2009 avril

30 avril 2009

Tourisme - Tourisme Training Center : Une séance de présentation à l’Ontm

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:24

Les opérateurs touristiques locaux, loueurs de voitures, agents de voyage, transporteurs aériens mais aussi une partie du personnel de l’Office National du Tourisme de Madagascar a eu droit hier matin à une séance de présentation du premier centre de formation en marketing appliqué à l’industrie du tourisme agréé IATA ou Tourisme Training Center de l’Océan Indien.

Patrick Ramonjavelo, un des fondateurs et en même temps administrateur de ce centre, en visite actuellement dans le pays, a expliqué lors de cette conférence que ce centre professionnel pourrait apporter beaucoup pour la promotion de la destination Madagascar.

En effet, l’objectif du Tourisme Training Center est entre autres, de former des professionnels de la vente en vue de mettre la destination à la place qui est la sienne sur le plan international. A noter que le ministre du Tourisme, Irène Andréas, qui fait partie également des fondateurs de cette école a assisté à cette présentation ainsi que le PCA de l’Ontm, Joël Randriamandranto et le Directeur Exécutif, Vola Raveloson.

Dans le contexte actuel où la destination Madagascar fait face à une concurrence exacerbée et alors que la Grande île doit procéder à un renforcement de son positionnement marketing ainsi qu’à une amélioration des offres de produits et services sur la destination, la formation professionnelle spécialisée, comme celle dispensée au niveau du TTC pourrait être la solution pour le développement du tourisme dans le pays.

Il faut rappeler que ce centre a été installé, au niveau de l’Imgam Antanimena il y a dix mois de cela et celui-ci se prépare à accueillir la semaine prochaine sa deuxième promotion.

Source @Moov  (Midi Madagasikara - 30-04-2009 )

Société - Amoron’i Mania : Le vécu de la crise en milieu rural

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:19

La crise socio-politique que traverse le pays est vécue diversement. Si dans la capitale et les principales grandes villes les effets se ressentent plus, par contre, dans les campagnes, en milieu rural comme dans la région d’Amoron’i Mania, la situation est moins embarrassante et surpassée par d’autres occupations plus ponctuelles dictées par la survie. D’autant plus que cette crise socio-politique se déroule à la période de soudure qui correspond aux travaux des champs.

Quotidien

Pour la population rurale d’Amoron’i Mania, cette crise socio-politique est occultée au profit d’autres occupations fortement liées au quotidien et à la survie de la population en cette période de soudure. Ces travaux consistent entre autres en travaux des champs pour assurer au plus vite une sortie de cette période de soudure. Sachant que personne d’autre ne viendra le faire à leur place. Une logique somme toute bien évidente où l’esprit de solidarité et d’entraide doit prévaloir à tout moment pour arranger les choses au mieux. Place à la politique du ventre non à la politique politicienne qui n’a pas vraiment contribué à développer le monde rural, laisse-t-on entendre de partout. Il en est de même pour les commerçants, les fonctionnaires qui continuent leurs activités et les élèves qui vont à l’école. L’approvisionnement de la population en produits de première nécessité, contrairement aux crises précédentes, n’a pas été perturbé. Permettant ainsi à la population de vaquer normalement à ses activités. Jusqu’à ce que des rumeurs, des intoxs de tous genres viennent troubler l’atmosphère et créer par conséquent un climat d’inquiétude. En particulier pour les parents qui ont des enfants à Ambositra. Nécessitant pour ces parents parfois de nombreux déplacements en ville pour voir les choses plus clairement, dissiper les rumeurs et avoir l’esprit calme.

Projets programmes

Sur le terrain, dans les communes rurales, certains projets et programmes poursuivent leurs activités jusqu’à preuve du contraire. Comme le programme MCA-Madagascar qui a dû cesser ses activités non sans conséquence. Un retour à la normale de la situation est plus que souhaité par tous, y compris pour ces paysans qui veulent produire et vendre leurs produits dans des conditions favorables en cette période des récoltes. C’est le vécu de la crise en milieu rural dans l’Amoron’i Mania et bien d’autres régions des Hautes Terres centrales.

Extrait Midi MAdagasikara - Parution N° : 7821 du 30 avril 2009

ECONOMIE - Mines : QMM se prépare à exporter de l’ilménite

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:18

La compagnie QMM prévoit d’exporter sa première cargaison d’ilménite dans quelques jours. Le navire affrété à cet effet est attendu cette semaine.
Madagascar est sur le point de devenir un pays exportateur d’ilménite, au moins durant les 60 années à venir. La compagnie Qit Madagascar minerals (QMM) qui exploite le gisement d’ilménite de Tolganaro prévoit d’envoyer sa première cargaison au Canada, au plus tard au début du mois de mai. Une quantité importante du minerai attend déjà son embarquement au nouveau port d’Eoala.
Selon l’information obtenue auprès de QMM, le bateau prévu pour le transport devra accoster, à la fin de cette semaine, et les installations nécessaires aux opérations portuaires sont déjà prêtes. « Toutes les infrastructures du projet sont déjà terminées sauf le port d’Eoala qui, comme prévu, ne sera entièrement fini qu’au mois de juillet. Le calendrier du projet a été très bien respecté », déclare un responsable au sein de QMM.
Relance du débat
La quantité à exporter évoluera progressivement au fur et à mesure que la production atteindra sa vitesse de croisière. Le premier envoi sera de 35 000 tonnes mais la compagnie prévoit d’exporter jusqu’à 750 000 tonnes par an, soit près de 60 000 tonnes par mois. Le début des exportations signifie également le début du paiement de redevance pour l’État. Elle s’élève à 2% de la valeur F.O.B, c’est-à-dire, sans les taxes, le frais de transport et d’assurance, du minerai.
Le montant de cette redevance en ariary évoluera, donc, selon le cours de l’ilménite sur le marché international et la fluctuation de la valeur de la monnaie nationale par rapport au dollar. Par ailleurs, le montant des taxes et impôts s’élèvera à 21 millions de dollars lorsque la production atteindra sa quantité maximum. Mais en 2008, par exemple, QMM a payé 11 millions de dollars de taxes à l’État.
A la veille de cette première expédition, le débat est à nouveau relancé à Tolagnaro sur les retombées du projet sur l’économie nationale et locale. Alors que les transporteurs se plaignent de quelques résiliations de contrats, d’autres analyses vont plus loin et se posent de questions sur l’apport des sociétés malgaches qui ont travaillé pour QMM pour le développement local. Il y a très peu de réinvestissements locaux des profits engrangés alors que le projet a dépensé 100 millions de dollars pour ses achats locaux en 2008.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4298 du 30-04-2009

29 avril 2009

SOCIAL - Ambatofotsy : La station forestière se dégarnit

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:44

La station forestière d’Ambalavao à Ambatofotsy traverse une période critique. Le sol est dénudé par endroits.

La station forestière se trouvant dans le fokontany Anosibe, près d’Ambatofotsy, district d’Antsimondrano perd une partie de ses arbres. A première vue, le versant donnant sur le pont d’Ambatofotsy devient clairsemé, laissant à nu le sol de la montagne. Selon la délimitation de la surface, une partie de ce terrain défriché relève d’une propriété privée.
En pénétrant à l’intérieur, on constate que la diminution de la végétation frappe également la propriété du ministère de l’Environnement, du tourisme et des fôrets (MEFT). En longeant le bord du site, la forêt montre une diminution de volume. « On craint d’assister au déclin de cette station si les arbres continuent à diminuer en nombre. Je me suis pourtant habitué à voir cette forêt bien étoffée depuis toujours », regrette Etienne Ratrimo, un habitant du secteur.
A entendre les explications du personnel travaillant au parc, la coupe clandestine est l’une des causes de cette régression. « Le pillage de la fôret est fréquent ces derniers mois. Nous entendons même des bruits de coupe au milieu de la nuit », raconte André Ramilison, responsable de l’organisation non gouvernementale Milasoa, s’occupant de la pisciculture au pied de la station.
Bûchettes huileuses
Depuis des années, l’extraction illicite de bûchettes huileuses à partir du tronc des pins vient alourdir le problème. « Les chercheurs de bûchettes huileuses fragilisent les arbres de sorte qu’ils tombent au moindre coup de vent », poursuit André Ramilison.
Afin de limiter les dégâts, certains gardiens travaillant à la station ont été remplacés du temps du précédent ministre de l’environnement, Harrison Randriarimanana. Le défi d’enrayer la coupe nocturne d’arbres s’avère une tâche ardue pour l’actuel ministère de tutelle.
Il en est de même pour l’application de la note émanant de la région Analamanga, interdisant l’extraction des bûchettes huileuses. En ce qui concerne la sortie d’arbres dans la journée, le chef fokontany d’Anosibe indique qu’elle se fait sur présentation d’une autorisation de coupe délivrée par les autorités compétentes.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4297 du 29-04-2009

Culturel - FESTIVAL Donia 2009 : De Tana à Nosy Be

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:42

Le Confestin ne reviendra pas sur ses paroles. “Malgré la crise politique qui prévaut dans le pays, la 16ème édition du festival de Nosy Be, Donia 2009, sera maintenue”. Les propos sont de Jean Louis Salles, vice président du comité d’organisation du festival, (Confestin), lors de la conférence de presse de présentation du programme, mardi, au Centre culturel Albert Camus, en présence des sponsors, partenaires et d’une poignée d’artistes.

La 16ème édition du festival se déroulera en deux parties. La première, du 21 au 26 mai, dénommée « caravane musicale », aura lieu dans trois sites, à savoir, Antananarivo, Antsiranana et Ambanja. La seconde partie, du 27 au 31 mai, c’est le festival Donia proprement dit ; il se tiendra à Nosy Be, dans l’île aux parfums.

Ainsi, Antananarivo aura-t-elle pour la première fois sa part de Donia. Une animation musicale avec nombreux groupes est programmée à Mahamasina, au stade annexe, le 21 mai à partir de 15 h. A l’affiche, il y aura entre autres, Fandrama, Lianah, Up The Rap, Mika sy Davis, Parata & Beto Kalulu, Melky et Tovo J’Hay. Et c’est avec ces mêmes têtes d’artistes que seront animés les deux autres sites de la caravane musicale.

A ces artistes s’ajoutent, au même titre de têtes d’affiche, Tsiliva, Djella, Wawa, Ambondrona, Gothlieb et Francis Turbo pour la formation musicale malgache. Tirat & Rouge Reggae, Rity Baco, Elliase et Firmin Viry pour les groupes venus des îles voisines. D’autres artistes locaux participeront également au festival Donia à Nosy Be : Volazara, Maganja, Nana…

A en croire cette liste des participants qui regroupe au total une vingtaine de groupes et plus de 200 artistes, le Confestin a veillé à ce que la programmation musicale soit de qualité et diversifiée. Tous les genres musicaux y seront représentés, du rock à la fusion, au salegy, au tsapiky, au jazz, au rap, à la variété et à la danse contemporaine, le hip hop.

L’un des critères de sélection de ces artistes, explique un responsable du comité d’organisation, est qu’ils n’ont jamais monté sur les planches du festival Donia, durant ses 15 ans d’existence. Exception faite, visiblement pour le cas de Wawa et de Fandrama, deux jeunes artistes originaires de Nosy Be, à qui le Confestin doit apporter une promotion particulière.

PROGRAMMATION MUSICALE DU FESTIVAL

  • Caravane musicale :

-  Antananarivo, jeudi 21 mai : Fandrama, Lianah, Up The Rap, Mika sy Davis, Parata & Beto Kalulu, Melky, Tovo J’Hay

-  Antsiranana, samedi 23 et dimanche 24 mai : Vavalapasy, Djella, Up The Rap, Parata & Beto Kalulu, Melky, Mourchid, Nana, Tovo J’Hay, Lianah

-  Ambanja, mardi 26 mai : Djella, Up The Rap, Parata &Beto Kalulu, Melky, Nana, Tovo J’Hay

  • Festival de Nosy Be :

-  Mercredi 27 mai : Carnaval Donia, Cérémonie d’ouverture officielle, Bal du Donia

-  Jeudi 28 mai : Volazara, Eliasse des Comores, Nana, Lianah, Tsiliva

-  Vendredi 29 mai : Maganja, Up the Rap, Rity Baco de Mayotte, Mika & Davis, Ambondrona

-  Samedi 30 mai : Musique traditionnelle de Nosy Be, Parata & Beto Kalulu, Tirat & Rouge Reggae de La Réunion, Melky, Wawa

-  Dimanche 31 mai : Ankeza be Miray, Djella, Firmin Viry de La Réunion, Tovo J’Hay, Fandrama

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 29 avril 2009

28 avril 2009

Cahier Economie - Energie : Le prix du charbon de bois en hausse

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:14

La crise que vit le pays actuellement touche tous les secteurs d’activité. Les impacts de ce problème sociopolitique sont actuellement sérieusement ressentis au niveau des ménages malgaches. L’on a observé par exemple ces derniers jours que le prix du charbon de bois, le combustible le plus utilisé par les foyers malgaches, a encore connu une augmentation. Une évolution qui est due selon les explications des producteurs de «charbon», au fait que les acteurs en amont de la filière éprouvent des difficultés pour écouler leur production. Les intermédiaires ou les détaillants qui viennent directement s’approvisionner en brousse auraient réduit conséquemment leur commande. Et comme il y a moins de produits disponibles sur le marché, les prix augmentent inévitablement.

Tarissement

D’après Vonjy, un détaillant charbonnier de quartier, la hausse des prix tourne autour de 1 000 à 2000 ariary par sac. Ainsi, un gros sac de charbon de bois coûte désormais 13 000 Ariary si celui-ci se négociait à 11 000 ariary auparavant. Un sac moyen se vend désormais chez Vonjy à 11 000 ariary, alors qu’il le donnait encore il y a quelques jours à 10 000 ariary. Vonjy n’est pas le seul à avoir révisé ses prix à la hausse, car la majorité des charbonniers détaillants ont appliqué de nouveaux tarifs. Mais ces derniers reconnaissent aussi quelque part que la hausse des prix est due à un tarissement de leur trésorerie.
Selon leurs explications, les clients ont changé leur comportement de consommation. Une partie de la clientèle qui achète d’habitude des sacs ne le fait plus, témoigne une autre vendeuse de charbon. «Les achats au détail se multiplient et cela rallonge considérablement le temps que nous mettons pour écouler nos stocks», ajoute-t-elle. «Les chiffres d’affaires ont fortement baissé et cela a des impacts sur notre capacité de renouvellement des stocks», apprend-on toujours de ces opérateurs.
Cette baisse du pouvoir d’achat des consommateurs a des conséquences non négligeables sur les activités des entreprises locales. Ainsi, les opérateurs économiques attendent de pied ferme un geste de la part des autorités concernées pour relancer la consommation. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7819 du 28 avril 2009 

ECONOMIE - Coût de la vie : Risque d’inflation généralisée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:13

Des signes inquiétants apparaissent. L’inflation risque de gagner de nombreux secteurs, notamment, au niveau des produits d’importation ou des produits qui utilisent en partie des matières premières importées.
La dépréciation de l’ariary aura inévitablement des impacts sur le prix des produits. A commencer par le tarif des carburants à la pompe qui risque de connaître une révision à la hausse pour les prochaines livraisons. Il y a également les Produits de première nécessité (PPN) ainsi que les matériaux de construction, comme le ciment dont le prix du sac enregistre déjà une augmentation, depuis quelques semaines.
« La dépréciation de l’ariary est causée par la contraction de la recette en devises du pays et s’ajoute à l’affermissement du dollar sur le marché international », explique-t-on du côté de la Banque centrale de Madagascar. Cette dernière a également annoncé une intervention au niveau du Marché inter-bancaire de devises (MID) pour stabiliser l’ariary.
L’ariary a perdu près de 10% face au dollar et près de 1% face à l’euro durant le premier trimestre de cette année. Un glissement qui risque d’empirer aux vues du contexte actuel. Les exportations et le tourisme ne pourront pas reprendre de sitôt pour rétablir l’équilibre. En tout cas, la Banque centrale rassure qu’elle dispose encore de réserves pour faire face aux besoins.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4296 du 28-04-2009

27 avril 2009

Economie - Carburants : Risque de hausse des prix

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:04

Avec la chute précipitée de l’Ariary par rapport au dollar, les risques inflationnistes sont à prendre au sérieux avec en première ligne les produits d’importation mis surtout le carburant. Cela fait quelques semaines que l’ariary n’a cessé de se déprécier par rapport aux devises pivots du MID (Marché Interbancaire des Devises) et la dernière variation des prix à la pompe remontait à plusieurs semaines. Dans le milieu pétrolier, une source informée indique qu’il y a un risque fort de hausse des prix des produits pétroliers. A noter que l’ariary a encore perdu des précieux points devant le dollar lors de la séance du Mid d’hier. Les cours s’étaient situés à 1/ 2 690,26 hier contre 1/ 2 058,73 jeudi dernier.  
La dépréciation de l’ariary devant les devises pivots du Mid, notamment le dollar nous mènera inévitablement vers une nouvelle hausse des prix des produits pétroliers, nous indique notre source. En effet, nos importations de produits pétroliers sont libellées en dollar, donc ces cargaisons vont coûter de plus en plus chères pour les compagnies pétrolières. Bien sûr, le surplus de coût sera au final supporté par les consommateurs.
Il faut rappeler que la dernière hausse des prix à la pompe appliquée par les compagnies pétrolières remonte au 22 juillet 2008. A cette époque, le prix du litre du gasoil passait de Ar 2 740 à Ar 2 980 ; l’essence tourisme est passée à Ar 3 100 contre Ar 2 920 auparavant. Le super 95 a également augmenté pour passer de Ar 2 970 à Ar 3 150 le litre. Après, le cours mondial du pétrole brut n’a cessé de chuter à la grande joie des consommateurs malgaches parce que les pétroliers ont appliquée une série de baisses de prix. Mais à partir du moment où le dollar se montre très fort, l’on ne peut plus trop espérer une révision à la baisse des prix à la pompe.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7818 du 27 avril 2009

Economie - Changes : L’euro s’approche de la barre des 2 700 ariary

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:02

Rien ne va plus pour l’Arairy. Les évolutions des cours sur le Mid (Marché Interbancaire des Devises) sont loin de tourner en faveur de la monnaie malgache. En effet, à la clôture du Mid d’hier, l’euro s’approchait dangereusement de la barre des 2 700 Ariary. L’euro valait hier 2 690,26 ariary contre 2 668,73 la séance d’avant. Il faut noter que par rapport au dollar, la situation n’est pas encore dramatique pour l’ariary. Le cours se situait hier à 1/2 053,53 contre 1/2 058,93.  
Un éminent économiste devait prédire que cette crise sera suivie d’une dépréciation de l’ariary mais ce qui étonnent les observateurs c’est que celle-ci descend avec une vitesse «V». Au rythme où vont les choses, les opérateurs économiques ne cachent pas leur inquiétude. Faut-il rappeler qu’en 2004, l’ariary était déjà descendue sous la barre des 2 800 en 2004.
Aussi, la situation actuelle mérite-t-elle d’être suivie de près et que les autorités compétentes doivent prendre les mesures qui s’imposent pour éviter la catastrophe.

Extrait Midi Madagasikara -  Parution N° : 7818 du 27 avril 2009

24 avril 2009

Notes du passé - Toamasina, à travers des noms célèbres

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:06

La fondation de la ville de Toamasina remonte aux environs de 1800. En effet, en 1804 sur l’ordre de Napoléon 1er, le général Decaën, grand défenseur de l’Ile de France (Maurice) place Sylvain Roux à la tête de la ville avec le titre d’agent général. «On peut dire qu’à partir de cette date, en qualité de port principal de la Grande île, Tamatave devint l’objet de diverses convoitises politiques» (Rajemisa-Raolison).
Le 8 février 1811, Sylvain Roux doit capituler devant les Anglais qui prennent la ville après s’être emparés, l’année précédente, de La Réunion puis de l’île de France. Cependant, habile et rusé, avant de quitter la ville il s’entend avec Jean René, un commerçant de père français et de mère betsimisaraka, à qui il confie son pouvoir sur Toamasina. Mais comme la possession britannique est purement théorique, Jean René se fait bientôt proclamer roi des Betsimisaraka du Nord au Sud, après avoir supplanté le légitime Tsialana. Souveraineté qui ne durera pas car en mars 1817, l’armée hova s’empare de sa capitale et Jean René se reconnaît comme vassal de Radama 1er à Manareza où il prête serment de fidélité au roi merina. Mais loin de l’humilier, Radama le traite avec beaucoup d’égards et le nomme «andriambaventy» de Mananjary.
A partir de cette date, Toamasina est entre les mains des Hova et 14 gouverneurs nommés par les souverains merina s’y succèdent jusqu’à la conquête française. Parmi eux, Ratefinanahary, beau-frère de Radama, et Rainandriamampandry, oncle de Ranavalona III. Ce dernier est accusé d’avoir été un des auteurs du soulèvement des Menalamba.
Prince, petit-fils d’Andriambahoaka II roi de l’Imamo, et mari de Rabodosahondra, sœur de Radama 1er, Ratefinanahary est un homme intelligent et instruit, parlant couramment l’anglais et le français. Il est envoyé par le roi comme ambassadeur à l’île Maurice et en Angleterre (1820) avant d’être nommé successivement gouverneur de Mananjary, puis de Toamasina (1825). Toutefois, le 6 octobre 1828, «la cruelle et ombrageuse Ranavalona 1ère», montant sur le trône, le fait assassiner avec sa femme à Alatsinainy, à l’est d’Ambatomanga, alors que sur ses ordres, ils montent à Antananarivo.
«Ranavalona, en supprimant Ratefinanahary et Ramananolona (cousin de Radama qui mène l’expédition du Fort Dauphin en 1827 et en devient le gouverneur) et en écartant Ramanetaka (frère du précédent qui joue un rôle important dans l’expédition du Boina et devient le gouverneur de Mahajanga en 1824), se priva de l’aide d’hommes éminents qui lui eut été bien précieux dans le gouvernement de ses Etats».
En 1829, Toamasina devient une de ces villes d’importance stratégique dont le sort est menacé à tout instant. La même année, le capitaine de vaisseau Gourbeyre est désigné par la France «pour venger l’affront qu’elle estimait lui avoir été fait sous Radama 1er». Ainsi, le 11 octobre, Gourbeyre bombarde la ville après avoir pris Tintingue. Il est moins heureux devant Foulpointe où ne pouvant enlever d’assaut une redoute située à l’intérieur des terres, les troupes françaises doivent battre en retraite. «Cette expédition n’aura pas de suite à cause de la Révolution de 1830».
Plus tard, le 15 juin 1845 le commandant Romain Desfossés, de concert avec le capitaine anglais Kelly, bombarde également Toamasina en signe de protestation contre un édit de la reine par lequel «tous les Européens avaient à choisir entre la soumission aux lois du pays ou l’exil». Leurs troupes emportent des postes avancés mais ne peuvent forcer le mur d’enceinte de la batterie hova. Elles doivent se retirer, laissant leurs morts à la merci des soldats hova.
Quatre décennies plus tard, le 13 février 1883, le ministre français des Affaires étrangères Jules Ferry envoie dans la Grande île une expédition commandée par l’amiral Pierre dans le but d’obliger Ranavalona II à reconnaître les droits de la France sur l’île et d’accorder pleine satisfaction aux héritiers de Jean Laborde. Ce dernier n’a pas échappé au sévère édit de Ranavalona 1ère qui bannit tous les Européens de l’île à la suite du complot de 1857, et le gouvernement hova a revendiqué sa succession en vertu du principe immémorial que la terre appartient à la reine. En fait, pour les Français il s’agit d’un prétexte pour provoquer la première guerre avec Madagascar.
Le 16 mai, l’amiral Pierre s’empare de Mahajanga, puis se rend à Toamasina d’où il envoie un ultimatum à la reine. A la suite d’une réponse négative, il bombarde Toamasina le 9 juin, que les Hova abandonnent pour se retirer dans leur camp imprenable de Farafaty, à 6 km à l’intérieur des terres.
Fin novembre 1883, l’amiral Pierre fait arrêter et traduire en conseil de guerre le prédicant Shaw, accusé de complicité avec les Hova de tentative d’empoisonnement sur une poignée de soldats français.
Sur les réclamations du cabinet britannique, non seulement Shaw est relâché mais il reçoit une indemnité. Frappé dans sa fierté d’officier, l’amiral Pierre tombe malade et reprend le chemin de la France. Mais il meurt avant de toucher son pays.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4293 du 24-04-2009

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