2009 avril

24 avril 2009

CULTURE - Célébration : Les mpikabary au service du livre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:05

Trois nouveaux ouvrages sont présentés pendant la Journée mondiale du livre. Les orateurs témoignent ainsi leur engagement pour la promotion de la lecture.
Hier, c’était la Journée mondiale du Livre. Une manifestation organisée par l’Association des orateurs malgaches (Fimpima), à la Bibliothèque nationale d’Ampefiloha, figure parmi les rares programmées dans la capitale pour l’événement. Une occasion pour les orateurs d’exposer au public l’essentiel, ou presque, de tout le répertoire bibliographique du « kabary malagasy », riche de ses « petits » vingtaine d’ouvrages.
En effet, toujours dans le cadre de la célébration du 45è anniversaire de Fimpima, ses membres veulent marquer à jamais la présence incontournable de cette littérature essentiellement « orale » parmi la grande famille des livres en langue malgache. La sortie de trois ouvrages a été mentionnée officiellement au public.
« Actuellement que le livre a sa place dans notre société, nous ne sommes plus obligés de fouiller dans les traditions orales pour découvrir nos racines culturelles », fait remarquer Hanitriniaina Andriamboavonjy, présidente de l’association des orateurs malgaches (Fimpima).
Subventions
Mais malgré l’ambition de faire une plus large promotion, les moyens demeurent minimes. Ainsi, « Les cotisations de tous les membres ont permis l’édition de l’ouvrage. Et c’est toujours ainsi pour faire aboutir un projet de livre », avoue la présidente.
Ainsi, rien d’étonnant si chaque ouvrage n’est tiré qu’à peine à 500 exemplaires. Une production très faible par rapport aux quelque 7 millions de lecteurs potentiels du pays.
Pour faire face à cette difficulté d’édition, la politique envisagée par l’Etat perdure à la phase du projet. « Pour un projet d’édition massive subventionnée par l’Etat, nous avons déjà recueilli pas mal d’oeuvres d’auteurs que nous estimons de valeur pour la culture et l’éducation nationales. Des pourparlers auprès des éditeurs ont été aussi entamés », confie Charles Morin Poty, directeur des Arts et de la culture au sein du ministère de la Culture. Entamé depuis déjà au moins trois ans, cette initiative à du mal à connaître une suite favorable.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4293 du 24-04-2009

23 avril 2009

Tourisme: “Il faut que tout redémarre en mai”, selon Joël Randriamandranto de l’ONTM

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

(22-04-2009 ) - L’industrie du tourisme constitue le second secteur d’exportation et générateur de devises pour Madagascar. Les responsables de l’ONTM continuent les lobbying auprès des chancelleries étrangères.

Après l’Allemagne, l’Italie et la France, l’ONTM continue de sensibiliser les bureaux des chancelleries étrangères pour la modification des avis de recommandations de voyage qui lèsent totalement le secteur touristique malgache.
"Mercredi après-midi, j’ai encore rendez-vous avec le Consul Honoraire du Royaume-Uni, de Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord à Madagascar et dans les prochains jours avec les autres ambassades comme la Suisse", a affirmé Joël Randriamandranto, Président de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM).

L’objectif étant simple, "faire venir les touristes dès le mois de mai", selon les explications de ce premier responsable de la promotion de la destination Madagascar.

Depuis le début de la crise politique à Madagascar, l’industrie du tourisme malgache a le moral au plus bas. Les hôtels ferment, les tours opérateurs et autres services sont obligés d’entrer en chômage technique. Et pour son redémarrage, il faut 600.000 euros.
"Les bailleurs de fonds sont déjà prêts à nous aider", a encore souligné M. Randriamandranto. Ce plan de relance est constitué généralement de 5 stratégies se résumant comme suit : Minimiser l’impact de l’incertitude des touristes; renforcer les liens avec le trade pour maintenir de programmer la destination en 2009 et 2010 et cela à travers des roads-shows et des éductours; assurer les partenaires étrangers; mettre en place une ou des offres promotionnelles pour les touristes individuels pour le tourisme balnéaire et développer le tourisme local…

Rappelons que certains sites français, spécialisés en tourisme, commencent déjà à parler de la relance de la destination Madagascar tout comme certaines chancelleries qui modifient leurs avis de voyage. En 2008, le secteur a généré plus de 273,71 Millions de dollars de devises avec 303.000 visiteurs. Cette année, les opérateurs espèrent recevoir au moins 150.000 touristes. 

Source @Moov
 

Culture - Guitar Wood défend la terre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:16

A l’occasion de la journée mondiale de la terre, « Earth Day », qui aura lieu demain 23 avril, Guitar Wood participera à l’événement organisé par l’Ambassade américaine dans la ville de Toliara, événement qui se déroulera du 22 au 25 avril.
Première étape mardi soir à l’Ecole Sacré-Coeur où le groupe a fait une brève apparition en guise de sensibilisation. Notons que cette fois, le groupe a vu la participation de nouvelles figures de la guitare dont Jimmy Harrisson et Zix (de Mboutah). Le concept étant de faire passer le message de sensibilisation à la protection de l’environnement à travers la guitare et les guitaristes.
Demain sera le clou de l’événement avec une manifestation qui se tiendra au Jardin de la mer où Guitar Wood donnera un concert pour marquer de façon percutante la journée mondiale de la terre.. Ce sera une occasion pour la population locale de connaître, et le concept de Guitar Wood, et la musique du groupe qui devient un champ de perpétuelle expérimentation pour ceux qui adhèrent à la cause et souhaitent développer davantage le projet sur le plan aussi bien artistique qu’environnemental.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7815 du 23 avril 2009

Culturel - Le livre et sa place à Madagascar ?

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

Foire aux livres ici, sortie de quatre récits littéraires là, et d’autres manifestations qui se rapportent à la littérature partout. La célébration de la journée mondiale du livre et des écrivains, le 23 avril, à Madagascar s’annonce bien. Tout le monde, les artistes et littéraires en particulier, semble être mobilisé par l’événement. Et ce, malgré le fait que la principale préoccupation des Malgaches, de ces derniers temps, reste encore la politique et les crises sociales et économiques dues à la politique.

Dominique Ranaivoson a été la première à marquer d’une pierre blanche cette importante journée. Bien entourée, à côté des auteurs des récits qu’elle a sélectionné pour sa chronique, Désiré Razafinjato, auteur de « Madagascar au Djebel Algérien », Cyprienne Taozara qui a écrit « Doublement un », Johary Ravaloson « Antananarivo, ainsi durant les jours pluvieux » et Hery Mahavanona, l’auteur de « Au nom du père », elle a présenté le second volume de « Nouvelles chroniques de Madagascar », samedi dernier au centre culturel Albert Camus.

Allant du roman au conte, les récits mettent en scène divers personnages comme des paysans, des citadins et des soldats, dont la vie quotidienne semble être ordinaire mais fascinante. L’aventure littéraire des auteurs va en effet de la capitale, Antananarivo, traverse les villages Tsimihety, à l’Ouest de Madagascar, pour aboutir en Algérie où la Reine Ranavalona III, alors en exil, a perdu la vie à l’époque de la colonisation.

Source de savoir

La société biblique malgache, elle aussi, a voulu contribuer à la construction de l’édifice (mais quel édifice au juste ?). Depuis trois ans maintenant, elle a organisé « La foire aux Livres ». La troisième édition se déroule dans le jardin d’Antaninarenina depuis mardi. Forte d’une dizaine de stands, elle ne prendra fin que ce samedi 25 avril.

Dans le cadre de la célébration de cette journée mondiale, l’association des orateurs malgaches, (Fimpima), prévoit de se manifester à travers une conférence-débat sur la mission de l’association, la place du livre et les droits d’auteurs, des ventes et expositions. Une manifestation très importante, semble-t-il, aussi bien pour les « orateurs » que pour les « lecteurs ».

Mais quelle place occupe le livre dans le quotidien des Malgaches ? « C’est la source du savoir », reconnaît Marc Rakoto, président de la société biblique lors de l’ouverture de cette foire, mardi. Et si la société Biblique a mis en valeur la parole de Dieu et l’éducation dans le cadre de l’événement qu’elle organise, c’est parce qu’elle croit que dans ces domaines on peut très bien acquérir de plus amples connaissances.

Moyens insuffisants

Hemerson Andrianetrazafy, plasticien, poète et historien, constate que la culture de la lecture n’est pas encore bien inculquée chez les Malgaches. Et pourtant, dit-il, je suis étonné de voir des jeunes étudiants et des simples citoyens s’intéresser aux extraits d’œuvres littéraires exposées par ci et par là. « Visiblement, c’est curieux », regrette-t-il.

Malgré la multiplication des manifestations littéraires ces derniers temps, et les efforts effectués par les écrivains, les éditeurs et l’État pour publier leurs ouvrages, le livre reste toujours au second plan dans le pays.

« C’est une question de moyens », explique un lecteur. Les livres sont encore très chers à Madagascar. Le prix d’un dictionnaire, par exemple, est deux fois supérieur au salaire minimum de base dans le pays. « Comment voulez-vous que les gens fassent autant de sacrifice », s’inquiète-t-il. Les bibliothèques de leur côté, se présentent toujours comme un espace réservé aux « civilisés privilégiés ». Or, plus de 80% des Malgaches vivent à la campagne.

Conclusion : ce n’est ni la culture de la lecture, ni les moyens déployés par les auteurs et éditeurs qui manquent à Madagascar. Ce sont surtout les moyens pour faciliter l’accès à la lecture, pour tous publics, qui ne sont pas très poussés.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 23 avril 2009

22 avril 2009

SOCIAL - Passage cyclonique : Des milliers d’enfants sans classe

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:45

Les enfants sont les principales victimes des cyclones. Cette année, des élèves du district de Mananjary et Maroantsetra se trouvent dépourvus de salles de classe.
Le passage successif des cyclones à Madagascar, depuis janvier, laisse des victimes. Des milliers d’enfants se trouvent dépourvus d’écoles et sont obligés de faire l’école buissonnière. Le dixième rapport de situation dressé par le bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et ses partenaires avance des chiffres inquiétants.
Selon ce rapport, quatre écoles ont été touchées par le passage de la tempête tropicale Jade à Maroantsetra. 21 autres ont été endommagées mais restent utilisables malgré leur état délabré. Mais le district de Mananjary a le plus souffert de la situation avec 31 salles de classes décoiffées. « Cette situation laisse des élèves dans le désespoir », explique le chef de district de Mananjary qui essaie de mobiliser les forces vives pour scolariser les milliers d’élèves.
L’Unicef intervient
« La tempête tropicale a été une souffrance pour nous. Cela fait trois semaines que nos enfants ont séché les cours. Nous espérons que la situation se rétablit vite malgré la crise actuelle », se plaint Hélène Randriasoa, une paysanne habitant dans le quartier d’Anosinakoho parmi les quartiers touchés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le district de Mananjary.
Elle avance que beaucoup de familles ont arrêté d’envoyer leurs enfants à l’école. Cette situation engendre une catastrophe scolaire pour tout le district. Selon le BNGRC, 1395 élèves se trouvent sans classe après le passage de Jade.
L’intervention a été renforcée par l’Unicef pour accélérer le retour en classe de ces élèves. 30 salles de classe seront mises en place temporairement dans ce district pour accueillir 1500 élèves sans classe. Dix-neuf « school in a box » seront offerts avec 10 « recreation kit ». Ces équipements très sophistiqués permettent aux élèves de jouir de leur droit à l’éducation. Le Cluster Education a conduit une mission de suivi sur le terrain au cours de la dernière semaine de mars. La contribution des associations de parents d’élèves, des enseignants et de tout le personnel de l’éducation au niveau décentralisé a été cruciale pour leur intervention.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4291 du 22-04-2009

Economie - Trafics de bois précieux : Des actions de sensibilisation dans la SAVA

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:43

Le pouvoir central et les collectivités locales sont partis pour une véritable lutte contre le fléau qui mine la partie Nord du pays.

Face au pillage des bois précieux dans la SAVA, des actions de sensibilisation sont entreprises. Tel est le cas récemment de la réunion d’un comité ad hoc pour la protection des aires protégées plus particulièrement de Madagascar National Parc de Marojejy et de Masoala.
.En effet, plusieurs zones de ces deux aires protégées sont réputées envahies par des individus qui y abattent des bois précieux dénommé Andramena, plus connu par le surnom de « bolabola » et chassent les espèces animales telles que les lémuriens, les anguilles, des crevettes et des poissons des parcs marins de Masoala.

Evacuation totale

Comprenant différentes entités émanant du  Ministère de l’environnement et des Eaux et Forêts, du KMD, des employés assermentés du cantonnement des eaux et forêts, des gendarmes et policiers et des journalistes, la mission de sensibilisation a consisté à mettre en œuvre le processus d’évacuation totale des intrus ayant envahi de force le parc ainsi qu’à la recherche des moyens de formaliser l’exploitation illicite des bois précieux. Ce, afin de rendre effective la politique de lutte contre la pauvreté, en permettant à la population locale d’avoir des sources de revenues officielles. Il s’agissait également de mettre un terme aux coupes non autorisées. Les populations des Fokontany concernés par ce pillage des richesses naturelles sont unanimes à reconnaître que la mise en place d’un système adéquat pour éradiquer ce fléau est plus que nécessaire.

Doléances

La majorité de la population et des chefs de Fokontany ont affirmé leur volonté politique malgré leur impuissance à expulser les envahisseurs  ayant pénétré par force et embauché des hommes forts et valides du village pour la coupe des bois de 25cm de diamètre sur deux mètres de long et le transport vers le dépôt. Les chefs Fokontany ont également profité de cette réunion pour adresser des doléances aux autorités afin que des actions soient entreprises pour leur permettre de mieux lutter contre la pauvreté. Une pauvreté provoquée, par ailleurs, par la chute des prix de la vanille. Leur souci principal réside aussi dans la mise en œuvre de mesures de sécurité qui leur permettront de mieux se protéger contre les tentatives de répression des trafiquants qui opèrent dans la région. Quoiqu’il en soit, les populations locales apprécient ce genre de réunions, afin de renverser la situation qui prévaut actuellement dans ces deux parcs où des centaines de pieds de ces bois précieux sont abattus.

Poste avancé

Par ailleurs, les routes secondaires menant vers des villages proches du parc sont abîmées. A l’exemple de celle menant vers Andratamarina, Andrahanjo ainsi qu’au fokontany de Mandena, commune rurale de Maroambihy, comme les 8 communes du district d’Antalaha citées plus haut qui sont complètement abîmées par les passages, jour et nuit, des camions chargés de ces bois précieux. A Ampandrana, commune rurale d’Andratamarina comme dans d’autres endroits, plusieurs hommes étaient encore en train de tirer la rondelle de bois liée à l’extrémité du bout avec une corde en nylon. Des interventions  des gendarmes, policiers et des agents forestiers sont sollicitées.  Les  hauts responsables régionaux de la gendarmerie nationale, de la police et de l’administration forestière ont été également invités à augmenter la fréquence des tournées de contrôle, en attendant la mise en place d’un poste avancé au bord des parcs nationaux de Marojejy et de Masoala. Une urgence pour ne pas laisser exploiter illicitement ces richesses nationales que sont les bois précieux de la SAVA.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7814 du 22 avril 2009

RéGION - Mahajanga : Une semaine de soins gratuits

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:41

La célébration de la Semaine de la santé de la mère et de l’enfant a débuté lundi dans tout le territoire malgache et se tient deux fois par an. La première a lieu à la troisième semaine du mois d’avril, du 20 au 24 avril cette année, et la seconde semaine sera célébrée au mois
d’octobre.
Cette fois-ci, l’on a remarqué moins d’affluence que d’habitude à Mahajanga. Les mères de famille étaient moins nombreuses à venir rejoindre les centres de santé lors de la première journée.
L’ambiance dans les hôpitaux reste toujours la même. L’on a observé la même affluence lors des visites médicales et rendez-vous.
Au centre de santé de base II à Mahabibo, le major explique que l’insuffisance de sensibilisation et de communication est la cause du manque d’enthousiasme. Pourtant, des annonces publicitaires ont été diffusées dans toutes les stations de radio.
Néanmoins, cela n’a pas empêché les mères habituées à venir assister à la séance de distribution de vaccins gratuits dont le BCG, DT CPib, DT coq polio etc… Toutes les consultations et les soins sont gratuits durant cette semaine, dont la distribution de vitamine A. Son administration est interdite chez les nouveaux-nés.
Les consultations sur le planning familial, et la consultation prénatale sont également gratuites.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4291 du 22-04-2009

21 avril 2009

RéGION - RN 2 et RN 4 : La vente de charbon de bois en hausse

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:18

Sur la partie est, plus exactement à Moramanga et le long de la RN 2, les habitants s’adonnent à la vente de charbon de bois. Le sac est écoulé à 4 000 ariary, ou à 5 000 ariary si le client ne fournit pas de quoi contenir le combustible.
Les chauffeurs de taxi-brousse reliant cette route nationale arrivent à transporter au moins deux sacs par voyage. C’est un de leurs avantages, a avoué l’un d’eux.
Sur la RN 4 au départ de Mahajanga vers la capitale, le charbon de bois est devenu un commerce juteux, notamment à une dizaine de kilomètres d’Ambovondramanesy. Le prix d’un sac de charbon de bois coûte 3 600 ariary.
La dégradation de l’environnement faite par l’homme prend de l’ampleur. L’exploitation ne se limite pas aux combustibles ligneux. La pratique du tavy (culture sur brûlis) dégrade le sol et favorise l’érosion. C’est une des premières activités qui détruit des surfaces importantes de forêt.
L’utilisation des bois de service dans les constructions, dont les échafaudages et l’ébénisterie, constitue la principale cause des coupes. Les feux de brousse sont produits quelquefois par des accidents lors de la fabrication du charbon, ou à la suite d’imprudences des visiteurs, excursionnistes et campeurs. Selon les estimations, 128 000 à 300 000 ha seront détruits chaque année.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4290 du 21-04-2009

RéGION - Fianarantsoa : Baisse du trafic ferroviaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:16

La seule entreprise publique de transport ferroviaire se trouve dans une mauvaise passe. Elle n’arrive pas à trouver suffisamment de voyageurs.

Le réseau des chemins de fer Fianarantsoa-Côte Est (FCE) est encore loin de mettre un terme à ses cauchemars, bien que ses infrastructures viennent d’être réhabilités. Le nombre des passagers, en majorité voyageant en première classe, accuse une baisse significative à cause de l’absence de touristes visitant Fianarantsoa et Manakara, ce depuis le début de la crise politique actuelle.
Contrairement aux wagons de marchandises dont le remplissage est assuré par l’abondance des produits locaux régionaux, le transport de voyageurs rencontre de sérieux problèmes.
Depuis la mise en marche de la locomotive récemment réparé et remis en circulation, cette seule entreprise publique qui assure le transport ferroviaire a tout de suite affronté des difficultés financières. Le nombre de passagers de la première classe a chuté de près de 60%.
« Nous avons tout fait pour rattraper le manque à gagner durant la période où nous étions dans l’obligation d’interrompre le voyage en chemin de fer à partir de la fin de l’année dernière. La rentabilité du voyage dépend du nombre des voyageurs, or ceux-ci sont peu nombreux car il n’y a pas assez de touristes », constate Médard Rakotozafy, directeur de la FCE.
Autofinancement
Depuis la disponibilité des deux locomotives dans cette entreprise, la société assure régulièrement trois jours sur sept le voyage vers Manakara. Ce qui n’est plus le cas depuis quelque temps.
Les responsables ont dû annuler le départ du jeudi.
« Les recettes n’arrivent plus à couvrir les coûts, alors que la FCE est un service public et nous avons l’obligation de le maintenir », précise le directeur de la FCE. Cet incident a eu un impact au niveau de la gestion financière de la société du fait qu’elle s’autofinance, surtout en ce qui concerne les salaires de ses employés, en retard de paiement pour le mois de mars.
Malgré tout, le petit train de Pâques reliant la ville de Fianarantsoa à ses périphéries devient une habitude pour les Fianarois et en même temps une occasion de faire un voyage en train. Une augmentation de 50% du nombre de ses passagers a été constatée. Au moins, cela constitue un profit pour la sociéte et une satisfaction des usagers.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4290 du 21-04-2009

20 avril 2009

Economie - SECTEUR INFORMATIQUE : 300 millions d’Ariary pour reprendre l’activité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:38

C’est l’un des secteurs fortement touchés par la crise suite aux actes de pillage et de vandalisme.

Les centres commerciaux CITIC et SUPREME CENTER, spécialisés dans la vente des matériels informatiques et de la téléphonie, et qui ont été victimes des actes de pillage et de vandalisme le 26 janvier dernier, vont bientôt rouvrir leurs portes au public. Mais seulement une partie des commerçants ont pour l’heure pu réinstaller leurs stands pour accueillir les visiteurs. En effet, il faut réinvestir au moins 300 millions d’Ariary pour reprendre cette activité, explique un opérateur travaillant dans le secteur.

Besoin d’un fonds de roulement

L’aménagement de la boutique qui a été totalement détruite lors du pillage constitue les travaux les plus importants. Il a également fallu attendre quelques mois pour pouvoir reconstituer les stocks. De plus, les procédures d’importation ne sont pas faciles, surtout en cette période de crise. Mais force est de constater que ce ne sont pas tous les commerçants qui ont pu redémarrer leurs activités car certains d’entre eux ont même besoin d’un fonds de roulement, ne serait-ce que pour reconstituer leurs stocks de matériels informatiques. Il y a ceux qui détiennent des stands dans un autre endroit comme à Behoririka et à Analakely leur permettant de poursuivre leur commerce en attendant la réouverture de ces centres commerciaux, qui faisaient partie des joyaux de la Capitale.

Appui de l’Etat

Néanmoins, les opérateurs victimes des actes de pillage attendent toujours l’appui de l’Etat afin qu’ils puissent relancer leurs activités à la normale. « Nous demandons soit le remboursement de nos biens mis à sac soit l’exonération des taxes sur les marchandises à importer jusqu’à concurrence de la valeur des biens pillés et détruits », réclament-ils. D’autant plus que le président de la HAT le leur avait promis.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7812 du 20 avril 2009 

 

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