2009 mars

13 mars 2009

Notes du passé - Fautes et… châtiments dans les proverbes

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

Plus que dans les contes mythologiques, c’est dans les proverbes qu’apparaît l’idée malgache de fautes et châtiments.
« Ce qu’on fait se retourne contre soi», disent les anciens. Le châtiment suit toujours la faute et si on n’en prend pas garde, «on bute sur un galet glissant et on tombe». De même aussi insignifiante qu’elle puisse paraître, la faute est capable «de renverser un bœuf». Autrement dit, l’homme le plus solide et le plus puissant peut être renversé à cause d’une faute commise.
Le châtiment qui frappe le coupable, est infligé par l’autorité publique, voire directement par Zanahary et les ancêtres. Si la punition provient de Dieu, «elle ne marche pas à nos côtés de façon que nous puissions demander le passage». Ce châtiment se présente principalement sous forme de maladies qui peuvent facilement devenir mortelles car «la faute n’apparaît que lorsqu’on tombe malade». En outre, il n’est pas toujours possible pour l’homme de se libérer de sa culpabilité. On ne peut pas la fuir, on ne peut pas l’esquiver car «elle nous suit comme un chien».
Toutefois, on n’est pas absolument sans ressource. On peut soit implorer le pardon soit obtenir qu’un autre l’enlève. «La faute est comme la sueur entre les omoplates qui n’est pas à portée de main» et on doit «emprunter» une autre personne pour l’essuyer. Si la culpabilité est due à des actions mauvaises ou imprudentes par lesquelles on a fait tort à autrui, on doit l’avouer et demander pardon à la victime. Ainsi elle est «transformée en justice». Car les anciens peuvent difficilement imaginer que l’offensé, dans un tel cas, refuse son pardon à celui qui l’implore humblement.
Il est de coutume autrefois que celui qui est «coupable envers le royaume» essaie d’approcher le monarque devant lequel il se prosterne pour implorer son pardon. C’est-à-dire qu’il se rend pratiquement à la merci du roi qui doit faire ce qu’il estime juste et bon : le frapper avec le dos ou le tranchant acéré d’un couteau. Ce sont surtout des personnes qui ont commis un homicide ou d’autres qui, dans «un état d’excitation», ont perpétré un délit qui sollicitent la grâce du souverain.
Mais si la faute est comme «la sueur entre les omoplates», on ne peut en être déchargé par une seule demande de pardon. Il faut autre chose de plus efficace. Une autre personne doit l’enlever: le «Saint», devin, médecin et sacrificateur à la fois, qui seul possède une «main si capable» qu’il peut «chercher la faute, obliger le malheur et le mal à demeurer isolés, les plonger jusqu’au fond de la cascade et les couvrir de pierres qui ne peuvent être enlevées».
Dans chaque cas, le «sikidy» indique les moyens à employer pour y réussir. Mais en ce qui concerne la «faute originelle», un conte du Betsileo du Nord (Vakinankaratra) affirme qu’elle est la conséquence de la désobéissance humaine. Ce conte rappelle l’arbre de vie du jardin d’Eden. Un arbre feuillu, raconte-t-on, pousse dans la cour de l’homme. Dieu a mis tout autour beaucoup d’aliments autour de l’arbre, mais il défend aux hommes d’en manger. Ce qu’ils font cependant et l’arbre disparaît. Alors la mort pénètre dans le monde. Les hommes cherchent l’arbre et le découvrent près du soleil. Ils mobilisent toutes leurs forces pour ramener «l’arbre du charme de vie» comme on l’appellera plus tard.
Mais tous leurs efforts demeurent vains. Ils vont donc à Dieu et «demandent humblement et instamment que l’arbre leur soit rendu afin d’être débarrassés de la mort». Mais Dieu refuse de les écouter se contentant de dire que c’est impossible. Il ne reste plus aux hommes que d’accepter l’inévitable car Dieu est souverain. Comme les maîtres, il peut «mettre à mort ou entretenir la vie». S’il exige la vie d’un homme, ce dernier, s ‘il est malade, ne peut être sauvé que si un autre meurt à sa place. C’est cette idée qui domine le rite du «taha», un sacrifice sanglant.
Un autre dicton traduit l’égoïsme que certains montrent dans cette pratique de substitution. «Si je suis malade, tuez un parent; si un parent est malade, tuez un bœuf». Expression qui, selon les anciens, explique que le sacrifice de substitution touche soit un homme libre d’un rang social inférieur, soit un esclave, soit un animal. On dit aussi que lorsqu’un bœuf est malade, on peut tuer en offrande un mouton, et si c’est le mouton qui est atteint d’une maladie, on peut sacrifier quelque bête de moindre valeur, tel un oiseau.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4258 du 13-03-2009

Événement Economie - L’économie malgache n’aura aucune chance de s’en sortir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:30

Suspension des appuis financiers. La vie d’une grande partie de la population malgache dépend d’un financement extérieur alors que la tournure que prend la crise actuelle ne rassure guère la communauté internationale.

Le secteur privé malgache suit de très près les réactions des bailleurs de fonds et des partenaires financiers du pays par rapport à l’évolution de la crise qui mine le pays actuellement. La déclaration faite au nom de la communauté internationale par l’Ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar, Niels Marquardt, qui avait averti qu’une issue de crise non constitutionnelle, telle, un coup d’Etat ou la mise en place d’un directoire militaire, entraînerait une suspension des appuis financiers des bailleurs de fonds et des partenaires financiers, n’a pas laissé indifférents les membres du secteur privé malgache, qui ont accepté de donner leur avis sous couvert d’anonymat. Toutes les réactions expriment l’inquiétude des opérateurs économiques, conscients du fait que l’économie malgache ne pourra jamais se relever sans les aides extérieures.

Obligation de résultats

Un haut responsable d’un groupement patronal, tout en condamnant les actes de pillages et de vandalisme perpétrés contre les activités commerciales des promoteurs, affirment que l’heure est grave pour le pays. Il explique que tous les projets, mis en œuvre actuellement dans la Grande Ile, marchent grâce à des financements extérieurs mais malheureusement, ceux-ci risquent de tomber à l’eau. Citant l’exemple de la MCA (Millenium challenge Account) ou autres projets de développement financés par la Banque Mondiale, ce promoteur veut faire comprendre que la situation est critique. La poursuite du financement de ces projets est conditionnée par la réalisation de résultats positifs alors qu’en cette période, tout est bloqué. «La crise parait moins importante que celle de 2002 mais ses effets immédiats sur l’économie sont très importants», conclut ce responsable.

Sous perfusion

Un autre opérateur, ayant mis depuis déjà deux semaines tout l’ensemble de son personnel au chômage technique,  déclare que le départ des bailleurs de fonds ou pays partenaires, affectera la confiance des investisseurs étrangers vis-à-vis de Madagascar. On ne peut pas espérer attirer les investissements étrangers alors que les bailleurs traditionnels sont en train de lâcher l’économie de la Grande île. «Madagascar ne peut pas snober ces aides extérieures comme l’ont toujours fait les pays d’Asie», ajoute ce promoteur. «L’économie de ce pays vit constamment sous perfusion», ajoute-t-il.
Alors, par rapport à cette situation et face à la «Grande crise économique», qui attend le peuple malgache après ce différend politique, les membres du secteur privé avertissent que Madagascar, déjà affaiblie par la crise financière, n’aura plus la force de vaincre, sans les aides des bailleurs de fonds, le marasme économique qui pointe déjà son nez.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7781 du 13 mars 2009

11 mars 2009

Cahier Société - Accès à l’eau potable : Préoccupation mondiale, urgence locale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:19

L’eau potable est déjà un luxe pour les deux tiers de la population mondiale. En effet, deux personnes sur trois n’ont pas accès à l’eau potable ou l’ont difficilement. Des populations qui se chiffrent en milliards de personnes pour qui l’accès à l’eau potable est ainsi devenu un combat quotidien. Pour Madagascar en particulier, cette situation est plus que jamais d’actualité avec une minorité disposant d’infrastructures d’accès à l’eau potable chez soi.
Les réserves d’eau potable dans le monde sont très inégalement réparties tandis que la population mondiale ne cesse d’augmenter. Elle a presque quadruplé en un siècle, entre 1900 avec 1,6 milliards d’êtres humains et l’an 2000 avec plus de 6 milliards de personnes. Durant cette période, l’exploitation des ressources en eau a été multipliée par sept. Dans un peu plus de 10 ans, la consommation d’eau potable dans le monde est prévue augmenter de 40%, laissant les pays les plus pauvres confrontés à des problèmes croissants en matière d’accès à l’eau.
Dans ces pays, le constat le plus flagrant est la grande disparité entre l’accès à l’eau potable en zone urbaine et en milieu rural. Un constat tout aussi valable à Madagascar, sachant que les ruraux ont encore moins accès à l’eau potable; et les femmes et les enfants à qui incombent généralement les corvées d’eau, sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour puiser une eau dont la salubrité n’est pas toujours certaine.
Ces dernières années, la situation malgache reste encore préoccupante dans la mesure où le pays a besoin de mobiliser des moyens colossaux pour améliorer l’accès de la majorité des Malgaches à l’eau potable. Mais au milieu des fortes tensions qui prévalent actuellement, ce problème, aussi immense soit-il, et même à une dizaine de jours de la journée mondiale de l’eau, ne figure pas parmi les premières préoccupations.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7780 du 11 mars 2009

10 mars 2009

Cahier Economie - Événements : Dates maintenues pour certains salons et foires

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:57

Plusieurs événements économiques et commerciaux sont prévus dans les semaines qui viennent

La saison des foires et salons débute traditionnellement au mois de mars. Et si certains événements ont déjà fait l’objet d’un report de date, d’autres sont pour le moment maintenus. « Jusqu’à aujourd’hui, nous maintenons les événements aux échéances prévues », déclare un responsable de l’agence Première Ligne, organisatrice de plusieurs événements au Parc des Expositions Futura Andranomena.

FIM et SIIT

Parmi les événements déjà reportés, il y a le Salon des Transports et de la Logistique Internationale  qui devait avoir lieu le 19 mars prochain. L’événement est reporté au mois d’avril, nous a -t-on déclaré en précisant que les inscriptions continuent. Bref, si la situation redevient rapidement normale, on assistera au premier événement commercial de l’après crise, dès le mois prochain.
Un événement qui sera suivi d’autres puisque, dès la mi-mai aura lieu la Foire Internationale de Madagascar (FIM). Cette foire regroupe, rappelons-le, de nombreux opérateurs économiques locaux et étrangers, opérant dans différents secteurs d’activité. L’autre événement sera dans un peu plus de trois mois. Il s’agit, en l’occurrence, du Salon International de l’Innovation et des Technologies (SIIT) qui aura lieu du 11 au 14 juin prochain. Il y aura par la suite le Salon International de l’Habitat qui aura lieu du 15 au 18 octobre 2009. Le SIH regroupe, rappelons-le, les professionnels du bâtiment, du bois, de la métallurgie, des matériaux de construction, de l’électricité et de tout ce qui touche l’habitat comme le mobilier, l’aménagement intérieur, la décoration, la peinture, l’assurance et l’énergie solaire.

Destination

L’autre événement de grande envergure est aussi la Salon International du Tourisme Enjoy Madagascar qui aura lieu en fin novembre. Rappelons que la première édition de Enjoy Madagascar a connu en 2008 un énorme succès en permettant aux grands voyagistes du monde de constater sur place la richesse de la destination Madagascar. Une destination qui, malheureusement, est frappée de plein fouet par la crise politique actuelle, laquelle a entraîné de nombreuses annulations de réservation. En tout cas, le Salon Enjoy Madagascar de novembre prochain aura au moins le mérite de permettre une nouvelle promotion de la destination Madagascar.
Notons, concernant toujours les salons et foires, qu’une société d’organisation d’événements prévoit  prochainement une sorte de grand marché qui durera pendant un mois et qui permettra aux opérateurs victimes des pillages et qui n’ont pas encore retrouvé leur local de vendre leurs produits.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7779 du 10 mars 2009

9 mars 2009

Economie - Profession libérale : Le désarroi des micro-petits opérateurs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

Les petits entrepreneurs libéraux ne cachent plus leur désarroi devant la situation qui prévaut dans la capitale actuellement.

Ils ne parlent pas beaucoup bien qu’ils aient beaucoup à dire. En effet, les micro-opérateurs économiques ou, plus précisément, ceux qui pratiquent une profession libérale, donc gagnent leur vie en fonction de leurs propres efforts, se trouvent en ce moment en grande difficulté.

Mort lente
«Au fur et à mesure que l’on s’enfonçait dans cette crise, les clients se faisaient de plus en plus rares pour finalement disparaître. D’ici peu, nous n’aurons littéralement plus rien à mettre sous la dent» C’est en ces termes que Mme Lila, une artisane créatrice, décrit la dégradation de sa situation et celle de son activité. « En ce moment, j’ai arrêté de tresser les nattes et les paniers parce qu’il n’y a pas de preneur ».

En fait, Mme Lila, avec sa petite unité de production emploie six personnes mais depuis cette crise, elle préfère ne pas faire venir les employés. «Il n’y a pas de commandes et il n’y a personne pour acheter les articles dans notre magasin à Andravoahangy», a confié notre interlocutrice.

Les touristes ne viennent plus, alors que ces derniers constituent la majorité de la clientèle de cette artisane professionnelle. Cette dernière note que les nationaux ne se bousculent pas trop pour acheter les articles artisanaux, sauf lorsqu’ils ont besoin d’envoyer quelque chose à des proches à l’étranger. Et de poursuivre : «Certes, nous avons de la clientèle malgache mais ce sont des connaisseurs. Ils savent ce qu’ils cherchent».

Quoi qu’il en soit, le fait est là. Les activités de cette artisane, comme celles de beaucoup d’autres opérateurs de son genre sont vouées à une mort lente.

Situation critique
Pour les opérateurs dont les recettes journalières servent à la fois à faire tourner les affaires et à subvenir aux besoins de la famille, la situation, faut-il le reconnaître, est critique. Ces artisans, puisqu’ils le sont pour leur majorité, gèrent leurs activités au jour le jour. Alors, dès qu’il y a un problème, genre insécurité, les ventes chutent et le revenu ne peut que baisser. La question qui se pose pour ces professionnels libéraux est de savoir jusqu’où ira cette crise. L’avenir d’un nombre non négligeable de familles malgaches en dépend.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7778 du 9 mars 2009

7 mars 2009

ECONOMIE - Sommet de l’Union africaine : Les hôteliers craignent l’annulation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:27

Les hôteliers dans l’embarras total. Avec la crise actuelle qui a conduit à la fermeture de certaines infrastructures hôtelières ou a une compression de personnel, les hôteliers craignent le pire, c’est-à-dire l’annulation du sommet de l’Union africaine en juillet. Ces derniers ont cru à ce grand évènement pour booster le nombre d’arrivées des visiteurs.
Près d’une dizaine d’hôteliers ont été séduits par l’appel du gouvernement de multiplier le nombre de chambres notamment dans la Capitale. En contrepartie, ces hôteliers devront bénéficier dans un premier temps d’une détaxation des matériels importés et après d’un remboursement de la TVA.
De ce fait, des propriétaires ont contracté des prêts auprès des banques afin de pouvoir réaliser un projet de construction, d’extension et de rénovation. La peur gagne aujourd’hui ces opérateurs de ne pouvoir rembourser si le Sommet venait à être annulé. « Nous avons tout misé sur ce Sommet. C’est une occasion pour le pays d’accueillir un grand nombre d’invités, c’est pourquoi nous avons concrétisé notre projet d’extension. En cas d’annulation du projet, nous aurons une grosse difficulté pour rembourser les prêts car déjà, la crise a fortement frappé notre trésorerie », avance une gérante d’hôtel en extension au centre ville.
Promotion touristique
Le remboursement de la TVA par l’Etat reste aussi incertain. « La situation empire, beaucoup craignent que l’Etat ne puisse honorer ses engagements », soutient-elle.
En effet, un grand nombre d’invités, composés des chefs d’Etat africains ainsi que de leurs délégations respectives est attendu, pendant le Sommet.
Pour les professionnels du tourisme, c’est une grande opportunité pour la promotion de la destination pour les années à venir. Le besoin en chambres est estimé à 4 000 chambres pour la tenue de cet évènement.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4253 du 07-03-2009

6 mars 2009

Economie - Opération riz : Une extension dans les autres régions

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:43

L’opération riz à 700 Ariary le kilo a commencé depuis hier dans les 192 fokontany. Celle-ci s’étend dans les communes périphériques d’Analamanga, voire même dans les autres régions comme Anosy et Androy en raison de la désorganisation du circuit de distribution des produits de première nécessité. Le directeur général du Commerce et de l’Industrie, Freddy Mahazoasy, au sein du ministère de l’Economie, l’a expliqué lors de la réception officielle de cette denrée en vue de la répartition dans les fokontany hier, à Betongolo.

 Une tonne par fokontany. La première livraison pour Antananarivo s’élève à 200 tonnes, soit un quotas d’une tonne pour chaque fokontany, a fait savoir le Chef de région d’Analamanga, Fidy Ratsimbazafy. Notons que les couches les plus vulnérables sont ciblées dans le cadre de cette opération riz lancée par l’Etat en vue d’alléger les dépenses de chaque ménage face à cette période de crise. D’autant plus qu’elles auront les moyens de se procurer de ce riz à prix abordable grâce aux revenus tirés des projets HIMO mis en œuvre par le gouvernement via les collectivités décentralisées en leur faveur. Il appartient ainsi à chaque chef fokontany de répartir son quota aux ménages bénéficiaires. En effet, chaque ménage a droit en moyenne à 3kg de riz.

 Extension sur d’autres produits. Quant à l’approvisionnement en riz dans la région d’Anosy avec un quota de 650 tonnes, le ministère de l’Economie sollicite déjà les opérateurs intéressés à sa distribution à se manifester. Le DG du Commerce, Freddy Mahazoasy, tient à préciser que cette opération riz ne durera que dans le court terme afin de ne pas perturber les activités normales des opérateurs de la filière. Cette opération s’étend même sur d’autres produits comme l’huile qui est déjà mise en vente dans certains fokontany à 4 000 Ar le litre, a-t-il conclu.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7776 du 6 mars 2009

Notes du passé - Le combat de taureaux, un divertissement royal

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

Parmi les butins de guerre du grand conquérant de l’Imerina, région élargie jusque dans l’Alaotra, le Vakinankaratra voire le Betsileo-nord, les bœufs sont les plus appréciés. Car les bovidés tiennent beaucoup de place dans toute cérémonie coutumière ou rituelle.
Andrianampoinimerina établit des règles dont la transgression coûte au mieux la liberté, au pire la vie. Tout en créant des parcs à bœufs royaux classifiés selon leurs locataires (taureaux, vaches et bœufs rituels, de consommation…) dont l’entretien et les soins mobilisent des centaines de personnes, il incite ses sujets à se lancer dans l’élevage bovin.
Mais c’est à partir de son fils et successeur que les combats de taureaux commencent à s’organiser, mais ne font pas l’objet de paris. C’est sous son épouse que les enjeux sont instaurés (à partir de sa bru Rasoherina, ils sont interdits).
La reine apprécie ce genre de distraction et il lui arrive même de se déplacer à Manerinerina, dans le Tampoketsa, où la chasse aux « ombimanga » (bœufs sauvages sans bosse) se déroule. Cependant, attraper ce genre de bestiau n’est pas de tout repos, alors que « tout soldat qui refuse d’en affronter, recevra un coup de sabre dans le dos ». De surcroît, il ne faut pas blesser l’animal et n’utiliser que des cordes pour le maîtriser : on compte de nombreux blessés et même des morts, tandis que ceux qui en attrapent, sont récompensés.
Quand ils sont domptés, ils sont dressés au combat et avant chaque affrontement, leurs cornes- surtout pour les taureaux royaux - sont recouvertes de fer ciselé et sont bien aiguisées selon leur forme. En général, les combats se déroulent au Rova d’Antananarivo pour la famille royale et les Grands du royaume, à Antehiroka et Ambohitrimanjaka pour les sujets.
Avant chaque combat, on fait aussi boire aux taureaux du « fampisorona » et du « fitsinjo ». Le premier consiste en une eau puisée à une cascade, dans laquelle on verse diverses plantes « fortifiantes et protectrices » que l’on râpe ou brûle. C’est avec ce breuvage que le propriétaire bénit sa bête pour qu’il ne soit ni blessé ni tué par son adversaire. Le « fitsinjo » est à base de « volambato » (mousse, lichen) que l’on fait bouillir dans de l’eau où l’on verse de l’huile d’onction, du « fofy » (instrument pointu pour tracer les raies des cheveux) et du « tsomboraka ». On en fait également boire le taureau afin que « quand son adversaire le voit, il se refuse à tout affrontement et s’enfuie ».
Quand la reine préside des combats, le groupe perdant des parieurs verse 20 piastres aux gagnants; somme qui atteint 30 piastres s’il s’agit d’animaux célèbres. Et si un taureau meurt au cours du combat, la tête et la bosse sont offertes à la souveraine, le reste revenant au propriétaire du vainqueur.
Ranavalona 1ère possède dans son troupeau de combat deux magnifiques bêtes restées invaincues et mortes de vieillesse : Kiambo et Maindambana. Ils se reconnaissent en allant au combat par des fanions rouge pour le premier et noir pour le second. A sa mort, raconte-t-on, Kiambo est recouvert de linceul et porté par des « honneurs » (officiers) jusqu’à l’est du marché d’Anjoma, lieu depuis appelé Ampasanikiambo où l’on creuse sa tombe. Durant son enterrement, on fait tonner une fois le canon et sur sa tombe, on érige une stèle et on plante un mât avec un fanion blanc pour que tous reconnaissent l’endroit.
C’est à Anteza et au Rova d’Antananarivo qu’en général, sont organisés les combats des deux taureaux royaux et leurs adversaires sont triés sur le volet afin que durent les rencontres et le plaisir des spectateurs. Quand ils se déplacent, les autres bœufs sur leur chemin doivent se garer pour éviter qu’ils ne les blessent sinon les tuent. C’est ce qui se passe à Andohalo quand Kiambo rencontre un autre taureau.
En apprenant l’incident, la reine aurait déclaré : « Vous avez bien fait de n’avoir pas fait quitter Kiambo de son chemin. Vous êtes des gardiens de confiance et vous méritez récompense (lamba et pagnes). Quant à sa victime, tant pis pour elle puisqu’elle a refusé de lui céder le passage ». Et son propriétaire n’est pas dédommagé.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4252 du 06-03-2009

5 mars 2009

Economie - Carburant : Baisse de 5% à 15% de la consommation

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:56

La situation de crise frappe tous les secteurs de la vie économique et mine la vie sociale

On ne se lassera jamais de le dire, l’économie tanne au ralenti à cause de la crise. Un ralentissement qui se manifeste aussi par un phénomène de baisse de la consommation de carburants enregistrée dans toutes les compagnies de distribution pétrolière opérant actuellement à Madagascar.

Accentuée

Traditionnellement, les mois de janvier et février correspondent à une période de baisse de la consommation de carburants. Mais actuellement, cette baisse s’est encore accentuée. « Au mois de janvier dernier, nous avons enregistré une baisse de 5%, par rapport à la même période l’année dernière. Et la situation a empiré en février où la consommation a accusé une baisse de 15% par rapport à la même période en 2008 », nous a expliqué un responsable d’une compagnie de distribution pétrolière. Et d’ajouter que la situation est pratiquement la même dans les autres sociétés pétrolières.

Blocages

L’explication de cette baisse de la consommation de carburants coule de source. Les activités économiques consommatrices de carburants sont au ralenti. A commencer par les transports publics. Dans le milieu urbain notamment, les blocages quotidiens dus à la manifestation de la Place du 13 mai perturbent le bon déroulement des transports. Les manifestants ayant adopté cette manie d’ériger des barrages dans différents endroits de la Capitale, les taxi-be sont obligés de ne faire que la moitié, sinon moins de leur trajet normal. Certaines coopératives ont même décidé d’arrêter de travailler, non pas, pour suivre le mot d’ordre de grève générale, mais par peur pour leur sécurité. Les taxis, quant à eux, traversent probablement les moments les plus difficiles de leur carrière dans la mesure où très peu de gens ont encore recours à leurs services. Du coup, les taximen sont devenus moins consommateurs de carburants. Par ailleurs, le tourisme étant l’un des secteurs les plus frappés par la crise, les loueurs de voiture consomment moins de carburants que d’habitude.

Unités industrielles

Evidemment, le ralentissement du secteur industriel est aussi à l’origine de cette baisse de la consommation de carburants. Nombreuses sont actuellement les unités industrielles à avoir réduit considérablement leur production. Pire, un certain nombre d’entreprises franches sont passées au chômage technique, et d’autres pourraient leur emboîter le pas si les responsables ne trouvent pas rapidement des solutions à la crise. Bref, la situation de crise actuelle a provoqué cette baisse de consommation de carburants. Une baisse qui, malheureusement, est un signe annonciateur d’une récession économique, d’où le pays aura beaucoup de mal et de temps à se sortir.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7775 du 5 mars 2009

4 mars 2009

ECONOMIE - Crise : Les sociétés s’organisent pour survivre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:51

Le chômage technique constitue de plus en plus une alternative pour les entreprises pour faire face à la crise actuelle.
Marasme dans le monde des affaires. Depuis une semaine, 10 sociétés par jour ont recours au chômage technique selon les informations qui émanent du Ministère du travail, de la fonction publique et des lois sociales. Outre la crise financière internationale qui présente des impacts importants sur leurs commandes, notamment au niveau des zones franches, la crise politique actuelle étrangle la trésorerie des entreprises.
Les sociétés franches procèdent en général à un chômage technique par vagues selon le volume des commandes. « Une entreprise franche peut envoyer chaque semaine des employés en chômage technique. Et même si les composants de la première vague n’ont pas repris leur travail, elle peut envoyer une deuxième, voire d’autres vagues en chômage technique. C’est entièrement leur droit », explique Olivier Razafindralambo, directeur régional de l’emploi.
Les employés en activité reçoivent leurs salaires en fonction du volume de travail achevé.
Suite à l’annulation de l’arrivée des touristes, tous les secteurs relatifs au tourisme entre autres l’hôtellerie, les sociétés de location de véhicules ont aussi envoyé leurs employés au chômage technique.
Pour l’hôtellerie, le chômage touche une partie ou la totalité du personnel selon les départements. Pour la plupart, 50 % des employés ont été envoyés en chômage pour une durée ne dépassant pas les six mois.
Quinze jours de travail
Les 50 % restants sont répartis dans deux groupes travaillant chacun pour une durée de 15 jours.
L’objectif est de réduire les charges tout en aidant les employés. « C’est difficile de se retrouver sans emploi en cette période. Cependant, nous devons diminuer nos charges. D’où le chômage partiel », avance le gérant d’un grand hôtel de la Capitale.
Dans le cadre de la réduction des dépenses, des hôtels condamnent des étages ou des parties de leurs bâtiments. L’électricité y est coupée et tous les services y sont suspendus.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4250 du 04-03-2009

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