2009 juin

22 juin 2009

Société - FIFATAM – FERT : 25 nouvelles associations paysannes créées en 2008

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 15:06

Pour l’exercice 2008 par rapport à l’année 2007, la FIFATAM. FIkambanana FAmpandrosoana ny Tantsaha Amoron’i Mania), une fédération des associations paysannes d’Amoron’i Mania, a enregistré 25 nouvelles associations paysannes. Ce nombre est passé de 162 à 187. C’est ce qui a été dit lors de l’assemblée générale de cette fédération qui s’était tenue à Ambositra au mois de mai dernier.

Appuis

La FIFATAM. est présente dans l’Amoron’i Mania depuis 1999 et est placée sous l’égide de FERT-Madagascar dont le siège se trouve à Antsirabe. FIFATAM. compte actuellement 9722 membres dont 2164 femmes, soit 22%. Cette situation démontre l’importance qu’accordent les paysans à adhérer au sein des associations pour pouvoir bénéficier de l’appui de ces projets initiés par les organismes et partenaires de développement rural, oeuvrant dans la région.

Activités

Les principales activités de la FIFATAM sont la représentation des associations paysannes vis-à-vis des tiers, notamment des organismes ; la formation et le suivi des paysans sur les techniques modernes de l’agriculture et de l’élevage selon les besoins des associations. La FIFATAM. entreprend et facilite également les démarches des associations auprès des services concernés pour la délivrance des titres fonciers. C’est ainsi que pour l’année 2008, 22 titres fonciers ont pu être distribués aux paysans. Toujours durant l’année 2008, trente thèmes de formation se rapportant à l’agriculture et l’élevage ont été dispensés à 450 paysans dont 216 femmes. Un effet induit de l’approche genre qui a été instaurée dans la région avec l’appui de nombreux partenaires dont l’Union Européenne dans le cadre du Programme « ACORDS » au niveau des communes. Les actions de 2008 portaient principalement sur le développement des cultures de contre-saison, le SRI (Système de Riziculture Intensive) pour améliorer et diversifier les revenus des paysans.

2009

Quant aux activités 2009 de la FIFATAM., elles seront axées principalement : vers les suivis et l’appui des formations acquises par les paysans ; le développement des cultures pérennes comme la culture d’oranges. Raharimanjaka Willy, directeur de la FIFATAM, de préciser cependant que comme toutes les associations la fédération souffre également du non-paiement des cotisations par ses membres. De ce fait les efforts de recouvrement seront poursuivis. Les associations paysannes qui se sont acquittées de leurs devoirs seront motivées par des formations plus et encadrement plus rapprochés.

Extrait Midi Madagasikara -  Parution N° : 7863 du 22 juin 2009

20 juin 2009

Témoignage - Itinéraire VERT du 24 mai au 7 juin 2009 par Annie et Luc Henken

Enregistré dans : Témoignages — Josielle @ 11:13

C’est la première fois sur 47 ans de voyages autour du monde que j’écris à mon agence pour la remercier.

Une autre idée du voyage, c’est vraiment une bonne idée.

Rencontrer un peuple sympatique de cette façon, c’est merveilleux.

A l’écart des hotels rutilants 5 étoiles et des touristes prétentieux qui se font passer pour riches pendant 2 semaines, nous avons passé un séjour enchanteur.

Dans l’ordre de nos préférences, Palmarium en tête , Tahina et Bruno y sont pour quelque chose.. Nous espérons que les 4O kilos de matériel scolaire sont bien arrivés au village des pêcheurs.

Lakana à Sainte Marie est notre deuxième coup de coeur et Baboo village sur la troisième marche du podium.

Le fait d’aller c hercher l’eau chaude dans des seaux pour la douche et de vivre sans télé n’est pas un problème.

Regret de n’avoir pas relié la grande terre en boutre et aussi d’avoir manqué le rendez vous avec les Baleines.

Le trajet de retour en passant par la Réunion est aussi très long,

Seul bémol, la grossièreté du gérant de l’hotel Sharon a Tamatave.

Cet Italien grossier raciste et sans éducation ferait bien de revoir sa copie.

Merci à Christian, Marco, Charleen, Venise, Stephanie, Anjelina, Fabienne, Zaza Bruno Tahina et tous les autres pour leur accueil sympatique.

Nous avons regretté de n’avoir pas pu participer à "Soleil de poche" Nous avions pourtant manifesté notre intéret dans une correspondance antérieure.

Il faudrait inclure cette option d’office comme droit d’entrée dans votre programme.Ce serait génial et pas très cher pour les occidentaux.

Nous avons eu énormément de succès avec les petites autos genre Dinky toys , les balles de tennis et surtout les cahiers à colorier, mais aussi avec nos chaussures et même les soutiens de mon épouse.

Merci encore et bon succès dans votre entreprise.

Annie et Luc Henken  les Vazas bungalow 12

 

 

19 juin 2009

Notes du passé - De mauvais prétextes pour déclarer la guerre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:11

A la mort de Ranavalona 1ère en 1861, son fils Rakoto monte sur le trône sous le nom de Radama II. Il est surtout réputé pour sa francophilie trop poussée, surtout aux yeux des Grands du Royaume habitués à «conseiller» sa défunte mère. D’autant qu’à l’insu de ces derniers, il a signé du vivant de sa mère avec Lambert une Charte qui place Madagascar sous le protectorat français. À cela s’ajoute la vie de débauche qu’il mène avec ses «mignons», les Menamaso.
C’en est assez pour les Grands du Royaume qui commettent «un régicide sans précédent» en l’étranglant avec une étoffe de soie (il est interdit de verser le sang d’un souverain) en 1863. Sa femme Rasoherina lui succède. Peu après, elle doit payer une forte indemnité à la France pour le rejet de la Charte Lambert que ni elle ni les Grands ne veulent contresigner.
Avec le règne de Rasoherina commence ce que les auteurs appellent la période du «Manjaka hova». Car à partir du 14 juillet 1864, Raharo (Rainivoninahitriniony) perd sa charge de Premier ministre à l’avantage de son frère cadet Rainilaiarivony. Ce dernier sous trois reines successives détiendra le pouvoir, selon une règle établie sous Ranavalona 1ère qui précise que le Premier ministre devient l’époux de la Reine.
Rasoherina meurt en 1868, après avoir reçu le baptême catholique des mains de Jean Laborde. Sa cousine germaine Ranavalona II la remplace. C’est la première reine chrétienne et elle fait brûler les «sampy» (idoles) royales en vénération depuis Andrianampoinimerina. Les relations avec l’extérieur sont assez bonnes jusqu’à la mort de Jean Laborde en 1874.
D’après les us et coutumes, selon lesquels les étrangers ne peuvent pas posséder de terres à Madagascar, le gouvernement royal revendique la succession de Laborde. Avec l’implantation du pavillon merina sur la côte Ouest, c’est le prétexte de la première guerre dite franco-hova en 1883-1885. Ranavalona II meurt à ce moment-là et c’est la princesse Razafindrahety qui monte sur le trône sous le nom de Ranavalona III.
La guerre n’est pas poussée de part et d’autre avec vigueur. Les amiraux Pierre, Galiber et Miot se succèdent du côté des Français, sans qu’une confrontation soit particulièrement sérieuse, hormis la bataille d’Andampy où se signale le capitaine Pennequin, le 27 août 1885.
Quant aux Merina, ils résistent ferme un peu partout, en particulier à Farafaty, d’où les Français essaient vainement de les déloger le 10 septembre. Cela n’empêche pourtant pas le Premier ministre qui craint l’aggravation du conflit, d’accepter de négocier le traité de 1885, habilement préparé par Miot et Patrimonio. Traité qui stipule, entre autres, que Diego-Suarez est cédé en toute propriété à la France et qu’un résident français s’installe à Antananarivo.
Sur les relations de Madagascar avec l’étranger, une ambiguïté plane notamment en ce qui concerne la traduction en malgache du Traité. Cela permet à Rainilaiarivony d’interpréter à sa manière, en 1890, la clause sur l’exequatur des consuls et agents étrangers. Mais les Français ne l’entendent pas ainsi et en 1894, le gouvernement français y voit une violation du Traité et l’utilise comme prétexte à la deuxième guerre qui devient la campagne décisive de 1895. Commencée par le débarquement à Mahajanga du corps expéditionnaire commandé par le général Metzinger, le 1er mars 1895, elle finit par la prise de la capitale le 10 septembre par le général Duchesne. Madagascar est proclamée protectorat français.
Cinquante-cinq jours plus tard, un dernier soubresaut du nationalisme maté se manifeste dans un mouvement de résistance, celui des Menalamba, mais est mal organisé. Le résident général Laroche jugé trop faible est aussitôt remplacé par le général Gallieni qui, de force, rétablit l’ordre. En France, la Chambre des députés prend une décision unilatérale et déclare, le 6 août 1896, Madagascar comme colonie française et le 28 février de l’année suivante, Ranavalona III est déposée et envoyée en exil à La Réunion par un arrêté de Gallieni qui, de son propre chef et sans l’autorisation explicite du gouvernement, abolit la royauté.
Depuis cette date, Madagascar entre dans une ère nouvelle, celle de la domination française.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4338 du 19-06-2009

Culturel - Festival international Madajazzcar : Digital Devlopment Communications en fait un court métrage

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:08

Le Festival International Madajazzcar vient de faire l’objet d’un film documentaire intitulé « Madajazzcar 2008 ».

Produit par Digital Development Communications (DDC) et le Comité d’organisation du festival, il s’agit d’un court-métrage d’une durée de 27 mn et au format 16/9ème, réalisé par Benoît Delamare et Rado Andriamanisa. Ce film, outre l’historique du festival, évoque les moments forts de la dernière édition de Madajazzcar qui a vu la participation de nombreux artistes étrangers et nationaux.

Pour Désiré Razafindrazaka, président du Comité d’organisation du festival, ce film se veut être un outil de promotion, non seulement du festival mais aussi pour contribuer à mieux faire connaître le jazz malgache et, d’une manière plus large, Madagascar à l’extérieur.

La sortie de ce film coïncidant avec la Fête de la musique, le film donnera un avant-goût de la prochaine édition de Madajazzcar qui aura lieu en octobre 2009 et qui célèbrera sa XXe édition.

« Madajazzcar 2008 » sera diffusé sur MA-TV ce samedi 20 juin à 19h30, sur la TVM le dimanche 21 juin à 18h55, et une diffusion est également prévue sur les chaînes RTA et TV PLUS. Le film sera également disponible prochainement sur les sites YouTube et Facebook.

A signaler que Benoît Delamare et Rado Andriamanisa, les 2 réalisateurs du film ont été récompensés respectivement par le prix spécial du jury et le 1er prix lors de la 2e édition des Rencontres du film court à Antananarivo, en 2007.

Le Festival International Madajazzcar vient de faire l’objet d’un film documentaire intitulé « Madajazzcar 2008 ».

Produit par Digital Development Communications (DDC) et le Comité d’organisation du festival, il s’agit d’un court-métrage d’une durée de 27 mn et au format 16/9ème, réalisé par Benoît Delamare et Rado Andriamanisa. Ce film, outre l’historique du festival, évoque les moments forts de la dernière édition de Madajazzcar qui a vu la participation de nombreux artistes étrangers et nationaux.

Pour Désiré Razafindrazaka, président du Comité d’organisation du festival, ce film se veut être un outil de promotion, non seulement du festival mais aussi pour contribuer à mieux faire connaître le jazz malgache et, d’une manière plus large, Madagascar à l’extérieur.

La sortie de ce film coïncidant avec la Fête de la musique, le film donnera un avant-goût de la prochaine édition de Madajazzcar qui aura lieu en octobre 2009 et qui célèbrera sa XXe édition.

« Madajazzcar 2008 » sera diffusé sur MA-TV ce samedi 20 juin à 19h30, sur la TVM le dimanche 21 juin à 18h55, et une diffusion est également prévue sur les chaînes RTA et TV PLUS. Le film sera également disponible prochainement sur les sites YouTube et Facebook.

A signaler que Benoît Delamare et Rado Andriamanisa, les 2 réalisateurs du film ont été récompensés respectivement par le prix spécial du jury et le 1er prix lors de la 2e édition des Rencontres du film court à Antananarivo, en 2007.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 19 juin 2009

RéGION - Fénérive-Est : Le système Vivre contre travail aide les villageois

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:41

Les villageois de Takobola, dans le fokontany de Tanambao I, Fénérive-Est, récoltent le fruit de leur labeur. Ils viennent d’acquérir un chemin vicinal, long de 1,5 km, permettant la fluidité de la circulation. L’écoulement des produits agricoles et l’approvisionnement en denrées s’avèrent dès lors facilités pour le village.
« Auparavant, nous devions traverser la forêt avant d’atteindre la rivière, où nous pratiquons la pêche. Maintenant, nous n’enregistrons plus de grosses pertes de temps », s’enthousiasme Véronique Tsiosana qui a fait partie de l’équipe réalisatrice du projet.
L’accès au centre de santé devient aussi aisé.  « Désormais, on peut se servir d’une calèche pour évacuer une future maman, en prenant ce chemin », poursuit Véronique Tsiosana.
A point nommé
La construction du passage a été effectuée grâce au système Vivre contre travail (VCT), sous les directives de CARE Madagascar. Les travaux ont commencé l’année dernière, après le passage du cyclone Ivan.
Ce VCT a reçu l’appui financier de l’Union européenne à travers le programme ECHO. « Les vivres que nous avons obtenus en échange de la construction de ce chemin vicinal sont tombés à point nommé. Nous étions à court de nourritures au moment où les travaux ont démarré », indique Gisèle, une des bénéficiaires.
Chacun d’entre eux a reçu 10 kg de riz par semaine ainsi que des légumineuses. A l’époque, la majorité des cultures et desinfrastructures de Takobola comme dans d’autres quartiers ont été dévastées par le cyclone. L’exécution des travaux s’est achevée au bout de huit semaines.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4338 du 19-06-2009

18 juin 2009

Economie - Promotion touristique : 10 TO sud-africains attendus à Nosy-Be

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

L’Office National du Tourisme de Madagascar poursuit les actions de promotion de la destination pour relancer le secteur à cause de la crise. Celui-ci, avec la collaboration de l’Office Régional du Tourisme de Nosy-Be et la compagnie aérienne Air Madagascar, organise un eductour dans l’île aux parfums pour les tours opérateurs d’Afrique du Sud.
Ainsi, selon les informations recueillies auprès de l’Ontm, 10 tours operators émetteurs sud-africains effectueront le voyage à Nosy-Be du 20 au 25 juin prochain. Ces professionnels sud-africains du tourisme auront un programme assez chargé dont des workshops pendant lesquels ils rencontreront les opérateurs touristiques locaux, des visites des infrastructures hôtelières existantes dans la région. Ces TO pourront également visiter tous les sites touristiques de Nosy-Be, dont entre autres, les Nosy Sakatia ; Nosy Iranja, Nosy Tanikely ou encore la Nosy Komba et le domaine Lokobe. Bien sûr, la visite de la ville de Nosy-Be (Hell-Ville) figure également dans l’emploi du temps de ces professionnels.
Selon un responsable de l’Ontm, l’objectif de cet eductour est, d’une part, de relancer le tourisme en rassurant les TO émetteurs sur la situation sécuritaire dans le pays, d’autre part, ce voyage a pour but de développer le marché régional, en l’occurrence sud-africain, et aussi le lancement du vol Johannesbug – Nosy-Be via Antananarivo.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7860 du 18 juin 2009 

RéGION - Antsirabe : La médecine traditionnelle toujours en vogue

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:11

Malgré le développement inévitable de la science, les médecines traditionnelles occupent encore une grande place dans la société. Beaucoup de gens se fient à ce système, et cela ne concerne pas seulement les ruraux.
Le tradi-praticien Sylvain Razafimahatratra, connu sous le sobriquet Papa Sely, reçoit plus d’une centaine de patients mardi, mercredi, vendredi et samedi, jours pendant lesquels lui et ses deux assistants reçoivent pour soigner les gens.
Ils sont originaires de la commune rurale d’Alakamisy Anativato, du district de Betafo, dans la région Vakinankaratra. « Comme beaucoup de personnes ont besoin de nos aides, nous louons une petite maison dans le fokontany Vatofotsy pour faire de la consultation, ce depuis une douzaine d’années », précise Papa Sely.
Avec ses assistants, il a déjà exercé dans cinq communes rurales du district de Betafo avant de proposer ses services à Antsirabe et aux alentours de son village.
Sauf le cancer
Comme tous les autres tradi-praticiens, Papa Sely affirme pouvoir guérir diverses maladies, en particulier les maladies vénériennes et celles d’origine nerveuse, assertion confirmée par ses clients. «Je soigne toutes les maladies sauf le cancer» souligne-t-il.
Les tradi-praticiens exercent partout où ils peuvent s’installer. La plupart des gens qui font appel à eux croient à l’efficacité et à la compétence de leurs guérisseurs, et parce que ce traitement coûte moins cher qu’une consultation médicale formelle.
En général, les guérisseurs ne fixent pas le tarif de leurs consultations et ne vendent pas de médicaments. Ils se contentent de petits cadeaux que les patients leur offrent selon la satisfaction et les moyens. A Antsirabe de nombreuses personnes suivent encore des traitements traditionnels. La ville regorge d’ailleurs de guérisseurs, lesquels ne chôment pas.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4337 du 18-06-2009
 

17 juin 2009

Economie - Inflation : Les prix des importations toujours à la hausse

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:59

Les impacts de la dépréciation de l’ariary ces dernières semaines, sont fortement ressentis dans l’évolution des prix à la consommation.
La dernière publication de l’Instat (Institut National de la Statistique) dans sa série d’enquêtes, «Nouveaux Indices des Prix à la Consommation» (IPC) confirme en effet, que les prix des produits importés ont encore augmenté au mois de mai.
Selon les conclusions de l’Instat dans l’IPC paru ce mois de juin, l’on apprend que contrairement à la tendance chez les autres produits, les articles d’origine étrangère ont accusé des hausses de prix durant le mois de mai. Ainsi, une augmentation de prix de l’ordre de 1,4% pour les produits semi-importés a été observée entre le mois d’avril 2009 et mai 2009 tandis que le relèvement de l’Ipc était de 0,1% pour les produits importés.
Les techniciens notent, toujours dans le chapitre de la hausse des prix mais dans une approche par secteur production, que les produits vivriers non transformés et les produits manufacturés artisanaux ont vu leur coût grimper de 0,4% durant la période considérée. De même, un renchérissement de 0,6% a été constaté pour les services privés. A noter aussi que les prix se sont envolés pour le groupe «hôtels, cafés, restaurant».

Petite tendance à la baisse

Mais pour le reste, la tendance était à la baisse pour ce qui est des évolutions de l’Ipc durant le mois de mai. L’Instat indique alors qu’entre le mois d’avril et le mois de mai, le niveau général de l’Ipc a reculé de 0,7%. Les statistiques révèlent que les prix de produits vivriers transformés ont fortement chuté de 3,2% au mois de mai et influant à hauteur de 93% dans la variation d’ensemble pour la période étudiée. Les techniciens ajoutent que les produits manufacturés industriels ont également accusé une diminution de 0,7% de leur coût.
L’on note également chez l’Instat que les PPN (produits de première nécessité) ont enregistré un net recul de leurs coûts avec un taux de -2,6% entre avril et mai 2009. La forte baisse du prix du riz a permis de tempérer l’inflation durant le mois de mai.  Par ailleurs, la même enquête révèle que les prix des produits du groupe «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» sont également en baisse de 2,5% en mai.
En glissement annuel, c’est-à-dire, entre mai 2008 et mai 2009, les statisticiens évaluent que les prix à la consommation ont augmenté de 9,9%. «On observe une hausse relativement forte des prix des «produits locaux» (10,7%) et des produits semi-importés (+10,6%)», apprend-on toujours de cette enquête. 
Il faut aussi noter que les techniciens se montrent un peu pessimistes quant aux futures évolutions de l’Ipc. Ces derniers indiquent que la tendance baissière des prix du panier de la ménagère devrait se terminer ce mois de juin. En effet, dès le mois de juillet, les prévisionnistes avancent que l’IPC repartira à la hausse avec un taux de 0,7% puis 0,9% le mois prochain.

Extrait Midii Madagasikara - Parution N° : 7859 du 17 juin 2009 

CULTURE - Tourisme : Un salon pour redécouvrir la capitale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:54

Le programme EcoTanana organise un salon pour la promotion du tourisme. Mais il s’agit surtout de faire connaître la culture malgache aux touristes étrangers et aux Malgaches.
«Salon EcoTanana : quatre jours pour rencontrer Antananarivo ». Ainsi s’intitule le salon organisé par le programme EcoTanana, du 22 au 25 juin à l’Alliance Française d’Andavamamba.
Ce sera une manifestation qui combinera tourisme et culture, car « nous allons montrer aux visiteurs les identités culturelles malgaches, à travers l’artisanat et les sites culturels historiques de la région Analamanga », annonce Brigitte Elison, directrice du programme EcoTanana.
L’initiative est prise car les Malgaches, en particulier les Tananariviens, doivent connaître leur milieu, leur ville. « Ce sont parfois les étrangers qui connaissent mieux Antananarivo que les Malgaches qui y vivent depuis toujours », affirme Jean-Michel Franchet, directeur de l’Alliance française d’Antananarivo.
Des circuits touristiques prévus pour tout le monde seront proposés. Le lundi 22 juin, les guides ameneront les touristes dans la ville basse pour leur montrer qu’on y trouve aussi des choses intéressantes, et non pas seulement dans la haute ville.
En corrélation avec d’autres activités, Heriniaina Razafimandimby, représentant du secteur tourisme d’EcoTanana explique que « nous travaillons en collaboration avec l’Académie malgache et l’Institut d’Art et d’Archéologie, même si ce n’est que d’une manière indirecte».
Spécialités malgaches
La cuisine sera mise en exergue. « Durant ces quatre jours, nous allons exposer et présenter la cuisine malgache, les spécialités locales telles que les sesika, les masikita et beaucoup d’autres encore », précise Brigitte Elison.
Une exposition sur l’artisanat typiquement malgache, comme des maquettes de voitures faites à partir de boîtes de conserve, les tricots avec du raphia, des « bozaka », des sculptures, prendra aussi une importance particulière.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4336 du 17-06-2009

16 juin 2009

ECONOMIE - Textile : Les entreprises franches menacées

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:25

Les industries textiles subissent les impacts de la suspension de Madagascar de la SADC. Beaucoup ont déjà fermé leurs portes.

Crise dans le textile. Depuis janvier, plusieurs entreprises ont dû recourir au chômage technique ou carrément fermer leurs portes. Elles sont affectées par l’annulation des commandes des pays membres de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe et orientale (SADC) à cause de la suspension de Madagascar.
« Sur les 16 entreprises membres de notre association, seulement six travaillent à 100%, faute d’activités », indique une responsable d’une association d’entreprises. « La plupart d’entre elles font 80% de leur chiffre d’affaires sur le marché de la SADC », continue-t-elle.
Aucun intérêt
Actuellement, la menace de l’annulation des privilèges sous l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA) par les autorités américaines pèse déjà sur les entreprises. Même pour les plus grosses sociétés, la continuité de leurs activités à Madagascar reste incertaine. « Si le pays n’a plus accès aux avantages de l’AGOA, nous n’aurons plus aucun intérêt à rester à Madagascar », indique un gérant d’entreprise franche à Tanjombato. « Nous n’aurons plus accès à des matières premières à coût abordable alors que l’énergie ici est coûteuse, et par rapport à l’Asie, le coût de la main-d’œuvre est aussi élevée », précise-t-il.
Selon un communiqué émanant des groupements du secteur privé, des acheteurs américains se tournent déjà vers
d’autres pays.
En principe, des commandes pour l’année prochaine commencent dès ce mois de juin. Sans l’assurance du bénéfice des avantages offerts dans le cadre de l’AGOA, ces commandes pourront s’arrêter brusquement et entraîner la perte de dizaines d’emplois. Les recettes d’exportation du pays seront révisées à la baisse. « Actuellement, nous terminons des commandes qui doivent être livrées en novembre. Par contre, pour ce qui est de l’année prochaine, des commandes sont arrivées, mais les acheteurs ont émis des réserves », annonce un industriel.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4335 du 16-06-2009

« Page précédente   Page suivante »