2009 mai

19 mai 2009

Culture - FESTIVAL DE NOSY-BE : J-2

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:36
J – 2 de Donia, le festival de Nosy Be. Depuis sa première édition, nombreux sont ceux qui ignorent encore toutes les démarches faisant naître Donia.
 
Alors à part les volets culturels de la manifestation il est aussi très important pour tout le monde de savoir ce qu’est réellement Donia… Nosy be se situant au nord ouest de Madagascar, est une petite île de trois cent kilomètre carré, peuplée d’environ 40 000 habitants. Sa population est très diversifiée et se caractérise surtout par sa gentillesse. En 1994, quelques amis, opérateurs touristiques et économiques de Nosy Be, ont fait un pari fou :
organiser un festival de musique dans leur île. Aucun d’entre eux n’a de connaissance ni d’expérience particulière sur l’organisation d’un festival. Ils créent le Cofestin (Comité d’organisation du festival de Nosy Be) et à force de volonté, d’obstination et de persévérance, ils organisent le premier festival de Nosy Be : le Donia (la vie, la belle vie en dialecte Sakalava). Avec des moyens dérisoires, beaucoup d’imagination, de passion et de sueur, le Cofestin occupe le stade de Hell Ville, y construisit une scène très empirique en rondin de bois brut, couverte de bâche, une petite sonorisation est louée et amenée de la capitale en camion, et organise quatre soirées de concert avec des groupes du nord de Madagascar et d’autres renommés dans tout Madagascar. Des animations sportives, sociales et culturelles sont aussi organisées dans la journée, autour du festival, dont un carnaval d’ouverture très coloré, auquel s’est associé tout Nosy Be.

Une caravane musicale initiée depuis maintenant trois ans, composée d’artistes, de médias et d’organisateurs, sillonne les villes de Madagascar dans le but de nationaliser le festival car il ne faut pas oublier que Donia appartient à tous les Malgaches.
Seize ans plus tard, Donia est encore là. Des artistes de tout l’Océan Indien sont venus y produire, sur une scène maintenant digne de ce nom, bâtie en dur et couverte (après Donia 1999), avec une sono professionnelle de 80 kw et près de 100 kw de lumière. Le Donia bénéficie d’une couverture médiatique importante, chaque année (Presse de Madagascar, La Réunion, France, Afrique du Sud… Télévision de France, Madagascar, Afrique du Sud, avec de nombreuses redistributions de programme sur l’Europe, l’Océan Indien et l’Afrique). Depuis ses débuts l’événement Donia nourrit de grandes ambitions, elle est en phase de devenir un exemple de manifestation festive et fédératrice pour l’Océan Indien.
Une fierté de Madagascar.
Extrait La Vérité - Mardi, 19 Mai 2009

Juste un mot (19/05/09) - DEVOIR DE MÉMOIRE…

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Véritables hauts lieux de la culture, les musées méritent largement la journée qui leur a été dédiée à travers le monde. La France s’est distinguée en ayant choisi de marquer l’événement, samedi dernier, par la… Nuit des Musées, durant laquelle l’entrée était libre, au plus grand plaisir du public, heureux de visiter gratuitement ces sanctuaires où le passé est pieusement conservé…

De musées, malheureusement, nous n’en comptons pas beaucoup, quand bien même l’histoire et bien d’autres pans de nos mémoires mériteraient d’être honorés et entretenus pour les préserver de l’oubli.
Outre les musées « classiques », en effet, de nombreuses villes abritent des musées spécifiques. Ainsi, deux grands musées de l’automobile existent par exemple, à  Mulhouse et à Genève. De même, le port de Mombassa, au Kenya, est fier de son musée maritime qui, soit dit en passant, a voulu acquérir le Sarimanok que nous avons laissé pourrir sur une plage de Nosy-Be !
En Chine, grand pays de tradition millénaire s’il en est, on peut visiter à Hangzhou, un musée du… thé, où le public peut découvrir l’histoire de cette plante et toute la tradition du breuvage que l’on en tire. Rien n’est plus banal sans doute que le thé, une tisane consommée à travers le monde. Mais grâce à ce musée qui lui est consacré, son histoire n’a plus de secret pour les visiteurs, surpris d’apprendre la richesse méconnue de cette tradition pourtant quasi universelle.
Malheureusement, il suffit d’un incendie pour tout réduire en cendres. De sinistre mémoire, on se rappelle encore cette nuit du 6 novembre 1995, qui a vu le Rova de Manjakamiadana entièrement détruit en quelques heures par les flammes d’un feu criminel qui n’ont rien épargné. C’est toute une bibliothèque qui brûle dit-on, quand un vieillard disparaît. C’est une partie de notre conscience que l’on sacrifie quand on laisse dépérir un musée, pourrait-on dire, pour parodier sentencieusement ce constat pertinent. Dans le cadre d’une journée des musées qui plus est… 

Extrait Midi Madagasikara -  Parution N° : 7836 du 19 mai 2009 

Cahier Economie - Air Madagascar : Des nouvelles lignes pour la relance

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Très visité. Le stand de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar l’était lors de la Foire Internationale de Madagascar (FIM).

Les Malgaches en particulier et tous ceux qui habitent la Grande Ile en général affichent toujours une certaine fierté en constatant qu’Air Madagascar, le porte-étendard du pays est toujours là. Ils sont d’autant plus contents en constatant que malgré la crise, la compagnie résiste. Mieux, les dirigeants actuels font preuve de dynamisme pour relancer la compagnie. Une mission difficile, compte tenu de la situation actuelle, mais qui ne décourage pour autant pas les responsables qui entreprennent des actions de redressement.

Nouvelles lignes

Il s’agit, en l’occurrence, de la création de nouvelles lignes internationales qui feront certainement le bonheur des voyageurs. Sur la destination Europe tout d’abord, la ligne Paris - Nosy Be - Moroni  qui sera ouverte dès le 17 juin prochain, fera certainement le bonheur des touristes européens qui pourront directement rejoindre la destination phare du tourisme malgache qu’est l’Ile aux parfums. L’escale à Moroni ravira également l’importante diaspora comorienne en France. Les connexions possibles à partir de ce vol permettront également aux clients d’Air Madagascar de rejoindre les principales villes européennes et françaises, à partir de Paris, et les autres villes malgaches, à partir de Nosy-Be.

Tarifs concurrentiels

Sur la destination Asie, la nouvelle ligne Antananarivo - Bangkok - Guangzhou renforcera l’ouverture de Madagascar sur la Chine. Les commerçants et hommes d’affaires et même les simples touristes pourront découvrir les énormes avantages de voyager à Guangzhou, capitale économique de la Chine. Par connexions,  d’autres villes asiatiques seront joignables via Bangkok ou Guangzhou. On peut citer, entre autres: Tokyo, Nagoya, Osaka, Bombai, Bangalore, Chennai, Singapour, Kuala Lumpur, Hong-Kong, Séoul, Manille, Beijing, Shanghai, Chengdu, Melbourne, Perth. Le tout, avec des tarifs qui défient toute concurrence et pratiqués à travers différents produits et services spécifiques. Comme le contrat « Corporate », destiné aux sociétés ayant des activités qui nécessitent de fréquents déplacements aériens fréquents sur l’international et qui donne droit à des tarifs préférentiels et des conditions souples. Ou encore le programme de fidélisation  « Namako » destiné à tous les voyageurs et qui donne droit à des avantages qui pourront aller jusqu’à la gratuité des billets.
En tout cas, en offrant au pays la possibilité de mieux s’ouvrir sur le monde, Air Madagascar prouve  que sa mission est aussi de participer au développement. Raison pour laquelle, d’ailleurs, la compagnie nationale de transports aériens bénéficie de la confiance de ses partenaires comme les banques et les fournisseurs.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7836 du 19 mai 2009

 

18 mai 2009

ECONOMIE - Tourisme : Madagascar sort de la liste noire

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La destination Madagascar se remet sur les rails.

L’Association internationale des tours opérateurs (CETO) recommande à ses membres de reprendre leurs départs vers la Grande île.
« D’après les informations disponibles, notamment, celles du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAEE), actualisées le 11 mai 2009, la situation locale s’est apaisée », peut-on lire dans un communiqué du CETO. « Ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l’évolution de la situation », poursuit le même communiqué.
La première recommandation de suspension des départs vers Madagascar par la CETO est tombée, le 30 janvier 2009. C’était suite à des manifestations de rues sur la place du 13 mai le lundi 26 janvier. Cette décision des tours opérateurs relance la destination Madagascar, à la veille de l’ouverture de la grande saison touristique vers la mi-juin. Elle accompagne également d’autres signes de reprise, notamment, le renforcement des vols internationaux de Air Madagascar et la reprise des vols de nuit, à partir du 6 juin.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4312 du 18-05-2009
 

Economie - Haute saison touristique : «Les bons de commande sont en cours de remplissage»

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Patrick Ramonjavelo, spécialiste en transport aérien et tourisme international, administrateur de Tourism Training Center, 1er centre de formation agréé IATA de l’Océan Indien", lors de son passage dans le pays, n’a pas pu s’empêcher de donner son point de vue sur la situation actuelle du tourisme. Interview.

Midi Madagasikara : Comment voyez-vous la situation dans le secteur du tourisme à Madagascar ?
Patrick Ramonjavelo : L’industrie du tourisme malagasy subit les effets cumulés de deux crises « exogènes » : l’une est à caractère économico-financier à l’échelle mondiale dont la fin ne peut encore être prédite. Celle-ci affecte le pouvoir d’achat des ménages de nos principaux pays émetteurs de touristes. La seconde est politico-sociale sur la scène nationale. Celle-ci, qui est en cours de résorption depuis quelques semaines, a fait de Madagascar une destination à risque.
Ceci étant dit, pour paraphraser Sun Tzu : « Les crises sont à la fois menaces et opportunités». . En ce qui concerne la destination Madagascar, il faudrait profiter des moments de flottement actuels pour enclencher les réformes qui vont bien et restructurer les offres et produits touristiques.
MM : Comment les professionnels étrangers du tourisme perçoivent-ils la situation ?
PR : Les professionnels européens du tourisme suivent de très près l’évolution de la situation
qui prévaut à Madagascar. Les derniers retours reçus de ces cercles de professionnels sont teints d’optimisme quant à un retour à une stabilité politique effective très prochainement. Les bons de commande pour la période faste allant de juillet à décembre sont en cours de remplissage. Faisons tout pour faire le plein !
M.M. : Dans sa situation actuelle, la destination a-t-elle une chance de se relever ?
P.R. : Oui, la destination a toutes ses chances pour se relever. D’autant plus que les groupements de professionnels du tourisme malagasy, avec comme métronome l’Ontm, ont déjà établi et validé unanimement un plan de relance de l’industrie. Cette anticipation est également une chance.
M.M. : De quelle manière selon vous, Madagascar devrait conduire les promotions futures pour
cette relance ?
P.R. : Le tourisme malagasy a connu trois années de croissance à deux chiffres. Cela veut dire
que les promotions passées ont été de francs succès. Toutefois, nous évoluons aujourd’hui dans un nouveau contexte suite aux crises sus évoquées. Par conséquent, la réussite des futures promotions n’aura d’égale que la bonne prise en compte des nouvelles variables – endogènes et exogènes.
Par ailleurs, après une analyse personnelle de l’offre Madagascar, je recommanderais fortement à tous les acteurs de l’industrie du tourisme malagasy une meilleure présence sur Internet. En effet, pas moins de 70% des Européens préparent leur voyage en surfant sur la toile. Internet est devenu le premier prescripteur de voyages. Il faut aussi s’adosser à la diaspora malagasy, forte de 50.000 personnes, pour relayer et consolider les promotions de la destination Madagascar. Il faut dorénavant ne plus les considérer uniquement comme des clients mais aussi comme des partenaires. Le tourisme est l’affaire de tous !
M.M. : Il nous faudra combien d’années pour retrouver le niveau de 2008 ?
P.R. : La stabilité politico-sociale est le principal pré-requis pour la relance du tourisme. Si elle est satisfaite, tout peut aller très vite, à tel point qu’un dépassement du niveau de 2008 serait possible sur douze mois glissants.
M.M. : Un dernier mot ?
P.R. : Enfin, il faut garder à l’esprit que les retombées directes, indirectes et induites générées
par le tourisme sont essentielles à Madagascar : recettes de devises, création et développement des milliers d’emplois, raffermissement des tissus économico-sociaux, aménagement du territoire et échanges culturels. Charge à nous de tout faire pour que ce secteur marche.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7835 du 18 mai 2009

15 mai 2009

Destination - Le Ceto reprend les départs vers Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 18:26

Source Tour Hebdo - site officiel  :  Publié le 15/05/2009 16:00:00

"D’après les informations disponibles, notamment celles du ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) actualisées le 11 mai 2009, la situation locale s’est apaisée", déclare le Ceto dans un communiqué.

"Par conséquent, le Ceto recommande à ses membres de reprendre leurs départs vers Madagascar."

"Bien évidemment, ces mesures pourront être modifiées à tout moment en fonction de l’évolution de la situation et dans un souci de l’intérêt des clients, des tour-opérateurs et des agents de voyages."

Les départs vers Madagascar étaient suspendus depuis le 30 janvier 2009 à cause d’une situation politique instable et de manifestations. Après avoir suspendu les départs de semaine en semaine, le Ceto avait décidé le 6 mars de déconseiller la destination jusqu’à la fin du conflit.

La situation est en voie d’amélioration sur place depuis plusieurs semaines. Une première bonne nouvelle était tombée la semaine dernière, puisqu’Air Madagascar avait annoncé reprendre ses vols de nuit vers Tana dès le 6 juin.

La destination a supprimé les frais de visa jusqu’au 31 décembre.

 

Notes du passé - Madagascar face à un grand bouleversement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:20

Parce qu’il craint que les pertes humaines n’empirent en nombre, le Premier ministre Rainilaiarivony négocie avec la France le traité de 1885 habilement préparé par Miot et Patrimonio, pour mettre fin à la première guerre franco-hova. Ce traité stipule, entre autres, que Diego-Suarez serait cédé en toute propriété à la France et qu’un résident s’installerait à Antananarivo. Toutefois, sur les relations de Madagascar avec l’étranger, une ambiguïté plane particulièrement en ce qui concerne sa traduction en malgache. Ce qui permet plus tard une interprétation, autre que ne l’entendent les Français, des clauses du traité portant sur l’exequatur des consuls et agents étrangers.
Cela se passe en 1890. En fait, la question prête à certaines confusions puisque les consuls étrangers, à l’instar de celui des Etats-Unis Walter, demandent leur agrément à Rainilaiarivony et non au résident Lacoste. En outre, à Paris le gouvernerment français lui-même n’envoie pas d’instructions précises à ses représentants. «Le fait d’ailleurs que le résident général Bompard prit sous sa protection un indésirable comme Kingdon n’était-il pas de nature à incliner le Premier ministre à interpréter la question dans le sens qu’il lui donnait?» (Régis Rajemisa-Raolison).
En 1894, le gouvernement français y voit «une violation du traité» et en fait le prétexte d’une deuxième guerre qui va devenir la campagne décisive de 1895. Commencée par le débarquement de Mahajanga le 1er mars du corps expéditionnaire commandé par le général Metzinger, elle finit par la prise d’Antananarivo par le général Duchesne le 10 septembre. Madagascar est proclamé protectorat français.
Cinquante-cinq jours plus tard, «un dernier soubresaut de nationalisme maté se fait sentir dans un mouvement de résistance mal dirigé», connu sous le nom de Menalamba. Ce mouvement insurrectionnel devra s’étendre en mars 1896 à de nombreux points de l’île. A la reine Ranavalona III revient la lourde tâche d’exhorter le peuple au calme et de pacifier les esprits. Ses efforts restent vains.
Parallèlement, Laroche jugé trop faible est remplacé par le général Joseph Simon Gallieni qui rétablit l’ordre par la force. Entre-temps en France, la Chambre des députés prend une décision unilatérale et déclare le 6 août 1896 «Madagascar, colonie française». Le 28 février de l’année suivante, Ranavalona III est déposée et envoyée en exil à La Réunion par un arrêté de Gallieni qui, de son propre chef et sans l’autorisation «explicite» du gouvernement français, abolit la royauté merina. De La Réunion, la reine est dirigée quelques années plus tard sur Alger où elle meurt en 1917, âgée de 71 ans.
A partir du 28 février 1896, Madagascar entre dans une nouvelle ère : la tutelle de la France. Gallieni, parallèlement à son action de pacification menée d’une poigne de fer, se lance dans "son" œuvre de colonisation. Il désigne des collaborateurs «qui lui sont dignes» pour le seconder un peu partout. Tels les chefs militaires Joffre, Lyautey, Rocques… «La grand œuvre de pacification et d’organisation de Gallieni eût été sans ombre si tout en s’efforçant de faire de l’île un beau joyau de l’empire, il se fût montré plus humain et moins soucieux de mater la personnalité malgache».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4310 du 15-05-2009

Société - Care International Madagascar : 128 km de marche à pied au « Raid Solidaire pour l’Anosy »

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« Le Sud de Madagascar est souvent présenté comme le pays du Kere, de la famine et de la sécheresse. Ce n’est pas toujours vrai. Cette partie de l’île a sa beauté. Elle regorge également de richesses naturelles », affirme Jean Philippe Jarry, coordonnateur du programme sud de Care. C’est justement pour défaire cette image négative du Sud que cet organisme international organise le « Raid Solidaire pour l’Anosy », du 22 au 24 mai prochain. Cette manifestation vise principalement à promouvoir cette zone méconnue qu’est l’Anosy à travers une marche à pied de 128 km, partant de la commune de l’Esira pour rejoindre Manantenina.

Région montagneuse

Au cours de cette traversée de trois jours, les participants à ce raid sportif auront l’occasion de découvrir un paysage merveilleux. « Le climat et le relief évoluent au fur et à mesure qu’on parcourt cette itinéraire totalement différent du circuit touristique habituel. Les marcheurs partent d’une zone sèche dans une commune isolée de l’Anosy. Ils escaladent la région montagneuse de Beampingaratra, pour arriver sur la plaine littorale de Manantenina, en passant par les zones de grande déforestation de Torondrehy », indique ce coordonnateur de Care.

Musique et lutte traditionnelles

Mais cette aventure ne sera pas seulement touristique. Elle est surtout humanitaire puisque la rencontre avec les populations et leurs cultures traditionnelles sera également privilégiée lors de cette marche à pied. En outre, les raideurs auront en même temps l’opportunité de faire connaissance avec les activités de Care dans cette région du pays.

« Les villageois sont étroitement associés à l’organisation de cette expédition. Des concours de musique et de lutte traditionnelles (ringabe)  seront au rendez-vous à chaque campement. Les femmes des villages préparent la nourriture des marcheurs selon les recettes de la région », souligne Jean Philippe Jarry.

Image positive

Près de 85 participants, composés à 50% d’étrangers de toute nationalité sont, jusqu’à présent, partants pour ce raid de découverte et de solidarité. «L’opération n’a aucun but lucratif. La participation financière de 360 000 ariary par marcheur sert tout juste à couvrir les frais logistiques du raid. Les fonds excédentaires éventuellement collectés alimenteront directement les programmes humanitaires menés par Care dans cette zone », précise Jean Philippe Jarry, qui - à la veille de son départ de Madagascar après plus d’une dizaine d’années dans le pays, dont près de 5 ans dans le Sud -, aimerait bien partager et faire découvrir aux uns et autres, l’image positive et merveilleuse du Sud, autre que la sécheresse, la famine et le kere.

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7833 du 15 mai 2009

14 mai 2009

Economie - CRISE ALIMENTAIRE : Une alerte est lancée aux bailleurs et à l’Etat

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:42

Moins de 10% seulement des terrains cultivables d’une surface de 36 millions Ha sont exploités.  « Arrêtons l’aide alimentaire suite à la flambée des prix, car elle ne fait que favoriser la spéculation sur le  prix des denrées ». Ces propos émanent de Erick Rajaonary, le directeur général de la société Guanomad lors d’une conférence de presse hier à Ambohidahy. Certes, certains secteurs comme le tourisme, fortement touchés par la crise sont maintenant priorisés, mais il est urgent de relancer la filière agro-alimentaire pour faire face à la crise alimentaire affectant de nombreux pays dans le monde, y compris Madagascar. Cet opérateur issu du secteur agricole lance ainsi une alerte aux bailleurs de fonds et au gouvernement en place, car aucune visibilité n’est encore observée pour la préparation de la campagne de culture de contre-saison qui devra demarrer ce mois-ci.

Prochaine campagne compromise

Notons que la crise alimentaire se manifeste par l’indisponibilité des denrées à proximité des lieux de consommation et la hausse de leur prix. La situation actuelle n’est pas encore alarmante car la production rizicole est prometteuse, compte tenu de la politique de subvention de la filière menée par l’Etat en partenariat avec la Banque Mondiale et le FMI. La convention tripartite entre le ministère de tutelle, les fournisseurs d’intrants et les institutions de micro-finance (IMF) a permis  aux paysans d’améliorer leurs récoltes tout en leur permettant de rembourser leurs crédits l’an dernier. Mais la prochaine campagne culturale pourrait être compromise si l’on ne poursuit pas cette politique de subvention agricole, a fait savoir Erick Rajaonary. Cet effort n’a servi à rien, si les prix au producteur sont en baisse favorisant plutôt les spéculateurs.

Non-reconnaissance des bailleurs

En fait, une extension de la surface à cultiver permet une amélioration de la production, car moins de 10% seulement des terrains cultivables d’une surface de 36 millions Ha sont pour l’heure exploités. La vulgarisation de la technique de culture moderne est aussi de mise puisque sur les 1 721 000 de riziculteurs recensés, 65 000 d’entre eux la pratiquent. En outre, la société Guanomad les sensibilise en matière d’utilisation d’intrants à meilleur dosage. La commune d’Ambohimanambola a connu une  hausse non négligeable de sa production grâce à l’utilisation d’engrais guano. Mais la volonté des autres acteurs tels les IMF à offrir des services de proximité avec un taux d’intérêt plus bas et l’intervention de l’Etat dans la réhabilitation des infrastructures d’irrigation s’imposent également pour relancer la filière rizicole. Du côté du ministère de l’Agriculture, toutes ces actions visant à mettre en oeuvre la Révolution Verte sont suspendues. Les bailleurs continuent à appuyer les projets en cours afin de poursuivre la politique de subvention agricole mais c’est insuffisant. De plus, le déblocage du financement ne peut se faire si jamais les responsables signataires actuels sont remplacés étant donné la non-reconnaissance des bailleurs du gouvernement en place, a-t-on appris de source ministérielle. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7832 du 14 mai 2009   

Economie - Prix : Le sucre et la farine flambent

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:35

Tous les prix augmentent. La situation commence à être insupportable pour les consommateurs.
Les conséquences de la dépréciation monétaire commencent à peser lourd sur les consommateurs. Plus d’un se plaint en ce moment de la flambée des prix qui ne cesse de s’intensifier sur les différents marchés et touchant presque tous les articles, notamment ceux importés.
L’inflation se généralise et les consommateurs mais aussi les opérateurs économiques en appellent à une prise de responsabilité de l’Etat. «Il est temps de passer des paroles aux actes», affirme un restaurateur de la place qui se souvient des promesses de baisses de prix faites par les nouveaux dirigeants du pays. Au contraire, indique ce dernier, à part le riz, dont la baisse de prix est normale en cette période, les coûts de tous les autres produits augmentent de manière substantielle. Cet opérateur fait savoir par exemple que le prix du sucre importé a augmenté de plus de 21% en l’espace de quelques semaines. Le prix du kilo du sucre est passé de 1300 à 1 600 ariary. Un sac de sucre se négocie désormais à 80 000 ariary, fait-il savoir. De même, le coût d’un sac de farine de marque étrangère passe de 57 000 (1 140 ariary le kilo) à 80 000 ariary (1 600 ariary le kilo). Ce qui représente une hausse de plus de 28%.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7832 du 14 mai 2009

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