2009 juin

30 juin 2009

ECONOMIE - Partenariat économique : Flou sur le commerce avec l’UE

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:44

Les choses risquent de se compliquer pour la Grande île. Elle ne peut pour l’instant ratifier l’APE.
Madagascar va rater un rendez-vous important. La Grande île ne pourra pas participer à la signature définitive de l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne prévue au cours de ce deuxième semestre de l’année. La non-reconnaissance du régime de transition par la communauté internationale ne permet pas aux actuels dirigeants d’y participer.
En outre, l’absence d’un Parlement, suspendu par la Haute autorité de la transition, rend impossible la ratification de l’accord. Ce qui causera un flou juridique dans les échanges commerciaux entre les pays européens et la Grande île.
« Madagascar se retrouvera dans une situation confuse dans ses relations commerciales avec l’Union européenne. Je pense que les questions liées à ce sujet seront abordées durant la rencontre entre les responsables actuels et ceux de l’Union européenne qui se tiendra à Bruxelles, le 6 ou 7 juillet », souligne Jean-Claude Boidin, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar, lors d’une rencontre avec la presse.
L’APE est le nouveau cadre qui régira les relations commerciales entre l’Europe et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). D’une manière générale, c’est un accord qui va au-delà d’un simple accès au marché pour que la coopération commerciale soit adaptée au développement. À terme, il s’agit d’instaurer une sorte de zone de libre-échange dans laquelle près de 90% des produits devront circuler librement sans droit de douane.
Libre-échange
L’entrée dans cette forme de zone de libre-échange devra néanmoins se faire de façon progressive pour permettre aux pays ACP de s’y préparer. De même, certains produits classés sensibles pourront également être protégés. C’est justement pour établir la liste de ces produits sensibles que la mise en place des APE a été précédée par une longue série de négociations. Madagascar a défendu ses intérêts avec les pays d’Afrique orientale et australe (Afoa).
Selon le calendrier prévu par l’Accord de Cotonou, les APE devaient entrer en vigueur au début de l’année 2008. Les relations commerciales de Madagascar avec l’Union européenne sont à l’heure actuelle régies par un accord provisoire qui garantit le libre accès sur le marché européen. Ainsi si la Grande île ne signe pas l’APE définitif comme les pays de l’Afoa, elle risquera de perdre tous les avantages commerciaux qu’elle bénéficie à l’heure actuelle. Autrement dit, toutes nos exportations vers l’Europe devront payer un droit de douane.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4346 du 30-06-2009

Cahier Economie - Paradis fiscaux : 20 % des dépôts proviennent des pays en voie de développement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:42

Il est communément admis que 10 000 à 12 000 milliards de dollars (7 130 à 8 555 milliards d’euros) transitent, en moyenne annuelle, par les différents paradis fiscaux de la planète.

Ces flux illégaux ne viennent pas seulement des pays riches. Une bonne partie d’entre eux est issue des pays en voie de développement (PVD). Combien ? Telle est la question. Pour la quantifier, le gouvernement norvégien a commandé un rapport à une commission d’experts présidée par le professeur Guttorm Schelderup, économiste, et dont Eva Joly, ancien magistrat, faisait partie. Après plusieurs mois de travail, un rapport intitulé « Paradis fiscaux et développement » a été remis à la mi-juin à Erik Solheim, ministre de l’Environnement et du Développement International de Norvège.
Le résultat est édifiant. Les économistes norvégiens estiment qu’environ 20 % des dépôts dans les paradis fiscaux proviennent des PVD, soit une somme comprise entre 2 200 et 2 400 milliards de dollars, soit trente fois ce que les pays en développement reçoivent sous forme d’aide.
Si l’on en croit le rapport, l’évasion fiscale au sein des PVD a représenté pour l’année 2006 une somme comprise entre 641 et 979 milliards de dollars. Par comparaison, les flux de capitaux entrant dans ces pays ont atteint en 2006, selon la Banque Mondiale, 571 milliards de dollars. « Même les estimations les plus basses aboutissent au fait que les flux sortants de capitaux illégaux sont supérieurs aux flux entrants », indique le rapport. L’évasion fiscale des PVD représente aussi environ 10 fois le montant de l’aide apportée par les pays riches et environ 6 % à 8,7 % du produit intérieur brut (PIB) de ces pays. Par comparaison, les revenus fiscaux des pays les plus pauvres représentent 13 % de leur PIB.
Tous ces flux illégaux n’aboutissent pas forcément dans les paradis fiscaux. Mais, et c’est l’un des points-clés du rapport, les places offshore contribuent à la « gangstérisation » des systèmes politiques dans les PDV. Les paradis fiscaux « favorisent ainsi la corruption et les escroqueries menées par les hommes politiques sur l’aide au développement, les ressources naturelles et les deniers publics ». Pis encore, le rapport ajoute que les exemples ne manquent pas « de destruction délibérée d’institutions destinées à prévenir les sorties illégales de capitaux, de pressions exercées contre des fonctionnaires afin qu’ils négligent leur mission sans parler de l’assassinat de ces fonctionnaires ». Le rapport cite ainsi l’exemple des Philippines, de l’Indonésie et de la Malaisie où les politiciens locaux ont délibérément torpillé le rôle des agences locales de protection de l’environnement dans le but d’autoriser une exploitation intensive des forêts tropicales. Les commissions occultes versées dans ce but ont presque fatalement atterri dans des paradis fiscaux.

Extrait Midi Madagasikara - Parition No 7869 du 30-06-2009

CULTURE - Langue : Un mois pour consolider le malgache

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:36

Juin est consacré par l’Académie malgache à la langue malgache, avec diverses activités au programme. Les travaux de préservation s’étalent sur toute l’année.
La langue malgache est célébrée durant le mois de juin. Dans cette optique, l’Académie malgache a organisé, organise et organisera diverses activités.
Depuis le 4 juin, de nouveaux ouvrages ont été édités, et dès la troisième semaine de ce mois, une exposition se tient au Rarihasina. On y présente des livres qui datent de la colonisation, des dictionnaires, et surtout le tout récent dictionnaire encyclopédique «Raki-bolana, Raki-pahalalana».
Toutefois, il est erroné de penser que l’Académie malgache ne travaille que durant le mois de juin. «Nous travaillons en permanence dans la préservation et l’amélioration du malgache», souligne Juliette Ratsimandrava, directrice générale du Centre de langue de l’Académie malgache et présidente de la section «Haikanto sy Hailaza» (Art et Lettre).  «Le 21 février, consacré Journée internationale de la langue maternelle par l’Unesco, et le mois de juin apparaissent comme des sonnettes d’alarme pour conscientiser les Malgaches de l’importance de leur langue maternelle», ajoute-t-elle.
Des preuves irréfutables
Les différentes sections au sein de l’Académie travaillent d’arrache-pied sur des livres qui englobent tous les domaines, à l’instar du commerce, de l’art, de la comptabilité, de la télécommunication.
De grandes entreprises de télécommunication, comme Orange Madagascar et DTS, sollicitent même la collaboration de l’Académie dans la traduction en malgache des termes techniques de la télécommunication.
Mais surtout, les sections de l’auguste aréopage se penchent sur les dictionnaires, «qui ne sont autres que des bilans des savoirs au cours des années, car ils renferment les recherches et les évolutions de la langue», comme Juliette Ratsimandrava le souligne.
Actuellement, on ne parle plus de «fiteny ofisialy» (langue officielle) pour mentionner le dialecte merina, mais plutôt de «fiteny fenitra» (langue standard).

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4346 du 30-06-2009

29 juin 2009

Société - Marchés : Envolée des prix des légumes !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:38

Les prix des légumes ont connu une hausse assez conséquente, ces derniers jours, sur les marchés de la capitale. Le kilo de haricot vert, par exemple, a atteint les 1 600 ariary, alors qu’il était proposé entre 1 000 et 1 200 ariary, il y a encore une semaine. «La tomate, la carotte, le concombre, le poivron… Bref, aucune variété de légumes et de ‘’anana’’ n’a été épargnée par cette envolée des prix », déplore une mère de famille. «J’ai déboursé aujourd’hui le double de mon budget habituel pour acheter la même quantité de légumes pour ma provision hebdomadaire », indique-t-elle.
Pour les marchands de légumes, cette flambée des prix, ‘’ bien indépendante de leur volonté’’, est incontournable. Ils avancent au moins trois raisons pour se justifier : « La fête, l’hiver, et la dernière hausse des prix du carburant ». «Les marchandises se font rares puisque c’est l’hiver. Aussi, les grossistes ont-ils révisé leurs tarifs à la hausse. Mais ils profitent également de la période de fête pour faire un peu de surenchère. Par ailleurs, la récente augmentation des prix du carburant a aussi engendré une légère hausse des frais de transport pour les marchandises », explique Ra-Berthine, une marchande de légumes à Ambohimirary. « Ces différentes charges supplémentaires, nous sommes bien obligés de les répercuter sur les prix de nos marchandises. Toutefois, pour ne pas trop pénaliser les clients, qui ont aussi du mal à s’en sortir avec la conjoncture actuelle, nous avons dû réduire nos marges », poursuit-elle dans ses explications. Eh oui, les familles digèrent difficilement cette envolée des prix des légumes.

Extrait Midi Madagasikara - Parution No 7867 du 27/06/09

Economie - Risque d’enclavement total de Manakara

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:35

CHEMIN DE FER. Un partenariat avec Madarail est en cours en vue de redynamiser l’axe FCE. 

Il n’y a plus qu’une seule locomotive assurant la remorque d’un convoi de wagons sur le chemin de fer Fianarantsoa Côte Est (FCE). Si aucune mesure n’est prise dans le court terme, Manakara risque d’être totalement enclavé, a annoncé le ministre du Transport de la HAT, Ranjatoelina. Pourtant, cette zone a une forte potentialité économique pour ne citer que les produits d’exportation comme le café et le litchi. L’utilisation de la voie ferrée fait également la réputation de cette région, notamment en matière de tourisme.

Etat des lieux

Notons que trois locomotives ont été remises dans le cadre d’un partenariat avec l’ONG américain LDI en 2002 en vue d’exploiter le chemin de fer sur l’axe FCE. Il ne reste plus qu’une seule d’entre elles qui est actuellement en état de marche, a expliqué le ministre de tutelle. Celui-ci a dirigé dernièrement une équipe pour effectuer une descente à Fianarantsoa, dans le but de faire un état des lieux de ce chemin de fer sur l’axe FCE, d’une longueur totale de 196km. Dans la foulée, Mbola, un voyageur ayant pris le train vers Manakara il y a quelques mois, témoigne que même avec la seule locomotive opérationnelle, on a du mal à arriver à destination.

Partenariat avec Madarail

Rappelons également qu’une mise en concession de ce chemin de fer reliant Fianarantsoa et Manakara avec le port de Manakara a été prévue. Un appel d’offres relatif à leur exploitation a été lancé depuis ces derniers temps mais cela devenait infructueux. Et même le port de Manakara est en ce moment mis en veille. Comme solution urgente, le ministre du Transport de la HAT propose le partenariat avec la société Madarail pour redynamiser le chemin de fer sur l’axe FCE. La remise en marche de la deuxième locomotive est ainsi en vue, a-t-il rajouté. Et lui d’annoncer que 20 wagons citernes de la Logistique Pétrolière sont introduits à Madagascar tandis que des terminaux pétroliers minéraliers seront bientôt mis en place. Tout cela vise à relancer le secteur du transport par voie ferrée.

Extrait Midi Madagasikara -Parution No 7867 du 27/06/09  

26 juin 2009

Notes du passé - Ballade à travers les vieilles rues de la capitale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:21

En 1925, Antananarivo compte 70 000 habitants (dont 65 000 Malgaches) contre 55 000 en 1901.
Pour le gouvernement général, une fois le pays pacifié les travaux les plus urgents à mener sont ceux qui doivent permettre l’accès des véhicules modernes jusqu’au Rova. Et ce, à travers les quartiers les plus peuplés de la ville, uniquement desservis par un labyrinthe de ruelles escarpées, ravinées en saison des pluies, coupées d’escaliers glissants.
Utilisant autant que possible les anciens tracés, des voies plus larges sont percées à pentes mieux ménagées, pourvues de caniveaux de pierre. La rue descendant du carrefour d’Ambohijatovo-ambony vers Antaninarenina est ouverte en 1898. Sur la croupe de Faravohitra, l’avenue George-V est inaugurée à la fin de 1904. Pour la construire, il a fallu faire sauter la roche à coups de mines sur plusieurs centaines de mètres. Se développant en pente douce sur près de 2 km depuis le carrefour de Soarano, elle devient la voie d’accès la plus commode vers la Haute-Ville.
Celle-ci se voit rajeunie par des jardins créés en des points bien choisis. Théâtre de solennels «kabary» royaux, espace nu et poussiéreux (ou fangeux selon les saisons), Andohalo devient la charmante Place Jean Laborde avec des arbres autour du kiosque où, dès 1897, se faisait entendre la musique militaire française.
En 1913, on commence à payer les rues et on commande des plaques indicatrices. Cependant, peu de terrains restent disponibles sur le rocher pour la construction. C’est pourtant là que s’installent de nombreux services officiels, bientôt remplacés par les bâtiments du lycée Galliéni. Aussi la ville en quête d’espace descend-elle de son rocher.
C’est surtout vers le nord-ouest qu’elle s’étend car c’est là qu’on trouve des terrains plats qui se prêtent aux œuvres de l’urbanisme et desquels on accède aux vieux quartiers par des pentes moins escarpées. C’est là que passait la voie conduisant du Rova à la ville sacrée d’Ambohimanga. C’est là que se trouvait le palais du gouverneur; c’est là que se tenait le grand marché; c’est là que s’étaient installées les premières maisons de commerce européennes avant la conquête. Le choix de l’emplacement de la gare est un attrait plus puissant et les terres sont l’object des spéculations habituelles.
En 1901, les pentes sud-est d’Isoraka sont aménagées en parc annexe du palais d’Ambohitsorohitra. Celui-ci est relié par l’avenue de France à la Place Colbert (de l’Indépendance actuelle) taillée sur le versant qui domine Analakely, refoulant ainsi le grand marché dans le fond du vallon.
Dès lors le quartier est désigné comme le centre de la vie administrative et des affaires. De même les hôtels et restaurants descendent du vieux Tana, les grandes maisons de commerce y construisent magasins et entrepôts. En revanche, les fonds d’Analakely naguère couverts de rizières et souvent submergés sous une couche d’eau épaisse, se peuplent moins vite. Le quadrillage des rues ne traverse encore longtemps que des terrains vagues entre le marché et l’emplacement de la gare d’Antanimena, ouverte à l’exploitation le 21 novembre 1910.
Les blocs du bas-quartier d’Analakely commencent à se remplir. En 1915, l’avenue Fallières (de l’Indépendance actuelle) a déjà ses massifs de verdure mais n’est pas encore bâtie. Non plus que l’avenue de la réunion (Andrianampoinimerina actuelle) qui prolonge la route de Mahajanga au sud du carrefour de Soarano.
Mais sur la face nord-ouest de la Place Colbert se groupent déjà la Poste, le Comptoir national d’escompte qui, jadis, avait fait un prêt au gouvernement royal, les bureaux du Trésor, des Mines, des Domaines, etc.
Les piétons affluent directement vers le grand marché d’Analakely par les larges escaliers d’Ambondrona et d’Antaninarenina. Et de part et d’autre de la tête du vallon, aménagée en parc pittoresque à Ambohijatovo, les routes carrossables doivent contourner ou escalader les collines, au prix de durs efforts pour les attelages humains ou animaux et de lourdes dépenses de carburant et d’une usure excessive pour les automobiles.
D’où l’intérêt des voies à niveaux, reconnu de bonne heure. Le tunnel Hubert Garby sera creusé de 1914 à 1924 pour relier directement Analakely à Mahamasina.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4343 du 25-06-2009

24 juin 2009

Madagascar, Terre Plurielle : 2 et 3 juillet 2009 à l’UNESCO

Enregistré dans : Manifestations — Josielle @ 18:27

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Cahier Société - UNICEF : Les jeunes à la croisée des chemins

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:52

L’Unicef a rendu publics hier devant des membres de la presse et de la société civile les résultats d’une évaluation qualitative de l’impact de l’instabilité politique et la crise socioéconomique 2009 sur les enfants et les jeunes dans la région d’Analamanga  intitulée «la boîte de Pandore, les jeunes se trouvent à la croisée des chemins». 
L’occasion a également été mise à profit pour lancer une campagne en direction des médias. Pour les inviter à véhiculer des messages de paix et de réconciliation, à  participer à la promotion et à la protection des droits des enfants et des jeunes et à favoriser leur participation. A l’issue de cette réunion, l’Unicef a aussi procédé au lancement officiel du concours «Médias pour la paix et les droits de l’enfant» qui s’adresse à l’ensemble des organes de presse travaillant dans la ville d’Antananarivo. Son objectif est de forger la réconciliation par un journalisme responsable, éthique et moral et d’encourager les médias  à participer et à contribuer à la protection et à la promotion des droits des enfants.

Point de référence

« Cette étude va nous servir de point de référence pour entamer et nourrir le débat, avec l’ensemble de tous ceux qui ont des obligations de promouvoir, respecter, protéger et réaliser les droits des enfants comme les familles, les communautés, les autorités à tous les niveaux,  la société civile, les médias et la communauté internationale, pour trouver ensemble les solutions et les services appropriés pour un environnement digne d’eux », selon Bruno Maes, Représentant de l’ UNICEF dans son allocution d’ouverture. 
Les résultats de cette évaluation réalisée auprès de 12 820 enfants et jeunes de la région d’Analamanga indiquent que les jeunes et les enfants ont été impliqués dans la crise sur fonds d’incompréhension, d’incertitude, de violence, de pertes de repères et par la force de la pression de la pauvreté. La crise a mis à l’épreuve certaines valeurs et perceptions sociales traditionnelles, telles que le Fihavanana. Les divergences d’opinions politiques ont brisé la cohésion au niveau communautaire et ont cédé la place à un nouveau moyen d’expression qu’est la violence. 

Domaines stratégiques

L’une des conséquences à long terme de cette crise est la difficulté pour les jeunes de discerner le bien du mal, le vrai du faux, les valeurs étant radicalement altérées par les récents événements. Selon Bruno Maes, cette étude propose des domaines stratégiques d’intervention en faveur des jeunes. Ceux-ci doivent d’après lui,  « constituer la base d’une action conjointe et immédiate en faveur des jeunes entre les institutions concernées et la société civile».

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7865 du 24 juin 2009

CULTURE - Civisme : Le drapeau dans toutes ses coutures

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:48

Dans le cadre du 49è anniversaire de l’indépendance, une exposition de trois jours est organisée. Elle met en exergue le sens et la signification des couleurs malgaches.
Le drapeau national, blanc-rouge-vert, bénéficiera d’une attention particulière à la Bibliothèque nationale Ampefiloha. Du mercredi du 24 juin au vendredi 26 juin, une exposition toute entière, intitulée « Saina : Lovantsaina Mampisaina - Drapeau et Patrimoine » (Drapeau: héritage culturel à méditer), lui est consacrée.
L’événement est organisé dans le but d’éduquer et de conscientiser le peuple de l’importance du drapeau. « Actuellement, et surtout à cause de la conjonction politique actuelle, certaines personnes incitent d’autres à ne pas hisser le drapeau, à le nier », explique Tsilavina Razafinjatovo, directeur des relations extérieures et de la communication au sein de l’Office national des arts et de la culture (OFNAC).
Fierté nationale
« Il représente, en fait, toute la Nation, ainsi que la souveraineté de l’Etat. Ce n’est pas un simple bout d’étoffe », souligne-t-il.
Pour ce faire, l’OFNAC a prévu de présenter à Ampefiloha le drapeau malgache actuel et les autres propositions lors du concours de sélection de la bannière nationale en 1958. De même, un drapeau original du temps de Radama I, ainsi que les emblèmes des ethnies du temps d’avant-colonisation y seront exposés.
Les lettres de reconnaissance adressées à l’Etat malgache par la Grande Bretagne, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, l’Inde, la France et le Vatican en 1960 seront mises à la connaissance du public.
La cible de cette exposition est très large. «Nous avons envoyé des invitations aux différents responsables des centres culturels comme le Centre culturel Albert Camus, le Cercle germeno-malagasy, et l’Alliance française de Tananarive », précise Tsilavina Razafinjatovo.
« Même s’ils sont des étrangers, nous les avons invités pour leur montrer que nous avons de quoi à être fiers », continue-t-il.
En fait, les jeunes constituent les principales cibles de l’exposition. «Ils doivent savoir respecter leurs couleurs nationales», conclue le responsable à l’OFNAC.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4342 du 24-06-2009

23 juin 2009

CULTURE - Festival d’Avignon : Men et Raharimanana collaborent

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:12

"47, portraits d’insurgés" est une exposition co-signée par Jean-Luc Raharimanana et Pierrot Men. Elle se tiendra durant la célèbre rencontre théâtrale.
Que diriez-vous d’un duo artistique Pierrot Men - Jean-Luc Raharimanana ? Entre le photographe et l’écrivain, le courant d’une complicité semble passer naturellement quand il s’agit de défendre la cause de Madagascar.
Pour preuve, les deux figures emblématiques de la culture malgache présenteront une exposition commune à la 63è édition du Festival d’Avignon, l’un des plus prestigieux rendez-vous du théâtre en France comme dans le monde, qui aura lieu du 7 au 29 juillet.
Cette oeuvre commune est intitulée «47, portraits d’insurgés». A vrai dire, il s’agit pour les deux artistes de «renforcer» les traces de la mémoire de Jean-Luc Raharimanana, farouche défenseur de devoir de mémoire. Il est entre autres auteur du roman «1947», publié en 2007 à l’occasion du soixantenaire de l’événement le plus sombre durant la colonisation française à Madagascar.
Au cours de la saison 2008, une pièce de théâtre intitulée tout simplement «47», mise en scène par le Français Thierry Bédard, a provoqué une polémique dans le milieu culturel francophone.
Victime d’une «incompréhension» à haut niveau, conduisant à sa disqualification dans tous les circuits culturels officiels français, la pièce semble cette fois-ci trouver une conversion dans une exposition durant le Festival d’Avignon, avec quelque 32 clichés en noir et blanc de Pierrot Men en format 55 x 83, légendés par les textes de Jean-Luc Raharimanana.
Duo de choc
«Je ne connaissais pas particulièrement Jean-Luc Raharimanana. Mais conscient de la valeur de son projet, j’ai tout de suite cédé à son invitation», confie Pierrot Men pour expliquer son intervention. «Les photos montrent des portraits d’anciens combattants que j’ai prises avec émotions dans plusieurs régions de l’île», note le photographe.
Sinon, pour le théâtre proprement dit, le duo de choc Jean-Luc Raharimanana/Thierry Bédard illuminera les planches du festival d’Avignon cette année à travers la pièce «Les cauchemars du gecko». Fidèle à l’esprit du «devoir de mémoire», cette pièce conserve la nature tant interpellatrice que provocatrice des oeuvres de Raharimanana.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4341 du 23-06-2009

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