2008 août

19 août 2008

Cahier Economie - Vers la certification des artisans professionnels

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:40

COMMERCE EQUITABLE. Cette notion touche les différents secteurs d’activité dont l’artisanat. 

Entre 3 000 à 4 000 Euros. Tel est le coût de la certification de Commerce Equitable pour une entreprise ou un groupement professionnel qui vise le marché international. Outre ce coût onéreux, les procédures à suivre peuvent durer jusqu’à 2 ans et demi. C’est pourquoi le programme Madacraft d’une valeur de 1 million d’Euros dont 700 000 Euros proviennent de l’Union Européenne est mis en œuvre pour soutenir 900 artisans afin qu’ils obtiennent cette certification, après les avoir professionnalisés. C’est ce qu’a expliqué Lizah Ndrialisoa, chef de projet formation Madacraft lors de la soutenance de 12 meilleurs artisans ayant suivi une formation pendant 6 mois.

Une commande à partager

Ce programme qui a démarré en juillet 2007 durera jusqu’en 2009. Des artisans ayant une expérience professionnelle d’au moins 1 an et qui dirigent leur propre atelier dans les 4 grandes villes de Madagascar, à savoir Antananarivo, Mahajanga, Antsiranana et Toamasina, en sont les bénéficiaires. « Ils deviennent de vrais entrepreneurs capables d’investir dans leur secteur à travers leur mise en relation avec les institutions de microfinance et peuvent en même temps être compétitifs pour accéder au marché tant local qu’international avec notre appui », a évoqué Lizah Ndrialisoa. A titre d’illustration, Madacraft a déjà trouvé des débouchés sur le marché du Commerce Equitable pour la coopérative d’artisans dénommée CforC. Il s’agit, entre autres, de la commande de 300 vestes de gardes forestiers à expédier en France à la fin de ce mois-ci. Cette commande sera à partager entre les groupements des artisans couturiers, des brodeuses et sérigraphes, a-t-elle rajouté. Parlant du processus de certification de Commerce Equitable, à part le paiement des cotisations annuelles, des audits et contre-audits ainsi qu’une visite inopinée des ateliers des artisans par des Certificateurs Internationaux, seront à la charge du demandeur.

Centrale d’achat à installer

« Grâce à cette formation, je peux maintenant créer mes propres modèles tout en sachant calculer mes prix de revient si auparavant je n’ai fait que dupliquer les design de mes parents et déterminer mon bénéfice sur la base du coût des matières premières  », a témoigné Rafalindrina Jean Basile, un artisan. Il envisage ainsi d’étendre son atelier et de diversifier ses produits. En effet, cet artisan se limite pour l’heure à fabriquer des chapeaux en « penjy » avec une capacité de production de 1 200 pièces par semaine. En outre, Madacraft appuie gratuitement ces artisans professionnels ayant acquis la notion de Commerce Equitable dans le processus d’exportation de leurs produits. Cette notion vise à garantir le respect des droits de l’homme et de la nature dans tous les processus de production auprès des acheteurs.  Par ailleurs, une centrale d’achat des matières premières sera incessamment installée en plus de l’identification des produits financiers adaptés aux besoins des artisans. 

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7608 du 19 Août 2008

ECONOMIE - Environnement : Alerte au déversement d’hydrocarbures

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:35

Tout comme le canal de Mozambique, l’océan Indien constitue une zone de navigation internationale pour les navires transporteurs de produits pétroliers. Aussi, les îles de la région sont -elles exposés aux risques de déversement des hydrocarbures. 500 millions de tonnes de pétrole brut passent à proximité de ces dernières. 1 200 voyages par an sont effectués par ces navires.
En ce qui concerne Madagascar, 700 000 tonnes d’hydrocarbures passent dans l’écosystème marin. Le passage des cyclones dans le pays favorise les accidents maritimes, facteurs de pollution. Face à cette situation, les pays de l’océan Indien se préparent à mettre en place un tribunal compétent pour traiter les dossiers relatifs aux hydrocarbures. Un atelier de formation destiné aux juges se tient du 18 au 22 août au siège de l’OLEP (Organe de lutte et prévention contre l’avènement de la pollution marine), à Ambatobe. Maurice, Comores, Seychelles y sont représentés.
« Conformément aux dispositions de la Convention internationale de 1992 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, ce tribunal aura pour mission de fixer les dédommagements » souligne le ministre de l’Environnement et du Tourisme.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4084 du 19-08-2008

Région - Toamasina • Haute-Normandie : 250 poubelles pour les écoles et l’université

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:34

L’ association Ingénieur Soutien aux Pays en Voie de Développement (ISPVD) de la région française Haute-Normandie a fait don de 250 poubelles aux 23 écoles de la commune urbaine de Toamasina (CUT) et à l’université de Barikadimy. Il s’agit de récipients de demi-fût que le partenariat avec la Somalaval et la SKT savonnerie permettra de peindre.

L’ISPVD agit dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Atsinanana et la Région Haute-Normandie. La première année, explique Pauline Besnier, présidente, l’association a réalisé un lavoir dans l’enceinte du campus universitaire. Cette année est la deuxième année de l’action de l’association en faveur de la Région Atsinanana. En plus des poubelles, l’association lance une course au trophée pour tous les étudiants universitaires malgaches, et pour ceux de Toamasina en particulier. Il s’agit de concours de projets, dont les meilleurs seront récompensés. Pour Toamasina, les dossiers de projet seront remis à une antenne de l’Alliance Française installée au campus de Barikadimy. L’association espère que les étudiants de Toamasina seront nombreux à participer.

Sous la direction de leur présidente, Pauline Besnier, cinq membres de l’ISPVD, des étudiants de l’Ecole d’ingénieur normande ESITPA, sont venus à Toamasina pour monter l’opération.

Extrait Madagascar Tribune - mardi 19 août 2008

18 août 2008

Culture - Madagaslam : La poésie prend un coup de jeune

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:53

La poésie s’en sort bien grâce au slam. En tout cas auprès des jeunes, et même des collégiens. La deuxième édition du Concours de slam national qui débute ce 25 août sera l’ocasion de constater la bonne santé du slam chez nous.
La deuxième édition du Concours de slam national se déroulera du 25 au 30 août. Organisée par l’association Madagaslam, elle verra s’affronter à l’Alliance française et au Centre culturel Albert Camus, 12 équipes de quatre slameurs, issus de dix villes de la Grande île.
Le slam n’est pas une religion. Il n’a ni gourous ni fidèles, juste des accros de poésie contemporaine. Madagaslam vise précisément à promouvoir des spectacles vivants et des ateliers socio-éducatifs consacrés à cette forme très moderne d’art oratoire.
Présidé par Mômô Ali Ivesse, l’association regroupe déjà plusieurs centaines d’aficionados. Des rappeurs venus de la rue aux adeptes du Kabary, chacun peut y trouver son bonheur. Mais le slam va au-delà du simple récital classique. Comme les acteurs de théâtre, les slameurs lisent leurs textes à haute voix, face au public. Un curieux happening où la performance et la séduction ne sont jamais très loin de la poésie la plus immédiate. Des mots à fleur de peau, en quelque sorte.
« Le slam est un véritable vivier de création, estime Mômô Ali Ivesse. La mission de Madagaslam est de structurer le potentiel artistique du pays pour que les artistes locaux soient reconnus ». Par ses activités et grâce à son réseau de partenaires, l’association multiplie les événements et enregistre la bonne santé du slam chez nous. La première édition du Concours national avait déjà rassemblé des centaines de concurrents. Même les collégiens s’y mettent avec les concours interscolaires. Ce n’est donc pas un hasard si Tsiky, une jeune slameuse de 15 ans, est arrivée à la troisième place du championnat du monde de slam en 2007.
Ce nouveau millésime devrait lui aussi nous réserver son lot de surprises.

Le slam a 25 ans
Le Slam est né en 1984 lorsque Marc Smith, ouvrier en bâtiment et poète, organise des séances de lecture d’un nouveau genre dans un célèbre club de jazz de Chicago, le Green Mill, que fréquentait déjà Al Capone en son temps. Smith veut donner un nouveau souffle à la poésie en faisant participer davantage le public à la lecture publique. Dès 1986, il a l’idée d’organiser des compétitions de poésie hebdomadaires, les dimanches soirs. C’est ainsi que naît le Uptown Poetry Slam avec le Green Mill comme base avancée pour les poètes performeurs.
Le mot slam désigne en argot américain « la claque », terme emprunté à l’expression to slam a door qui signifie littéralement « claquer une porte ». Dans le cadre de la poésie orale et publique, il s’agit en effet d’attraper l’auditeur par le col et de le « claquer » avec les mots, les images, pour l’émouvoir. Mélange de performance orale et d’expression corporelle, il ne s’adresse pas à une élite culturelle particulière, mais à tous les publics. Seule condition pour participer : s’inscrire auprès du présentateur. Les performances sont strictement a cappella, avec absence de décorations sonores, lumineuses ou vestimentaires. Le temps de parole est de trois minutes maximum par performance. Et ce qui ne gâte rien : pour un texte dit, un verre est offert (mais non accumulable).

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4083 du 18-08-2008

Economie - Commune Imerimandroso-Alaotra : Promouvoir le tourisme local

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:49

Compte tenu de ses spécificités touristiques et historiques, la commune d’Imerimandroso, district d’Ambatondrazaka, région Alaotra-Mangoro attire les touristes, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Selon le maire Honoré Randriangalisa, environ 4 groupes de touristes forts de 10 à 20 personnes chacun visitent annuellement cette commune, située à quelque 51 km du chef-lieu de région. Et ce, grâce au partenariat avec le département Ille-et-Vilaine faisant partie de région Bretonne, en France, et l’Association Route d’essence.

La commune entend promouvoir le tourisme local en mettant en place des infrastructures y afférentes, dont la construction d’un centre d’accueil respectant les normes. Le département Ille-et-Vilaine financera ce projet tandis que l’association Route d’essence s’engage à envoyer des groupes de touristes à Imerimandroso, ne serait-ce que pour renflouer la caisse de la commune en vue de ses futurs investissements socio-économiques et culturels. Notons qu’il existe déjà des chambres d’hôtes pouvant accueillir 20 personnes opérationnelles suite au partenariat avec l’association des femmes de Vohitsoa et Vohitsivalana.

Pour en revenir aux richesses touristiques d’Imerimandroso, force est de souligner que cette commune avait accueilli Radama Ier, du Royaume Merina pour la pacification inter-ethnique où un camp militaire y a été installé par ce souverain, sans parler de l’arrivée de la première mission évangélique de la société LMS (London Missionnary Society) dans la circonscription des Sihanaka, puis celle des français et britanniques en vue d’autres objectifs commercialo-politiques.

Une vue panoramique du Lac Alaotra s’avère bénéfique pour cette commune puisqu’elle est installée sur la partie Ouest de ce lac, entourée au Nord par la commune d’Andromba, à l’Est par Antanandava et au Sud par Amparihitsokatra. A noter qu’Imerimandroso se trouve aux confins nord du district d’Ambatondrazaka, ayant une superficie de 62 km2 avec 15.195 habitants.

Extrait Madagascar Tribune - lundi 18 août 2008

14 août 2008

CULTURE - Concert : Jaojoby prépare un DVD de son Olympia

Enregistré dans : Manifestations — Josielle @ 9:39
Le roi du salegy projette de sortir un DVD de son concert de septembre à l’Olympia.
Après le folk des Mahaleo, c’est au tour du roi du salegy de chauffer l’ambiance dans la mythique salle parisienne de l’Olympia.
Le concert est programmé pour le 20 septembre, avec trois heures de spectacle non-stop, soit trente morceaux live. Pour l’occasion, Jaojaoby sortira l’année prochaine son premier DVD en partenariat avec Kintana production, l’initiateur du spectacle. « J’ai déjà fait pas mal de concerts, mais passer à l’Olympia est autre chose, explique Jaojoby Eusèbe. Nous essaierons de faire de notre mieux pour satisfaire le public parisien. Ce projet de DVD me tient à coeur depuis longtemps et je pense que c’est une bonne nouvelle pour les fans. »
Avec 14 délégations composées de danseuses et de musiciens, cette soirée promet d’être chaude et explosive. Comme seul sait le faire cet artiste issu de la régions d’Antsiranana. En plus des standards comme Alima et Mangalà Vaiavy, le public aura droit à du blues, du maloya et du funk à la James Brown , car le chanteur n’entend pas se limiter à un genre.
Il y a aura aussi des invités surprises comme Lova, un chanteur installé en France qui a prêté sa voix pour le morceau Tsinjaka.
Après l’album Donnant Donnant, sorti il y a quelques mois, Jaojaoby Eusèbe sortira un prochain opus exclusivement bercé de salegy.
Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4081 du 14-08-2008

Culture - Patrimoine régional : Isandra reconstitue ses siècles d’histoire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:35

Faire de son histoire sa richesse ! Le district d’Isandra, un des districts de la région Haute Matsiatra, a élaboré plusieurs projets pour faire renaître de ses cendres l’histoire du royaume d’Andriamanalimbentany (1750-1790) et des autres souverains qui ont conduit haut le flambeau du royaume de Mahazoarivo, voire celui du Betsileo.

L’histoire met au compte de ce roi la construction de dix ou douze palais en bois de très belle facture, aujourd’hui disparus, mais dont la tradition a retenu les noms et les détails. Il fut également à l’origine du recensement et de l’organisation du royaume, du développement des métiers, de la riziculture et de l’artisanat, mais aussi de la relation avec les Vazaha qui ont introduit le couteau appelé Mitambolagnela. Le couteau est devenu un objet précieux et symbolise la royauté de l’Isandra. Il avait été conservé au Rova de Manjakamiadana, il serait peut-être perdu à la suite de l’incendie.

Kiaombevato raconte tout

Kiaombevato serait le plus beau et le plus significatif de tous les vatolahy betsileo et malgaches. Pierre équarrie de 6m de haut, elle a été sculptée sur ordre de Ralaiarivony, successeur d’Andriamanalina III, vers 1815. Ralaiarivony, un peu seul à s’opposer à l’alliance d’Andriamanalina III avec Andrianampoinimerina, a demandé à la pierre de dire et de crier silencieusement et pour l’éternité ses pensées. Sur sa face ouest figurent cinq zébus ayant chacun sa valeur historique. Dans les projets d’Isandra, les pierres sont demandées à parler.

Les trois premiers ont une fière allure, de longues cornes et des bosses dont la hauteur rejoint la hauteur des cornes. Ils sont tous orientés vers le Sud. Les longues cornes symbolisent la puissance des rois et les bosses représentent la richesse et la prospérité de l’Isandra qui a duré un siècle. Le quatrième, encore tourné vers le Sud, a des cornes moins longues et la bosse moins basse. Il représente Andriamanalina II et le début de la décadence de l’Isandra. Le cinquième zébu à la constitution chétive et dégénérée, tournant la tête vers le Nord, n’est autre qu’Andriamanalina III qui s’est rallié à Andrianampoinimerina, un autre « zébu aux grands yeux ou Ombalahibemaso ». Ce dernier entraîna la pays à tourner la tête vers le nord (nampianavara-doha ny tany).

Kiaombevato est la seule pierre levée de Madagascar qui résume deux sièles d’histoiure d’un peuple. Le district d’Isandra, avec l’association Vehivavy liam-pandrosoana (VLF), associent leurs efforts pour que l’histoire rétablie à travers la restauration des vestiges constituent un atout pour faire prospérer le tourisme.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 14 août 2008

Economie - Village de tortues de Mangily : une opportunité pour l’écotourisme

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:33

Angonoka (Astrochelys), Kapidolo (Pyxis planicanda), Sokake (Astrochelys radiata), Sokapila (Pyxis arachnoides). On ne le dira jamais assez. Ces variétés de tortue sont désormais les plus menacées, au stade le plus critique, de l’avis de plus d’uns chercheurs qui ont eu à étudier la disparition progressive, donc alarmante, des tortues endémiques de Madagascar. Les tortues de Madagascar alimentent les commentaires et réflexions en tous genres.

Synergies

Les organismes enviromnementaux ont pris sur eux de lancer, en début d’année, à Antananarivo, un vibrant rappel à l’ordre, à travers la tenue d’un Colloque International mais en vue, selon toute vraisemblance, de dénoncer un trafic qui écume depuis nombre d’années les contrées reculées du Sud. En droite ligne, la promotion de l’écotourisme s’entend d’ores et déjà être un palliatif pour lutter contre le fléau, le but étant d’arriver à une synergie des actions à la base.

Le Village de Tortues de Mangily entend donner cet exemple. Le projet a été monté voici près 6 années sous l’impulsion de deux associations, à savoir, la SOPTOM (France) et l’ASE (Madagascar). Ce parc naturel de 25 ha s’emploie à la mise en quarantaine des tortues remises selon diverses provenances. Elles seront remises par la suite en liberté dans le site d’origine après un processus de réhabilitation. Le Village de Tortues de Mangily compte de nos jours 1200 têtes qui suivent des soins appropriés. Des éco-volontaires, scientifiques, ou observateurs de tout bord, touristes ou voire les élèves des EPP, viennent au Village de Mangily qui est devenu un centre d’interprétation …de tortues.

Billet vert

Des programmes de repeuplement sont élaborés. Ainsi, 40 tortues sont fin prêtes pour un relâchement (remise à la nature), selon Kala Jean, responsable animalier. Celui-ci n’écarte pas la perspective de l’utilisation d’une radio télémétrie (pour suivre de près le déplacement, le cas échéant) car, par le passé, I’expérience s’est soldé par une pure perte. Les tortues ont toutes disparues. Les analystes imputent le fait au choix du site, le Bezaha Mahafaly, reputé pour sa consommation, mais surtout pour sa forêt galerie, propice vraisemblablement à l’inondation.

Le Dr Daniel Ramampiherika, administrateur du parc de Mangily, parle aujourd’hui d’une situation de relance. Le chercheur fait état d’un projet avec l’ANGAP. Trois associations se sont déjà manifestées pour intégrer le mouvement, à travers le projet PK 32 Ranobe. En tout cas, Ramampehirika est confiant surtout pour l’enjeu écotouristique naissant. La situation évolue au point de mobiliser tout le monde, même les villageois. Par exemple, Mangily commence à faire, avec l’afflux de nombreux visiteurs et touristes, autant d’opportunités, semble-t-il pour la circulation des biens et des personnes, dans le jargon touristique du billet vert.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 14 août 2008

13 août 2008

Economie : une micro-assurance pour réduire les risques

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:46

FINANCE RURALE. C’est un levier servant à booster la production pour faire face à la crise alimentaire.   

Augmenter le taux de pénétration dans le secteur de la microfinance à 13% d’ici 2012 est un défi parce qu’actuellement, il s’élève seulement à 9,25%. Mais pour pouvoir atteindre le grand public, les institutions de financement dans le domaine rural doivent développer des produits qui répondent aux besoins de leurs clients. Il s’agit entre autres de la mise en place d’une micro-assurance afin de réduire les risques liés aux prêts agricoles. En effet, les exploitations agricoles sont souvent exposées à un grand nombre de risques tels les aléas climatiques et la fluctuation des prix du marché.

Stratégies à développer

C’est pourquoi, certaines institutions hésitent de financer le secteur agricole, a expliqué Mamy Andriantsoa, le DG de l’Agriculture, lors de l’ouverture de l’atelier régional sur la finance rurale pour l’Afrique de l’Est et Austral, qui se tient depuis hier à l’hôtel Carlton. Cet atelier qui durera 3 jours est co-organisé par le ministère de l’Agriculture, la Coordination de la micro-finance, le FIDA, l’Alliance Internationale Coopérative et le Centre Coopératif Suédois & Vi Agroforesterie. Les stratégies permettant d’atténuer ces risques par la mise en place de la micro-assurance et celles pour améliorer l’offre de services financiers y seront développées via des échanges d’expérience entre 160  participants issus de 20 pays de la sous-région. Le thème porte sur « Le rôle des organismes d’appui dans le développement des produits répondants aux besoins de l’extension des institutions de finances rurales ». L’étude réalisée dans 4 pays, Tanzanie, Mozambique, Zambie et Kenya servira de points de départ aux discussions.

Cotisation et subvention

L’an dernier, l’encours de crédit enregistré auprès des structures de micro-crédit non-mutualistes était de Ar 25 milliards pour 50 000  clients. Par contre, les institutions financières mutualistes comptant 321 000 clients enregistrent un encours de dépôt de Ar 40 milliards et un encours de crédit de Ar 60 milliards. Le taux de remboursement moyen s’élève à 90%. Ce qui amène quand même un grand risque pour les opérateurs financiers, a soulevé Blaise Rajaobelina, Coordonnateur national de la microfinance. La mise en place d’une micro-assurance via la contribution des bénéficiaires, sous forme de cotisation périodique, voire même à partir de la subvention de l’Etat est ainsi de mise pour développer le secteur de microfinance. La modalité de fonctionnement dépend des priorités de chaque pays, a précisé Haingo Rakotondratsima, Représentant du FIDA à Madagascar, en évoquant les décès du père de famille, les vols et l’incendie comme principaux risques à part les aléas climatiques. A titre d’exemple, le SIDA et le problème lié au commerce constituent des facteurs de risques non négligeables pour d’autres pays africains mais pas à Madagascar, a-t-il conclu.

Extrait  Midi Madagasikara - Parution N° : 7604 du 13 Août 2008

CRISE ALIMENTAIRE MONDIALE : La déferlante qui pénalise les plus pauvres

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:43

La secousse a été ressentie à travers tous les pays du globe. Les sequelles resteront visibles dans les prochains mois.

Blé, maïs, riz, lait, pâtes… les denrées alimentaires de première nécessité connaissent une flambée des prix ces derniers mois. Spéculation, désorganisation des filières de production, les raisons sont nombreuses. Elles aboutissent à une situation alimentaire de plus en plus critique pour de nombreuses populations défavorisées. Des émeutes de la faim, parfois violentes et mortelles, ont éclaté à travers le monde entier. Retrouvez dans ce dossier un état des lieux, grâce à nos correspondants, nos spécialistes et nos invités.
La hausse des denrées alimentaires pénalise tous les pays, qu’ils soient développés ou en développement, mais risque d’affamer en premier lieu les plus pauvres, que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine. Cette déferlante mondiale – que le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire Louis Michel n’a pas hésité à qualifier de « tsunami » potentiel pour les Africains – a déjà donné lieu à de nombreuses émeutes de la faim et suscité une mobilisation internationale pour éviter un véritable désastre.
Le tableau brossé par les témoignages de terrain et les informations d’experts de l’ONU est déjà préoccupant. Manifestations violentes en Egypte contre le prix élevé du pain, insécurité alimentaire au Sri Lanka, émeutes en Mauritanie, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso ou au Sénégal. Affrontements violents à Haïti et même, selon la presse locale, meurtres d’enfants qu’on ne pouvait plus nourrir au Pakistan.
Les causes de cette nouvelle crise alimentaire sont multiples selon les experts. Tout d’abord, la demande croissante de puissances émergentes, comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, et de pays comme le Vietnam, qui n’exporte plus son riz mais le consomme. Les mauvaises conditions climatiques, sécheresses ou inondations, aggravent le phénomène y compris chez de grands producteurs comme l’Australie, alors que l’Union européenne a fortement réduit depuis quelques années ses stocks agricoles. Tout comme pour le pétrole, la spéculation financière favorise la hausse des prix alors que la demande accrue de biocarburants pénalise les cultures vivrières.
Augmenter l’investissement agricole dans les infrastructures et la maîtrise de l’eau.
La Banque mondiale estime que plus d’une trentaine de pays en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud risquent de connaître de graves instabilités politiques et sociales, d’autant plus que l’alimentation représente un charge moyenne pouvant aller jusqu’à 70 % des salaires dans les pays en développement, contre 15 % dans les pays développés. Plusieurs Etats tentent des mesures palliatives : subventions des prix des produits alimentaires, diminution ou suppression des droits de douane à l’importation. Parmi les denrées visées figure le riz, dont le prix a presque doublé en quelques jours et qui constitue l’aliment de base dans plusieurs pays de la planète fortement peuplés.
Le premier véritable cri d’alarme a été lancé par le Programme alimentaire mondial (PAM) qui a réclamé, dès le mois de mars 2008, une enveloppe supplémentaire de 500 millions de dollars pour pouvoir continuer à nourrir ses bénéficiaires.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7604 du 13 Août 2008

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