2009 avril

20 avril 2009

Economie - Marché de la publicité : Un redémarrage très difficile

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:36

La communication commerciale ou plutôt la publicité était un secteur en plein développement avant la crise. Celui-ci attend en ce moment le déclic.
Avant, on disait que le développement de toutes les activités économiques étaient poussé par la communication commerciale, actuellement, ou plus précisément, après cette crise qui a frappé le pays, force est de reconnaître que le redressement de ce marché est conditionné par la reprise de la machine économique. Les promoteurs qui travaillent dans le domaine de la communication commerciale et marketing parlent même d’un redémarrage difficile.
«Une partie de nos clients ont fermé boutiques faute de client», nous déclare une responsable d’agence de communication qui poursuit que l’autre partie de sa clientèle était tout simplement victime des pillages et de vandalisme. Presque toutes les entreprises de publicité sont en ce moment confrontées à des problèmes. Les activités de ces opérateurs économiques dépendent, en fait, de la bonne santé de l’économie nationale. Or, en ce moment, les affiches collées sur les panneaux publicitaires ne changent plus avec les mêmes fréquences qu’avant. «Nos clients demandent de moins en moins à faire des insertions publicitaires», nous confie encore notre responsable.

Perte de chiffre d’affaires

Dans le secteur de la communication commerciale, l’on estime à plus de 80% la perte de chiffre d’affaires depuis le début de cette crise. «Les entreprises du tourisme et les commerçants ont totalement disparu des plages publicitaires», explique un professionnel de la publicité. Faut-il encore rappeler que lorsque les entreprises se trouvent confrontées à des difficultés, notamment financières, c’est toujours le budget destiné à la publicité, qui en paie les frais alors que ces sommes sont déjà réduites au minimum dans le programme de dépense des entreprises. Un professionnel affirme qu’il y avait quand même des secteurs qui ont continué à faire de la publicité mais ces opérateurs ont sérieusement taillé leur budget de communication. «Ces derniers le font parce qu’ils veulent garder le contact avec leurs clients», note encore l’interlocuteur. 
Même en cette période où l’on parle de reprise des activités économiques, les entreprises de la publicité, notamment les agences de communication, éprouvent toujours d’énormes difficultés. «Ce n’est pas facile de faire revenir les clients», affirme un professionnel. «Les sociétés, qui, d’habitude, font de la publicité, n’ont plus assez de liquidités mais de leur côté, les agences de communication ont aussi leurs problèmes à eux», devait noter celui-ci.
Mais quoi qu’il en soit, à l’instar des autres secteurs d’activité, celui de la publicité attend son tour pour redémarrer. Dès que les promoteurs se sentent en confiance et que la consommation commence à se réveiller, le marché de la publicité remontera automatiquement.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7812 du 20 avril 2009

18 avril 2009

CHRONIQUE DE VANF - L’éducation change le monde

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:23

Ruban de bitume presque rectiligne, entre une haie de herbes hautes qui cachent les bornes kilométriques. Pas vraiment l’idée qu’on se fait du Sud et de son aridité légendaire. Un champ de baobabs charnus et feuillus vous accueille. Sakaraha, dernière grande étape sur la RN7 à destination de Toliara. À 800 kilomètres de la capitale, mais, la même réalité du tiers-monde. Ses échoppes de saphir ayant pignon sur la Route nationale, ses pistes adjacentes en piteux état, une mosquée voisine d’un collège rural catholique (comme toujours excellemment entretenu), et un peu plus loin la marchande de mokary et ses cantiques FFPM. Le réseau est plutôt Zaïn, l’électricité comptée.
Plus tôt, un peu avant le parc national de Zombitsy, il faut prendre à l’Est et emprunter pendant une petite heure la vingtaine de kilomètres d’une piste sablonneuse qui débouche, quelque part au milieu d’un horizon qu’on croirait infini, à Tanandava-Ifantso, village qui surgit sans prévenir au détour d’un ultime bosquet. Cette Chronique leur est dédiée, au moins, pour faire émarger cette foule d’anonymes dans les quotations de Google.
À côté du squelette d’un projet jamais achevé du FID, quatre salles de classe, deux autres qui sortiront bientôt de terre, pour une capacité d’accueil théorique de 300 élèves. Je demande à un gamin de dix ans de m’épeler son nom. Confus, il se tortille pour m’avouer ne savoir ni lire ni écrire. C’est que les élèves, il faut d’abord les arracher aux travaux des champs où ils sont réquisitionnés comme main d’œuvre d’appoint par des parents qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Quand on n’élève pas un drapeau blanc au-dessus d’un tunnel d’extraction de saphir pour signaler un ensevelissement définitif. Pour une fois que l’école n’est pas trop loin du village, j’apprends aussitôt que les gosses des dix autres hameaux alentour doivent marcher une heure pour rejoindre ce chef-lieu du savoir.
Au plaidoyer de scolarisation, les parents répondent par une suggestion de cantine scolaire. Dans notre réalité du tiers-monde, l’école, c’est d’abord la chance d’un réfectoire subventionné. Un père de famille, qui s’improvise porte-parole de la misère de tout le monde, avoue ne pas avoir mille francs à donner chaque jour pour le repas de son fils qui monte dans l’ascenseur social de l’éducation.
Tanandava, aucune prise murale en vue, pas de lampe au plafond, l’électricité y reste à inventer. Au tableau noir, côte-à-côte, des textes en tandroy et bara. Les autochtones sont chargés d’expliquer à leurs condisciples betsileo. Que l’éducation changera leur monde.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4288 du 18-04-2009

SOCIAL - Bois précieux : Les vols augmentent dans les parcs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:18

Beaucoup de parcs font l’objet d’exploitations illégales. La communauté internationale demande leur protection.
Les parcs nationaux n’ont pas été épargnés par la crise politique à Madagascar. Depuis janvier, l’exploitation forestière illégale a connu un boom dans les forêts humides d’Atsinanana, notamment dans les parcs de Marojejy et Masoala. Le vol de bois précieux s’est aussi aggravé dans les districts d’Antalaha et Sambava. Les parcs nationaux malgaches, temoins du patrimoine mondial, en deviennent défigurés.
« Ces actes de pillage se sont multipliés depuis l’émission d’autorisations exceptionelles d’exploitation. L’absence des forces de l’ordre et d’une administration forestière sur place accentuait les vols », déplore Guy Suzon Ramangason, directeur de Madagascar National Parks.
Situation préoccupante
Les trafiquants ont profité des récents événements politiques au pays pour accroître leurs activités. « Beaucoup d’employés forestiers ont subi des actes de vol. Seuls quelques-uns de nos employés sont restés sur place pour surveiller les parcs. Mais ils sont impuissants face à l’assaut des centaines de pilleurs », ajoute Ramangason.
Face à cette situation, la communauté internationale a réagi par l’intermédiaire de l’Unesco et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ils se disent préoccupés par la situation et appellent les autorités gouvernementales et les Malgaches à faire leur possible pour arrêter ces pillages.
Selon eux, Madagascar abrite une partie importante du patrimoine naturel mondial. Il est le deuxième pays le plus riche de la terre en biodiversité. Le ministère de l’Environnement a déjà mis en place un comité de veille.
« Des patrouilles de la gendarmerie sont descendues sur place mais leur efficacité n’est pas garantie », souligne un des habitants à l’entrée du parc. Il a fallu l’intervention d’une forte délégation composée des membres de Madagascar National Parks, de l’administration forestière, des politiciens et des membres du comité de défense pour la démocratie, pour chasser les trafiquants.
La question sur le devenir des bois précieux pillés dans ces parcs reste sans réponse. « Ils sont considérés comme volés. Ce qui doit alerter les responsables », conclut Ramangason.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4288 du 18-04-2009

17 avril 2009

Economie - Tourisme: Suspension du droit de visa jusqu’à 2010

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:15

Un grand pas de fait dans la relance du secteur touristique. Le paiement des droits de visa pour les séjours de moins de 30 jours à Madagascar, s’élevant à 58 euros, est suspendu et ce, jusqu’au 31 décembre 2009.
C’était la décision prise à l’issue de la rencontre entre le Directeur de Cabinet de la HAT, Zazah Ramandimbiarisoa, le ministre du Tourisme et de l’Environnement de la Transition, Gilbert Raharizatovo, ainsi que le ministre des Finances et du Budget, Benja Razafimahaleo, côté HAT, avec une délégation d’opérateurs touristiques conduite par le Président de l’Ontm, Joël Randriamandranto.
La nouvelle mesure, tant demandée dans le milieu touristique, bien qu’il s’agisse d’une suspension et non de suppression, telle que l’avaient toujours revendiqué bon nombre de professionnels du tourisme, sera applicable dès le 20 avril 2009 prochain sur l’ensemble du territoire national. Son but, il faut le rappeler, sera d’inciter les touristes à venir dans la Grande île pour le reste de la saison.
Bien qu’il s’agisse d’une urgence, la mesure ne sera pas reçue de la même façon chez les professionnels du secteur. Il y aura certainement ceux qui sont pour la nouvelle mesure ou qui demanderont à aller jusqu’à la suppression dudit droit, mais il y en a ceux qui ne cachent pas leur inquiétude quant à la sécurité intérieure du pays.
Par ailleurs, il a été également convenu lors de cette rencontre qu’il y a une possibilité de rééchelonnement des paiements des impôts et taxes dus par les entreprises du tourisme en difficulté financière. Cependant, ces derniers sont tenus d’effectuer leurs déclarations dans le respect du calendrier fiscal.

Source @Moov (Midi Madagasikara - 17-04-2009 )

Société - Jade : 15 morts et plus de 60 000 sinistrés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:07

Quinze morts, dix blessés, plus de 60 800 sinistrés et près de 5 630 maisons endommagées. C’est le dernier bilan, communiqué par le BNGRC (Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes), suite au passage du cyclone Jade. Le bilan s’est tristement alourdi une fois les résultats des évaluations des dégâts à Antalaha connus. Ce district, qui a reçu les premiers impacts de Jade, a été fortement affecté par ce météore. Cette ville compte quatre morts, une personne disparue, quatre blessés, 22 900 sinistrés, 4 570 maisons endommagées, dont 1 470 totalement détruites. Jade a aussi fait d’énormes ravages sur les cultures. Près de 63% des cultures d’exportation, notamment de vanille et de café, sont détruites. Les cultures de subsistance et les arbres fruitiers n’ont pas non plus été épargnés. Ils sont respectivement endommagés à 75% et à 65%. Pour venir en aide aux habitants d’Antalaha, Care International, sous l’égide du BNGRC, a apporté près de 100 tonnes de riz et de légumineuses à la population. La distribution se fera principalement suivant le système VCT (Vivre Contre Travail).

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7810 du 17 avril 2009

16 avril 2009

Economie - Culture vivrière dans le Sud - La relance du sorgho à l’eau !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:01
A la même période, se tient chaque année, la récolte de sorgho qui fait partie des aliments de base, avec le maïs et le riz, de la population du Grand Sud de Madagascar.
Planté au début de la saison de pluies, vers 15 décembre en général, le sorgho connaît une durée du cycle de production jusqu’à sa maturation qui varie entre 115 à 180 jours, soit 6 mois pour les variétés tardives et un peu moins de 4 mois pour celles hâtives. Cultivé surtout dans les régions arides de l’île,  le sorgho résiste aux températures élevées même durant les périodes de sécheresse et le grain de sorgho n’a pas de gros besoins en eau pour germer, d’autant qu’il peut rester en terre plusieurs semaines sans germer en attendant une humidité suffisante. Dans les conditions d’Ambovombe, le sorgho précoce arrive à maturité avec une faible pluviométrie de 200 mm seulement durant leur cycle végétatif (mi-décembre à mi-avril). Le sorgho se multiplie par semi direct dont l’azote est son pivot de la fumure puisque pour produire 2 tonnes de grain à l’hectare, on estime qu’il faut apporter suivant les situations 35 à 45 kg/ha de l’engrais. En 2007, la remise sur les rails de la plantation de cet aliment a été réalisée dans 3 régions du sud, à savoir, Atsimo Andrefana, Anosy et Androy avec plus de 60 000 familles ciblées. La plantation couvrait plus de 15 000 hectares avec des semences comprenant un cycle de production de 3 mois et 10 jours. Le projet a été mené avec une formation des bénéficiaires durant dix jours et des banques de céréales ont été installées au niveau de chaque région. Ces structures ont servi au stock de régulation et aux semences de relance agricole.

Suspendue ?

Un système de pérennisation a aussi été créé en même temps et comprenait quatre niveaux : le silo dans les villages, le centre de stockage dans les communes, une sous banque de céréales dans le district ou intercommunal et enfin, une banque de céréales au niveau de chaque région. Ce projet de plantation de sorgho et d’installation de banques de céréales a coûté un million de dollars, dont la majeure partie est financée par l’Agence américaine Usaid avec la participation de plusieurs partenaires. Pour la saison de l’année 2008, c’est-à-dire débutant au mois de décembre 2007, la même agence américaine a répondu favorablement à la requête de financement du gouvernement malgache à travers le projet « coordination et support technique pour la relance de la production du sorgho dans le Sud de Madagascar ». Représenté par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), cette demande a été adressée à l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao), ainsi qu’à d’autres partenaires techniques et financiers œuvrant dans le domaine du développement pour la mobilisation des fonds et d’assistance technique pour redynamiser cette culture dans ces régions concernées. L’objectif est d’assurer pour la prochaine saison culturale à partir du mois d’octobre 2008, en collaboration avec des partenaires techniques la production en contre-saison de 15 à 20 tonnes de semences de base de sorgho à distribuer aux bénéficiaires ciblés pendant la campagne 2008-2009.

La Fao a également assuré la formation de 40 techniciens et chercheurs malgaches organisée en collaboration avec le ministère de tutelle. Mais le résultat est tout autre sur le terrain et quant aux objectifs fixés, aucune statistique n’est sortie d’autant que les projets ont été suspendus suite à l’achat de l’avion présidentiel « force one two ». Au début de la saison culturale de cette année, rien n’a été fait ou initié, d’où la famine qui sévit durement dans le Sud en ce moment.

Extrait La Vérité  - Jeudi, 16 Avril 2009

Economie - Conjoncture : Les réserves s’épuisent, les recettes ne rentrent pas

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:54

Le pays est mal parti. La relance économique, pour laquelle le régime de transition a promis appui et contribution, piétine. Les opérateurs économiques, qui n’ont d’autre choix que répartir à zéro, se demandent comment ils vont faire pour s’en sortir.

Ces derniers s’inquiètent du fait que les réserves de l’Etat, notamment les devises s’épuisent tandis que les recettes ne rentrent pas. Faut-il rappeler que les recettes douanières et fiscales ont été revues à la baisse.
Si nous n’avons plus de devises, seule monnaie de change dont dispose l’économie en cette période post-crise, et qui, il faut le rappeler est tarissable, sauf si les activités génératrices de devises, comme le tourisme ou la filière halieutique, redémarrent au plus vite, Madagascar sera confronté à d’énormes difficultés d’autant plus que les bailleurs de fonds ont décidé de couper les robinets.
A propos de devises, les opérateurs se demandent également si la dépréciation actuelle de la monnaie malgache, une chute un peu trop rapide, n’est pas le fruit d’attaques spéculatives, comme ce fut le cas en 2004 où, les devises coûtaient très cher. Un euro valait par exemple à l’époque plus de 16 000 Fmg.
L’heure est grave. Il est plus qu’urgent de relancer le tourisme, le secteur jugé être le plus facile à remettre sur les rails. Une relance qui permettrait de reconstituer les réserves en devises de la Banque Centrale et de se faire un peu de liquidité pour le pays, et surtout pouvait couper court aux spéculations sur le taux de change. Sinon, l’Etat devrait accélérer les négociations pour que les bailleurs de fonds débloquent à nouveau les financements.

Source @ Moov (Midi Madagasikara - 16-04-2009)

Culture - Donia : Des enjeux socio-économiques importants

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:52

Depuis un certain temps, Madagascar apparaît aux yeux du monde entier comme un pays en crise. Mais malgré ce schéma et l’avenir plein d’incertitudes, les événements culturels comme le Donia ne se laissent pas happer par ces aléas de la vie politique. En effet, envers et contre tout, le Comité d’organisation du festival Donia (COFESTIN) continue à travailler d’arrache-pied. Mais si pour beaucoup, le festival ne représente qu’une fiesta géante avec la plage et le soleil en plus, il est un atout majeur socio-économique pour le pays, depuis près de 15 ans. Sillonnant la RN4 et bien ancré dans le calendrier de Nosy-Be, Donia représente un enjeu social considérable. Des campagnes de sensibilisation contre le SIDA ou encore pour la protection et les droits des enfants sont organisées chaque année conjointement avec le SE-CLS, le GTZ et l’UNICEF. Des campagnes qui ont porté leurs fruits auprès de la population rien que pour la lutte contre le SIDA.
Opportunité économique régionale. Mais le Donia, c’est aussi près de 200 artistes qui font le plein chaque soir au stade d’Ambodivoanio, devant 12.000 spectateurs. Un apport économique considérable pour la région. « Le festival Donia a été créé en 1994 pour revitaliser la saison touristique en période de Pentecôte. Aujourd’hui, l’objectif a été atteint, puisque le festival Donia attire de plus en plus de touristes chaque année. » explique Jean Louis Salles, vice-président du COFESTIN. Un succès sans commentaires qui se retrouve confronté à de nouvelles difficultés. Car si il y a 15 ans, les touristes désertaient Nosy-Be, actuellement la situation est tout autre. « Le Donia est très demandé par les agences et Tour operators étrangers. Mais pourtant, notre capacité d’accueil et la fréquence des vols ne permettent pas encore de répondre à cette demande. Si la situation s’améliore, on pourrait attirer avec le Donia 4 à 5 fois plus de touristes. » continue ce dernier qui est aussi le directeur et gérant du Vanila Hotel. Un des hôtels prestigieux de l’île qui affiche complet au cours de ce festival. Ici, les chambres sont réservées près de 3 mois à l’avance. Une preuve de l’enthousiasme et du succès international généré par Donia.  Mais au-delà de ces paramètres touristiques, le Donia, c’est aussi une création d’emplois, relatifs à l’hôtellerie mais aussi aux structures d’organisation sur place. D’autres structures comme la Star font appel à des saisonniers pour les animations et ventes de leurs produits. Car le festival est une aubaine économique qui profite à tous. Notamment aux vendeurs locaux établis dans et aux alentours du stade. En moyenne, un client dépense environ 15.000 ar par soirée. Ce qui représente un chiffre d’affaires approximatif de 2.250.000 ar par soirée pour un stand moyen. Sans parler des jeux qui se déroulent toute la journée et des activités diverses autour de l’île. 
Une fierté nationale. Aujourd’hui, et ce depuis 2007, le festival Donia entend devenir un événement national et non plus régional. Une caravane de 130 personnes fait ainsi le plein sur toute la RN4 avec des représentations  populaires. Une ferveur partagée partout dans la Grande Ile. Car au fil de ses 15 ans d’existence, le Festival Donia a fini par représenter un des événements culturels qui rendent Madagascar fière. Ce qui n’est pas toujours le cas, surtout en ces temps de crise.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7809 du 16 avril 2009

15 avril 2009

Culture - L’Alahamady selon l’astrologie Anakara-Antemoro

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:42

Traditions. Comment dater l’alahamady ? La question divise les gardiens de la tradition. Voici une théorie argumentée que nous propose Erys Rabedaoro.

L’heure est venue de briser le secret sur une découverte jusqu’ici soigneusement protégée. Notre sujet : l’alahamady (Nouvel an malgache) et la méthode Anakara-Antemoro pour la dater.
Plusieurs dates de l’alahamady sont proposées actuellement à travers les différents almanachs disponibles dans les librairies et centres de recherches. Beaucoup d’entre nous se demandant laquelle de ces dates est la vraie date de l’alahamady. Chaque auteur dira et soutiendra que la sienne est la vraie et que les autres ont tort. Comment l’en dissuader ? A vrai dire, chacun a raison. Le problème, à notre avis, n’est pas de déterminer qui a raison ou qui a tort. La sagesse nous incombe de déterminer une date unique, unanimement choisie, pour notre nation. Trois méthodes sont actuellement proposées pour dater l’alahamady. Nous avons le devoir, mieux, l’obligation, pour nos enfants, pour Madagascar, d’en choisir une. Et nous devons le faire objectivement en nous souvenant de l’adage de nos ancêtres : «Ny hevitry ny maro mahataka-davitra » (L’idée qui émane de plusieurs personnes va loin). Forts de leur science et de leurs expériences, certains astrologues nous ont dit : « Il est inutile de discuter de l’alahamady car aucun astrologue ne dénigrera sa méthode ». Or, la question n’est pas d’avoir raison ou tort. Il n’est pas normal que dans un pays comme le nôtre, la même année, on fête plusieurs fois le nouvel an malgache. La différence est une richesse, mais, dans le cas présent, elle nuit à l’unité nationale.
(…) En 2010, si nous comptons à partir de 1960, notre pays aura 50 ans. Ce sera l’année de notre libération, l’année de notre envolée vers un futur étincelant et même, permettez-moi de dire, l’année de notre transfiguration. Cette année est capitale pour Madagascar. Pour fêter son début, l’alahamady, ayons la sagesse de choisir une date unique pour toute l’île. Nous qui sommes si fiers du « fahendren’ny razana », si fiers de notre philosophie du fihavanana ‘(qui, en ce moment, bat de l’aile), trouvons ensemble, sans a priori, cette date.
A la question : Comment dater l’alahamady ? L’astrologie Anakara-Antemoro, héritière d’un manuscrit du prophète Daniel sur l’astrologie divinatoire, répond : « Dès le mois de mars, surveillez le ciel. Lorsque la pleine lune brillera à proximité du groupe d’étoile Alikilily, ce sera le signe, la preuve, que 15 jours auparavant, la nouvelle lune a eu lieu dans la constellation Ariès (alahamady), que l’année donc, 15 jours auparavant a commencé ». Pour cette année 2009, regardez la pleine lune du 9 mai. Vous la trouverez près de l’Alikilily, preuve que le 25 avril 2009, la conjonction soleil lune s’est produite dans la constellation de l’alahamady ! Pourquoi  la date est différente de celle des autres ? Parce que les astrologues Anakara-Antemoro se repèrent par rapport aux constellations du zodiaque. En effet, signes et constellations du zodiaque sont différents. A l’œil nu, nous pouvons suivre les déplacements de la lune ou d’une planète à travers les constellations du zodiaque, ce que nous ne pouvons pas faire à travers les signes qui sont des découpages conventionnels du ciel d’après l’astrologie grecque. Un signe n’est pas visible, ce n’est pas un groupe de points lumineux repérables comme les constellations. Quand les astrologues Anakara-Antemoro disent que la lune est en « asombola », ils font allusion à la constellation de Virgo qu’on peut voir à l’œil nu. Ils ne font pas référence au signe de la Vierge qui est un découpage mathématique du ciel.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7808 du 15 avril 2009

Culturel - Spectacle : Johnny Hallyday ne viendra pas à Madagascar !

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:40

Ce sera certainement le plus grand ratage artistique de l’année. Johnny Hallyday ne viendra pas à Madagascar cette année, selon la déclaration de Charles Morin Poty, directeur des Arts et de la Culture auprès du ministère de la Culture. Le concert qu’il a prévu dans la capitale en septembre, dans le cadre de sa tournée de fin de carrière musicale sur scène, « Tour 66 », n’aura pas lieu.

Pourtant, sur le site d’information du « Tour 66 », le 15 septembre, date prévue pour le concert dans le pays est encore réservé à Madagascar. Mais le statut reste « non-confirmé ». Les réservations pour les autres concerts qui entrent dans le tour sont par contre déjà ouvertes.

« Le chanteur en personne a annoncé cette annulation lors de son intervention dans une chaîne télévisée française quelques jours après le samedi noir d’Ambohitsirohatra, le 7 février », ajoute le responsable et également fondateur du fameux groupe Feon’Ala. En effet, la crise sociopolitique de ces derniers temps est considérée comme la principale cause de ce changement de programme de cette légende de la chanson française.

« L’artiste a dû se méfier, et s’inquiéter pour sa sécurité », analyse Charles Morin Poty. Mais on ne peut écarter l’idée que Johnny Hallyday a dû se rendre compte ces derniers mois, du non respect des droits de l’homme dans le pays. Le concert qu’il doit donner dans la Grande île entre dans le cadre d’une œuvre humanitaire, au profit de l’Unicef.

Malgré la déclaration de ce haut responsable auprès du ministère de la Culture qui devrait être partenaire de l’organisation du concert de Johnny Hallyday dans le pays, Jaobarison Randrianarivony, directeur de Média Consulting, une maison de production qui devrait prêter main forte à la préparation de l’événement, reste très évasif sur la question. Au lieu de confirmer l’annulation ou non du rendez-vous, il évoque ainsi que l’organisation d’un tel événement en cette période de crise est tellement difficile.

L’Unicef Madagascar, le principal bénéficiaire de ce concert, de son côté n’a pas encore réagi sur cette annulation. Un responsable qui ne souhaite pas s’identifier a même déclaré que « vous êtes la première personne à m’apprendre cette mauvaise nouvelle ». « La direction ne tardera pas d’y apporter les éclaircissements nécessaires », poursuit-il.

« A cause de cette déclaration de l’artiste, nous, le comité d’organisation local, avons décidé d’abandonner toutes les préparations », confie Charles Morin Poty, visiblement désespéré. Ainsi, les tickets qui devraient être mis en vente depuis le début du mois de mars n’étaient plus émis. Par précaution ?

En décembre 2007, Johnny Hallyday a annoncé qu’il quittera en 2009 la scène et pour faire son adieu, il envisageait de donner plusieurs concerts aussi bien dans l’Hexagone qu’à travers le monde. A ce moment là, il avait confié que sa visite et son concert à Madagascar, - là où sa femme Laetitia s’est déjà rendue avec l’Unicef en 2007 -, serait pour cette année.

Extrait Tribune Madagascar - mercredi 15 avril 2009

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