2008 décembre

31 décembre 2008

SOCIAL - REVEILLON et BONNE ANNEE 2009, ici et là-bas

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 12:25

Les salons de coiffure submergés. Il ne reste plus que quelques heures pour donner une dernière touche à ses accessoires pour le bal de fin d’année.
Les femmes sont les plus occupées au sujet des préparatifs. Depuis hier, la plupart des salons de coiffure sont pris d’assaut. « Je n’arrête pas de coiffer au brushing les dames depuis sept heures du matin », souligne Viviane Elinà, gérante d’un salon de coiffure à Ambondrona.
Elle estime à une vingtaine de personnes les rendez-vous confirmés pour la journée d’aujourd’hui. Au salon de coiffure de Lydie Raherinjaka, à la cité des 67ha, on a dû engager deux assistantes temporaires pour la journée d’hier et d’aujourd’hui. « J’ai donné rendez-vous à ma première cliente à cinq heures du matin. Je ne sais pas à quelle heure on va sortir d’ici dans la mesure où nous devons coiffer une trentaine de personnes pour cette journée », lance-t-elle avec un mélange de joie et de fatigue. Yasmine Lalao, couturière à Ankadifotsy, a dû veiller toute la nuit d’hier pour livrer à temps ses commandes. Pour les reines de la soirée, ces  ingrédients sont incontournables pour passer un merveilleux réveillon. « Je ne me sentirai pas bien si ma coiffure et ma tenue de soirée ne sont pas bien faites », lance fièrement Mariella Ramino.

La pluie sera là avec le nouvel an. Une annonce de pluie est prévue dans l’après-midi du 1 janvier selon la météo d’Ampandrianomby. Pour l’instant, le beau temps va clôturer l’année en beauté avec une température maximale de 28 à 30°. Aucune formation cyclonique n’est repérée dans l’Océan Indien.

Extrait l’Express de Madagascar   - Edition n° 4197 du 31-12-2008

Josielle Randriamandranto

et toute l’équipe de Jacaranda de Madagascar

vous souhaitent une Bonne Année 2009

 

 


 

30 décembre 2008

Economie - Acquisition d’un terrain : Consulter la situation juridique du terrain

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:59

« Avant de conclure une vente, se renseigner d’abord au niveau des services des domaines si le vendeur est inscrit dans le livre foncier. Vous pouvez le consulter en ayant le nom du terrain et le numéro du titre », conseille Jérôme Rakotoarimanana, Chef de Division des Affaires Domaniales et de Direction à Anosy. Pour acquérir un terrain, de nombreux cas peuvent se présenter, entre autres, par une donation, par une vente, par un échange, par une succession, ou par une hypothèque.

Certificat de situation juridique

Si le titre reste dans les services des domaines, le certificat juridique cependant est une copie identique de ce qui est inscrit dans le livre foncier. Toutes personnes ayant un compte inscrit dans le livre foncier -appartenant aux domaines-, doivent avoir ce duplicata du livre foncier.

Certificat foncier

Le certificat foncier délivré au sein de la commune a le même usage que le titre foncier. Il est alors effectif jusqu’à la preuve du contraire. Cependant, il y a possibilité que ce certificat devient un titre foncier. Si on fait une demande d’affichage public qui dure 15 jours, et qu’il n’y a pas eu opposition, on peut alors faire le bornage. L’inscription au niveau des domaines se fait après.

Titre foncier

Le titre foncier est le « fanamarinam-panana ambony raikitra tsy azo aozona ».

Cadastre

Le titre cadastral a une valeur identique que le titre foncier à la différence près qu’il est une immatriculation collective activée par l’Etat. De plus, c’est le rapide moyen d’acquérir un titre sans pour autant dépenser car c’est l’Etat qui subventionne les dépenses y afférentes, d’après encore Jérôme Rakotonirina. Ce sont les décisions politiques et économiques cependant qui prédéfinissent le lieu où l’Etat devrait choisir.

Procédure

Pour une acquisition d’un terrain alors, quelques dossiers doivent être fournis par les deux côtés : vendeur et acheteur. Un acte de vente si le terrain est à vendre, un acte de donation si le terrain a été donné, acte de décès si le terrain est acquis par succession. Cependant, il y a 3 différentes formes d’actes : acte de notoriété qui se fait en présence du notaire, un acte authentique –délivré par le délégué compétent- et un acte sous seing-privé entre les deux personnes dont l’original doit être légalisé et enregistré. Si la valeur de la vente dépasse la somme d’Ar 30 000, l’acte sous seing-privé n’est pas valable, il doit être fait par un notaire. De même pour la donation, qui se fait aussi au niveau des notaires. Si l’acquisition se fait par une succession, l’acquéreur doit alors fournir une copie de l’acte de décès, un certificat de paiement de succession, un acte de notoriété, et le titre. On peut faire une mutation et régler le droit dans les domaines.

Délai et coût

« Le délai de délivrance d’un certificat juridique dépend de chaque situation, variant de 30 minutes en 15 jours, car certains dossiers sont déjà informatisés et d’autres ne le sont pas encore », assure le responsable. « Cependant, il y a toujours quelques cas qui nécessitent une consultation de très près, c’est pourquoi le MRFAT fait toutes ces réformes », termine-t-il. Faire un certificat coûte en moyenne Ar 10 000 mais si les propriétaires sont plus de 3 personnes, ils paient Ar 100 par personne sus.

Qui peuvent en acquérir ?

Si l’appropriation d’un terrain nécessite quelques conditions, toutes personnes désirant en acquérir ne sont pas autorisées comme le cas des étrangers, des mineurs et des aliénés.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 30 décembre 2008

SOCIAL - Année mondiale de l’astronomie : Le ciel malgache offre un potentiel économique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:55

Le ciel malgache attire les astronomes étrangers. L’observatoire Astro entend surfer sur cette vague.
Le ciel malgache offre une belle vision de l’univers à la tombée de la nuit. Cette potentialité procure des opportunités économiques pour le pays, de sorte que les scientifiques du monde le convoitent pour leurs recherches. Les nuages de Magellan, par exemple, sont bien visibles dans le ciel malgache.
Il en est de même de la netteté d’Oméga de centaure, une constellation strictement visible sous le ciel austral. Cette formation d’étoiles apparaît comme un véritable bijou de diamant au télescope. « Cet univers cosmique attire beaucoup de scientifiques tous les ans, ils scrutent alors le ciel malgache. Il y a aussi certains touristes qui viennent chez nous uniquement pour voir les étoiles », fait remarquer Charles Ratsifaritana, président de l’Association malgache pour la promotion de la science (AMPS).
La possibilité de profiter à grande échelle cette opportunité économique dépend en outre de l’extension de l’observatoire Astro d’Ankadiefajoro. Ce site est rare en Afrique. « Nous devons dans ce cas mettre en place un site astronomique plus performant pour attirer les toursites. Les responsables touristiques de Tana ont déjà visité cet endroit et reconnaissent son potentiel», soutient le président d’AMPS.
Vulgarisation
La nouvelle année 2009, à compter du 15 janvier, est consacrée par l’Unesco, l’Union internationale de l’astronomie (UIA) et leurs partenaires en tant qu’année mondiale de l’astronomie. Le site d’observation astronomique d’Ankadiefajoro est choisi par l’UIA pour être le point de contact. Les responsables de ce site, dont le président de l’AMPS, prévoient d’organiser différentes manifestations pour le public. « Nous souhaitons que les gens prennent goût au monde de la science. Nous leur invitons entre autres à contempler les étoiles au télescope à Ankadiefajoro », conclut Charles Ratsifaritana.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4196 du 30-12-2008

23 décembre 2008

Le petit sapin de Noël

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 11:31

C’est l’histoire d’un petit sapin qui rêvait de grandir pour pouvoir allez chez les Hommes où il pourrait servir de sapin de Noël. Les autres arbres, plus vieux, et avec une plus grande expérience, lui expliquèrent que ce n’était pas si bien que ça. Mais le petit sapin, qui ne voulait pas croire les anciens, n’eut pas longtemps à attendre. En effet, pour son plus grand plaisir, des enfants vinrent avec leurs parents choisir un sapin pour embellir le salon. Les enfants eurent le coup de foudre pour le petit sapin. Il fut coupé, puis emmené dans la salle de séjour des parents et des enfants où il fut décoré. Après cette séance de décoration du petit sapin, il brillait de mille feux. Noël se rapprochait, tout le monde admirait le sapin.  Le jeune sapin pensait : Tous ses grands sapins avaient tort et il releva ses branches pour qu’il soit admiré encore plus. Jusqu’en janvier, il trôna dans le salon ; mais il commença à perdre ses aiguilles. Plus personne ne le regardait, ne le touchait ou même ne ramassait ses petites aiguilles. Puis, toute la famille décida de mettre le sapin à la cave. Le sapin commença à devenir triste et à regretter d’avoir été choisi. Après quelques jours d’attente qui lui parurent une éternité, le sapin fut replanté. Quelle joie pour lui de retrouver sa bonne vieille terre fraîche qui lui avait tant manqué pendant ces longs jours où il était resté enfermé à la cave !!
Mais tout à coup, il comprit que sa famille l’avait laissé bien au frais à la cave, pour mieux le conserver… Comme ça, chaque année, on le déterrerait pour le remettre dans le salon. Il vécut heureux parmi sa famille d’hommes. Eh oui, finalement, les grands arbres avaient tort, certains Hommes sont bons !

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7715 du 23 décembre 2008

Josielle RANDRIAMANDRANTO

et toute l’équipe de Jacaranda de Madagascar

vous souhaitent Joyeux Noël

et  Bonne Année 2009 ! 

22 décembre 2008

Juste un mot (22/12/08) - SOLSTICE ET TRADITIONS

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:52

Le solstice franchi, nous sommes bel et  bien entrés dans l’été austral depuis hier, tandis que dans l’hémisphère nord, ils sont entrés, au même moment, dans l’hiver boréal. Le monde est ainsi fait, en étant à la fois une chose et son contraire, de part et d’autre de l’équateur.

Sources de bien des traditions, mais aussi de croyances, hiver comme été, les  solstices de juin et de décembre continuent d’entretenir des pratiques chargées de symbolisme depuis la nuit des temps.
Ils donnent surtout lieu à des réjouissances pour célébrer entre autres, l’abondance de biens, partagée au cours d’agapes généreuses, pour le bien-être physique et la sérénité mentale.
Mais la date du 21 décembre 2012, au centre de beaucoup de spéculations divinatoires,  laisse ces temps-ci planer beaucoup plus d’inquiétude métaphysique que de tranquillité spirituelle.
Toutes les traditions et les civilisations se prévalant de quelque culture prédicatrice, sont unanimes à fixer la fin du monde à cette date, sans qu’il n’y ait le moindre lien entre elles. Ni dans le temps, ni dans l’espace.
Ainsi, Incas et Mayas, mais aussi Celtes, Hindous et Chinois, depuis que l’homme s’est mis à interroger l’avenir, son avenir, affirment dans leurs recherches que toute vie prendra fin à cette date sur notre bonne vieille Terre !
Si les scientifiques en sourient, le bon peuple, lui, est troublé par une telle révélation. Sa crédulité y est évidemment pour beaucoup, et ses interrogations ne trouvent aucune réponse qui puisse l’apaiser.
Plus prosaïquement, les scientifiques affirment que l’alignement de certaines planètes, prévu à cette date, pourrait effectivement, provoquer des désordres et  entraîner des perturbations d’ordre magnétique, plus ou moins graves. Mais de là à prédire la fin du monde, il y a un pas qu’ils refusent de franchir. Jusqu’à preuve du contraire, le 21 décembre 2012, est pour eux, la date d’un solstice. Celui de l’hiver dans l’hémisphère nord et celui de l’été dans l’hémisphère sud.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7714 du 22 décembre 2008

SOCIAL - Manjakandriana : des enfants ruraux sauvés de la malnutrition

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:38

Des enfants du village d’Ambohimirary sortent du lot des sous alimentés. Cette réussite repose sur des recettes de cuisine tirées de la campagne.
Des paysans studieux. La malnutrition reste un mauvais souvenir pour la plupart des enfants de moins de cinq ans du fokontany d’Ambohimirary, de la commune de Ranovao, à Manjakandriana. Dans ce village, la majorité des bébés ne souffrent plus de l’insuffisance pondérale à la naissance.
A l’instar des deux derniers enfants de Zéline Ralimanana, ils avoisinent les trois kilos à terme. « Mon bébé pesait 3,200kg à la naissance. Il a gagné un kilo à son premier mois », témoigne-t-elle en parlant de son sixième enfant qu’elle tient entre ses bras.
Ce succès résulte d’un changement de comportement alimentaire au cours des neuf mois de grossesse de Zéline. « J’ai toujours bu du lait et cuisinait des aliments sous différentes manières. J’ai commencé à avoir l’habitude de consommer une partie de nos biens au lieu de tout revendre, tels que les œufs, la poule, les poissons », poursuit-elle.
Patates et manioc
Ces conseils lui ont été soufflés par les responsables du site du Programme national de nutrition communautaire locale (PNNC). Toutes les mères de famille qui fréquentent ce site apprennent aussi des astuces et des recettes de cuisine. « J’y ai découvert que les patates douces et les maniocs peuvent être cuisinés autrement que notre manière traditionnelle. On peut en ajouter de la pistache, de la viande, les additionner de la sauce », révèle Edwige Razaimanga, une mère de famille. « Ma petite fille grandit normalement à partir du moment où j’ai varié nos repas. âgée de 21mois maintenant, elle pèse 10,5kg», se réjouit-elle.
Ce nouveau comportement nutritionnel adopté par les villageois a concouru à l’amélioration du taux de malnutrition à Ambohimirary. « En huit ans, le taux de malnutrition dans notre village était passé de 42% à 24%, à partir de l’ouverture du centre en 2001 », indique Noëline Rasoambolanoro, responsable du PNNC. Ce village a déjà dépassé la barre des 28 %, objectif du Madagascar action plan en 2012. Les exemples de ces deux mères de famille comme d’autres ont été récompensés samedi.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4190 du 22-12-2008

19 décembre 2008

Notes du passé - Ranavalona 1ère, la plus controversée des reines

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:37

Superstitieuse, autoritaire, cruelle, inflexible, xénophobe exacerbée. C’est ainsi que ses contemporains dépeignent Ranavalona 1ère, épouse et successeur de Radama 1er. Elle devra régner pendant un tiers de siècle (1828-1861).
En réalité, au début de son règne, bien au contraire elle est très appréciée de ses sujets qui enfin peuvent vivre dans une atmosphère de calme et de sérénité, loin des troubles continuels et des travaux incessants qui marquent le règne des deux précédents rois. Elle veille au maintien des écoles et à leur développement, favorise l’éclosion du goût musical chez ses sujets. Elle-même donne l’exemple pour agrémenter sa cour en subventionnant deux illustres femmes chargées de former les Mpiantsa, chanteuses royales. Ainsi fêtes, réunions de famille, évènements heureux ou tristes sont-ils autant d’occasions de chanter. Et d’ailleurs Antananarivo doit beaucoup à la reine et à Jean Laborde, son conseiller et agent dans le domaine de Mantasoa riche d’activités et de résultats. «Car ce serait une erreur de croire que Ranavalona condamne sans restriction tout ce qui est européen».
Mais bientôt à certains symptômes, elle constate que son autorité risque d’être ébranlée et que l’ingérence des Européens finira par mettre un terme à l’indépendance de Madagascar. Elle réagit avec violence sous la pression, selon les historiens, des conservateurs et traditionalistes : les Premiers ministres qui se sont succédé durant son règne, à savoir Rainiharo, puis le jeune et bel Andriamihaja, et de nouveau Rainiharo et Rainijohary, commandants en chef de l’armée ; les devins et les sorciers inquiets des progrès de la civilisation et du christianisme.
Parmi ces symptômes qu’elle note, un début de révolution dont elle soupçonne les Anglais d’être les auteurs. Elle déchire les traités passés avec l’Angleterre depuis 1817 et reprend de plus belle le commerce des esclaves grâce aux débouchés offerts par les marchés de l’Inde, de l’Amérique et des Mascareignes. En outre, le 11 octobre 1829, le capitaine de vaisseau Gourbeyre désigné par la France prend Tintingue et bombarde Toamasina «pour venger l’affront qu’elle estimait lui avoir été fait sous Radama». Les troupes françaises sont cependant contraintes de battre en retraite devant l’armée hova. Et c’est l’escalade.
En 1832, elle interdit aux enfants esclaves de fréquenter les écoles car certains font déjà preuve d’insoumission et prétendent échapper à leur condition servile. En 1834, elle entend limiter aux seules écoles contrôlées par le gouvernement l’enseignement de la lecture et de l’écriture afin de proscrire «la diffusion de la morale chrétienne pernicieuse aux traditions malgaches». 1835: le Kabary du 1er mars interdit à tous ses sujets de collaborer de quelque manière avec les missionnaires. N’ayant plus de raison d’être, un à un ceux-ci s’en vont.
C’est le signal du début des persécutions contre les chrétiens qui s’organisent en «sectes indigènes dont les membres frondent le pouvoir royal. La Société des priants qui prêche le modernisme est la plus connue. Beaucoup d’entre eux ignorent tout du Christ, mais tout comme cela s’est passé à Rome, c’est au nom du Christ qu’on s’insurge. Les castes inférieures et les mécontents forment la clientèle des rebelles chrétiens» (Revue de Madagascar 1952, Spécial Tananarive).
À leur tour, les Européens restés dans la capitale sont aussi atteints par les mesures royales «car ils ne peuvent pas ne pas être compromis dans la rébellion qui couve». Le 13 mai 1845, une loi spéciale est édictée par la reine aux termes de laquelle traitants et commerçants sont mis en demeure de quitter l’Île ou d’être assujettis aux corvées royales, à tous les travaux et même à l’épreuve du tanguin.
Les Européens chassés, la Reine et Rainiharo se lancent dans la répression : pendant près de 10 ans, 200 000 exécutions capitales auraient eu lieu. Avec la mort du Premier ministre en 1852, une période plus libérale semble s’ouvrir. Mais un complot se noue pour porter le prince Rakoto au pouvoir : la reine chasse alors les rares Européens encore présents, dont les cerveaux de la conspiration Jean Laborde et Lambert. En 1858, le régime de terreur reprend de plus belle, jusqu’à la mort de la reine en 1861.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4188 du 19-12-2008

RéGION - Alaotra : Les paysans moissonnent le riz de contre saison

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 14:30

Alaotra s’est mise à la culture rizicole de contre saison, pour de bon. A cette fin, des milliers d’hectares de rizières ont été labourées en juillet.
L’introduction de cette pratique s’apparente à une mini révolution dans la région. Les paysans de l’Alaotra ont toujours l’habitude que de planter le riz qu’une fois par an.
«Je ne pratiquerai la culture annuelle. J’ai été naïf, et j’ai perdu beaucoup de temps à attendre la saison des pluies pour planter le riz», affirme Aurélien Rakoto, un paysan père neuf enfants.
« La récolte du riz de contresaison équivaut à celle la culture saisonnière, d’après mes estimations, soit 4 à 4,5 tonnes à l’hectare», s’enthoisiasme-t-il.
Pour le moment, il est en train d’organiser la répartition des «mpandidy vary», les moissonneurs, sur ses 6 ha de rizière située à l’ouest de Marihivana d’Amparafaravola.
La plupart des paysans de l’Alaotra sont restés longtemps dans la pratique d’une seule récolte annuelle de riz. Ils sont des riziculteurs à 100 %, car ils ne cultivent pas d’autres produits agricoles pour gagner de l’argent.
De fait, les agents vulgarisateurs ont échoué dans l’instauration d’une nouvelle méthode culturale, aussi bien rizicole que maraîchère.
«Tout commence à changer. Ce sont les paysans eux-mêmes qui viennent nous demander les bonnes techniques et les semences appropriées. Ils veulent aussi de l’assistance technique. Alaotra se trouve sur la bonne voie de la révolution verte, et menant vers l’autosuffisance alimentaire», affirme Nirhy Rakotobe Andrianarivao, directeur régional du développement rural d’Alaotra-Mangoro.
En tout cas, la moisson des gerbes de riz vont bon train depuis fin novembre. C’est autant d’argent de gagner pour l’agriculteur de l’Alaotra, et de la prodiction à mettre sur le marché.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4188 du 19-12-2008
 

18 décembre 2008

RéGION - Noël : La ville d’Eaux en effervescence

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:13

A moins d’une dizaine de jours avant Noël, la ville d’Antsirabe est totalement baignée dans une ambiance de fête. Les rues et les magasins sont décorés et diverses manifestations sont programmées depuis dimanche 14 décembre, dont un gala évangélique.
La ville d’Eaux ne déroge pas à l’organisation d’un bazar de Noël à l’Alliance française locale. De même, les magasins d’arts malgaches proposent d’offres spéciales pour les cadeaux.
Les marchés d’Asabotsy et d’Antsenakely sont décorés par des arbres de Noël. Certains commerçants ont délaissé leurs marchandises habituelles pour se consacrer à la vente d’objets idoines.
« D’habitude je vends des produits cosmétiques. Mais comme Noël approche, j’ai décidé de vendre des jouets», spécifie une marchande installée à Asabotsy.
Tout le monde peut se régaler, les prix des jouets étant à la portée de tous. On peut faire le bonheur d’un enfant avec Ar 600 en poche, car les jouets, dont les nounours, d’origine chinoise inondent les marchés.
Les friperies trouvent également nombre de clients. « Je préfère acheter les friperies, car elles sont parfois de marque connue », déclare une mère de famille habitant à Ambohimiandrisoa.
La quantité écoulée justifie cette préférence des gens. « Je vends plus de 10 kg de friperies par jour», affirme une commerçante à Avaratsena d’Asabotsy. Son gain journalier atteint les 40 000 ariary. Elle espère augmenter son chiffre d’affaires à partir de cette semaine, car « les gens font beaucoup plus d’achats quand la fête approche ».

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4187 du 18-12-2008

CULTURE - Cinéma : « Madagascar 2 » bien accueilli à Tana

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:10

L’avant-première de « Madagascar 2 » s’est déroulée hier au Centre culturel Albert Camus. Pour les cinéphiles locaux, c’était l’heure de vivre l’ambiance du grand cinéma à Tana.

«Madagascar 2» est accueilli fort chaleureusement dans le pays. Après plusieurs mois d’attente, les cinéphiles locaux peuvent enfin se régaler avec ce film de Dreaworks, qui est en train de faire ravage au Box Office mondial.
Apparemment, l’ambiance lors des trois séances d’avant-première de Madagascar, hier après-midi au Centre culturel Albert Camus, s’est trouvée moins institutionnelle que lors de la présentation de Madagascar 1 au Palais des Sports, en 2005. Ni hauts représentants institutionnels, ni grand discours officiel.
Un public, composé de tous les âges, est venu avec le plus grand enthousiasme du monde pour retrouver Alex le lion, Marty le zèbre, Melman le giraffe, Gloria l’hippopotame et leurs amis pingouins.
« Depuis une semaine, on ne parle plus que de ces héros à la maison. Les enfants se mettent sans arrêt à revoir le premier volet ou piquer quelques extraits sur internet. Ils se sont prêtés avec passion à retrouver leurs héros», confie Geneviève, une mère de famille suisse venue avec ses deux gosses.
Alors que le public du Central Park pleure la disparition de ses « animal-stars » du zoo new-yorkais, ces derniers se retrouvent merveilleusement dans un monde plus festif, et mieux : celui plus libre de la zone sud du globe. Après un séjour magnifique chez le peuple «lémurien» de Madagascar, ils s’envolent à bord d’une épave d’avion bricolée, les ayant conduit accidentellement en plein milieu du safari africain, peuplé de… lions, de zèbres, d’hippopotames, de singes, etc.
Ce fut un grand retour aux racines qui ne manque pas de ces circonstances émouvantes, drôles ou relaxantes.
Pour la plupart des adultes ayant assisté aux projections, revivre l’ambiance du 35 mm est d’une importance particulière. « Ca me fait énormément éveiller une grande nostalgie du cinéma du passé. Le son et les images sont impeccables», déclare Soloniaina, un jeune père accompagné de toute sa tribu familiale.
Nostalgie
Du côté des organisateurs, c’est tout près de la satisfaction. « Deux séances à guichets fermés aujourd’hui. On espère le même phénomène pour les prochaines projections », se réjouit Andry Raobelina, responsable événementiel au sein de Canal 7 Vidéo, le label à l’origine de la venue du film à Madagascar. Il est programmé au Ritz du 19 au 24 décembre.
Depuis sa sortie officielle le 3 novembre, Madagascar 2, un film d’Eric Darnell et de Tom Mc Grath, se place en bonne position au Box office mondial. Il est salué partout : aux Etats-Unis, au Canada, en Suisse, en France, etc. A une semaine de sa sortie dans l’Hexagone, Madagascar fait déjà 1,3 millions d’entrées. Ce qui est déjà presque le double du 800 000 enregistré lors du premier volet en 2005.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4187 du 18-12-2008

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