2009 juin

15 juin 2009

Société - Météo : Hiver plus chaud, mais vers un mois de juillet plutôt glacial

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:37

Cette période hivernale sera plus chaude que celles des années précédentes. C’est apparemment la prévision du service de la Recherche Appliquée de la météorologie sur les conditions climatiques pour la saison sèche et fraîche 2009. D’après cette étude, en effet, de juin à août, les températures seront, en moyenne, plus chaudes que les valeurs saisonnières sur presque tout l’ensemble du pays. Elles seront cependant, proches des valeurs saisonnières supérieures à la normale sur les régions Sava, Diana, Sofia, Boeny, et sur la partie Nord de la région Analanjirofo.
80%. Malgré cette tendance générale plutôt chaude de la saison hivernale, ces spécialistes de la météorologie annoncent, toutefois, un mois de juillet quelque peu glacial. En tout cas, ils prévoient des températures plus froides que la normale sur la quasi-totalité des régions de la Grande Ile, soit plus de 80% du territoire national. Seules les régions Sava, Diana, Sofia et Boeny feront exception. Elles bénéficieront toujours de températures normales et même plus chaudes, comparées aux valeurs saisonnières. Les habitants des 18 autres régions du pays devront ainsi se préparer dès maintenant pour mieux affronter la fraîcheur annoncée de juillet.
Moins de 5,5°C. Pour Antsirabe, entre autres, le prochain mois, le mercure baisserait en-dessous des 5,5°C, moyenne des températures minimales normales de ces 30 dernières années. Et à Fianarantsoa et à Antananarivo, les températures descendraient respectivement en-dessous de 10,2°C et de 10,4°C, moyennes des températures minimales normales sur la période 1971-2000.
En fait, selon ces météorologues, ces différentes perturbations de la température sont les conséquences du réchauffement climatique, qui nous amène également un hiver plus chaud !

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7857 du 15 juin 2009

13 juin 2009

Economie - Emplois : Départ massif des jeunes à l’étranger

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:25

La perte d’emplois est inimaginable à Madagascar depuis l’avènement de la crise politique qui perdure encore. Un départ massif des jeunes pour chercher du boulot à l’étranger dont notamment au Liban, aux Seychelles et à Maurice est alors observé depuis ces derniers temps. Ils ont répondu aux appels de recrutements annoncés dans les médias ou par les agences spécialisées en la matière. Ces jeunes déploient ainsi tous les moyens pour préparer leurs papiers tels le passeport en déboursant chacun une somme de 60 000 Ariary et l’analyse de sang coûtant 50 000 Ariary pour attester que le candidat est en bonne santé.

Frais remboursés

« J’étais cuisinière dans un hôtel mais mon salaire de 70 000 Ar/mois ne servait qu’à couvrir les besoins alimentaires de ma famille, d’autant plus ce secteur est fortement touché par la crise », témoigne Herivelo, une mère de 2 enfants et âgée de 33 ans. Elle veut partir au Liban pour être femme de ménage car le salaire de base convenu dans le contrat de 3 ans est de 150 USD/mois. L’employeur paie tous les frais y compris les billets d’avion et les candidats le rembourseront en ne percevant pas les trois premiers mois de salaire. Selon Herivelo, elles sont au nombre d’une cinquantaine pour préparer le passeport. Quant à Vony, elle est en chômage technique suite à la fermeture de l’entreprise franche à Antsirabe. Elle décide ainsi de partir aux Seychelles pour travailler dans le domaine de la pisciculture. « J’espère que nous aurons une formation », a-t-elle avancé car elle sera accompagnée de ses amis et proches qui ont tous fait une demande de passeport, hier, au ministère de l’Intérieur.

Jeunes en provinces intéressés

Même les jeunes en province comme à Diégo sont très intéressés pour travailler à l’étranger. Rosalie âgée de 25 ans se spécialise en matière de coupe et couture et broderie, mais elle préfère partir au Liban car la vente de ses produits artisanaux ne marche pas, d’après ses dires. Elle connaît au moins une cinquantaine de jeunes originaires de sa région à préparer le même dossier. Et enfin, Tovo et ses copains iront à Maurice pour travailler dans le secteur du bâtiment. Il est charpentier et compte gagner 400 000 Ar/mois à titre de salaire de base pour un contrat de 2 ans. Ils sont tous des jeunes hommes au nombre d’une soixantaine à y aller. Mais vivre là-bas ne veut pas dire être loin des problèmes qui risquent même d’être insurmontables pour ceux qui ne sont pas battants.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7856 du 13 juin 2009

Economie - Le lac Itasy menacé : Les jacinthes d’eau gagnent du terrain

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

L’Itasy est une région agricole par excellence. Avec ses 51 lacs, dont le célèbre Lac Itasy, cette région est aussi réputée pour ses richesses halieutiques.
Le lac Itasy, l’une des principales attractions touristiques d’Ampefy, une localité située à 110 km d’Antananarivo, a perdu 15 à 20% de sa superficie, apprend-on lors d’une visite menée par l’Ambassadeur de France, SEM. Jean Marc Chataigner, accompagné du délégué régional aux Affaires Européennes et Internationales de la Région Aquitaine, Laurent Rey Lescure, ainsi que d’autres collaborateurs dans cette partie de l’île. Des responsables locaux indiquent que le lac est fortement menacé en ce moment parce que les jacinthes d’eau sont en train d’envahir une bonne partie de celui-ci. Les exploitations agricoles, notamment rizicoles, effectuées sur les rives du lac ne peuvent qu’accentuer la situation. Le Chef de région de l’Itasy, Andriamalalavonjy Solomanoro, a confirmé que les jacinthes d’eau envahissent progressivement les surfaces du lac, qui, rappelons-le, s’étend sur une superficie de 3 800 ha. Celui-ci serait également devenu de moins en moins profond à cause des sédiments provenant de l’érosion des collines.  

Parasites 

Mais le problème du lac ne se limite pas aux seules jacinthes d’eau. En effet, Alain Rajaona, un consultant en tourisme travaillant sur cette zone, révèle également que le lac de l’Itasy, la principale source de revenus pour un grand nombre de familles de cette localité, grâce à ses produits halieutiques, souffre d’une très forte pression de pêche. Faut-il noter que la pêche a toujours fait la réputation de cette région. Ce technicien note que localement, il n’y a pas moyen de contrôler la quantité de poissons puisée journalièrement dans ces eaux mais ce qui est sûr, c’est que le lac n’est plus aussi poissonneux qu’avant. 
Cette diminution des richesses halieutiques de l’Itasy a favorisé, selon toujours nos informations, le développement de parasites, dont la bilharziose dans les eaux du lac. Une situation qui n’a pas laissé indifférent l’Ambassadeur de France, SEM. Jean Marc Chataigner. Le diplomate avait affirmé qu’il faut trouver un moyen de résoudre les problèmes de ce site qui est doté d’une très forte potentialité touristique. Le consultant Alain Rajaona suggère par ailleurs que l’on entreprenne une régénération de la population de poisson dans le lac de l’Itasy pour lutter en partie contre les bilharzioses.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7856 du 13 juin 2009 

12 juin 2009

Notes du passé - Raombana explique l’assassinat de Ratefy

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:30

Quand le prince Ratefy rentre à Madagascar, après son séjour londonien de 1821, il reprend son existence de courtisan et de soldat. Non sans quelques déboires, comme le souligne Raombana, historien et un des secrétaires particuliers de Ranavalona 1ère.

Effectivement en 1823, Radama 1er lui confie le commandement de l’armée merina, en route vers Diego-Suarez. Mais n’ayant su éviter un accrochage avec les Betsimisaraka en chemin, il se voit «dégradé» par le souverain et perd «un honneur».

Néanmoins, quelque temps après, il n’en reçoit pas moins la très haute charge de «Gouverneur de Tamatave» qu’il occupe toujours en 1828. Cette nomination, selon Raombana, s’explique par la grande connaissance des étrangers que Ratefy a acquise depuis son voyage en Angleterre. Entre-temps, sa femme Rabodosahondra, sœur du roi restée à la Cour d’Imerina, commet un crime et est exilée à quelques kilomètres de Toamasina.

Puis arrive la tourmente de juillet 1828. Selon Raombana, Ranavalona 1ère qui accède au trône, ordonne l’exécution du prince Rafaralahindriantiana et de la princesse Rabodosahondra. Le corps de cette dernière est ramenée en Imerina pour être inhumé à Tanjondroho, dans le Marovatana. La reine fait annoncer à ses sujets qu’elle a succombé au paludisme à Ambohiboahazo.

«La reine ne voulait pas révéler que Rabodosahondra avait été assassinée, car elle n’avait fait couler déjà que trop de sang, et craignait d’encourir la disgrâce populaire si l’on venait à connaître qu’elle avait, encore une fois, mis à mort un membre de la famille de Radama».

Toujours d’après Raombana, c’est ce sentiment qui la retient de faire tuer Ratefy à Toamasina, de la même façon que le prince Rafaralahy à Foulpointe. Après la mort de Rabodosahondra, ses exécuteurs se portent à Toamasina et arrêtent son époux qui n’a jamais soupçonné qu’on le traiterait ainsi. Car «s’il était de haute caste noble, il n’appartenait pas, cependant, à la famille royale de Radama, ne lui étant allié que par le mariage».

Sous escorte, il est conduit en Imerina. A son arrivée à Ambatomanga, un village à l’est de la Capitale, Ranavalona envoie au-devant de lui de nombreux officiers pour le traduire en jugement «sous l’inculpation, indigne, d’avoir déserté la garnison de Tamatave et gagné l’Imerina dans le but d’aider la fille de Radama (Raketaka) et son propre fils Rakotobe à s’emparer du trône…»

Les gradés militaires n’ignorent pas que cette accusation est erronée, mais ils savent aussi qu’on ne la porte contre le prince que pour pouvoir le supprimer; «surtout pour que la masse du peuple pût s’imaginer qu’on l’avait exécuté en bonne justice et nullement parce qu’il était l’époux de Rabodosahondra et le père de Rakotobe».

Ratefy est surpris de cette accusation et réplique qu’il est resté à Toamasina d’où officiers et soldats l’ont arraché. «Quand on lui rapporta ces paroles, Sa Majesté, sans hésitation, envoya deux bourreaux à Ambatomanga pour mettre à mort le prince, ce qui fut fait le même jour. Elle consentit à ce que le corps fût porté en Imamo pour y être enseveli dans le tombeau de ses ancêtres» . L’annonce de l’exécution au peuple se fait le lendemain.

Le prince Ratefy a été très riche. Selon Raombana, il a possédé 2 000 esclaves. A l’exception d’un petit nombre accordé à sa fille Rasoananahary, «ils furent tous distribués aux parents indigents de Sa Majesté, à ses amants et autres favoris…». De l’immense fief du prince, seule une toute petite portion a été remise à sa fille. La plus grande part en est distribuée aux neveux de la reine, les princes Ramahatra et Ramonja (frères de l’héritier présomptif Ramboasalama) et à sa nièce, la princesse Ramoma, future épouse de son fils Radama II à qui elle succèdera sous le nom de Rasoherina.

S’il l’a voulu, souligne Raombana, le prince Ratefy aurait pu s’enfuir à Maurice par l’entremise d’un marchand anglais, Reddington. Celui-ci lui fait savoir les nouvelles de la Cour, telles le décès du roi, le meurtre de son épouse et de son fils. Il lui annonce aussi que des officiers sont en chemin pour Toamasina pour des raisons non expliquées, et Reddington le presse de s’enfuir sur un des navires à bétail sur le point de mettre les voiles. Reddington se propose même de demander au gouverneur de Maurice d’envoyer à la rencontre du prince un navire de guerre.

Mais celui-ci n’en est pas convaincu, se croyant en toute sécurité. Mal lui en prit.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4332 du 12-06-2009

Cahier Culture - Académie malgache : Sortie du dictionnaire encyclopédique malgache

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

Les Malgaches ont enfin leur propre dictionnaire encyclopédique. En effet, l’Académie Malgache a récemment publié un dictionnaire en langue  malgache. Ce projet a débuté il y a assez longtemps mais, faute de moyens et en raison des crises que le pays a tour à tour vécues,  il n’a été finalisé et publié que durant cette année 2009. Les membres initiateurs de ce projet sont fiers de cette œuvre, mais comme l’on dit souvent, nul ne peut être satisfait à 100%. A première vue, ce dictionnaire encyclopédique marque la maturité des initiateurs du projet car ils n’ont rien laissé au hasard. De la collecte des mots et des définitions jusqu’à l’œuvre finale, ce dictionnaire a parcouru différentes étapes. Ce qui a requis toutes les compétences de l’intelligentsia malgache. Pour ce faire, il a fallu des linguistes, des informaticiens, de nombreux traducteurs mais aussi des spécialistes hautement qualifiés de la langue malgache. En grande partie, le travail a été effectué par le centre de recherche de la langue malgache. Pour une première fois, l’alphabet des définitions dans le dictionnaire malgache est arrivé à la lettre « Z » si durant tout ce temps, il n’en est resté qu’à la lettre « M » par manque de moyens.
La sortie de cette encyclopédie est, d’une part, une aubaine pour la promotion de la langue malgache. D’autre part, elle sera un moyen de plus pour faire valoir la culture malgache aux yeux de la communauté internationale. En outre, ce monument marquera aussi la célébration  du centenaire de l’Académie Malgache. Une cérémonie de lancement se tiendra le 25 Juin prochain au siège de l’Académie Malgache sise à Tsimbazaza, pour accueillir solennellement cet ouvrage dédié à la langue malgache, de… A à Z !

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7855 du 12 juin 2009

Economie - SAVA : Les paysans se plaignent de l’inaction de l’administration

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:27

Les zones productives inexploitées, la région SAVA en dispose. Les terres cultivables de certaines communes de cette région ne sont exploitées qu’à moitié. Et encore le rendement est très faible puisque les paysans utilisent pour la plupart les techniques traditionnelles, puisque la mécanisation agricole n’existe pratiquement pas dans la région. Du coup, les paysans de la région commencent de plus en plus à se plaindre et interpellent les responsables publics, pour que ces derniers s’occupent mieux de leur sort.
Exploités à des fins politiques. « Pourtant, si l’on nous procure des moyens techniques, matériels et financiers appropriés, nous sommes capables d’améliorer notre production rizicole », clament ces paysans qui regrettent qu’avec ses potentiels agricoles, la population  de la SAVA souffre encore de l’insuffisance  alimentaire et que le riz y soit proposé à des prix exorbitants. « Si cette situation continue, les paysans n’atteindront jamais l’objectif d’autosuffisance alimentaire, prôné par les régimes politiques qui se sont succédé, malheureusement, ce ne sont que des slogans non suivis d’actions efficaces et durables » se plaignent ces paysans qui ont l’impression d’avoir été toujours exploités à des fins politiques. « Pendant les propagandes on nous a toujours promis monts  et merveilles mais une fois que les politiciens ont obtenu nos voix au cours des élections, ils nous oublient après», selon toujours les paysans de la SAVA qui ont décidé de prendre en main leur sort. Et ce, avec l’aide de l’Etat, à qui ils demandent « les moyens nécessaires pour qu’ils puissent mieux assumer les actions de lutte contre la pauvreté ».
Autosuffisance alimentaire. Car pour eux, « si les richesses agricoles de la SAVA sont mieux exploitées, le niveau de vie des paysans s’améliorera rapidement », soutiennent-t-ils en citant les grandes surfaces cultivables disponibles comme  le bassin d’ANDAPA, de Farahalana, d’Ambinanifaho, de Tanambao Daoud, d’Anjangoveratra. Des vallées restent encore vierges. A l’exemple d’ Anjavibe, deuxième sur quatre vastes vallées de la commune rurale de Tanambao Daoud, plus de mille hectares sont aujourd’hui encore vierges et couvertes de plantes aquatiques comme les « javy », les « via » et des « vendrana ». Là, en quatre années consécutives, une centaine de producteurs se sont regroupés en équipes et ont travaillé ensemble pour creuser de leur propres forces un canal. Celui-ci peut drainer à l’heure actuelle la vallée d’Anjavibe comme à Beangivy. Des canaux de plusieurs kilomètres de long sur cinq mètres de large faits avec des pelles et des coupe-coupe. Des potentialités qui ne demandent qu’à être mieux exploitées par ces paysans. Bref, ces paysans roulent pour une véritable opération de développement en vue de l’autosuffisance alimentaire avec l’appui de l’Etat. « Nous avons besoin de formations et de partenariat ainsi que des moyens matériels et financiers ».
Problèmes. Mais pour le moment, les paysans rencontrent un certain nombre de problèmes. Pour ne citer que les actes de sabotage perpétrés par des individus appuyés par certains élus locaux. Il s’agit de sabotage à l’endroit des producteurs, notamment ceux qui sont membres des associations de paysans qui s’efforcent de mieux exploiter les terrains cultivables. Lors de notre reportage à Beangivy par exemple, nous avons relevé le cas de quatre nouvelles associations qui ont tenté de saboter les actions déjà réalisées par une autre association existant depuis 2005 et qui a initié un projet de transformation de la vallée en rizière. En tout cas, les cas de lutte interne entre paysans existent dans d’autres communes de la région. Les maires locaux sont souvent sollicités pour régler les conflits. Mais pour les paysans, une meilleure implication des autorités communales, régionales et nationales s’impose si l’on veut améliorer leur sort.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7855 du 12 juin 2009

11 juin 2009

Société - Circoncision : Ar 20.000 au minimum

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:54

La saison bat déjà son plein. Depuis environ trois semaines, les cabinets médicaux habitués de cette petite chirurgie ne désemplissent pas. Dès l’aube, des garçonnets en « malabary », un peu craintifs, accompagnés d’un certain nombre d’hommes de leurs familles, se succèdent pour être circoncis. L’opération coûte au minimum Ar 20.000 aux parents. Somme que nombreux d’entre eux ne peuvent pas payer, d’où le grand succès des opérations de circoncision de masse proposées par les associations caritatives et autres organismes de bienfaisance. Les garçonnets, pour la plupart issus de familles défavorisées, sont circoncis gratuitement et reçoivent des friandises et des jouets après l’opération. Celle-ci se fait généralement dans une grande salle où une équipe de médecins et d’infirmiers, bénévoles ou payés par les associations organisatrices de la circoncision de masse, opèrent « à la chaîne ». Chaque opération dure environ 5mn.

A l’américaine ou à l’ancienne. Les méthodes adoptées varient d’un médecin à l’autre. La circoncision « à l’américaine » semble enregistrer énormément de succès. Cette méthode a le mérite de causer moins de contraintes et assure une cicatrisation rapide.
Il n’empêche, de nombreux parents choisissent encore la circoncision à l’ancienne, avec toutefois, beaucoup moins de rituels. Seule l’ingestion du prépuce (accompagné d’un morceau de banane !) par le grand-père du garçonnet après la circoncision, reste encore très suivie de nos jours. Les garçons quant à eux, auront vite oublié les pleurs et la crainte du bistouri. Petites voitures dans une main, ballon dans l’autre, ils se mettront à jouer au bout de quelques instants…

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7854 du 11 juin 2009

Economie - Artisanat : Une mort lente à cause de la crise

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:51

La crise politique frappe tout. L’artisanat dont on a célébré la journée mondiale hier n’est pas épargné car on assiste actuellement à une mort lente de cette filière qui joue pourtant un rôle important dans l’économie.

« Savez-vous à quoi est consacrée la journée d’aujourd’hui ? » Pratiquement tous les artisans opérant au Pochard et auxquels nous avons posé la question n’étaient pas capables d’y répondre. Et pourtant, hier a été consacrée journée mondiale de l’artisanat. Ce qui constitue la preuve que les principaux concernés par la filière l’ignoraient.

Baisse progressive 

« Je ne sais pas, je n’écoute plus les radios, car ça ne m’intéresse plus avec cette crise politique qui ne trouve toujours pas de solution » déclare R.M, une mère de famille propriétaire d’un pavillon de vente d’objets artisanaux au Pochard.  Ce qui la préoccupe surtout c’est de trouver comment assurer quotidiennement les besoins fondamentaux de sa famille en raison du fait que sa profession ne lui procure plus l’argent nécessaire pour y faire face. « Depuis le début de la crise politique en janvier, surtout pendant les troubles, nous avons enregistré une baisse progressive de nos chiffres d’affaires journaliers », ajoute-t-elle en expliquant que la principale raison de cette mévente des produits artisanaux est la disparition des touristes étrangers.

Touristes étrangers

En effet, les clients des artisans sont constitués, selon eux à 80% de touristes étrangers. Or, en raison de la crise politique, ces derniers ne viennent plus. « Il n’y a plus que très peu de touristes qui passent nous voir actuellement. Et le peu de touristes qui viennent nous rapportent qu’ils étaient nombreux à vouloir venir mais la plupart ont décidé de rester chez eux en apprenant que la crise politique perdure, surtout à Antananarivo » raconte une autre commerçante de produits artisanaux qui avoue que sa profession ne lui rapporte plus que très peu d’argent. « Il y a des jours où en rentre avec seulement 3000 Ar et même rien du tout » ajoute-t-elle. Et elles ne sont pas les seules puisque pratiquement toutes les boutiques du Pochard rencontrent le même problème. « On ne peut pas compter sur les 20% de clients malgaches qui eux-mêmes connaissent des problèmes d’argent », selon toujours notre interlocutrice qui ne sait vraiment plus à quel saint se vouer. « Avec cette crise il n’y a visiblement pas d’autorités capables de s’occuper de notre sort» ajoute-elle.

Crainte

En tout cas, pour ces professionnels de l’artisanat, il est plus qu’urgent de retourner à la situation normale afin que les touristes qui sont leurs principaux clients reviennent. « Même si les autorités déclarent qu’elles vont s’occuper de la filière, ce sera peine perdue si les clients ne sont pas là ». Par ailleurs, les artisans du Pochard commencent actuellement à avoir de la crainte concernant leur emplacement. Des rumeurs persistantes circulent en effet sur la décision que prendrait la propriétaire du Pochard de l’affecter à d’autres projets. « Si c’est vraiment le cas, ce sera un grand problème pour nous », déclare un autre artisan. Avant de terminer que si les autorités de tutelle veulent vraiment aider les artisans il est temps qu’elles améliorent leurs conditions de travail.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7854 du 11 juin 2009

10 juin 2009

ECONOMIE - Arrivée du Câble Lion : Internet 5 fois moins cher

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:46

Madagascar sera raccordée au réseau sous-marin international de fibre optique d’ici trois semaines. Un nouveau cadre juridique devra régir ce secteur.
La ville de Toamasina a abrité un moment historique. Hier, la société de téléphonie mobile Orange Madagascar y a lancé les travaux d’installation du câble sous-marin de fibre optique dénommé Lion. Ce dernier reliera la Grande île à la Réunion et Maurice, avant de se connecter au réseau international Safe/Sat 3 qui relie l’Europe à l’Asie, en passant par l’Afrique du sud et au large de l’Océan indien.
Les travaux de raccordement jusqu’à Maurice se feront dans un délai de trois semaines. Lion permettra alors aux internautes de disposer d’une connexion à haut débit de 1,3 térabits par seconde dans tout Madagascar. Et le plus important, c’est qu’il permettra de réduire jusqu’à 5 fois moins cher le coût de connexion actuel.
« En février 2008, nous avons promis d’installer ce câble pour juin 2009, et nous l’avons fait. C’est le dernier que nous installons et il est équipé des derniers-nés de la technologie », déclare fièrement Jean Luc Bohé, directeur général d’Orange Madagascar. sur la plage de Betainomby à Toamasina, lieu où le câble quitte la terre ferme depuis sa station d’atterrissement.
Vide juridique
La cérémonie de lancement s’est déroulée loin des hommes politiques. Aucun membre des autorités actuelles n’a été invité à Toamasina. Une décision lourde de sens par rapport au contexte qui prévaut à l’heure actuelle dans ce secteur. En effet, cette prouesse technologique reste pour l’instant un objet contemplatif à cause d’un vide juridique. Son exploitation nécessite la sortie du nouveau cadre juridique qui marquera l’effectivité de la libéralisation du secteur de la télécommunication. Libéralisation qui devait théoriquement prendre effet le 1er juillet 2008. Ce point crucial fait partie des engagements pris par l’État lors de l’annonce du projet au début de l’année 2008.
« C’est triste qu’une telle avancée technologique, avec des opportunités à portée de main, ne puisse être exploitée faute de loi.», souligne Faly Rasamimanana, un des opérateurs ayant assisté à la cérémonie.
Orange Madagascar a choisi de privilégier ses partenaires et les opérateurs pour marquer ce moment unique. Une célébration qui a d’abord commencé lundi par la visite du bateau « Le Chamarel » appartenant à Orange, qui va effectuer la pose des 1 800 kilomètres de câble jusqu’à la Réunion.
Un bunker technologique
Le câble sous-marin Lion atterrit sur la plage de Betainomby, à une dizaine de kilomètres au sud de Toamasina. Il sera connecté à une installation spéciale appelée « station d’atterrissement ». Celle-ci se charge de gérer sa ramification dans tout Madagascar. Cette station est le centre névralgique de tout le système car les connexions à internet en dépendront. Entouré par un mur de béton de quatre mètres, elle est équipée de toutes les installations nécessaires pour assurer une autonomie de fonctionnement de plusieurs mois. Après une autorisation de visite exceptionnelle durant ce lancement, elle est interdite d’accès au public. Jean Luc Bohé a même évoqué la possibilité de la faire garder par des militaires, comme c’est le cas de toute station d’atterrissement dans le monde.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4330 du 10-06-2009

9 juin 2009

Culture - Coup de projecteur sur la BD : Place à GASY Bulles 2009

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:25

C’est un des rendez-vous culturels importants du mois de juin. Un coup de projecteur est toujours dirigé à cette période de l’année sur la Bande Dessinée malgache et ses nombreux dessinateurs. Le festival de la Bande Dessinée ou Gasy Bulles est l’occasion pour ces derniers de valoriser leur travail aux yeux du grand public.  Gasy Bulles 2009 organisé avec le concours du SCAC de l’ambassade de France, de l’AFT avec le soutien de la société Grand Angle offre un panorame varié et créatif de la bande dessinée malgache, de celle de l’océan indien et de celle des pays francophones, à travers plusieurs expositions et rencontres au CCAC et à l’AFT. Le festival s’étale sur trois semaines et a débuté hier au CCAC. Le programme des manifestations est riche et varié.  Nous vous en donnons ci après les détails.
Exposition « BD BeDeBe » : C’est une exposition qui se tient jusqu’au 27 juin dans le hall du CCAC . Son installation a été coordonnée par Roddy, l’une des locomotives de cette BD malgache. Les planches présdentées permettent de découvrir le travail des principaux dessinateurs malgaches. On est frappé par la diversité de styles présentés, mais aussi la variété des influences et des tendances qui témoignent des différences de générations des créateurs présents à cette expo. Les planches présentées sont des créations inédites réalisées spécialement en 2009 pour « BD BeDeBe ».
Exposition « Bande dessinée et univers créole » : Elle présente un vaste panorama de la production de bandes dessinées de La réunion, de La Guyane, de la Martinique, de la Guadeloupe, d’Haïti, de l’ïle Mairice et des Seychelles. Elle a été réalisée par Christophe Cassiau-Haurie et elle se tient dans les locaux du CCAC jusqu’au 27 juin.
Rencontre avec Barly Baruti, invité de Gasy Bulles 2009 : Ce grand dessinateur congolais animera un stage de Bande dessinée ayant pour thème : »initiation aux techniques de BD et réalisatiion d’une histoire courte». Ce stage est gratuit et sous réserve d’une inscription préalable au CCAC.
Forum littéraire avec Barly Baruti. Ce forum littéraire spécial se tiendra le samedi 13 juin à la salle de spectacles du CCAC et aura pour thème : « Vivre de la BD au cœur de l’Afrque-Kinshasha ».
Concert « musique en dessin » : C’est une des manifestations originales de ce Gasy Bulles 2009. Il s’agira de l’association de la musique et de la BD. Sur scène, il y aura Njaka Ratefinanahary, un dessinateur, Nicolas Vatomanga, un grand musicien  et le groupe Moajia. Le concert aura lieu le jeudi 18 juin à 19h au CCAC.
Exposition « BD MIX » : Cette exposition est produite par le ministère français des affaires étrangères européennes et présente 35 planches retraçant quelques-unes des étapes les plus importantes de l’histoire BD française et européenne. Elle se tient dans le hall de l’AFT du 15 au 20 juin.
Conférence animée par l’illustratrice Sleeping Pop : Elle aura pour thème « rencontre sur le genre et les styles ». et se tiendra dans le hall de l’AFT du 15 au 20 juin.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7852 du 9 juin 2009

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