2009 février

10 février 2009

EXPRESSION - Jamais moi, toujours l’autre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:17

Écrire un éditorial et dire quoi ? Que prendre le palais d’État d’Ambohitsorohitra était pure provocation ? Qu’il y avait des moyens moins assassins que des armes à balles réelles pour réprimer et disperser les manifestants ? Que c’était la faute à untel qui a voulu faire ça ? Qu’untel avait tort de ne pas avoir fait ceci ? Que cette foule affamée avait exprimé sa colère ou que cette masse désinformée n’était que manipulée ?
Le Malgache d’aujourd’hui n’aura pas suffisamment de recul pour désigner les responsables de tout le sang versé ce 7 février 2009 à Ambohitsorohitra. Seize ans après, le Malgache n’arrive même pas encore à trancher sur la responsabilité du 10 août 1991.
Et pourquoi ne pas écrire sur l’ambiance qui a régné samedi au service des urgences de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona ? Ouvrir le débat sur les conditions de travail dans ce genre de service médical en parlant de tous ces blessés soignés dans les couloirs et de ces corps sans vie gisant dans les couloirs de la morgue. Ou évoquer l’émouvant élan de solidarité des Malgaches venus spontanément donner leur sang ou transporter les blessés à Ampefiloha à bout de bras, à cause de l’insuffisance des brancards. Ou encore insister sur le bénévolat des médecins et des paramédicaux qui, même en n’étant pas de garde, ont apporté leur part de soins aux blessés.
Le citoyen lambda a pris ses responsabilités. Et s’il n’est pas venu à l’hôpital, les oreilles collées à la radio, les yeux rivés sur son poste téléviseur, il a pleuré toutes les larmes de son corps ou a crié de toutes les forces de sa colère.
Le politique, lui, rejette la sienne sur son alter ego. Ce n’était pas moi, c’était lui. Et s’il arrive encore des choses, ce ne sera jamais moi, ce sera toujours l’autre. Jamais moi, toujours l’autre.
Une première alerte avait eu lieu après la série de pillages des magasins les 6 et 27 janvier. Les princes qui affirment avoir en main, ou qui veulent prendre en main la destinée du pays, continuent de camper sur leur position. Le jusqu’au-boutisme est leur mot d’ordre : avancer tête baissée et ne jamais céder.
Et puis un deuxième signal a éclaté ce 7 février 2009. Le bilan humain s’alourdit. Les impacts économiques s’aggravent. Faudra-t-il attendre un troisième événement encore plus meurtrier, pour que se confirme l’adage « jamais deux sans trois», avant de reconnaître sa part de responsabilité, et réagir en conséquence ?

Iloniaina Alain
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4231 du 10-02-2009

CULTURE - Initiative : Les artistes chantent pour la paix

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:12

L’heure est grave. Avant le spectacle qui devrait se tenir dans la capitale, les artistes entrent en studio ce jour pour l’enregistrement d’un hymne à la paix.
Avec Jaojoby à la baguette, les artistes se sont mis d’accord pour chanter ensemble l’une de ses anciennes compositions, «Tsy akeo». Et ce n’est pas les ingrédients qui manquent, vu qu’une douzaine d’artistes de tous horizons musicaux vont se soutenir au studio Do sol à Ankatso.
Au premier rang, les divas de la musique tropicale, en l’occurence Dah Mama, Cynthia donnent de la voix.
Ensuite, Bakomanga, Fanja Andriamanantena, Bessa, Henri Ratsimbazafy, Samy Rastafanahy prêtent main forte pour une cause, « La paix pour tous les Malgaches ».
«On va mettre un peu plus de sensibilité. Cette chanson parle d’amour et de fraternité. C’est pour cela que je l’ai choisie pour faire passer le message pour trouver la paix pour tous. On va ajouter quelques couplets selon nos inspirations», précise Jaojoby.
Tels de véritables messager de la paix, les artistes ambitionnent de faire réveiller cette valeur humaine chère à nos compatriotes. Surtout que la vie politique de la Grande île reste confuse après la grande marche à Ambohitsirohitra qui a tourné au drame.
Réactions
La situation ne laisse pas indifférent le roi du salegy. «Devant ce carnage, j’ai encore le coeur gros pour aligner les mots. C’est écoeurant. Je suis vraiment très triste. Comment peut-on s’entretuer entre frères de sang ?», regrette-t-il.
À quelques jours de la date pour le concert pour la paix, les artistes attendent toujours l’autorisation de la commune urbaine d’Antananarivo. Entre-temps, le public pourra se réjouir de voir les artistes réunis dans une même combo, avec un clip qui sera réalisé par Média Consulting.
De nombreux chanteurs parmi les plus grands ont aussi chanté leur haine de la guerre et leur mépris de quelques tristes sires ayant conduit l’humanité où elle est.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4231 du 10-02-2009

6 février 2009

Notes du passé - Le territoire d’Imerinatsimo verrouillé

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 19:21

Quand la colline d’Andrianamboatsimarofy est complètement conquise au bout de trois batailles ardues, Andrianampoinimerina envoie les Tsimahafotsy, Tsimiamboholahy, Mandiavato et Havanandriana (Nobles, Tandapa et Mainty) occuper les différents points sensibles du territoire d’Antananarivo. Il les choisit parmi les plus valeureux combattants et les appellent ses Aigles, Voromahery. Il leur promet aussi « qu’ils ne perdront pas leurs terres du nord (Avaradrano et Mandiavato) même s’il leur en donne de nouvelles au sud ».
C’est ainsi que le nord du territoire qui comprend Ambatomitsangana, Ambohipotsy, Antsahatsiroa, mais aussi le sud, Fiadanana, Soanierana et Ankadimbahoaka sont à prédominance Tsimahafotsy; Antsampanimahazo, Isotry, Mahamasina et Antanimena beaucoup plus Tsimiamboholahy; Ambatovinaky, Faravohitra et Mananjara plutôt Mandiavato; les Andriamasinavalona à Isoraka, les Tandapa à Amparibe, les Mainty à Ambanidia…
Les Voromahery sont chargés d’exploiter les rizières de la plaine du Betsimitatatra, plus précisément le Vakiniandranolava pour les Tsimahafotsy et Mandiavato, et le Vakinandriamalama pour les Tsimiamboholahy. Sans oublier la plaine comprise entre Manjakaray, Ampandrana et Marohoho à l’est. Avec eux, se mêlent les Havanandriana.
D’autres nouveaux colons s’installent
à Ankadimbahoaka-Tanjombato, Fiadanana et Ambatoroka.
A Fiadanana, les Voromahery Mainty ont pour mission de défendre Antananarivo contre d’éventuelles agressions des Imerinatsimo « rebelles », réfugiés sur la colline d’Ambohijanahary et qui ne manquent pas de les asticoter en les prenant pour cibles.
Auparavant, avant qu’Antananarivo ne tombe, Andrianampoinimerina a posté à Ambatoroka les « descendants des Treize » originaires de Miakadaza. Comme ils se montrent en toute occasion de valeureux guerriers, il les envoie à Ankadimbahoaka-Tanjombato et Fiadanana, comme « pieds pour asseoir la stabilité du royaume ».
En effet, dès que ces deux villages sont occupés, la défense d’Antananarivo est verrouillée. On les dénomme alors
« Manisotra » car ils ont grandement contribué à la « libération de la Forêt verte ».
Plusieurs autres grands noms se distinguent au cours de ces batailles : Andriamambavola qui dirige les assauts à partir d’Anjohy, Raberesaka ou Rainimahay à partir d’Ambatovinaky, Rakotonavalona à partir d’Ambavahadimitafo où il perd une jambe, et Raberanto à partir d’Ambaravarambato. Ce sont, précise-t-on, de grands chefs guerriers.
En outre, quand Antananarivo est complètement conquise, ils font au roi une promesse solennelle : « Vous pouvez dormir tranquille. Ce royaume est à jamais le vôtre ».
Plus tard, les Manisotra de Tanjombato viennent aussi trouver Andrianampoinimerina pour prêter serment d’allégeance par le sacrifice d’un bœuf. Le roi leur conseille de bien garder «le verrou de la porte sud du royaume d’Antananarivo qu’Andriamasinavalona a donné à Andriantsimitoviaminandriana, qu’Andriantsimitoviaminandriana a offert à Andriambelomasina et qu’à la fin Andriambelomasina m’a laissé ».
Il les met aussi en garde contre toute velléité de trahison. Car la caste Manisotra s’est à l’époque fractionnée en deux : d’un côté, les partisans du roi d’Ambohimanga qui se distinguent par leurs exploits guerriers aux cours des trois batailles de la conquête d’Antananarivo ; de l’autre, les « dissidents » restés fidèles à Andrianamboatsimarofy et retranchés à Ambohijoky où ils « éduquent » le fils de celui-ci, et qui ne sont pas moins de grands combattants téméraires.
Andrianampoinimerina élève les Manisotra au rang «d’aînés des Mainty». Il aime aussi les qualifier de « solon-defona tsy folaka », substituts des sagaies que nul ne peut plier, et d’« ampingabe tsy loakan’ny bala », grands boucliers qu’aucune balle ne peut trouer.
Quand les Voromahery des différents territoires partent pour la colonisation du Betsimitatatra, même s’ils ne perdent pas leur territoire ancestral le roi leur demande cependant de transférer leur tombeau pour pouvoir s’assurer qu’ils s’adaptent à leur nouvel habitat. Toutefois cela ne peut se faire, ceux
« restés sur la terre natale » s’y refusant.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4228 du 06-02-2009

CHRONIQUE DE VANF - Le normal est si extraordinaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 19:18

Une autre semaine d’occasions manquées. Ce qui fait la supériorité morale, dans ce genre de situation, c’est le souci de l’intérêt supérieur du pays. Alors, qui s’en préoccupe dans ce dialogue de sourds ?
Depuis lundi, les écoles ont repris, les commerces rouvrent, l’administration fonctionne. J’en serais presque heureux de renouer avec les embouteillages, signes tangibles du retour à la normale. La majorité silencieuse veut vivre, vivre simplement, vivre normalement. Voir ses ordures régulièrement ramassées pour que l’atmosphère de la Ville n’empeste pas et que les rats ne prolifèrent pas. Savoir possibles diverses formalités de la vicissitude humaine : déclaration de naissance, enregistrement de décès, délivrance d’actes d’état-civil. Ne pas craindre une fermeture prolongée des banques provoquant une ruée vers les guichets automatiques, ni une pénurie de carburant entraînant de longues files d’attente devant les stations-service, ni une rumeur de coupure de l’approvisionnement en gaz contraignant à des acrobaties quant à la date et l’heure de la prochaine livraison.
Aux Malgaches de la diaspora, j’aimerais qu’ils puissent raconter à leurs proches et connaissances, qui s’inquiètent de la situation à Madagascar, que les Tananariviens se sont pris en main. Et qu’il faut espérer que la majorité silencieuse des autres chefs-lieux de Madagascar ou de chaque village de la Grande Ile, fasse de même. La meilleure résistance que puisse opposer la population restée raisonnable - à l’écart des émeutes, étrangère aux pillages, indifférente à la démagogie – est cet effort quotidien de vivre normalement. Je l’ai compris ainsi le premier jour de la réouverture de ces enseignes dont les autres magasins avaient été saccagés. Se trouver un caddie, déambuler entre les rayons, passer à la caisse : des gestes d’une banalité extrême et dont l’importance soudain tragique ne peut être comprise qu’en ayant subi les «dommages collatéraux » des crises de 1972, de1991 ou de 2002.
Dommage que les médias internationaux n’aient pas accès à la majorité silencieuse qui, par nature, ne s’exprime pas. Ils sauraient que les Malgaches ne sont pas uniquement des « pro » ou des « contre ». Le « ni, ni » existe bel et bien et, au-delà, toutes les nuances de la liberté de pensée. Qu’il existe des gens qui n’ont jamais manifesté dans la rue, ni en 1972, ni en 1991, ni en 2002, ni en 2009. Des gens qui répugnent désormais à aller voter si, régulièrement, l’arbitrage des urnes devait être conspué, nié, inversé, dans la rue. Le suffrage universel, avec son équation égalitaire d’une personne une voix, est déjà une aberration suffisante, pour que la foule dans la rue ne s’octroie pas en plus un coefficient supplémentaire.
Se sachant ni entendue, ni écoutée, à Madagascar, la majorité silencieuse demande instamment aux représentants de l’opinion publique dite internationale et aux diplomates accrédités à Antananarivo de se faire son porte-parole. L’exception culturelle malgache veut que le normal soit si extraordinaire.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4228 du 06-02-2009

5 février 2009

Société - Météo : Gaël s’approche et s’intensifie

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 22:23

«Gaël nous inquiètera à partir de vendredi. Même si, aux dernières estimations, il ne touchera pas terre, les masses nuageuses qui l’accompagnent provoqueront des vents violents et des pluies abondantes sur le pays », mettent en garde les techniciens du service de la météorologie à Ampasampito. Cette tempête tropicale s’intensifie et s’approche progressivement des côtes malgaches. Elle a été localisée à 1 100 km au Nord-Est de Toamasina. Ce météore fait cap Ouest à 20 km/h. Il entraîne avec lui des vents pouvant atteindre les 100 km/h en rafales.
«Ce système dépressionnaire est puissant. En tout cas, il est plus fort que Fanele. Son diamètre mesure déjà 400 km, alors qu’il est seulement au stade de tempête tropicale modérée. Dans les prochaines heures, puisque les conditions météorologiques lui sont favorables, il va encore prendre de l’intensité et de l’ampleur pour devenir un cyclone tropical », soulignent les météorologues.

Pré-alerte

Après avoir fait cap à l’Ouest, Gaël est prévu changer de direction en s’incurvant vers le Sud dans les prochains jours. Aussi, ce météore ne frôlera-t-il pas la Grande Ile. Toutefois, il longerait la côte Sud-Est de Madagascar vers la fin de la semaine. D’ailleurs, le service de la météorologie envisage de lancer un avis de pré-alerte ce jour afin que la population puisse mieux se préparer à affronter ce cyclone. Selon les prévisions des spécialistes, Gaël affectera le temps qu’il fait sur le pays à partir de vendredi jusqu’au moins à lundi. C’est dire qu’un week-end de tous les dangers se profile à l’horizon. La vigilance est de mise !

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7751 du 5 février 2009

3 février 2009

Economie - La vie économique reprend

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 17:53

Conjoncture. L’heure était au travail et à la reconstruction hier dans la Capitale.

 

Une journée de travail. Celle d’hier l’était pour les Tananariviens qui ont pour la plupart vaqué à leurs occupations quotidiennes. La vie socio-économique suit son cours normal puisque malgré l’appel du Maire Andry Rajoelina, les fonctionnaires ont travaillé, de même que les écoles nationales et même étrangères (française, américaine). Alors que dans les magasins et centres commerciaux, on commence déjà la réhabilitation, les  services publics et privés sont de nouveau assurés.

« C’est bien de reprendre les activités, mais ce ne sera pas facile » déclare cet opérateur qui se trouve confronté à différents problèmes, comme l’approvisionnement de son magasin d’électronique et de meubles. « Nous sommes obligés de batailler dur avec les assurances qui refusent de couvrir les dommages causés par les émeutes » déclare-t-il en souhaitant que le gouvernement traduise réellement en actes concrets, les promesses d’appui financier. Mais en attendant ces appuis, certaines boutiques commencent à rouvrir. « Avec les moyens du bord, j’ai décidé d’ouvrir demain (aujourd’hui), puisque malgré tout, mes clients ont besoin de nos produits et services ». 

Aucune crainte. Les usagers se sont, par ailleurs réjoui du fait que les banques primaires assurent de nouveau à 100% les services, surtout les versements et retraits d’espèces. Les distributeurs automatiques de billets sont toujours assaillis par les clients des banques. Toutes les stations-service sont également ouvertes et il n’y a plus de système de limitation de la quantité de carburants à livrer par voiture. Sur ce point, un distributeur nous a déclaré qu’il n’y a aucune crainte en ce qui concerne l’approvisionnement. « La prochaine livraison aura lieu vers mi-février et normalement, il n’y aura pas de changement de prix ».

Quoiqu’il en soit, dans le milieu économique, on se réjouit de ce début de reprise des activités économiques, surtout dans la capitale. L’on annonce par ailleurs que normalement, le dédouanement des marchandises reprend, ce jour au port de Toamasina. Une nouvelle qui démontre que la reprise des activités économiques est réelle et que malgré la crise, les Malgaches croient encore en un lendemain meilleur pour le pays.

 

Extrait Midi MAdagasikara - Parution N° : 7749 du 3 février 2009

Société - Cyclone : Le futur « Gaël » à surveiller

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 17:41

Après Eric et Fanele, le futur « Gaël » est déjà dans les parages. Ce huitième système dépressionnaire de la saison cyclonique a été localisé, hier après-midi, à 1 850 km à l’Est du Cap Masoala. Au stade de perturbation tropicale, le météore n’a pas encore réuni toutes les conditions pour se voir attribuer un nom. « Toutefois, il sera sûrement baptisé ‘’Gaël’’ dans les prochaines heures, puisqu’il se développe et gagne en intensité progressivement », avisent les spécialistes de la météorologie à Ampasampito.

Trajectoire. Ce système dépressionnaire ne nous concerne pas encore pour l’instant. «Il n’a aucune influence sur le temps qu’il fait au pays pour le moment. Pourtant, ce météore est à surveiller », indiquent les météorologues. Cette perturbation tropicale se déplace, en effet, vers l’Ouest-sud Ouest à 12 km/h. C’est dire que sa trajectoire actuelle pourrait la ramener dans les prochains jours vers les côtes malgaches. Mais tout n’est que supposition car nous n’en sommes pas encore là !  

Canicule. Ainsi, le mauvais temps qui sévit ces deux derniers jours n’a rien à voir avec un cyclone. « Nous sommes toujours en pleine période pluvieuse. Aussi, n’y a-t-il rien de surprenant avec l’arrivée de ces ondées », expliquent les prévisionnistes d’Ampasampito. « Ces averses orageuses continueront de s’abattre, notamment sur la capitale, dans la soirée. Dame Pluie nous laissera un petit répit demain, avant de reprendre du service le surlendemain », annoncent-ils toujours. Par ailleurs, la canicule est encore à l’ordre du jour pour quelque temps puisque les températures resteront toujours élevées pour les prochains jours. Elles varieront entre 17 et 31°C.  Des températures estivales, bien dans l’air du temps…

 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7749 du 3 février 2009

2 février 2009

Economie - Fitur Madrid : Les professionnels du tourisme préoccupés par la crise malgache

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:15

Les professionnels du tourisme venus à Madrid ont comme principale préoccupation,  la crise financière. La crise politique malgache est aussi une très mauvaise chose pour le secteur.
La délégation malgache au salon International du Tourisme, Fitur de Madrid n’avait pas besoin de cela. En effet, les journaux espagnols, en l’occurrence, El Pais et La Razon, deux des titres ayant le plus gros tirage dans le pays, et distribués gratuitement dans le salon, à l’occasion du Fitur 2009, parlent  de cette crise avec des illustrations. Une situation qui risque d’avoir des échos négatifs pour la destination. «Le Maire de la Capitale se soulève contre le Président de la République Marc Ravalomanana», titre La Razon, qui fournit des statistiques sur les dégâts causés par les affrontements entre les partisans des deux parties. L’autre journal titre sur le nombre de victimes dans la Grande île.

Arrêter la crise

Heureusement que pour l’instant, les professionnels espagnols venus au stand de Madagascar semblent ne pas trop prêter une attention particulière à ces informations, qui pourtant ont entraîné beaucoup d’annulations de réservations sur les marchés français et britanniques, la crise financière étant peut-être très forte. De son côté, l’Office du Tourisme de Madagascar, affirme que les visiteurs passent quand même au stand et que les rendez-vous avec les différents partenaires étaient toujours maintenus. Pour dire qu’il y a encore de l’espoir que le tourisme malgache, du moins sur le marché espagnol, puisse encore tenir la route, sachant que les Espagnols aiment beaucoup voyager et que les produits proposés par Madagascar cadrent bien avec la demande des touristes de ce pays. «Nous avons encore une chance de sauver la saison touristique  si les deux parties impliquées dans cette crise parviennent à trouver une solution dans les plus brefs délais», note-t-on du côté de l’Ontm. 

Marché en devenir

Pour en revenir au salon Fitur, il faut noter que les Espagnols présentent un intérêt particulier pour la destination. «Les gens ici ne sont pas suffisamment informés sur la destination mais ils aiment bien les produits touristiques malgache, découverte, hôtels de plage…», fait savoir François Gely, Directeur Général de Tropic Tours Travel. Il ajoute : «L’Espagne constitue un grand réservoir de touristes et il appartient aux professionnels et à l’Ontm de faire la promotion de l’île dans ce pays européen». «Il suffit qu’il y ait une liaison aérienne entre Madagascar et l’Espagne et tout partira» conclut-il. «L’Espagne est un marché en devenir pour Madagascar», lance un autre opérateur touristique. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7748 du 1 février 2009

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