Eh oui, les sept du légendaire groupe Mahaleo sont plus présents à l’étranger qu’à Madagascar. Ainsi, après les concerts de l’Olympia, ils reviennent en France pour leur tournée « Hiaraka isika ». Le public marseillais aura l’honneur de les accueillir en premier, le 30 mai. Dadah et compagnie se retrouveront ensuite à La Cigale Paris le 6 juin où ils feront revivre à leurs inconditionnels ces tubes qui, même des années plus tard, sont encore sur toutes les lèvres. Le voyage se termine à Toulouse, le 30 juin. Et peut-être après cette tournée française, le groupe se produira-t-il à Madagascar. Mais en attendant de retrouver les sept de Mahaleo dans la Grande Ile, les fans malgaches devraient tout simplement se contenter d’apprécier leurs tubes en CD… Du moins, pour ceux qui en ont !
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7831 du 13 mai 2009
Face à la crise financière qui prévaut dans le monde, la Banque Mondiale tire la sonnette d’alarme. Elle a incité ses Etats membres, dont Madagascar, à agir afin d’empêcher que cette crise ne devienne une « calamité » tant sur le plan humain qu’en matière de développement. « On admet généralement que le monde est en proie à une crise économique sans précédent, que ce sont les pauvres qui vont souffrir le plus et qu’il nous faut continuer d’agir immédiatement pour prévenir une catastrophe humaine », a déclaré dernièrement le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick.
En effet, « quelque 55 à 90 millions de personnes vont être réduits à une misère noire en 2009. On s’attend à ce que le nombre de personnes en proie à une faim chronique atteigne plus de 1 milliard cette année », a-t-il poursuivi. Notons que la Banque Mondiale augmentera ses prêts de près de 100 milliards USD au cours des trois prochaines années. Elle triplera son aide destinée à la protection sociale, consacrera 55 milliards USD au financement de projets d’infrastructures et augmentera de 12 milliards USD son aide à l’agriculture au cours des deux prochaines années afin de garantir la sécurité alimentaire. Mais l’on se demande si Madagascar pourra en bénéficier, compte tenu d’une autre crise politique qui le secoue actuellement alors que les impacts ne sont pas négligeables telle la suppression des dizaines de milliers d’emplois cette année. De plus, le gouvernement en place opte plutôt pour la limitation de l’inflation en favorisant l’importation des produits de première nécessité au lieu d’améliorer et d’augmenter la production locale.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7831 du 13 mai 2009
Une ONG s’est penchée sur le sort des pêcheurs durement touchés par le passage des cyclones. Ils ont pu alors bénéficier d’une formation et des matériels.
L’union fait la force. Les pêcheurs du fokontany de Tanambao I, de la commune rurale d’Ampasina Maningory, dans le district de Fénérive-Est se sont organisés pour former des groupements.
Ils récoltent actuellement les retombées positives de cette nouvelle organisation. L’initiative est née de l’intervention de CARE Madagascar, dans son programme Urgences, au lendemain du passage de cyclone Ivan qui a frappé de plein fouet cette région, l’année dernière. L’opération a bénéficié du financement du Département international pour le développement.
Ces groupements ont obtenu un renforcement de capacité en socio-organisation et vie associative. En outre, ils ont reçu des kits de pêche dont des filets de 300 m2 de surface.
Rendement
« L’un des objectifs consiste à permettre à tous les membres de résoudre en commun leurs problèmes et de développer une confiance mutuelle », note un responsable de CARE Madagascar.
533 pêcheurs appartenant à différentes associations du district de Soanierana Ivongo et de Fénérive-Est ont pu suivre la formation dispensée par des agents de CARE. Différents thèmes et techniques de pêche ont été dispensés à ces pêcheurs traditionnels.
« Nous avons appris par exemple la technique d’amélioration de la conservation et de la transformation des produits de pêche. Il en est de même de la technique de montage et d’entretien de nos outils», s’enthousiasme Florent Zizouni, un des participants à la formation.
Ce regroupement naissant permet en outre un élargissement de leur horizon. «Nos productions ont connu une hausse significative. Avant, nous ramenions à la rive très peu de poissons en utilisant de petits filets. Maintenant, le rendement s’est amélioré», fait remarquer Sefomena Ernest, président de l’association FPA.
Cette entité rassemblant des pêcheurs de Tanambao I compte désormais écouler elle-même ses produits. La fixation des prix de vente auprès des grossistes reste un problème crucial depuis toujours.
«L’existence d’un groupement nous permettra de créer plus tard un point de vente pour que les grossistes puissent y acheter nos produits à de prix raisonnables », soutient Dadah Rolland, trésorier de l’association Acoimen. Il mentionne toutefois que des commerçants achètent les produits à de prix très bas, sans parler des impayés.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4308 du 13-05-2009
Le projet a été monté avec tout le professionnalisme requis par Justin Vali, Tao Ravao et Thierry Bongarts Lebbe en l’espace de deux ans et il est depuis le mois de novembre 2008 dans sa phase la plus aboutie. Ny Malagasy Orkestra déchaînait l’enthousiasme d’un public conquis au CCAC. La formation rassemblant autour de Justin Vali quelques-uns des meilleurs musiciens traditionnels de la grande île présentait toute la richesse et la diversité de notre culture. Elle était prête à passer à l’étape suivante, à savoir se produire à l’étranger. La tournée qui commence ce 16 mai en France est l’occasion pour ces merveilleux artistes de porter haut le flambeau de la musique malgache.
Plus qu’un rassemblement de virtuoses. L’idée de mettre sur pied une grande formation musicale malgache est née lors d’un déplacement de Justin Vali en Suède. Elle a été concrétisée au cours d’une tournée de l’artiste dans les alliances françaises de la grande île. Après des auditions organisées à chaque étape, Justin Vali, Tao Ravao et Thierry Bongarts Lebbe ont sélectionné neuf musiciens virtuoses qui ont été réunis à Tana et qui ont mis leur talent en commun. Tous ont adhéré au projet avec enthousiasme, car il était mené avec sérieux et professionnalisme. Il s’agissait de mettre en valeur la richesse et la diversité des musiques de toute l’île. Ils ont apporté leur âme dans ce projet. Ils ont reçu des défraiements conséquents pendant leur séjour à Tana. Chacun, de retour chez lui, ne s’est pas démobilisé et le lien a été maintenu entre tous les artistes. Les rassemblements ont été périodiques et la première grande représentation de l’orchestre a eu lieu comme nous l’avions dit en novembre 2008 au CCAC. Les spectateurs ont été conquis par l’esprit de cet ensemble orchestral qui donne de la musique malgache une image vivifiante. Après ce spectacle, les membres de l’équipe ont regagné leur région, mais ont continué à travailler de concert. Le programme établi courait sur le moyen et le long terme. Il y a donc cette première tournée qui les mènera dans plusieurs villes de France. La première date est celle du 16 mai à la MJC de Ris-Orangis. Après Paris, ce sera Lyon, Amiens, Montluçon ou Chalons. Il y aura en tout 21 concerts.
10 grands musiciens réunis. Ils jouent de la valiha, des percussions, du violon longane, du marovana, du jejo voatavo, de l’accordéon et du kabosy et ils s’appellent, outre Justin Vali, Remanidry, Dieudonné, Abdallah, Chrysantho, Fafa, Jean Piso, Maurice Razanakoto, Tiana et Donné.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7830 du 12 mai 2009
Les Malgaches consomment de moins en moins de viande. C’est ce que constatent les bouchers locaux, s’ils se réfèrent à leurs recettes. « Les gens n’achètent plus autant qu’avant, de nombreux clients ont disparu tandis que les plus fidèles réduisent la quantité de viande qu’ils achètent », se désole Faly, boucher de quartier du côté d’Itaosy. « Les clients achètent des quantités de plus en plus petites, à tel point que nous ne savons plus comment situer cela par rapport au poids de la viande. Avant, beaucoup achetaient l’équivalent de la moitié de 250g (atsasaky ny fahefany) soit, environ Ar 600, mais maintenant, beaucoup de clients ne se le permettent plus. Du coup, ils n’achètent plus au poids, mais l’équivalent de la somme dont ils disposent. Par exemple, de la viande hachée de Ar 500 alors que le kilo est à plus de Ar 5200. C’est moins de 100g de produit », explique-t-il.
Restaurateurs. Dans les grands marchés, la situation n’est guère meilleure. Les bouchers avaient espéré retrouver leur rythme d’avant, après l’accalmie, du moins apparente, de la crise. Il n’en est rien, affirme-t-on à Analakely où les clients ont également diminué en nombre. « Même les restaurateurs et les gargotiers qui restent nos seuls gros clients, ont réduit leurs commandes, leurs affaires n’étant pas non plus particulièrement florissantes depuis plusieurs mois », déclare l’un d’entre eux, et d’ajouter que seuls les marchands de grillades n’ont pas tellement réduit leurs achats, mais ceci ne concerne que leurs achats pour le week-end.
Maladie et crise. La filière viande a été particulièrement mise à rude épreuve ces dernières années. Après le problème de la maladie bovine, l’an dernier, qui a fait descendre en chute libre les ventes des bouchers dans toutes les localités concernées, la crise des derniers mois commence à avoir des retombées négatives sur leur secteur. Pour la viande de porc, la tendance est tout aussi à la baisse. Les bouchers de quartier peinent maintenant à écouler 25kg de viande en une journée, alors qu’auparavant, ils arrivaient, selon les quartiers, à en vendre jusqu’à 65kg par jour. A Analakely, les ventes atteignaient jusqu’à plus de 100kg le samedi, mais ont chuté de moitié ces derniers mois. Côté prix, la viande de bœuf se vend actuellement à Ar 4800 le kilo et le porc à Ar 6000 environ le kilo. Les prix sont nettement plus élevés dans les grands magasins et grandes surfaces.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7830 du 12 mai 2009
Les boulangers se plaignent. Le prix de la farine, leur principale matière première, n’a cessé d’augmenter depuis le début de l’année. Avant la crise, ce produit de première nécessité s’achetait à 58 000 Ar le sac de 50kg, soit 1 160 Ar./kg. Au moment de la crise, la farine faisait défaut sur les marchés, entraînant la fermeture d’une trentaine de boulangeries dans la capitale faute de disponibilité de stocks. Et maintenant, de la farine importée est écoulée sur les marchés. Mais le prix s’affiche entre 74 000Ar et 80 000 Ar le sac de 50kg, selon l’origine du produit, soit de la Turquie, de Maurice ou de France. Le kilo s’acquiert ainsi entre 1 480Ar et 1 600 Ar contre 1 300 Ar, il y a quelques semaines. La dévaluation de la monnaie nationale par rapport au dollar avec un glissement de l’ordre de 10% depuis ces derniers temps en est la principale raison, a-t-on évoqué. Par ailleurs, les boulangers ont du mal à reprendre leurs activités en vendant le pain à 200 Ar avec un poids de 115g, faute de rentabilité. Certains d’entre eux ont pu produire de nouveau car le prix du pain ne leur est plus imposé, d’après leurs dires. Du coup, le pain à 300 Ar pesant 165g est toujours disponible sur les marchés. Notons qu’en province, ce produit s’achète à 400 Ar l’unité.
Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7830 du 12 mai 2009
L’UPEM a été fondée à Madagascar le 6 septembre 1952, à l’initiative de 15 poètes et écrivains. Cette union a été inspirée par l’amour commun de la langue malgache. UPEM-Havatsa section France a vu le jour le 14 novembre 2004 mais la présentation officielle des membres de l’association n’a eu lieu que le Samedi 30 avril 2005.
Le 30 avril 2009 s’est déroulé une jolie rencontre organisée par Havatsa - UPEM au cours de laquelle un hommage fut rendu au grand poète malgache Rado.
S’IL TE RESTE ENCORE… (RAHA MBOLA MISY…)
S’il te reste encore ne serait-ce qu’un sourire - Pour résister à cette ironie du sort - Pourquoi, dis-moi, pourquoi tu te fais souffrir - Gaspillant ainsi les larmes de ton corps ?
S’il te reste encore ne serait-ce qu’une étoile - En qui tu vois lumière, sur qui tu peux compter - Pourquoi, dis-moi, pourquoi ton regard se voile - Durant des nuits d’hiver, pourquoi tant pleurer ?
S’il te reste encore ne serait-ce qu’un air - A fredonner au coeur du plus fort orage - Pourquoi, dis-moi, pourquoi ces sentiments amers - Devant un horizon avide d’éclairage ?
Traduction de "Raha mbola misy" Rado, par Voahangy Ramiejamanana ANDRIAMANANTENA
Jusqu’à l’accession à l’Indépendance, tous les ressortissants malgaches ont en principe la qualité de nationaux français. Dans quelles conditions retrouvent-ils leur nationalité d’origine? Quel sort, d’autre part, faut-il faire aux personnes nées d’un couple mixte puisqu’il n’y a pas de raison a priori de décider en faveur d’une nationalité plutôt que d’une autre ?
«L’accession de la République malgache à la personnalité internationale comporte comme conséquence immédiate l’apparition d’une nationalité malgache. La nationalité, c’est en effet l’appartenance juridique d’une personne à la population constitutive d’un État; c’est un lien de droit entre un individu et un État déterminé. L’État doit donc définir sans équivoque sur quels éléments exercer sa souveraineté».
C’est ainsi que débute l’Exposé des motifs sur la nationalité malgache, dont le Code s’applique dès lors que les accords sur le transfert des compétences entrent en vigueur, c’est-à-dire le 26 juin 1960.
Bien que plus ou moins inspiré du Code de la nationalité française du 19 octobre 1945 - à l’instar de ceux marocain, tunisien, vietnamien… - on peut cependant affirmer que les règles d’attribution ou d’acquisition de la nationalité malgache sont déterminées de façon assez originale.
«La nationalité est essentiellement une nationalité de filiation». C’est ainsi qu’est Malgache «l’enfant légitime d’un père qui n’a pas de nationalité (apatride) ou dont on ne connaît pas la nationalité». Des règles analogues attribuent la nationalité malgache à l’enfant né de parents non mariés, conformément à la règle malgache selon laquelle la filiation est toujours établie à l’égard de la mère par le seul fait de l’accouchement: l’enfant né hors mariage aura toujours la nationalité de sa mère.
Lorsque le père a une nationalité étrangère, l’enfant ne naît pas Malgache, mais il peut le devenir. Encore que le gouvernement peut s’opposer à ce qu’il acquiert la nationalité de sa mère. Les légitimations naturelle et adoptive confèrent également la nationalité malgache si le père l’a.
D’autre part, la naissance sur le territoire de Madagascar ne produit d’effet que lorsqu’on peut présumer que l’enfant a une ascendance malgache.
Par ailleurs, le Code règle d’une nouvelle façon le problème des incidences du mariage mixte sur l’acquisition ou la perte de la nationalité par la femme. Ainsi, l’étrangère qui épousera un Malgache ne le deviendra que si elle en manifeste la volonté ou perd sa nationalité d’origine. En tout état de cause, le gouvernement peut s’y opposer. Réciproquement, la Malgache qui épouse un étranger, ne perdra sa nationalité que si elle acquiert celle de son mari.
En dehors des cas légitimes, la nationalité malgache s’obtient aussi par naturalisation. Pour l’essentiel, les règles précédemment en vigueur sont maintenues, mais sont cependant «simplifiées et la rédaction en est remaniée et allégée» pour s’adapter à la jeune République. Ainsi, il ne peut être question d’intervention du Conseil d’État, pareil organisme n’étant pas institué à Madagascar. En revanche, le décret de naturalisation doit être pris en conseil des ministres.
Enfin, certaines dispositions permettent aux ressortissants d’un État de la Communauté de prendre la nationalité malgache en exerçant une option, lorsqu’ils ont avec la Grande île des attaches suffisamment solides: un conjoint malgache (ou un domicile) et un séjour prolongé dans le pays.
Effectivement, la naturalisation permettra d’admettre les résidents qui se seront intégrés à la communauté malgache et prêts à la servir «comme de loyaux citoyens». En tout cas, ils devront être de bonne vie et de bonnes mœurs et n’avoir encouru aucune condamnation pour vol, escroquerie, abus de confiance, recel d’une chose obtenue à l’aide d’un de ces délits, usure, outrage public à la pudeur, proxénétisme, vagabondage ou mendicité.
«Ainsi seront conciliés le souci de garder ouvert sur l’extérieur ce pays où l’hospitalité est traditionnelle, et celui d’affirmer la personnalité malgache».
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4305 du 09-05-2009
Le cas des chômeurs à cause de la crise devient un phénomène social préoccupant. Nombre d’entre eux se retrouvent à la rue.
L’impact social de la crise qu’a traversé le pays lors du premier trimestre de cette année commence à se faire sentir. La recrudescence des gens à la rue en est une des formes. Dans les rues, certains employés licenciés par les sociétés et entreprises en difficulté viennent grossir les rangs des sans-abri. De nouveaux venus sont répertoriés le long du mur de la rue Petite vitesse jusqu’à l’ancien bâtiment de Cotona. Les sans-logis augmentent également du côté du pont de Behoririka, comme l’ont remarqué les occupants habituels des lieux. « La majorité de ces nouveaux venus datent de moins de deux mois », révèle Jean Eric Rakotonandrasana, qui vit dans la rue de la Petite vitesse depuis 1993.
La majorité de ces personnes sans domicile fixe (SDF) n’arrivent plus à payer leur loyer de sorte que la vie à la belle étoile devient leur lot quotidien. « Cela fait un mois que je dors dans les rues. J’ai été licenciée, il y a deux mois », raconte Meltine Rasoanary, une mère de famille qui a travaillé en tant que piqueteuse dans une entreprise franche d’Andraharo. Cette dernière a été frappée par la crise. Elle rajoute qu’elle est devenue incapable de payer le loyer mensuel de 25 000 ariary, pour son ancienne demeure à Ambohimanarina.
Conditions précaires
Ayant perdu la couverture sociale octroyée par leurs anciens employeurs, les conditions de vie de ces SDF sont précaires. « Je m’inquiète beaucoup pour la santé de mon bébé. Depuis qu’on est ici, il ne cesse de tomber malade en attrapant la toux, la grippe et maintenant la diarrhée », se tracasse Christine Lalanirina, tout en préparant le carton où elle couche son enfant. Son mari a perdu il y a un mois et demi son emploi de gardien dans une société privée. « Il m’est impossible de verser 15 000 ariary par mois pour le loyer. Avec mon travail journalier, mon gain suffit juste à payer la nourriture », explique-t-il.
Face à la situation, les membres de la confédération des syndicats des travailleurs malgaches révolutionnaires adoptent la cause des chômeurs. « Une caisse de chômage doit être créée afin de venir en aide aux personnes en difficulté », déclare Paul Rabemananjara, secrétaire général. Une suggestion qui a été formulée à l’occasion de la fête du Travail, le 1er mai.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4305 du 09-05-2009
La Journée mondiale pour la protection des amphibiens a été célébrée mardi 28 avril dans la zone de conservation de Mandena, à Tolagnaro.
« Toutes les 500 espèces d’amphibiens de Madagascar sont endémiques, donc nous pensons que cela vaut la peine de les préserver comme celles qui se trouvent à Ambositra et Antoetra lesquelles sont vraiment en voie de disparition », explique Jean Baptiste, responsable de la zone de conservation de Mandena. « Cette première célébration est spécialement réservée au personnel de QMM. Mais pour l’année prochaine, nous allons la célébrer avec le grand public », ajoute-t-il.
Parmi les 2 000 espèces de grenouilles se trouvant dans le monde, 500 sont spécialement endémiques à Madagascar, dont 140 se trouvent dans la région de l’Anosy, autrement dit à Betroka, Andohahela, à Tsitongambarika et dans la zone de conservation de Mandena.
Réseau-trophie
Cette protection est la cause de la régénération de ces espèces partout dans le monde, car d’après les statistiques s’il n’y a pas de préservation, ces 2 000 espèces vont certainement disparaître après 100 ans.
Les amphibiens apportent une grande contribution à la survie de l’humanité. Par exemple pour la santé, les grenouilles se nourrissent d’insectes nuisibles comme les moustiques et les mouches. On les utilise aussi pour les recherches scientifiques.
Il y a aussi ce qu’on appelle le réseau-trophie, c’est-à-dire l’interdépendance en matière de nourriture sur les autres animaux qui mangent des grenouilles. Ils auront du mal à survivre sans les amphibiens. Dès lors, une association pour la protection des amphibiens, l’ACSAN, a choisi de participer à cette célébration.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4305 du 09-05-2009