2008 juillet

21 juillet 2008

SOCIAL - Biodiversité : la population se soucie peu de l’environnement

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:43

La sensibilisation de la population autochtone afin de préserver l’environnement aux alentours des réserves naturelles et des forêts reste encore un défi à relever. Ce constat émane de la présentation du rapport d’activité et de recherche du Projet biodiversité et biogéographie de Madagascar, vendredi à Antanimena.
« En dix ans, nous nous sommes rendu compte qu’il y a encore beaucoup à faire au niveau de l’éducation de la population pour préserver l’environnement », souligne Jean Freddy Ranaivoarisoa, superviseur du projet. D’après les études effectuées, ce responsable confirme que les Malgaches ignorent encore l’importance de l’environnement, surtout la population de la partie ouest et nord de l’île.
« Dans ces régions de Madagascar, d’Ankazobe jusqu’à Antsirananana, les gens ont l’habitude de brûler les espaces verts. Ce sont surtout les gardiens de bœufs qui le font », explique-t-il.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4060 du 21-07-2008

ECONOMIE - Environnement : cinq millions d’euros pour les forêts

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 9:39

Air France, Good Planet et le WWF s’associent pour lancer un vaste progamme environnemental. 500 000 ha de forêts seront protégées ou restaurées.

La Grande île privilégiée. Madagascar a été choisie par la compagnie Air France pour bénéficier d’un appui financier de cinq millions d’euros en vue de la protection environnementale. La nouvelle a été annoncée officiellement lors d’un séminaire réunissant 200 journalistes du monde entier, le 9 juin de cette année, à Paris.
Le projet entrepris avec l’ONG français Good Planet consiste à lutter contre la déforestation. 500 000 hectares de couverture forestière, au total, seront restaurées ou protégées dans une dizaine de régions de Madagascar. Le WWF sera en charge de la mise en œuvre de ce programme.
«C’est une des contributions les plus élevées faites par le secteur privé en faveur d’une action environnementale», déclare Yann Arthus Bertrand, photographe et fondateur de l’ONG Good Planet. Parmi ses oeuvres les plus connues figure la banque d’images appelée «La terre vue du ciel», montrant sous un angle aérien inédit un portrait de notre planète.
Une dizaine de régions au Nord, à l’Est, au Sud-Est et au Sud-Ouest sont concernées par ce projet. «En fait, ces régions représentent, actuellement, les zones d’activité du WWF», explique Matthieu Tiberghien, responsable du programme Action carbone.
Aires protégées
Le projet touche jusqu’à 500 000 hectares de surface dont 384 000 hectares de forêts humides et 117 000 hectares de forêts épineuses. Il vise à protéger 233 000 hectares de forêts considérées comme de nouvelles aires protegées, 150 000 hectares feront l’objet de transfert de gestion. Par ailleurs, une restauration de la couverture végétale sera entreprise sur 110 000 hectares de forêts dégradées. Au total, ces forêts représentent entre 60 à 70 millions de carbones stockés.
Pour la compagnie Air France, cette action entre dans le cadre de sa démarche volontariste en faveur de la protection environnementale et la lutte contre le changement climatique. Elle anticipe l’implication du transport aérien dans le système européen d’échanges de permis d’émission.
D’ailleurs, une expertise carbone sera entreprise tout au long de ce projet pour pouvoir quantifier d’une manière précise et scientifique le nombre de crédits carbone générés par ce projet. Par ailleurs, Air France, aujourd’hui, est la seule compagnie aérienne à disposer d’un outil permettant de calculer l’émission de carbone par passager pendant un vol.
Il combine à la fois le type d’appareil utilisé, la consommation réelle de carburant ainsi que le nombre de passagers et le poids des bagages.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4060 du 21-07-2008

19 juillet 2008

SPORT - Golf - Open de Madagascar 2009 : le rendez-vous des professionnels

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:11

La première sortie du Sunshine Tour, un circuit sud-africain de golf, dans l’océan Indien sera une belle opportunité pour développer le tourisme sportif à Madagascar.
Sunshine Tour débarque à Madagascar. Parmi les plus prestigieux événements golfiques sur l’ensemble du continent africain, le circuit sud-africain de golf professionnel, en partenariait avec l’International Golf Club du Rova, organise en 2009 la première édition du Madagascar Open.
Sous une formule strokeplay, la compétition inaugurale peut durer toute une semaine. Elle verra la participation d’une centaine de sportifs professionnels.
Un facteur favorable au tourisme
Cette première échappée dans l’océan Indien s’explique par le fait que les responsables du Sunshine Tour reconnaissent la valeur de Johary Raveloarison. Il s’agit du fils de Théo Raveloarison, président du Golf du Rova, au sein duquel il a porté haut les couleurs de la Grande île.
Lors de récents tournois ( Zambia Open en mars 2008, Vodacom Tour de Bloemfontein en avril 2008, Lombard Insurance Classic du Swaziland en juin 2008) Johary s’est classé parmi les 10 premiers (Top 10).
A l’instar de ce qui se passe à l’île Maurice, qui compte aujourd’hui plus de dix parcours pour la plupart couplés avec des hôtels de classe internationale, le tournoi Madagascar Open du Sunshine Tour n’est pas seulement une épreuve promotionnelle du golf. Ce sera surtout un facteur favorable au tourisme sportif.
« Le coût de l’organisation avoisine les 100 000 euros . A quelques mois du tournoi, 50% de la somme sont déjà réunis », a affirmé, vendredi à l’hôtel Carlton, Théo Raveloarison.
Ayant déjà sorti de son moule de grands noms du golf international, entre autres Gary Player, le Sunshine Tour peut être assimilé au Challenge Tour européen. Gary Player est le plus ancien et le plus gradé. Il a, à son actif 163 victoires en tournois dont neuf majeurs : trois Masters, trois British Open, deux PGA Championship et un Us Open.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4059 du 19-07-2008

18 juillet 2008

Tourisme - « Appel aux investissements »

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:27

Madagascar se classe au 1 31ème rang sur 155 pays, en termes d’aisance des promoteurs à investir sur le secteur du tourisme. Toutefois, le tourisme joue un rôle important dans la lutte contre la pauvreté. Dans la grande île, de gros efforts restent à entreprendre pour être au niveau de Maurice ou du Canada.

Pour réussir, il faut valoriser ce qu’on a, améliorer ce qui existe et… négocier. Il ne s’agit pas non plus de brader le pays, il s’agit de construire des poches économiques pérennes. Les zones touristiques peuvent certainement être des pôles efficaces. Toutes les études réalisées sur le tourisme à Madagascar ont un point commun : elles soulignent l’idée selon laquelle l’Etat doit encourager l’investissement.

D’ailleurs, dans l’état actuel des choses, ce qu’il faut, c’est un niveau croissant d’investissement, notamment en ce qui concerne les infrastructures (transport, hébergement) qui demeurent des contraintes majeures pour le secteur. En outre, pour pouvoir être compétitif, nous devrons continuer sur le chemin de la réduction des handicaps structurels et aussi continuer sur celui de la qualité touristique locale.

L’écotourisme pour affronter le revers

Les statistiques du secteur sont néanmoins encourageantes. Les perspectives sont prometteuses. Le tourisme progresse à Madagascar. La volonté de l’Etat de rendre le pays compétitif se fait sentir. Toutefois, la croissance rapide et souvent incontrôlable a aussi des répercussions considérables sur l’environnement et la culture. D’où la nécessité de promouvoir un tourisme durable avec un minimum de coûts. Il faut mettre en valeur les potentialités touristiques tout en préservant l’environnement naturel et les valeurs socioculturelles. Dans cette optique, l’écotourisme semble être la meilleure approche dans ce sens qu’il est compatible au développement durable. Il est capable de concilier le développement économique, la protection de l’environnement et le bien-être des communautés. Bref, le tourisme n’est qu’une des nombreuses pistes de développement potentielles qui existent pour les pays en développement. Il faut l’envisager à la lumière des autres possibilités de réduction de la pauvreté.

Extrait Madagascar Tribune - vendredi 18 juillet 2008

Economie - Sava, une destination d’avenir

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:25

Tourisme. Avec l’appui de Cap Export, Go To Madagascar a fait un voyage «découverte» dans la capitale de la vanille.

La région de la Sava (Sambava, Antalaha, Vohémar et Andapa) est une destination d’avenir pour le tourisme. C’est ce que le Groupement professionnel du Tourisme, Go To Madagascar a tiré d’un  voyage de prospection effectué par ses membres dans cette partie nord de l’île, du 20 au 25 mai dernier. La Présidente du groupement, Sonja Ranarivelo a déclaré : «Ce voyage a permis à la délégation, composée principalement de tours opérateurs et agents de voyages de découvrir cette destination, qui était jusqu’ici très peu connue». L’idée était de mieux connaître ce produit pour mieux le vendre, a-t-elle ajouté. Celle-ci fait alors savoir que la Sava pourrait être vendue par les professionnels du voyage à partir de l’année prochaine.

Agrotourisme

La Sava pourrait constituer, avec Nosy Be et Antsiranana, ce que les professionnels du tourisme appelleront «la route du nord», explique toujours la présidente de Go To Madagascar. Cette région dispose d’une potentialité touristique intéressante. La Sava est riche grâce à la vanille et cela donne la possibilité de pratiquer l’agrotourisme, c’est-à-dire, faire venir et faire participer les touristes aux activités dans les plantations de vanille. En plus de cela, il y a à Andapa le parc national de Marojejy et celui d’Anjanaharibe-Sud. Les autres localités ont également des produits touristiques authentiques.

L’on apprend de ce groupement que la Sava n’a pas à rougir de la qualité de ses infrastructures d’accueil comparées à celle des autres sites similaires. Pour le moment, ce sont les hommes d’affaires, professionnels de la vanille, qui viennent dans ces hôtels, notent toujours les membres tout en assurant que le tourisme n’attend qu’à être développé dans cette partie de Madagascar. 

Destination chère

Cependant, les membres de Go To Madagascar, reconnaissent que la Sava reste encore une destination chère. Sonja Ranarivelo explique que ceci est dû au fait qu’il y a très peu de liaison aérienne entre les localités de la Sava d’une part, et entre ces dernières et les autres sites comme Antsiranana, Nosy Be, ou encore Toamasina. Il est aussi difficile d’accéder à la région de la Sava par la route. A ce sujet, la présidente de noter que Go To Madagascar a émis le souhait que la compagnie Air Madagascar mette les liaisons aériennes qu’il faut pour accompagner le développement de la Sava. Par ailleurs, elle a noté que l’ouverture de la route Vohémar Ambilobe ou Bealanana-Andapa aidera beaucoup cette région.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7582 du 18 juillet 2008

17 juillet 2008

ECONOMIE - Investissements étrangers : la Corée mise sur le palmier

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:23

Les Coréens investiront 250 millions de dollars dans la plantation de maïs et de palmier à Madagascar. Le projet apportera 6 500 emplois au pays.
L’entreprise coréenne Daewoo Logistics Corporation se lance dans la plantation de maïs et de palmier à Madagascar. « Le choix de Madagascar s’explique par la similitude du climat avec celui de l’Indonésie où le groupe a déjà travaillé », annonce le président Yong -Nam Ahn. Des études seront entamées dans quatre régions différentes à savoir Diana, Sava, Antsiranana et Toamasina. « Elles dureront six mois », souligne le directeur manager.
Selon la projection, la culture de palmier à huile devra se tenir sur une surface de 50 000 hectares au total.
Huile brute
L’Economic development board of Madagascar (EDBM) travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Réforme foncière pour mettre à leur disposition la surperficie requise. La signature de l’accord de partenariat a été faite, mardi, au siège de l’EDBM.
L’huile brute produite, sera mise en vente sur le marché local. « On veut prioriser le marché local, c’est seulement après qu’on exportera la quantité restante », avance toujours le directeur manager. Le besoin mondial en la matière s’élève à 50 millions de tonnes actuellement.
Le montant des investissements devrait atteindre les 250 millions de dollars en cinq ans. Un rendement de six tonnes à l’hectare est attendue après quatre années de production. Par contre, la production de maïs sera prioritairement destinée à l’exportation.
Le coût des investissements pour la filière est estimé à 4 000 dollars à l’hectare. Selon les responsables, la plantation devra être réalisée sur une superficie de 100 000 hectares. Les semences seront importées du Costa Rica et d’Indonésie pour le palmier et de l’Amérique pour le maïs.
En terme de création d’emplois, ce projet devra apporter environ 6 500 emplois. Des formations en Indonésie seront dispensées aux nouvelles recrues locales. Par ailleurs, l’entreprise Daewoo Logistics Corporation entend ériger des écoles et des infrastructures publiques dans les zones d’intervention afin de contribuer au développement social.

Extrait l’Express de Madagascar - Edition n° 4057 du 17-07-2008

Société - Soins dentaires : seulement 10 % de la population y ont accès

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 12:20

Des chiffres effrayants. 10 % de la population, soit 1 800 000 Malagasy seulement, ont accès aux soins dentaires. La raison avancée est que la couverture sanitaire en la matière est insuffisante. Une autre statistique a révélé aussi que 98 % des adultes âgés de 35 à 44 ans ont en moyenne 13 dents cariées ou absentes et 85 % des enfants de 6 ans présentent déjà 3 dents abîmées ou absentes.

Au regard de tous ces chiffres, force est de penser que beaucoup restent encore à faire en matière de santé bucco-dentaire. Le ministère de la Santé et du Planning familial (MSPF) l’a déjà inscrit dans ses priorités en adoptant une politique relative à ce sujet.

Celle-ci voit sa concrétisation car en l’espace d’un an et demi, 115 cabinets dentaires, dont 46 nouvellement créés et 69 réhabilités, ont été mis en place. Tous les 111 Services de santé de district (SSD) répartis à travers l’Ile disposent maintenant au moins d’un cabinet dentaire.

Mieux vaut prévenir que guérir. Les caries dentaires ou toute autre maladie dentaire pourrait être évitée. C’est dans cette perspective que le gouvernement Malagasy, en octobre 2005, a pris une décision selon laquelle le sel iodé commercialisé sur le marché doit être additionné de fluor. Selon l’explication fournie par des responsables, le fluor protège les dents contre les caries car il durcit l’émail dentaire. Or, un petit nombre de Malgaches en consomment. A Madagascar, à l’exception de la région d’Ampanihy, l’eau potable est faiblement fluorée.

La prévention des dents contre toutes les maladies n’est pas uniquement l’affaire de l’Etat. Les privés sont aussi encouragés à s’y engager. Toutefois, qu’ils fassent le métier dans les normes. A Antananarivo, dans des quartiers difficilement accessibles même à pied, on voit des plaques indiquant des cabinets dentaires ou des médecins. A force de suivre le chemin qui y mène, on découvre une maison d’habitation dont une partie est transformée en « cabinet ». A l’intérieur, une chaise en bois pour s’asseoir, une étagère et des couffins où l’on range les matériels et les médicaments. La propreté et l’hygiène des outillages laissent à désirer. A cela s’ajoute le manque de qualification de ceux qui tiennent le cabinet. Certains d’entre eux prétendent être chirurgiens-dentistes alors qu’ils ne le sont même pas. L’Ordre national des odonto-stomatologues (ONOS) a déjà révélé ce cas et a alerté les autorités ministérielles.

Extrait Madagascar Tribune - jeudi 17 juillet 2008

9 juillet 2008

Economie - Alaotra-Mangoro : Hausse de la production rizicole

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 10:28

La production de riz a augmenté dans la région Alaotra-Mangoro. Des mesures incitatives sont aussi prises pour encourager la riziculture de contre-saison.
La production rizicole dans la région Alaotra-Mangoro connaît une hausse cette année. Elle est estimée à 580 000 tonnes contre 400 000 tonnes en 2007, soit une augmentation de 45%. Selon les déclarations de David Robinson Alexandre, chef de la région, cette quantité ne tient pas encore compte du riz de contre-saison.
Plusieurs facteurs expliquent la situation, en particulier une meilleure gestion de l’eau.
Maîtrise de l’eau
« Si l’ouverture des canaux au niveau du barrage de retenue de Bevava, dans la vallée Marianina, a débuté au mois de novembre lors de la précédente récolte, cette année elle a été avancée au mois d’octobre. Ce qui a permis d’améliorer la production du riz "Makalioka", dont le cycle est de six mois environ », déclare Désiré Andrianarinoro, technicien agricole auprès de la Fédération des usagers de l’eau, « Miroso ».
Les rendements sont passés de 4,67 tonnes à 4,87 tonnes à l’hectare dans le cadre du système rizicole intensif, et de 3,77 à 3,98 tonnes à l’hectare pour le système de riziculture amélioré. Afin de vulgariser l’utilisation des semences à cycle court, mieux adaptées à la baisse des précipitations dans la région, une mesure incitative a été initiée. Pour la culture de contre-saison, les semences seront distribuées à des producteurs qui seront identifiés par les maires. Ils n’en paieront le prix d’achat qu’après la récolte.
« Le nombre des techniciens qui assureront leur encadrement dans l’utilisation de ces semences, sera étoffé », souligne Panja Armand Ramanoelina, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, au cours d’une descente sur les lieux.

Affluence des collecteurs
Le nombre des collecteurs a aussi augmenté. Pour éviter les sorties illicites, « des barrages de contrôle ont été implantés à Vohidiala, à Andilanatoby , Anjozorobe et le long de la route nationale 44 », précise le chef de la région. 9 934 tonnes de paddy et 4166 tonnes de riz blanc sont jusqu’ici sorties d’Alaotra-Mangoro.
Concernant le prix, une hausse a été constatée par rapport à l’année dernière. « Avant le 26 juin 2007, le prix d’un "vata", l’équivalent de 13 kilos de paddy, a été de 5 500 ariary. Cette année, il a été commercialisé à 7 500 ariary pour le début et atteindre les 8 000 ariary ensuite », affirme Jacqueline une productrice commerçante.

Extrait l’Express de MAdagascar - Edition n° 4050 du 09-07-2008

8 juillet 2008

Société - Fournitures scolaires : un minimum de 20 000 ariary par enfant en primaire

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:20

Les vacances ont à peine commencé mais des parents se préparent déjà pour la prochaine rentrée. Les librairies et les magasins spécialisés dans la vente des fournitures scolaires enregistrent ainsi depuis quelques temps les premiers achats. «Les parents se pressent surtout pour les manuels scolaires. Aussi, sommes-nous maintenant en rupture de stock sur quelques ouvrages, particulièrement pour la fameuse ‘’Méthode Boscher’’. Mais que les clients se rassurent ! Cette rupture n’est que temporaire puisque nous avons déjà passé les commandes auprès de nos fournisseurs. Les nouveaux arrivages de livres seront là vers la fin du mois », indique un libraire de la capitale.

Marchandage

En tout cas, ceux qui n’ont pas la patience d’attendre ces prochains arrivages pourront se servir auprès des marchands ambulants qui vendent aussi des livres. D’ailleurs, ces commerçants des rues proposent les manuels aux mêmes prix et parfois un peu moins que ceux affichés dans les librairies. «En marchandant, j’ai eu la ‘’Méthode Boscher’’ à 15 000 ariary. J’ai fait une bonne affaire car ce livre s’achète à près de 18 000 ariary en librairie. Je crains même une révision à la hausse des prix à l’approche de la rentrée », confie une mère de famille.
C’est justement pour prévenir cette éventuelle augmentation des prix et pour éviter la bousculade en septembre que certains parents, ceux qui en ont la possibilité, effectuent leurs achats un peu en avance. Mais ces emplettes anticipées font partie d’une stratégie budgétaire pour d’autres familles. « Mes moyens sont très limités. Je ne disposerai jamais d’une somme suffisante pour acheter d’un seul coup toutes les fournitures scolaires de mes deux filles. Aussi, ai-je planifié de me les procurer petit à petit jusqu’à la rentrée, en fonction de mes possibilités », explique une autre mère de famille.

Qualité modeste

Il faut prévoir au minimum 20 000 ariary pour les fournitures scolaires, de qualité modeste, d’un enfant en primaire. Cette enveloppe financière permettra d’acheter une dizaine de cahiers et les protège-cahiers, les trois stylos de couleur, la boîte de crayons de couleur, l’ardoise, les papiers à chemise, les ciseaux, la gomme, la règle graduée, un manuel scolaire produit localement, ainsi que de réaliser les 4 photos de l’enfant nécessaires pour ses dossiers. Un cahier de 50 pages coûte maintenant dans les 300 ariary, contre 500 ariary et 800 ariary pour les cahiers de 100 et 200 pages. Evidemment, il faut débourser plus pour des fournitures scolaires de qualité, surtout celles illustrées de héros de dessins animés favoris des enfants.

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7573 du 08 Juillet 2008

Cahier Economie - Transports aériens. Une saison faste se profile pour les compagnies aériennes. Les touristes ont été nombreux à avoir choisi Madagascar pour passer les vacances.

Enregistré dans : Actus Madagascar — Josielle @ 11:18

Les avions remplis à 100%

Il est en ce moment très difficile de trouver une place libre dans l’un des avions des compagnies aériennes qui assurent la liaison entre Antananarivo ou Nosy-Be avec Paris, la capitale française. L’on apprend de source auprès de l’une de ces entreprises de transport aérien que les vols sont tous complets pour le mois de juillet et celui du mois d’août. Notre source indique que quelques places seront disponibles pour le mois de septembre mais les avions se rempliront à nouveau pour la période d’octobre et novembre.
En période de haute saison, il fallait s’attendre à ce que toutes les places soient prises, nous a indiqué un professionnel du transport aérien. Certaines compagnies aériennes peuvent faire du surbooking à certains moments, ajoute-t-il. Le fait que Madagascar suscite chez les touristes un intérêt particulier a fait que le taux de réservation enregistré auprès des agences de voyage de la place mais aussi, ceux faisant la promotion de la Grande Ile à l’étranger, notamment dans l’Hexagone, a explosé. Les opérateurs touristiques affirment que les campagnes de promotion de la destination Madagascar menées à travers l’Europe, ces dernières années, sont pour quelque chose dans cette montée en puissance de Madagascar sur le plan du tourisme mondial.

Accompagnateur de croissance

Malgré cette croissance du nombre de passagers, tout n’est pas bleu pour les transporteurs aériens, qui, il ne faut pas l’oublier, sont également frappés de plein fouet par la crise pétrolière. Il faut rappeler que toutes les compagnies aériennes ont déjà appliqué, il y a quelques semaines, ce qu’on appelle dans le milieu, la surtaxe carburant. Ce coût supplémentaire appliqué sur le tarif des billets d’avion peut aller jusqu’à 10 euros pour les vols long courrier. Mais les responsables des compagnies assurent que ce surcoût diminuera au fur et à mesure que les cours du baril de pétrole baissent et se stabilisent sur une période plus ou moins longue.
Mais qu’il y ait hausse du prix du kérosène ou que les cours du baril baisse, les compagnies aériennes n’auront pas le choix mais continueront à tourner. Faut-il noter que ces opérateurs sont ce que l’on appelle des accompagnateurs de croissance. Ceci dit, ils fonctionnent au rythme de la croissance des secteurs économiques tel celui du tourisme, le business…

Extrait Midi Madagasikara - Parution N° : 7573 du 08 Juillet 2008

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