2009 mai

7 mai 2009

CHRONIQUE DE VANF - Aznavour, Charles Aznavour

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:24

Charles Aznavour, 85 ans, chanteur français d’origine arménienne, a été officiellement nommé ambassadeur d’Arménie en Suisse, ce 6 mai 2009 ». Derrière la sécheresse d’une dépêche d’agence, il y a l’amour fidèle d’un octogénaire pour le pays de ses parents.
En 1975, Charles Aznavour avait chanté en souvenir du génocide des siens, perpétré soixante ans plus tôt : « Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi/Ils sont tombés pudiquement, sans bruit/Par milliers, par millions, sans que le monde bouge/Moi, je suis de ce peuple qui dort sans sépulture/Qui choisit de mourir sans abdiquer sa foi/Qui n’a jamais baissé la tête sous l’injure/Qui survit malgré tout et ne se plaint pas ». Pour apporter son soutien après le séisme de 1988, qui avait fait 30.000 victimes en Arménie, Charles Aznavour avait mobilisé 90 chanteurs pour un disque qui sera vendu à un million d’exemplaires. Charles Aznavour, fait « héros national » de son pays d’origine en 2004, avait recouvré la citoyenneté arménienne, en décembre 2008.
Celui qui nous est plus connu pour chanter merveilleusement le Montmartre de ses vingt ans, n’a donc jamais oublié ses origines tout en rendant hommage à la France, le pays où il a toujours vécu. Patriotisme ou nationalisme : au-delà des étiquettes, « amour des siens » contre « haine des autres », reste cet attachement indéfectible envers le « Tanindrazana ». C’est un sentiment bien connu des Malgaches, qui s’obstinent à ramener dans le tombeau ancestral les « taolam-balo » (huit os longs). Quand une devise comme « Ho an’ny Tanindrazana » (pour la patrie) est bafouée, il est bon de pouvoir se réconcilier, même par procuration, avec les repères habituels de l’humanité civilisée.
Ambassadeur en Suisse, mais également représentant permanent de son pays auprès du bureau des Nations-unies à Genève. « Le meilleur d’entre nous » disait un ancien président français de l’un de ses fidèles lieutenants. Le poste d’ambassadeur n’est donc pas simplement une récompense pour services rendus aux intérêts d’un parti ou de son chef. Un ambassadeur, c’est la projection de son pays. La démonstration du patriotisme, justement parmi toutes les autres nations. Charles Aznavour aime son pays, et c’est déjà le message. Les siens se reconnaissent en lui, tandis que les autres se font une idée des siens par lui. Encore une fois, quand les nominations ou les rappels apparaissent davantage comme des récompenses ou des sanctions, il est bon, même par procuration, de pouvoir se rassurer à des valeurs qu’on croit non négociables.
Dans « Pour toi, Arménie », Aznavour chante « Et même si tu maudis ton sort/Dans tes yeux, je veux voir/Arménie/Une lueur d’espoir/Une flamme, une envie/ De prendre ton destin/Entre tes mains ». Merci, Monsieur Charles, de cette leçon de civilisation.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4303 du 07-05-2009

RéGION - Toliara : Les boulangers se plaignent du prix de la farine

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:55

L’Association professionnelle des boulangers de Toliara (APBT) monte au créneau en tirant la sonnette d’alarme sur la situation qui prévaut dans le secteur. Elle s’inquiète de la hausse fulgurante du prix de la farine dans la Cité du Soleil.
Si le sac de « Fanion vert» se vendait à 59 000 ariary il y a deux semaines, il est proposé depuis quelques jours à 80 000 ariary.
Cet état de fait contraint certains boulangers à revoir à la baisse le volume de leur activité, tandis que d’autres menacent tout simplement de baisser rideau.
«Les coûts de fabrication du pain ont augmenté, entraînant des conditions de travail de plus en plus précaires pour les boulangers. Ils produisent quasiment à perte, alors que l’État propose de baisser le prix du pain, lequel demeure un produit stratégique », précise Hanif Hedaraly, président de l’APBT.
Soutien direct
Pour faire face à une situation pouvant prendre des proportions inattendues, les boulangers de Toliara appellent à «une intervention des pouvoirs publics tendant à régler ce problème, et éviter ainsi une mort programmée de ces artisans du pain».
Actuellement, le pain bâtard de 250 grammes s’écoule à 400 ariary et ce depuis cinq ans. Un tel tarif, explique l’APBT, empêche les artisans boulangers de faire face à l’augmentation du prix de la farine.
Pour eux, « tout s’enchaîne, sauf pour les boulangers qui se retrouvent quasiment à produire à perte avec toutes leurs charges professionnelles ».
L’APBT souhaite « obtenir un soutien direct du ministère du Commerce, si ce dernier tient coûte que coûte à garder le prix actuel du pain bâtard ». Les boulangers de Toliara ont pu maintenir jusqu’à présent le prix du pain, en dépit des différentes hausses enregistrées ces dernières années, dont celle des prix de l’eau et de l’électricité de la Jirama.
Afin d’éviter le bras-de-fer, ils ne revendiquent pas l’augmentation des prix, « mais juste des mesures devant permettre d’améliorer ou de maintenir leur marge bénéficiaire ». A noter que la ville de Toliara compte six boulangeries.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4303 du 07-05-2009

6 mai 2009

Economie - Baisse significative des offres d’emplois

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:50

Marché du travail. Plus de 80% des niveaux exigés sont le diplôme de baccalauréat et plus.

Au moins 300 postes par mois étaient offerts sur le marché du Travail au dernier trimestre de 2008. Mais ces offres d’emplois sont maintenant en baisse significative, compte tenu des impacts de la crise financière rajoutés aux conséquences des événements politiques qui secouent le pays, a-t-on appris de source auprès de l’OMEF (Observatoire Malgache de l’Emploi et de la formation). La prospection en terme de création d’emplois est en ce moment difficile car l’environnement des affaires ne le permet pas. Au contraire, les entreprises procèdent à la mise en chômage technique de leurs employés.

Une perte de 30 000 emplois

C’est le cas de la zone franche. Une perte d’environ 30 000 emplois y est prévue pour cette année, a-t-on appris, compte tenu de la baisse de la demande en textile et habillement sur le marché mondial, notamment aux Etats-Unis. L’éligibilité de Madagascar dans le cadre de l’AGOA est entre-temps compromise. Le flux des investissements permettant de générer de nouveaux emplois par le biais de la création ou de l’extension d’entreprises, stagne également en raison de l’insécurité, selon les opérateurs. La relance économique est pour l’heure floue, poursuivent-ils.

Le plus grand pourvoyeur d’emplois

Notons que le secteur tertiaire est le plus grand pourvoyeur d’emplois car 81,7% des offerts y proviennent, selon la statistique de l’OMEF. Ce sont notamment les organismes internationaux, le commerce, les projets et les ministères qui font du recrutement. Vient ensuite le secteur secondaire dans les branches d’activités des bâtiment et textile, avec un taux de 14,2%. Les formations requises par les employeurs sont la gestion qui s’affiche à hauteur de 40,44% ainsi que l’informatique avec un taux de 7,5% et l’agronomie pour un taux de 6,8%. Plus de 80% des niveaux d’instruction exigés sont le diplôme de baccalauréat et plus. Quant à la demande d’emplois, la tendance correspond au profil requis par les recruteurs, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7825 du 6 mai 2009 

ECONOMIE - Commerce : Le marché de l’auto s’effondre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:48

La vente de véhicules neufs enregistre une chute. Les stocks s’accumulent chez les concessionnaires.
L’année 2009 sera noire pour les concessionnaires automobiles. Après d’excellents résultats, boostés par le démarrage des grands projets miniers au cours des deux exercices précédents, les perspectives s’annoncent maintenant catastrophiques.
Les dernières statistiques fournies par le Groupement des concessionnaires automobiles de Madagascar (GCAM) font état d’une baisse de plus de 65% des ventes par rapport à celles de 2008. De nombreux concessionnaires font face à des difficultés de trésorerie. A court terme, ils craignent même une possible mise au chômage technique d’une centaine d’employés.
«Aucune de nos entreprises membres ne peut résister à de telles baisses à long terme », déclare Daniel Rafidison, secrétaire général de la GCAM.
« Les importateurs automobiles affichent actuellement des pertes d’exploitation importantes. De plus, la dépréciation de l’ariary aggrave la situation, puisque le coût d’acquisition augmente fortement, décourageant ainsi les investisseurs, notamment les transporteurs, les opérateurs touristiques, les entreprises franches, les entreprises privées, et les particuliers», précise-t-il.
Stock impressionnant
Le nombre inhabituellement élevé des véhicules neufs stockés chez les concessionnaires illustre la gravité de la situation. A Anosizato, une centaine de véhicules 4×4 flambant neufs stationnent sur le parking d’un concessionnaire. Ce spectacle impressionnant est également constaté chez d’autres importateurs de véhicules neufs, comme à Andraharo.
Selon les explications, ce sont des stocks prévus pour le marché 2009, lequel devait marquer une hausse.
«Le marché automobile accélère le développement des entreprises privées et des organismes publics. Il est important à l’heure actuelle de réfléchir sur la manière de relancer ce secteur», souligne-t-on du côté du GCAM.
Plusieurs propositions émanant des concessionnaires sont à l’étude afin de sortir ce marché de la crise. Parmi les plus importantes figure l’ajustement des droits et taxes sur les importations de tous types de véhicules (utilitaires, de transport en commun, particuliers, et même les motos).
Les concessionnaires suggèrent également l’intervention au plus vite de l’État pour stabiliser le cours de l’ariary face à l’euro, à un niveau moyen se situant à Ar 2 500.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4302 du 06-05-2009

5 mai 2009

SOCIAL - Produit de première nécessité : Flambée des prix sur le marché

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:41

Les consommateurs s’étonnent depuis quelque temps de la flambée des prix sur le marché. Le coût du kilo de sucre, de l’huile et de la farine s’envole.
Une contrainte pour les ménages. Les prix des produits de première nécessité connaissent une hausse vertigineuse sur le marché. D’Analakely à Andravoahangy, les grossistes et détaillants ont augmenté le prix de certaines denrées indispensables au quotidien.
La hausse concerne surtout le sucre, la farine et l’huile en vrac. Le premier se vend dorénavant à Ar 1 800 contre Ar 1 500 il y a une semaine. Pour la farine, le sac de 50 kg est de Ar 70 000 contre Ar 59 000. « Une telle situation est provoquée par la perturbation des importations et nous n’avons pas encore été approvisionnés », explique Jean Claude, grossiste à Andravoahangy.
Cela n’est pas étonnant selon les concernés. « Les importateurs jouent la prudence du fait de la conjoncture actuelle et hésitent à spéculer. Il y a aussi le problème de sécurisation des marchandises car le transport intérieur n’est pas encore garanti ».
Stock non renouvelé
Notre interlocuteur qui veut garder l’anonymat, cite ainsi les vols subis par les chargements de Tiko sur la RN2 et qui ont traumatisé les importateurs. Il ajoute que le signal envoyé par la Haute autorité de la transition n’est pas encore rassurant.
Aucune prévision de renouvellement des stocks n’est signalée jusqu’ici. En attendant, les consommateurs demeurent les principales victimes.
« Je suis étonnée de voir combien les prix peuvent changer de manière flagrante en une semaine. Apporter Ar 5 000 au marché ne suffit plus car le sac risque d’être à peine rempli », affirme une mère de famille qui faisait ses provisions mensuelles aux pavillons d’Analakely hier.
Pour l’instant, l’huile en vrac coûte Ar 2 600. Mais des techniciens avancent déjà que la situation risque de se généraliser d’ici quelques semaines si la hausse persiste.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4301 du 05-05-2009

Société - Pratiques d’hygiène : des contraintes en milieu rural

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:39

Le projet H.I.P WASH/DIORANO pour l’amélioration des pratiques de l’hygiène a débuté en 2006 dans la région d’Amoron’i Mania. De nombreuses communes rurales bénéficient actuellement de l’appui de ce projet financé par l’USAID et qui prendra fin cette année. Dans l’ensemble, les principes pour l’amélioration des pratiques d’hygiène ont été bien réceptionnées par les populations cibles, hommes, femmes et enfants de ces communes. C’est la partie « soft ». Quant aux pratiques d’hygiène sur les terrains qui constituent la partie « hard », les activités sont confrontées à de nombreuses contraintes majeures en milieu rural.

Objectifs

Le projet H.I.P WASH/DIORANO consiste à l’amélioration de l’Echelle de l’hygiène. Le but est que « chaque homme, chaque femme, chaque enfant dans le monde sachent l’importance de l’hygiène et profitent d’une eau potable et d’un système d’assainissement adéquat ». Autrement dit, les objectifs de Wash/« Diorano » sont de : contribuer à la réduction des maladies d’origine hydrique. Plus spécialement les diarrhées qui constituent l’une des principales causes de morbidité des enfants de moins de 5 ans. Améliorer les pratiques de l’hygiène autour des trois mots-clés à savoir : le lavage de mains avec du savon ; l’utilisation effective des latrines hygiéniques ; enfin, la préservation de la potabilité de l’eau du point de puisage jusqu’à la consommation. Ces pratiques d’hygiène autour de ces trois mots-clés permettent de réduire en conséquence le taux des maladies d’origine hydrique.

Contraintes

Ces pratiques d’hygiène sur les terrains et en particulier en milieu rural ne se sont pas faites sans problèmes. Des contraintes majeures qui sont liées principalement au changement de comportement et de mentalité, aux us et coutumes, à la faiblesse du pouvoir d’achat de la population, les difficultés d’accès et d’appropriation des infrastructures et des matériels, la dégradation de l’environnement, etc.
Le lavage de mains avec du savon : la majorité des habitants en milieu rural ne disposent pas de moyens pour avoir du savon en permanence. Ceci se manifeste par la précarité de l’hygiène corporelle des habitants. Les points de vente sont aussi parfois éloignés de leurs domiciles. L’eau est parfois difficile à trouver. Il faut du temps et de l’énergie. Il faut donc économiser l’eau pour les cuissons et les grands bains uniquement. L’utilisation effective des latrines hygiéniques, outre les handicaps inhérents aux us et coutumes, et la faiblesse du pouvoir d’achat de la population, ne permet pas d’accéder aux matériaux tels les dalles « sanplat ». La majorité des familles ne disposent pas de récipient pour stocker l’eau. Elles ont recours à n’importe quel ustensile pour recueillir l’eau sans se soucier de la préserver.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7824 du 5 mai 2009

Cahier Economie - Changes : La chute de l’ariary s’accélère

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:37

L’Ariary continue de chuter sur le MID (Marché Interbancaire des Devises). En effet, celle-ci s’est montrée très vulnérable par rapport à la monnaie européenne. La monnaie malgache fait preuve de faiblesse sans précédent.
Les cours, débutant la semaine passée à 1/ 2 699,58 pour la parité euro/ariary, ceux-ci terminent à 1/2 754,68 lors de la dernière séance du Mid de la même semaine. Ce qui représente une perte de 55 points. Pour ce qui concerne la parité dollar/ariary, l’état de santé de la monnaie nationale est loin d’être meilleur. Le 20 avril dernier, un dollar valait 2 072,69 ariary et la même devise a coûté 2 101,23 lors de la dernière séance du Mid de la semaine, représentant un recul de plus de 28 points. 
Mais la situation de l’ariary est loin de s’arranger parce que les cours ont encore chuté hier, sur le même marché. L’euro était monté à 2 769,71 ariary tandis que la monnaie nationale, contre toute attente, a repris quelques points au billet vert ; les cours passant à 1/2 087,25.
L’évolution actuelle des cours sur le MID inquiète au plus haut point le milieu des affaires. Certains observateurs soupçonnent, encore une fois, des pratiques spéculatives. Des pratiques qui, rappelons-le, ont fait tomber au plus bas l’ariary en 2004. Que les autorités concernées se manifestent pour arrêter ces actes.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7824 du 5 mai 2009

4 mai 2009

TOURISME

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:08

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ECONOMIE - Prospection pétrolière : Heure de vérité pour Bemolanga

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:44

Cent-trente forages sont prévus sur le gisement de Bemolanga. Ils permettront d’être fixé sur la rentabilité de son exploitation.
Le pétrole de Bemolanga pourrait devenir une réalité, un siècle après les premières recherches. La compagnie Total E&P annonce le lancement d’une importante campagne de forages exploratoires sur ce gisement de grès bitumineux situé à 150 kilomètres de Maintirano, dans la région du Melaky.
130 puits, au total, seront creusés durant les deux prochaines années pour prélever, jusqu’à 20 kilomètres, des carottes qui serviront d’échantillons. Ces derniers seront analysés dans un laboratoire basé à Antananarivo et conçu spécialement à cet effet.
Deux milliards de barils
Ce procédé permettra de confirmer la taille exacte de la réserve, estimée à deux milliards de barils. Il servira également à recueillir des données techniques sur l’exploitabilité de l’hydrocarbure solide de Bemolanga. Si tout va bien, la compagnie prévoit de produire le premier baril de pétrole en 2019. « Les résultats de cette campagne serviront à déterminer le potentiel en hydrocarbure du gisement ainsi que les disponibilités en eau pour le traitement. Une décision sera prise au bout de ces deux années, concernant la poursuite ou non des travaux à Bemolanga », déclare Claude Legorjus, directeur général par intérim de Total E&P Madagascar. C’était lors des séances d’information sur le projet, organisées par l’équipe de Total E&P à Maintirano et à Morafenobe les 22 et 23 avril.
Total E&P Madagascar est le nouveau promoteur de l’exploration de Bemolanga, depuis septembre 2008. Elle avait racheté les 60% de la licence d’exploration de la compagnie Madagascar oil. Cette dernière détient encore les 40% restant à l’heure actuelle. Total E&P prévoit la phase d’exploration de Bemolanga pour une durée de cinq ans. Si les résultats de la première campagne de forages seront concluants, une deuxième campagne de 400 forages démarrera en 2011 pour une durée située entre deux et quatre ans. Cette deuxième campagne comprendra également un premier essai de production à petite échelle appelé aussi « essai pilote ».
La prévision de capacité de production de Bemolanga est estimée à 200 000 barils/ jours pour une durée prévisionnelle de 30 ans. La totalité de la production sera exportée brut et sera raffinée dans un autre pays.
Le seuil de rentabilité économique de Bemolanga est estimé à 80 dollars le baril. Durant la première campagne de forage, Total E&P prévoit d’investir jusqu’à 30 millions de dollars. 100 autres millions de dollars seront nécessaires pour la deuxième campagne. Si la compagnie décidera d’aller vers l’exploitation, un volume d’investissement situé entre 6 et 10 milliards de dollars sera nécessaire pour la construction des infrastructures de production.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4300 du 04-05-2009

Economie - De grosses pertes de commandes depuis mars

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:41

Zone franche. L’on voit tous les matins des jeunes tentant leur chance devant les portes des entreprises franches et ce, dans l’espoir de décrocher un poste.

La crise financière mondiale qui a frappé les grandes économies du monde et secouant les pays en voie de développement, a eu de lourds impacts sur les activités des entreprises franches installées à Madagascar.  L’on apprend auprès de certains responsables de société opérant dans le secteur de la zone franche qu’ils ont enregistré de grosses pertes de commandes durant le mois de  mars et cela semble se poursuivre jusqu’à présent.
Selon les explications d’un responsable que nous avons interrogé, il est pour l’instant difficile d’évaluer les pertes de commandes, mais celles-ci se manifestent entre autres par la disparition de certains gros clients avec lesquels les entreprises franches  malgaches avaient l’habitude de travailler tandis que d’autres ont réduit de manière considérable leurs commandes. «Chaque année, en cette période, nous recevons d’importantes commandes des clients européens et américains mais cette année, on est déjà au mois de mai mais l’on tourne encore loin de notre capacité», s’inquiète l’interlocuteur. Cette réduction d’activité et les blocages causés par la crise socio-politique que traverse le pays depuis le mois de janvier, ont mis plusieurs dizaines de milliers d’employés d’entreprises franches dans la rue.  
Un dirigeant d’entreprises franches explique que, entre le mois de décembre et le mois de février, certaines sociétés ferment une bonne partie de leurs unités de production. Selon ce responsable, cette période coïncide avec la saison morte pour les entreprises de ce secteur. Il n’y a pratiquement pas de commandes durant cet intervalle de temps et les activités ne reprennent qu’à partir du mois de mars. Quand les commandes arrivent, les employeurs recrutent en masse pour pouvoir honorer les demandes des clients. Or, pour l’année 2009, ces entreprises se disent être en difficulté. «2009 ne sera jamais comme les autres années », «Nous n’envisageons même pas reprendre la totalité de notre main-d’œuvre, envoyée depuis le début décembre en chômage technique», se résigne-t-il. Et de conclure : «Il n’est pas pour moi question de recruter».
A en croire les déclarations de cet opérateur économique, l’on peut dire qu’il sera très difficile pour ces «nouveaux chômeurs» de retrouver du travail dans une entreprise franche, du moins dans les prochains mois.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7823 du 4 mai 2009

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