2008 septembre

24 septembre 2008

Culture - Le peuple malgache originaire de Bornéo et d’Afrique de l’Est

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:28

Ethnologie. «L’origine des Malgaches et de la langue malgache est la plus belle énigme du monde » disait Jean Jacques Rabemanajara.

La question a été posée depuis longtemps et elle semble maintenant être résolue de manière scientifique. Des études avaient été déjà menées depuis le  début des années cinquante et les réponses se sont affinées progressivement au fil du temps.. Celles du sud africain Otto Christina Dalle, en 1951, avaient déjà affirmé que le peuple malgache était à 96% originaire de Bornéo. Une équipe de généticiens des universités de Cambridge, d’Oxford et de Leicester a entrepris des recherches au début des années 2000 et en a publié les résultats dans le «American Journal of Human Genetics » en mai 2005. Le processus opératoire utilisé est celui de l’examen des chromosomes Y, qui se transmettent de père en fils et de l’ADN mitochondrial transmises par la mère à ses enfants. L’étude a conclu que les Malgaches ont une origine mixte : les deux groupes ancestraux désignés sont les Indonésiens et les Africains de l’Est. La proportion indiquée est très précise : 50% de chaque groupe. Par la suite, il y a eu des apports de cultures venant d’Asie du sud-est, d’Inde, d’autres régions d’Afrique et du Moyen Orient.  En juillet 2005, une autre communication parle de la région de Bornéo et de l’Afrique de l’Est. «Dans la langue malgache, nous constatons d’étroites connexions avec l’idiome Maanyan parlé par la population de la vallée de Barito dans le sud de Bornéo » affirme le Dr Mathew Hurles du Wellcome Trust Sanger Institute. «Pour la première fois, nous avons pu, avec une réelle certitude, d’après l’origine génétique, faire une localisation géographique précise » continue-t-il. Les intrépides marins qui ont fait la longue traversée de l’océan Pacifique sont arrivés à Madagascar, il y a 2000 ans.
Fetra Ramamonjy, un ethno-linguiste auquel nous nous sommes adressés, nous a apporté quelques précisions sur ces accointances entre la langue malgache et celle parlée dans le sud de Bornéo. « Il existe une continuité entre la langue malgache et l’idiome parlé dans le Sud-Est de Bornéo. Cet idiome a été fortement enrichi par des éléments lexicaux indonésiens. Il existe aussi une correspondance avec le « pilipîno », un dialecte philippin» nous a-t-il affirmé. «On peut dire sans conteste que la langue malgache est une continuité d’un ou plusieurs idiomes d’origine indonésienne fortement enrichis de composantes linguistiques bantoues » continue-t-il.  Il précise que : « La langue malgache est une continuité dans l’espace et dans le temps ». 
Un projet de recherche de l’origine du peuple malgache est également en cours actuellement et il est mené par une équipe de chercheurs français de l’université de Bordeaux. Il va procéder également à un prélèvement d’ADN chez des individus d’une cinquantaine de villes et villages sélectionnés dans tout Madagascar. Il commencera effectivement en mars 2009.

Extrait  Midi Madagasikara - Parution N° : 7639 du 24 septembre 2008

22 septembre 2008

Economie - Madagascar première destination mondiale de pêche exotique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:33

TOURISME HALIEUTIQUE. Le magazine professionnel «Partir pêcher», attribue un sans faute à la Grande Ile après un séjour test.

«Madagascar est la première destination mondiale de pêche exotique», c’est ce qu’avait déclaré Luc Bodis, rédacteur en chef du magazine spécialisé en pêche sportive et pêche exotique, «Partir Pêcher» a effectué un séjour test dans les eaux de Nosy Be dans le courant du mois de mai dernier lors d’une visite au stand de Madagascar au salon Top Resa. Celui-ci devait indiquer que la Grande île surclasse tous ses concurrents, entre autres, le Gabon, le Panama, La Costa Rica, les Seychelles ou encore les Maldives.  «Ce pays dispose de ressources halieutiques très importantes qui font rêver les touristes pêcheurs de l’Hexagone», a déclaré le professionnel de la pêche.
Luc Bodis a fait savoir que le tourisme halieutique, attire de plus en plus de Français actuellement et pour Madagascar, c’est le tourisme d’avenir. Celui-ci confie qu’il y a un engouement pour la pêche au gros et la pêche exotique chez les touristes français et que cela constitue une opportunité pour la Grande Ile qui possède tout pour attirer ces types de visiteurs. «C’est pour cela qu’un pêcheur sur deux se rend à Madagascar pour pratiquer son activité favorite», a-t-il poursuivi. 

10 TO

D’après toujours ce responsable, une dizaine de tours operators travaillent sur Madagascar dans ce créneau et chacune de ces entreprises envoient, chaque semaine sur l’île, environ 250 touristes pêcheurs français.  «Les Français, après avoir pratiqué la pêche à Madagascar, se disent toujours satisfaits et la majorité d’entre eux décident de retourner sur l’île», affirme toujours le rédacteur en chef du magazine «Partir pêcher», qui ajoute qu’outre le soleil que l’on trouve dans le pays à longueur d’année, il y a aussi des gros ou plutôt des très gros poissons, qui font le bonheur des touristes pêcheur». Luc Bodis fait savoir, par exemple, que lors de ce séjour test au large de Nosy Be entre l’île aux parfums et Mahajanga, des pêcheurs avaient remonté un mérou pesant environ 250 kg. «Ce n’est qu’un exemple», note-t-il.
A en croire les déclarations de ce professionnel de la pêche sportive et de la pêche exotique, ce produit pourrait constituer une niche que les opérateurs touristiques pourraient à l’avenir mettre à l’avant. D’autant plus que ce produit a énormément de chance de bien circuler sur le marché touristique français. Seulement, il faudra que la population prenne conscience qu’il est nécessaire de préserver les ressources sous-marines, particulièrement, les poissons.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7637 du 22 septembre 2008 

Culturel - Jaojoby à l’Olympia : Mission accomplie pour le « roi du Salegy »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:08

Le « salegy » fait danser Madagascar et tout ce qui l’entend. Au confluent de la tradition et de la musique moderne, c’est une musique pétillante, une tornade rythmique irrésistible, de l’énergie à l’état pur. Ce rythme a fait la merveille des milliers de spectateurs, samedi dernier, avec en leader, Jaojoby Eusèbe.

Star internationale reconnue partout où il met ses pieds, Jaojoby et ses musiciens ont effectué un concert digne d’un vrai « king of salegy » dans la salle mythique de l’Olympia, samedi dernier. Rien que d’y penser, les jambes tremblent, les mains battent le rythme et le sourire ne peut plus quitter le visage !

Jaojoby à l’Olympia, c’est une invitation à un voyage à travers l’île en compagnie d’un homme fantastique et généreux. Pour l’occasion, l’interprète d’Alima sortira l’année prochaine son premier DVD, en partenariat avec Kintana production, initiateur du spectacle. « J’ai déjà fait pas mal de concerts, mais passer à l’Olympia est autre chose », explique Jaojoby Eusèbe, sur Rfi, jeudi dernier, avant de passer en « show case ». « Nous essaierons de faire de notre mieux pour satisfaire le public. Ce projet de DVD me tient à coeur depuis longtemps et je pense que c’est une bonne nouvelle pour les fans », a-t-il réitéré durant ce bref entretien avec les animateurs.

Un DVD qui sera disponible dans un premier temps à Madagascar, comme l’artiste le souhaite.

Aucun écho n’a pu être entendu jusqu’à l’heure où nous mettons sou presse, mais sûrement avec une délégation de14 membres composées de danseuses et de musiciens, et techniciens, Jaojoby a promis une soirée inédite où le public aurait droit à du blues, du maloya et du funk à la James Brown, car le chanteur n’a pas voulu se limiter à un genre, comme on a déjà eu droit dans son opus « Donnant, donnant ».

Des invités surprises également ont pris part à ce grand concert, tel Dj Lova, ce Disc jockey installé en France ayant prêté sa voix ainsi que ses expériences de Djing dans le morceau « Tsinjaka ».

Extrait Tribune Madagascar - lundi 22 septembre 2008

19 septembre 2008

Economie - Les grands TO se bousculent pour vendre Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:09

Top Resa 2008. Le rendez-vous annuel des professionnels du voyage tient ses promesses bien que déménagé à Paris au lieu de se tenir à Deauville.

Les  Tours opérateurs se bousculent au salon Top Resa pour vendre la destination Madagascar. Les types de visiteurs qui viennent voir les responsables de l’Office National du Tourisme de Madagascar et les participants malgaches au Stand A79 de Madagascar en témoignent. Outre les grands vendeurs de voyages comme Kuoni, une des références mondiales dans le domaine, ayant déjà proposé la Grande île à leurs clients, l’on apprend du Président du Conseil d’Administration de l’Ontm, Joël Randriamandranto, qu’un autre géant du voyage dans le monde envoie ses premiers clients à Madagascar à partir du mois d’octobre prochain. Fram, une autre référence mondiale en matière de voyage, vient cette année d’insérer Madagascar dans son catalogue. «Ceci signifie que la destination Madagascar est bel et bien lancée sur le marché français et cela implique en même temps que la Grande Ile doit être présente dans les grands rendez-vous comme Top Resa», devait lancer le PCA de l’Ontm.

Renforcer

Les visiteurs affluent au stand de Madagascar, entouré de l’île Maurice avec son grand stand et les îles Maldives. Une dizaine d’entreprises tour operator malgaches participent à cette 30e édition du salon International du Tourisme Top Resa, qui, pour la première fois de son histoire, se tient à Paris, dans le Parc des Expositions, à la Porte de Versailles. Il faut rappeler qu’habituellement, Top Resa se déroule à Deauville dans le nord de la France.
Les opérateurs malgaches venus à Paris pour ce rendez-vous des grands voyagistes du monde entier, se disent satisfaits du nombre de visites. Pour les uns, il s’agit de renforcer ou plutôt d’entretenir les relations d’affaires qu’ils avaient déjà avec les professionnels français du secteur. Cela n’empêche nullement que de nouveaux contacts se fassent durant le salon. Mais pour tout le monde, l’objectif reste le même. Faire la promotion de la destination Madagascar, qui commence à être bien positionnée sur le marché européen, notamment français. «Madagascar a réellement progressé sinon, Kuoni ou Fram ne se seraient pas intéressés pour vendre la destination», a fait remarquer Jöel Randriamandranto.
Pour en revenir au salon Top resa, il faut noter que celui-ci, en s’installant à Paris, adopte un nouveau positionnement, une nouvelle dynamique. «L’événement veut évoluer vers une rencontre professionnelle élargie à l’ensemble des acteurs de la profession», expliquent les organisateurs dans les journaux spécialisés. Top Resa devient un salon d’acheteurs, un salon de programmation, un salon international pour le marché français, tant pour le secteur « émetteur » que le secteur « réceptif » France.
Les participants malgaches sont conscients de ce changement et comptent bien profiter de cette dynamique pour se hisser au premier plan du marché touristique mondial. Nous en reparlerons.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7635 du 19 septembre 2008

Sommet de la Francophonie 2010 : Une mission de l’OIF dans nos murs

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:45

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), a envoyé une mission technique à Madagascar pour une exploration relative à la candidature malgache dans l’organisation du 13ème Sommet de la Francophonie en 2010. La délégation de l’OIF a été reçue au ministère des Affaires étrangères hier. Cette délégation, composée de trois personnes, est dirigée par Ousmane Paye, Conseiller Spécial du Secrétaire Général de l’OIF. Cette mission est chargée de présenter les pré-requis techniques pour l’organisation dudit sommet et de voir sur place nos capacités d’accueil. Ce sera lors du sommet de Québec au mois d’octobre de cette année-ci que se décidera le choix du pays hôte.

Au cours de cette visite, la candidature malgache pour abriter ce Sommet, les capacités de la Grande Ile par rapport à son souhait d’organiser un sommet de la Francophonie, la réforme de l’éducation et l’adoption des trois langues officielles ont été au centre de la discussion. Outre les visites de courtoisie auprès des hautes autorités de l’Etat malgache, cette délégation va effectuer des visites d’infrastructures et d’institutions francophones.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 19 septembre 2008

18 septembre 2008

CULTURE - La nation reconnaissante : Un hommage très culturel à Rado

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:42

Un grand hommage au poète Rado est prévu cet après-midi au Gymnase d’Ankorondrano. La solidarité des artistes est de mise.
La disparition du poète Rado, lundi soir, inspire la grande communion chez la grande famille de la Culture malgache. En effet, en réponse à la demande du ministère de la Culture, la dépouille de cette figure nationale de la littérature et de la vie populaire en général, sera transférée au Gymnase d’Ankorondrano, à partir de cet après-midi et jusqu’à demain après-midi, prévu pour l’inhumation au caveau de la famille Andriamanantena, au Makpela sis à Anjanahary.
Ce sera l’occasion pour la grande famille de la Culture malgache de rendre un dernier hommage «hautement culturel», digne de la dimension incommensurable de l’illustre défunt.
Ses innombrables oeuvres, entre autres des poèmes et des cantiques religieuses, seront ainsi particulièrement mises en valeur dans toutes leurs splendeurs, sans exclure les créations inédites des circonstances.
«Rado est un monument national de la culture et de la Nation tout entière. Ainsi, il nous est tout à fait logique de lui témoigner notre gratitude pour tout ce qu’il a fait et laissé pour héritage», déclare Jean Louis Robinson, ministre de la Culture, devant les artistes et la presse, hier matin au Palais des Sports.
En effet, la grande famille de la culture se met au diapason sur l’idée que la disparition de Rado devrait constituer un nouvel élan. «La solidarité de ceux qui tiennent à la culture malgache ne s’arrête pas à cette circonstance», avance le ministre. Pour preuve, il promet la construction d’une maison de culture qui portera le nom du poète.
Nouvel élan
A l’image d’un artiste aux talents multiples que l’était Rado - Georges Andriamanantena de son vrai nom, la manifestation réunira tous les artistes et les amateurs de la création et de la créativité.
Elle touchera une multitude de disciplines : déclamation poétique, musique, danse contemporaine, humour, art oratoire, animation scoute, etc.
Bref, autant de domaines qui ont vu le génie d’un créateur salué partout où il pose ses griffes. Effectivement un rendez-vous d’émotion avec les plus grands noms de la culture malgache qui reconnaissent au poète un père spirituel de la Nation et un modèle, et pour lui accompagner dans son dernier voyage terrestre.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4110 du 18-09-2008

Environnement - Sites Ramsar de Madagascar : Pour une exploitation rationnelle des zones humides

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:19

Etant la 113è partie contractante à la Convention de Ramsar sur les zones humides, le 25 septembre 1998, Madagascar possède actuellement 6 sites Ramsar. « Classer un site quelconque comme site Ramsar n’est pas une moindre affaire », selon Rasoavahiny Laurette, directeur du Système des Aires Protégées, car des conditions préalables devraient être accomplies comme la mise en place d’un plan d’aménagement pour une exploitation rationnelle et une gestion durable des zones humides, la conservation du site, la réalisation des études socio-économiques et environnementales permettant de mettre en valeur le site afin qu’il y ait un impact positif pour la communauté.

Par ailleurs, un site Ramsar devrait être un type de zone humide représentatif, rare ou unique, ou encore une zone humide d’importance particulière pour la conservation de la diversité biologique. Le site devrait abriter des animaux ou des plantes menacés d’extinction. Il compte habituellement 20.000 oiseaux ou plus et un nombre important d’espèces de poissons indigènes ou ayant une importance économique, sans parler de source d’alimentation, de frayère ou de zone d’alevinage pour des espèces de poisson.

Compte tenu de sa riche biodiversité, notre pays dispose de plusieurs zones humides, mais leur exploitation nécessite des financements adéquats pour pouvoir remplir les conditions requises par la convention de Ramsar. De ce fait, Madagascar compte 6 sites Ramsar, à savoir le lac Tsimanampetsotsa (Toliara), le complexe de 4 lacs de Manambolomaty (Mahajanga), le lac Alaotra, le marais de Torotorofotsy (Andasibe), le parc de Tsarasaotra (Alarobia-Antananarivo) et le lac Bedo.

Le site Alaotra est le plus grand à Madagascar car ayant une superficie de 722.500 ha et comportant un grand lac d’environ 20.000 ha, entouré de 23.500 ha de marais et de 117.000 ha de rizières, sans parler de 500.000 ha de bassins versants environnants et de cours d’eau.

Premier site privé mondial

Le parc de Tsarasaotra est le premier site privé mondial classé dans la liste Ramsar. Il est inscrit sur la liste des zones humides d’importance internationale depuis mai 2005. Ce parc d’une superficie de 27 ha représente un site exceptionnel au milieu d’un environnement de plus en plus urbanisé. Il est connu depuis des années pour ses oiseaux d’eau et constitue un lieu de reproduction des hérons et de refuge pour les canards pendant la saison de chasse. Renfermant 14 espèces et sous espèces endémiques d’oiseaux d’eau, le parc constitue un site d’observation de l’avifa, une espèce reconnue par les institutions environnementales internationales. Des investissements conséquents s’imposent pour faire de nos sites Ramsar des lieux par excellence pour la préservation de l’environnement, et partant pour l’atteinte de développement socio-économique. D’autant plus que les signataires de la convention de Ramsar pourraient avoir le privilège d’aides appropriées à l’aménagement et à la gestion de leurs sites respectifs.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 18 septembre 2008

17 septembre 2008

SOCIAL - Biodiversité : Les habitats des oiseaux migrateurs fragilisés

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:01

Les zones humides, lieux d’habitation des oiseaux migrateurs malgaches, sont menacées de destruction. Les grands voiliers qui voyagent entre Madagascar et l’Afrique de l’Est ainsi que ceux qui se déplacent à l’interne en sont concernés.
Les oiseaux migrateurs malgaches, notamment ceux qui effectuent une migration régionale entre l’Afrique et Madagascar et à l’intérieur sont menacés.
Dans la Grande île, leurs lieux d’habitation, surtout les zones humides comme les lacs, risquent la destruction. L’inventaire de Bird Life international porte actuellement le nombre des sites de conservation d’oiseaux d’eau à 84, dont 50 sont des voies migratoires.
Le lac Ihotry, par exemple, subit depuis des années des pressions d’origine humaine comme la surpêche. Or, les petits poissons constituent la base de l’alimentation des oiseaux au moment où ils restent à Madagascar. C’est à cause de l’abondance de la nourriture dans un endroit donné qu’ils migrent généralement à partir des mois d’avril et de mai.
D’autres activités devastatrices, comme les feux de brousse, demeurent en outre une menace permanente sur les lieux d’habitation des oiseaux.
«A cause du dénuement du sol, les débris apportés par l’eau de ruissellement se déversent massivement dans les lacs. Les nappes de ceux-ci sont actuellement de plus en plus remplies de boue», fait remarquer Rivo Rabarisoa, coordinateur de programme des zones humides auprès de Bird Life International. Le défrichement de la fôret de Mikea, qui se trouve à côté du lac Ihotry, est à l’origine de ce phénomène. Le lac de Kinkony, le deuxième plus grand marécage de Madagascar subit également ce mauvais sort, alors qu’il sert de gîte aux oiseaux migrateurs.
Au lac Alaotra, l’extension des zones de culture et de pêche a changé la qualité de l’eau, dans la mesure où les produits agricoles polluent les eaux. Les petits poissons sont intoxiqués pour les oiseaux migrateurs que sont les «bandro», typiques de l’Alaotra.

Le héron crabier blanc en danger
La famille des glaréoles, dont le héron crabier blanc en fait partie, une espèce en danger selon le classement international, est victime de la déstabilisation de son lieu d’habitation.
Si en 1997, l’unité de comptage des oiseaux auprès de Bird Life International les estime entre 2 000 et 6 000 individus, actuellement le nombre de hérons crabiers blancs a chuté à moins de 4 000 individus.
Les experts ornithologues font remarquer que ce déclin est engendré par l’existence d’espèces envahissantes dans les étangs. «Les nénuphars ainsi que les poissons qui dévorent les proies des oiseaux les font refouler au moment où ils ont le plus besoin de nourriture», signale un autre responsable de Bird Life International.
A Antananarivo, le héron crabier blanc est visible au parc national de Tsimbazaza et au parc Tsarasaotra. Un phénomène inquiète les ornithologues, dans la mesure où cette glaréole a disparu de Tsarasaotra au mois de janvier, période où elle devait encore y être.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4109 du 17-09-2008

15 septembre 2008

ECONOMIE - Monnaie : La remontée de l’ariary inquiète

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:47

L’inquiétude envahit le monde des opérateurs économiques. L’appréciation de l’ariary perturbe les exportations et cause des chamboulements dans le calcul des coûts.
Frustration chez les exportateurs. L’appréciation de l’ariary gêne la compétitivité des sociétés d’exportation. L’inquiétude commence, aujourd’hui, à gagner les entreprises franches. Selon les explications de Sandrine Rakotovao, coordonnatrice de cluster Text’île mada, les entreprises franches payent toutes les charges fixes en ariary. Du coup, elles enregistrent d’importantes pertes puisque leurs ventes se font en devise.
Baisse des taxes
La situation suscite déjà des réactions au niveau des membres du Groupement des entreprises franches (GEFP). Ce dernier a déjà sollicité une intervention de l’état et des bailleurs pour en réduire les impacts.
« Une rencontre avec une mission du Fond monétaire international est prévue, lundi. L’appréciation de l’ariary figurera sans doute à l’ordre du jour » révèle Jacky Radavidra, président du groupement.
Les importateurs, par contre, jouissent de la bonne santé de la monnaie nationale. A commencer par une baisse des taxes douanières qui varient selon le cours journalier des deux monnaies de référence à savoir l’euro et le dollar. La remontée de l’ariary réduit également le prix d’achat des produits importés. Le prix des carburants, par exemple, pourrait diminuer avec cette appréciation de l’ariary. Mais pour l’instant, les opérateurs du secteur ne veulent pas se réjouir trop vite. « Il faut voir si cette appréciation durera longtemps », précise un responsable au sein d’une compagnie pétrolière.
Les avis divergent donc quant aux impacts de la remontée de l’ariary. Une situation qui devient une arme à double tranchant pour l’économie du pays. Les analyses des économistes sont également assez diversifiées mais recommandent toutes une stabilisation de la fluctuation.
« Evidemment, une appréciation de la monnaie ne peut qu’illustrer une bonne santé de l’économie. Mais le plus important est de donner une visibilité à long terme aux opérateurs pour qu’ils puissent en anticiper les conséquences », explique un enseignant à l’université.
La Banque centrale est déjà intervenue sur le Marché interbancaire de devises (MID), au début de cette année, en émettant des titres face à une appréciation rapide de l’ariary. Cette fois-ci, elle n’a pas encore donné sa position officielle.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4107 du 15-09-2008

12 septembre 2008

Jacaranda de Madagascar : notre nouvelle brochure est là !

Enregistré dans : Mot d'Humeur — Josielle @ 12:29

Edito

2008-2009-2010… les années Madagascar ?

La destination est rêvée : magazines de tourisme et documentaires télévisés relaient régulièrement des reportages sur notre beau pays.

Des manifestations d’envergure proposent Madagascar au cœur des évènements comme hôte d’honneur. Les très nombreux visiteurs de la grande fête maritime de Brest 2008 ont pu admirer un boutre et des pirogues malgaches, paradant fièrement aux côtés de magnifiques bateaux venus du monde entier.

 

Jacaranda de Madagascar déploie toutes ses couleurs dans sa nouvelle brochure, d’ « une autre idée du Voyage » aux « Rendez-vous intenses ».

 

Dernière nouvelle et pas des moindres : Alex, Gloria, Marty, Melman, les pingouins et les lémuriens, eux aussi, reviennent. Madagascar 2, le film sera sur les écrans de France à partir du 3 décembre 2008.

 

Mais le climat continue à se dérégler et les catastrophes naturelles n’ont pas épargné notre planète Terre en 2008. La Birmanie, la Chine et tant d’autres tentent de sécher leurs larmes. Madagascar pansent encore les plaies du cyclone Yvan et les feux de brousse restent la seule solution pour produire du charbon de bois.

 

Les perspectives de 2009 sont riches…

Les cœurs s’interrogent, les yeux pétillent, à tout hasard les âmes veulent croire à des promesses de petits bonheurs.

 

Il est urgent d’être dans l’Essentiel.

 

Josielle RANDRIAMANDRANTO

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