2008 septembre

30 septembre 2008

Economie - Air France : Décollage du projet Madagascar

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:59

Annoncé en juin, le projet de conservation et de restauration des forêts de Madagascar a pris hier son envol à Antaninarenina. Un décollage vertical qui a pour commandant de bord le directeur qualité, environnement et développement durable de la compagnie, Pierre Caussade. Il a pour copilotes Matthieu Tiberghien de GoodPlanet et Anitry ny Ala Ratsifandrihamanana de Wwf Madagascar. Le projet est en effet confié à ses deux entités spécialisées chacune dans la protection de l’environnement. Présenté comme « novateur », il a « pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre résultant de la déforestation et de la dégradation des forêts malgaches ». Le projet est doté d’un budget de 5 millions d’euros entièrement financé par Air France et il durera trois ans. GoodPlanet coordonne les activités, analyse les différentes données tandis que Wwf Madagascar en assure l’opérationnalité sur terrain compte tenu de son savoir- faire et de son expertise.

Plan de vol

Avant la mise sur orbite hier, l’équipage composé du trio Air France, GoodPlanet et Wwf Madagascar a dévoilé le plan de vol du projet aux autorités malgaches, aux autres intervenants dans le domaine de l’environnement et à la presse. Ce qui a donné une occasion à l’assistance d’exprimer quelques inquiétudes notamment sur la juxtaposition des différents projets des divers intervenants sur le ou les mêmes sites. Harisson Randriarimanana, ministre de l’environnement, a tenu à les rassurer en disant que son département veille à la coexistence pacifique des uns et des autres. Pour Matthieu Tiberghien de GoodPlanet, « il s’agit de ne pas faire ce qui a déjà été fait par d’autres et aussi d’intervenir là où la place existe ». Pierre Caussade d’Air France s’est aussi voulu rassurant en révélant que « personne ne doit s’inquiéter puisque la compagnie reste ouverte à d’autres initiatives et à d’autres intervenants ». Prête à mettre le prix pour faire du ciel l’endroit le plus propre de la terre.

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- Le projet en chiffres

500 000 ha de forêts humides et épineuses seront couvertes par le programme. Réparti sur 15 sites, il prévoit la création de nouvelles aires protégées sur 350 000 ha, l’appui aux autorités locales pour le lancement du processus de création de l’aire protégée de Marojejy à Tsaratanàna sur près de 200 000 ha dans la nord du pays, le transfert de la gestion des ressources naturelles du gouvernement vers les communautés locales sur quelques 140 000 ha, la plantation d’arbres pour le bois de chauffe ainsi que la restauration de paysages forestiers dans les zones fortement dégradées. Les activités de restauration sont de deux ordres : la mise en place de pépinières communautaires dont les plants d’essences autochtones et la mise sous protection de parcelles forestières vouées à une régénération naturelle.

Volet humain

S’agissant du volet humain du projet, Air France précise dans son communiqué que « chaque transfert de gestion des ressources naturelles aux communautés locales impliquera entre 100 et 700 personnes en moyenne dans les zones de forêts humides et 400 personnes en moyenne dans les zones de forêts épineuses ». Autrement dit, des études d’impact ont été menées avec précision pour parvenir à ces estimations. Ce projet ambitionne aussi « la mise en place de pratiques agricoles durables permettant de limiter le recours aux brûlis, puis de générer à terme des revenus complémentaires aux ménages malgaches concernés ». Pour ce qui concerne la lutte pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, Pierre Caussade déclare que « grâce à ce projet, ce sont potentiellement 60 à 70 millions de tonnes de carbone stockées qui pourront être préservées ». « La diversité biologique exceptionnelle de l’île et la présence historique d’Air France ont été des critères décisifs pour la localisation de ce projet à Madagascar ».

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- Fondation Air France : Quatorze interventions à Madagascar

Depuis sa création en 1992, la Fondation d’entreprise Air France est intervenue dans quatorze différentes actions à Madagascar. En 2008, elle soutient les associations « Aina, Enfance et Avenir » « Sos Villages d’enfants » et « Un puits, une école ». Chez « Aina », « le projet consiste en la construction d’un bâtiment pouvant accueillir une cinquantaine d’enfants en âge scolaire. » Avec Sos Village d’enfants, il est prévu « le développement d’un centre de football afin de faciliter l’accès à l’éducation des jeunes par le biais du sport ». Enfin avec Un puits, une école, la Fondation agit pour la reconstruction d’un établissement scolaire détruit par un cyclone. Depuis 1995, onze autres associations ont bénéficié des largesses d’Air France à travers sa Fondation. En 1995, « Centre Energie » a pu accueillir des jeunes de 7 à 15 ans « désireux de s’en sortir ». Pour eux, elle a financé la construction d’une ferme- école et un stage pour les jeunes. En 1997, l’association La Procure des Missions a ouvert une école maternelle à Talata Ampano pour une cinquantaine d’enfants issus de familles démunies.

Passerelle pour l’Espoir

En 1998, Air France participe à la construction d’un centre d’accueil et de soins d’urgence aux enfants en danger ou maltraités à Antananarivo avec Les Amis de Topaza. En 2003, elle prend en charge la scolarité d’une quinzaine d’enfants avec l’association Scolarité et Développement ; en collaboration avec ATD Quart Monde, elle finance une partie d’une bibliothèque à Antohomadinika ; en partenariat avec Enface et Espoir, implantée à Antananarivo, elle prend part aux dépenses liées à l’équipement d’un préscolaire ainsi qu’au fonctionnement d’une cantine aux 67 ha. En 2006, Handicap International et Solidarité Parasols- Passerelle pour l’Espoir (Sppe) se voient supporter par Air France dans leurs efforts respectifs d’encourager la prise en charge améliorée de l’éducation des enfants défavorisés et/ou handicapés à Isotry, et à l’achat d’une camionnette pour l’approvisionnement du riz et l’évacuation des enfants à charge pour Sppe. Enfin, en 2007, trois Ong (Bel Avenir, Manaodé, Solidarité Parasols- Passerelle pour l’Espoir (Sppe) se voient octroyer des aides d’Air France pour leurs projets respectifs : mis en place d’un programme d’éducation de base à Toliara et Fianarantsoa ; assurer la continuité et le développement du suivi des enfants retirés de la rue à Antananarivo, et la création d’un atelier de jeux et d’éveil pour les enfants de 0 à 5 ans dans un quartier pauvre de la capitale.

Extrait Tribune Madagascar - mardi 30 septembre 2008

27 septembre 2008

CULTURE - Jaojoby Eusèbe : « L’Olympia m’a réservé des surprises »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:00

De retour au pays après le concert à l’Olympia, Jaojoby, le roi du salegy, nous donne ses impressions sur cette aventure excitante.

• Comment résumez-vous votre passage à l’Olympia ?
Avant tout, je tiens à signaler le grand professionalisme de Kanto Production, la maison promotrice de l’événement. Depuis le 11 septembre, des grandes stations de radio, telles la FNAC, la RFO, la RFI, Africa N°1, Radionova, m’ont ouvert les portes pour des interview et des show-cases. Le 20 septembre à l’Olympia, j’étais agréablement surpris par l’accueil que j’ai reçu. Le public est à majorité blanche, mais il n’hésite pas à prendre en choeur tous les tubes comme «Alima», «E tiako», «Arô malemilemy», «Tia anao zaho ô», etc. Le public a acclamé, crié et dansé au rythme du salegy, exactement comme on le fait chez nous. Ça a beaucoup donné de la joie à un Malgache dont je suis.

• Quelle est la particularité de cette aventure par rapport aux autres scènes internationales ?
L’Olympia a une valeur particulière du fait que les Français eux-mêmes accordent beaucoup d’estime à ce lieu. Aucun artiste ne peut s’y produire que lorsqu’il bénéficie de la sympathie des Français. Mais à ma demande, tous les sièges de l’Olympia ont été supprimés pour que le public puisse danser autant qu’il veut. Nous avons ouvert le spectacle avec l’hymne national malgache. A la fin du spectacle, le propriétaire du lieu lui-même m’a félicité et m’a offert un bouquet de fleurs. Des gestes aussi simples mais qui m’ont tellement marqué. J’avais participé à des grands festivals internationaux, mais jamais, je ne m’étais senti aussi honoré.

• Et sur le plan artistique, n’avez-vous rien à vous reprocher ?
Je peux dire que la chance a été aussi de notre côté. Par exemple, je ne m’attendais pas du tout à la participation de Seth Ramaroson à ce concert, mais il a été présent pour nous donner un coup de mains à travers quelques morceaux. De même pour Nicomad qui a joué également au saxophone et à la flûte. Ces illustres musiciens ont été en tandem parfait avec Hubert, mon saxophoniste attitré. Ou encore l’intervention très réussie du rappeur Lova venu avec ses trois camarades. Tout cela a énormément donné vie au spectacle. Cela m’a convaincu que ma musique ne peut pas avoir de limites. On peut la jouer de diverses manières.

• Quel est votre projet actuel ?
Pour le moment, je n’ai rien de spécial à signaler. Comme vous le constatez, les promoteurs locaux s’intéressent davantage aux jeunes talents et je n’ai rien à y reprocher. J’ai été toujours là depuis une vingtaine d’années et je suis d’accord que les jeunes d’aujourd’hui méritent aussi la promotion. Mais je suis content que des tourneurs internationaux me considèrent encore comme une référence par rapport à la musique malgache et me sollicitent.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4118 du 27-09-2008

Economie - Une délégation d’opérateurs allemands prêts à investir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:41

PARTENARIAT. Madagascar ne devra plus exporter des produits bruts, car il faut créer de la valeur ajoutée.

Une délégation de huit opérateurs allemands membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Potsdam, conduite par son président Victor Stimming, arrivera demain en terre malagasy. Ce n’est plus une visite de prospection, car ces dirigeants de grandes entreprises sont prêts à concrétiser des projets avec une décision d’investissement, a annoncé le DG du Commerce et de l’Industrie, Freddy Mahazoasy, hier. A preuve, un accord a été déjà signé bien avant leur arrivée avec un opérateur malagasy membre du groupement d’intérêt économique « New Generation of Malagasy Businessmen » (NGMB). Il s’agit notamment de l’installation d’une usine de fabrication de plaque anti-érosive dans la région de Boeny.

Augmenter les flux d’investissement

La décision d’implantation d’une usine de fabrication de produits anti-paludéens à base de la plante Artemesia est également en cours. Ces produits seront exportés vers les pays riverains, surtout sur le marché de la SASC où cette maladie est encore frappante. Mais ce n’est pas tout ! Le propriétaire de Corsair sera également dans la Grande Ile pour le développement du tourisme. Le ministère de l’Economie qui joue le rôle de facilitateur, fait toujours appel aux PME désirant nouer des partenariats avec ces opérateurs allemands durant leur séjour à Madagascar. De plus, un accord de promotion et de protection des investissements entre les deux pays a été signé en vue d’augmenter le flux des investissements. Jusqu’ici, une trentaine d’intéressés se sont inscrits pour participer au séminaire des affaires organisé le 30 septembre prochain à Tanà, tandis que près d’une quarantaine d’opérateurs locaux sont prêts à négocier avec eux à Toamasina le 1er octobre et à Mahajanga du 2 au 4 octobre, selon Freddy Mahazoasy.

Améliorer la compétitivité

La délégation allemande représente notamment les secteurs de l’agro-business, la pharmacologie, la construction et le bâtiment, le tourisme, l’énergie et l’infrastructure. Outre la recherche de débouchés, la création de la valeur ajoutée, elle est également prête à nouer des partenariats techniques avec les opérateurs locaux en matière de renforcement de la logistique dans le but d’améliorer la compétitivité des produits malagasy, selon Imbiki Herinosy, vice-président du NGMB. Notons que ce GIE représente en ce moment une quarantaine de jeunes opérateurs économiques répartis dans toutes les régions et dans différents secteurs, ayant le même esprit d’entreprenariat basé sur la solidarité et l’entraide.  

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7642 du 27 septembre 2008 

ECONOMIE - Journée mondiale du tourisme : Morondava veut montrer sa face cachée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:34

La Journée mondiale du tourisme sur le changement climatique sera célébrée dans la capitale du Menabe. Une ville que l’érosion risque de rayer de la carte.
Morondava est devenue une ville de sable. Les rues jadis parfaitement goudronnées sont sablonneuses, ponctuées par endroits de petites portions de bitume dans un état de dégradation avancée. Elles rappellent à tout moment que la mer est en train de tout grignoter.
En dix ans, le grand bleu a gagné jusqu’à un kilomètre et demi à l’intérieur de la ville. Des hôtels renommés comme l’Etoile de Mer, des boîtes de nuit et des bâtiments ont été à jamais engloutis.
Le moment ou jamais
Morondava ressemble à une ville sinistrée, en quête de nouvelles inspirations pour rebondir et retrouver sa réputation d’antan : une ville en plein essor et une des destinations les plus courues des touristes. Dans ce contexte, le choix d’y célébrer la Journée mondiale du tourisme (JMT) est plus que judicieux. D’autant que le thème est « le tourisme s’engage face au défi du changement climatique ».
« Ce sera le moment ou jamais de promouvoir ce secteur porteur de devises et de sensibiliser l’opinion sur le mal qui ronge lente-ment mais sûrement notre région », déclare Mamy Elysé Ndriamasiarison, chef de la région.
Plusieurs manifestations seront organisées à l’occasion de la JMT. Un grand carnaval à travers la ville et une course de pirogues à voile ouvriront la journée, précédant les discours officiels. Une exposition avec une vingtaine de stands montrera également tout le potentiel touristique du Menabe, notamment les fameux Tsingy de Bemaraha, un des joyaux des sites touristiques du pays, l’Allée des Baobabs et la plage de Belo-sur-mer.
Morondava se situe à 700 kilomètres de la capitale, au sud-ouest de l’île. L’itinéraire suit d’abord la RN 7, puis les 34 et 35 à partir d’Antsirabe. A cette époque de l’année, une chaleur étouffante règne sur la ville. « Pas moins de 30° à l’ombre », selon une Tananarivienne venue aux festivités de la JMT. C’est pourquoi l’après-midi jusqu’à 17 heures, les rues sont désertées.
Et même jeudi, aucune manifestation particulière ne traduisait les préparatifs de la célébration de la JMT. La manifestation qui rencontrera le plus de succès, sera de toute évidence le spectacle offert par l’artiste Firmin, demain après-midi.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4118 du 27-09-2008

26 septembre 2008

CULTURE - Madajazzcar : Talking Horns invité

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:37

Madajazzcar 2008 se déroulera du 6 au 16 octobre. A dix jours de l’événement, la liste des participants à ce rendez-vous annuel international du jazz n’est pas encore publiée. Néanmoins, on peut au moins avancer un nom pouvant susciter l’intérêt des amateurs malgaches de la musique des « musiciens libres ».
Ainsi, le groupe allemand Talking Horns se produira au Cercle germano-malagasy, le mardi 7 octobre à 19 heures 30.
Originaire de la ville de Cologne, Talking Horns est composé de quatre saxophonistes que sont Achim Fink, Andreas Gilgenberg, Stephan Schulze et Bernd Winterschladen. Les quatre instruments à vent leur permettent de parcourir différents rythmes musicaux : reggae, classique, ballet, ballade, sud’af, etc.
Considéré`comme créateur de nouvelles sonorités, ce quatuor adopte un arrangement plus sophistiqué, mais plein d’improvisations. A son actif, le groupe compte deux albums, dont « Blow Up » sorti en 2003 et « Born to be Horns » émis en 2008.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4117 du 26-09-2008

ECONOMIE - Sommet de l’UA : Construction de 418 chambres

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:34

Les nouvelles construc-tions destinées à accueillir le Sommet de l’Union africaine prolifèrent. Selon le ministre du Tourisme et de l’environnement, Harison Randriarimanana, 418 chambres sont en cours de construction.
« D’ici juin 2009, plus de 700 chambres seront fin prêtes » poursuit-il. Un seul ouvrage bénéficie d’un financement étatique, il s’agit de l’hôtel cinq-étoiles, à Ivato.
Les hôtels trois-étoiles comptent 1 092 chambres, alors que la demande s’élève à 4 000 chambres pour héberger les participants. Même avec les 54 villas présidentielles qui abriteront les Chefs d’État et leur famille, la capitale à elle seule ne présente pas une capacité d’accueil suffisante. Les régions devront ainsi se mobiliser.

Extrait l’Express de Madagascar  - Edition n° 4117 du 26-09-2008

25 septembre 2008

Culture - Un après « Olympia » parsemé de concerts et de festivals

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:34

Jaojoby. Le souvenir de son concert mémorable de samedi dernier est encore très vivace dans son esprit.  Mais c’est vers l’avenir maintenant qu’il se tourne.

«C’était exceptionnel ! Il s’agit de moments uniques dans la vie d’un artiste. ». Cinq jours après son passage à l’Olympia, le roi Jaojoby a encore le cœur qui bat quand il évoque ce concert. Une salle en transes avec un public où les « vazahas » étaient plus nombreux que ses compatriotes et reprenant en chœur les paroles de « Aro malemilemy » ou de « Alima ». Ce succès est la conjonction de son talent et de la remarquable campagne de communication qu’il a menée. Il a été présent sur de nombreuses radios françaises. Ces souvenirs resteront gravés à jamais dans son esprit.  De retour au pays depuis lundi dernier, Jaojoby retrouve le rythme plus tranquille de la vie malgache et il envisage avec sérénité l’avenir qui se dessine. «Ici, à Madagascar, ça va être la routine habituelle. Il y aura beaucoup de soirées dansantes et de cabarets. Des concerts en province sont prévus », nous lance-t-il avec son éclat de rire sonore. Il s’agit donc de son train de vie artistique habituel. Il faut attendre l’année prochaine pour voir dans son agenda des déplacements à l’étranger. Il nous fait part de ce qui est sûr : le festival organisé par Kanto Production en France au mois de mai. Il y participera avec Erick Manana,  Mahaleo et Lolo sy ny tariny. Ce sera ensuite le festival Musiques Métisses de Christian Mousset. Son tourneur « Run music » est en train d’établir une tournée, mais il est encore trop tôt pour en livrer les détails. Jaojoby est serein et très heureux après cette merveilleuse aventure musicale. Il a retrouvé cependant avec plaisir son quotidien malgache.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7640 du 25 septembre 2008

RéGION - Morondava menacée par les méfaits de la marée

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:31

Tous les ans, la période cyclonique reste une source d’anxiété pour les habitants deMorondava, capitale de la région Menabe. L’érosion par la mer menace les constructions érigées au bord de la plage.
La montée de la mer constitue toujours un événement inquiétant pour les habitants de Morondava, à chaque saison de pluie. Avec une vigueur souvent violente, la marée ronge inexorablement les côtes de la région.
Le phénomène provoque des effets néfastes sur les habitations construites le long du bord de la mer. Tout comme ceux de la cinquantaine d’infrastructures bâties sur la plage, les membres du personnel de l’hôtel Arche de Noé s’attendent chaque jour à une montée de la crue maritime. « Afin de protéger les fondations des chambres d’hôtel, nous érigeons tous les après-midis des sacs de sable autour des bâtiments », explique Dada un membre du personnel de l’hôtel.
« C’est dérisoire par rapport à la forte pression de la mer, mais il vaut mieux faire tout ce qui est en notre pouvoir au lieu d’attendre les bras croisés », poursuit-t-il.
Les effets de la montée des vagues et de la houle représentent un danger tous les jours pour les habitants, mais la vigilance est redoublée pendant la période cyclonique.
« En dix ans, la mer a déjà englouti un kilomètre et demi de la plage de Morondava », témoignent les pêcheurs d’Avaradoha.
« Une boîte de nuit, dénommée Harris, non loin de l’Arche de Noé, et le restaurant Etoile de mer ont existé, mais tout cela ne constitue que de l’histoire ancienne maintenant », regrette Dada.
Début des travaux
Non loin de l’Arche de Noé se trouve la maison d’Ashi. Une habitation qu’il a hérité de ses parents.
« J’ai vécu ici toute mon enfance mais à cause de la mer je dois, tôt au tard, quitter cet endroit. J’emporterai alors les tôles qui ne sont pas rouillées par la mer pour construire notre nouvelle maison. Le problème, c’est que je n’ai pas encore les moyens financiers pour acquérir un nouveau terrain pour la construire » se plaint-il.
Concernant les bâtiments administratifs vétustes qui se trouvent au bord de la mer, « un projet d’en construire de nouveaux dans le centre ville est déjà envisagé en 2002. En fait, le début des travaux dépend beaucoup de la disponibilité de l’argent », tient à préciser Ndriamasiarison Mamy Elysé, chef de région Menabe.
Mais les habitants dans les quartiers se trouvant au bord de la mer ne sont pas les seules victimes de la montée de la mer, les routes desservant la ville deviennent presque impraticables à cause de l’eau qui envahit partout jusqu’au centre de la ville. « De ce fait, des tonnes de sable recouvrent toutes les rues quand la mer se retire. D’où la nécessité de l’assainissement de la ville », conclut le chef de région.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4116 du 25-09-2008

Economie - Emigration : 12 461 nouveaux étrangers depuis 2007

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:23

Les résidents étrangers à Madagascar ont augmenté par rapport à l’année précédente au nombre de 5231 lors du dernier décompte en fin juillet 2008. Les Européens sont les plus nombreux parmi eux les Français et les Italiens. Viennent ensuite les Chinois, les Indiens, les Pakistanais pour le continent asiatique. La principale cause de cette hausse est due à l’arrivée des grands groupes miniers qui investissent près de 250 Milliards d’Ar pour leurs projets. Ces investisseurs viennent dans l’intérêt d’obtenir des avantages dans l’exploitation minière comme celle de l’Ilménite, du Cobalt, Nickel… Mais ces derniers peuvent être des sources de devise pour Madagascar. Ils résident dans nos murs depuis 2 ans pour une installation de leurs grandes entreprises.

Droit de séjour

L’obtention des droits de séjour varie selon chaque individu, leur situation et leur statut. On peut citer le cas des missionnaires, des indigents, des étudiants natifs ou bien étrangers qui ont un demi-tarif ou gratuit s’ils sont encore mineurs ou reconnus indigents c’est-à -dire des handicapés et aussi pour les fonctionnaires étrangers travaillant pour l’Etat ou encore les apatrides qui ont une nationalité non-identifiée. Le coût de la carte dépend du droit de séjour et de la durée de leur passage. Voici quelques chiffres montrant cela :

- 91,47 euros pour une durée de 3 à 6 mois
- 229,67 euros pour une durée de 6 mois à 1 an
- 281 euros pour une durée de 2 ans
- 533 euros pour une durée de 3 ans
- 838,37 euros pour une durée de10 ans

Le nombre effectif de ses étrangers qui résident à Madagascar recueilli par le ministère de l’aménagement du territoire est obtenu par l’écart du recensement physique et administratif. Les procédures administratives doivent être écrites, ce qui sert de preuves de dossier pour les compter. Par ailleurs la loi de finance détermine le montant de droit de séjour des nouveaux venus. Le droit de timbre remplacé par la vignette coûte 140.000 à 400.000Ar selon la durée de séjour, le droit de délivrance de VISA et le paiement des monnaies convertibles en Dollar ou en euro. Pour les étrangers qui ont une nationalité indéterminée ou ceux qui ont vécu plus de 50 ans dans notre pays possédant un « visa définitif » ainsi qu’une personne étrangère étant mariée à un individu de nationalité malgache plus de 10 ans doivent faire un virement bancaire en Ariary dans le compte du trésor de la banque centrale (contre valeur de devise ).

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 25 septembre 2008

24 septembre 2008

Plus de Midi - Plus de 6000 plantes d’utilisation médicale

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 16:32

MEDECINE TRADITIONNELLE MALGACHE. Les plantes ont souvent des noms vernaculaires selon les ethnies ou les endroits.

La phytothérapie occupe une place importante dans la médecine traditionnelle malgache. Plusieurs recettes ont été collectées sous forme écrite, le premier document datant de 1658. Actuellement, plus de 6 000 plantes font l’objet d’utilisations médicales à Madagascar, d’après la banque de données informatisées de l’IMRA. Les plantes ont souvent plusieurs noms vernaculaires, selon les ethnies ou les endroits où elles poussent. Cette diversité des noms vernaculaires reflète également une diversité de culture. Chaque nom vernaculaire possède une signification précise.
Malgré la diversité culturelle au niveau des ethnies, les croyances médicales des Malgaches reposent sur une base commune, qui est la croyance en Dieu et le culte des ancêtres.
Les fondements conceptuels de la médecine malgache s’appuient sur ces croyances. Ainsi la maladie n’est pas naturelle, tout comme la mort. Mépris des ancêtres et de leurs coutumes, oppression des faibles, contestations et disputes familiales, transgressions des tabous, sont parmi les causes de maladies. Elles peuvent aussi être causées par un mauvais esprit, un ensorcellement, qu’il va falloir dénoncer en consultant les oracles, les mpisikidy (devin-guérisseurs), avant d’entreprendre la thérapie à proprement parler. Le traitement des affections est alors pratiqué dans une ambiance socioculturelle propre, dominée par les convictions éthiques et métaphysiques. Prélever un organe ou du sang chez un malade est un sacrilège, et ceci rend difficile les diagnostiques de certaines maladies, comme le paludisme ou le Sida.
La guérison à l’aide des plantes remonte aux années 5000 avant Jesus Christ et leur utilisation a connu une évolution significative depuis.

Au cours des siècles

Au fil des siècles, diverses pratiques ont été développées pour extraire les principes actifs des plantes. La médecine par les plantes est née en Inde près de 5000 ans avant JC et s’est propagée en même temps que le bouddhisme dans toute l’Asie. Le premier texte connu sur les vertus médicinales des plantes n’a été gravé que 2000 ans plus tard, sur des tablettes d’argile par les Sumériens, en basse Mésopotamie. Depuis, l’homme cherche inlassablement à percer leurs mystères et à en découvrir l’ensemble des qualités thérapeutiques. En Chine, dès le 1er siècle, 250 plantes médicinales étaient cataloguées suivant leurs lieux de production, leur mode de préparation et leur action sur un organe précis. A cette époque en Occident, le médecin grec Hippocrate avait déjà posé (au 1er siècle avant J.C) les grands principes curatifs de plus de 200 variétés de plantes actives sur la beauté et la santé des femmes. Au Moyen-Âge, les plantes sont largement associées à la médecine. Les premières boutiques d’apothicaires apparaissent en Europe au 13ème siècle et les plantes locales s’utilisent massivement dans des tisanes, des décoctions ou en onguents. Les progrès de la science dans les années 30, permettront également un rapprochement significatif entre la pharmacopée végétale et la médecine plus « classique » basée sur la chimiothérapie. Différents principes actifs de plantes ont ainsi pu émerger : la morphine, la quinine, etc … permettant la reproduction par synthèse de remèdes et donc la découverte de nouveaux médicaments.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7639 du 24 septembre 2008

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