2009 janvier

31 janvier 2009

Notes du passé - Un laboratoire pour contrôler les migrations

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 20:29

A l’origine en 1901, Madagascar a installé un Service d’identité judiciaire, généralement connu sous le nom de service anthropométrique. A ses débuts, ce service applique ce qu’on appelle les « méthodes de Bertillon» ou bertillonnage que complète cette même année un simple système de classement dactyloscopique dû à l’inspecteur de police Brasnu. Outre la capitale, des sections sont aussi créées dans les cinq autres chefs-lieux de province, toutes dotées dès leur début du même matériel de mesures anthropométriques.
Mais en 1942, on constate l’insuffisance de ce système en raison du nombre sans cesse croissant des personnes identifiées C’est alors que le commissaire de police Minjoz imagine un système plus complet, calculé en fonction de la densité « relativement» faible de la population malgache.
Quand l’indépendance est recouvrée, « le nombre d’individus identifiés atteint 450 000, ce qui est considérable par rapport au chiffre de la population malgache (environ 5 millions d’âmes) et il est en constante augmentation», précise un chroniqueur des années 60. Cependant, il ne faut pas conclure que la criminalité et la délinquance atteignent cette proportion. La cause est tout autre.
L’identification dactyloscopique est pratiquée à Madagascar sur une large échelle, car elle permet un contrôle efficace très utile des migrations intérieures de la population. Elle sert aussi à atténuer les problèmes de la population dus à l’importance numérique des homonymes en matière de nom patronymique et des changements fréquents d’état civil. Le système est parfaitement accepté par tous et fonctionne avec régularité et précision.
« Dans sa conception comme dans son application, il se situe sur une position d’avant - garde par rapport aux méthodes employées par les autres nations, puisque l’idéal serait d’arriver à une identification générale des populations du globe ».
Pour renforcer ce service dactyloscopique déjà « très complet, dont la République malgache peut à bon droit s’enorgueillir », un laboratoire de police est créé et inauguré le 6 juillet 1960 par le ministre de l’Intérieur André Resampa.
« Cette innovation s’imposait. L’évolution sociale va de pair avec la progression de la criminalité et la délinquance; l’un est pour ainsi dire le corollaire de l’autre et cet axiome est vrai pour toutes les nations ». D’autant qu’auparavant, les expertises de toute nature en matière de « criminalistique » sont pour la plupart envoyées en France. Ce qui engendre de longs délais d’attente qui gênent l’action de la justice, sans compter les frais généralement importants que cela occasionne.
Au surplus, la création de ce laboratoire de police d’Antananarivo dirigé par un officier principal français assisté d’un inspecteur principal malgache, devra permettre de résoudre de nombreux problèmes de criminalistique. Ses moyens techniques, modestes au départ, devront aller en s’améliorant et progressivement, « cette institution prendra sa place aux côtés de ses homologues des autres nations ».
En outre, cet outil incontestable de travail devra aussi servir d’instrument d’école. « Un jour qui n’est peut-être pas éloigné, verra se fonder à Tananarive une école de police, peut-être même un institut de police puisque aussi bien il est question d’y créer une université. Le laboratoire de police permettra alors de donner aux élèves un enseignement de base sur la criminalistique, pièce maîtresse des connaissances professionnelles du policier moderne ».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4223 du 31-01-2009

CHRONIQUE DE VANF - Au nom du Fihavanana

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 20:27

Dans la Chronique d’hier, je disais : « Pour l’heure, il nous faut dégager un socle de valeurs minimales communes. Ce socle servira à l’avenir pour organiser une alternance sereine et une passation courtoise des pouvoirs. Il tracera les limites à ne pas outrepasser par les gouvernants, organisant des contre-pouvoirs eux-mêmes responsables et mettant en place un système qui inculque à la population une culture politique qui permette le va-et-vient indispensable au processus démocratique ».
Ce socle de valeurs pourrait bien porter le nom générique de Fihavanana. Dans leur préambule, toutes les constitutions malgaches depuis 1959 reprennent globalement les mêmes idées. Le concept de Fihavanana est invoqué régulièrement, mais il faut s’atteler à lui donner un contenu pratique : Tanindrazana (nationalisme), Firaisam-pirenena (unité nationale), Andriamanitra Andriananahary (principe créateur), Fiaraha-monina (solidarité sociale), Teny ierana (dialogue), Marimaritra iraisana (consensus). En Indonésie, depuis 1945, un consensus s’était fait autour des cinq principes du « Pancasila » (la foi en un dieu, le nationalisme, la justice sociale, un gouvernement représentatif de la souveraineté du peuple, l’humanisme) autour desquels s’articulent les différentes propositions et les clivages idéologiques.
L’appareil qui organise ce Fihavanana est le Fanjakana (État tutélaire). Rien n’est pire que l’absence de Fanjakana car cette vacuité ouvre la voie à l’anarchie de type somalien. Il est d’ailleurs symptomatique que ce soit la population qui, confusément, réclamait l’instauration d’un couvre-feu pour entamer un retour à l’ordre après les pillages et les actes de vandalisme de lundi. C’est le même sentiment, dans le silence des autorités légales, qui fit espérer un Directoire militaire.
L’Armée constitue un ultime recours dont l’ingérence s’explique par la démission ou le discrédit des autorités civiles. Depuis 1960, les généraux malgaches ont montré plus de sens des responsabilités que la classe politique bien que la politisation y ait introduit le virus de la course aux portefeuilles et maroquins. S’il faut laisser l’Armée malgache opérer son introspection, par contre la classe politique doit veiller à la préserver de la zizanie qui faillit dégénérer en 2002. Le crédit moral de l’Armée lui est accordé quand elle se présente en corps uni, fonctionnant selon ses principes de la hiérarchie, de la discipline et de l’obéissance.
Notre contexte historique a vu l’émergence pérenne des églises chrétiennes actuellement organisées au sein d’un Conseil Oecuménique (FFKM). Impliquées dans chaque période d’effervescence depuis 1972, les églises offrent une autre structure d’encadrement qu’il est irréaliste de nier. Le message de paix et de fraternité, qui est naturellement celui des églises, et l’incompatibilité de leur sacerdoce avec la tentation du pouvoir les désignent à la bienveillance d’une société qui les considère globalement « neutres ».
Socle de principes avec le Fihavanana, socle d’organisation avec le Fanjakana, socle d’encadrement avec l’Armée et les Églises : la toile des divers réseaux doit préserver le premier, consacrer le second et s’organiser autour des deux derniers piliers, pour ramener la paix civile et la maintenir durablement.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4223 du 31-01-2009

29 janvier 2009

Economie - Situation dramatique : Le secteur privé demande une solution rapide

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:26

Face à la situation dramatique issue des événements des derniers jours caractérisée par la perte de vies humaines, la destruction de biens publics, l’anéantissement d’outils de production, des pertes considérables d’emplois et de pouvoir d’achat, les représentants des groupements professionnels se sont manifestés. Ce sont notamment le GEM, l’ACELMAD, l’APB, l’APEM, la FHORM, le GAPCM, le GCAM, le GEFP, le GO TO MADAGASCAR, le GOTICOM, le GPCAD, le GPM, le JPM, le SEBTP, le SIM, le FIOVA, le GENOM, le GEPAM, le GEPAT et le GES. Ils demandent instamment aux protagonistes de trouver rapidement une solution politique pour préserver la sécurité, les emplois, le pouvoir d’achat de la population et de ses salariés, avant qu’il n’y ait davantage de dommages sociaux et économiques irréversibles. Il est regrettable que la protection des biens et des personnes ne soit pas assurée. La protection des investissements et la bonne marche des entreprises doit être garantie à tout moment dans toute l’île, a déclaré ces représentants de groupements professionnels. C’est une condition sine qua none pour assurer la crédibilité gage d’une reprise rapide de l’économie, qui ne pourra se faire qu’avec le secteur privé. Ce dernier s’attelle d’ores et déjà à la préparation de la relance de notre économie.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7745 du 29 janvier 2009 

28 janvier 2009

MADAGASCAR, chère Terre ! Je te présente nos voeux pour 2009…

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 16:58

26 janvier 2009

CHRONIQUE DE VANF - La révolution permanente

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:19

Les manifestations de rue, c’est comme la guerre, on sait quand et où ça commence, on ignore comment ça peut se terminer. En Europe, la présidence tchèque de l’Union Européenne a choisi de « décorer » l’atrium de Strasbourg avec une œuvre à polémique : la Bulgarie y est représentée par des toilettes, l’Angleterre par ses soldes permanentes « Sale », la France est un hexagone barré d’une pancarte marquée « Grève ».
Les Malgaches, au même titre que l’ensemble des pays francophones, sont quotidiennement témoins du déclenchement d’une nouvelle grève en France. Quand ce ne sont pas les agents de la RATP, ce sont les contrôleurs aériens de Roissy, sinon les syndicats de l’enseignement, voire le monde judiciaire, ou alors les chauffeurs de poids lourds. La France, le pays, non du « coup d’État permanent », mais le pays de la grève permanente. Conséquence de cette longue expérience, les manifs de rue s’y déroulent généralement dans le calme et se dispersent sans trop d’incidents. Il s’agit, pour les uns et les autres, de revendications le plus souvent corporatistes. Personne ne songe à marcher sur l’Élysée sommer le Président de la République, ni sur Matignon, acculer le Premier Ministre, ni camper entre République et Bastille.
Longue expérience syndicale, mais également, et surtout, vieille pratique démocratique même si, en 1968 encore, la «révolution » avait retrouvé ses vieilles habitudes de desceller les pavés pour ériger des barricades. Parce que la France est fière d’avoir « inventé » la Révolution, celle d’une foule immense, s’insurgeant contre l’injustice, marchant sur une Bastille quelconque, et envoyant les tyrans à l’échafaud. C’est ainsi que naquit le gène de la contestation.
Ce sont les Français établis à Madagascar qui donnèrent l’exemple de ces descentes dans la rue quand les colons de Tananarive manifestèrent à Ambohitsorohitra, devant la résidence de France, contre la braderie de la citoyenneté française accordée à trop d’indigènes. Mais, là non plus, il ne fut pas question de réclamer la démission du Gouverneur de la colonie ni le sabordage de l’empire français. Dans un contexte de minimas démocratiques, c’est-à-dire avec une population globalement instruite et l’acquisition d’un large consensus sur les institutions et les mécanismes de dévolution et d’exercice du pouvoir, les manifestants veillent d’eux-mêmes à ne pas aller trop loin.
À Madagascar, en 1972, en 1991 et en 2002, le point de non-retour fut chaque fois atteint et dépassé. Comme le constatait dernièrement le professeur Jean du Bois de Gaudusson, les élections, qui devraient constituer une solution dans une démocratie, deviennent un prétexte au désordre, dans notre tiers-monde, intellectuel et matériel. Philibert Tsiranana venait, quelques semaines plus tôt, de recueillir un score stalinien de 99% ; Didier Ratsiraka entamait son troisième mandat depuis deux ans ; en décembre 2001, le premier tour des présidentielles accoucha d’un dangereux ballottage. Le 3 décembre 2006, Marc Ravalomanana était confortablement réélu.
1972, 1991, 2002, 2009, 2012, vingt ans, dix ans, sept ans, trois ans : les cycles se raccourcissent dangereusement. Avec une population chaque fois infantilisée à croire simplement à un Messie, il suffira d’un attroupement pour que la révolution permanente devienne quotidienne.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4218 du 26-01-2009

23 janvier 2009

Notes du passé - La « méthode Gallieni » dans la pacification

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:12

Alors que la conquête du territoire malgache menée contre les fahavalo, terme utilisé pour désigner les Menalamba qui luttent pour recouvrer la souveraineté nationale, n’aboutit pas encore, les troupes françaises doivent vaincre d’autres ennemis, surtout à l’Ouest et dans le Sud. Selon la «méthode Gallieni».
Sur la côte occidentale, les terrains de prédilection des bandits de grand chemin, les dahalo, s’étendent sur un vaste quadrilatère. Cela recouvre en fait le IVe territoire militaire qui est chargé de la bonne moitié nord de l’immense pays sakalava. C’est aussi une région névralgique où s’agitent des peuplades qui, depuis des siècles, ne vivent que de brigandages. Ils sévissent sur une vaste étendue qui englobe les grandes vallées de la Mahavavy et de l’Andranomavo, fleuves qui se jettent à l’ouest de la capitale du Boeny. Ces vallées très riches sont restées improductives.
La campagne en pays sakalava se déroule d’avril à septembre 1898 et les brigands ne sont pas comme les Menalamba, réfractaires à la domination coloniale. Ils sont beaucoup plus opposés «à la fin d’un genre de vie qui était la leur depuis des siècles, celui des voleurs de bœufs, des pillards de caravane, de stérilisateurs du pays qu’ils occupaient».
Cependant, l’installation de postes de sécurisation devait permettre non seulement aux gens paisibles de se grouper, mais aussi de contenir les turbulents qui seront par la force des choses amenés très vite à se transformer en cultivateurs. En théorie.
La «méthode Gallieni» prévoit, entre autres, la démolition spontanée par les habitants des remparts antiques qui entourent leurs villages; en outre, ils combleront les fossés circulaires dont ils n’ont plus besoin puisque «plus d’incursions de pillards sakalava, plus de voleurs».
Dans le Sud, les actions de pacification et de pénétration se déroulent en accordant une importance plus grande que partout ailleurs au facteur ethnographique: Betsileo, Tanala, Antemoro, Antesaka, Antefasy, Antanosy, Mahafaly, Bara ne sont pas des «unités interchangeables». Ainsi «le placement temporaire sous une autorité unique de ces différentes régions permettra seule d’aboutir à la constitution de groupements de population par races et par familles. C’est la base d’une division ultérieure du pays en provinces civiles logiquement et définitivement organisées, et d’obtenir la pacification complète de ces régions et leur ouverture à la colonisation et au commerce».
En pratique, il s’agit de combattre tous les groupements hostiles de nationalistes et de brigands. Les plus réfractaires s’échelonnent dans la zone forestière et montagneuse parallèle à la côte Sud. Du nord au sud, ce sont d’abord les Tanala de l’Ikongo occupant l’est d’Ivohibe, dans le cercle militaire bara mais débordant sur la province de Fianarantsoa. Ensuite les Tambavala sur les deux rives de l’Iantara, à cheval sur la province de Farafangana et le cercle des Bara. Enfin les Andrabe et les Ranofotsy (vallée de l’Itomampy) à cheval sur les cercles des Bara de Tolagnaro et sur la province de Farafangana. À ces dissidents s’en ajoutent d’autres qu’il faut aussi tenir en respect : divers groupes de l’Androy au sud, chez les Mahafaly à l’ouest et de nombreuses bandes de Bara «toujours turbulentes et inquiétantes».
Les effectifs militaires sont fort maigres, la contrée un chaos de montagnes et de gorges boisées, la pluie presque continuelle, l’ennemi audacieux et obstiné. On n’en vient à bout que par des séries de campagnes très dures, d’autant plus dures que la résistance s’organise aussi et met à mal les assaillants.
Expliquant la méthode appliquée, Hubert Lyautey détaille les différentes péripéties du nettoyage qui a duré du 10 avril au 10 mai 1901 : «Ç’a été une conquête pied à pied, aidée par le canon de montagne. On s’est battu presque chaque jour et quatre de ces forts ont dû être enlevés d’assaut, les palissades escaladées, les portes enfoncées sous le feu à bout portant, les officiers en tête enlevant leurs troupes…» L’objectif est finalement atteint. «La forêt qui servait depuis trois ans de repaire et de refuge est déménagée, et c’est nous qui y sommes à la place des rebelles».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4216 du 23-01-2009

22 janvier 2009

Météorologie - Cyclone « Fanele » : La sortie en mer était prévue ce matin

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:36

« D’après notre prévision, la sortie en mer du cyclone Fanele est prévue pour la nuit du mercredi ou, au plus tard, le jeudi à l’aube » a affirmé Newsman Ndinizara, météorologue à Ampasampito.

La porte de sortie a été déjà connue. Ce serait au Sud-Est du pays, entre la frontière commune de la Région d’Atsimo-Atsinanana et de la Région d’Anosy. Comme prévu, Fanele est entrée sur notre territoire, à Morondava, Région de Menabe, au Sud Ouest de l’Ile, hier matin vers 04 h. Quelques heures après, son centre s’est trouvé à Manja, puis à Beroroha. Il y était jusqu’à 12h. Le système dépressionnaire a traversé notre territoire, du Sud-Ouest au Sud-Est.

Fanele ne perd pas son intensité

« Vu qu’il se déplace très lentement, à 14 km/h, Fanele, même s’il se trouve sur la terre ferme, ne perd pas son intensité. Les rafales de vent dépassent encore les 208 km/h et son diamètre s’étend sur un rayon de 250 km », a signalé ce technicien du service de la Météorologie.

De ce fait, des grosses pluies accompagnées de vents violents se sont abattues sur la grande partie du pays. Quelques Régions seulement ne sont pas touchées, à savoir, Sava, Diana, Analanjirofo, Alaotra-Mangoro, Atsinanana.

Depuis le début de la saison cyclonique, « Fanele » est le premier cyclone à frapper de plein fouet la Grande île. Reste à savoir s’il y en aura encore un qui se formera d’ici le mois de mai, la fin de saison. Un météorologue que nous avons interrogé, voici quelques semaines, n’exclut pas un tel scénario.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 22 janvier 2009

 

21 janvier 2009

Météorologie - Cyclone « Fanele » : Des rafales de vent de plus de 240 km/h

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:26

Des vents violents. « Fanele » est accompagné de rafales de plus de 240 km/h. Depuis hier, ce système a été classé dans la catégorie de cyclone tropical intense.

S’intensifiant d’une façon régulière, « Fanele » a atteint cette intensité maximale 4 jours seulement après sa cyclogénèse. Une intensité exceptionnelle, rarement observée depuis que l’on dispose de l’imagerie satellitaire. Depuis le début de la saison cyclonique, il est le premier cyclone à être classé dans cette catégorie.

Beaucoup se souviennent encore de « Hudah » et de « Jaya », deux cyclones qui sont passés, voici quelques années, chez nous et qui ont été également classés dans cette même catégorie.

Une journée pour traverser les terres malagasy

Hier à midi, ce système dépressionnaire était encore en mer, à 200 km à l’Ouest de Morondava, Région de Menabe. A la fin de la soirée, il devrait toucher les côtes malagasy, entre Morondava et Morombe. Selon le service de la Météorologie à Ampadrianomby, « Fanele », avant sa sortie en mer, aurait toute cette journée pour traverser les terres malagasy, du Sud-Ouest au Sud-Est. Ainsi, son noyau passerait dans les Régions de Menabe, d’Amoron’i Mania, de Haute Matsiatra et de Vatovavy Fitovinany.

Des avis d’alerte ont déjà été lancés à l’encontre de nombreux districts. Les pécheurs qui se trouvent dans les zones littorales du Nord-Ouest et Sud-Est du pays ont reçu des consignes de ne pas sortir en mer.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 21 janvier 2009

20 janvier 2009

20 janvier 2009, Jour historique… Bonne chance à Barack Obama !

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 13:29

Ferveur et inquiétude, crise et espérance, politique et poésie : les mots contradictoires semblent trouver leur équilibre dans une étrange harmonie. Nous avons voulu célébré ce jour historique avec un extrait de ce magnifique texte d’Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau :

  L’INTRAITABLE BEAUTE DU MONDE - ADRESSE à BARACK OBAMA

"Analystes, prophètes, économistes, financiers et politologues, experts, voyants et savants de toutes sortes s’accorderont pour dire que la marge est étroite, voire inexistante, que vous tomberez dans une crise déjà ouverte, et ils ne voudront vous consentir qu’une puissance symbolique, éphémère et de parade, et qu’un temps déjà effrité. Mais tous ceux-là auraient été incapables de prédire ce miracle que vous avez imposé à leurs expertises. Vous êtes un éclair tranquille d’imprévisibilité, votre marge de manoeuvre est dans l’imprévisible. Nous ne courrons point le même danger que vous, mais nous vous accompagnerons. Car si toute grande politique est de Relation, tout art l’est aussi, ils portent le cri du monde jusqu’au plus clair de la parole et du chant : alors, bonne chance en Relation, monsieur".

Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau - Galaade - Auteur de vue

SOCIAL - Intempéries : Le cyclone «Eric» frappe l’Est

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 13:21

Depuis hier, le cyclone «Eric» est entré à l’intérieur du pays, du côte de l’Est. À l’Ouest, «Fanele», localisé dans le canal de Mozambique, apporte beaucoup de pluie. Les dégâts sont déjà assez importants.

La tempête tropicale modérée «Eric» a choisi le district de Fénérive-Est comme porte d’entrée hier, à huit heures du matin. Cette tempête y est restée deux heures durant. Avec des rafales de vent de 95 km/h près du foyer de la tempête, les villageois ne dormaient pas sur leurs deux oreilles depuis la nuit du dimanche.
«De la pièce où je dormais, j’ai entendu distinctement le fracas d’une vitre», rapporte un habitant de Mangarivotra, un village situé en hauteur à Fénérive-Est, où le coup de vent est très intense.
Depuis dimanche, la direction régionale de l’éducation nationale a averti les parents d’élèves de la suspension des cours dans la journée de lundi. Les bureaux et les magasins ont également fermé leurs portes, hier. Par mesure de sécurité, l’alimentation en courant a été coupée depuis la nuit du dimanche, jusqu’à deux heures de l’après-midi.
Pour l’heure, le bilan provisoire du Bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) et celui du chef de région d’Analanjirofo ne présentent aucun dégât majeur. «Jusqu’ici, seules des haies et des maisonnettes vétustes sont tombées. Il faut attendre demain (NDLR : aujourd’hui) pour avoir plus de détails», signale Gilbert Tarehy, chef de région d’Analanjirofo dont le siège se trouve dans la ville de Fénérive-Est. Plusieurs équipes de son entité se sont éparpillées dans les huit communes composant la ville pour constater et dresser le bilan.
Orage, ô désespoir !
De son côté, le BNGRC fait savoir que «les vents forts et les pluies abondantes ont pour l’heure, fait tomber de nombreux poteaux et bananiers», à l’île Sainte-Marie. À entendre Gilbert Tarehy, la crainte des crues de rivières est en ce moment à craindre, dans la mesure où les précipitations abondent.
Et de rajouter que les écoles et les églises serviront de refuge aux éventuels sans-abri. La dotation en matériel et vivres est déjà prépositionnée par l’équipe du Bureau national de la gestion des risques et catastrophes local. L’année dernière, Fénérive-Est a été la proie du cyclone Ivan au mois de février laissant un lourd bilan à son passage.
À Toamasina ville, les employés de bureau et ouvriers dans certaines sociétés étaient priés de rentrer, hier matin. «La population s’attend à la venue du cyclone dans nos murs en sentant les vents violents et les grosses averses», met en garde Jeannette Edwige, une mère de famille dans le quartier de Tanambao-V. L’alimentation en eau et électricité a été coupée depuis hier matin.
À 15 heures, Eric est sorti en mer à 40 km au sud de Brickaville et commence à reprendre de la force. «Jusqu’ici, sa vitesse de déplacement de l’ordre de 11 km/h est encore maintenue. La vigilance est encore de mise en cas de refoulement intempestif», avertit un technicien de la météo d’Ampandrianomby. Eric continue à se déplacer en direction du sud de Brickaville.

250 sans-abri à Mandritsara
À la contrée, dans la partie ouest de l’île, la forte tempête tropicale Fanele fait déjà des sinistrés. Six fokontany, à savoir Antanantsimihety, Maroamboka, Andohomby, Ambohimandroso, Antsahabe et Ambala Kompania sont sous l’eau à Mandritsara, région de Sofia, à cause des fortes pluies. Actuellement 244 sans-abri sont enregistrés dont 164 logés dans le centre d’accueil de l’église catholique, une cinquantaine au Tranompokonolona et 30 autres au bureau du fokontany d’Antanandrainivelo. La sensibilisation de la population de rejoindre les sites d’hébergement se renforce.
« Fanele » s’intensifie
Se trouvant à 250 km à l’Ouest de Morombe à 15 heures hier, la forte tempête tropicale Fanele prend de l’ampleur en se déplacant à une vitesse de 9 km/h. La pluie mélangée à du vent intense ne cesse de s’abattre dans la capitale de Boeny, hier. L’avis d’avertissement annoncé depuis dimanche à l’endroit des districts de Maintirano, Antsalova, Mahajanga-I et II et Beloha restent en vigueur. «Fanele» amène un vent moyen de 90 km/h, ce qui est déjà intense selon la météo et produit des rafales atteignant 130 km/h près de son centre.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4213 du 20-01-2009

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