2009 janvier

19 janvier 2009

SOCIAL - Intempéries : Deux cyclones dans les parages

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:51

Le mauvais temps sévit. Toutefois, les conditions pour la formation de cyclones ne sont pas encore remplies.
L’Océan Indien et le Canal de Mozambique abritent deux perturbations cycloniques depuis hier. A 15 heures locales, elles se trouvaient à 120 km de l’Ile Sainte-Marie et à 200 km à l’Est de Mananara Nord à 12 heures.
Toutes deux amènent des rafales de vent d’une vitesse de 80 km à l’heure dans les mers où elles évoluent. « Il est encore difficile de donner des précisions sur ces perturbations dans la mesure où elles ne remplissent pas encore les conditions nécessaires. La force de vent produite par le mauvais temps n’excède pas encore les 63 km à l’heure », signalait un technicien de la météo hier à 18 heures. Et de rajouter que cette force de vent était de l’ordre de 55 km à l’heure à 15 heures locales.
Crues des rivières
Selon l’ordre chronologique inscrit à la météo, Eric et Fanele seraient les noms donnés aux prochains cyclones. « A cause de la forte pluie amenée par ces perturbations, les crues des rivières surtout les parties en contrebas sont à craindre », poursuit le responsable de la météo. Ce mauvais temps continue de longer la côte Est de la région Sava jusqu’à Mahanoro.
Celui qui se trouve dans le Canal du Mozambique apporte de fortes pluies dans les régions du Melaky, Menabe et Atsimo Andrefana. De grosses pluies orageuses ont affecté la ville d’Antalaha depuis la nuit de samedi jusqu’à hier, selon une correspondance locale de la radio nationale. Il en est de même de la région d’Analanjirofo et Atsinanana.
Les averses qui se sont abattues à Antananarivo dans l’après-midi d’hier n’ont rien à voir avec ces perturbations cycloniques. « Ces pluies ont pour origine la forte chaleur qui a sévi pendant la journée », conclut le responsable de la météo.
Les avis d’avertissements donnés aux districts suivants restent en vigueur pour les prochaines vingt quatre heures à savoir Vohémar, Sambava, Andapa, Antalaha, en passant par Maroantsetra, Fénérive Est jusqu’à Mahanoro et Tanambao Manampotsy. Il en est de même pour les districts d’Antsalova, Belo sur Tsiribihina, Mahabo, et Toliara I et II.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4212 du 19-01-2009

Economie - Une croissance économique encore fragile reconnaît la Banque Mondiale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:49

Conjoncture. Madagascar est sur le chemin de la croissance mais énormément d’efforts restent à fournir pour une vie meilleure pour chaque citoyen.

Positif. Le diagnostic économique établi par la Banque Mondiale concernant Madagascar l’est. « L’économie malgache va mieux. Depuis la résolution de la crise politique survenue en 2002, le taux de croissance économique s’est établi à 5% par an avec le maintien des équilibres budgétaires et monétaires » lit-on notamment dans le Country Economic Memorandum (CEM) publié récemment par la Banque Mondiale et qui retrace l’évolution et les perspectives de Madagascar. Le même document de préciser toutefois que « cette performance économique encourageante demeure fragile »

 Politique active. Ce constat de la Banque Mondiale suscite à la fois espoir et crainte. Espoir dans la mesure où visiblement les mesures de redressement prises ces dernières années commencent à porter des résultats positifs et démontrent que le régime a fait preuve d’efficacité dans la gestion de l’économie. La preuve, Madagascar a fait mieux que les autres pays de l’Afrique Subsaharienne. « La performance économique de Madagascar a été encourageante au cours de ces dernières années, puisque le taux de croissance a dépassé celui de l’Afrique Subsaharienne, qui, elle-même a vécu une période de croissance satisfaisante »  note le Country Economic Memorandum qui attribue notamment cette performance à une politique active du gouvernement : « Déjà, les autorités malgaches ne sont pas restées inactives. D’une part , elles ont mené une politique budgétaire active et expansive, soutenue en grande partie par les partenaires au développement, et qui vise à mettre en place les bases solides d’une croissance structurante à travers le financement des projets d’infrastructure en capital physique et humain. D’autre part, elles ont lancé un certain nombre de grands chantiers qui visent à promouvoir l’exploitation des ressources naturelles et à favoriser les échanges commerciaux avec le monde extérieur ». En somme, la croissance malgache est en marche, mais elle reste fragile.

 Cause politique. Une fragilité qui, selon le CEM s’illustre à travers la volatilité de la croissance économique au cours de la dernière décennie. Une volatilité dont la première cause est politique : « la volatilité de la performance économique malgache est généralement expliquée par la fragilité de l’environnement politique » estime ce document de la Banque Mondiale  qui fait notamment référence à la crise de 2002. « La crise politique en 2002, a non seulement entraîné une chute de près de 10% du PIB, mais la permanence d’effets pervers expliquant le fait que le revenu par habitant est revenu à son niveau de 2001 seulement aujourd’hui ». Beaucoup de pertes en somme à cause de cette crise politique. Mais il n’y a pas que la politique qui explique cette croissance fragile. « Le deuxième facteur explicatif est lié à la prépondérance du secteur primaire   et sa vulnérabilité aux nombreux chocs climatiques dans la région, en particulier, les cyclones qui dévastent une partie du pays presque chaque année ». Enfin, « la volatilité de la croissance économique de Madagascar provient de sa forte dépendance aux capitaux étrangers, qui, non seulement ont tendance à fluctuer au cours du temps, mais n’ont permis encore de financer qu’un nombre limité d’activités économiques dans le pays.

 Invités à dialoguer. Bref, un long chemin reste à parcourir pour mettre le pays vraiment sur les rails de la croissance soutenue. Et le pays n’a plus droit à l’erreur pour rattraper le temps perdu. Car même avec la croissance actuelle de 5 à 6% par an, il faudrait encore attendre 23 ans pour que Madagascar atteigne un revenu par habitant de 1 000 dollars, soit le niveau actuel du Nicaragua et du Cameroun. Les deux camps politiques qui s’entredéchirent actuellement sont avertis et sont invités à dialoguer. Car une autre crise semblable à celle de 2002 fera encore reculer le pays et il faudrait alors peut être encore 50 ans et même plus, pour atteindre cette performance moyenne de 1 000 dollars par habitant.  Seigneur faites que cela ne soit pas ainsi.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7736 du 19 janvier 2009

Culture - « Questions pour un champion » : Les représentants Malagasy pour Paris

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:47

« Et les quatre candidats qui vont représenter Madagascar pour les éliminatoires en France sont… Fetra, Joro, Iary et Nivo. Et au cas où l’un des quatre candidats serait atteint de défaillance, Nelly viendra à la rescousse… ». Différemment de l’édition de 2003, les lauréats sont composés de deux hommes et de deux femmes. Et vu leur cursus, nos représentants ont plus d’une chance d’être les grands gagnants.

 Niveau. Les équipes de Julien Lepers étaient tellement débordées qu’ils n’ont pu répondre à aucune de nos questions. Néanmoins, nous avons pu obtenir quelques réponses auprès du personnel de l’Aft qui les a aidés à trier et à classer les dossiers des candidats. « Ils ont eu un peu de mal à sélectionner ceux qui devaient passer aux prochaines étapes étant donné que les candidats, lors des deux premières épreuves avaient, pour la plupart, obtenu, plus de la moyenne, vers les 15/20. Il y en a même pas mal qui ont atteint le score parfait 20/20 ». Il y a cependant ceux qui ont été gagnés par le stress et donné la mauvaise réponse. Quelques candidats éliminés expliquent « Les questions n’étaient pas très difficiles. Cependant, ils ne les posaient que deux fois de suite et ils nous laissaient quelques secondes pour répondre, deux minutes tout au plus ». « Je pense que c’est surtout le stress qui était le plus dur à gérer ». « Le temps n’était pas assez long pour se remémorer toutes les réponses »…

Absents. Ils étaient 820 à s’être inscrits mais seulement 750 d’entre eux étaient présents. « Nous ne savons pour quelles raisons les 70 autres candidats n’ont pas répondu présents ». « Ils auraient dû, dès le début ne pas s’inscrire et laisser la chance à d’autres si c’est pour abandonner au dernier moment », déplorent ceux qui n’ont pu participer. En effet, ceux qui ont attendu le dernier moment, du moins la deuxième semaine pour s’inscrire n’ont pas eu la chance de figurer parmi les concurrents.

 Epreuves. Après plus de trois heures plongés dans les copies, les 30 candidats sélectionnés pour l’épreuve finale passent maintenant à l’oral. Le test ? Une courte présentation et quelques questions posées par les membres du jury… Certains font admirablement face aux membres du jury, aisés, calmes et d’autres qui, visiblement sont très stressés. Tous les candidats étant passés, le jury se retire. Après quelques minutes de délibération, les membres du jury reviennent. Tous les candidats, les 30, reprennent leur place et attendent… « Et les quatre candidats qui vont représenter Madagascar pour les éliminatoires en France sont… Fetra, Joro, Iary et Nivo. Et au cas où l’un des quatre candidats serait atteint de défaillance, Nelly viendra à la rescousse… ».

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7736 du 19 janvier 2009

16 janvier 2009

Notes du passé - La trahison de Razakatahiny d’Ambodirano

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:40

Défait par Andrianampoinimerina après une résistance ardue, Andrianamboatsimarofy quitte Antananarivo et pousse plus à l’ouest, à Anosizato, tandis qu’il installe son fils Ramaromanompo à Ambohijoky sous la protection des Manisotra. Ce sont des localités d’Ambodirano. À la mort de son père, Ramaromanompo vient prendre sa succession, ce qui ne fait pas la joie de tous, au contraire. C’est le cas de Razakatahiny et de ses partisans qui proposent leur alliance à Andrianampoinimerina.
Rabefiraisana des Tsimahafotsy, envoyé pour le tester, le voit en train de réunir les habitants de sa localité, Fandravazana, et les inciter à se mettre sous la protection du roi d’Ambohimanga. Kabary qui se base sur la célébrité et la puissance de celui-ci car «la terre lui appartient». Poursuivant sa tournée, il arrive à Fenoarivo où il soudoie une partie de la population à s’allier avec Andrianampoinimerina. «En agissant ainsi, vous respecterez les volontés d’Andriamasinavalona». Elle se laisse facilement influencer par Razakatahiny qui ne manque pas d’annoncer au roi que la voie est libre. «Nous sommes vos serviteurs, Ambodirano sera à vous sans qu’un coup de feu n’éclate».
Et tandis qu’Andrianampoinimerina y dépêche Rabefiraisana et ses hommes pour combattre Ramaromanompo, Razakatahiny demande à ses partisans de ne pas tirer. De même, il s’empresse de rejoindre les Tsimahafotsy à Fenoarivo pour leur suggérer «de ne pas dépenser inutilement leurs munitions». Revenant à Anosizato, il promet à Ramaromanompo, complètement atterré par l’arrivée des troupes Tsimahafotsy, sa protection avant de l’enfermer «par mesure de sécurité». Enfin, à la tête d’Ambodirano, il accueille Rabefiraisana. Ce que voyant, Ramaromanompo conclut qu’il a été trahi et que sa vie est en danger.
Mais en apprenant la nouvelle, Ramahaibola et ses Manisotra se dépêchent de bloquer la sortie des Tsimahafotsy d’Anosizato. Connaissant le grand attachement que ces valeureux guerriers vouent à leur seigneur et comprenant que le combat va s’engager, Razakatahiny propose à Rabefiraisana d’ouvrir une voie par laquelle une escorte armée fera sortir Ramaromanompo. Car les Manisotra ne doutent pas un instant qu’ils arriveront à libérer leur maître.
Razakatahiny tente de les apaiser, mais il ne fait qu’attiser leur fureur. Ils le menacent même de représailles contre sa famille s’il essaie de quitter Anosizato. Il ne se laisse pas impressionner pour autant, la localité étant déjà entre les mains des Tsimahafotsy et Ramahaibola décide de se replier pour protéger sa citadelle.
De retour à Ambohimanga, Rabefiraisana fait l’éloge de Razakatahiny resté loyal face aux guerriers Manisotra vindicatifs, et qui mérite d’être nommé Loholona. Sitôt dit, sitôt fait, Razakatahiny doit poursuivre sa mission. «Nombreux sont les Andriana et les Hova d’Ambodirano qui acceptent de devenir les enfants du roi d’Ambohimanga généreux envers ceux qui le considèrent comme le seul maître de la terre».
Bientôt il ne reste plus qu’Ambohijoky et les Manisotra à lui résister. Partout où ils se trouvent, la bataille est ardue. D’autant plus virulente que, pour eux, Razakatahiny est l’ennemi n°1 pour avoir livré son propre seigneur. Ils lui tendent alors un piège. Ils font sortir de leur citadelle 1 000 zébus, ce que voyant Razakatahiny croit en leur fuite et demande à ses hommes de s’en emparer. Occupés à regrouper les animaux, ils ne voient pas les Manisotra arriver pour les décimer. Il s’en faut de peu que Razakatahiny ne soit fait prisonnier sinon tué.
Finalement, Andrianampoinimerina décide d’y aller en personne pour les soumettre. Ce qui est facile à dire car il faut trois batailles avant qu’ils ne jettent leurs armes.
Pour marquer sa considération envers Razakatahiny qui n’est pas de souche noble, le roi se concerte avec lui publiquement avant de prononcer son kabary et de le présenter au peuple en tant que «Raiamandreny d’Ambodirano».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4210 du 16-01-2009

ECONOMIE - Hôtellerie : Le « Sheraton » impressionne

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:38

Le luxe du futur hôtel cinq-étoiles qui accueillera le Sommet de l’Union africaine se dessine. La fin du chantier est prévue en mai.
«Il ne nous reste plus que 100 jours ». Selon le traducteur, telle est la signification de la phrase écrite en chinois sur une banderole collée sur la façade de l’hôtel Sheraton cinq étoiles d’Ivato. C’est pour motiver les travailleurs mais après presque un an de chantier, le travail accompli par les Chinois et les Malgaches chargés de construire l’établissement est déjà impressionnant. L’ossature des 23 étages du bâtiment est terminée et les ouvriers s’attaquent depuis quelques mois aux travaux de finition. A commencer par les deux suites présidentielles, situées au dernier étage mais les 208 chambres du futur hôtel compteront au total jusqu’à 70 suites dont 40 classées luxe.
Pharaonique
Au fil des visites dans les étages, ceux qui accompagnaient le ministre de la Réforme foncière et de l’Aménagement du territoire Marius Ratolojanahary pour une visite guidée ont été très impressionnés par l’immensité des travaux.
La plus grande tâche à l’heure actuelle consiste à recouvrir le mur en béton avec du marbre ou du carrelage et la quantité du stock entreposé à l’extérieur du bâtiment en dit long sur l’importance des besoins.
A chaque niveau, des groupes d’ouvriers découpent, polissent ou installent des carrelages, souvent sous le bruit assourdissant des machines. D’autres s’attaquent à l’équipement électrique ou à l’installation des ascenseurs. De grandes salles équipées, en forme de bar laissent deviner les futurs restaurants dont l’un sera au rez de chaussée et l’autre au premier étage.
Pour l’instant, les visiteurs doivent gravir les 23 étages qui font plus de cents mètres par les monte-charges, installés tout au long du bâtiment, à l’extérieur, accompagnés du bruit effroyable des engrenages. Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de monter si haut, ils ne peuvent s’empêcher de penser au pire. Mais au sommet, le spectacle est époustouflant avec une vue imprenable sur les environs d’Antananarivo. Les extincteurs installés un peu partout rappellent encore l’incendie qui s’ était déclaré au sous sol, il y a quelques semaines. Aujourd’hui, il n’en reste aucune trace.
Le cinq-étoiles d’Ivato devrait être prêt à la fin du mois de mai. 67% des travaux sont déjà terminés mais beaucoup reste encore à faire tels les sanitaires, la piscine, le sauna, la salle de sport et les boutiques. Tout ceci constitue l’arsenal d’un véritable cinq étoiles.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4210 du 16-01-2009

14 janvier 2009

RéGION - Antsahanitia : La station forestière pillée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

La forêt d’Antsahanitia est le lieu de trafics divers. Le bois est transformé en charbon, et les plantes rares sont vendues illicitement.
Le chef de cantonnement du district de Mahajanga II, auprès de la direction régionale de l’environnement, des forêts et du tourisme (DREFT), Manantsoa, tire la sonnette d’alarme.
Sur 250 ha, dans la station forestière d’Antsahanitia, ayant fait l’objet d’un contrôle, 75 % sont détruites totalement par l’exploitation illicite et sauvage de charbon de bois perpétrée par des habitants d’Ampazony.
Lors du contrôle effectué vers la fin de l’année, les responsables ont surpris sur place 38 fours à charbon. Huit d’entre eux étaient encore allumées. Du charbon de bois prêt à être mis en sac est également confisqué.
«Avant, les exploitants illicites ont déjà abattu et ruiné la forêt de Mangatsa, là où était implanté l’usine de Mahabibo must, ex-FAMAMA. Ils s’en sont pris ensuite à cette station forestière, classée poste de reboisement depuis la première république. En 2006, nous avons déjà constaté la destruction de plus 200 stères de bois à cet endroit. Les dégâts tendent à empirer», déplore le chef de cantonnement.
Saisie
La station forestière s’étale sur une superficie de plus 1 035 ha, dont la majorité des essences sont constituées d’eucalyptus et d’acacia.
En outre, une soixantaine de pieds d’orchidées et de baobabs nains ont été saisis au cours d’une descente sur place, il y a deux semaines.
«Nous avons surpris trois hommes transportant des plantes rares sur les épaules ce jour-là. Dès qu’ils nous ont vu, ils se sont enfuis en laissant leur butin sur place», fait remarquer Manantsoa.
Depuis, une dizaine de ces baobabs ont dû être repiqués dans la cour de la DREFT à Mahajanga be, et autant ont été remis à la vitrine de Madagascar à Amborovy.
Un pot de baobab nain est vendu à 50 000 ariary à Antananarivo, et de 15 000 à 20 000 ariary à Mahajanga.

ANDRIANARISOA VERO

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4208 du 14-01-2009

 

 

 

Plus de Midi - Transformation de fruits : Le CTHT montre le chemin aux exportateurs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:20

Mettre de la valeur ajoutée avant d’exporter les produits mais les opérateurs locaux en sont encore au stade d’essai.

Le Centre Technique et Horticole de Toamasina montre le chemin aux exportateurs et agriculteurs en créant le Centre de Transformation et de Conservation des Produits (CTCP) à Toamasina, plus précisément à Tetezambaro. Ce dispositif qui a coûté la somme de 900 000 euros et financé par l’Union Européenne, est le premier de ce genre dans la région de l’Océan Indien et en Afrique Subsaharienne. Ces installations «pilotes» sont mises à la disposition  des exportateurs de produits horticoles et agricoles du pays afin qu’ils puissent effectuer des essais de transformations. Les produits finis peuvent être expédiés comme échantillons ou servir à tester le marché extérieur avant de prendre toute décision d’investissement.   

La création de valeur ajoutée est loin d’être le point fort des opérateurs des filières agricoles et encore moins des horticulteurs. Or, personne n’ignore qu’il est plus intéressant d’exporter les produits une fois transformés qu’à l’état brut. Alors ce hall technologique constitue un premier pas vers le commerce de produits horticoles et agricoles à forte valeur ajoutée. L’Ambassadeur, Chef de Délégation de la Commission Européenne, Jean Claude Boidin, avait insisté sur la nécessité d’apporter de la valeur aux produits du pays lors de l’inauguration du Ctcp au mois de décembre dernier. Ce haut responsable avait alors déclaré que Madagascar et les exportateurs doivent s’en sortir par le haut et pour ce faire, devront valoriser davantage leurs productions. Transformer les produits signifie les rendre conformes aux réglementations en vigueur sur les marchés internationaux.

De telles infrastructures, suivies d’investissements pourraient aider le pays à redresser les termes de l’échange, toujours déficitaires. Alors, il est temps pour les exportateurs d’inverser la tendance. Ce ne sont pas les produits qui manquent dans le pays.

Le «labo» en attente d’homologation

La mise en place de ce centre de transformation et de conservation de produits du Ctht est vue d’un très bon œil par les exportateurs. Pouvoir faire des essais de transformation de fruits et faire des exportations test, c’est très bien pour la filière horticole, notent-ils en ajoutant : «Cela fait long temps que l’on attendait un tel dispositif» Ils se montrent optimistes quant au progrès que ce centre apportera au développement de l’agri business à Madagascar. 

Les exportateurs et les producteurs sont conscients que jusqu’à présent, la majorité des opérateurs se contentaient d’exporter leurs productions à l’état brut. C’est le cas par exemple de la filière litchi. Or, le marché mondial n’absorbe que 30% de la production de Madagascar, estimée à 100 000 tonnes. Les deux tiers restant sont écoulés à très bas prix sur le marché local alors qu’il est possible de les transformer en produits dérivés tel du jus, du fruit confit des pâtes de fruits. La situation est semblable pour tous les produits horticoles et les produits agricoles du pays.

Les opérateurs assurent qu’ils feront bon usage de ces infrastructures. Faut-il noter aussi que le Ctpc d’Antetezambaro peut faire des recherches et des analyses pour les entreprises. Le laboratoire du centre est en démarche pour obtenir son homologation mais du côté des opérateurs, la confiance à ce «labo» est entière. Il faut noter que ces promoteurs ont déjà fait appel au Ctpc lors de la dernière campagne de litchi de l’année 2008.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7732 du 14 janvier 2009 

RéGION - Diana : Antsiranana au Club des plus belles baies du monde

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:17

Une réunion de tous les acteurs de développement de la région Diana (autorités locales, représentants des associations, des groupements, des organisations et des personnalités qualifiées…) a décidé, il y a quelques années, la création d’une association de la baie de Diego-Suarez.
Son objectif consiste à promouvoir, à préserver et à mettre en valeur la baie ont été axées sur la promotion, la préservation et la mise en valeur de la baie. Celle-ci est composée de quatre sites principaux dont le fameux «pain de sucre» considéré localement comme un lieu sacré.
L’association a sollicité l’adhésion d’Antsiranana au Club des plus belles baies du monde.
Tourisme et développement durable, coopération des pays du Nord et du Sud, protection de l’environnement et de la biodiversité, bonne gouvernance : tels sont les axes de la coopération que le Club des plus belles baies du monde veut promouvoir dans le Nord. Les membres de cette organisation non gouvernementale s’engagent à améliorer ces axes.
L’adhésion à ce club international ne peut être qu’un atout supplémentaire pour appuyer les efforts déjà déployés dans le développement de la région Diana.
Dès lors, une association structurée, administrée par un conseil d’administration, a été mise en place, pour l’expansion économique, touristique et sociale des riverains de la baie de Diego-Suarez.
Le Club des plus belles baies du monde compte 31 belles baies remarquables, celle de Rio de Janeiro étant classée en premier avant Antsiranana.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4205 du 10-01-2009

13 janvier 2009

Economie - Tourisme : Madagascar, une destination conseillée par The New York Times

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:56

Madagascar fait partie des destinations touristiques conseillées par le journal The New York Times aux voyagistes américains et du monde entier pour cette année 2009. La Grande Ile se trouve en 38e position sur les 44 pays proposés par le journal dans son classement «44 places To Go in 2009» qu’il a publié sur son site web www.nytimes.com. Le journal y invite donc les internautes à choisir leur destination favorite. Madagascar est présentée comme un pays doté d’une nature très riche et d’une faune et flore exceptionnelles et uniques sans parler du paysage.

Pour en revenir aux propositions de New York Times, le quotidien place alors Beyrouth en première position dans ses propositions, suivie de Washington D.C. Le Galápagos ; Berlin ; Hawaï ; Vienne Doha se trouvent également dans le peloton de tête et Dakar (Sénégal) se place 10e de ce classement. Les Seychelles se trouvent en 23e position tandis que l’Afrique du Sud se trouve non loin de Madagascar à la 34e place. Derrière la Grande Ile, l’on peut trouver entre autres, Metz (France) ; la Tasmanie ; Stockholm ; l’Alaska et enfin en 44e position, la Zambie. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7731 du 13 janvier 2009   

Divers - Perturbation cyclonique : « Dongo » en train de se dissoudre

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:50

Danger écarté. « Rien à craindre. La perturbation cyclonique « Dongo » est en train de se dissoudre. Le système ne constitue plus une menace pour notre Ile », a affirmé Ndinizara Newsman, chef de division de la prévision météorologique à Ampandrianomby, dans une interview que ce dernier nous a accordée dans son bureau.

Hier, « Dongo » a été localisé à 2 300 km au Sud Est du pays. Il se dirigeait vers la partie extra-tropicale.

Ainsi, les conditions dans lesquelles il se trouve ne lui permettent plus d’évoluer.

« Dongo » est la 4ème perturbation cyclonique qui s’est formée dans le bassin de l’Océan Indien depuis le début de cette saison cyclonique, en novembre 2008.

Un ou 2 cyclones atteindront nos côtes

Selon Ndinizara Newsman, un ou deux cyclones pourraient toucher nos côtes durant cette saison. « Un tel scénario est fort probable vu les conditions météorologiques dans lesquelles vivent notre pays et, généralement, la zone de l’Océan Indien. Une légère augmentation de température de l’atmosphère y est observée. On remarque également que l’énergie dans l’hémisphère Nord se déplace dans l’hémisphère Sud du globe dont Madagascar fait partie », a souligné ce technicien.

Pour le moment, il n’a pas précisé le lieu de formation de ces cyclones. Il s’est contenté de dire que l’intensité des perturbations cycloniques pourra êtres très fortes.

Après Dongo, les prochains cyclones se nommeront Eric (un nom attribué par la France), puis Fanele (Swaziland), Gael (Madagascar).

Extrait Madagascar Tribune - mardi 13 janvier 2009

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