thoiry dans l’Ain (France). Zety et Manja, quant à elles, étaient nées à Besançon. Elles ont respectivement 4 et 1 ans. 
Après ces quelques semaines d’adaptation au climat malgache, cette petite famille de maki catta, - une espèce de lémurien endémique de Madagascar de couleur grise, à tête blanche et à la queue rayée noir et blanc-, est promise à une nouvelle vie. Masoala et Manja seront gardées au zoo de Tsimbazaza. Zety, de son côté, sera transférée au Lemurs’Park à Ampefy. En fait, avec ses 4 printemps, l’aînée de Masoala est maintenant assez grande pour fonder à son tour une autre famille. Deux maki mâles lui sont prédestinés dans son nouveau village d’accueil. Ainsi, la nouvelle aventure commence pour Zety  à partir de mercredi prochain, jour de son transfert au Lemurs’Park.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° 7892 du 27-07-2009

   Page suivante »