2008 août

25 août 2008

Economie - Plantation de jatropha sur 60 000ha à Toliara II

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GEM. 58% des investissements alloués par cette entreprise australienne sont alloués directement à la communauté locale. 

En milliards d’Ariary. Tel est le montant déjà investi par la société australienne Green Energy Madagascar (GEM) pour la plantation de jatropha dans la région Atsimo Andrefana. Cette société dont la maison mère en Australie est cotée en bourse de Londres promeut deux variétés de jatropha, le Curcas et le Mahafaliensis qui est une espèce endémique dans le plateau du Mahafaly. L’an dernier, une superficie de 30 000ha a été exploitée sur la RN7 au départ de Sakaraha mais une bonne partie de la plantation a été détruite par les feux, selon M.Christian, responsable au sein de la GEM. L’investisseur australien ne baisse pas pour autant les bras en prévoyant de cultiver du jatropha sur une superficie de 60 000ha sur la RN9 à Toliara II, à la prochaine campagne qui débute en octobre prochain.

30 000 à 50 000 Ariary/semaine

Outre le renforcement des mesures de sécurité par la mise en place des pare-feux, la société GEM compte beaucoup sur l’implication des communes dans la sensibilisation de la population pour lutter contre les feux de brousse. D’autant plus que les 58% de son investissement sont alloués directement à la communauté, a évoqué Benitany Randimby, le directeur général de GEM, lors d’une visite de l’équipe du Secrétariat général du MAP, de la Primature, du ministère de l’Economie et du RRI dans la région. En effet, c’est la société qui emploie beaucoup de main-d’œuvre locale à Atsimo Andrefana. Près de 4 600 paysans y ont travaillé journalièrement durant la campagne culturale de 2007 étalée sur 4 mois. Ils ont gagné entre 30 000 à 50 000 Ariary par semaine. « Ce revenu obtenu de la plantation de jatropha m’a permis d’effectuer une extension de mes cultures de manioc, de maïs et de patate douce, mon activité principale, et non pas de l’abandonner », a témoigné Mananjaka, un des bénéficiaires.

200 000 ha cinq ans

Le directeur général de la GEM a précisé que la plantation de jatropha s’effectue dans les terrains arides loin des villages afin d’éviter sa concurrence avec les cultures vivrières. Cette activité contribue également à la restauration des forêts. L’objectif de la société vise à cultiver du jatropha sur 200 000ha en l’espace de cinq ans en vue de fabriquer du biodiesel. La culture à grande échelle de jatropha a déjà eu des impacts palpables au niveau de la population locale par l’amélioration de son revenu. Les retombées économiques positives seront plus perçues au moment de la récolte, prévue d’ici 4 à 5 ans, a-t-on évoqué. Par ailleurs, un changement de la mentalité des communautés des pêcheurs a été observé après la réhabilitation de la digue de protection des villages à Ankiembe contre la montée de la mer. L’assainissement du quartier par la création des latrines respectant les normes a permis d’améliorer la santé des ménages des pêcheurs, d’après leurs dires.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7613 du 25 août 2008

23 août 2008

Economie - Pouvoir d’achat : Madagascar 33e sur 50 en Afrique

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La parité du pouvoir d’achat, une étude présentée hier à Anosy, classe la Grande île 33e sur 50 pays en Afrique. Le PPA étant le rapport entre le PIB nominal et le PIB au prix « régional ». En effet, la PPA est employée pour mesurer la performance économique. Elle permet de mesurer au mieux le pouvoir d’achat et le taux de pauvreté. Par exemple, après le round 2005, le poids économique de Chine change de 15% en 10%. Madagascar était 40ème sur 50 pays africains si on se réfère au taux de change, pourtant, avec la PPA, Madagascar devient 33èmesur 50 pays. Au niveau des entreprises, elle permet aussi de mener des analyses comparatives et pour les particuliers, le salaire pourrait être négocié en se référant de la PPA.

Comparaisons

Un point d’information pour présenter les résultats du programme de Comparaison Internationale pour l’Afrique 2005-2006, s’est déroulé hier au Motel Anosy. Durant cette journée, la présentation est basée sur le contenu de ces résultats de ce PCI ainsi que ses spécificités et ses importances dans la société nationale et internationale. A l’initiative des Nations–Unies, ce PCI vise à effectuer des comparaisons mondiales et dont le produit central est la Parité de Pouvoir d’Achat (PPA). De ce fait, il est établi pour comparer les agrégats de la comptabilité nationale convertis en une unité monétaire au lieu d’utiliser les taux de change. Ce PCI a aussi pour objectifs la disponibilité d’informations et de statistiques comparables, en l’occurrence les performances économiques et le coût de la vie dans chaque pays.

Intégration

Ou d’améliorer la capacité des services de la comptabilité nationale et des services des prix à la consommation. Voire, promouvoir le partenariat entre les Instituts Nationaux de la Statistique des différentes nations. Ainsi, le contexte du Programme de Comparaison Internationale est le décalage entre variation des prix relatifs et variation du taux de change, l’intégration du pays dans les système sociaux, productifs, commerciaux, financiers régionaux et internationaux. Le volet prix et le volet comptabilité nationale sont des activités relatives aux deux objets du projet qui ont été misent en œuvre à Madagascar. Le premier volet consiste à faire des enquêtes mensuelles, de couverture nationale au cours de l’année 2005 et trimestrielle au cours de l’année 2006.

Extrait Madagascar Tribune - samedi 23 août 2008

ECONOMIE - Riz : Longue période de soudure

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L’observatoire du riz annonce une précoce et longue période de soudure pour le riz. Pour le moment, le prix de cette denrée reste plus ou moins stable.

La tendance se confirme. Les premières augmentations du prix du riz arrivent plus tôt que d’habitude, cette année. Une hausse de 1% a été constatée dès le mois de juillet, juste après la fin de la grande récolte.
Ce premier changement ne devrait être observé que vers le mois de septembre. Néanmoins, le taux d’augmentation reste stable et se situe autour de 1 à 2%.
Selon l’Observatoire du riz, le prix atteindra le niveau de la période de soudure presque deux mois plus tôt que d’habitude. Un phénomène lié à la crise alimentaire qui menace le monde à l’heure actuelle.
«Habituellement, la période de soudure commence vers le vingt du mois de novembre. Cette année, elle sera plus longue et débutera dès la moitié du mois de septembre», déclare Rasolo Patrick, premier responsable de l’Observatoire du riz.
Pour l’instant, les professionnels du secteur sont confiants quant à l’approvisionnement du marché du riz à Madagascar et la gestion de la situation par les autorités du pays. Malgré cette hausse précoce du prix, le risque de pénurie, comme ce qui s’est passé en 2004 – 2005, est encore minime. Le directeur général d’une des plus importantes firmes importatrices de riz du pays évoque les impacts positifs de l’anticipation du gouvernement avec l’importation de riz indien.

Prix stable
«Les dirigeants ont été prévoyants et ont tiré leçon de la situation en2004 - 2005. Pour la première fois, le riz importé, acheté à un prix raisonnable, arrivera au mois de septembre et non durant la période de soudure», explique-t-il.
Côté prix, la situation est encore maîtrisée malgré un prix moyen supérieur à la normale. L’arrivée massive de riz importé sur le marché, même si aucune importation de riz n’a plus été annoncée depuis plusieurs mois, démontre l’existence d’un stock suffisant qui peut réguler le prix et freiner les spéculations.
«Je pense que l’arrivée de la cargaison de riz en provenance de l’Inde a fait paniquer ceux qui ont constitué un stock et pensaient faire de la spéculation. Voilà pourquoi d’importantes quantités de riz importé affluent sur le marché aujourd’hui», déclare le directeur général.
Opérateurs, consommateurs et dirigeants sont attentifs à l’évolution du prix du riz. La production de la culture de contre-saison, encouragée par le gouvernement, sera décisive pour le marché du riz à Madagascar. Par ailleurs, l’efficacité de la distribution du riz indien importé est tout aussi capitale.

Le prix du riz en permanence
La population peut maintenant consulter à tout moment l’évolution hebdomadaire du prix du riz. Les derniers chiffres de l’Observatoire du riz sont disponibles sur le service kiosque info de l’opérateur en téléphonie mobile Zain. Il suffit juste d’envoyer « kg » et le code postal au numéro 222. Pour le prix du kilo du riz dans la capitale, par exemple, il faut envoyer « kg 101 » au 222. Pour la semaine du 11 août, le prix moyen du kilo du vary gasy était à 1 000 ariary contre 1 250 ariary pour le makalioka et 1 100 ariary pour le riz importé.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4088 du 23-08-2008

22 août 2008

Plus de Midi - L’île Sainte-Marie renaît de ses cendres

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Tourisme. Nosy Boraha a perdu beaucoup de ses cocotiers qui faisaient la beauté de  l’île.

Lourdement frappée par le cyclone Yvan en début d’année, l’île de Sainte-Marie avait tout perdu et porte encore les séquelles du passage de cette catastrophe naturelle. Les opérateurs touristiques avaient tout perdu mais ils se sont tout de suite mis au travail pour réparer les dégâts que le cyclone Yvan avait laissés derrière lui. Actuellement, cette destination touristique très prisée pour ses baleines, en festival actuellement dans les eaux du canal séparant la Grande Terre et la Nosy Boraha, accueille sereinement les touristes qui viennent en masse en ce moment pour voir ces mammifères.

Rapidement

Les efforts fournis par les promoteurs locaux après le cyclone Yvan sont en train de porter leurs fruits. En effet, tous les opérateurs touristiques de Sainte Marie ont été victimes de cette tempête et la situation a été aggravée, d’après une responsable d’un établissement hôtelier de la place, par les informations négatives véhiculées sur la petite île de l’Est de Madagascar. Maintenant, tout va pour le mieux et malgré que chacun ait dû y mettre du sien pour remettre son établissement en état avant la haute saison, les visiteurs ont répondu présents.
«Les bungalows étaient détruits, les toitures des restaurants ont été emportées par les rafales de vents qui avaient atteint 250 km/h», ce fut la déclaration d’un opérateur au Nord de l’île de Sainte-Marie revenant sur les dégâts cycloniques. Il ajoute que 23 cocotiers ont été rasés par le cyclone dans sa propriété et l’un d’entre eux était tombé sur le restaurant. Pourtant, ces cocotiers donnaient à cet établissement une image unique dans toute la ville de Sainte-Marie. Comme tous les autres promoteurs, il a dû tout remettre en ordre, et très rapidement, pour pouvoir recevoir les touristes pendant la haute saison.
Tout est bien qui finit bien pour Nosy Boraha qui table cette année sur une croissance de 15 points des arrivées touristiques. Le fait marquant qu’un promoteur local a révélé est l’augmentation du nombre de touristes sud-africains dans l’île de Sainte-Marie.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7611 du 22 Août 2008

Société - Toamasina : Alerte au tourisme sexuel !

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La mesure est stricte. Les touristes qui viennent chez nous pour assouvir des pulsions sexuelles, auront 48 heures pour plier bagages. C’est l’ordre que le Premier ministre Rabemananjara Charles a lancé, hier, au palais de la région Atsinanana, lors d’un mini-conseil régional. Un parterre de responsables des deux régions Analajirofo et Atsinanana, ainsi que des élus, ont été particulièrement attentifs à cette position du gouvernement Rabemananjara Charles.
A cette occasion, le Premier ministre a aussi touché mot sur le concept de défense nationale et la sécurité intérieure. L’éducation nationale et la décentralisation et la déconcentration, ont également évoquées lors de ce conseil.
Concernant les mesures contre le tourisme sexuel, les autorités civiles et les membres des forces de l’ordre de la capitale économique de Madagascar sont investies d’une mission spéciale pour lutter contre ce fléau. En effet, des touristes du troisième âge sont de plus en plus nombreux à s’exhiber en ville, avec des jeunettes du pays, souvent des mineures, ces derniers temps. On les voit même dans des attitudes très impudiques sur les voies publiques, plus particulièrement à la plage, selon des membres des forces de l’ordre. Ce constat ne s’arrête pas là, puisqu’on les remarque aussi dans les bars, en compagnie de filles et de garçons encore mineurs. Dans les autres districts, ces phénomènes sont observés dans les discothèques ambulantes, dénommées « Jiro mena ». Notons que ce RRI contre le tourisme sexuel, est lancé depuis hier, à Toamasina, actuellement en pleine période de haute saison pour le tourisme.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7611 du 22 Août 2008

21 août 2008

ECONOMIE - Recette : Bon semestre touristique

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:36

La saison touristique s’annonce bien cette année, selon les bilans des six premiers mois de l’année. Madagascar attend jusqu’à 250 000 touristes.
Les premiers bilans de la saison touristique sont sortis. 155 000 visiteurs ont été enregistrés à nos frontières durant le premier semestre de cette année. Selon les chiffres du ministère du Tourisme, le secteur a pu générer jusqu’à 94 millions de DTS, soit près de 149 millions de dollars, durant cette période. En 2007, le tourisme a apporté au total 211 millions de DTS, soit près de 344 millions de dollars, à la caisse de l’Etat, avec quelque 344 000 visiteurs.
Ces premiers bilans ne permettent pas encore d’avoir une appréciation de la saison, cette année. La haute saison touristique ne commence réellement qu’à partir du mois de juillet et le pic du nombre d’arrivées se situe au mois d’octobre. Néanmoins, les rétombées des activités de promotion sont attendues cette année. Mais avec le contexte mondial, les avis des opérateurs sont très diversifiés.
« Evidemment qu’il y a de la croissance. Mais avec les activités de promotion, ceux qui travaillent avec les grands réseaux de tours opérateurs accumulent les profits de cette amélioration. Il est donc possible que certains tours opérateurs locaux aient une saison moyenne, voire difficile, cette année », explique Joël Andriamandranto, président de l’Office national du tourisme.
Hausse tous azimuts
D’autres arguments prévoient des effets négatifs de la crise mondiale et de la flambée du prix du pétrole. Le coût de la destination Madagascar s’en trouve gravement atteint par cette crise avec la hausse du prix du transport aérien. « Et puis, la plupart de nos circuits se font en véhicule 4×4. Il est donc évident que la Grande île perd en compétitivité par rapport à d’autres destinations. Je pense que si croissance il y a, elle ne dépassera pas les 7% », déclare Henri Roger, vice-président du Groupement des opérateurs touristiques de Madagascar.
Il n’a également pas oublié de citer les impacts de la hausse des frais de visa. « La plupart des touristes des mois de juillet et août sont ceux qui ont des proches à Madagascar. Ils viennent donc en famille et peuvent être facilement dissuadés par un frais de visa de 60 euros par personne », poursuit Henri Roger.
Les quatre mois qui viennent seront donc décisifs pour la saison touristique de cette année. Pour l ‘instant, les efforts pour améliorer les infrastructures sont en cours, avec un objectif de 16 150 chambres au total, avant la fin de l’année. Les contrôles de qualité des établissements se poursuivent également dans tout Madagascar.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4086 du 21-08-2008

RéGION - Coopération Monaco-Madagascar : l’hôpital d’Androva reçoit de nouveaux équipements

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:32

Le centre hospitalier universitaire d’Androva à Mahajanga vient d’être équipé de nouveaux matériels. Après l’acquisition du grand complexe mère enfant offert par les Japonais, voilà que la Principauté de Monaco, par le biais de son Consulat à Madagascar et précisément du centre hospitalier Princesse Grâce, lui remet divers lots de matériels médicaux et équipements.
Le lot comprend 12 lits et autant de matelas d’hôpital, un chariot, quinze potences et neuf cartons de petits matériels et consommables (kit pansement, seringues, compresses, spéculum etc).
Une convention a été signée le 13 août dernier entre le ministère de la Santé, du planning familial et de la protection sociale ainsi que le directeur du CHU Androva, le Professeur Andrianaivo Ralison, d’une part, et le consul honoraire de Monaco à Madagascar, Cyril Juge, d’autre part.
Le CHU de Mahajanga s’engage, à travers cette convention, à veiller au bon usage des matériels et équipements et à les maintenir en bon état de fonctionnement d’hygiène. La coopération entre les deux parties a débuté en 2006. D’autres lots de matériels ont déjà été offerts en 2007 en collaboration avec l’Association Développement et Solidarité ou ADS.
Le 15 octobre 2007, une autre convention a été signée entre le ministre de la santé malgache et le Consulat de Monaco suite à un appel à la solidarité internationale lancé par le gouvernement après les dégâts cycloniques l’année dernière. Un financement de 26 000 euros a été débloqué par le gouvernement de la principauté, dans le cadre de la réhabilitation d’un bâtiment du CHU (bâtiment FED).

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4086 du 21-08-2008

20 août 2008

Culturel - Festival « Rebeke » 2008 : la culture, un levier du développement

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L’association « Voron-Kodohodo » installée à Tsihombe dans la région Androy organise depuis 2005 le festival « Rebeke ». Cette manifestation se veut être un moment d’échange et de rencontre pour la valorisation, la préservation et la meilleure connaissance des terroirs. A chacun d’en juger.

Les trois jours de festivités vont être départagés en trois parties bien distinctes. La foire rurale où se tiendra diverses expositions reflétant les différents projets de la région animée par des jeux-concours et démonstrations. Chaque jour de 9h à la nuit.

Puis, il y aura les concerts mêlant 20 groupes traditionnels de la région à des artistes venus d’autres régions de Madagascar, chaque jour de 17h à 24h. Enfin, la tenue d’un débat sur le thème de la culture et du développement : « comment la culture vivante, dynamique, évolutive peut-elle servir de levier au développement local ? » appuyé par diverses expositions axées sur la culture Tandroy (exposition photo, d’artisanat, diffusion de films). Une occasion de faire plus de connaissance avec la région de Tsihombe mais également de donner une modèle pour les autres festivals qui se veulent être la vitrine de chaque région. Pour cette 3ème édition qui se déroulera du 28 au 30 août 2008, cultures, agricultures, artisanats et actions rurales se partageront aussi la vedette. « Rebeke » poursuit depuis ses débuts un objectif général de rapprochement entre les actions de développement et la population locale. La compréhension et l’appréciation commune des valeurs culturelles de chacun favorisent le rapprochement.

Extrait Madagascar Tribune - mercredi 20 août 2008

CULTURE - Festival Aro Fototse : Au pays des devins Antandroy

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La sixième édition du festival « Aro Fototse » est l’occasion de partir à la découverte des arts divinatoires du Sud. C’est cet après-midi au Cemdlac.
De toutes les astrologies qui ont cours à travers le monde, celle des Antandroy a cette particularité d’être puissamment ancrée dans chaque moment de l’existence. Pour donner à leurs enfants des noms qui portent chance (anaram-bitana), les Antandroy font toujours appel à des ombiasa, à la fois voyants, astrologues et guérisseurs.
Trois fonctions qui leur donnent le pouvoir d’agir sur l’avenir des natifs de cette partie de l’île. C’est un des passionnants aspects de la culture Antandroy que Jean Gabin Fanovona, alias Vaovy, et Monja Manintsindava aborderont cet après-midi au Centre malgache des loisirs et des activités culturelles pour la sixième édition du festival Aro Fototse. Ce dernier est initié par l’association Sairy regroupant les artistes issus du Sud.
Nom de guerre
« Ces pratiques sont toujours en vigueur dans cette région, explique Vaovy. Les Antandroy ont chacun un nom de guerre destiné à leur porter chance. Les voyants leur attribuent même des pierres et autres fétiches porte-bonheur.» Dans cette astrologie si particulière, un voyant conseillera par exemple le quartz rouge à un natif du signe de la Balance pour le protéger en toute circonstance.
La science des graines est aussi une pratique courante chez les devins Antandroy. Une héritage de la géomancie arabe qui s’est transmise ici au hasard des rencontres. En plus de la musique, le Sud possède une richesse culturelle inégalable. Le public en aura quelques aperçus à travers les prestations d’artistes comme Betohaka, Arembelo, Rakoto Frah Junior ou Longo Magnanila qui se produiront à partir de 14 h 30. Pour en savoir plus sur cette culture, un ouvrage sur l’astrologie et le calendrier ancestral du Sud sortira d’ici peu.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4085 du 20-08-2008

Cahier Société - Tana étouffé par les sachets

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:30

Pollution. Les sacs en plastique nous survivront. Leur durée de dégradation moyenne, entre 100 et 400 ans, dépasse largement la durée de vie de l’homme. 

Accrochés aux branches des arbres, bouchant les canaux d’évacuation d’eaux usées, éparpillés sur les places publiques et dans les rues,… les sachets en plastique envahissent et étouffent ces dernières années, la capitale. Apparemment, cette pollution, surtout visuelle, ne semble pas déranger pour autant les habitants de la ville. Au contraire, totalement ignorants et inconscients des éventuels dangers que peuvent représenter ces sacs en plastique, ils en réclament et en abusent même au cours de leurs emplettes et dans leur vie quotidienne.

Quatre par jour

C’est très courant, en effet, de voir des gens acheter du café ou du thé auprès des gargotes de quartier, de l’huile en vrac chez les détaillants et demander aux commerçants d’« emballer » ces marchandises liquides dans du sachet. Ces sacs en plastique, offerts gracieusement, sont même devenus un avantage commercial à faire valoir auprès des consommateurs. Presque tous les achats s’accompagnent maintenant de ces fameux contenants en plastique. «En une journée, j’accumule au moins quatre petits sacs sans m’en rendre compte. J’en obtiens un lors de l’achat des mofogasy pour le petit déjeuner, un autre avec le café ou le sucre, un autre pour le riz, et un autre pour les légumes ou la viande… », avoue une mère de famille.

Non biodégradables

Sous d’autres cieux, plus précisément dans les pays développés, l’utilisation de ces sacs en plastique est maintenant réglementée. Mais à chaque pays sa révolution, la Grande Ile est aujourd’hui dans sa phase de grande consommation de ces sachets. En fait, en marge de la pollution visuelle, ces sacs en plastique sont aussi nocifs à l’environnement. Leur durée de dégradation moyenne est estimée entre 100 et 400  ans, suivant le type de plastique et leur destination. De plus, pour l’instant, leur recyclage ne se fait que sur initiatives privées, encore très limitées. La grande majorité des ces sachets plastiques, qui ne sont pas du tout biodégradables, sont ainsi jetés dans les décharges et dans la nature sans triage, ni recyclage, ni destruction par incinération. Ils sont, par la suite, éparpillés à tous vents, et envahissent et étouffent la ville.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7609 du 20 Août 2008 

 

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